Koulouba : Trois nouveaux ambassadeurs mis en route par le chef de l’Etat
Bamako, 04 juil (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, lundi, à la mise en route de trois nouveaux ambassadeurs du Mali auprès de la Fédération de Russie, de la République du Gabon et du Tchad. Au cours d’une série d’audiences, le chef de l’État a donné ses dernières instructions aux trois diplomates. Il s’agit respectivement des ambassadeurs désignés du Mali auprès de la Fédération de Russie, le colonel-major Seydou Kamissoko, de la République du Gabon, du Cameroun et de la Centrafrique, avec résidence à Libreville, le général de brigade Élisée Jean Dao, de la République du Tchad, le général de brigade Bougouri Diatigui Diarra. Les trois diplomates sont ainsi prêts pour mener à bien leurs missions dans le cadre du raffermissement des relations bilatérales avec leurs pays de résidence. « Le colonel Assimi Goita a instruit de m’atteler à continuer le raffermissement des relations entre le Mali et la Fédération de Russie qui constitue le principal partenaire stratégique de notre pays. Nous allons contribuer à renforcer toutes les conventions et accords qui existent entre les deux pays», a affirmé le colonel-major de gendarmerie, Seydou Kamissoko, qui a éte le premier a être reçu avec le chef de l’État Selon lui, d’autres instructions du chef de l’État ont particulièrement porté sur la préparation idoine du prochain sommet Russie-Afrique auquel le Mali sera dignement représenté. «J’ai reçu des instructions claires afin de me rendre là-bas dans les meilleurs délais pour préparer cette rencontre à laquelle le Mali prendra part», a déclaré le diplomate. À sa sortie d’audience, le nouvel ambassadeur du Mali au Gabon s’est dit honoré d’être reçu par le chef de l’État qui lui a réitéré ses instructions et orientations claires pour cette exaltante mission. Selon le général Dao, il s’agira pour lui « de travailler au raffermissement des relations d’amitié et de fraternité » entre notre pays et ceux de sa juridiction. Mais, surtout, « d’œuvrer à rendre facile et agréable le séjour des compatriotes qui résident en grand nombre et participent à beaucoup d’activités économiques locales dans ces trois États. » «Il s’agit pour moi de travailler avec les autorités du Gabon, du Cameroun et de la Centrafrique pour renforcer des relations qui existent depuis très longtemps. Mais aussi de penser aux difficultés que traversent nos compatriotes, de manière à ce qu’ils puissent passer un bon séjour dans le cadre de la réglementation des différents pays», a expliqué le général Élisée Jean Dao. Bouclant la série d’audiences, le nouveau représentant du Mali au Tchad a confié à la presse qu’il s’agissait, pour lui, « d’une pratique institutionnelle bien établie qui consiste à venir prendre les conseils, orientations et les directives du président » pour sa nouvelle mission. Selon le général de brigade Bougouri Diatigui Diarra, les échanges ont porté, de façon globale, sur le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Mali et le Tchad, et, particulièrement, sur le plan sécuritaire où nos deux pays entretiennent une relation étroite. «Le président a instruit d’être en contact avec autorités tchadiennes, de rassurer surtout par rapport au retrait de la MINUSMA qui compte un fort contingent tchadien », a révélé le général Diarra. Il s’agira pour le général Diarra de donner l’assurance à N’Djamena que les militaires tchadiens pourront quitter tranquillement le Mali dans le délai imparti et sans aucune précipitation. Concernant les autres pans de la coopération sur le plan économique, social, culturel ou scientifique et technique, le chef de l’État a instruit de voir ces aspects de plus près avec les autorités tchadiennes. AT/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle à Mopti : Les sites déjà prêts
Bamako, 04 juil (AMAP) C’est ce jeudi que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, ouvrira officiellement la Biennale artistique et culturelle 2023 au stade Baréma Bocoum de Mopti, dans le Centre du Mali. Les autorités de la ville de Mopti et le ministère en charge de la Culture sont en train de mettre les petits plats dans les grands pour la réussite de ce grand évènement national. C’est dans ce cadre que le président de la Commission nationale d’organisation et secrétaire général du ministère en charge de la Culture, Hamane Demba Cissé, a visité les différents sites d’hébergement la semaine dernière. Le constat est que les travaux de nettoyage, de mise à niveau et d’embellissement sont presque terminés. Le maire de Mopti, Issa Kansaye, a assuré que sa ville est prête à recevoir les délégations des 19 régions et du District de Bamako. «Tout est en train d’être fait pour que les invités, les troupes de la diaspora, les journalistes et les spectateurs puissent vivre une édition inoubliable de la Biennale artistique et culturelle à Mopti», a-t-il dit. En effet, les salles de classe, les toilettes, l’éclairage, les robinets et châteaux d’eau, la ventilation des écoles retenues ont été refaits. Certaines écoles disposent d’une infirmerie et même d’une pharmacie afin de prendre en charge les cas d’urgence. La sécurité des sites sera assurée par des policiers. L’Armée effectuera régulièrement des patrouilles pour surveiller tous les mouvements. Le gouvernorat dispose d’une trentaine de bus afin d’assurer l’accueil des troupes qui arriveront à Mopti par voie aérienne. En effet, le ministère de la Défense et des Anciens Combattants se charge d’acheminer par avion militaire les troupes des différentes régions dans le Nord du Mali (Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka). Les troupes des autres régions et du District viendront à Mopti par voie terrestre. La salle Sory Bamba est prévue pour abriter les compétitions. Tandis que les cérémonies d’ouverture et de clôture vont se dérouler au stade Baréma Bocoum. Selon Hamane Demba Cissé, aucun aspect de l’organisation ne sera négligé. «Le président de la Transition et le Premier ministre suivent de près le déroulement des préparatifs. Pour preuve, un groupe électrogène d’une grande capacité est en route pour Mopti sur instruction personnel du président Assimi Goïta. Ce qui permettra de résoudre définitivement le problème d’électricité. Ce groupe électrogène sera installé et fonctionnel avant le début de la Biennale prévu pour le 6 juillet prochain», a dit le président de la commission nationale d’organisation. Au cours de son séjour à Mopti, Hamane Demba Cissé a eu deux séances de travail avec les présidents des différentes sous commissions au cours desquelles les tâches des uns et des autres ont été clairement définies. Le maître de ballet Karim Togola, les encadreurs et les 250 danseurs ont pris leur marque sur la pelouse du stade Baréma Bocoum. L’équipe a été étoffée de 50 danseurs de Mopti. Le thème de cette chorégraphie est celui de la présente édition de la Biennale : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Les chorégraphes vont retracer l’histoire du Mali depuis les différents empires et royaumes qui se sont succédé jusqu’à l’indépendance en 1960. Puis, les différents régimes qui ont dirigé le Mali pour terminer par la Transition et le Mali Kura en construction. Une histoire faite de conquêtes, d’alliances et de vivre ensemble. YD/MD (AMAP)
Après la fête : le grand marché de Bamako sous les ordures
Bamako, 04 juil (AMAP) Nous sommes vendredi, deux jours après la fête de Tabaski. Vers 8 heures, sous une pluie fine, un Sotrama vient de se garer devant la Maison des artisans, à l’est du Grand marché de Bamako. L’apprenti chauffeur exige indélicatement des passagers de descendre au beau milieu de la route envahie par des ordures et autres immondices. Mais ces derniers refusent. Des discussions tendues s’engagent entre les deux parties avec parfois des injures. C’est grâce à l’intervention du vieux Mamady Diarra, de passage, que la tension a baissé. Après chaque fête, le Grand marché de Bamako devient méconnaissable. Le lieu est transformé en dépotoir. Tout le long du boulevard du Peuple, de la place «Wonida» au carrefour de l’hôpital Gabriel Touré en passant par la Maison des artisans et le siège de l’Assemblée nationale, l’on aperçoit des amas d’ordures composés de déchets plastiques, de morceaux de tissus, de restes d’aliments, de cartons et papiers d’emballage. Par endroits, la chaussée est impraticable. Une situation qui oblige les usagers à se bousculer sur les petits passages praticables. Certains préfèrent rebrousser chemin. Quant aux quelques commerçants, qui souhaitent rouvrir, ils étaient en train de nettoyer devant leurs boutiques. «Ce problème des ordures et déchets persiste depuis plusieurs années. Après les fêtes, le marché devient méconnaissable à cause des débris de tout genre entassés ou éparpillés ça et là. Et chaque fois, il faut attendre une semaine pour voir les agents de l’assainissement sur les lieux», déplore Abdoulaye Mariko, un commerçant que nous avons rencontré en train de payer un pousse poussier pour ramasser les ordures devant son magasin de prêt-à-porter. Selon Broulaye Coulibaly dont la maison n’est pas loin de la Grande mosquée de Bamako, au-delà des odeurs nauséabondes qui envahissent les riverains, ces ordures peuvent provoquer des problèmes de santé. Très en colère, il demande aux autorités de prendre des mesures en exigeant des usagers du marché de ramasser les ordures aussitôt après la fête. Mme Mariam Konaté, vendeuse de produits traditionnels devant la Maison des artisans, déplore le fait que les ordures soient éparpillées dans la ville après la pluie, rendant difficile le travail du service de nettoyage. Les riverains et les usagers de la circulation prennent leur mal en patience en attendant l’arrivée des camions de ramassage du service de l’assainissement de la ville de Bamako. AMK/MD (AMAP)
Tabaski : Jour de fête pour des chrétiens
Par Jessica K. DEMBÉLÉ Bamako, 04 juil (AMAP) Signe évident de tolérance religieuse et de brassage confessionnel au Mali, la célébration de la fête de l’Aïd el-Kebir ne se fait pas sans les chrétiens. Beacoup d’entre eux, par alliance ou par amitié, partagent la joie et l’allégresse des musulmans. Sandrina est une jeune chrétienne. Elle est née d’une union mixte entre un chrétien et une musulmane. Célébrer les fêtes musulmanes et chrétiennes est une tradition dans sa famille. Son père ne se prive pas de moyens pour les fêtes des deux communautés religieuses. « Il achète un mouton pour notre mère et nous donne également de l’argent pour de nouveaux vêtements et se coiffer durant les fêtes musulmanes», nous relate Sandrina. Après la prière de la mosquée, les jeunes hommes du voisinage viennent chercher le gros bélier que le père a acheté pour cette année. Tout en se souhaitant bonne fête, ils emmènent l’animal pour l’immoler. Sandrina nous dit que ce sont ces jeunes qui s’occupent du sacrifice de leur mouton chaque année. « Ils l’égorgent et le dépècent puis nous envoient la viande », poursuit-elle. Ses autres sœurs, toutes des chrétiennes, sont déjà sur pied lorsque la viande arrive. Leur mère étant plutôt âgée, ce sont ses filles qui s’occupent de tout le travail. L’ambiance était au taquet dans la famille. Entre rire, plaisanterie et causerie, on aurait dit une vraie famille musulmane le jour de l’Aïd. Pendant que la viande grillait tranquillement sur le feu, l’un des cousins de la famille, Salomon T, est venu leur rendre visite et souhaiter bonne fête à la matriarche. Bien qu’étant également chrétien, le jeune homme tient à venir saluer la mère de famille à chaque fête musulmane. «Mes amis musulmans m’invitent pour chacune de leur fête. C’est un honneur, j’accepte l’invitation si mon programme me le permet », confie-t-il, en dégustant sa viande grillée. Dans cette famille chrétienne, la Tabaski est fêtée au même titre qu’une fête chrétienne. L’ambiance y est bon enfant. La joie était perceptible sur chaque visage. Cap sur une autre famille où cette fois-ci, c’est la mère qui est chrétienne. Le mari et les enfants sont musulmans. Occupée par les préparatifs de la fête, la jeune maman n’avait pas beaucoup de temps à nous accorder. « On mange bien mais je finis très épuisée et stressée. Les fêtes ne sont pas pareilles ce qui fait que je me retrouve avec deux fois plus de travail quand il s’agit des fêtes musulmanes. J’ai trop de choses à faire », explique-t-elle. Un autre couple mixte partage son histoire. Le mari est chrétien et l’épouse musulmane. L’homme nous explique que suite à la mutation de son père à Bamako, ses amis sont majoritairement musulmans. Un lien fort s’est créé entre eux. « Lors des fêtes musulmanes, certains de mes amis m’invitent et pour les fêtes chrétiennes, moi à mon tour j’invite tous mes amis. Ils viennent chez moi passer toute la journée », raconte-t-il. Notre interlocuteur nous explique qu’après son mariage avec une musulmane, l’ambiance a un peu changé car les fêtes musulmanes qui n’étaient pas célébrées dans la famille le sont actuellement. Et tout le monde participe à cette fête, notamment ses parents et ses sœurs. « Comme dans une famille musulmane, j’achète un mouton pour ma femme, des habits de fête pour elle et nos enfants. J’accompagne, également, mon épouse pour saluer ses parents chaque jour de fête musulmane», témoigne-t-il. Pèrè Bernadette Sogoba est une fervente chrétienne issue d’un mariage entre un père chrétien et une mère chrétienne. Cela n’empêche aucunement la jeune femme de célébrer les fêtes musulmanes depuis son enfance. Pour Bernadette, elle n’a aucun problème à participer à ces fêtes car nous sommes tous descendants d’Adam et d’Ève. « Un chrétien qui fête la Tabaski est celui qui vit dans la parole divine. Car la Bible nous enseigne l’amour du prochain. En clair, fêter avec son frère ou sa sœur musulmans équivaut à cultiver l’amour du prochain », confie-t-elle. Le jour de la Tabaski est un moment de joie et d’allégresse. Chrétiens comme musulmans ont publié sur les réseaux sociaux des messages de salutations. Sylvain Traoré a posté sur son compte WhatsApp, les vidéos d’une partie de barbecue avec ses amis musulmans. Pascale Z. était également dans cette ambiance festive. La jeune femme a publié sur son compte WhatsApp, en plaisantant, que ce n’est pas la peine de l’inviter car chez eux également ils ont sacrifié deux moutons. JK.D/MD (AMAP)
Retrait de la MINUSMA : le Mali et l’ONU s’accordent sur les modalités pratiques
Bamako, 04 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a eu, lundi, à son département, un tête-à-tête avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane. Le gouvernement malien et la MINUSMA affichent ainsi leur volonté de travailler ensemble pour le bon déroulement du retrait de la Mission onusienne qui pendra six mois. L’objectif est de parvenir à l’exécution diligente, conformément aux dispositions de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui met fin au mandat de la MINUSMA. Après cet entretien, les deux personnalités ont participé à une séance de travail élargie à leurs proches collaborateurs, et en présence de la hiérarchie militaire. Au terme des échanges, le chef de la diplomatie malienne a signalé qu’il s’agit d’une première rencontre à la demande de la MINUSMA pour que « les deux parties puissent se mettre ensemble pour voir ce qui est nécessaire de faire, en raison des délais très courts. » Selon M. Diop, ce premier échange « a permis de voir l’ensemble des tâches et des activités à accomplir, mais, aussi, les responsabilités qui doivent être situées ici et là ». Il a aussi, reconnu qu’il y a énormément de choses à faire dans un délai court. « Ce qui va nécessiter, selon lui, une mobilisation de nos équipes pour pouvoir répondre avec promptitude. » « Nous avons eu un échange dans un cadre cordial entre les deux parties et nous nous sommes entendus sur le travail qu’il y a lieu de faire et sur le chronogramme que nous devons élaborer immédiatement pour pouvoir aboutir à ce retrait à la période indiquée du 31 décembre 2023 », a déclaré le chef du département en charge des Affaires étrangères. Abdoulaye Diop a indiqué qu’il était également question de travailler dans le cadre d’un certain nombre de mécanismes existants. A ce propos, il a dit qu’il y a un comité conjoint entre la MINUSMA et le gouvernement qui va se réunir dans les 48 heures pour pouvoir commencer le travail. « Dès aujourd’hui, a promis le ministre Diop, la partie gouvernementale fera sa première concertation. » Il a, par ailleurs, noté qu’il y a beaucoup de bonne volonté tant du côté de la Mission onusienne que du côté du gouvernement. « Nous avons conscience de ce qui ressort de la résolution mais aussi des directives de nos plus hautes autorités pour que le Mali joue pleinement sa partition pour le respect des délais », a-t-il indiqué. Il a ensuite assuré que « le Mali reste membre des Nations unies dont les agences, fonds et programmes vont rester dans le pays et continuer à travailler avec notre pays au bénéfice des populations maliennes. » De son côté, le chef de la MINUSMA a fait savoir qu’il appartient à son organisation, de concert avec ses partenaires maliens, de s’atteler à l’exécution diligente de la résolution. « Cette première réunion illustre cette volonté forte d’aller rapidement de l’avant et de respecter les délais impartis », a souligné El-Ghassim Wane. Il a reconnu que l’exécution de ce plan de retrait dans les délais indiqués va demander énormément de travail. « C’est pourquoi, nous aurons besoin de travailler étroitement ensemble », a déclaré le diplomate onusien. «La MINUSMA et les Nations unies sont déterminées à assurer la réalisation de ce plan de retrait dans les délais qui ont été stipulés. Pour cela, nous aurons besoin de l’accompagnement et du soutien de l’Etat malien », a-t-il dit. BD/MD (AMAP)
Diplomatie parlementaire : La voix du Mali résonne à Bruxelles
Correspondance particulière Diarra DIAKITÉ, Ambassade du Mali à Bruxelles Bruxelles, 03 juil (AMAP) Une délégation du Conseil national de transition (CNT) a participé à la 63e session de l’Assemblée parlementaire de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (AP OEACP0 du 19 au 25 juin et à la 43e session de l’Assemblée parlementaire paritaire de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique-Union Européenne (APP OEACP-UE) du 25 au 28 juin 2023), qui se sont tenus à Bruxelles, en Belgique. Conduite par le 1er vice-président du CNT, Assarid Ag Imbarcaouane, la delegation malienne était composée du 1er questeur, Nouhoum Dabitao, du directeur de cabinet du Président du CNT, Drissa Keïta, et Ramata Diaouré, membre du CNT. Les représentants maliens ont été accueillis le mardi 20 juin 2023, à la Gare du Midi, par El Hadji Alhousseini Traoré, ambassadeur du Mali à Bruxelles et plusieurs de ses proches collaborateurs. SUBTILITÉ ET COMPLEXITÉ – L’Assemblée parlementaire est le 3è organe de l’OEACP après le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement et le Conseil des ministres. La 63è session AP OEACP qui vient de s’achever est une activité autonome de l’OEACP. A cet effet, elle se déroule exclusivement entre les 79 membres au siège de l’organisation commune. Comme c’est la règle, les travaux débutent par d’interminables préalables et se prolongent dans trois commissions : la commission du Développement économique, des finances et du commerce, la commission des Affaires sociales et de l’environnement, la commission des Affaires politiques. La subtilité de la pratique parlementaire est que ces trois commissions sont transversales aux deux sessions parlementaires (AP OEACP et APP OEACP-UE) et, fort logiquement, leurs travaux préparent ceux de la session parlementaire paritaire avec les collègues européens dont le cadre est, cette fois-ci, le Parlement européen. Ces deux sessions interviennent à une étape charnière de la vie de l’organisation qui fait sa mue, évoluant de l’ancestrale organisation (ACP) vers la nouvelle entité (OEACP) avec, en ligne de mire, la conclusion d’un nouvel accord. Le Mali est membre de la Commission Affaires politiques dont les travaux, dans la version OEACP (63ème session), sont présidés par Assarid Ag Imbarcaouane. Par contre, dans la version conjointe (43ème APP OEACP-UE), il partage cette charge avec son collègue allemand Jean-Christophe Oetjen, du Groupe Renew. A FLEURET MOUCHETTES – Du perchoir de la Commission Affaires politiques, le 1er vice-président du CNT a laissé la tâche au diplomate malien en poste à Bruxelles, l’ambassadeur El Hadji Alhousseini Traoré, de présenter un instantané de la situation socio-politique et sécuritaire du pays. L’ambassadeur du Mali a insisté sur les nouveaux principes qui guident l’action publique au Mali, la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité ainsi que la volonté inébranlable des autorités de la Transition de conduire le Mali à une vie constitutionnelle normale, aux termes d’un processus apaisé et inclusif. L’ambassadeur Traoré a notamment insisté sur la réussite du référendum constitutionnel. Tour à tour, les parlementaires membres de la Commission Affaires politiques ont pris la parole pour présenter les derniers développements de l’actualité dans leurs pays respectifs. En un laps de temps les présentations se sont enchainées, suivies de débats houleux : les membres de la Commission ont voyagé de la Région des Grands Lacs à la Corne de l’Afrique, avec des escales en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda, au Soudan, au Tchad, en Somalie, etc. Ce cœur battant de l’Afrique est traversé par de nombreux conflits qui jettent sur les routes des centaines de milliers voire des millions de personnes, et accentuent des crises humanitaires absolument abominables qui trouvent un terreau favorable dans la pauvreté. Dans cette ambiance dominée par les crises humanitaires, le pic des joutes a été atteint quand le chef de la délégation de la RDC a pris la parole pour dénoncer la « guerre impérialiste que son pays subit de la part de puissances étrangères et de leurs valets locaux ». Sans jamais nommer le Rwanda, la délégation de la RDC a cloué au pilori un « pays voisin qui entretient l’instabilité à l’Est de son territoire, en finançant des milices sanguinaires et en pillant ses ressources minières ». Il a même usé de la terminologie «Etat voyou » rappelant le lexique des néo-conservateurs américains de l’époque de Georges Bush fils. La réponse du Rwanda, sans être dans la même tonalité, a été, elle-aussi, tranchante et incisive. Il a fallu toute la dextérité du « Doyen Assarid » pour écourter ce duel au couteau qui était parti pour prendre en otage les débats. LA VOIX DU MALI – Assarid Ag Imbarcawane, lui-même, fera une sortie le lendemain, vendredi 23 juin 2023, à l’occasion de l’ouverture officielle des travaux en plénière de la 63e session de l’Assemblée parlementaire OEACP, présidés par la Mozambicaine, Ana Rita Sithole, présidente de l’Assemblée parlementaire OEACP et co-présidente de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE. Pour le 1er vice-président du CNT, la communication de Mme Diene Keïta, sous-secrétaire générale des Nations unies et directrice exécutive adjointe de l’UNFPA, a été du pain béni. Prenant fait et cause pour sa collègue ougandaise dont le pays a criminalisé les « déviations sexuelles » connues en Europe par leur acronyme LGBTQ+ (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Trans, Queers, Intersexes et autres identités de genre), le parlementaire malien a enfoncé le clou. Il a totalement dénié aux Européens toute légitimité de vouloir ramener la question du genre dans la sphère de leur coopération. « Ces questions, a-t-il rappelé avec un verbe haut, sont de la responsabilité des Etats OEACP. » Il est allé plus loin en invoquant la souveraineté des Etats OEACP qui n’accepteraient jamais quelque « oukaze » d’où qu’il vienne en cette matière. L’intervention du Doyen Assarid, diffusée sur les antennes de l’ORTM, le site et les réseaux sociaux de l’ambassade du Mali à Bruxelles, a été virale et est parmi les vidéos les plus vues et partagées sur de nombreuses plateformes. Décomplexés et en ayant gros sur le cœur face « à une Europe jugée égoïste et calculatrice », les parlementaires se sont fait entendre. Malgré leurs réalités spécifiques et les barrières linguistiques, les délégués OEACP ont été cohérent dans leurs propos.
Communiqué du Conseil des ministres du mardi 27 juin 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mardi 27 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’entame de la session, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a adressé ses vives félicitations à l’ensemble du peuple malien pour sa mobilisation lors de la tenue du référendum constitutionnel du 18 juin Il a tenu à adresser une mention spéciale aux maliens établis à l’extérieur et à la jeunesse pour leur soutien et leur mobilisation. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé le 31 janvier 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali, la Banque africaine de Développement et le Fonds africain de Développement, relatif au financement du Projet d’Urgence de Production et de Sécurité alimentaire et Par cet accord la Banque africaine de Développement et le Fonds africain de Développement accordent au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant maximum équivalant à 3 millions 80 mille Unités de Compte, soit 2 milliards 652 millions 650 mille francs CFA. Le projet, objet du présent financement, vise l’augmentation des productions agricoles, la réduction des effets de la hausse des prix des denrées alimentaires et des intrants agricoles sur la population à travers : l’amélioration de l’accès aux semences améliorées et aux technologies adaptées ; la facilitation de l’accès des producteurs aux engrais de qualité ; l’amélioration de la gouvernance et l’appui à la mise en œuvre des réformes dans les secteurs des Sa mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs de la Politique nationale de Sécurité alimentaire et nutritionnelle du Mali adoptée par le Gouvernement en 2019. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°12039 du Cercle de Ségou, sis au quartier administratif. La parcelle de terrain, d’une superficie de 9 ares 91 centiares, objet de la présente affectation est destinée à satisfaire les besoins de construction des bureaux du Consulat général du Burkina Faso à Ségou. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la tenue des états généraux de la Migration et de la mise en place d’un cadre de concertation des maliens établis à l’extérieur. Dans le cadre de la mise en œuvre des Recommandations des Assises nationales de la Refondation, les états généraux de la Migration et la mise en place du cadre de concertation des maliens établis à l’extérieur se tiendront du 17 au 19 août 2023 à Bamako. La tenue de ces deux évènements permettra de faire un réel diagnostic de la situation de la migration et y apporter des solutions idoines afin d’asseoir une gouvernance appropriée aux intérêts de notre diaspora à travers un nouveau cadre de concertation inclusif et participatif. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres des résultats de la mission d’audit de recouvrement des dividendes de la Compagnie Malienne de Développement des Textiles des exercices 2012 à 2022. La mission d’audit a relevé un certain nombre de constatation et formulé des recommandations. Le rapport d’audit a été transmis au Gouvernement. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres des Cérémonies d’ouverture et de clôture de la biennale Artistique et Culturelle, édition Les Cérémonies d’ouverture et de clôture de la biennale Artistique et Culturelle, édition 2023 auront lieu respectivement le 06 et le 16 juillet à Mopti. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres : a. de l’obtention par l’Agence nationale d’Assistance médicale du statut de membre observateur à la Conférence Interafricaine de la Prévoyance sociale. La Conférence Interafricaine de la Prévoyance sociale a été créée en 1993 et regroupe 18 Etats. Elle se positionne comme une institution de régulation et d’appui aux organismes de prévoyance sociale des Etas membres. Le Mali a adressé une demande de statut de membre observateur au profit de l’Agence nationale d’Assistance médicale en avril 2023 qui a été acceptée le Président du Conseil d’administration. Le statut de membre observateur exige de l’Agence nationale d’Assistance médicale d’intégrer les règles harmonisées de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance sociale visant le respect des normes de bonne gouvernance et des ratios de performance. L’Agence d’Assistance médicale souscrit entièrement aux principes de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance sociale et rejoint ainsi l’Institut national de Prévoyance sociale, la Caisse Malienne de Sécurité sociale et la Caisse nationale d’Assistance Maladie qui sont déjà membres. Ce statut permettra à l’Agence nationale d’Assistance médicale de mieux gérer, conformément aux règles de la Conférence interafricaine le régime d’Assistance Médicale institué par la Loi n°09-030/AN-RM du 27 juillet 2009 au profit des indigents et de leurs ayants droits. Ces règles de bonne gouvernance cadrent avec la vision de la Transition. b. de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 28 juin 2023 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Décret n° 2023-0363/PT-RM du 01 juillet 2023 relatif à la composition du gouvernement, le président de la Transition, chef de l’état
Vu la Constitution, Vu la Charte de la Transition ; Vu la Loi n° 2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition ; Vu le Décret n° 2021-0361/PT-RM du 07 juin 2021 portant nomination du Premier ministre, Vu le Décret n°2021-0385/PT-RM du 11 juin 2021, modifié, portant nomination des membres du Gouvernement, Sur proposition du Premier ministre, DÉCRÈTE : Article 1er : Les dispositions du Décret n° 2021-0385/PT-RM du 11 juin 2021 portant nomination des membres du gouvernement, sont abrogées en ce qui concerne : 1. Madame SIDIBE Dedeou OUSMANE, Ministre de l’Education nationale ; 2. Monsieur Amadou KEITA, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; 3. Madame Diéminatou SANGARE, Ministre de la Santé et du Développement social ; 4. Madame Diawara Aoua Paule DIALLO, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social ; 5. Monsieur Mossa AG ATTAHER, Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne ; 6. Monsieur Alhamdou AG ILYENE, Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine ; 7. Monsieur Modibo KEITA, Ministre du Développement rural ; 8. Monsieur Bakary DOUMBIA, Ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle ; 9. Madame WADIDIE Founè COULIBALY, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; 10. Monsieur Mahmoud OULD MOHAMED, Ministre de l’Industrie et du Commerce ; 11. Monsieur Bréhima KAMENA, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population ; 12. Monsieur Modibo KONE, Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable ; 13. Monsieur Harouna Mamadou TOUREH, Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration ; 14. Monsieur Oumarou Diarra, Ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, Chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés ; 15. Monsieur Youba BA, Ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche ; Article 2 : Sont nommés membres du gouvernement, en qualité de : 1. Ministre de l’Education nationale : Monsieur Amadou Sy SAVANE 2. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Monsieur Bouréma KANSAYE 3. Ministre des Mines: Monsieur Amadou KEITA 4. Ministre de la Santé et du Développement social: Colonel Assa Badiallo TOURE 5. Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social: Monsieur Fassoun COULIBALY 6. Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Monsieur Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA 7. Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : Monsieur Mossa Ag ATTAHER 8. Ministre de l’Agriculture : Monsieur Lassine DEMBELE 9. Ministre de l’Energie et de l’Eau : Madame Bintou CAMARA 10. Ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle: Madame BAGAYOKO Aminata TRAORE 11. Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame Mariam MAIGA 12. Ministre de l’Industrie et du Commerce: Monsieur Moussa Alassane DIALLO 13. Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population: Monsieur Imirane Abdoulaye TOURE 14. Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Monsieur Mamadou SAMAKE 15. Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration: Monsieur Alhamdou AG ILYENE 16. Ministre de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Youba BA Article 3 : Le présent décret qui, abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistré et publié au Journal Officiel. Bamako, le 1er Juillet 2023
Le Mali en demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23
Envoyée spéciale Djénéba BAGAYOKO Rabat, 1er juil (AMAP) Le Mali s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 après sa victoire devant le Niger (2-0), ce samedi au stade Moulay Abdallah de Rabat au Maroc. Les deux buts de la partie portent la signature du milieu de terrain Mamadou Sangaré (49è min s.p.) et celle de l’avant-centre Cheickna Doumbia (89è min). Les Aigles Espoirs terminent deuxièmes du groupe B avec 6 points derrière l’Égypte, leader avec 7 unités. Dans cette première demi-finale du Mali dans la compétition dont la première édition s’est disputée en 2011, les Aigles Espoirs affronteront le Maroc, mardi, pour une place en finale et aux Jeux olympiques, Paris 2024. Les Marocains ont réalisé un parcours sans faute dans le groupe A. DB/MD (AMAP)
Remaniement ministériel au Mali : Douze nouveaux ministres dans l’équipe dirigée par Choguel Kokalla Maïga (Officiel)
Bamako, 1er juil (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a procédé ce samedi à un réaménagement du gouvernement qui voit douze nouvelles entrées mais toujours dirigé par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Dans un décret présidentiel lu à la télévision national par le secrétaire généralé adjoint de la présidence de la République, Pr Alfousseyni Diawara, on note plusieurs départs, 12 nouvelles nominations et des réaménagements importants. Il s’agit notamment du département en charge de la Communication qui voit arriver Alhamdou Ag Ilyène, précédemment ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Au ministère de l’Entrepreunariat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayogo Aminata Traoré, remplace Bakary Doumbia. Le ministère de la Santé sera dirigé par la conseillère spéciale du président de la Transition, le colonel Assa Badiallo Touré. Parmi les nouveaux arrivants, l’on note le Pr Fassoun Coulibaly au ministère en charge du Travail et du Dialogue social, Bintou Camara comme ministre de l’Energie et de l’Eau. Moussa AG Attaher, précédemment ministre de la Jeunesse et des sports, est nommé au ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale est Amadou Sy Savané. Il remplace Sidibé Dédeou Ousmane. A l’Enseignement supérieur, Boureïma Kanssaye succède au Pr Amadou Keïta qui s’occupera, désormais, du département des Mines. Le ministère de l’Agriculture est confié à Lassine Dembélé. Celui de la Jeunesse et des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne sera dirigé par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. A la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, on note le départ de Wadidjè Founè Coulibaly, remplacée par Mariam Maïga. Le nouveau chef du Département du Commerce et de l’Industrie s’appelle Moussa Alassane Diallo, précédemment Président du Conseil d’admimsitration (PCA) de la Banque nationale pour le développement agricole (BNDA). Le portefeuille de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population est dirigé par Imirane Abdoulaye Touré. Youba Ba s’est vu confié le ministère de l’Elevage et de la Pêche, où il était précédemment ministre délégué. Enfin, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est piloté par Mamadou Samaké. On note, enfin, le maintien à leur poste du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, du ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, et celui de la Sécurité, le général de brigade, Daoud Aly Mouhammedine. Il en est de même du chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, des ministres de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, et de la Justice, Mahamadou Kassogué. AT/MD (AMAP)

