L’armée malienne neutralise 15 terroristes sur l’axe Kwala-Mourdiah (Nara, Ouest)

Bamako, 15 janv (AMAP) Une attaque terroriste contre les Forces armées maliennes (FAMa) en mission de sécurisation de la route Kwala-Mourdiah, dans l’Ouest du Mali, s’est soldée par  cinq assaillants abattus et deux véhicules détruits, a annoncé, dimanche soir, un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). Selon le bilan provisoire des combats, l’on déplore, côté ami, cinq morts (quatre militaires et un civil), trois blessés et 02 véhicules endommagés. Cet accrochage meurtrier est survenu le même jour aux environs de 09h sur l’axe Gomitra-Kwala, dans le Cercle de Nara (Région de Koulikoro), précise la DIRPA. Selon la même source, « des unités terrestres et l’aviation ont été vite engagées dans la zone pour des ratissages et des interventions aériennes », qui ont causé d’importantes pertes dans le rang des terroristes. AT/MD (AMAP)  

CHAN 2022 : Arrivés à Oran, les Aigles locaux du Mali débutent le tournoi lundi

Ladji M. DIABY Envoyé spécial Oran, 15 janv (AMAP) Les Aigles locaux du Mali, arrivés, samedi 14 janvier, à Oran, entrent en lice, lundi, contre l’Angola lors de la 7è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui a donné son coup d’envoi vendredi en Algérie. Les joueurs de l’entraîneur Nouhoum Diané en découdront, ensuite, avec la Mauritanie le 24 janvier pour une place en quarts de finale. Cette poule D est composée de trois pays et seul premier, à l’issue de la phase de groupe, poursuivra au tour suivant. L’avion transportant les Aigles locaux a atterri à 14h30 (13h30 GMT) à l’aéroport international Ahmed Ben Bella en provenance de Sousse (Tunisie) où ils ont effectué 10 jours stage dans le cadre de la préparation du CHAN. La délégation malienne a été accueillie par le vice-président du Comité d’organisation du CHAN, Dr. Yacine Benhamza, également vice-président de la Fédération algérienne de football (FAF) et président de la Commission du football professionnel, le directeur de la jeunesse et des sports de la wilaya d’Oran, Yacine Siafi, et les autorités de la Commune d’Es Sénia, située dans la banlieue Sud d’Oran où se trouve l’aéroport. À l’aéroport, il y a eu également la troupe Karkabo, groupe de danseurs traditionnels d’Oran et une forte communauté malienne résidant à Oran, conduite par le président Djibril Sissoko. Les joueurs ont ensuite été conduits à hôtel Rodina. Ils effectueront leur première séance d’entraînement sur la terre algérienne ce dimanche, à 14h30. SANS LE MAROC – Le début de cette compétition qui oppose les joueurs des différents championnats locaux, a été marqué par l’imbroglio autour de la participation du Maroc. À la veille de l’ouverture du tournoi, la sélection marocaine était toujours dans l’attente d’une autorisation de vol pour rejoindre la ville de Constantine où est basé leur groupe. Les joueurs marocains étaient pourtant, vendredi 13 janvier, à l’aéroport Rabat-Salé où leur départ pour Constantine était annoncé. Face cette situation incertaine, le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a déclaré vendredi devant la presse marocaine, qu’il était « vraiment déplorable de priver » l’équipe marocaine de cette compétition. « Il ne faut pas que la politique s’implique dans le football, et notre engagement est de promouvoir le football. Ce tournoi va se jouer et se poursuivre et les décisions seront prises selon les règles qui régissent la CAF », a réagi le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, lors de l’inauguration du stade Nelson Mandela en Algérie. En match d’ouverture les Fennecs d’Algérie se sont imposés 1-0 contre Les Chevaliers de la méditerranée de la Libye. La compétition s’est poursuivi, samedi 14 janvier, avec le deuxième match du groupe A et les deux matches du groupe B. Ethiopie-Mozambique (0-0) et République démocratique du Congo (RDC)-Ouganda (0-0). Dans la soirée, dans un duel l’ouest-africain, le Sénégal l’a emporté 1-0 devant la Côte d’Ivoire. MT/LMD/MD (AMAP)

Réseaux sociaux : Pièges pour les femmes qui partagent leur intimité

Par Maïmouna SOW Bamako, 13 janv (AMAP) Les confidences de Mama vous font dresser les cheveux sur la tête. Elle assène: «J’envoyais à mon fiancé, à travers un réseau social, des photos intimes sans montrer mon visage. Mais une nuit, il s’est plaint. Il m’a demandé pourquoi je ne lui montrais pas mon visage dans mes vidéos sexuelles. N’avais-je pas confiance en lui ? J’ai fini par céder devant son insistance.» La pratique consistant à envoyer des photos de sa nudité à son partenaire est, de plus en plus, fréquente, dans les relations amoureuses. Des expressions y sont même consacrées comme «envoyer des nues à quelqu’un ». Beaucoup de femmes ont fait les frais de cette tendance, après s’être fait  piégées à des fins de chantage. À titre d’exemple, la vidéo où apparaît nue une tik-tokeuse d’un pays voisin, a été virale sur les réseaux sociaux. En un laps de temps, des millions d’internautes ont vu la dame en tenue d’Eve. Humiliée, elle avait accusé son époux d’être à l’origine de cette diffusion de ses données personnelles sans son autorisation. Un autre cas a tenu en haleine les réseaux sociaux. La fracassante affaire qui a opposé un ressortissant malien à sa petite amie. Cette dame s’était subitement retrouvée sur les réseaux sociaux en train d’exécuter, toute nue, des gestes sensuels pour son ancien copain. On peut aussi citer le cas de cette autre femme qui s’était suicidée en se jetant dans le fleuve, à partir d’un pont de Bamako, capitale du Mali. Son partenaire avait posté ses photos de nu sur les réseaux sociaux. CHOQUÉE – Il y a quelques semaines, sur le plateau d’une chaîne privée de la place, de façon anonyme, Mama, avait déclaré être l’objet d’un chantage de la part d’un inconnu. Cet individu lui a envoyé les images intimes qu’elle avait partagées avec son fiancé. «Quand j’ai vu ces images qui me montrent, à visage découvert, toute nue, j’étais choquée. Je ne savais que faire», confie-t-elle. Elle est restée longtemps prostrée. Comment un inconnu a pu avoir ses vidéos ! Excepté son fiancé, elle jure ne les avoir envoyées à personne d’autre. Elle avait fait confiance à son homme. Il avait pris l’engagement de l’épouser. Il avait même envoyé les premières colas chez ses parents. Cet acte signifiant qu’il demande la main de leur fille en mariage. Ce geste, selon elle, suffisait pour accorder aveuglement sa confiance à son prétendant. Mama explique que son fiancé voyeur a insisté pour qu’elle lui envoie des vidéos de plus en plus osées. Depuis la réception de ces fichiers, la fille, une sainte aux yeux de sa famille, vit dans la panique au quotidien et la hantise de voir exposée son intimité au regard de tout le monde . Elle accuse son fiancé de complot avec le détenteur des vidéos. « Son prétendant affirme-t-elle, nie en bloc les faits, soutenant que son téléphone a été piraté par un hacker. » Elle pense que l’indifférence de son fiancé face à une accusation aussi grave est la preuve de sa culpabilité. «Au lieu de se défendre, lui-même et son honneur, de se disculper, il est si calme, tout froid, comme si on l’avait trempé dans de l’eau fraiche. Il n’a plus daigné me fréquenter», ajoute la jeune dame. L’auteur du chantage n’a pas accepté de lui révéler comment il a eu les images. «Il m’a dit qu’il ne veut rien soutirer de moi maintenant. Mais de bien me tenir car tout peut arriver et à tout moment. Il a aussi ajouté qu’il me surveille étroitement», s’inquiète la victime. Le maitre-chanteur lui a dit de faire attention parce qu’il la connait mieux qu’elle ne le pense. Ces avertissements ont davantage affolé Mama. Elle s’est confiée à sa sœur ainée qui lui a conseillée de porter plainte contre le fiancé. Selon elle, si l’affaire arrive à la police, l’auteur du chantage postera ses images sur les réseaux sociaux. Ce qui la dissuade de poursuivre le maître-chanteur. Mama ne voudrait pas, également, ternir la renommée de sa famille, ni décevoir ses parents qui n’ont aucun doute sur sa bonne moralité. Elle est préoccupée et elle se lamente : « Si cela venait à se savoir, je ne sais pas ce que deviendra ma vie, ni celle de ma famille.» Et d’indiquer qu’elle cherche, anxieuse, une justification, aux yeux de la famille,  de l’arrêt  de sa relation avec son fiancé qui a cessé de la fréquenter. Quant à l’élégante Fatoumata, elle s’abstient de partager ses nues avec ses amis. Même si une fille se livre à cette tendance, elle ne va pas l’avouer. Elle est catégorique : «Je déconseille aux filles de le faire. C’est très dangereux». Selon la jeune étudiante, les images fuitent quand une autre personne arrive à les transférer à partir de son téléphone. Cette dernière, peut décider de faire chanter la crédule qui est sur la photo. Fatoumata soutient que ce sont les hommes qui poussent les femmes à leur envoyer des images de leur intimité. «Beaucoup d’hommes m’ont fait cette proposition avec insistance. Ils me disent de porter des tenues sexy pour faire un appel vidéo. Certains copains envoient des images de leurs parties intimes pour vous convaincre de faire autant», explique l’étudiante. Plusieurs filles n’hésitent pas à partager volontairement innocemment leurs photos intimes parce qu’elles sont réellement amoureuses de leur partenaire. L’étudiant Abdrahamane Tangara penche dans le même sens. Il dit avoir fait le constat que même si l’homme ne demande pas, des femmes le font pour faire plaisir à leur partenaire, en vue de renforcer leurs liens. Cependant, le jeune homme de 29 ans reconnait que les responsabilités sont partagées entre les deux sexes. MANDAT DE DÉPÔT – Depuis 2015, le Mali, à travers l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), veille à la protection des données personnelles. Selon le directeur des affaires juridiques et du contentieux de cette jeune structure, Arouna Keita, l’APDP « accompagne, rassure et défend sur le plan judiciaire les victimes de cybercriminalité. » Cependant, il regrette que beaucoup de victimes renoncent

Bankass : remise de kits scolaires aux meilleurs élèves de l’établissement Joseph Yaro

Bankass, 13 Janvier 2023 (AMAP) La journée du meilleur élève initiée par le Sous – préfet central du cercle de Bankass, Oumar Hamadoun Touré, s’est déroulée le jeudi 12 janvier 2023 dans la cour de l’établissement scolaire Joseph Yaro, a constaté l’AMAP. Le but de cette initiative appuyée par les ONG World-Vision et Save The Children à travers YA-G-TU était d’encourager les élèves et les inviter à prendre conscience de la valeur et de l’importance de l’école dans un monde où l’ignorant et le passable n’ont pas de place. Le premier et le deuxième de chacune des classes des six écoles du groupe scolaire Joseph Yaro ont reçu des cadeaux composés de cahiers, de bics, de livres et de sacs d’écolier. Le préfet adjoint Abou Diarra, le représentant du président du conseil de cercle, Kalef Tessougué, le premier adjoint au maire, Hama Sy, le directeur du cap Ansèlme Kamaté, le président de la coordination des comités de gestion scolaire Younoussa L Maiga ont, tour à tour, remercié et félicité le sous-préfet central pour sa belle initiative, ils ont salué l’ensemble des invités, ils ont également remercié et félicité les donateurs ainsi que les récipiendaires. Vivement la prochaine édition. Les deux représentants de l’ONG World-Vision, le manager André Yebedié et de Save The Children à travers YA-G-TU Monsieur Bamodi Diakité n’ont pas manqué de remercier le Sous-Préfet Central Oumar Hamadoun Touré pour cette belle initiative. Il faut noter que le sous-préfet central a bénéficié de l’appui de l’ONG WORLD VISION Et de l’ONG Save The Children à travers YA-G-TU. Une prestation musicale, la remise des kits scolaire aux meilleurs élèves ont été les temps forts de cette cérémonie. Tous les intervenants ont souligné la pérennisation de cette cérémonie car l’école demeure incontournable et le pilier du développement d’une nation. World Vision Mali qui intervient depuis plusieurs années dans notre pays est une organisation internationale Chrétienne d’aide, de développement et de défense des droits qui travaille avec les enfants, leurs familles et leurs communautés en vue de mettre fin à la pauvreté et rechercher la justice. Abdoul Kader Guindo (AMAP Bankass)   

Décharge finale de Noumoubougou : Le ministre de l’Administration territoriale fait le suivi des efforts d’amélioration en cours 

Bamako, 12 janv (AMAP) Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, s’est rendu, mardi dernier, à la décharge finale de Noumoubougou (Région de Koulikoro) afin de constater l’exécution, par la mairie du District de Bamako, de sa décision de mettre de l’ordre sur ce site. Sur place, le ministre Maïga, accompagné de la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a pu constater que les ordures qui débordaient, ont été évacuées vers la cellule (lieu de dépôt des ordures) de la décharge. Cependant, la délégation a remarqué qu’une partie de la décharge est en train de brûler, dégageant de la fumée toxique qui dérange beaucoup la population riveraine. Le ministre a invité à poursuivre « les efforts afin de soulager les habitants de la localité », conformément à ce qu’il avait ordonné lors de sa dernière visite sur la décharge de Noumoubougou, le 19 décembre dernier. D’après le colonel Abdoulaye Maïga, « la question de la salubrité de Bamako ne doit pas se résoudre au détriment de celle de Noumoubougou. » Pour lui, ce site doit être mieux géré pour le bonheur de la population riveraine mais aussi pour éviter des cas d’encombrement d’ordures dans notre capitale. «Tant que cette décharge n’est pas bien gérée, malheureusement, on observera toujours des difficultés à Bamako», a-t-il déclaré. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a, par ailleurs, fait savoir que la question de l’assainissement, qui est éminemment politique, est  suivie de très près par les autorités, au premier chef, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. C’est pourquoi, une commission interministérielle a été mise en place. Au-delà des ministres concernés, cette commission regroupe l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de l’assainissement. De son côté, la Ministre des Transports et des Infrastructures a proposé de mener une étude pour pouvoir déterminer la fonctionnalité de la cellule. «Ce que nous sommes en train de faire, c’est pour résoudre un problème immédiat. Mais pour que le problème soit résolu définitivement, il faut une vraie étude et voir comment on doit mettre en œuvre les recommandations de cette étude», a expliqué Mme Dembélé Madina Sissoko. Elle a également invité à prendre, très rapidement, les dispositions afin de minimiser la fumée qui se dégage de la décharge. UNE SECONDE DÉCHARGE – Cette visite intervient dans un contexte marqué par la résiliation du contrat del ’État avec la société Ozone. En lieu et place, la voirie de la mairie du District a été remise sur pied. Par le truchement de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), cette voirie a été dotée d’équipements notamment des camions à hauteur de 780 millions de Fcfa. Le ministère de l’Économie et des Finances a, aussi, pu acquérir un financement auprès de la Banque mondiale à hauteur de 168 milliards de Fcfa pour terminer les travaux de la décharge finale de Noumoubougou et construire une seconde décharge à Moutougoula (Cercle de Kati). Ce financement vise également à effectuer d’autres travaux d’investissement dans le cadre de l’assainissement. Située à 35 km de Bamako, dans la Commune de Tienfala, dans la Région de Koulikoro, la décharge finale de Noumoubougou est construite sur une superficie de 51 hectares. Elle reçoit des ordures en provenance de Koulikoro, de Bamako et ses environs. Il est prévu de réaliser sur ce site trois cellules dont l’une est déjà effectuée avec une capacité de 440 000 m3. Un bâtiment administratif, un forage équipé de château d’eau et des lampadaires sont aussi prevus. S’y ajoute le bassin de stockage et de traitement des eaux en provenance de la cellule. Après la décharge finale de Noumoubougou, le ministre d’Etat et sa délégation se sont rendus sur le site du nouveau dépôt de transit à Médina Coura, en Commune II du District de Bamako où les travaux ont beaucoup avancé.  BD/MD (AMAP)

Mali : De jeunes déplacés devenus des travailleurs journaliers à Bamako

Par Fadi CISSÉ Bamako, 12 janv (AMAP) Attroupés sous un grand arbre, leur attention se focalise sur la route qui mène de Kalaban Coura à l’Aéroport international président Modibo Keïta de Bamako-Sénou. Ce sont des ouvriers à la recherche d’un travail journalier. La majorité d’entre eux, munis de leurs sacs, sont des déplacés intérieurs des camps ouverts dans la périphérie de Bamako, la capitale malienne. Assis côte à côte, ils donnent l’impression de bien se connaître, mais comme le dit l’adage, «les apparences sont trompeuses». Ils ont fui la violence des conflits dans leurs villages respectifs pour trouver refuge dans la Ville aux trois caïmans. Les épreuves traversées et la rencontre accidentelle dans la capitale ont, presque naturellement, créé entre eux des liens de parenté. Sous l’arbre qui fait office de zone d’attente pour ces déplacés, ils se découvrent aussi consommateurs, car leur présence régulière a attiré des vendeuses de nourritures, de café, de marchands de petites bricoles… Ce petit monde permet aux ouvriers de prendre le petit déjeuner avant d’affronter une longue journée de travail. Si l’occasion se présente… La majorité de ces jeunes, qui espèrent être embauchés par un chef de chantier, est originaire de villages de Mopti, San, Douentza et autres localités des Régions dans le Centre du Mali, en proie à l’insécurité. Ils doivent se réveiller avant l’aurore pour venir faire la queue dans l’espoir de trouver un travail et gagner de l’argent pour se nourrir et faire vivre leur famille. Dans un minibus Sotrama, nous avons croisé Bamoussa Traoré. Le quinquagénaire, vêtu d’un pantalon noir, d’un vieux T-shirt de la même teinte, glisse sous le banc un sac contenant ses outils de travail, puis salue les autres passagers. Il est déjà 8 heures en ce mois de décembre, mais la fraîcheur et le brouillard persistant donnent l’impression qu’il n’est que 6 heures du matin. Un coup d’œil à sa montre et Bamoussa crie au chauffeur d’accélérer pour lui éviter d’être plus en retard au travail. Il doit, en effet,  se rendre sur le boulevard de Kalaban Coura pour recruter des jeunes « costaux » capables d’abattre le travail pénible que son âge ne lui permet plus d’exécuter seul. À destination, Bamoussa Traoré est instantanément assailli de sollicitations. «Patron, avez-vous besoin d’un manœuvre ? Je suis là et je suis prêt à accomplir n’importe quelle tâche», entend-on dans le brouhaha. ATTAQUES DE VILLAGE  – Le vieux, lui, a pris son temps non pour écouter les jeunes, mais pour repérer celui, plutôt jeune et solide, qui ferait son affaire. Il a choisi Abdoulaye Yalkouyé, 17 ans. Le jeune homme et ce qui restait de sa famille ont quitté Sofara, après que ce village de la Région de Mopti a été attaqué par des terroristes. Actuellement, Abdoulaye a trouvé refuge avec ses deux frères et sa sœur au camp de Sénou, attendant un hypothétique retour au bercail. «Chaque jour, je me réveille tôt le matin pour venir chercher du travail en cet endroit. Quand on a perdu nos parents dans l’attaque, j’ai pris mes frères et j’ai suivi les autres familles à Bamako. J’ai abandonné l’école en classe de 7è année pour m’occuper d’eux», raconte le jeune chef de famille. Pour faire face à des responsabilités qu’il n’aurait jamais dû assumer à son âge, Abdoulaye accepte d’être payé à 3.000 Fcfa pour une dure journée de labeur, nourriture non comprise. «Si je refuse le travail, il y a des gens qui sont prêts à accepter l’offre. Souvent, on reste jusqu’à midi ici sans trouver de travail à faire», regrette le jeune orphelin qui, tout heureux, suit son «patron» du jour. Ceux qui ont de la chance ou ont donné largement satisfaction peuvent être systématiquement contactés par un responsable de chantier qui leur fait désormais confiance. Ils n’ont pas besoin de venir faire le pied de grue à Kalaban Coura. Les plus désespérés choisissent de passer la nuit à la belle étoile dans l’espoir de bénéficier de la première offre du matin. Mais, la chance ne leur sourit pas toujours comme Seïbou Poudiougou qui peut en témoigner amèrement. Le natif de Koro, dans la Région de Bandiagara (Centre), a passé la nuit en plein air, sans couverture pour se protéger du grand vent d’harmattan de décembre. Ce matin, il est déjà 11 heures et aucune offre ne lui a été faite jusque-là. Tout espoir s’est envolé pour le reste de la journée. «Des jours comme ça, lorsque je ne trouve pas de travail, je vais en chercher au marché rail-da. Je transporte les bagages des clients des Sotrama avant de guetter un poste de gardiennage dans un quartier de la zone. Nous sommes deux personnes à nous relayer pour cela, tous venus du même village pour se retrouver au camp de Faladiè», révèle le jeune dogon. Banditisme – Des journaliers viennent 7 jours sur 7 chercher du travail à Kalaban Coura ou sur un autre site très fréquenté à Yirimadio, en Commune VI de Bamako, non loin du rond-point (Wara ka Sirafara) où, de passage on les aperçoit regroupés. Samedi matin, beaucoup d’entre eux sont assis sur des briques, plaisantant en bons copains. Fatigués d’attendre, quelques-uns se sont allongés à même le sol. Arouna Tapily reste debout au bord de la route bitumée dans l’espoir d’être embauché, car il doit impérativement se faire de l’argent pour régler l’ordonnance de sa femme malade. Il est déjà 10 heures et aucun chef de chantier ne s’est présenté. Le natif de Diallassagou sait que ses chances s’amenuisent de ce côté-là et s’apprête à se lancer dans un aléatoire porte-à-porte afin de trouver un petit job qui le dépannera. Il souhaite que la paix revienne vite pour qu’il puisse retourner au bercail avec sa famille, car, dit-il, «Bamako est très dur pour y vivre surtout pour nous les villageois.» Kaniba Koné, elle, ne vient pas sur le site de Yirimadio pour chercher du travail : cet endroit est son lieu de travail. Depuis plusieurs années déjà, elle y a installé un foyer pour faire

L’Armée malienne revendique 31 terroristes tués dans des accrochages dans le Nord

Bamako, 12 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), ont neutralisé 31 terroristes mardi, suite à de violents combats entre une mission militaire et des Groupes armés terroristes (GAT), a indiqué l’Armée dans un communiqué publié le même jour. « Le bilan cumulé fait état de 14 morts côté FAMa, 11 blessés et 01 véhicule détruit. Côté énnemi : 31 terroristes neutralisés et 01 blessé récupéré. », précise le communiqué. L’Etat-major général des Armées explique que  les FAMa « ont vigoureusement réagi à deux attaques complexes aux multiples Engins Explosifs Improvisés (EEl), le mardi 10 janvier 2023, entre Dia et Diafarabé en un premier temps, et entre Koumara et Macina (Centre) en un deuxième temps. « Des renforts terrestres ont été déployés dans la zone, suivis de ratissage avec un bilan de 17 corps de terroristes abandonnés sur les lieux », selon la même source « Au même moment, un regroupement de terroristes enterrant des morts à 3 kms au Nord de l’incident a été observé et traité par les vecteurs aériens y compris les drones puis exploité par les forces spéciales aéroportées avec un bilan de 14 terroristes neutralisés et 01 blessé récupéré. » poursuit l’état-major dans son communiqué. L’armée assure que les renforts terrestres sont arrivés dans la zone de même que la surveillance aérienne. « Le ratissage se poursuit également dans la zone », ajoute le communiqué. AT/MD (AMAP)  

Autorité indépendante de gestion des élections : Les 15 membres officiellement installés

Bamako, 11 janv (AMAP) Les membres du Collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), avec à leur tête Me Moustapha Cissé, ont été installés officiellement, mardi, dans leur fonction par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans la salle des banquets du palais de Koulouba,  a constaté l’AMAP. « La création d’un organe unique de gestion des élections était une demande forte de la classe politique. Et les Assisses nationales de la refondation (ANR) l’ont également retenu parmi les recommandations », a dit le président de la Transition, ajoutant que « c’est une autre étape de la marche résolue du peuple malien vers la refondation de l’État. » Le colonel Goïta a souligné que « les élections permettent à tous les citoyens, quelle que soit leur origine sociale, de prendre part directement ou indirectement à la prise de décision qui engage la vie de la nation. » Aussi, a-t-il dit en substance, « les élections doivent être organisées de manière transparente afin que les résultats des scrutins reflètent les votes des citoyens. » Le chef de l’Etat a indiqué que c’est à cet impératif que répond la création de l’AIGE. Laquelle s’articule autour de la gestion du fichier électoral, de la confection, de l’impression et de la remise des cartes d’électeur. Mais aussi du suivi de la campagne électorale, du déroulement des opérations de vote, du dépouillement des bulletins de vote, de la centralisation et de la proclamation des résultats provisoires. Créée par la loi 2022-019 du 24 juin 2022, l’AIGE a pour mission principale l’organisation et la gestion de toutes les opérations référendaires et électorales. Nommés par le décret n°2022-0609/PT-RM du 12 octobre 2022 pour un mandat de 7 ans non renouvelable, les 15 membres de cet organe ont prêté serment devant la Cour suprême le 20 octobre 2022. INCLUSIVITE – C’est au regard de son importance décisive pour le processus électoral que le choix a été fait de donner un caractère inclusif à cet organe à travers une composition faisant intervenir les pouvoirs publics, les partis politiques et la société civile, a expliqué Assimi Goïta. «L’organisation d’élections libres et transparentes est une exigence du peuple malien. C’est la condition sine qua non de la stabilité politique à laquelle nous aspirons tous», a souligné le chef de la Transition, Il a ajouté que cela sera aussi « le couronnement des réformes politiques et institutionnelles » avec l’objectif de régénérer «notre système global de gouvernance». Pour le président Goïta, la refondation de l’État dont plusieurs axes sont en cours de réalisation requiert l’engagement des Maliens. «Ceci est l’esprit de Mali kura que nous sommes en train de bâtir avec fermeté  pierre par pierre», a laissé entendre le chef de l’État. Pour sa part, le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, a assuré que son équipe entend accomplir avec responsabilité les missions assignées à l’organe. Me Cissé reste persuadé que l’AIGE a un rôle et sa place « dans la construction du Mali de demain qui sortira d’élections transparentes, crédibles et acceptées de tous. » S’adressant aux partis politiques, il a dit que l’Autorité sera aussi exigeante à l’endroit de tous les acteurs du processus électoral pour un respect scrupuleux de ses prérogatives légales. À l’Etat, le président de l’AIGE a demandé de mettre les moyens à disposition pour atteindre les objectifs, dans le temps imparti. C’est pourquoi, il a insisté sur l’actualisation des données de l’État civil en harmonie avec le fichier électoral en vue de la confection des cartes d’identité biométriques. Et cela en adéquation avec la nouvelle réorganisation territoriale. La cérémonie s’est déroulée présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition 9CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement et des présidents des différentes institutions de la République. NK/MD (AMAP)

Mali: Un site internet pour authentifier les données biométriques

Bamako, 10 janv (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a annoncé, lundi, la création d’un site internet sécurisé dont l’adresse est : www.jevalidemonnina.ml, dans le cadre de la production de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Il s’agit pour le département en charge de la sécurité « de permettre aux Maliens de l’intérieur et ceux de l’extérieur d’authentifier et de vérifier leurs données biométriques, en vue de l’obtention de la carte biométrique », indique le ministère dans un communiqué. A cet effet, « des points spécifiques sont installés dans les commissariats de police, les brigades de gendarmerie, les centres principaux d’état civil, les préfectures pour l’intérieur du pays, et dans les missions diplomatiques et consulaires, pour l’extérieur, afin que les citoyens puissent faire la mise à jour de leurs données respectives », explique le communiqué. Pour un meilleur éclairage des citoyens « sur cette importante opération, des spots publicitaires élaborés, à cet effet, seront diffusés, en français et en bamanankan, à travers les canaux officiels de diffusion, pour  davantage sensibiliser les concitoyens, annonce le communiqué ministériel. » AT/MD (AMAP)

Mali : Le poste de la gendarmerie de Sebekoro (Kita) ciblé par une attaque terroriste

Bamako, 09 janv (AMAP) Le poste de la gendarmerie de Sebekoro, dans la Région de Kita (Ouest), sur la route nationale RN24, a été la cible d’une attaque terroriste, dans la nuit du dimanche au lundi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent des sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’un gendarme tué et un autre blessé. Le poste a été totalement saccagé et plusieurs véhicules des gendarmes incendiés, précise la même source. Un renfort militaire est arrivé sur les lieux après le retrait des assaillants. Un peu plutôt dans la même nuit, le poste du bureau des douanes de Didiéni (Ouest) a également été visé par des tirs d’hommes armés non identifiés, indique une source proche de la douane. Le bilan provisoire ne fait pas état de perte en vie humaine. Mais l’on déplore un blessé par balle et la voiture du chef de la Brigade mobile d’intervention (BMI) incendié par les assaillants qui se sont sauvés avant l’arrivée des renforts. Ces deux attaques  interviennent quelques jours après celles qui ont visé, lundi 02 janvier 2023, le poste de Secours de la Protection civile de Marka-coungo et celui du péage de Kasséla, à l’entrée de Bamako,  ayant fait au moins cinq morts dont deux sapeurs-pompiers. AT/MD (AMAP)