Mali : Le comité de pilotage du référendum et des élections à la tâche
Bamako, 24 janv (AMAP) Le comité de pilotage du référendum et des élections générales s’est mis à la tâche, depuis lundi, pour réussir sa mission, lors d’une cérémonie d’ouverture de ses travaux au siège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), à Badalabougou. Aux termes des dispositions de la loi électorale, notamment dans ses articles 4 et 5, l’AIGE partage avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentration d’importantes prérogatives d’appui dans les domaines spécifiques. Il s’agit de l’organisation et de la gestion du référendum et des élections générales. En clair, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs et la bonne tenue des différents scrutins. Le colonel Abdoulaye Maïga a salué le triumvirat (ministère en charge de l’Administration territoriale, celui de la Refondation de l’Etat et ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles) pour les efforts louables et les sacrifices consentis tout au long du processus de mise en place de l’AIGE. Le comité de pilotage contribue, aussi, à la conception, le suivi et la mise en œuvre des actions de formation destinée aux autorités administratives et aux agents électoraux. « Notre objectif, en instaurant ce comité de pilotage, est qu’il puisse être le cadre de coordination des actions des départements ministériels concernés par les élections et des partenaires techniques et financiers», a expliqué le colonel Maïga, affirmant qu’il ne s’agit nullement de faire reprendre au collège les opérations référendaires et électorales. Le ministre Maïga a précisé que le gouvernement ne vient qu’en appui. Selon lui, pour avoir une vision claire des prochaines étapes à venir, le département de tutelle, en collaboration avec les ministères concernés, a présenté au Conseil des ministres du 29 juin 2022 le chronogramme du référendum et des élections générales. Pour lui, cela est intervenu après les échanges avec les partis politiques et la société civile. PARTENARIAT FRANC – En s’adressant aux administrateurs du comité, Abdoulaye Maïga a déclaré que cette réunion du comité pose « les jalons d’un partenariat franc, de mutualisation des efforts et des compétences afin de parvenir à l’organisation d’élections justes, crédibles et transparentes. » Abondant dans le même sens, le président de l’AIGE, Moustapha Cissé, a fait savoir que la tenue de ce comité dans son service, est la preuve de la volonté commune d’agir ensemble. Me Cissé a laissé entendre que chacun est dans son rôle pour la réussite du pari de la bonne organisation d’élections transparentes. Ainsi, a-t-il fait remarquer, « la finalité est d’offrir au peuple malien un cadre institutionnel normal dans un contexte de paix et de sécurité. » Le président Cissé a assuré que l’Autorité continue de réceptionner les tableaux rectificatifs issus de la révision des listes électorales de 2022. C’est pourquoi, il entend mettre en place des cadres de concertation permanents avec l’administration, les formations politiques et la société civile pour répondre les préoccupations en lien avec les élections. Il n’a pas manqué d’évoquer les défis de l’heure, tels la carte d’identité biométrique, le vote des Forces de défense et de sécurité et celui des déplacés. NK/MD (AMAP)
Gao : Le directeur général de la gendarmerie nationale en visite d’inspection
Gao, 24 janv (AMAP) Le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général de brigade Samou Minkoro Diakité, a effectué le 19 janvier 2023 une visite d’inspection inopinée à la 8è région de la Gendarmerie de Gao (Nord), annonce un communiqué de la Direction des relations publiques des armées (DIRPA). Le directeur général de la Gendarmerie nationale, porteur d’un message du chef d’état-major général des Armées (CEMGA), est venu s’imprégner « des conditions de vie et de travail des gendarmes, remercier les Forces armées maliennes (FAMa) et leur faire part des encouragements des autorités nationales » indique le communiqué. Le général Diakité est, également, venu pour encourager les gendarmes à persévérer et à rester sereins et professionnels. Il a prodigué des conseils à l’ensemble des gendarmes de la 8è région pour le respect des us et costumes du terroir et le respect des droits de l’Homme. Le directeur général de la Gendarmerie nationale a demandé l’application de la loi et l’esprit de la loi car tout acte posé par les gendarmes doit l’être dans le sens de la cohésion sociale, du vivre ensemble et de la consolidation de la confiance entre la population et son armée. Il a appelé les gendarmes à travailler en synergie avec la population, les autorités traditionnelles pour faire régner la quiétude. Le haut gradé a rappelé aussi que toutes les Forces de défense et de sécurité (FDS) sont aux ordres du commandant du PCIAT-EST que « la discipline ne doit jamais faillir » et que «la solidarité reste la force des frères d’armes. » À cet effet, le général Diakité a demandé aux gendarmes de redoubler d’ardeur et de courage. Il était accompagné par l’inspecteur en chef de la Gendarmerie nationale, le colonel Seydou Mariko. Le général de brigade a été reçu à sa descente d’avion par le commandant théâtre du PCIAT-EST de l’opération Maliko, le colonel Makan Alassane Diarra, accompagné du commandant de la région militaire n° 1, le colonel Issa Bagayoko. Après le piqué d’honneur, la délégation s’est réunie à huis clos avec le commandement de l’opération Maliko dans le poste de commandement. Auparavant, le général de brigade Samou Minkoro Diakité avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré et a visité l’escadron de la Gendarmerie et la légion, sous la direction du légionnaire colonel Bassekou Berthé. Il a constaté l’état des infrastructures des locaux de la Gendarmerie et promis des solutions aux sollicitations exprimées. MD (AMAP)
CHAN 2022 : Les Aigles locaux maitres de leur destin
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 24 janv (AMAP) La sélection locale malienne de football dispute son deuxième et dernier match de poules, aujourd’hui, mardi, contre la Mauritanie, au Complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran, pour décrocher le ticket des quarts de finale. L’enjeu est de taille pour les Aigles locaux, mais aussi pour les Mourabitounes locaux (Ndlr, surnom de la sélection mauritanienne) et même les Palancas Negras d’Angola qui sont exemptés de cette journée. Et pour cause, les trois pays sont toujours en course pour la qualification, C’est seulement à l’issue du match de cet après-midi, à 16 heures, que l’on connaîtra le nom de l’heureux élu des quarts de finale. Si le Mali et la Mauritanie sont maîtres de leur destin (la victoire, quel que soit le score, qualifie les deux pays), l’Angola devra compter sur des circonstances favorables pour espérer disputer les quarts. Au terme des deux premières journées de compétition, la situation est la suivante : l’Angola occupe la tête du classement, avec 2 points (2 matches nul en autant de sorties), devant le Mali (1 point) et la Mauritanie qui affiche, également, une unité au compteur, mais avec une différence de buts inférieure à celle des Aigles locaux (3 buts marqués et 3 encaissés pour le Mali, zéro marqué et zéro encaissé pour la Mauritanie). Pour la confrontation du jour, face aux Mourabitounes locaux, les hommes du sélectionneur Nouhoum Diané ont juste besoin d’un match avec buts pour décrocher le précieux sésame, alors que la Mauritanie est dans l’obligation de s’imposer pour passer. Quant à l’Angola, il se qualifierait si le Mali et la Mauritanie font match nul et vierge et que les Aigles locaux prennent au moins trois cartons jaunes. L’autre possibilité de qualification pour les Palancas Negras d’Angola est le tirage au sort, en cas d’égalité parfaite avec le Mali. Mais les Aigles locaux ne souhaitent pas lier leur avenir aux cartons ou au tirage au sort. Ils ne jurent que par la victoire et se disent confiants pour la suite des événements. «Le premier match n’a pas été facile et on doit gagner le deuxième pour se qualifier. On s’est préparé avec cet état d’esprit. On a parlé entre nous et le groupe n’a qu’un seul objectif : battre la Mauritanie et participer aux quarts de finale. Il n y’a pas de calculs à faire», martèle le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé. Pour sa part, l’arrière gauche, Ousmane Diallo, assure que tous les réglages nécessaires ont été effectués par le staff technique, ajoutant que la confrontation avec la Mauritanie «est une finale qu’il faut impérativement gagner». «Nous n’allons pas faire de calcul ni pour le match, ni pour les cartons. Nous sommes là pour gagner. Nous connaissons l’équipe mauritanienne. Nous l’avons rencontrée deux fois en amical à Nouakchott», rappelle le joueur. Son coéquipier Moussa Koné ne dit pas autre chose. «Nous allons jouer pour obtenir trois points. Si on joue collectif et solidaire, on peut gagner le match», estime l’attaquant des Aigles locaux. Le sélectionneur malien, Nouhoum Diané, assure que ses joueurs se sont bien préparés, tant sur le plan mental que physique. «Nous avons tiré les leçons du premier match contre l’Angola. On a beaucoup travaillé sur les lacunes étalées lors du premier match. qui doit servir de leçon», a dit le technicien. «Nous avons échangé avec les joueurs. On s’est préparé en fonction de l’enjeu. Je connais un peu la Mauritanie, elle a beaucoup progressé ces dernières années. En réalité, ce sont presque les mêmes joueurs qui jouent en équipe A. Le match ne s’annonce pas facile, mais nous sommes confiants», a conclu Nohoum Diané. Contrairement au Mali qui a terminé 2è du dernier CHAN, la Mauritanie cherche sa première victoire dans une compétition majeure de la Confédération africaine de football (CAF). Lors des CHAN 2014 et 2018, les Mourabitounes locaux ont perdu tous leurs matches. Et lors de la CAN 2019, la sélection mauritanienne a fait deux nuls et une défaite avant de perdre tous ses matches lors de l’édition de 2021. Vendredi dernier, les Mourabitounes locaux ont accroché les Angolais (0-0) et ce match nul a été fêté comme une victoire par les joueurs et leurs supporters. Le sélectionneur franco-comorien de la Mauritanie, Amir Abdou, et ses hommes comptent capitaliser ce nul pour réaliser leur première victoire dans une compétition de la CAF et se qualifier pour les quarts de finale. Les Mauritaniens ont effectué leur premier stage de préparation à Alger du 7 au 17 décembre et livré un match amical, le 14 décembre contre l’Algérie (0-0). Le technicien comorien et ses joueurs ont, ensuite, poursuivi leur préparation à Tabarka en Tunisie où ils ont disputé deux rencontres amicales contre la Côte d’Ivoire, lourdement battue 3-0 et le Niger, défait 2-0. Le pays, qui sortira vainqueur de la poule des Aigles locaux, affrontera le Sénégal en quarts de finale. LMD/MD (AMAP)
Discours à la Nation du président de la Transition à l’occasion de la fête de l’Armée
Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Notre pays célèbre demain (Ndlr vendredi 20 janvier) le 62e anniversaire de la création de son Armée nationale. Le 20 janvier symbolise l’affirmation et la concrétisation de la souveraineté nationale du Mali. Sa commémoration me donne cette année encore, l’occasion de saluer la mémoire combattante du Président Modibo Keïta et tous ses compagnons de lutte, qui, en véritables visionnaires, avaient compris dès les premières heures de notre accession à l’indépendance, la nécessité et l’urgence de créer une Armée nationale pour soutenir le processus d’émancipation du pays, assurer la défense du territoire, ainsi que la protection des populations et des intérêts vitaux de la République naissante du Mali. Depuis cette date, les Forces armées maliennes, fidèles à la tradition de lutte héroïque de notre peuple, ont participé à l’écriture des pages glorieuses de notre histoire contemporaine. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Chaque génération a des missions historiques à assumer. Le contexte actuel de notre pays est marqué par la lutte contre les groupes armés terroristes, qui ont imposé à notre peuple une guerre qui s’accompagne de souffrances indicibles pour nos populations. Tout cela se passe dans un environnement géopolitique global complexe dont nous devons avoir une fine lecture afin d’éviter d’être impressionnés par de fausses analyses, qui n’ont d’autres objectifs que de nous maintenir dans la dépendance. Dans ce contexte où les États ne sont motivés que par leurs intérêts, notre centre de gravité est le peuple malien et notre boussole est la satisfaction de ses intérêts vitaux. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, C’est le lieu pour moi de saluer l’engagement des FAMA et la bravoure des soldats durant l’année écoulée. Ces soldats pleinement conscients de leur responsabilité envers la nation malienne luttent de jour comme de nuit, dans des conditions extrêmes, pour sauvegarder son intégrité. Ils ont tenu leur engagement comme l’ont fait avant eux leurs devanciers. Je voudrais m’incliner devant la mémoire de toutes les personnes, militaires et civiles, tombées pour la défense de la patrie et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. La nation reconnaissante n’oubliera jamais le don de leur vie. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, L’une des recommandations les plus insistantes des Assises nationales de la refondation était la militarisation de la police nationale. Une réforme qui participe du renouveau de notre outil de défense. Elle nous permet également de renforcer les effectifs et les capacités des Forces de défense et de sécurité, engagées dans une lutte sans répit contre le terrorisme. Je voudrais à cet égard, saluer les efforts inlassables des différentes couches de la population et des Forces de défense et de sécurité pour la réalisation de ce projet. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, La lutte contre le terrorisme étant un combat multiforme et de longue haleine, notre souci primordial a toujours été de disposer d’un outil de défense à hauteur de la menace. Cela requiert une politique de défense courageuse et proactive. Fort heureusement, nous nous y attelons depuis le 20 août 2020. Les résultats qui en découlent de plus en plus sont encourageants au regard du dévouement des hommes engagés sur les théâtres d’opérations. Plutôt que de subir, les Forces de défense et sécurité s’inscrivent dans une dynamique de reprise d’initiative tout en renversant significativement les rapports de force. Par un changement radical de doctrine et de vision, notre Armée fait légitimement la fierté de la Nation tout entière qui se reconnaît de plus en plus dans ses orientations stratégiques. De l’année 2020 à nos jours, de nombreuses opérations ont été initiées dans le but de protéger et de soulager les souffrances des populations exposées aux actions perfides des groupes armés terroristes. L’opération « Maliko » s’est largement focalisée sur le retour de l’autorité de l’État et de la restauration de l’État de droit ainsi que la libre circulation des personnes et de leurs biens. Bien que les résultats aient été fort appréciables, l’adaptation à la nature de la menace exigeait une nouvelle posture. D’où l’opération « Kélétigui », marquée par la prise d’initiative pour le contrôle effectif du terrain. Elle vise à rechercher et neutraliser les groupes terroristes en détruisant leurs sanctuaires. C’est ainsi que de nombreuses zones refuges des terroristes ont été identifiées et détruites au cours de l’année 2022 sans compter la récupération d’importants lots de matériels et de munitions. Une autre opération d’envergure, dénommée « Tilé Kura » qui, en plus de la consolidation des acquis de « Kélétigui », s’inscrira dans la dynamique de sécurisation de la tenue du référendum ainsi que des élections générales à venir. À terme, toutes ces opérations concourent, non seulement, à étendre les espaces contrôlés pour permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens, facteur de reprise des activités socioéconomiques et du retour durable de l’Administration et des services sociaux de base. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Mes chers compatriotes, Il est heureux de constater que les acquisitions des Forces de défense et de sécurité en deux ans de Transition dépassent largement celles des décennies précédentes. Durant l’année écoulée, les Forces de défense et de sécurité ont été renforcées en matériels roulants majeurs, en armements et munitions pour augmenter les capacités des unités terrestres. Des avions de chasse de type Su-25 et L-39 Albatros, des hélicoptères de types Mi-35, Mi-24, Mi-8, Mi-171, et un avion de transport multi rôles de type Casa C-295 pour renforcer les capacités aériennes et aéromobiles. Nous avons également acquis des radars de surveillance, des moyens de défense sol-air et des drones de type Bayraktar TB2 pour davantage renforcer les capacités de l’Armée de l’Air. Par addition à notre vision d’équipement continu des Forces de défense et de sécurité, des initiatives courageuses d’une grande ampleur ont été entreprises pour la formation du personnel, la gestion des ressources humaines et l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires. À titre d’illustration, nous sommes fiers de constater la création de l’École de guerre du Mali dont la deuxième promotion vient de faire sa rentrée. Il convient aussi de noter la
Ouagadougou demande le retrait de l’armée française (Agence d’information du Burkina)
Bamako, 22 janv (AMAP) Le gouvernement burkinabè a dénoncé mercredi 18 janvier, l’accord qui régit depuis 2018, la présence des forces armées françaises sur son territoire, a annoncé samedi 21 janvier l’Agence d’information du Burkina (AIB). Cette dénonciation, donne, selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018, un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè, indiquent les sources de l’AIB. D’après des sources françaises, il y a actuellement 400 soldats français des forces spéciales déployés au Burkina Faso. Plusieurs manifestations dans le pays ont demandé le départ des troupes françaises notamment stationnées à Kamboinssin, au Nord-Est de Ouagadougou, la capitale bu Burkima Faso. Ces protestataires accusent la France tantôt de ne pas faire assez pour aider le Burkina Faso en proie à des attaques terroristes, tantôt d’être de mèche avec les agresseurs. Le capitaine Ibrahim Traoré arrivé au pouvoir le 30 septembre 2022, a affiché son ambition à maintes reprises, de reconquérir l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. MD (AMAP)
20 janvier au Mali : Un chèque de 6,5 milliards aux ayants droit des militaires tombés au front
Bamako, 20 janv (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, vendredi, à la Place d’armes du génie militaire, les festivités du 62è anniversaire de l’Armée malienne, au cours desquelles il a remis un chèque géant de 6,5 milliards de Fcfa au ministre de la Défense et des Anciens combattants. Cette somme est le montant général des indemnités forfaitaires de 10 ans, du douzième groupe de payement, destiné aux ayants droit des militaires tombés au champ d’honneur. Des chèques géants individuels ont été remis aux familles de trois militaires tombés les armes à la main pour la défense de la patrie. Il s’agit de Fatoumata Diarra, veuve de feu lieutenant Filly Seidina Sissoko, Modibo Niaré, père de feu sergent Moussa Niaré et Housseyni Aliou Diallo, père de feu caporal Mohamed Housseyni Diallo. La cérémonie a été l’occasion de récompenser le mérite de plusieurs militaires. Certains ont été décorés pour leurs actes de bravoure, à titre posthume. Représentés par leurs familles, ils ont reçu la Médaille du mérite national avec effigié abeille à titre posthume. Les autres présents à la cérémonie ont reçu la médaille de la Croix de la valeur militaire, la médaille du mérite militaire, la médaille de sauvetage et la médaille des blessés. A la fin de la cérémonie, au cours d’une interview accordée à la presse, le chef de l’Etat a salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité présentes sur les théâtres d’opération. Le colonel Assimi Goïta a assuré le peuple malien de l’engagement et de la détermination les Forces de défense et de sécurité à défendre l’ensemble du territoire national. Il les a, en outre, assuré, en tant que chef suprême des Armées, de l’appui constant des autorités de la Transition jusqu’à la pacification totale du territoire national. La cérémonie, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, des autorités administratives et politiques de Bamako, du corps diplomatique et de la hiérarchie militaire, a pris fin par un défilé militaire et une parade des avions de l’Armée de l’air. DD/MD (AMAP)
CHAN 2022 : La Mauritanie et l’Angola se neutralisent (0-0), le Mali prend la main
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 20 janv (AMAP) L’Angola et la Mauritanie se sont neutralisés (0-0), vendredi, au complexe olympique d’Oran lors d’une rencontre qui comptait pour la deuxième journée du groupe D du championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2022. A l’issue de cette deuxième journée, aucune formation de ce groupe n’est éliminée, l’Angola est leader avec deux points (mais avec un match de plus) devant le Mali (1 point) et la Mauritanie, qui compte également une unité. Dans cette poule à trois, la qualification se jouera lors de la dernière journée, à l’issue du match Mauritanie-Mali, le 24 janvier, au Complexe olympique d’Oran. Le vainqueur de cette rencontre se qualifiera pour les quarts de finale. Mais les Aigles locaux ne sont pas obligés de gagner, un match nul avec buts suffit aux joueurs de Nouhoum Diané pour passer au deuxième tour. Explication : En cas de match nul 1-1 entre la Mauritanie et le Mali, les trois équipes de la poule compteront 2 points. Dans ce cas, tout se jouera au nombre de buts marqués. Le Mali aura un bilan de 4 buts inscrits contre 4, l’Angola 3 buts marqués et 3 encaissés alors que la Mauritanie sera à 1 but inscrit et autant de but concédé. Le Mali prendra donc l’avantage sur ses adversaires avec le plus grand nombre de buts marqués dans les matches de groupe et se qualifiera pour les quarts de finale. Mais en cas de match nul sans but entre la Mauritanie et le Mali, les Mourabitounes seront éliminés, la qualification se jouera entre le Mali et le l’Angola. Les deux pays seront à égalité parfaite : 2 points, 3 buts marqués, 3 buts encaissés. Il faudra alors recourir au classement fair-play, c’est-à-dire le nombre de cartons avant le tirage au sort effectué par la Confédération africaine de football (CAF). LMD/MD (AMAP)
CHAN 2022 : Les Aigles locaux en ordre de bataille
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 20 janv (AMAP) La sélection nationale prépare sereinement son deuxième match contre la Mauritanie, programmé le 24 janvier au complexe olympique d’Oran, dans une ambiance de concentration maximum. Le Mali a fait match nul contre l’Angola (3-3) lors de la première journée après avoir été mené 1-0 puis 3-1. Pour se qualifier au tour prochain, les Aigles locaux sont dans l’obligation de gagner contre la Mauritanie alors que la rencontre Angola-Mauritanie, ce samedi, s’est soldé par un nul vierge (0-0) prévue aujourd’hui. «Après le match contre l’Angola, nous avons mis les joueurs au repos. Nous avons fait des séances d’entraînement légères, parce que la meilleure manière de récuperer, c’est le repos», explique le préparateur physique de l’équipe Adama Djefla Diallo. Après ces deux jours, le niveau a été relevé avec le travail de force et vivacité. «Maintenant, c’est le travail technico-tactique pour mettre les joueurs dans tous les conditions pour gagner ce match», ajoute le technicien. Le staff technique a reçu le soutien du sélectionneur national, Eric Sékou Chelle, arrivé jeudi soir à Oran, et présent à la séance d’entraînement de ce matin, au stade d’athlétisme du complexe olympique d’Oran. Les défenseurs centraux Yoro Mamadou Diaby et Barou Sanogo, qui étaient enrhumés, et Moussa Koné, touché lors de la séance de mercredi, se sont bien entraînés alors que Nankoma Keïta, touché à la cheville lors de la préparation à Sousse (Tunisie), et Aly Dessé Sissoko, blessé depuis Bamako, mais avec possibilité d’être récupéré après la phase de poules, reviennent petit à petit. Les Aigles locaux vont affronter les Mourabitounes locaux puisqu’ils ont perçu les primes de matches lors des éliminatoires (victoires en aller-retour contre la Sierra Leone) et de qualification après le match contre l’Angola. LMD/MD (AMAP)
Une dizaine d’avions de combat pour les Forces armées maliennes
Bamako, 19 janv (AMAP) L’armée malienne s’est dotée d’une dizaine d’avions de chasse et d’hélicoptères dont le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a remis officiellement, jeudi, les clés au chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de Brigade Aliou Boi Diarra, a constaté l’AMAP. Ces nouvelles acquisitions, toutes de conception russe, se composent d’avions de chasse et d’appui-feu de type Sukhoi 25, d’avions d’attaques et d’entrainement de type Albatros L-39 et d’hélicoptères de manœuvres de type Mi-8. Cette remise officielle, la veille du 62è anniversaire de l’Armée malienne, s’est déroulée à l’aéroport international président Modibo Keita-Sénou, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement dont le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Elle a enregistré, également, la présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko, des officiers généraux ainsi que des autorités politiques et administratives du District de Bamako et de Sénou. Ces vecteurs aériens sont destinés à des actions variées sur le terrain des différents théâtres d’opération. Les Sukhois 25 sont des avions de chasse, d’attaque au sol et de lutte anti-char. Ils peuvent, également, effectuer des missions de bombardement, d’appui feu et de reconnaissance. Quant aux Albatros L-39, ce sont des avions d’attaques légers air-air et air sol. Ces appareils sont conçus pour les missions de surveillance frontalière, d’appui feu, de bombardement et de reconnaissance. Les Mi-8 sont des hélicoptères de manœuvre tactique. Ils sont destinés à l’appui mouvement des troupes au sol. Mais, également, au transport de troupes et de matériels, de largage, de recherche et de sauvetage. Avec sa capacité de transport de 24 combattants ou 2, 5 tonnes de matériels, les Mi-8 p parcourent des kilomètres en un laps de temps, avec la clé une autonomie de plusieurs heures. L’Armée de l’air, à travers ces nouvelles acquisitions, renforce ses capacités. C’est pourquoi, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, a dit que « pour une nation, l’accession à la souveraineté ne se limite pas à une date, à un discours, si éloquent soit-il, ni à l’érection d’un monument. » Il a ajouté que « c’est un long processus dont le but est de permettre à l’État d’assurer, en autonomie, les besoins essentiels de l’ensemble de ses citoyens. » « Dans ce processus, garantir la sécurité de sa population contre toute forme d’agression, de l’intérieur comme de l’extérieur, constitue une priorité pour chaque État », a précisé le colonel Sadio Camara. « Face aux nouvelles formes d’insécurité et à une crise multidimensionnelle, la charge de la mise à jour de l’appareil de défense nous incombe », a-t-il indiqué. NK/MD (AMAP)
Postes de péage et de pesage routiers : La nécessaire optimisation
Par Kadiatou OUATTARA Bamako, 19 janv (AMAP) L’État malien a initié, au début des années 2010, la création des postes de péage et de péage/pesage sur les grands axes routiers interurbains et internationaux du Mali, emboîtant le pas à beaucoup de ses voisins. C’est un dispositif composé d’une barrière métallique, généralement entre deux loges qui servent de guichet de paiement, d’un bureau du chef de poste, d’un hangar ou un abri pour les éléments de la gendarmerie qui assurent la sécurité des lieux. Pour règlementer la gestion de ces infrastructures, un arrêté interministériel du 07 mai 2021, portant création des postes de péage et de pesage routiers, fixe dans son article 3, les tarifs de leur franchissement. Les tricycles sont taxés à 250 Fcfa par passage, les véhicules particuliers, les taxis, les minibus de transport public de moins de 25 personnes, les camions de transport de matériaux de construction à 250 Fcfa par essieu et par passage. Les bus et autocars de transport public de plus de 25 personnes, ainsi que les poids lourds et autres gros porteurs sont taxés à 300 Fcfa par essieu et par passage. Le poste de péage de Samanko II, est situé sur la sortie de Bamako, sur la Route nationale (RN5) qui mène à la frontière avec la Guinée. Le trafic y est intense compte tenu de la fréquence des gros porteurs qui assurent le transport international des marchandises, des bus et taxis pour le transport des voyageurs et des véhicules de particuliers qui se rendent régulièrement dans les villes et villages situés le long de la route. Nombreux sont les usagers qui se plaignent de «paiements interminables aux postes et de la non informatisation du système.» Moussa Maïga est chauffeur de transport en commun depuis 11 ans. Il est quotidiennement sur la ligne Bamako-Kourémale. Il se plaint des frais supplémentaires incessibles donnés aux agents et évoque, également, l’état déplorable des routes. «On contribue pour avoir des bonnes routes mais avec tous ces paiements-là, le bitume est dégradé. Même sur les routes en mauvais état, nous devons payer», déplore le conducteur. Karim Keïta, un résident du village de Siby (Commune rurale du Mandé), situé à 45 kilomètres de Bamako, est du même avis. En service dans la capitale, il fait chaque jour un aller-retour pour se rendre à son travail. « Auparavant, confie-t-il, il payait une seule fois le tarif de 500 Fcfa pour ce trajet. » La validité du ticket de passage était de 24 heures. Pour rendre la charge plus supportable à ces usagers particuliers, une carte riveraine a été mise à leur disposition contre un paiement annuel de la somme de 12.500 Fcfa. Il y a un an, ce tarif a évolué à 18.000 Fcfa, au grand dam des bénéficiaires. Mais c’est depuis l’entrée en vigueur en 2021 de cet arrêté interministériel qui fixe les tarifs à 250 F CFA par passage, que l’incompréhension a grandi au sein des usagers. UNIFORMISATION – Du côté des autorités compétentes, on avance le souci d’uniformisation avec les dispositions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en la matière. Pour les usagers, c’est une mesure qui vise à renflouer les caisses du Fond d’entretien routier (FER-Mali) uniquement. En plus de la tarification, Karim Keïta dénonce le manque de courtoisie des agents sur place. «La dernière fois, a un agent qui s’est plaint de moi parce qu’il n’arrivait pas à déchiffrer les lettres de ma carte. Ensuite, il a fini par me crier dessus en me demandant de plastifier ma carte», raconte-t-il. Selon les statistiques de la direction générale du FER-Mali, les ressources générées par un poste sont estimées entre 15.000 et 1.800.000 Fcfa par jour, en moyenne. Cette manne financière, est destinée à la constitution du Fond d’entretien routier. Cependant, de l’avis de beaucoup d’usagers, l’impact de ce Fonds n’est pas visible sur les routes. C’est le constat de Chaka Diakité, vice-président du Syndicat national des transporteurs routiers urbains, interurbains et internationaux du Mali (SYNTRUI-Mali) et secrétaire chargé du district de Bamako. À titre d’illustration, il pointe du doigt le niveau de dégradation sans précédent de nos routes. «Si ce Fonds est réellement destiné à l’entretien du réseau routier, nous les transporteurs devrions être contents de payer cette taxe », regrette l’ancien routier. « Mais au regard de ce qui prévaut, aucun usager aujourd’hui n’est satisfait des résultats de la constitution de ce Fonds», soutient-il. Le syndicaliste rappelle que le montant à payer pour les camions est de 300 Fcfa par essieu. «Un essieu, c’est une paire de roues ou pneus. Donc, un camion qui a 6 essieux, vous multipliez 300 Fcfa par 6. Un camion peut avoir 8 essieux soit 16 roues ou pneus et même au-delà pour les camions remorques. Ce sont les essieux qui sont taxés par l’État parce qu’ils roulent sur les routes», explique-t-il. Il soutient qu’en plus des pièces administratives à jour et les frais des postes de péage, les chauffeurs sont contraints de payer des faux frais aux postes et sans reçu justificatif. « Pour ces faux frais, affirme-t-il, les véhicules sont souvent confisqués pendant 3 à 4 heures de temps.» À en croire de nombreux usagers, les postes de péage et de péage/pesage ne sont ni plus ni moins, qu’une source de revenu pour quelques individus. C’est-à-dire les agents qui y travaillent et leurs tutelles. Ils arguent que la gestion rudimentaire des paiements (des tickets imprimés avec ou sans sticker) peut prêter à toute sorte de détournement des fonds. « Il n’y a aucune fiabilité dans ces tickets qui peuvent être facilement falsifiés », selon un interlocuteur qui est chauffeur de transport public sur l’axe. « D’où la possibilité pour les agents de détenir des tickets parallèles », soupçonne-t-il. AUDITER LE FONDS – Bablen Traoré, enseignant et usager de la RN 5 enfonce le clou qualifiant cette gestion de « douteuse » et s’interrogeant sur l’audit de ces postes. « En plus de 10 ans d’existence, on n’a pas entendu une seule fois qu’il y a eu l’audit du FER-Mali », s’étonne l’instituteur. Selon lui, la population doit être informée

