Marché du sucre: Le besoin national évalué à 100.000 tonnes (officiel)

Bamako, 17 juil (AMAP) Il faut urgemment 100.000 tonnes de sucre pour circonscrire la pression qui se fait sentir, depuis quelques jours, sur le marché, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, au cours d’une réunion avec les opérateurs économiques vendredi dernier. L’examen de la situation actuelle sur l’approvisionnement du Mali en denrées de première nécessité a révélé quelques pressions sur un certain nombre de produits dont le sucre. «Les denrées de première nécessité concernent l’ensemble des populations du Mali, mais surtout les couches les plus défavorisées », a fait remarquer le ministre de l’Industrie et du Commerce, lors de cette réunion organisée par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), dans les locaux de son département. Il a réitéré la détermination du gouvernement, conformément aux instructions du chef de l’État, à prendre en charge les préoccupations concernant les produits alimentaires. «Nous devons inscrire nos actions dans un cadre de planification et d’anticipation pour que nous puissions prévoir et prévenir l’ensemble des crises, surtout en ce qui concerne l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité», a insisté Moussa Alassane Diallo. Une telle action « ne peut se faire que dans un partenariat dynamique entre les opérateurs économiques et le département de tutelle. » Le ministre a exprimé sa « disponibilité à collaborer avec les opérateurs économiques, à recevoir leurs propositions et suggestions et à les intégrer dans ses démarches. » Pour lui, il est important d’avoir « une vision partagée afin d’apporter les réponses les mieux appropriées aux problèmes qui se posent aux secteurs de l’industrie et du commerce. » L’approvisionnement du Mali en denrées alimentaires reste une préoccupation pour l’Etat, bien qu’il ait décidé de sortir du circuit de la commercialisation des produits de première nécessité. Depuis des années, la mission d’approvisionnement du pays en denrées est assurée par le secteur privé, faisant ainsi des opérateurs économiques des acteurs majeurs de l’économie. « Ils sont les premiers responsables du ravitaillement de la population. Lorsqu’il y a pénurie, c’est à eux qu’il faut demander, en premier lieu, des explications», a déclaré le ministre. « Le ministère en charge du Commerce est interpelé, en deuxième lieu, pour donner des explications parce que l’État a le devoir de répondre à l’ensemble des préoccupations de la population », a-t-il ajouté Moussa Alassane Diallo a, aussi, expliqué que l’État a le rôle et la responsabilité d’assurer la supervision, la régulation et le contrôle du marché à travers la DGCC. Il (l’Etat) « doit avoir une capacité d’anticipation par rapport à l’ensemble des situations pour éviter les pénuries qui interviennent sur nos marchés. » «Il faut que nous sortions de ces pénuries de denrées alimentaires dans notre pays. Il faut que nous parlions des reformes structurelles pour permettre, aujourd’hui, de devenir des grands champions d’entreprises, des capitaines d’industries et de monter des grands projets commerciaux pour l’émergence et la stabilité économique de notre pays», a-t-il plaidé. « À partir du mois de novembre, a annoncé le ministre Diallo, une autre concertation aura lieu pour préparer l’année 2024. » NK/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 : La Palme d’or à Ségou

Envoyés spéciaux Youssouf DOUMBIA Amadou SOW Photos : Oumar DIOP Mopti, 17 juil (AMAP) Après plusieurs jours de compétition, la Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 a pris fin dimanche au stade Baréma Bocoum, avec la 4è Région, Ségou (Centre), sur le haut du podium et qui a obtenu 100 points sur 200, suivi des nouvelles Régions de Bougouni (Sud) et Dioïla (Centre) qui en sont pourtant à leur première participation. La proclamation des résultats et la remise des prix, sous la présidence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres invités, ont été suivis de discours et de prestations d’artistes. Le jury présidé par Boubacar Belco Diallo comprenait Mme Niaré Fatoumata Kéita rapporteur, Massamou Wélé Diallo, Samba Niaré, Kora Dembélé, Karim Togola et Mohamed Jean Pierre Tita. Un prix spécial a été décerné à Mme Wallet Finda (72 ans), la participante la plus âgée de la Biennale. Elle est de la troupe de Ménaka (Nord). Le plus jeune participant, Moussa Maïga (13 mois) de la Région de San (Centre), a lui aussi reçu un prix spécial. Les recommandations des membres du jury portent sur l’institutionnalisation de la Biennale ; la règlementation des captures de son et images. Le jury a recommandé, aussi que le podium passe de 3 à 5 lauréats, que le nombre de jours soit augmenté, que la cérémonie d’ouverture soit mieux soignée et que le règlement intérieur soit relu. GENIE MALIEN – Dans son intervention, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce grand rendez-vous culturel dans la Venise malienne. Il s’est réjoui que pendant 10 jours et dix nuits, dans la communion totale, les jeunes du Mali ont affiché leur attachement à la nation malienne, à son unité dans la diversité. « Pendant ces jours, ces longues nuits vous avez, à travers plusieurs formes d’expressions culturelles, revivifié le génie collectif malien, démontrant de belle manière la profondeur et la densité de notre culture », a déclaré le ministre en charge de la Culture. « Vous avez, à travers chants et danses, pièces de théâtre, ballets à thème, fait vibrer le cœur tout le peuple malien. Vous avez démontré que le Mali est là, et qu’un autre Mali est possible. Le Mali de nos rêves, le Mali des Maliens, puissant et prospère, ancré dans son histoire et ses valeurs sociétales ancestrales, le Mali Kura !», a dit M. Guindo qui a particulièrement remercié la population de Mopti, les Forces de défense et de sécurité et les partenaires dont l’UNESCO « pour le travail abattu pour que cette Biennale puisse répondre aux attentes. » RENDREZ-VOUS À TOMBOUCTOU – En procédant à la clôture du rendez-vous de Mopti, le Premier ministre a lui, aussi, salué les jeunes du Mali pour avoir entendu l’appel au sursaut patriotique lancé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Vous avez répondu en liesse, vous êtes venus par milliers, de toutes les régions et contrées du pays. Vous avez vécu et fait vivre la culture malienne dans toute sa diversité. Pendant onze jours, dans la communion totale, vous avez prouvé votre attachement au Mali, à la diversité de sa culture, à ses valeurs d’unité, de diversité, de cohabitation pacifique, de tolérance, de pardon et de solidarité », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Il s’est dit satisfait de la forte mobilisation de tous les acteurs, plus particulièrement les populations de la ville de Mopti et les artistes, qui ont ainsi démontré leur attachement à la culture malienne. «Le contexte sécuritaire et le délai de préparation de cette édition n’ont donc pas entamé l’engouement des populations pour cette édition », s’est-il réjoui, ajoutant que cette édition a été « un cru exceptionnel tant la fête a été totale. » Le chef du gouvernement a salué le Burkina Faso et la République du Congo, deux pays frères, qui « nous ont fait l’honneur de leur amitié, par une présence remarquable à cette Biennale artistique et culturelle. » La prochaine Biennale artistique et culturelle aura lieu à Tombouctou en 2025. YD/AS (AMAP)                        

Bankass : Un atelier d’élaboration des plans de transition des programmes de Dialla, Samori et de Sourou du cluster de Dialla

Bankass, 14 juillet(AMAP) L’ONG World Vision a organisé un atelier d’élaboration des plans de transition des programmes de Dialla, Samori et de Sourou du cluster de Dialla, du 11 juillet au 13 juillet 2023, dans la salle de conférence de l’IFP de Bankass. C’était sous la présidence du 1er adjoint au préfet Médian Koné en présence du 1er vice-président du Conseil de Cercle, Kaleb Tessougué, le maire de la Commune de Bankass, Allaye Guindo et le manager des opérations André Yebedié. L’atelier a été organisé afin que la phase de transition des programmes de Dialla, Samori et de Sourou se concentre sur le renforcement du potentiel de durabilité en s’appuyant sur les atouts et capacités locaux identifiés par l’évaluation finale. L’atelier va permettre également de renforcer l’appropriation locale des résultats du bienêtre de l’enfant et transférer la responsabilité aux groupes communautaires, OCB et aux partenaires locaux. Ainsi, les 70 participants divisés en 3 groupes selon les programmes de Dialla, avaient comme mission d’identifier les priorités d’action, de planifier des actions détaillées et de déterminer la voie à suivre. Les travaux étaient dirigés par les agents de World Vision. Le maire de la Commune de Bankaass, Allaye Guindo a, dans son allocution salué l’ensemble des participants avant d’apprécier les réalisations faites par World Vision dans le Cercle de Bankass. Il a enfin, mis l’accent sur l’importance de l’atelier avant de solliciter de l’ONG des financements pour d’autres actions. Le 1er adjoint au préfet de Cercle, Médian Koné a, pour sa part, félicité les participants et remercié et félicité l’ONG World Vision pour toutes les actions menées dans le Cercle de Bankass. Il a souligné que World Vision est un partenaire privilégié de l’État. « Aujourd’hui, nous sommes là pour élaborer des plans de transition des programmes, c’est une très bonne chose car il faut apprendre quelqu’un a pêché au lieu de l’offrir chaque fois des poissons » a-t-il déclaré. Il a exhorté les participants de bien suivre les travaux de l’atelier avec intérêt pour être par la suite des relais avant de les inviter à restituer dans leur localité respective les conclusions de la rencontre. Le 1er vice-président du Conseil de Cercle, Kaleb Tessougué a félicité et remercié l’ONG World Vision pour ses multiples réalisations dans sa circonscription. Il a saisi l’occasion pour évoquer et apprécier les trois programmes basés sur le bienêtre des enfants. Il les trouve très intéressants avant de promettre que World Vision ne quittera pas, car il y aura d’autres financements. Le manager des opérations, André Yebedié a, pour ce qui le concerne, félicité les participants et les autorités du Cercle pour leur accompagnement qui n’a jamais fait défaut. Il a saisi l’occasion pour faire l’historique de l’arrivée de son organisation dans les trois localités citées. Il a, par ailleurs déclaré que cet atelier est un exercice qui permettra aux communautés de continuer les activités quand ils vont quitter la zone, car, selon lui, les interventions des ONG ont une fin. World Vision est une organisation humanitaire chrétienne qui intervient depuis plusieurs années dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement local, entre autres. Abdoul Kader Guindo, (AMAP, Bankass)

Séchage: Une solution pour consommer nos fruits et légumes en toutes saisons

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 14 juil (AMAP) Lundi, sous un soleil de plomb, des mangues à motié-mûres et pas trop fibreuses sont lavées, puis épluchées et coupées en tranches avant d’être étalées sur un grillage pour la mise à chaud dans un séchoir. Ensuite, ces succulentes tranches seront conditionnées dans des sachets en plastique pour la vente. C’est ainsi que procède le transformateur agronome, Raphael Djibril Coulibaly. Son entreprise dénommée «Sucré-Salé» fait également sécher la viande et la liane sauvage (Zaban). Elle transforme, aussi, en poudre des produits comme le gingembre, le citron, l’ail et la tomate. « On avait commencé avec la banane plantain, mais à cause de son irrégularité au Mali, on a été obligé d’arrêter parce que les clients se plaignaient de la qualité. C’est à partir de là qu’on a lancé un autre produit que tout le monde aime qui est la viande», explique-t-il. Le séchage est une méthode de conservation des aliments par déshydratation ou dessiccation. Il permet de ralentir la progression des bactéries, des levures et des moisissures en réduisant la quantité d’eau. Il existe un grand nombre de méthodes de séchage. Les plus courantes sont le séchage au soleil et le séchage à chaud. Le séchage permet de conserver les aliments de 6 à 12 mois dans de bonnes conditions, c’est-à-dire dans des sachets hermétiquement fermés qui évitent aux produits de réabsorber l’humidité atmosphérique. «Il faut emballer les aliments immédiatement après le séchage et vérifier, au bout de quelques semaines, qu’ils ne développent pas de moisissures. Si tel est le cas, cela signifierait que le séchage a été incomplet», fait savoir le jeune transformateur. Les produits de Raphael Djibril Coulibaly sont prisés au Mali pour leur qualité et leur prix. Il en exporte au-delà de nos frontières, vers notamment l’Europe où nos compatriotes en raffolent. Ceux-ci constituent d’ailleurs la majorité de sa clientèle. C’est une fierté pour l’entrepreneur dont les clients sont généralement des grossistes, promoteurs d’alimentations et de supermarchés. Les prix vont de 1 000 à 5 000 Fcfa par kilogramme. Selon son jeune patron, le vrai but de l’entreprise «Sucré-Salé» est de pouvoir conserver assez longtemps nos produits parce que chaque produit a une période spéciale. «A la fin de chaque période, soit vous avez le produit trop cher ou vous avez du problème à le conserver. Mon optique, c’est de pouvoir vraiment conserver le produit assez longtemps pour qu’il soit accessible à tout le monde et en tout temps», signale-t-il. Même séché, le produit garde 95% de ses valeurs nutritives. Raphael Djibril Coulibaly a perfectionné sa façon de faire, année après année. Aujourd’hui, à travers son canal de distribution de la viande, il peut vendre n’importe quel produit alimentaire. « J’ai une base de données de plus de 2 000 clients qui ont déjà apprécié mes produits», confie le jeune agronome. Assan Diarra, après avoir acheté 10 sachets de Zaban pour sa famille, témoigne : «J’aime bien le Zaban séché de Raphael, parce qu’il y a deux parfums. Le goût naturel pour lui donner la saveur qu’on souhaite. Et il y a une autre flaveur qui est infusée avec du miel, du gingembre et de la cannelle». La cliente affirme que le produit reste longtemts avant de périr. Amadou Traoré, un autre entrepreneur, évolue exclusivement dans le domaine de la transformation du poulet. Les poulets sont d’abord nettoyés et coupés par morceaux après la marinade. Il les laisse cuire un peu, avant de les étaler sous le soleil pendant une journée. Comme quoi, il faut beaucoup de soleil pour réussir le séchage. Agent commercial de profession, Amadou Traoré a appris ce métier grâce à une tante qui le faisait à la maison. Après l’avoir gouté, il a décidé de se lancer dans la commercialisation du poulet séché. Et ça marche ! « Je fais de l’aviculture à la maison. Mais souvent, mes productions finissent et je contacte un autre producteur», déclare-t-il. DIFFÉRENTS GRAMMES – Ses clients achètent généralement en gros tels que certaines pâtisseries, boutiques et quelques supermarchés. Un sachet de poulet séché coûte entre 1 000 et .000 Fcfa, selon la taille. Si autant de clients lui font confiance, c’est parce que Amadou est strict en matière de respect des règles d’hygiène. «Lors du séchage, surtout pour des produits destinés à la vente, il est très important de maintenir les aliments aussi propres que possible. Ceux qui travaillent doivent se laver les mains soigneusement et tout l’équipement doit être nettoyé correctement», conseille-t-il. Et d’insister : Les mouches doivent être écartées tout au long du processus. Seydou Djiguiba sèche la mangue, l’ananas, la viande, le coco, la pomme de terre et la banane plantain. Au passage de notre équipe, il mettait, les mains gantées, des produits séchés dans des sachets sur lesquels on peut voir des photos et son contact. Ces produits ainsi conditionnés peuvent être conservés pendant au minimum deux ans. «Nous les séchons au four et sous le soleil. Nos produits sont achetés et peuvent être consommés aussi bien par les adultes que les adolescents», détaille l’entrepreneur, tout en continuant à remplir les sachets qui seront vendus à partir de 500 Fcfa. «Les grammes diffèrent selon les produits. Les grammes de la viande ne sont pas égaux aux grammes de la mangue. Nous les vendons en physique et sur internet mais, majoritairement, sur les réseaux sociaux et ils sont très appréciés par les clients», martèle-t-il. Dans le domaine de la transformation, plusieurs dames s’imposent. Parmi elles, il y a Aïssatou Camara, promotrice d’une marque. Son unité de séchage produit divers aliments comme la spiruline, la farine infantile, la mangue et les épices qui sont destinés à une clientèle spécifique : Les enfants malnutris, les personnes âgées et les femmes en état de grossesse. Les prix vont de 1 000 à 25 000 Fcfa. Comptable de formation, nous avons trouvé cette mère de famille en train de trier et laver des produits enfin de les mettre dans le séchoir. « Depuis 2018, je suis dans la transformation

La nouvelle équipe gouvernementale s’approprie ses devoirs et obligations

Bamako, 14 juil (AMAP) Le gouvernement du Mali, issu du remaniement ministériel du 1er juillet dernier, s’approprie les règles, les procédures et les principes du travail gouvernemental à l’occasion d’un séminaire organisé, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako par la Primature, a constaté l’AMAP. Le séminaire, qui a porté sur l’organisation et le fonctionnement des secrétariats généraux de départements et des cabinets ministériels, le Programme d’action du gouvernement, a consisté à rappeler les devoirs et obligations de la fonction ministérielle dont le sens originel est de servir. En plus des ministres, des secrétaires généraux et des chefs de cabinet des différents départements, des membres du cabinet de la Primature ont pris part à cette séance d’échanges présidée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les experts du secrétariat général du gouvernement et de la Primature ont entretenu les participants sur la conduite du travail gouvernemental. Avant l’entame des présentations, le secrétaire général du gouvernement, Mahamadou Dagno, a dévoilé les enjeux et objectifs du séminaire. Ensuite, le conseiller technique au Secrétariat général du gouvernement, Fousseyni Coulibaly, a exposé les règles, procédures et principes du travail gouvernemental. Quant au directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, Mahamadoune Touré, il a expliqué l’action gouvernementale et le Programme d’action du gouvernement. Enfin, le troisième thème relatif à l’organisation et au fonctionnement des secrétariats généraux de départements et des cabinets ministériels a été présenté par le conseiller technique au Secrétariat général du gouvernement, Moussa Tamoura. Toutes ces présentations ont été suivies d’échanges. ESPRIT D’ÉQUIPE – A l’ouverture des travaux, le chef du gouvernement est revenu sur les orientations qu’il avait données à l’occasion du premier Conseil de cabinet du 4 juillet dernier. Selon ces orientations, le gouvernement sera jugé, à l’arrivée, aux actes sur la base des résultats. Il le sera, également, « au quotidien dans sa loyauté vis-à-vis de notre pays, de la chose publique ainsi que sa capacité à impacter positivement la vie quotidienne des citoyens à l’aune des besoins et des attentes du peuple », a rappelé Dr Choguel Kokalla Maïga. S’adressant aux membres du gouvernement, anciens comme nouveaux, le Premier ministre s’est dit persuadé qu’ils tireront « tous un bénéfice certain du séminaire gouvernemental qui a pour vocation le rappel des règles et principes de fonctionnement de la haute administration. » Selon le M. Maiga, ce séminaire est, également, le lieu de renforcement de la cohésion et de la solidarité où se forge l’esprit d‘équipe. « Vous devez travailler ensemble, car toute réussite dans un département est une victoire collective. A l’inverse, toute action inachevée mettra en mal l’atteinte des objectifs communs », a-t-il prévenu. « C’est pourquoi, a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga, vous êtes invités à mutualiser les efforts et à regarder dans la même direction. » Raison de plus pour les ministres de s’approprier, de façon pérenne, les trois principes qui guident l’action publique au Mali que le président de la Transition a édictés. A savoir, « le respect de la souveraineté de notre pays, le respect des choix et partenariats stratégiques opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux des populations dans toutes les décisions prises. » C’est conformément à ces principes directeurs que l’accent sera mis sur, entre autres, la politique définie appelée les « trois D » (Défense, Diplomatie et Développement). Il s’agit. Autrement, de défendre le Mali et, « parallèlement, avec une diplomatie qui accompagne tout ce qui se fait en matière de défense et de développement. » OD/MD (AMAP)

Flambée du prix de la farine : L’inquiétude des boulangers et des pâtissiers maliens

Bamako, 13 juil (AMAP) Les boulangers et pâtissiers maliens ont exprimé, mercredi, à Bamako, leurs inquiétudes au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, face à la hausse du prix de la farine de blé. Le secrétaire général de la Fédération des boulangers et pâtissiers, Ahmed Dembélé, au sortir d’une audience accordée par le chef du gouvernement à une délégation de la profession, et en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a confié que les échanges ont porté sur les difficultés auxquelles la corporation est confrontée. Il a cité, en exemple, l’augmentation du prix de la farine qui est intervenue depuis deux ans avec l’apparition du Covid-19. « La situation a été aggravée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine. De 16 000 Fcfa, on est arrivé jusqu’à 27 500 Fcfa pour un sac de farine », a-t-il déploré. Concernant le blé, Ahmed Dembélé dira que son prix a baissé de plus de 40 à 50%. Et d’ajouter que dans les bourses, le prix est de 300, 280 et 220 Fcfa le kilogramme. «Or, le jour où on avait fixé le prix du sac à 25 000 Fcfa, le kilogramme du blé était à 430 Fcfa. Jusqu’à présent il n’y a pas de diminution notable du prix sur le marché», a-t-il révélé. Le chef de la délégation des professionnels de la farine a indiqué vouloir proposer la diminution du prix de la farine. de commun accord avec les acteurs concernés. «Il faut discuter ensemble pour voir comment trouver une solution», a insisté Ahmed Dembélé qui a signalé que son groupement poursuivra les discussions avec le ministre de l’Industrie et du Commerce. SS/MD (AMAP)      

Retrait de la MINUSMA : Le plan des opérations en cours d’élaboration

Bamako, 13 juil (AMAP) Le comité conjoint gouvernement du Mali-Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour la mise en œuvre de la résolution 2690, qui met fin à la mission onusienne, s’est réuni, mardi, sur le plan de retrait. «Nos équipes se sont mises au travail. Dans ce cadre, nous avons mis en place, coté gouvernement, des groupes de travail chargés de voir l’ensemble des éléments nécessaires pour matérialiser ce retrait », a expliqué le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop. Selon M. Diop, il y a aussi des groupes de travail conjoints avec la MINUSMA. Et ces groupes ont commencé à examiner l’ensemble des dimensions aussi bien sur le plan civil que militaire. Le chef de la diplomatie malienne a expliqué que l’objet essentiel de la réunion de mardi était d’échanger sur les éléments, activités et tâches nécessaires par rapport à un plan de retrait. «La MINUSMA nous a fait une présentation. Nous sommes en phase par rapport à la méthodologie et à l’ensemble des éléments dont nous avons besoin pour pouvoir exécuter ces opérations de retrait», s’est réjoui le ministre Diop, avant de préciser que le gouvernement a souhaité avoir un peu plus d’informations détaillées. Cela, afin de pouvoir, dans les plus brefs délais, adopter conjointement ce plan de retrait et entrer dans la phase active de mise en œuvre. Pour Abdoulaye Diop, la mobilisation de plus d’une dizaine de ministres prouve l’importance que le gouvernement accorde à cette tâche. Mais également, sa grande coopération et sa disponibilité pour un retrait de façon coordonnée, ordonnée et sécurisée. Afin de mettre en œuvre la résolution sur le retrait de la Mission onusienne, un comité ministériel composé d’une dizaine de ministres a été mis en place. C’est ce comité qui s’est réuni, mardi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Abdoulaye Diop, a fait savoir que depuis l’adoption de la résolution consacrant le retrait de la MINUSMA, il a eu beaucoup de consultations avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Mali, El-Ghassim Wane. DIMENSIONS SOCIALES – Abdoulaye Diop a souligné que le gouvernement est conscient de la nécessité de prendre en charge la dimension socio-économique de ce retrait. « A cet effet, a-t-il dit, un groupe de travail particulier a été mis en place pour gérer l’atténuation des effets socio-économiques de ce retrait. » « Des premiers éléments ont déjà été dégagés pour faire en sorte que l’impact de ce retrait soit réduit au minimum sur les communautés des localités et les individus qui pourraient être affectés par cette situation », a expliqué le ministre Diop, qui a dit sortir satisfait de l’échange avec l’équipe de la MINUSMA. Pour sa part, le chef de la Mission onusienne au Mali, El-Ghassim Wane, a assuré que le délai de six mois prévu pour le retrait sera respecté. Le chef de la MINUSMA s’est réjoui « du très bon déroulement de cette réunion » qui s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement malien et de toute la direction de la Mission. Selon El-Ghassim Wane, « c’est un signe fort de la volonté des deux parties de travailler ensemble dans un bon esprit pour des opérations de retrait dans les délais de façon sécurisée, ordonnée et coordonnée. » D’après lui, cette rencontre a marqué une étape importante et fait suite à d’autres réunions avec le ministre Diop et avec des experts qui ont permis de poser les jalons. Pour le chef de la MINUSMA, la réunion de mardi a permis d’avancer et «nous allons maintenant essayer de donner d’autres détails supplémentaires pour permettre au plan de retrait d’entrer dans la phase active de mise en œuvre». «Je me réjouis du bon esprit de la réunion et l’assurance que nous avons reçue, à nouveau, du gouvernement qu’il apportera tout le soutien nécessaire pour exécuter ce retrait dans de bonnes conditions», a indiqué le chef de la MINUSMA. Il a rappelé que ce plan s’étale jusqu’au 31 décembre et qu’il ne reste que cinq mois et demi pour le mener à bien. El-Ghassim Wane a indiqué que les autres détails de l’opération sont en cours d’élaboration et que l’objectif reste le même : respecter le délai de six mois. DD/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 12 juillet 2023

Bamako, 13 juil (AMAP) Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 12 juillet 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de décret ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Economie et des Finances, de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°2566 du District de Bamako pour la construction de certains services de la Direction Générale des Impôts. La parcelle de terrain, objet du titre foncier n°2566, d’une superficie de 39 ares 99 centiares, objet de la présente affectation, est destinée à la construction des bureaux de certains services de la Direction Générale des Impôts. La réalisation des travaux permettra de doter les services concernés de bureaux mieux sécurisés et adaptés à leurs missions, d’améliorer les conditions de travail du personnel, l’accessibilité aux services des impôts et la prise en charge des contribuables. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES Chargé d’Enquête à la Cellule nationale de Traitement des Informations financières : Monsieur Mahamet DOUCARA, Inspecteur des Douanes. Chargé des Questions financières à la Cellule nationale de Traitement des Informations financières : Monsieur Yaya TRAORE, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres des performances de l’équipe nationale U 23 de football à la Coupe d’Afrique des Nations de sa catégorie au Maroc. La Coupe d’Afrique des Nations U 23 a été initiée en 2011 par la Confédération Africaine de Football. Elle est organisée tous les quatre (04) ans et est qualificative aux Jeux Olympiques pour les trois (03) premières sélections nationales. A l’issue de cette édition, le Mali s’est classé 3ème en obtenant la médaille de Bronze, synonyme de qualification aux Jeux Olympiques, Paris 2024. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a adressé ses vives félicitations aux joueurs et à l’encadrement pour cet exploit qui honore le Mali et suscite la fierté de toute la nation résolument engagée dans la promotion de la souveraineté retrouvée et le rayonnement international du Mali. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une stagnation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Les groupes terroristes ne se privent pas  d’enrôler des enfants soldats 

Par Souleymane Sidibé Bamako, 12 juil (AMAP) Ils sont enrôlés, très souvent, de force pour grossir les rangs des organisations criminelles opérant au Mali comme la Katiba Macina d’Amadoun Koufa, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Ghali et l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS). Des dizaines de milliers d’enfants sont utilisés comme soldats dans le monde. Nombre d’entre eux sont enlevés et victimes de violences s’ils résistent. Dans son rapport trimestriel en date du 30 mars dernier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dit avoir constaté le recrutement et l’utilisation des 135 enfants contre 68 pendant la période précédente dans notre pays. Le samedi 22 avril dernier, au cours d’une attaque terroriste complexe à Sévaré (Région de Mopti, dans le Centre du Mali), le chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra a révélé que parmi les terroristes neutralisés, il y avait des enfants soldats de 10 à 16 ans. De même le lundi 24 avril, la hiérarchie militaire a fait remarquer, par le biais d’un communiqué, l’emploi par les terroristes d’enfants soldats dans les combats. Sur la question, Dr Bouréma Kansaye, ancien recteur de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), coordinateur du Laboratoire de droit privé et de science criminelle et, récemment, nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, estime que cette récente implication des enfants dans les actes terroristes révèle le caractère inhumain des groupes terroristes. «Acculés par les actions offensives des Forces armées maliennes (FAMa), ils ont de plus en plus de difficultés à recruter des combattants. Les enfants sont souvent enrôlés de force», a dit l’universitaire. Pour le Dr Aly Tounkara, maitre de conférences à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako et expert défense et sécurité au Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S), les enfants soldats pourraient être appelés comme des nouveaux acteurs dans les conflits liés au terrorisme. « Mais à l’analyse, dira-t-il, le phénomène n’est pas du tout nouveau. » Selon Dr Tounkara, ces enfants ont toujours été des acteurs importants pour grossir les rangs de la Katiba d’Amadoun Koufa. «On sait que pour le cas du Centre du Mali, en particulier la Région de Mopti, les hommes d’Amadoun Koufa avaient déjà enrôlé un nombre extrêmement important d’enfants de la rue, en conflit avec la loi et issus des écoles confessionnelles notamment coraniques dans les années 2014-2015 avec l’intensité des combats contre les groupes radicaux violents », explique Aly Tounkara. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dans sa note trimestrielle sur les tendances des violations et atteintes aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire, allant du 1er octobre au 31 décembre 2022, évoque également l’exigence imposée aux populations par le Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (JNIM), notamment dans la Région de Gao (Nord). « Le 10 décembre 2022, indique la Mission, des combattants de ce groupe terroriste ont tenu une série de réunions avec plusieurs chefs de village dans le Cercle de Bourem (Région de Gao), exigeant le paiement de deux millions de Fcfa ou la remise de cinq combattants par village. » Pour financer et renforcer leurs opérations dans la région et contribuer à « l’effort de guerre contre l’état islamique dans le Grand Sahara (EIGS)». Le recrutement et l’utilisation d’enfants âgés de moins de 15 ans comme soldats sont interdits par le Droit international humanitaire, le droit conventionnel et coutumier et sont définis comme des crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). Selon Dr Bouréma Kansaye, l’enfant est un être innocent et vulnérable. « Son enrôlement dans l’Armée ou dans les groupes armés est prohibé par les textes nationaux et internationaux », a-t-il prévenu. CRIMES DE GUERRE – Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, regrette que ces groupes échappent malheureusement à toutes activités de formation et de sensibilisation sur le respect des règles de Droit international humanitaire. Et de signaler que « tous ces instruments juridiques considèrent l’enrôlement et l’utilisation systématique d’enfants dans les hostilités comme des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. » Le président de la CNDH condamne ces crimes abominables, ces abus graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Il exhorte les autorités à rechercher, identifier, traduire en justice les commanditaires, auteurs et complices de ces crimes. Aguibou Bouaré a expliqué que « cette nouvelle tendance résulte de la situation de grande vulnérabilité des enfants dans les zones de conflit, en raison des écoles fermées depuis plusieurs années, de l’effondrement des économies locales, donc du manque de perspectives d’avenir. » « Dans ces conditions, les enfants deviennent de plus en plus des proies faciles, en matière de recrutement par les Groupes armés terroristes », a fait remarquer le président de la CNDH. Abondant dans le même sens, le Comité international de la Croix Rouge (CICR), dans son rapport publié le 29 octobre 2010, souligne la vulnérabilité des enfants en période de conflit armé. Selon cette organisation humanitaire, « malgré la protection prévue par le droit, des enfants continuent d’être recrutés par les forces armées ou des groupes armés terroristes. » À ce propos, Dr Bouréma Kansaye note que dans la Région de Mopti (Centre), des milliers d’enfants ne vont plus à l’école depuis des années du fait de la fermeture forcée des écoles par les extrémistes. «Les enfants ainsi désœuvrés sont plus vulnérables au lavage de cerveaux, à l’endoctrinement et à la radicalisation», indique-t-il. Pour Dr Aly Tounkara, ces jeunes adolescents ont été laissés-pour-compte par beaucoup de marabouts dans la Région de Mopti. Selon lui, ces enfants viennent majoritairement du Mali, du Niger et du Burkina Faso très souvent dans le but d’apprendre le Coran. «Malheureusement, le fait qu’ils soient parfois très nombreux sous la conduite d’un seul maître coranique, beaucoup d’entre eux échappent à toutes formes de contrôle social», déplore l’expert défense et sécurité au CE3S. Il précise que cette situation fait que les enfants sont toujours des proies faciles pour les GAT. Face à cette tendance, l’état-major général des Armées

Lutte contre le terrorisme : La DIRPA fait le point des opérations

Bamako, 12 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené plusieurs opérations aéroterrestres qui ont permis la neutralisation de 51 terroristes et 55 suspects interpelés, à travers la destruction de cinq bases ennemis, a annoncé, mardi, le chef de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel Souleymane Dembélé. Au cours de la conférence de presse mensuelle de la DIRPA, dans les locaux de la structure, en présence d’autres responsables, le colonel Dembélé, a ajouté que l’Armée malienne, sur la base de renseignements, a, également, « détruit huit Engins explosifs improvisés (EEI) et récupéré plusieurs armes et minutions dont 21 AK47, 2 PKM et cinq fusils de chasses, ainsi qu’une importante quantité de matériels roulants dont deux véhicules pick-up. » Au cours de ces opérations, les FAMa déplorent six morts et deux blessés dont les vies sont hors de danger. Ces résultats ont été enregistrés à la suite « de 14 opérations aéroportées, 27 missions de reconnaissance offensives, 15 frappes aériennes avec l’implication des drones et des avions albatros de l’armée de l’air. » Ces missions offensives ont été essentiellement menées dans les secteurs de Sevaré Macina, Nara, et Bafo, Gao, Bandiagara, Boni (Centre), et Ménaka, Ansongo 9Nord), et sur la zone du sud-ouest, vers la Boucle du baoulé où les terroristes font le mouvement. Durant la période concernée, « la troisième dimension qui constitue le vecteur aérien a été plus active que jamais avec 174 vols appui-feu, 89 vols de reconnaissance et 16 vols d’évacuation sanitaires. Dans son exposé, le conférencier a largement expliqué les contours des opérations militaires sur le terrain avant de rappeler les activités majeures menées au niveau du département en charge de la Défense et de l’état-major général des armées courant le mois de juin. Selon colonel Dembélé, la situation sécuritaire du mois écoulé « a été relativement calme avec moins d’attaques contre les Forces de défense et de sécurité par rapport au mois de mai. » Le patron de la DIRPA a souligné que bien qu’affaiblis par la pression des FAMa, « les GAT possèdent encore des capacités de nuisance leur permettant de mener des actions de harcèlement sur les cibles molles (postes et contrôle), pose d’EEI et le sabotage des réseaux GSM. » Les FAMa poursuivent leurs opérations « de façon autonome » et mènent également « des actions conjointes avec certaines forces notamment de l’armée burkinabé à travers l’opération Kapidougou qui a débuté en janvier dernier. » Répondant à la question d’un confrère sur la capacité de l’Armée à combler le «vide sécuritaire» laissé par le retrait de la Mission multidimensu9nnelle integrée des Nations ions unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le colonel Souleymane Dembélé a rassuré ses compatriotes. « Personne ne viendra faire cette guerre à la place des FAMa. Bien avant la Force onusienne, d’autres partenaires militaires se sont retirés sans que le ciel ne tombe sur la tête des Maliens», a-t-il répondu. Il a ajouté que le Mali, à travers son Armée, « fera résolument face à son destin pour gagner cette guerre asymétrique». À ce propos, il a invité la presse à diffuser des messages d’assurance à l’endroit de la population. Le colonel Dembélé a donné le message du Chef d’état-major général des armées (CEMGA) qui a invité les FAMa « à accompagner l’opération de retrait de la MINUSMA. » Et, « de ne poser, en aucun moment, des actes ou tenir des propos désobligeants vis-à-vis de la Mission et ses personnels. » En outre, le CEMGA a exhorté les groupes armés signataires de l’accord de paix à se joindre à ce processus de retrait de la Mission onusienne, «à faire preuve de clairvoyance et de responsabilité, en vue du retour définitif de la paix et de la pacification de la zone ». Enfin, l’officier supérieur a appelé les populations à soutenir et à collaborer avec les FAMa. Au cours du mois dernier,  les FAMa ont multiplié « les opérations dynamiques sur l’ensemble des zones d’opérations et le Sud du pays, dues au début de la campagne agricole, à la sécurisation des activités ferroviaires avec la reprise du train voyageur, du scrutin référendaire et la sécurisation de la biennale artistique et culturelle en cours à Mopti. » AT/MD (AMAP)