Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 1er février 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er février 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à une nomination ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées. La Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a été créée par l’Ordonnance n°06-023/P-RM du 19 septembre 2006 avec pour mission de pourvoir aux besoins des armées et services en matériels techniques, armements, munitions, hydrocarbures et transport. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-390/P-RM du 27 juillet 2009. La Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a connu des évolutions majeures grâce à la mise en application de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire 2015-2019. Cependant, elle est confrontée, dans son fonctionnement, à des insuffisances liées notamment à l’absence d’école de soutien logistique, de régiments et de centre de coordination des opérations logistiques qu’il convient de corriger pour faire face aux défis sécuritaires et aux diverses menaces du moment. L’adoption des présents projets de texte permettra une réadaptation de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées au contexte actuel, en vue de mieux répondre aux défis sécuritaires et d’exécuter de manière efficiente ses missions de soutien logistique. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale des Droits de l’Homme. Le Mali s’est doté d’une Politique nationale des Droits de l’Homme, approuvée par le Décret n°2016- 0924/P-RM du 06 décembre 2016. Ce document de politique nationale constitue le cadre de référence des actions à mener par les intervenants étatiques et non étatiques dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du titre 1er de la Constitution du 25 février 1992 intitulé « droits et devoirs de la personne humaine » et des Chartes, Conventions et pactes régionaux et internationaux relatifs aux Droits de l’Homme ratifiés par le Mali. Au plan institutionnel, il existe une pluralité d’acteurs intervenant dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme au Mali. Malgré la diversité des intervenants dans le domaine des Droits de l’Homme, il n’existe pas encore un service central chargé d’exécuter les missions de l’État en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. Les projets de texte adoptés créent la Direction nationale des droits de l’Homme afin de pallier cette insuffisance institutionnelle. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création et au cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports. La Direction générale des transports a été créée par l’Ordonnance n°2022-0087/PT-RM du 11 mars 2022 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0142/PT-RM du 11 mars 2022 qui prévoit la création des services régionaux et subrégionaux des transports chargés de traduire sous forme de programmes et projets les politiques et stratégies nationales en matière de transports au niveau du District de Bamako et aux niveaux régional et subrégional. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils consacrent la création desdits services en vue de prendre en compte les mutations enregistrées dans le secteur des transports. Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction Générale des Eaux et Forêts. La Direction nationale des Eaux et Forêts a été créée par la Loi n°09-028 du 27 juillet 2009 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de conservation des eaux et des sols, de lutte contre la désertification, la gestion durable des Forêts, des zones humides, de la faune sauvage et de son habitat, de préservation de la diversité biologique des espèces de faune et de flore sauvages, de promotion et de valorisation des produits de la forêt et de la faune sauvage et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. L’audit des missions et l’audit organisationnel des services centraux et déconcentrés du secteur du Développement Rural/Environnement réalisé par le Programme de Développement institutionnel ont révélé des insuffisances liées, notamment à la discordance entre les dispositions des textes de création et d’organisation de la Direction nationale de la Conservation et ses services régionaux et subrégionaux. L’envergure de la lutte contre le changement climatique, la désertification et l’exploitation anarchique des ressources forestières et fauniques exige le renforcement et l’adaptation du cadre institutionnel existant par la création de structures d’encadrement plus flexibles et efficaces. Les présents projets de texte sont adoptés en vue de corriger les insuffisances et d’ériger la Direction nationale des Eaux et Forêts en Direction Générale pour prendre en compte son aspect transversal. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Washington DC : Colonel Major Lassana DOUMBIA. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres

Moussa Faki Mahamat s’est dit « rassuré » par ses entretiens, à Bamako, avec les autorités maliennes

Bamako, 1er fev (AMAP) «Je repars rassuré par ce que j’ai entendu auprès de tous les responsables de la transition », a déclaré, mardi, à Bamako, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahama, au terme d’une audience avec le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goïta. «Je repars rassuré par ce que j’ai entendu auprès de tous les responsables de la Transition, en particulier le président de la Transition», a confié l’hôte de marque. « Nous sommes venus faire le point avec les autorités de la Transition sur les étapes franchies et nous sommes heureux de constater que des progrès réels ont été accomplis par la Transition malienne», s’est félicité le président de la Commission de l’UA, en fin de séjour au Mali. Il a, cependant, nuancé en faisant remarquer qu’ « il reste beaucoup à faire. » Moussa Faki Mahamat a fortement encouragé les autorités à redoubler d’efforts pour que les engagements pris soient pleinement tenus. «Nous avons plaidé en faveur davantage d’ouvertures à tous les acteurs politiques et de la société civile dans une logique forte de rejet de toute exclusion politique ou sociale», a-t-il dit, réaffirmant le soutien de l’organisation continentale pour le succès de la Transition mais, aussi, son désir ardent de voir la solidarité africaine s’exprimer en faveur du Mali. Le président de la Commission de l’UA a, aussi, lancé un appel à l’intensification des efforts pour la revitalisation de l’Accord pour paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, de façon consensuelle. Moussa Faki Mahamat a, également, invité à la mobilisation des ressources techniques et financières pour soutenir le processus électoral, ainsi qu’à l’approfondissement du consensus politique autour des questions majeures au centre des préoccupations des forces politiques et sociales. Il a ensuite réaffirmé la volonté de son organisation, en étroite coordination avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les Nations unies, d’apporter les concours en sa portée pour la stabilité du Mali. Idem pour le succès d’une transition consensuelle et apaisée. Moussa Faki Mahamat a rappelé l’extrême importance que l’organisation continentale accorde au Mali, membre fondateur de l’UA et, surtout, « à son glorieux et vaillant peuple à l’histoire millénaire. » Il a été reçu, au palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. La visite du président de la Commission de l’UA s’inscrit dans le cadre des consultations périodiques entre l’organisation continentale et le Mali. Lundi dernier, le président de la Commission de l’UA a eu une séance de travail avec le ministre en charge des Affaires étrangères. Au cours des échanges, les deux personnalités ont évoqué le processus de Transition dans notre pays, la situation sécuritaire et le processus de paix. Moussa Faki Mahamat a, aussi, été reçu par le président du Conseil national de Transition 9CNT), Malick Diaw, et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Au cours des échanges, le chef du gouvernement malien a souligné que la résolution durable de la crise qui affecte le Mali, depuis plusieurs années, « nécessite un changement de paradigmes. » « C’est pourquoi, a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga, la Transition dans notre pays ne saurait se résumer à une question d’élection et d’alternance au sommet de l’État. » Par ailleurs, le Premier ministre a appelé l’UA à soutenir «nos efforts en cours, à les consolider, à les amplifier à travers un soutien franc et robuste aux plans politique, technique et financier». BD/MD (AMAP            

Le Premier ministre burkinabè à Bamako pour raffermir les liens entre le Burkina Faso et le Mali

Bamako, 1er fév (AMAP) Le Premier ministre du Burkina Faso, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est arrivé à Bamako, mardi, en fin d’après-midi, pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures, a constaté l’AMAP sur place. À sa décente d’avion, le chef du gouvernement Burkinabé a été accueilli par son homologue malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou de Bamako. Porteur d’un message du président de la Transition Burkinabé, le Capitaine Ibrahim Traoré à son homologue du Mali, le colonel Assimi Goïta. Le Premier ministre, burkinabè devrait rencontrer les plus hautes autorités maliennes durant son séjour. « J’ai quitté chez moi, je suis venu chez moi », a brièvement déclaré le chef du gouvernement a son arrivée dans la capitale malienne. Cette visite de travail se tient dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso. Le déplacement du Premier ministre du Burkina Fasio s’inscrit, également, dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue entre les deux pays qui font face à une guerre asymétrique contre des groupes terroriste et extrémistes. « La rencontre traduit la volonté et la détermination de deux pays voisins et frères à imprimer une nouvelle dynamique à leur coopération riche et multiforme. », a indique une source officielle. Le président de la Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réservé sa première visite officielle au Mali, juste quelques mois après sa prise du pouvoir. Le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta avaiet échangé sur la mutualisation des forces et des intelligences des armées burkinabè et malienne afin de lutter efficacement contre le terrorisme. AT/MD (AMAP)

Koulikoro : Lancement du projet « promotion et protection des droits de l’enfant au Mali »

Koulikoro 26 janvier 2023 (AMAP) La salle de réunion du conseil régional de Koulikoro a abrité récemment la cérémonie officielle de lancement du projet « promotion et protection des droits de l’enfant au Mali » (PPDEM) dans le cercle de Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie qui a été présidée l’adjoint du préfet de Cercle, Souleymane Coulibaly s’est déroulée en présence du président du Conseil régional, du directeur exécutif de de l’association malienne pour la promotion du sahel (AMAPROS), du représentant de DIAKONIA. D’une durée de 24 mois, le budget du projet s’élève à 243 995 000 FCFA  et couvre 25 villages des cercles de koulikoro et de Niono. Il est financé par Music Aid à travers l’ONG Suédoise Diakonia et sa mise en œuvre est assurée par l’association malienne pour la promotion du sahel, (AMAPROS). Ce projet qui s’étend de juillet 2022 à juin 2024 vise à contribuer au bien-être de 2000 enfants (dont 50% de filles) âgées de 07 à 15 ans par leur insertion socio – éducative et professionnelle. Dans cette perspective ses interventions se situent dans 3 communes du cercle de Koulikoro, à savoir Koulikoro, Méguetan  et Doumba. Selon le premier adjoint au préfet  de cercle, Souleymane Coulibaly, la région de Koulikoro en générale et le cercle de Koulikoro en particulier de part sa caractéristique à  vocation agro –sylvo- pastoral, se trouve aujourd’hui  être  un terreau de violation  des droits  des enfants par excellence. En effet,  bon nombre d’enfants font l’objet  de toutes formes  d’abus  et d’exploitation en tout genre notamment celle de leur force de travail  dans plusieurs  secteurs  d’activités. « Les conséquences de cette situation sont connues, parmi lesquels, la déperdition scolaire, l’abandon scolaire, le mariage précoce, le risque de recrutement  par les groupes armés, l’extrémisme violent. A cet état de fait se greffent l’insuffisance, la vétusté, l’éloignement des infrastructures  socio – éducatives entrainant  du coup la faiblesse  du taux  d’achèvement au niveau du fondamental », a constaté Monsieur Coulibaly. Ce nouveau projet de promotion et de protection  des droits de l’enfant  au Mali(PPDEM) vient non seulement renforcer les actions déjà entreprises  par l’ONG AMAPROS dans le cadre  du développement en général et de la promotion  des droits  de l’enfant en particulier au niveau du cercle de koulikoro. Mais aussi magnifier l’engagement de DIAKONIA à accompagner le Mali vers un développement durable  « ce  projet cadre avec l’engagement du Mali en matière de protection de droit de l’homme en général et ceux des enfants en particulier ».S ‘est réjouie le représentant  de DIAKONIA Noufou Sanogo. Le directeur exécutif de l’AMAPROS, Salikou Ouattara a, quant à lui, fait le bilan  des activités de son ONG dans le cercle de Koulikoro de 1995 à 2023 .Du programme de développement  des écoles communautaires financé par l’USAID  aux questions  de droits humains financées par DIAKONIA. Tous ces programmes ont comme toile  de fond la défense  et la promotion  des droits de l’enfant .A –t-il conclu. « La mise en œuvre du projet PPDEM permettra non seulement de consolider les acquis  des précédents projets  et programmes exécutés par AMAPROS mais aussi  d’étendre l’action à l’effet de donner la chance à d’autres enfants qui n’ont pas été jusque là bénéficiaires directs  des différents projets », a assuré M. Ouattara. Ont participé à cette cérémonie de lancement les sous préfets et les maires  des communes concernées, des chefs de services techniques, les autorités scolaires.  AM/KM (AMAP)

Festival Ogobagna : Sous le signe de la résilience des communautés

Bamako, 26 janv (AMAP) La 8è édition du Festival Ogobagna sous le thème : «Les cultures locales à l’épreuve de la mondialisation : les formes de résilience des communautés» a démarré, lundi, à Bamako pour un rendez-vous culturel qui est, aussi, un espace d’expressions, de communication orale, de formation pour les jeunes, les professionnels et les enseignants-chercheurs. Initié par l’Association Ginna Dogon, le festival inscrit ses activités dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés maliennes et se propose d’ouvrir un débat sur cette question qui revêt une importance capitale pour la société malienne. À travers l’organisation du Festival Ogobagna, Ginna Dogon ambitionne d’asseoir un concept événementiel mobilisateur des communautés culturelles autour de la thématique de la contribution des cultures maliennes pour le renforcement de la résilience. C’est pourquoi la communauté invitée d’honneur de cette 8è édition est celle des Kel Tamasheq. L’initiative met l’accent sur le rôle des communautés dans le renforcement de la résilience, de la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Plus spécifiquement, les activités feront ressortir la place de la femme dans nos sociétés traditionnelles, conformément au thème central du Festival. Au programme de cette 8è édition, il y aura la sortie des masques dogon appelés «Emna» (un groupe de masque du pays dogon), apportant des messages de paix et de cohésion sociale. Emna est toujours perçue comme le moment le plus important et le plus solennel dans les événements de la culture dogon. Il est prévu aussi la musique traditionnelle dogon, bambara, malinké, kel-tamasheq, arabe, bozo, peul, bwa, soninké, sonrhaï, mamala… Tout comme les foires-expositions des produits artisanaux du Mali et de la sous-région avec près de 200 stands, permettant une pérennisation du savoir-faire des artisans mais, aussi, de leur donner une autonomisation. Des concerts géants avec des artistes nationaux modernes et internationaux se tiendront sur un grand podium sur les berges du fleuve Niger. Un défilé de mode en tenues traditionnelles pour la mise en valeur du circuit artisanal de la cotonnade et de la teinture locale. Enfin, il y aura un tournoi de lutte traditionnelle avec des jeunes pour pérenniser la lutte comme valeur sportive et culturelle. Une course de pirogues pour réhabiliter ce sport qui suscite tellement d’engouement et renforce la cohésion sociale. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo a insisté sur la capacité de résilience du Mali à travers sa culture. «À travers la tenue de ce festival, le peuple malien en général et le peuple dogon en particulier donnent la preuve que le Mali est une puissance culturelle mondiale résistante, résiliente et dynamique», a dit M. Guindo. « Une terre d’accueil et un pays ouvert qui ne cèdera pas face aux chantages, aux intimidations et à l’obscurantisme qui menaçaient d’oblitération la paix, le vivre ensemble, l’unité et l’intégrité du territoire national du Mali », a-t-il poursuivi. Le ministre en Culture a, aussi, tenu à saluer la commission d’organisation du festival pour la pertinence et l’originalité du thème de cette 8è édition. Le président de l’Association Ginna Dogon, Nouhoum Tapily, a insité sur l’apport de cette rencontre culturelle à la recherche de la paix. Il a, ensuite, mis l’accent sur les conférences-débats sur des thématiques d’actualité en lien avec le thème central du festival qui se veut, également, un espace d’expressions plurielles. Quant à Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre, s’exprimant au nom de la communauté Kel Tamasheq, il a remercié ses cousins à plaisanterie, les Dogons, pour leur esprit de partage. YD/MD (AMAP)  

Moumouni Traoré : génial inventeur !

Par Oumar SANKARE Bamako, 25 janv (AMAP) Le 24 novembre 2022, lors d’une cérémonie de remise de matériels à des femmes  spécialisées dans l’agro-industrie à Bamako, le ministre du Développement rural, Modibo Kéita, et sa délégation vont à la rencontre d’un homme. Au centre de leur attention, un séchoir solaire «Made in Mali». Le ministre Kéita écoute religieusement l’exposé de Moumouni Traoré, le concepteur de la machine. Les performances de cet appareil sont impressionnantes. En effet, il est capable de sécher 350 kg de pulpe de mangue par jour et de leur faire atteindre une qualité de conservation d’au moins deux ans. Tako Sylla, représentante des unités industrielles, ne cache pas son étonnement. «Depuis des années, nous nous donnons du mal pour trouver des machines à l’étranger ainsi que des techniciens pour les réparer en cas de panne. C’est un grand évènement que de savoir qu’on a un spécialiste malien à portée de main et établi sur place », commente-t-elle. Une semaine après, nous avons rendez-vous avec notre innovateur-concepteur à son atelier métallurgique à Magnambougou (Bamako). Look à la texane (stetson et bottes), Moumouni Traoré nous fait visiter ses installations. Dans l’atelier règne un vacarme assourdissant. On martèle, on découpe, on scie, on soude. Des machines déjà achevées attendent d’être enlevées. D’autres sont en cours de fabrication. Le natif de Sikasso nous explique ce qui l’a amené dans un univers qui n’est pas celui de sa formation d’origine. « Dans notre pays, 40 à 60% des productions fruitières, maraichères ainsi que des produits issus de l’élevage (viande, lait) sont perdus chaque année pour plusieurs raisons. À commencer par l’étroitesse du marché intérieur. Tous les produits arrivent à maturité à la même période. Une fois les besoins de consommation satisfaits, l’absence de structures de conservation fait que le restant est jeté», fait-il remarquer. Sans oublier, ajoute le sexagénaire, « l’enclavement des zones de production, le mauvais état des routes, la faible disponibilité de moyens de transport pour acheminer les produits des zones de productions vers les zones de consommation. » « Tout ceci combiné entraine des pertes énormes pour les producteurs », déplore l’innovateur. Au moment où la mangue pourrit à Sikasso, le même fruit est vendu à Gao à 500 Fcfa l’unité. De même, à Baguinéda des tonnes de tomates entassées au bord de la route ne trouvent pas preneur, faute de technologie de transformation et de conservation. Face à ces anomalies, notre interlocuteur énonce un credo très simple : «En tant qu’innovateur, nous avons donc décidé d’apporter notre contribution en mettant en place au niveau local des équipements faciles à fabriquer, à entretenir, à réparer en cas de panne et aisés à utiliser par les producteurs et les transformateurs», dit-il avec fierté, la tête pleine de rêves. LONGUE EXPÉRIENCE – Ce credo, Moumouni Traoré l’a forgé pendant 40 ans d’expériences diverses. Economiste de profession, le thème de son mémoire a porté en 1984 sur «L’étude du marché des chauffe-eau solaires à Bamako». Ce qui l’amène à effectuer des enquêtes auprès des laboratoires. «C’est là que je me suis intéressé à la production des équipements», précise-t-il. Par la suite, il devient un diplômé plein de rêves, mais sans emploi et avec un intérêt poussé sur le solaire. C’est alors qu’il était encore au chômage qu’il monte une société de séchage solaire à Yirimadio (Bamako) sans le moindre financement. Sa voie actuelle, il commence à la trouver en travaillant dans le milieu des ONG. Moumouni fera deux ans à Mopti dans l’installation des pompes solaires, des systèmes d’irrigation solaire et des puits dans plusieurs villages. «Il n’est jamais à court d’inspiration. Il expose ses idées et moi, je me charge de leur donner une forme matérielle», nous dit Ousmane Cissé qui est le partenaire de Moumouni depuis dix ans. «Travailler avec lui, c’est relever en permanence des défis. Quand il débarque avec une nouvelle idée, on discute et souvent tu as même l’impression que c’est impossible, mais au final on y arrive », relate le métallurgiste. La pratique du séchage solaire a toujours existé dans notre pays. Malheureusement, menée de manière primaire, elle est fortement aléatoire et agit négativement sur la qualité des produits. Or, les Maliens sont devenus de plus en plus exigeants vis-à-vis de ce qu’ils consomment. «Aujourd’hui, les femmes veulent des poivrons emballés, des piments et autres condiments de meilleure qualité. Elles sont sensibles à la différence qui existe entre le produit transformé et celui issu de la conservation traditionnelle», constate Moumouni Traoré. L’homme dresse un autre constat. «Les Maliens, soutient-il, disent que les Maliens n’aiment pas que tout ce que les Maliens eux-mêmes produisent. Moi, je dis non. En réalité, le problème, c’est que tout ce que les Maliens produisent est trop cher pour les Maliens. Le sachet de mangue séchée coûte 500 Fcfa, voire plus, alors qu’il peut être vendu à 100 ou 150 Fcfa de Kayes à Kidal toute l’année. A condition que le séchage soit bien fait, et le coût de fabrication maîtrisé. Il faut encourager la consommation locale. Ce qui va se répercuter positivement sur la commande chez les équipementiers locaux et sur l’artisanat local qui se modernise à la longue», explique-t-il. ENGOUEMENT – Le fabriquant ne s’interdit pas de rêver grand pour le Mali. «Avec le bétail au Nord, le poisson et le bétail au Centre, les fruits et les légumes au Sud, il y a suffisamment de ressources pour transformer, conserver et vendre les différents produits des zones excédentaires vers les zones déficitaires», analyse-t-il. Ce qui renforce sa foi, c’est l’engouement de la jeunesse pour la technologie. «J’ai vu des jeunes produire des petits multiculteurs à partir de moteurs de moto Djakarta, d’autres qui fabriquent des drones et, récemment, des Maliens ont remporté le premier prix d’une compétition de robotique aux États-Unis» s’enthousiasme-t-il. Pour lui, « il y a juste, dans notre pays, un manque d’accompagnement des porteurs de projets. Nous avons des centres d’innovations et des services techniques qui malheureusement ne sont pas encore synchros avec les apprentis promoteurs ». Inutile de dire que Moumouni Traoré est, lui,

L’agro-industrie peine à tenir ses promesses au Mali

Par Oumar SANKARE Bamako, 25 janv (AMAP) Le Mali traverse une crise profonde depuis 2012, qui a impacté toute l’économie et réduit la capacité de l’État à accompagner le développement. Illustration : le cas de l’agro-industrie, un secteur prometteur qui peine à prendre son envol. «L’industrialisation traîne au Mali faute d’accompagnement de l’État, comparé au Ghana, à la Côte d’Ivoire et au Burkina Faso», estime la directrice générale de Sahel Industrie, Aminatou Touré. « À titre d’exemple, note-t-elle, en Egypte, l’État accompagne en matière de financement et d’appui logistique les entreprises qui font de l’exportation. » Dr Fatimata Cissé est la directrice du laboratoire de technologie alimentaire, à l’Institut d’économie rurale (IER). Elle coache un étudiant sur l’importance de la valeur nutritive et le goût d’un produit qu’il lui présente dans un bocal vert après l’avoir goûté. Ce laboratoire s’occupe de l’amélioration et de la mise au point des techniques de transformation et de conservation des produits agroalimentaires. Sa directrice préconise la création d’unités industrielles pivot dans tous les secteurs où le Mali a un avantage comparatif. «La filière est sous exploitée malgré l’énorme potentiel. Dans les années 1970, il y avait des champions industriels comme Huicoma à Koulikoro. Une telle unité peut être mise en place dans les zones de production de mangues, tomates, arachides, de coton … « pour le marché intérieur et pour l’exportation afin de faire rentrer des devises», analyse-t-elle. « Mais, s’empresse-t-elle d’ajouter, cette façon de faire ne peut réussir sans un système éducatif adapté aux besoins et aux réalités du pays et qui oriente les jeunes vers ces filières porteuses pour réduire le chômage endémique». Tako Sylla, directrice de USTako Sarl, partage cette analyse du Dr Fatimata Cissé. Son entreprise opère dans la transformation agro-alimentaire. Elle possède un séchoir de pulpe de mangue semi-industrielle. Elle soutient que les entreprises ne peuvent véritablement se développer sans l’implication de l’État qui doit leur accorder des facilités en termes d’accès aux financements à moindre coût et assurer la disponibilité de l’énergie à temps plein pour permettre aux machines de tourner. L’État doit aussi promouvoir des alternatives comme l’énergie solaire afin d’amoindrir les coûts. Il faut, par ailleurs, envisager le problème de mise sur le marché des produits agricoles transformés (distribution) et faire la promotion de nos produits locaux au niveau national, particulièrement au sein des ministères et autres structures.   potentiel agricole – Faut-il alors compter sur les projets financés de l’extérieur pour apporter un appui ? Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), un vaste projet de la Banque mondiale dans la filière, entend contribuer à la levée des défis et au développement du potentiel du secteur agricole. Cela afin de réduire les pertes post-récoltes, d’améliorer la transformation des produits agricoles et de faciliter l’accès aux marchés des produits frais et transformés. Le projet a fourni un appui à la stratégie du gouvernement à travers 4 composantes : augmenter la transformation et l’exportation des mangues, améliorer l’accès aux zones de production de mangues, promouvoir la production d’alimentation animale et renforcer les capacités institutionnelles et de mise en œuvre. Fatoumata Ba Haïdara, coordinatrice du PACAM, explique que pour «faciliter la collecte et la commercialisation de la mangue dans les grands bassins de production, le projet a construit six centres de collecte et de commercialisation de la mangue à Yanfolila et à Sikasso, doté la jeunesse de dix sociétés coopératives en matériels et équipements d’entretien et de production des vergers de mangue». Autre volet : l’alimentation animale. En la matière, le projet a financé 48 sous-projets dans le cadre d’alliances productives entre le PACAM, la Banque nationale de développement agricole (BNDA), les emboucheurs et l’abattoir Laham industrie. Conscient du problème d’accès aux matières premières, le PACAM a aussi réhabilité 300 km de pistes rurales dans les Cercles de Sikasso et de Yanfolila. « Ces pistes rurales permettront l’évacuation de 35.000 tonnes de mangues supplémentaires », selon Fatoumata Ba Haïdara.   DIFFICILE ACCÈS AU FINANCEMENT – «La principale contrainte au niveau du projet est comment pérenniser les acquis après le projet», explique la coordinatrice du PACAM. Ensuite, il faut parvenir à une extension des activités du projet dans d’autres zones de production. Il convient, également, de relever que les acteurs de certaines filières porteuses, non prises en compte par le projet, comme le karité, le sésame, la pomme de terre, l’horticulture l’ont sollicité à maintes reprises pour des appuis techniques et financiers. Au niveau des acteurs, le difficile accès au financement au niveau de tous les maillons reste une réalité. Le vieillissement des vergers est également un véritable challenge. Il faut donc moderniser les vergers par la reconversion et la plantation de nouveaux vergers. À cela, il faut ajouter l’insuffisance des équipements et matériels de production, de transformation et de post-récolte, l’insuffisance de logistique de transport adapté. Une autre difficulté, et pas des moindres, est le problème de certification des vergers et des produits transformés. Enfin, il y a le problème d’accès à certaines zones de production. Ahmadou Cissé a travaillé dans plusieurs projets de développement pendant 20 ans. Aujourd’hui, fonctionnaire international, basé au Ghana, il estime que beaucoup de projets n’apportent pas les résultats attendus «à cause du népotisme». « Très souvent, déplore-t-il, les bénéficiaires sont choisis par affinités, alors qu’on peut se demander s’ils répondent aux critères. Sans oublier le problème lié au suivi des bénéficiaires, qui permettrait de corriger les failles». Un autre problème est la capacité des bénéficiaires des projets. «Les bénéficiaires sont souvent incapables de monter des rapports techniques et financiers conformes, ils sont responsables de dépassements dans les dépenses, la fiabilité des justifications et la gestion administrative sont douteuses». Alors que si ces éléments ne sont pas conformes, les bailleurs plient bagages ou ne débloquent plus les fonds. Plusieurs projets ont ainsi été fermés sans que les fonds alloués n’aient été dépensés totalement. OS/MD (AMAP )  

Douentza: Tenue de la première session extraordinaire du CLOCSAD

Douentza, 25 janvier (AMAP) Le comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement du cercle de Douentza a tenu le 18 janvier dernier dans la salle de conférence de l’hôtel des Falaises sa première session extraordinaire au titre de l’année 2023, a constaté l’AMAP. La rencontre qui était présidée par le préfet du cercle de Douentza, Antoine Berthé avait à son ordre du jour la présentation du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel (PCRSS), l’actualisation de la carte sécuritaire du cercle et la validation des activités de la première année du projet. C’était en présence du chef d’antenne régionale du PCRSS de Mopti, Bakary Keïta, des chefs de services et élus locaux, les représentants des organisations de la société civile et les partenaires au développement du cercle. Pour une harmonisation de compréhension et susciter l’engagement citoyen pour la résilience et le relèvement des populations, le chef d’antenne PCRSS de Mopti, Bakary Keïta a succinctement présenté le projet. De la présentation on note que le projet communautaire de relèvement et de stabilisation du sahel, financé par la Banque mondiale est une réponse à l’escalade de la violence et de conflit qui menace de déstabiliser la région du Liptako Gourma qui s’étend sur le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Il est doté d’une enveloppe de 100 millions USD (soit 50 millions USD en Don et 50 millions USD en prêt) environ 54,3 milliards FCFA. Le PCRSS entré en vigueur  au Mali le  31 mai 2022 pour 5 ans (2022 – 2026), il couvre toutes les communes des régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao et Ménaka et du cercle de Gourma Rharous (région de Tombouctou) soit un total de 142 communes avec un potentiel de bénéficiaires estimé à 3 848 000 personnes.  Selon le chef d’antenne, le projet est articulé autour de 5 composantes majeures que sont, le volet rrelèvement résilient et inclusif des communautés touchées par les conflits ; l’appui transitoire à la stabilisation et au développement territorial des communautés ; le dialogue régional, coordination et renforcement des données et des capacités ; la gestion de projet et une composante d’intervention d’urgence. Les participants ont aussi été édifiés sur la méthodologie et l’approche d’intervention du PCRSS conditionnée à l’analyse préalable du niveau de sécurité de la zone, qui permet de classer les localités en zones : Noire, Rouge, Orange et Jaune selon le degré de gravité des conflits. Les procédures de validation des activités et du cycle de financement des sous-projets, la sauvegarde environnementale et sociale et l’évaluation du niveau de risque ont été largement expliqué au cours de la session avec un accent sur les violences basées sur le genre (VBG). Car selon les responsables du projet, les activités impliquant l’afflux de travailleurs dans un contexte fragile, peuvent accroître les risques de VBG. A l’ouverture des travaux, le préfet du cercle de Douentza, Antoine Berthé a rappelé l’importance des sessions de comités régionaux, locaux et communaux d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement institué au Mali par le décret n° 08 – 095/P-RM du 21 février 2008. Le PCRSS repose sur la participation active et la responsabilisation des collectivités locales et des communautés a ce titre j’invite les maires à s’approprier de cet ambitieux projet de développement a souligné le préfet avant de remercier les partenaires du projet pour leur soutien constants et indéfectibles. En rappel, le projet PCRSS financé par la Banque Mondiale fait partie d’un programme régional plus vaste et d’un engagement à long terme pour soutenir le relèvement et le renforcement de la résilience dans la région des 3 frontières du Liptako-Gourma. Il accorde une attention particulière aux populations vulnérables dans les zones d’intervention sélectionnées, notamment les femmes, les jeunes, les personnes déplacées et les personnes porteuses d’un handicap. DC/KM (AMAP)

CHAN 2022 : Le Mali quitte la compétition sur une défaite face à la Mauritanie

Ladji M. DIABY Oran, 24 janv (AMAP) La sélection nationale locale de football, vice-championne lors de la précédente édition, a quitté, mardi, la 7è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en Algérie dès la phase de poules. Les Aigles locaux ont perdu devant la Mauritanie (1-0) au Complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran lors de la troisième journée de la phase de poules. La Mauritanie (4 points) termine à la tête de la poule D devant l’Angola (2 points) et le Mali (1 point) et affrontera le Sénégal, le vendredi 27 janvier, à Annaba. «C’est une grande déception. Par rapport à ce que nous avons fait en première période, nous méritons de gagner ce match, mais ça s’est joué sur des détails», a déclaré  l’entraineur, Nouhoum Diané, à la conférence de presse d’après match. «L’équipe a reculé lors des dix premières minutes de la deuxième période. Il y a eu un relâchement et il n’y avait pas de réaction par rapport à la récupération. Je suis déçu, mais c’est le football», a ajouté Diané. «Nous avons eu quelques situations de buts sur lesquelles nous pouvions marquer. C’est dommage», a conclu le technicien. Pour ce deuxième match de poules, le sélectionneur malien a apporté quatre changements par rapport au premier match contre l’Angola (3-3), disputé le 16 janvier dernier. L’arrière gauche, Ousmane Coulibaly, le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, l’ailier, Ousmane Coulibaly. et l’avant-centre, Moussa Koné, ont été titularisés aux places d’Ismaël Bamba, Fady Coulibaly, Sada Diallo et Hamidou Sinayoko. Obligés de gagner pour atteindre les quarts de finale, les Mauritaniens ont débuté la partie avec force mais ont buté sur la bonne défense des Aigles locaux qui ont joué sans pression. En première période, les Mourabitounes locaux étaient à 54% de possession de la balle, mais n’ont pu effectuer aucun tir alors que les Aigles locaux en ont eu quatre fois,  dont le plus dangereux était celui d’Ibourahima Sidibé passé légèrement à côté (8è min). C’était la première et la seule occasion franche de la première période. Les Aigles locaux étaient bien en place avec un double rideau défensif à la perte du ballon, les ailiers Djibril Coulibaly et Ousmane Coulibaly, venant aider les défenseurs. La sélection nationale a la maîtrise le jeu. Mais, tout s’est joué en deuxième période. La Mauritanie revenu forte des vestiaires et les joueurs d’Amir Eddine Abdou ont multiplié les assauts devant les buts de Germain Berthé qui s’est incliné sur un coup de tête du milieu de terrain Mamadou Sy (53è min). Les Mauritaniens ont continué à pilonner la défense malienne. Le tir de Hemeya Tanji est passé légèrement au dessus de la cage de Germain Berthé (63è min). Le Mali se réveille mais ni Moussa Coulibaly (68è min) et ni Souleymane Coulibaly (68è min) ne trouveront la faille. Les Aigles locaux vont courir derrière l’égalisation, mais de façon très désordonnée. Les remplacements effectués n’ont pas eu les fruits escomptés et même la voix de quelques supporters maliens, parmi lesquels le vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) n’a rien changé. Au coup de sifflet final, les Aigles locaux entrent dans les vestiaires alors que les Mauritaniens fêtent leur première victoire dans une compétition majeure de la Confédération africaine de football (CAF) et leur qualification pour les quarts de finale avec leurs supporters, venus un peu nombreux. LMD/MD (AMAP)   Mardi 24 janvier au complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran   Mauritanie-Mali : 1-0   But de Mamadou Sy (53è min) Arbitrage de l’Egyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussein, assisté des Algériens Abbes Akram Zerhouni et Brahim Sid Ali. Mauritanie  Nomori Diaw, Sidi Bouna, Soukrana Mhainid, Mohamedhen Beïbou Nouh Mohamed El Abd, Demine Saleck, Mamadou Sy (Sidi Yacoub, 85è min), Moulaye Ahmed Khalil (cap) (Howbett Moahemed Lemine, 85è min), Hemeya Tanji, Sidi Ahmed Mohamed El Abd, Bodda Moushine. Sélectionneur : Amir Eddine Abdou. Mali : Germain Berthé (cap), Ousmane Diallo, Emile Koné, Yoro Mamadou Diaby, Souleymane Coulibaly, Makan Samabali (Fady Coulibaly, 86è min), Moussa Coulibaly, Djibril Coulibaly (Cheickna Diakité, 78è min), Ibourahima Sidibé (Moctar Mohamed Cissé, 78è min), Ousmane Coulibaly (Ahmed Diomandé, 86è min), Moussa Koné (Hamidou Sinayoko, 78è min). Sélectionneur : Nouhoum Diané.

Camp I de Bamako : Évasion rocambolesque de cinq détenus militaires

Bamako, 24 janv (AMAP) Cinq détenus se seraient échappés par les toilettes, dimanche dernier, au Camp I de la Gendarmerie à Bamako, lors d’une évasion rocambolesque, a appris l’AMAP auprès de sources sécuritaires. Selon les informations que nous avons recueillies, les fugitifs se sont enfuis en perforant le mur de leur cellule. Il s’agit des nommés Basi Keïta, Moussa Dougnon, Moussa I. Sanogo, Promoumbe Mounkoro et Kousse Douba Mounkoro. Tous des militaires. Ils ont le grade de marechal de logis (MDL), caporal, soldat de 1ère et de 2è classe. Les trois premiers sont impliqués, selon certains témoignages, dans un trafic d’armes à feu.  Quant aux deux derniers, notamment les frères Mounkoro, ils sont suspectés dans l’affaire d’assassinat des cambistes qui ont été retrouvés morts, il y a quelques jours, dans la forêt classée de Tienfala, à une trentaine de Kilomètres de Bamako. Les cadavres avaient été retrouvés le 13 janvier dernier. Les deux soldats ont été arrêtés et placés en garde à vue la semaine dernière, par le commissariat de Baco-Djicoroni (ex-15ème arrondissement), en collaboration avec ceux de Kalabancoro (ex-Commissariat de Police de Kalabancoro) et de Torokorobougou (ex-4è arrondissement). Ils avaient, ensuite, été remis au Camp I de la Gendarmerie, avant leur jugement. Après leur évasion, une enquête a été ouverte, selon un communiqué passé sur les ondes de la radio. Les autorités ont, aussi, lancé un avis de recherche pour retrouver les fuyards. Les faits d’assassinat remontent au 1er janvier dernier à l’Aéroport international Modibo Keïta de Bamako. Selon les témoignages, ce jour, aux environs de 11 heures, le nommé Ladji Fofana, cambiste, a été contacté par l’un de ses clients pour une opération de change d’euros d’une valeur d’environ 14 millions de Fcfa. Ne disposant pas de la totalité de cette somme sur place, Ladji Fofana aurait fait recours à un ami cambiste du nom de Oumar Bathily pour l’accompagner au rendez-vous afin de compléter la somme requise. Ainsi, les deux cambistes ont embarqué dans une voiture appartenant à des individus en tenue militaire pour rejoindre le client au niveau de son champ sur la route Koulikoro. Les malheureux n’ont plus donné signe de vie et sont restés introuvables quelques jours. C’est après une semaine de recherche, par leurs proches et la police, que leurs corps sans vie ont été retrouvés et en état de putréfaction, par un éleveur, dans la forêt classée de Tienfala. Cette découverte macabre a permis aux policiers d’interpeller les deux militaires suspectés d’assassinat des deux cambistes. Ces présumés assassins ont été mis à la disposition des gendarmes du Camp I. En octobre 2015, le même Camp de la Gendarmerie avait enregistré une évasion de neuf prisonniers parmi lesquels, figuraient quatre militaires placés sous mandat de dépôt. YD/MD (AMAP)