«Nous sommes solidaires du Mali», Minata Samaté Cessouma, Commissaire à la santé, les affaires humanitaires et le développement social de l’Union africaine (UA)

Bamako, 10 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a eu, jeudi, au palais de Koulouba, des échanges sur les questions humanitaires avec le Commissaire à la santé, les affaires humanitaires et le développement social de l’Union africaine (UA), Mme Minata Samaté Cessouma, en séjour au Mali, a constaté l’AMAP. «Nous sommes venus rendre compte au chef de l’État de la mission humanitaire que nous venons d’effectuer au Mali», a indiqué le commissaire de l’organisation continentale qui a indiqué s’être rendue à Gao et Ménaka (Nord) « pour toucher du doigt la réalité du déplacement forcé des populations. » L’hôte de marque a aussi affirmé avoir échangé avec les populations, les autorités maliennes ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux pour voir comment l’UA peut soutenir le Mali dans ses moments difficiles. La visite de Mme Minata Samaté Cessouma a été précédée de celle du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. «Nous sommes-là, justement, dans la suite logique de la mission du président de la Commission de l’UA, en solidarité avec le Mali mais, aussi, en soutien aux autorités de la Transition dans cette difficile gestion de la problématique du déplacement forcé des populations», a souligné le commissaire. La solidarité doit d’abord être africaine, selon Minata Samaté Cessouma qui promis de sensibiliser les responsables de l’UA sur la nécessité de soutenir les pays qui sont en difficulté dont le Mali. L’audience s’est déroulée en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré. BD/MD (AMAP)

Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée veulent mutualiser leurs efforts contre les défis communs

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Bamako, 10 fév (AMAP) Les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, réunis jeudi dans la capitale burkinabè, Ouagadougou, entendent traduire dans la réalité la vision des chefs d’État des trois pays de mutualiser leurs efforts sur les questions d’intérêt commun. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a participé à ces consultation, a précisé être venu exprimer, au nom du président Assimi Goïta, « la solidarité pleine et entière du Mali avec le Burkina Faso, avec le peuple burkinabè qui traverse un moment difficile. Mais, également, donner l’assurance que nous sommes dans le même bateau et que nous allons pouvoir continuer ensemble. » «Cette rencontre a été initiée dans le cadre de consultations sur des questions d’intérêt commun aux trois pays», a-t-il relevé, expliquant qu’il s’agit aussi « de travailler ensemble pour resserrer les liens de fraternité et de solidarité qui ont toujours existé entre nos peuples. » Et, également de travailler conformément à la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, du chef de l’État de la République de Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya et du président de la Transition du Mali, le colonel Assimi Goïta « pour faire avancer les relations qui existent entre nos pays et contribuer à l’essor des questions qui préoccupent nos populations. » Abdoulaye Diop boucle ce vendredi son séjour de 72 heures à Ouagadougou. Arrivé mercredi, dans la capitale burkinabè, le chef de la diplomatie malienne a été accueilli à sa descente d’avion par ses homologues des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Olivia Ragnaghnewendé Rouamba, et guinéen, Dr Morrissanda Kouyaté. S’adressant à la presse, le ministre Diop s’est dit heureux d’être au pays des hommes intègres à l’invitation de son homologue burkinabè au même titre que le chef de la diplomatie guinéenne. «C’est la première fois que j’arrive au Burkina Faso depuis la lutte héroïque du peuple burkinabè qui a conduit au processus de rectification pour pouvoir recouvrer la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce pays frère qui est confronté aux mêmes défis que nos pays», a déclaré le chef de la diplomatie malienne. Jeudi, dans la matinée, les travaux de la rencontre tripartite au niveau des ministres des Affaires étrangères ont débuté par une séance de travail. Les trois ministres ont, ensuite, été reçus à la mi-journée par le président de la Transition du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la présidence. Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée ont poursuivi leur séance de travail pendant plusieurs heures dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. DD/MD (AMAP)  

Le ministre Abdoulaye Diop à Ouagadougou pour un Sommet tripartite Mali-Guinée-Burkina Faso

Bamako, 09 fév (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop est arrivé, mercredi, à Ouagadougou (Burkina Faso), pour participer, ce jeudi, à une rencontre tripartite entre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, dans le cadre de consultations politiques sur des sujets d’intérêt commun, indiquent des sources officielles. Le sommet devrait aborder « le renforcement des liens historiques et d’amitié séculaires entre les États, notamment dans le domaine économique, commercial et culturel », indiquent les mêmes sources. La mutualisation des moyens et des intelligences dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région est au centre des priorités des trois pays. Premier du genre, cette rencontre intervient dans un contexte de transition politique que vivent les trois pays marqué par leur suspension de toutes les instances de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et bien d’autres organisations régionales. À son arrivée, en début de soirée, Abdoulaye Diop a été accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Mme Olivia Rouamba, et le chef de la diplomatie guinéenne, Dr Morissanda Kouyaté. AT/MD (AMAP)

Bamako : Le fléau des déchets toxiques

Bamako, 09 fév (AMAP) Chaussé de tongs, Zoumana zigzague entre les débris de verre et de sacs plastiques qui tapissent son champ. « Attention, des serpents peuvent s’y cacher», prévient-il. Depuis quatre ans, l’agriculteur de 31 ans fait pousser du maïs sur cette terre située dans la commune de Sénou, un quartier en bordure de Bamako proche de l’aéroport. Mais ses cultures sont étouffées par des centaines de kilos de déchets des foyers de la capitale, acheminés en tracteurs ou dans des charrettes, et déversés sauvagement sur sa parcelle. Zoumana se bat, sans succès, pour tenter d’endiguer le phénomène. « J’appelle régulièrement le poste de gendarmerie, mais rien n’y fait, les charretiers glissent un billet et ça recommence le lendemain», se désole-t-il. Son histoire n’est pas un cas isolé. Sur les images satellites, l’aéroport international du Mali est cerné de taches grises qui signalent la présence de décharges sauvages. Au niveau des mairies d’arrondissement de Bamako, il n’existe pas de benne, ni d’entreprises mandatées pour la gestion des déchets. Le plus souvent, les ménages souscrivent individuellement des abonnements auprès de petits groupes d’intérêt économique (GIE) qui se chargent de l’affaire. Abdoulaye Diakité travaille pour l’une de ces entités. Accompagné de son fils âgé d’une dizaine d’années et de son âne, il décharge une montagne de détritus non loin de la route qui longe l’aéroport, où l’urbanisation galopante de la capitale n’a pas encore rogné les terrains. Il le reconnaît : « Ici ce n’est pas un dépôt, et cela me fait mal au cœur, mais il n’y a pas d’autre choix. » Faute d’espace aménagé, « il y a une prolifération anarchique de décharges autour de l’aéroport et dans beaucoup d’autres endroits», regrette Amadou Camara, ancien patron de la direction nationale de l’assainissement. En 2008, deux sites avaient pourtant été identifiés sur chacune des rives du fleuve Niger. Plus de dix ans plus tard, ils ne sont toujours pas opérationnels et «les gens font ce qu’ils veulent, du moins ce qu’ils peuvent. Les charretiers déposent aux points les plus proches d’eux », constate l’ex-directeur. Ces déversements illégaux induisent un «risque aviaire», souligne-t-il, car « les ordures attirent les oiseaux, dangereux pour le décollage comme pour l’atterrissage des avions. » Les déchets ne proviennent pas que du centre de la capitale. Limitrophe de l’aéroport, le quartier général de la Mission des Nations unies au Mali, la Minusma, aurait une part de responsabilité dans cette accumulation de détritus. C’est en tout cas ce qu’avancent les riverains et les travailleurs sur place. Diakaridia Traoré, patron du GIE qui emploie Abdoulaye et accessoirement ancien maire adjoint de Sénou, affirme ainsi avoir vu un jour des membres de la Mission « déverser tous leurs restes puis les brûler. » Les effets de cette poubellisation du paysage ne sont pas qu’environnementaux. En lieu et place du recyclage, des silhouettes errent dans les décharges improvisées, à la recherche du plastique «lourd». Ces hommes et femmes «ramassent ce qu’ils peuvent vendre puis mettent le feu à ce qui reste», relate Abdoulaye Diakité. Les nuées noires sont fréquentes au-dessus de Bamako. En périphérie de la capitale, les tas d’ordures qui bordent les pistes laissent parfois s’échapper des fumées toxiques. « Les gaz gênent beaucoup de personnes. Cela leur oppresse la poitrine », fait observer Zoumana. (AMAP) Avec Le Monde Afrique

Bamako : Les parcs de pirogues polluent les berges du Djoliba (Fleuve Niger) 

Par N’Famoro KEITA Bamako, fév (AMAP) Les berges du fleuve Djoliba, sur son tronçon longeant le quartier de Sébénikoro dans la capitale malienne, Bamako, en plus d’être littéralement envahies par les habitations, abritent aussi un parc de pirogues de transport du sable. Une véritable industrie artisanale qui est une source de pollution du fleuve et de nuisance pour les riverains. Surtout en période de décrue, moment favorable pour réparer les embarcations de transport du sable pendant la moitié de l’année. Les piroguiers utilisent du goudron en brûlis pour combler les fissures et empêcher l’infiltration de l’eau. La fumée dégagée par des litres de goudron brûlé par jour crée une nuisance qui représente une menace pour la santé publique. Des centaines d’épaves abandonnées dans le lit du fleuve, renferment toutes sortes de déchets qui polluent le cours d’eau et perturbent l’habitat de la faune aquatique. Cette situation est déplorée par Moussa Konta, un habitant du hameau de pêche, à une centaine de mètres de là. Selon le pêcheur, cet endroit du fleuve regorgeait de poissons. Mais aujourd’hui, à cause de cette activité, il est contraint de parcourir des kilomètres pour pêcher. Outre la pollution de l’eau, les riverains subissent quotidiennement celle de l’air, engendrée par l’activité de brûlis du goudron. De l’avis d’un médecin que nous avons approché, cette fumée a laquelle sont exposés les habitants de la zone, est hautement cancérigène. Ce qui explique l’inquiétude de Toumani Sidibé dont la maison se trouve à un jet de pierre. Il dit avoir entrepris beaucoup de démarches auprès des autorités compétentes pour faire cesser l’activité. En vain ! Face à l’obstination des auteurs et l’inaction des pouvoirs publics, Toumani dit s’en remettre à Dieu, pour la santé de sa famille. Amadou Mara, un autre riverain, fustige aussi la fuite de responsabilité de nos services publics chargés de la question, en l’occurrence la Direction nationale de l’assainissement du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN). Ce service a pour missions, entre autres, de constater les infractions à la réglementation sur la protection de l’environnement. « Mais, nous ne voyons aucune utilité à ce service qui, pourtant, dispose de tous les moyens de l’État », regrette le riverain. Ce septuagénaire se souvient qu’aux premières années de l’accession du Mali à l’indépendance, jusqu’au régime défunt de feu Moussa Traoré, cette structure, appelée à l’époque service d’hygiène, était crainte de tous les citoyens. En effet, c’était une véritable police de l’hygiène et de l’assainissement dans les quartiers. « Tous les matins, leurs équipes faisaient le porte-à-porte pour constater l’état de propreté des cours, la gestion des déchets et des eaux usées par les familles », se remémore-t-il. « Ceux qui déversaient leurs ordures ménagères ou leurs eaux usées dans la rue étaient sanctionnés par une forte amende. Donc, on ne pouvait pas songer à un minimum d’insalubrité, a fortiori, la situation de catastrophe écologique à laquelle nous assistons aujourd’hui en cet endroit du fleuve », dit Amara Mara. AUTRE LIEU, MÊME RÉALITÉ – A Djikoroni-para, des riverains du site de sable appelé « tchin tchin bô dankan » (Quai du Sable) vivent le calvaire. Le business du sable y est florissant, mais cette activité nécessite l’utilisation de pirogues qui sont généralement fabriquées ou réparées sur place. Et une fois hors service, ces pirogues restent sur les berges du fleuve. Ainsi, l’on aperçoit des épaves sur plusieurs mètres. Les menuisiers tentent de récupérer sur certaines pirogues abandonnées des planches réutilisables. A notre passage, IB et Daouda s’acharnaient, arrache-clous en main, sur l’une d’entre elles. Ils laisseront dans leur sillage, en fin de journée, une bonne quantité de pointes rouillées. Celles-ci représentent un réel danger pour les pêcheurs, les maraîchers et les petits enfants qui rôdent par là. Nafo Samaké, une maraichère, témoigne : « Il n’y a pas si longtemps, un enfant, venu chercher du bois pour sa maman, a été gravement blessé par une pointe. Le sang giclait de sa blessure». Qu’ils soient de Sébénikoro ou de Djikoroni-Para, les riverains des sites de fabrication de pirogues estiment que les services compétents doivent agir, en appliquant la loi dans toute sa rigueur. Pour Amara Mara, ce n’est qu’en sévissant que les gens se corrigeront et rentreront dans les rangs, pour protéger l’environnement et améliorer le cadre de vie des paisibles citoyens. Drissa Traoré, conseiller technique en charge des questions d’assainissement au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, rappelle que quand les services de l’assainissement sont saisis par une plainte, ils doivent obligatoirement réagir, en envoyant une équipe de constat sur le terrain. « Si des externalités sont alors constatées et qui nuisent aux populations, les auteurs sont obligés d’apporter des mesures d’atténuation. Dans le cas contraire, les autorités compétentes sont tenues de faire cesser l’activité qui cause ces nuisances. Des brigades sont constituées à cet effet », explique-t-il Compte tenu du nombre insuffisant de leurs effectifs, les services ne peuvent pas assurer convenablement leurs missions. C’est pourquoi, Drissa Traoré conseille « à tout citoyen qui est touché par une nuisance quelconque de saisir les services d’assainissement de sa localité. » « C’est ainsi que nous pourrons circonscrire le mal », estime-t-il. NK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 février 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 février 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRE Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret autorisant le changement de nom de famille de Mamadou Baba TRAORE et 16 autres personnes. Les conditions de changement de nom de famille sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011, modifiée, portant Code des personnes et de la famille. L’examen des dossiers révèle que les demandeurs remplissent individuellement les conditions prescrites par le Code. Les projets de décret adoptés autorisent ainsi le changement de nom de famille pour ces17 personnes. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté : des projets de décrets relatifs à la création et au cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des routes. La Direction générale des Routes a été créée par la Loi n°2021-039 du 08 juillet 2021 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans le domaine des routes et des ouvrages d’art et d’assurer la coordination et le contrôle des activités des services et organismes publics qui concourent à la mise en œuvre de cette politique. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2021-0437/P-RM du 09 juillet 2021 qui prévoit la création des services régionaux et subrégionaux des Routes. Les projets de décret sont adoptés dans ce cadre. Ils créent au niveau de chaque Région et du District de Bamako une Direction régionale des Routes et au niveau des Cercles et des Communes du District de Bamako des Subdivisions des Routes avec pour mission d’appliquer la règlementation en matière de routes et d’ouvrages d’art, de coordonner et de contrôler les activités des services qui concourent au développement et à la sauvegarde des infrastructures routières. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Conseil malien des transporteurs routiers. Le Conseil malien des transporteurs routiers a été créé par la Loi n°04-040 du 13 août 2004 avec pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des transporteurs routiers maliens. Dans son fonctionnement, le Conseil malien des transporteurs routiers est confronté à des difficultés liées notamment à des insuffisances de ses textes de création et d’organisation qui ont eu pour effet de limiter son champ d’action et constituent de sérieuses entraves à l’exécution de ses missions. Les présents projets de texte sont adoptés en vue de corriger ces insuffisances et d’améliorer l’organisation et le fonctionnement du Conseil. Les innovations qu’ils apportent ont trait, entre autres à : – l’énumération exhaustive des missions ; – l’insertion de nouvelles dispositions autorisant la mise en place d’une administration provisoire ; – la restructuration des organes d’administration et de gestion ; – la définition du statut des antennes portuaires ; – la spécification des motivations perçues à l’occasion de l’exercice des fonctions de membre en concordance avec le principe de gratuité de celles-ci ; – l’extension du paiement obligatoire des cotisations à tous les transporteurs routiers maliens agréés et détenteurs de la carte professionnelle. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 12 décembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement, relatif au financement additionnel du Projet de développement de la productivité et la diversification agricole dans les zones arides du Mali. L’économie du Mali repose essentiellement sur le secteur agricole qui occupe une part importante dans la création d’emplois et de richesses. Malgré ses énormes potentialités, l’agriculture malienne est tributaire des irrégularités pluviométriques, de la fragilité des sols et de l’influence des climats désertique et sahélien. La faible productivité qui résulte de ces défis agricoles, accentue l’insécurité alimentaire et la pauvreté dans les zones arides du pays. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a initié le Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides du Mali. La mise en œuvre de ce projet, dont l’accord de financement initial a été signé en 2018, a enregistré des résultats tangibles dans les zones cibles. Pour consolider les acquis de cette phase initiale, le Gouvernement a sollicité et obtenu de l’Association Internationale de Développement, un financement additionnel sous forme de prêt d’un montant de 30 millions 800 mille Euros, soit 20 milliards 203 millions 475 mille 600 Francs CFA. La réalisation du projet permettra d’améliorer la productivité agricole et de renforcer la résilience des ménages ruraux vivant dans les zones arides ciblées. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant création de l’Usine malienne de produits pharmaceutiques. L’Usine malienne de produits pharmaceutiques est une société d’Etat créée par la loi n°89-11/AN- RM du 09 février 1989 avec un capital de 2,551 milliards de francs CFA entièrement souscrit par l’Etat. Ses statuts sont fixés par le Décret n°92-259/P-RM du 18 décembre 1992. En 1999, l’Etat a autorisé l’ouverture du capital de l’Usine malienne de produits pharmaceutiques à travers la Loi n°99-001 du 25 février 1999. Pour faire face aux difficultés de l’Usine, le Gouvernement a adopté, lors du Conseil des ministres du 18 novembre 2022, un Plan de relance dont la mise en œuvre permettra de relancer les activités de production à travers la réalisation des actions prioritaires ci-après : – la modification des statuts ; – le maintien de la continuité de la production ; – la modernisation

FESPACO 2023 : Le Mali désigné invité d’honneur

Bamako, 08 fév (AMAP) Le Mali a été désigné Invité d’honneur de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) par le Comité national d’organisation (CNO) lors de son installation, le jeudi 2 février. Selon le président du CNO, Fidèle Tamini, le choix porté sur le Mali, se justifie à plusieurs titres. « Au regard des réalités des deux pays, de la vision du moment, le Mali était le meilleur partenaire pour être pays invité d’honneur de ce FESPACO », a-t-il expliqué. De même, « c’est un pays de cinéma, suffisamment représenté dans cette 28e édition », a-t-il ajouté. En effet, 10 œuvres cinématographiques maliennes dont des courts métrages, des documentaires, des séries et des films d’écoles ont été sélectionnés pour les différentes compétitions. Le Mali, choisi par les autorités burkinabés, pour l’édition 2023, prévue du 25 février au 4 mars, succède au Sénégal en 2021, le Rwanda en 2019 et la Côte d’Ivoire en 2017. Le remplace, au pied levé, le Togo qui était désigné comme pays invité d’honneur de cette célébration. Le Mali a remporté trois fois le prestigieux Étalon du Yennenga, deux fois avec Souleymane Cissé grâce à ses films « Baara » en 1979 et « Finyè » en 1983 et une fois avec Cheick Oumar Sissoko pour son film « Guimba » en 1995. D’autres réalisateurs comme Adama Drabo, Abdoulaye Ascofaré, Salif Traoré, Momo Cissé, Moussa Ouane, Ibrahima Touré, Léopold Togo entre autres…ont participé au FESPACO. Sur 1 142 films inscrits au total, 170 ont été retenus en sélection officielle pour cette 28e édition dans une dizaine de catégories, notamment les fictions, documentaires, séries, films d’animation, des écoles… Cette édition du plus grand festival panafricain du cinéma dont la première édition date de 1969, est dédiée aux « cinémas d’Afrique et la culture de la paix », avec comme affiche l’image de Sarraounia (la légendaire reine nigérienne, symbole de la résistance contre la colonisation). Dans un monde où le climat sociopolitique reste tendu dans plusieurs pays, cette édition 2023 du FESPACO vise à réfléchir sur comment le cinéma peut contribuer à la culture de la paix, à la réconciliation entre les peuples du monde. Le 28e FESPACO, l’une des plus grandes manifestations cinématographiques du continent africain, organise notamment des projections cinématographiques en zones rurales.     Youssouf DOUMBIA

Pneus rechapés : La bonne affaire au détriment de la sécurité

Par Souleymane SIDIBÉ Bamako, 08 fév (AMAP) Au Mali, beaucoup d’automobilistes préfèrent les pneus rechapés ou de la casse dont le prix est très abordable. Rencontré, quelque part à Sébénikoro, Daouda Sangaré, propriétaire de voiture depuis 13 ans, est acheteur fidèle de ces pneus recyclés. «En cas de besoin, je m’en procure à la casse», nous confie Sangaré qui se soucie plutôt du prix que des risques auxquels les utilisateurs de ces pneus recyclés s’exposent. Il n’est pas le seul. Sidiki Sacko, chauffeur de son état que nous avons croisé dans un garage à Lafiabougou, y était venu changer ses « deux pneus arrière dont le niveau d’usure ne lui permet plus de circuler en sécurité». Pour autant, M. Sacko n’a aucune idée de la qualité des pneus qu’il vient de faire monter sur son véhicule. Il espère tout simplement que ceux-ci tiendront longtemps. «Parfois, c’est juste une question de chance», dit-il. Telle est la « philosophie» de nombre d’automobilistes sous nos cieux. Or, la sécurité doit toujours être la norme à observer quand on décide de changer le pneumatique. Et dans le cas des pneus d’occasion, il est difficile d’apprécier leur fiabilité. C’est ce que nous fait comprendre Sory Ibrahima Touré, chef du Centre Mali technique système (MTS). Selon lui, les pneus sont des contacts d’adhérence qui relient un engin à la route. Ils assurent donc son équilibre et sa stabilité durant la conduite. « La durée de vie d’un pneu, qui va de 03 à 06 ans, peut être raccourci par le nombre de kilométrage qui est de 100.000 kilomètres. Une fois que cette distance est atteinte, il doit être changé. En d’autres termes, le pneu doit être remplacé en fonction du kilométrage parcouru et non du nombre d’années», explique M. Touré. Pour l’expert, il est recommandé de changer les pneus par pair quand il s’agit d’un petit véhicule et pour les 4×4, tous les quatre doivent être remplacés à la fois. Et cela se fait sous le contrôle d’un connaisseur, puisque les pneus doivent impérativement avoir la même hauteur. «Vous constaterez que quand on change un seul pneu, le véhicule à tendance, au freinage, à basculer du côté du pneu usé», fait remarquer Sory Ibrahima Touré. À ce propos, le directeur régional des Transports, Moumini Guindo, attire l’attention sur ce risque décrit dans le code Rousseau: « différents types de pneus montés sur un même véhicule peuvent occasionner certains déséquilibres. » DURÉE DE VIE – Nul besoin d’être un technicien pour connaitre la durée de vie d’un pneu. Sur chaque type, il y a des inscriptions relatives notamment à la définition, la provenance, l’année et la semaine de fabrication. « Très souvent, c’est marqué avec les trois lettres DOT (Department of transportation) avec quatre chiffres. Les deux premiers chiffres informent sur la semaine au cours de laquelle le pneu a été confectionné. Et les deux derniers indiquent l’année à laquelle il a été mis en vente», explique le technicien de MTS. En plus, il y a des « témoins sur les pneus qu’on appelle témoins de profondeur ou d’usure de pneu qui s’effleurent (par les gommes de l’extérieur) au fur et à mesure. En les observant, le conducteur doit normalement savoir si ses pneus sont en bon état ou pas ». L’expert précise que certains types de pneus deviennent à la longue des gommes dures, donnant ainsi l’impression d’être neufs alors qu’ils sont, en réalité, en très mauvais état. Généralement, cette métamorphose intervient après 10 à 11 ans de vie. Et à cet âge là, le pneu n’est plus adapté puisqu’il y a moins d’adhérence. « En effet, argumente Sory Ibrahima Touré, le pourcentage d’adhérence se réduit de 10% par an. Le freinage peut alors être de 0 à 40% sur une distance de 05 mètres». Nombre de personnes chargent les réparateurs de vérifier et de garantir la sécurité des pneus dans le but d’attester leur fiabilité. Notre équipe de reportage a s’est rendu chez le vulcanisateur Madou, à Taliko, en Commune IV du District de Bamako. Selon lui, il est plus conseillé d’utiliser des pneus sans chambre à air, plus faciles à réparer que ceux avec chambre à air. « Les nouveaux pneus que nous voyons sur le marché ne sont pas faits pour l’utilisation de chambre à air. Mais quand ils sont usés et que l’on décide de les réparer, on peut utiliser une chambre à air », explique le réparateur. Cependant, Madou recommande aux automobilistes d’éviter de réparer le même pneu plus de deux fois. « Mieux, insiste-t-il, il faut carrément le remplacer pour ne pas être confronté à des problèmes qui peuvent survenir même après l’entretien. » Notre interlocuteur est formel : « Il est vrai que les pneus d’occasion sont moins chers, mais les acheter, c’est mettre en péril sa propre sécurité et augmenter la probabilité d’accident. » Le commerce des pneus rechapés est florissant à tel point qu’on peut facilement trouver les points de vente partout dans la capitale. Mais pour en trouver en vrac, il faut se rendre au marché Dibidani. Là, nous sommes tombés sur Mamby Keïta, un commerçant. Devant sa boutique, une dizaine de jeunes s’affairaient autour de pneus superposés. Il y a en de toutes marques  et de tous âges : du «tout neuf» à ceux déjà utilisés en Europe, appelés couramment « casse » ou « seconde main ». DIFFÉRENTS TYPES – Selon le détaillant, des containers de pneus arrivent chez nous en provenance de la France, de l’Allemagne, du Canada, du Japon… Ils entrent au Mali via le port de Dakar, au Sénégal. Les prix varient en fonction de la marque et de l’état du pneu. « Pour les pneus d’occasion, il y a le 1er, 2è et 3è choix», détaille Mamby Keïta, indiquant que les prix vont de 6.000 à 25.000 Fcfa. Les pneus neufs, eux, sont vendus avec six mois de garantie. Le commerçant conseille les pneus de bonne marque, bien qu’ils coûtent plus chers. Doit-on se fier à sa recommandation ou encore aux apparences de ses marchandises ? L’expert du MTS

L’Armée malienne neutralise une trentaine de terroristes dans le Centre (état-major)

Bamako, 08 fév (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une trentaine de terroristes, dans la nuit du 06 au 07 février 2023, au cours d’une opération spéciale contre un Groupe armé terroriste (GAT) dans le secteur de Korientzé, Région de Mopti (Centre), a annoncé, mardi, l’état-major général des Armées dans un communiqué. Le bilan provisoire de cette opération est de « 30 terroristes neutralisés, des matériels récupérés dont des armes, et des moyens de communication. Côté FAMa, aucune perte en vie humaine ni de blessés. », précise le communiqué. Par ailleurs, relève la même source, une action de fouille à NGorodia, dans le même secteur de Korientzé, a permis de neutraliser 04 terroristes et de saisir des armes. « Cette opération est le résultat d’une série de collectes et d’analyses d’informations sur la chaine de commandement des groupes terroristes actifs dans le secteur », poursuit l’état-major des Armées Le professionnalisme des FAMa dans cette longue période de précision des renseignements, signale-t-il, « de même que la rapidité et la surprise de l’action ont permis de réduire les dommages collatéraux à zéro. » L’état-major général des Armées ajoute que le ratissage contre les GAT et leurs complices « continueront sur l’ensemble du territoire national » et que « le combat contre ces groupes se poursuivra pour garantir la sécurité, la protection et la stabilité. » Il a invité les populations à s’éloigner des groupes terroristes et à dénoncer « incessamment toutes complicités. » SS/MD (AMAP)

Ségou’Art Festival sur le Niger : Une édition pleine

Par Youssouf DOUMBIA Ségou, 08 fév (AMAP) Expositions d’art, concerts, foire, conférences-débats, la 19è édition de Ségou’Art Festival sur le Niger clôturée, dimanche dernier, a tenu toutes ses promesses. L’une des grandes attractions était les expositions d’art visuel. Plus de 10 expositions ont permis d’étaler toute la créativité des artistes du Mali, d’Afrique et d’Amérique latine. La principale exposition était celle dénommé «Bi Mali» ou le Mali contemporain. Une vingtaine d’artistes, de peintres, photographes, sculpteurs et vidéastes y ont exposé leurs œuvres. Le jury était composé de professionnels comme Abdoulaye Konaté, Ky Siriki, Bathélemy Togue, Ousseynou Wade et le Pr Yacouba Konaté. Après délibération, le jury dans lequel figurent quelques-unes des 50 personnalités les plus importantes du monde de la culture, a porté son choix sur les œuvres de trois artistes. Le 1er prix est allé à Mohamed Bomboly Keita (sculpteur). Il a empoché 1 million de Fcfa. Sidiki Haidara (photographe) a remporté le 2è prix et le 3è prix est revenu à Dramane Toloba (artiste-peintre). Ceux derniers ont remporté, respectivement, 750.000 et 500.000 Fcfa. Pour le président du jury, loin de démériter, les autres artistes ont fait un travail remarquable. SONORITÉS ENVOUTANTES – Concernant la musique, le premier concert géant, sur la grande scène du village de Festival, dénommée Soirée nomade, a eu lieu, dans la nuit du vendredi 3 février. Abdoulaye Diarra, Hawa Maïga, le Groupe Amar de Kidal, Bassékou Kouyaté et Abdoulaye Diabaté ont fait danser des milliers de spectateurs venus célébrer la musique sous toutes ses couleurs. Drapé dans un boubou blanc trois pièces, Bassékou Kouyaté a émerveillé le public. Le son magique se son N’goni (guitare traditionnelle), entremêlé à ceux du Tamani, de la calebasse et d’autres instruments traditionnels, donnait une sonorité époustouflante. Ces instruments étaient accompagnés de la voix grave de la chanteuse Ami Sacko. Ce mélange harmonieux perçait les flots du Djoliba pour se réfugier dans les cœurs des amoureux de la musique malienne. Sous les sonorités du Bamanan djourou  (rythme musical bambara), le public et les artistes chantaient en chœur. De nombreux thèmes ont été débattus lors du colloque. C’est celui sur la mobilité des professionnels de l’art et de la culture qui a retenu l’attention. En effet, l’idée de regroupement des grands festivals pour traiter des problèmes liés aux questions de culture est une des fortes recommandations de la table ronde tenue lors de cette édition de Ségou’Art Festival sur le Niger. Il portait sur le thème : «Mobilité des artistes et de leurs œuvres». Un problème qui hante les artistes africains avant, pendant et après la Covid-19. L’insécurité qui sévit dans la région ouest africaine est venue s’ajouter au lot de problèmes. La mobilité des artistes et de leurs œuvres est devenue un casse-tête. Qu’est ce qui «bloque» les artistes et leurs œuvres ? Quels sont les impacts et quelles solutions ou pistes de solutions proposées ? Ce sont entre autres questions qui ont été soulevées. DIFFICULTÉS DES ARTISTES – Le célèbre plasticien malien, Abdoulaye Konaté, membre fondateur du Fonds africain pour la culture et Luc Mayintoukou, musicien et expert culturel, deux spécialistes des questions de culture, étaient les panélistes d’une table ronde tenue au Centre korè à Ségou. Ils ont parlé des contraintes et difficultés de la mobilité des artistes et de leurs œuvres. Selon les deux conférenciers, ces difficultés ont pour noms, contraintes administratives pour obtenir le visa, le problème de financement, de transports, l’insécurité, la Covid-19, la méconnaissance des textes et conventions nationaux et internationaux par la douane, la mauvaise organisation des professionnels de la culture. Les panélistes ont, aussi, évoqué les problèmes de formation, les échanges entre professionnels, les partages, la participation aux festivals et autres rencontres. Outre le problème de délivrance de visa, Abdoulaye Konaté a mis l’accent sur celui du transport. Selon lui, lorsque l’artiste parvient à décrocher son visa, c’est le transport de ses œuvres qui pose problème. « Le transport coûte extrêmement cher », a-t-il fait remarquer. Un autre gros problème soulevé par l’artiste-peintre a trait à la rétention des œuvres par la douane. À l’en croire, certains douaniers bloquent les œuvres à l’aéroport de Bamako parfois par méconnaissance des textes. Sur les difficultés d’accès aux financements, le plasticien a reconnu que les artistes ont du mal à y accéder. « Toute chose qui a motivé la création du Fonds africain pour a culture », renchérit-il. « Le Fonds permet aux jeunes de recevoir des aides des plus anciens qui le financent, en donnant une ou deux œuvres », a indiqué Abdoulaye Konaté. Pour maintenir et encourager une diversité culturelle plus que jamais nécessaire, il a été proposé un traitement des demandes de visas spécialement adapté aux usages professionnels propres à la filière culturelle. Puisque la mobilité des œuvres est une question de réglementation dans certains pays, les participants ont formulé des recommandations, entre autres, un plaidoyer sur les textes et accords bilatéraux entre les Etats (à faire de manière spécifique), la formation des douaniers sur les questions de mobilité, l’idée de regroupement des grands festivals pour traiter les problèmes liés aux questions de culture. À la faveur de ses études, l’ONG Art mov africa (AMA) a contribué au développement de connaissances, d’initiatives et de politiques ayant pour objectif de soutenir la mobilité en Afrique. De fait, les statistiques de AMA témoignent du renforcement de la mobilité en Afrique de l’Est et du Centre, suite à la publication des études axées sur ces régions YD/MD (AMAP)