La médiation internationale exhorte au dialogue les parties à l’Accord de paix au Mali (Communiqué)

Bamako, 22 fév (AMAP) La Médiation internationale multiplie les initiatives afin de réunir les conditions de la reprise du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, indique un communiqué en date du 20 février dernier. Selon la même source, « face à la crispation de plus en plus profonde autour de la mise en œuvre (de l’accord de paix), caractérisée par les récentes tensions entre les parties maliennes » la Médiation internationale indique avoir « intensifié les démarches auprès des parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, au cours des semaines écoulées, eu égard à sa profonde préoccupation suite aux sérieuses difficultés que rencontre le processus de paix. » Ainsi, les 9 et 10 janvier derniers, le ministre des Affaires étrangères de l’Algérie, chef de file de la Médiation internationale, s’est rendu à Bamako, où il a eu des échanges avec les autorités maliennes ainsi que d’autres parties prenantes. Ensuite, une délégation de la Médiation internationale a rencontré, à Kidal, dans le Nord du Mali, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), le 1er février 2023. Une douzaine de jours après, les émissaires de la communauté internationale ont échangé avec les mouvements de la Plateforme et ceux dits de l’Inclusivité, dans la capitale malienne. Enfin, le 14 février, la Médiation internationale a été reçue par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, explique le communiqué. Dans cette dynamique et conformément à l’exercice de ses responsabilités, la Médiation internationale entend poursuivre ses efforts dans les jours à venir. Ce, « à travers la prise de toutes autres initiatives jugées nécessaires pour réunir les conditions de la reprise, dans les meilleurs délais, du fonctionnement des mécanismes de suivi de l’Accord de paix et celles du parachèvement de sa mise en œuvre, y compris la tenue d’une session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord», annonce le communiqué. La Médiation rappelle que «l’Accord de paix demeure la base la plus viable pour la restauration de la paix et la promotion durable de la réconciliation et de la concorde au Mali. » À ce titre, elle compte sur la compréhension et la pleine coopération des parties pour l’aboutissement de ses efforts. En outre, la Médiation internationale souligne que « la situation présente, marquée par l’acuité de la menace terroriste et les souffrances indicibles subies par les populations, requiert un engagement renouvelé de la part de toutes les parties, y compris des efforts redoublés pour bâtir la confiance nécessaire à l’aboutissement du processus de paix». Dans ce contexte, la Médiation internationale exhorte les parties maliennes, ainsi que tous les autres acteurs concernés, à s’abstenir de déclarations ou d’actes de nature à accroître les tensions et à compliquer les efforts. AT/MD (AMAP)

Le colonel Assimi Goïta, réaffirme l’engagement du Mali contre le terrorisme et la criminalité transnationale

Bamako, 22 fév (AMAP) Le Mali demeure résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée « tout en plaidant en permanence pour une coopération internationale dans la solidarité et le respect mutuel », a déclaré, mardi, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le chef de l’État intervenait, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), à l’ouverture des travaux de la 26è conférence annuelle du Groupe régional africain de l’Union internationale des magistrats (UIM), Le colonel Assimi Goita a, aussi, rappelé lors de cette rencontre que la capitale malienne abrite, du 20 au 25 février, et dont le thème central est : «La promotion des droits de l’Homme en période de crise», que les autorités de la Transition ont toujours placé au cœur de leurs actions « le respect et la promotion des droits humains, de la justice sociale et de la bonne gouvernance. » Cette promotion des droits de l’Homme a toujours constitué une préoccupation majeure pour cette vieille nation. En témoigne la célèbre Charte du Mandé communément appelée «Charte de Kurukanfuga». Le président de la Transition a a estimé que cette conférence de Bamako donne à la fois, au Mali et au Sahel, « l’opportunité de passer en revue les défis majeurs liés au fléau du terrorisme, à la criminalité transnationale organisée et à leurs conséquences. » Selon le colonel Goïta, au regard de l’ampleur et de la complexité de ces phénomènes, il est indispensable d’encourager toutes les initiatives allant dans le sens d’une mobilisation sous-régionale, régionale et internationale « afin de favoriser une réelle prise de conscience face à la menace pour la paix, la stabilité sociale et le développement. » Dans son discours, le président du Syndicat autonome de la magistrature (SAM), Bourama Kariba Konaté, a souligné que les réflexions portera sur les sous-thèmes qui sont des menaces portant atteinte aux droits humains et à la gouvernance. M. Konaté s’est aussi exprimé sur le statut universel du juge mis à jour qui fixe les droits et les devoirs du magistrat. Lequel qui prend en compte les questions de l’éthique et la déontologie à travers une obligation de redevabilité en toutes circonstances. Cela, pour éviter les dérives arbitraires et mettre en exergue l’obligation d’impartialité dans l’exécution de la mission de juge. Auparavant, il avait remercié les autorités de la Transition pour la volonté politique et l’engagement qui ont rendu possible la tenue de la rencontre à Bamako. La présidente du Groupe régional africain de l’UIM, Marcelle Kouassi, après avoir présenté son organisation, a souligné que la rencontre donne l’opportunité de bien réfléchir sur les thèmes choisis. De son côté, le président de l’Union internationale des magistrats, José Maria Igreja Matos, a relevé l’indépendance du juge. Selon lui, nous ne sommes juges que si nous sommes indépendants.«C’est l’ADN de notre profession», a-t-il dit, précisant que l’objectif principal de leur Union est de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire assurant l’Etat de droit. OD/MD (AMAP)

Transition au Mali : Le médiateur de la CEDEAO loue les efforts de Bamako

Bamako, 22 fév (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, Goodluck Jonathan, s’est dit heureux d’avoir échangé, mardi à Bamako, avec les membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). «Aucune contestation n’a été émise contre la sélection des membres de l’Autorité indépendante», a noté l’émissaire de la CEDEAO qui a successivement rencontré les membres de l’AIGE, le Comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales ainsi que la classe politique malienne. Il a félicité le gouvernement pour la mise en place de cet organe unique de gestion des élections. En parlant d’élections, M. Jonathan a dit que cette mise en place permettra au Mali d’avoir une gouvernance politique stable. «La plupart des élections conduisent à des contestations et à des manifestations », a souligné Goodluck Jonathan qui a invité à la prudence et rappelé les soubresauts des élections législatives de 2020 organisées au Mali. Le président de l’AIGE lui a fait la genèse de sa structure. En parlant du budget des élections, Me Moustapha Cissé a laissé entendre qu’il doit s’entretenir, très prochainement, avec les services du ministère de l’Economie et des Finances pour des arbitrages. Selon lui, d’ici le début de la semaine à venir, ce débat sera terminé pour savoir exactement le montant mis à la disposition de son service pour assurer sa mission. Il a rappelé à ses interlocuteurs que la loi électorale, notamment dans son article 5 prévoit que son service bénéficie de l’appui du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. «C’est nous qui organisons et gérons le processus électoral de bout en bout», a rappelé Me Cissé, ajoutant que l’administration ne vient qu’en appui. A son avis, « qui dit appui, dit collaboration. » Abordant le sujet de la carte biométrique, Me Cissé a fait savoir que la relecture de la loi électorale prendra en compte ce volet. «Nous avons donné nos positions à propos de certains éléments d’innovation qui sont en train d’être introduits dans le processus », a indiqué Moustapha Cissé, précisant qu’il s’agit de la carte d’identité nationale biométrique qui servira de carte d’électeur. Ainsi, il a estimé que si la décision politique est prise et traduite en acte, son instance l’appliquera. «Nous serons à même de faire en sorte que le fichier électoral puisse prendre en compte cette disposition nouvelle», a fait remarquer le premier responsable de l’AIGE. « La gestion des réfugiés et des déplacés, a-t-il soutenu, constitue un souci de préoccupation nationale puisque la mission et le mandat que nous avons c’est de conduire un processus inclusif. » «Nous devons faire en sorte qu’aucun Malien ne soit privé de son droit au vote. C’est un droit constitutionnel qu’il faut sauvegarder », a insisté le président de l’organe indépendant. Goodluck Jonathan était accompagné du représentant résidant de la CEDEAO au Mali, Mario Gomès Fernandes, celui de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El Ghassim Wane, du conseiller spécial du haut représentant de l’Union africaine (UA) au Mali, Zeneth Fulgence. La mission de la CEDEAO était venue prendre connaissance des tâches assignées à l’AIGE et voir dans quelles mesures l’organisation sous-régionale peut apporter son expertise dans l’organisation des élections générales. Lors de la séance de travail avec le Comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales au sein du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Goodluck Jonathan a noté des progrès dans l’exécution des activités. Il a souhaité que les autorités de la Transition maintiennent cet élan afin que le prochain régime issu des urnes puisse mener ses activités dans le calme. Il a plaidé pour le soutien de la communauté internationale en terme de financement des différents scrutins. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a dit que cette rencontre « est un cadre privilégié pour mieux évaluer l’exécution du chronogramme et échanger sur les difficultés de mise en œuvre en vue de donner les nouvelles orientations pour les actions futures. » Il a soutenu que la recherche du consensus et l’inclusivité sont des facteurs qui peuvent jouer sur le délai. Il reste persuadé que la dynamique enclenchée est de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation d’élections transparentes, crédibles, justes et apaisées afin d’éviter les crises post-électorales. Se prononçant sur la nouvelle Constitution, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Ibrahim Ikassa Maïga s’est voulu clair p: « toutes les Constitutions (1960, 1974, 1992) du Mali ont été adoptées pendant la Transition ». Et son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop a mis l’accent sur l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Selon lui, le gouvernement a respecté tous ses engagements par rapport au cessez-le feu. Il a réitéré l’attachement des autorités maliennes à la paix. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué qu’il n’est pas opportun de se réunir ailleurs pour discuter entre frères. « Nous ne sommes pas en belligérance», a-t-il fait savoir. « Un acte concret de la bonne foi de nos autorités est la création d’une seconde chambre », a martelé le ministre Diop. Quant à Mme Fatoumata Sekou Dicko, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, elle a souligné la nécessité de la relecture de la loi électorale. Il ressort de l’exposé du conseiller technique du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Brahima Coulibaly, que de juillet 2022 à février 2023, 17 activités ont été réalisées sur une prévision de 29 soit un taux d’exécution de 58, 62%. Après avoir rencontré la classe politique au Centre de formation des collectivités territoriales, Goodluck Jonathan, a été ensuite reçu à Koulouba par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Ce mercredi, sa délégation est attendue à la Cour constitutionnelle et au Conseil national de Transition (CNT). NK/MD (AMAP)

Trois casques bleus sénégalais tués et cinq blessés au Centre du Mali (Etat-Major général des armées du Sénégal)

Bamako, 21 fév (AMAP) Le détachement sénégalais engagé au Mali a enregistre trois morts et cinq blessés suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé, a annoncé ce mardi, l’Etat-Major général des armées du Sénégal dans un communiqué. « Ce mardi 21 février 2023, au retour d’une mission de ravitaillement entre les localités d’Ogassagou et de Sévaré, un véhicule blindé du contingent sénégalais déployé au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a heurté un engin explosif improvisé (EEI) à hauteur du village de Songobia (centre du pays) », indique le communiqué. « L’explosion a entrainé la mort, sur le coup, de trois militaires et la blessure de cinq autres », poursuit le texte « Un convoi de la Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) a heurté un Engin explosif improvisé (EEI), dans le Centre du pays, a confirmé, pour sa part, la Mission onusienne, mardi, dans un communiqué publié sur son site. « Les blessés ont été secourus et évacués vers les structures médicales dédiées. Les procédures administratives sont en cours pour le rapatriement des corps et des blessés », précise l’Etat-Major général des armées sénégalaises. AT/MD (AMAP)

Le gouvernement malien proteste contre des propos du Président du Conseil européen (Communiqué)

Bamako, 21 fév (AMAP) Le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne (DUE) au Mali, Pascal Perennec, a été convoqué, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), où il lui a été signifié les vives protestations du gouvernement du Mali suite « aux propos inamicaux, erronés et agressifs » du président du Conseil européen, Charles Michel, a indiqué un communiqué du MAECI. Au cours d’un entretien avec la presse, le président du Conseil européen « a accusé les autorités maliennes d’avoir rompu les relations avec les partenaires européens, avant d’établir un constat de la situation politique et sécuritaire au Mali. » Le MAECI « regrette profondément ces déclarations tenues par un haut responsable de l’Union européenne, contraires aux règles diplomatiques et au principe élémentaire de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain. » Le ministère souligne, en outre, que « certains partenaires européens ont librement décidé, unilatéralement et sans concertation préalable avec le Mali, de mettre un terme à leur coopération bilatérale. » S’agissant de la situation sécuritaire au Mali, évoquée par Charles Michel, le MAECI rappelle « la responsabilité historique de certains États membres de l’Union européenne, dans la déstabilisation de la région du Sahel, suite à l’intervention unilatérale de l’Otan en Libye. » « Les commentaires de Michel sont d’autant plus malvenus qu’ils omettent les progrès tangibles réalisés par les Forces armées maliennes sur le terrain, grâce notamment à la montée en puissance des Forces armées et de sécurité maliennes et à la stratégie de diversification des partenariats décidée par le colonel Assimi Goïta, président de la Transition. » Le MAECI regrette des « propos empreints de légèreté à un tel niveau de responsabilité, particulièrement lorsqu’ils contribuent à ternir une relation pourtant cordiale entre le Mali et l’Union européenne », Le ministère fait remarquer que l’UE « continue d’intervenir, au quotidien, en soutien aux efforts du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations maliennes à travers plusieurs programmes de coopération. » Il lance « un appel à la raison, au sens de la mesure et à l’arrêt de la campagne de désinformation contre le Mali. » Enfin, Bamako dit reste attaché « au renforcement des relations amicales et de coopération avec tous ses partenaires, dans le cadre du respect mutuel et du respect des choix stratégiques et de partenaires du Mali. » MD (AMAP)

Le Conseil national de Transition au Mali vote des lois de réorganisation territoriale 

Bamako, 21 fév (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, lundi, six projets de loi sur la réorganisation administrative et territoriale au Mali, aux termes desquels, le pays compte 96 nouveaux cercles, 136 nouveaux arrondissements et de 71 nouvelles communes. Les projets de texte adoptés par le CNT, en séance plénière dans le cadre de la session extraordinaire, prévoient aussi un district, 19 régions, 466 arrondissements et 819 communes. L’objectif est d’opérationnaliser et d’assurer le fonctionnement régulier de chaque région en déterminant ses circonscriptions administratives (cercles et arrondissements) et ses collectivités territoriales (régions et communes). Ces six textes étaient défendus par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Il s’agit du projet de loi portant création des circonscriptions administratives en République du Mali, ceux portant création des collectivités territoriales en République du Mali, modification de la loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire. Mais aussi, le projet de loi portant modification de la loi n°2017-052 du 02 octobre 2017 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, celui portant Code des collectivités territoriales et enfin le projet de loi portant statut particulier du District de Bamako. Avec ces textes, outre l’augmentation du nombre de cercles, d’arrondissements et de communes, la circonscription administrative de Bamako sera composée de 7 arrondissements avec, chacun à sa tête un représentant de l’Etat. Il est prévu 263,058 milliards de Fcfa pour l’opérationnalisation les novelles circonscriptions administratives et collectivités territoriale de façon séquentielle selon les moyens de l’Etat. Ces six textes adoptés par le Conseil des ministres du 19 octobre 2022 ont fait l’objet d’une étude au fond par la Commission de l’Administration territoriale, de la Décentralisation, du Culte et de la Réconciliation nationale du CNT. Laquelle a produit un rapport unique concernant les six textes. Il ressort de ce document que la loi n°2012-017 du 02 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali a opéré une grande réforme administrative en créant 19 Régions et en maintenant le District de Bamako. Et, contrairement, aux principes admis en la matière, elle n’a pas créé les démembrements de la circonscription administrative de région que sont les cercles et les arrondissements. Après les débats, le premier texte a été adopté par 127 voix pour, 0 contre et 1 abstention, le second par 128 voix pour, 0 contre et 1 abstention, le troisième par 126 voix pour, 0 contre et 1 abstention. Le 4è projet de loi a été adopté par 127 voix pour, 0 contre et 0 abstention, le 5è par 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention tandis que le 6è l’a été par 127 voix pour, 0 contre et 1 abstention. DD/MD (AMAP)  

Goodluck Jonathan à Bamako pour suivre le processus de Transition au Mali

Bamako, 21 fév (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, est arrivé lundi à Bamako, pour 72 heures, afin de s’enquérir de l’évolution du processus de transition au Mali. L’ancien président du Nigeria a été accueilli, à l’aéroport international président Modibo Keita-Sénou par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Les deux personnalités se sont, ensuite, entretenues au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. L’émissaire de la CEDEAO est attendu, ce mardi, au siège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Il rencontra, ensuite, la médiation internationale de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et les représentants du corps diplomatique accrédité au Mali. Le programme de la journée se poursuivra avec une séance de travail avec le Comité interministériel pour le suivi du chronogramme politique et électoral au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Goodluck Jonathan rencontrera après la classe politique et la société civile au Centre de formation des collectivités territoriales. Mercredi, l’hôte de marque se rendra à la Cour constitutionnelle et au Conseil national de Transition (CNT). En fin de séjour, Goodluck Jonathan sera reçu en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Cette visite au Mali de Goodluck Jonathan fait suite à plusieurs autres qu’il a effectuées l’année dernière, près la levée le 3 juillet 2022 de la double sanction imposée au pays par par la CEDEAO et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’émissaire de la CEDEAO a entamé ses missions de bons offices au Mali au mois de juillet 2020 au moment de la contestation populaire contre le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta. NK/MD (AMAP)  

L’explosion d’un engin improvisé fait deux morts à un poste de contrôle de Nara (Ouest)

Nara, 20 fev (AMAP) Un policier et un agent de la mairie ont trouvé la mort au poste de police à l’Est de la ville de Nara sur la route de Mauritanie qui a été attaqué, ce lundi, à l’Engin explosif improvisé (EEI), annoncent des sources sécuritaires « Les blessés sont au nombre de sept, parmi lesquels cinq policiers, un militaire et un civil qui ont été tous évacués sur Bamako par hélicoptère », précisent les mêmes sources. « Depuis les dernières attaques, les éléments des poste sécurité de police n’y passent plus la nuit. Les terroristes ont profité de cette absence pour poser un EEI sur le toit du poste. L’engin a explosé aux environs de 12h 30. Cela a provoqué la panique au sein de la population surtout en ce jour de foire. » Le ratissage des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de mettre la main sur trois suspects qui ont été mis à la disposition de la gendarmerie pour enquête. Pour le moment, la situation est sous contrôle. Les forces de sécurité ont bouclé toutes les entrées de la ville pour procéder à des fouilles à l’intérieur de la ville. BC/MD (AMAP)

Explosion d’un engin à Nara, à la frontière de la Mauritanie (Sources sécuritaires)

Nara, 20 fév (AMAP) Une explosion d’un Engin Explosif Improvisé (EEI) a eu lieu, ce lundi, vers 12h 30 au poste de police, à l’est de la ville malienne de Nara, sur la route de la Mauritanie. Le bilan est de deux morts dont un policier et un agent de la mairie, sept blessés dont un militaire, cinq policiers et un civil, selon des sources sécuritaires. Le ratissage de la zone est en cours. MD (AMAP)

CEDEAO: Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso restent suspendus (Communiqué final)

Bamako, 20 fév (AMAP) Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis en session extraordinaire, en marge du 36è Sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), a Addis-Abeba, en Éthiopie, ont décidé, samedi, de maintenir la suspension du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée de toutes le instances de l’organisation régionale. Dans un communiqué publié, dimanche, les dirigeants ouest africains ont aussi « rejeté la demande conjointe formulée par les ministres des Affaires étrangères des trois pays en Transition (Burkina Faso, Guinée et le Mali) pour solliciter la levée de (leur) suspension des instances de l’organisation. » Les chefs d’Etat de la Communauté ouest africaine ont également « maintenu les sanctions existantes y compris l’interdiction aux membres du gouvernement ainsi que des hauts fonctionnaires de ces pays de voyager dans l’espace CEDEAO. » Ces décisions ont été prises après avoir examiné les rapports présentés par les Médiateurs de la CEDEAO pour le Burkina Faso, la Guinée et le Mali. Les trois pays ont entamé une offensive diplomatique auprès de la CEDEAO et l’UA conformément au communiqué final de leur rencontre tripartite de leurs ministres des Affaires étrangères tenue les 8 et 9 février à Ouagadougou dans la capitale burkinabè. Toutefois, la CEDEAO indique avoir « pris note des progrès réalisés ainsi que les défis humanitaires et sécuritaires graves » auxquels font face les trois pays, notamment le Burkina Faso et le Mali. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement instruit le président de la Commission de la CEDEAO « d’accompagner la mise en œuvre des feuilles de route de la Transition et de renforcer l’appui sécuritaire et humanitaire aux pays touchés, dans le but d’atténuer les souffrances des populations ». La rencontre invite les Nations-unies, l’UA et tous les partenaires internationaux à appuyer la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO concernant les trois pays. AT/MD (AMAP)