Basketball Africa League : Le Stade malien s’incline (68-78) face à l’US Monastir de Tunisie
Bamako, 13 mar (AMAP) Le Stade malien de Bamako a effectué sa première sortie à la Basketball Africa League, dimanche, à Dakar Arena, qui s’est soldée par uje défaite face à l’US Monastir de Tunisie (68-78). Les Blancs de Bamako feront leur deuxième sortie, mardi, contre les Nigérians de Falcons. Dès le coup d’envoi de cette confrontation, les champions du Mali se sont signalé en marquant les deux premiers paniers 4-0. À seulement 4 minutes de jeu, le score était de 8-2, pour les Blancs de Bamako. Les Tunisiens ne tarderont pas à réagir et à 5 minutes de la fin du premier quart temps, ils passeront devant 9-8. Dès lors c’était le mano à mano, 10-10, 13-13. Lors des deux dernières minutes, les champions en titre creusent l’écart en s’imposant au premier quart temps 23-15. Au deuxième acte, les pensionnaires de Sotuba vont courir dernière le score et à 5 minutes avant la pause, ils étaient menés 35-24. Face aux expérimentés joueurs tunisiens, les protégés du technicien Kaba Kanté cumulent quelques erreurs et seront distancés par Tunisiens 44-37, soit 7 points de différence. Score à la pause. Au retour des vestiaires, les Blancs feront bloc en misant sur les contres. Résultats, ils reviennent à seulement 5 points de leurs adversaires, 49-54. Sous pression, Souleymane Berthé, meilleur marqueur malien, et ses partenaires craquent en s’inclinant 49-60 au troisième quart temps. Dans le quart temps de la vérité, le Stade malien connaît une nette baisse de régime et ne pourra rien pour recoller au score, 68-78. À la fin de la rencontre le technicien malien, Kaba Kanté, a félicité ses joueurs. « Ils ont bien joués. La preuve, lors des deux premiers quart temps, nous avons fait jeu égal avec les Tunisiens. Mais, malheureusement un de mes joueurs s’est blessé, il s’agit de l’Américain Amayo », a dit le Kanté. « Nous allons corriger les erreurs pour bien aborder la prochaine sortie contre les Nigérians », a-t-il promis SSK/MD (AMAP)
Mali: Fraude à l’inscription à la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage
Bamako, 11mar (AMAP) Sur un total de 12 655 étudiants enregistrés à la scolarité de la Faculté des lettres, des langues et des sciences du langage (FLSL), 5 128 ont été inscrits sans dossier, soit 40,52% de l’effectif qui n’ont pas versé de droits d’inscription, révèle un communiqué publié mercredi. Le recteur de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB), le Pr Idrissa Soïba Traoré, cité par le communiqué souligne que « la Commission a décelé de nombreux étudiants professionnels qui se sont inscrits en payant 5 000 Fcfa au lieu de 50 000 exigés par les textes. » Ces fraudes ont été mises au grand jour à la suite de l’examen des dossiers d’inscription de l’année universitaire 2020-2021 par une Commission ad hoc de vérification et de contrôle mise en place par l’ULSHB, selon le Pr Traoré. Le recteur de l’ULSHB a expliqué que « de nombreux étudiants passaient par ce système de fraude à l’inscription très sophistiqué depuis quelques années au niveau de la FLSL. » Il a précisé que, ce travail est le résultat de la première phase de l’opération spéciale d’audit des effectifs d’étudiants de l’université. Le Pr Idrissa Soïba Traoré a indiqué que les premiers éléments de l’enquête interne laissent indiquer une collusion entre certains membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) et des travailleurs du Service de la scolarité de la FLSL. Le premier responsable de l’ULSHB a assuré que « des sanctions réglementaires, à la hauteur de la faute commise, ont été immédiatement prises contre les agents impliqués. » Le communiqué indique que « l’enquête se poursuit à l’interne pour faire toute la lumière sur cette situation et rassembler les éléments nécessaires avant de transférer le dossier à la justice. » Quant aux étudiants en faute, ils ont été invités à venir s’inscrire de manière régulière. Toutefois, a tranché l’université, la quittance du Trésor public sera désormais exigée sur chaque dossier (physique) en plus du bulletin de versement des droits, comme preuve de l’inscription d’un étudiant délivré par le Service de la scolarité. « Ce faisant, a affirmé le recteur, 800 étudiants en situation de fraude au titre de 2020-2021 sur les 5 128 détectés ont pu être diligemment pris en charge dans le cadre d’une opération d’inscription exclusivement initiée à cet effet. » Cette opération se poursuit jusqu’au 17 mars 2023. Le recteur de l’ULSHB a annoncé que la deuxième phase de l’opération spéciale d’audit va concerner la Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE). MDD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 10 mars 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 10 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2017-016 du 12 juin 2017 portant règlementation du secteur postal. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2017-016 du 12 juin 2017 portant réglementation du secteur postal afin de mieux définir les fonctions de réglementation et de régulation de ce secteur. Cette loi régit toutes les activités relatives aux services postaux effectués sur le territoire national, définit les domaines exclusifs de l’opérateur postal public, les règles de la concurrence, les conditions requises pour la prestation du service universel. Elle donne également des indications sur la composition des différents services postaux ainsi que sur les types d’acteurs pouvant offrir les prestations y afférentes. La loi du 12 juin 2017 prévoit trois régimes pour l’exécution des activités des services postaux à savoir : la concession, la licence globale et la licence simple. Malgré l’existence de la loi portant réglementation du secteur postal, la mise en œuvre de la régulation peine à être effective. En effet, sur les trois régimes définis par la loi, seul le régime de la concession a été institué par le Décret n°2021-0270/PT-RM du 21 avril 2021 portant approbation de la convention de concession pour la fourniture du Service Public Postal Universel entre l’Etat et LA POSTE. Le régime de la licence globale et celui de la licence simple ne sont pas encore mis en œuvre à cause des difficultés liées à des lacunes constatées dans certaines dispositions de la loi portant règlementation du secteur postal qu’il convient de corriger. Le projet de loi adopté vise à corriger les insuffisances constatées et à permettre une meilleure régulation du secteur postal. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION ET DE LA DECENTRALISATION – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sagabary : – Madame Oumou TANGARA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kirané : Adjudant-Chef Housseyni GUINDO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Boron : Madame Aminata BERTE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dilly : Lieutenant Djelimady SOUMANO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sébété : Monsieur Nouhoum KONATE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Lobougoula : Monsieur Mahamadou COULIBALY, Administrateur civil. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Blendio : Monsieur Issiaka GUINDO, Administrateur civil. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dogo (Bougouni) : Monsieur Amadou SIDIBE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kéléya : Madame Koura KONE, Administrateur civil. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Molobala :] Madame Aminata BERETE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de M’Pessoba : Monsieur Oumarou TEMBELY, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Doussoudiana : Madame Assanatou DIARRA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Yorobougoula : Monsieur Niangoro COULIBALY, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kangaré : Madame Fatoumata TANGARA, Administrateur civil. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioro : Monsieur Moulaye KONE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sansanding : Monsieur Issa DIARRA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Diaramana : Monsieur Yaya SANOGO, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dieli : Madame Kadiatou KEITA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Oula (Tominian) : Lieutenant Nazoun Raphael DIASSANA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Soye : Monsieur Pierre KODIO, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dourou : Adjudant-Chef Almoctar M. MAIGA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Segué : Sous-Lieutenant Adama KONE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Konio : Adjudant-Chef Souleymane Moctar KAMATE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Boré : Madame Fatoumata MORBA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dinangourou : Lieutenant de police Abdoul Razack ADAMA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Toroly : Adjudant-Chef Youssouf KANE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sossobé : Sous-Lieutenant Thierno Agouno DJIMDE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de N’Gouma : Adjudant-chef Djibril KONE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Bourem Inaly : Monsieur Daouda TRAORE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dangha : Lieutenant de police Modibo TRAORE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Haibongo : Lieutenant de Police Emmanuel KODIO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Gossi : Adjudant-Chef Souaïbou BERTHE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Djebock : Adjudant-Chef Mourou Ousmane AG HAMA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Soni Aliber : Adjudant-Chef Diakaridia YOSSI. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Talataye : Adjudant-Chef Mamady DIABATE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Bamba : Adjudant-Chef Siaka KONE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Imbulal : Adjudant-Chef Abdoulaye DOUMBIA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Adjelhoc : Adjudant-Chef BINOU AG GALLA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Lamhaïmide : Major de police Mamadou DIAKITE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Tamagounite :] Monsieur Assaleh AG RHISSA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de M’Back-Sama : Sous-Lieutenant Mamadou BAGAYOKO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Alata (Sahen) : Adjudant-Chef de police Ibrahima DIALLO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Tessit : Adjudant-Chef Alioune Badra KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Représentant de l’Ordre des Médecins à la Commission Nationale des Droits de l’Homme : Docteur Boureïma KELLY, Médecin. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Beijing (Chine) : Colonel-major Sékou KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE DE L’EDUCATION NATIONALE – Directeur national de l’enseignement technique et professionnel : Monsieur Ogobassa SAYE, Professeur Principal de l’Enseignement Technique. – Directeur général de l’Académie malienne des langues : Monsieur Adama Diokolo COULIBALY, Maître-Assistant. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA
Exposition photos : Six femmes portent leur regard sur l’univers féminin
Bamako, 10 mar (AMAP) Des dizaines d’admirateurs de l’art, notamment de la photographie, ont convergé, mardi dernier, vers la galerie Medina pour célébrer la Journée internationale de la femme à travers une exposition photographique de six femmes, intitulée : «Six regards photographiques féminins.» Depuis l’entrée de la galerie, les images en grand format et de couleurs variées vous conduisent dans l’univers féminin. Ces œuvres sont de femmes qui parlent à leurs concitoyennes à travers les images. C’est une véritable retrouvaille autour de la femme malienne. Les visiteurs (hommes, femmes et jeunes) se bousculent au portillon de la galerie pour contempler les œuvres de très grande qualité de ces « nyéléni » (braves) de la photographique malienne. Fatoumata Diabaté, Kani Sissoko, Oumou Traoré, Oumou Diarra, Dickonet Coulibaly et Mariam Niaré ont traité de sujets qui s’intéressent, particulièrement, à la chambre des jeunes filles, au matériel de travail de nos mamans, au vestibule, au tisserand, à la femme malienne dans sa diversité, entre autres. Le tout appuyé par une projection du cinéaste Fatoumata Tioye Coulibaly qui a, également, porté un regard sur la femme. Après avoir expliqué le contexte de l’exposition, le promoteur de la galerie Médina, Lassana Igo Diarra, a salué l’engagement des femmes photographes pour le développent de la culture malienne. M. Diarra a invité le public à découvrir avec beaucoup d’intérêt leur travail. Quant au chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, qui a présidé le vernissage de l’exposition financée par la Coopération suisse, il a remercié les responsables de la galerie pour « cette belle initiative artistique qui met en relief la beauté de la femme malienne. » Franziska Jenni, qui avec Joyce Pennekamp, a assuré la coordination artistique, a expliqué l’idée de Nyéleni qui est un projet artistique collectif dans lequel six photographes maliennes ont développé leurs histoires visuelles personnelles qui seront présentées dans une exposition multimédia internationale. Le projet se compose d’un atelier de coaching, de séances d’échanges et d’une exposition itinérante au profit des femmes sélectionnées dans le cadre d’un programme éducatif destiné aux étudiantes et jeunes artistes. Selon la tradition, Nyéleni est le nom d’une figure féminine légendaire qui aurait vécu dans le village de Sirakoro, près de Ségou (Centre). On affuble de ce qualificatif les braves femmes capables de répondre aux exigences de notre société qui réserve une place particulière à la femme. La cérémonie a été sanctionnée par une performance de l’artiste Kouamane Affoue Sylvie Armande qui a émerveillé le public avec son corps. Pour l’artiste Oumou Diarra, c’est la réalisation d’un rêve, car à travers ce projet elle dit rendre « hommage à sa mère, celle qui lui a tout donné. » Mme Kouyaté Aminata, une visiteuse, a tout simplement dit que « c’est un beau travail » et a félicité les artistes « car les images m’ont replongé dans mon enfance». « C’était un voyage dans le temps », a conclu cette admiratrice d’art photographique, très ravie. Des artistes, commissaires et plusieurs invités de marque étaient, aussi, présents à la cérémonie de vernissage de l’exposition. AS/MD (AMAP)
Mali : Le referendum reporté sine die (ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation)
Bamako, 10 mar (AMAP) Le referendum initialement prévu pour le 19 mars prochain, au Mali, connaitra un léger report, a annoncé, vendredi, à Bamako, le ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Au cours d’une conférence de presse le ministre Maïga, sans préciser une nouvelle écheéance, a justifié ce report par « la ferme volonté des autorités de la Transition d’appliquer les recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR). » Notamment la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) à travers l’installation de ses démembrements dans les 19 régions administratives du Mali et le District de Bamako. Le colonel Abdoulaye Maïga a souligné que la date du referendum sera fixée après concertation avec l’AIGE et l’ensemble des acteurs du processus électoral. Toutefois, il a exprimé « la détermination des autorités de la Transition à respecter le délai convenu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le retour à l’ordre constitutionnel. DD/MD (AMAP)
Opportunités d’affaires : Le Mali intéresse des investisseurs qataris
Envoyé spécial Issa DEMBÉLÉ Doha, 10 mar (AMAP) Des hommes d’affaires qataris se rendront au Mali, après le mois de ramadan, pour y mieux cerner les opportunités d’investissement, a appris l’AMAP à la fun d’une audience accordée, jeudi, par le président du Conseil d’administration de l’Association des hommes d’affaires du Qatar, Faisal Bin Qasim Al-Thani, au Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement, qui a pris part à la 5è conférence des Nations unies sur les Pays les moins avancés (PMA5) à Doha, au Qatar. a été reçu par le patron des patrons qataris, en présence de certains de ses collaborateurs et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. «Nous allons envoyer une équipe d’hommes d’affaires au Mali et chacun va essayer d’identifier le ou les domaines dans lesquels il peut investir», a annoncé Faisal Bin Qasim Al-Thani, à la fin de la rencontre. D’ores et déjà, des investisseurs manifestent de l’intérêt pour les secteurs de l’agriculture, de l’immobilier, du tourisme, des mines… «Durant les échanges avec le chef du gouvernement, nous avons parlé de toutes les opportunités au Mali. Lors de notre visite, nous allons voir ce qu’il faut entreprendre pour soutenir l’économie malienne, créer des emplois», a expliqué le président du conseil d’administration du Patronat qatari. Il s’est dit convaincu que «Qataris et Maliens trouveront des pistes pour pousser les relations économiques entre les deux pays». Le Premier ministre Maiga a ajouté : «Nous sommes convenus que quand les opérateurs économiques du Qatar se rendront au Mali, nous allons discuter pour mettre le focus sur les domaines d’intérêt commun. » C’est la deuxième fois que Faisal Bin Qasim Al-Thani et Choguel Kokalla Maïga s’entretiennent sur les opportunités d’investissement au Mali. Le Premier ministre a encore saisi l’occasion pour rappeler les priorités malienne, dont la sécurité. Une autre préoccupation à laquelle le Mali attend une réponse de la part des hommes d’affaires, c’est la construction de l’université de Tombouctou. Le sujet semble avoir séduit Faisal Bin Qasim Al-Thani. Son organisation est, également, prête à donner des bourses d’étude à des Maliens. Le Mali et la faîtière des hommes d’affaires du Qatar ont signé un mémorandum d’entente, il y a quelques mois. Leur ambition commune est d’instaurer des relations d’ordre stratégique sur le long terme. «Nous avons la terre, le fleuve, la jeunesse… Donc, il nous faut de gros investissements et les Qataris peuvent répondre à ce besoin. C’est donc un mariage de raison que nous voulons et qui va durer», a déclaré le chef du gouvernement malien. Choguel Kokalla Maiga a assuré que le nécessaire sera fait pour éviter que la bureaucratie ne «nous mette pas en retard». ID/MD (AMAP)
Chaîne de la dépenses publiques au Mali : Le ministère de l’Économie et des Finances prêche la nécessaire rationalisation
Bamako, 10 mar (AMAP) Le ministère malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, a souligné, jeudi, a Bamako, la nécessité d’échanger avec les acteurs de la chaîne des dépenses publiques pour mieux coordonner les actions. M. Sanou, qui intervenait au Centre international des conférences de Bamako (CICB), à la 2e édition des échanges entre les principaux acteurs de la chaine des dépenses publiques, a souligne que le contexte actuel du Mali, « la mobilisation des recettes publiques intérieures, comme principale source de financement des politiques publiques, rend, plus que jamais, nécessaire la rationalisation des dépenses publiques. » Cet atelier d’échanges entre les acteurs de la chaîne des dépenses publiques, institué depuis deux ans, constitue un forum d’échange et de dialogue autour des mesures, des règles et des comportements visant l’efficacité et l’efficience des dépenses dans un contexte de rareté des ressources. Les débats ont porté sur quatre thèmes à savoir, les contraintes de la gestion des finances publiques et la moralisation du coût des acquisitions de biens et des prestations de services. S’y ajoutent la cartographie des infractions aux règles d’exécution des dépenses publiques et leur manifestation, la promotion de la production nationale et de l’outil national de production à travers la commande publique. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Économie et des Finances a rappelé que l’année 2022 a été particulièrement rude pour le Mali en raison de diverses crises, notamment la crise sécuritaire, la Covid-19, la crise russo-ukrainienne et l’embargo économique et financier imposé par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon Alousseni Sanou, en matière de gestion des finances publiques, ces chocs se sont traduits par la baisse des recettes fiscales, la hausse des dépenses d’intervention pour atténuer les effets de l’inflation induite et l’accès difficile au financement. « Au même moment, a-t-il dit, l’Etat devait continuer à faire face aux indispensables et vitales dépenses de défense et de sécurité. » Pour lui, « ce sont là autant de défis à relever à travers, entre autres, une bonne gestion de nos finances publiques. » Le ministre a ajouté que « cet objectif nous a conduit à adopter une politique budgétaire très restrictive à travers des mesures de régulation très rudes telles que le gel et l’annulation d’une partie des crédits budgétaires. » A ce propos, le patron de l’hôtel des Finances a remercié les différents acteurs pour leur accompagnement et leur bonne attitude face à ces mesures de régulation budgétaire, toute chose qui, selon lui, « a permis de maîtriser le déficit du budget 2022 à 4,9% contre une prévision de 5,2% du PIB. » Le ministre de l’Economie et des Finances a, par ailleurs, souligné que la conjugaison des crises a imprimé un rythme d’accroissement constant aux dépenses publiques à un moment où l’Aide publique au développement (APD) est arrêtée et où les capacités d’endettement sont de plus en plus limitées. « En effet, depuis août 2020, les appuis budgétaires sont suspendus et l’endettement public érode de plus en plus l’équilibre budgétaire. Dans ce contexte, et plus que jamais, la rationalisation et l’efficacité des dépenses publiques demeurent la seule alternative », a révélé Alousseni Sanou. Il a interpellé les responsables du budget, des marchés publics, du contrôle financier et les directions des finances et matériels pour assurer une bonne rationalisation, une efficience (en termes de délai, de coût et de pertinence) et une moralisation des dépenses publiques. « La bonne gouvernance, a-t-il rappelé, exige de tous et de chacun un comportement responsable au quotidien dans l’application stricte des textes règlementaires face aux biens publics. » AG/MD (AMAP)
Coopération militaire : Le chef d’état-major des armées du Niger reçu par le président de la Transition au Mali
Bamako, 10 mar (AMAP) Le chef d’état-major des armées du Niger le général, Mody Salifou, qui a été reçu en audience, jeudi, au Palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Bamako, pour échanger avec les chefs militaires maliens de coopération entre le Niger et le Mali face aux terroristes, notamment dans la zone des trois frontières. Selon le général Mody Salifou, les efforts entre son pays et le Mali, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ont toujours été permanents. « Il a été question, aujourd’hui, de faire le tour de cette coopération et voir comment nous pourrons rentabiliser davantage cette coopération sécuritaire entre nos deux pays », a confié à la presse le chef d’État-major des Armées du Niger. Le haut gradé de l’armée nigérienne, à discuté, en substance, de la meilleure façon de rentabiliser davantage la coopération sécuritaire entre le deux pays dans la lutte contre le terrorisme. Cette question était au menu de l’audience avec le colonel Assimi Goïta. L’officier général nigérien était venu transmettre au chef de l’État « les salutations amicales » de son homologue du Niger, Mohamed Bazoum. Mais, aussi. de lui rendre compte de ses discussions avec ses « camarades » des Forces armées maliennes (FAMa). Le Mali et le Niger partagent une frontière commune de près de 821 km et sont confrontés à un défi commun : la lutte contre le terrorisme. Pour l’officier général nigérien, il est de bon ton que « nous nous retrouvions régulièrement pour faire le point de la situation, de part et d’autre de la frontière pour le bien de nos populations respectives ». Et de poursuivre : « nos forces ont toujours été ensemble. Nous travaillons toujours ensemble et nous soutenons les unes les autres». Cette audience intervient au moment où la zone dite «des trois frontières» entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso est confrontée au terrorisme. Selon l’Armée malienne, la montée en puissance des FAMa et la mutualisation des efforts accrus avec les pays voisins ont porté un coup sérieux à la capacité de nuisance des terroristes. Par ailleurs, ce déplacement des hauts gradés de l’armée nigérienne u Mali arrive dans un contexte marqué par le retrait du Mali de tous les organes et instances du G5-Sahel, y compris sa force conjointe. Toutefois, les autorités de Bamako ont déclaré être ouvertes à toute coopération bilatérale dans la lutte contre les ennemis de la paix dans la région. BD/MD (AMAP)
Relance imminente du trafic ferroviaire au Mali (Ministère des Transports et des Infrastructures)
Bamako, 09 mar (AMAP) Une mission d’information et de sensibilisation est parti, jeudi, de la gare ferroviaire de Bamako pour Kayes, pour informer et sensibiliser les populations et autorités des localités riveraines sur la relance imminente du trafic ferroviaire national, annonce la cellule de communication du département des Transports et des Infrastructures. « La délégation, à bord de la locomotive CC 2207, fera le trajet Bamako-Kayes. Il est prévu une escale dans toutes les gares le long de la voie ferrée », ajoute la source indiquant que la mission a été mise en route sur instruction du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Toutes les activités de reprise du trafic ferroviaire sont financées par le budget national. À cet égard, au cours d’un voyage test, le 13 juillet 2022, Mme Sissoko a salué « l’engagement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour cette relance du trafic ferroviaire. » Selon elle, « c’est grâce à l’engagement des autorités que les techniciens maliens ont réparé entièrement deux locomotives et les voitures voyageurs. » Un communiqué publié par la même source, le mercredi 01 février 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures a réceptionné « symboliquement » des pièces de rechange destinées aux locomotives maliennes (CC 2205 et CC 2207) en provenance de Dakar (Sénégal). Au cours de cette cérémonie, Madame Dembélé Madina Sissoko a indiqué que des « actions doivent être engagées diligemment pour la libération du domaine ferroviaire des occupations irrégulières et la finalisation du cadre institutionnel de gestion du trafic ferroviaire. » La ministre en charge des Transports a, ainsi, appelé le personnel ferroviaire « à l’esprit d’initiative, au sens de responsabilité, au courage et à la persévérance. » « Cela afin que la marche du train soit irréversible et que le trafic ferroviaire national ne s’arrête plus jamais. » SS/MD (AMAP)
Spécial 8 mars : Maïga Adam Maïga, présidente et cheville ouvrière d’un Centre de santé communautaire
Bamako, 8 mar (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) regorge de figures emblématiques, notamment de femmes, engagées pour les causes communautaires et nationales. Mme Maïga Adam Maïga en est une. Sage-femme de son état, elle est responsable de l’ Association de santé communautaire de Kayes N’Di (ASACOKADI), un quartier de la commune urbaine de Kayes. C’est l’une des rares femmes qui assure la présidence d’un Centre de santé communautaire (CSCOM) du pays depuis 2002. « Je suis impliquée dans toutes les activités de Bencounda, un nouveau quartier, fondé par la diaspora, notamment celle basée en France. Je dirige la première association de ce quartier. C’est la confiance de la population qui a prévalu dans le choix porté sur ma modeste personne pour présider aux destinées de notre structure socio sanitaire », assure Mme Adam Maïga. « Pour moi, le 8 Mars symbolise la féminité, la valorisation de la femme. Nous devons avoir confiance en nous-mêmes et nous battre pour avoir la confiance de la population. On a vu des femmes pilotes, présidentes de la République… Il faut travailler comme les hommes. Le Mali Kura est fait pour les femmes qui y retrouveront sûrement leur place », estime notre interlocutrice. Bien qu’elle soit de nationalité malienne, cette dame est l’illustration parfaite d’une intégration réussie entre le Mali et le Niger. Adam Maïga est née en 1972 au Niger où elle a reçu son parchemin, avant de venir dans son pays d’origine pour entamer sa vie professionnelle. Elle a fréquenté l’Ecole nationale de Santé publique du Niger de 1996 à 2000. Son père, Mamadou Zeti Maïga, a servi dans ce pays voisin du Mali comme gouverneur de la Région de Tahoua. Mariée et mère de 4 enfants, Adam Maïga a été affectée à l’ASACOKADI en 2001 après son admission au concours d’entrée à la Fonction publique des Collectivités territoriales. « C’est mon premier poste. J’encadre une vingtaine de personnes. Bientôt (probablement le 8 Mars), notre structure sanitaire sera érigée en CSCOM Universitaire pour promouvoir la prise en charge de qualité, la formation des ressources humaines », affirme-t-elle. En ce jour très ensoleillé du lundi 20 février 2023, nous nous sommes rendus à l’Association de santé communautaire de Kayes N’Di situé dans le quartier du même nom sur la rive droite du fleuve Sénégal qui traverse la ville de Kayes. Dans les locaux, les préparatifs de l’érection de la structure en CSCOM universitaire battent leur plein. Près de la porte d’entrée de la sage-femme responsable, on voit une dame debout sur une balance, près d’une assistante qui notait son poids, en attendant la consultation chez Mme Maïga. Entre-temps, cette dernière ouvre la porte de son bureau. « Ah vous êtes là, attendez un peu. Il y a une femme en travail », s’exclama-t-elle à notre vue. Ensuite, cette sage-femme responsable est ressortie pour aller faire le tour de quelques unités relevant de son service. Dans sa salle d’attente, elle réorganisait le dispositif mis en place pour offrir plus de commodités aux patients et à leurs accompagnateurs avant les consultations néo-natales et prénatales. Arrivée au niveau du grand hall où se font les pesées ordinaires, l’infirmière ordonna à certaines personnes d’amener des bancs métalliques devant son bureau pour soulager certaines personnes qui se tenaient débout. Elle remettait un peu d’ordre au niveau du hall avant de passer à une brève séance de sensibilisation et d’information sur l’importance du planning familial et des consultations prénatales. Adam Maïga se distingue par sa courtoisie, son sérieux et sa rigueur au travail. Elle ne retourne jamais dans son bureau sans frapper à la porte. Elle est très appréciée par sa hiérarchie et les populations. Tout le monde attend son tour et il n’y a ni bousculade ni dispute pour accéder au bureau de la « Sage », appellation de la sage-femme dans certaines localités de cette région. «C’est mon 4è passage chez cette sage-femme. Ma première fille est née ici. Elle a une bonne méthode de travail. Elle est dévouée, dynamique et accueillante. C’est pourquoi, les gens fréquentent ce CSCOM, malgré la distance », témoigne Mahamadou Wagué de Soutoucoulé-Badalabougou, commune de Khouloum. « J’accompagne ma petite sœur ici pour la pesée parce que nous apprécions la qualité des prestations de Madame (Adam Maïga). Elle est courageuse », renchérit Sadio Diallo de Kersignané qui a fait des bénédictions pour le CSCOM. Adam Maïga occupe également le poste de trésorière de l’Ordre des Sages-Femmes de Kayes et de celle de la Caisse de solidarité référence-évacuation de la Région de Kayes. L’Association des Femmes de Bencounda qui a été créée en 2007 et mène des activités génératrices de revenus (transformation de produits alimentaires, saponification) pour permettre à la cinquantaine de membres d’être autonomes. Au regard de son parcours impressionnant, Mme Maïga Adam Maïga donne de la vivacité au combat des femmes qui rêvent de vivre dans un monde où elles partagent les mêmes activités et responsabilités que les hommes. BMS (AMAP)

