Pêche : La rareté du poisson s’installe

Par Fadi CISSÉ Bamako, 20 déc (AMAP) Lundi 16 décembre. Il est 7 heures du matin, le thermomètre affiche déjà les 19°C. Devant la façade d’un hôtel de la place, coté berges du fleuve Djoliba. La place est réputée être à la fois un débarcadère et un marché aux poissons de la capitale. Le visiteur est assailli par des relents de poissons en décomposition, des tas d’écailles et autres déchets de poissons. Des mouches qui survolent, des cris et interpellations de mareyeuses qui sentent toutes le poisson, complètent le décor. Nana Thiéro est justement une mareyeuse. Assise sous un parasol, faisant face à son étable débordant de fretins (tinèni en Bamanan), la dame de corpulence robuste, accompagnée de sa fille, la trentaine, hèle les clients. « Je ne connais que ce métier. Depuis mes sept ans, je tirais le filet avec mes parents à Markala (Centre) pour capturer des poissons. Aujourd’hui, Dieu m’a confié cette activité commerciale dans laquelle je gagne bien ma vie », raconte celle qui pratique ce métier, depuis plus d’une cinquantaine d’années. L’arrivée des caisses de poissons égaie la conversation, car, reconnaît notre interlocutrice, le poisson se fait rare dans nos fleuves et cours d’eau, obligeant les pêcheurs à partir de plus en plus loin. « Les rares poissons qu’on trouve ne suffisent pas à couvrir la demande», confie Nana. En 1972, le premier inventaire effectué sur les poissons par le Mali recensait 137 espèces dans les cours d’eau. De nos jours, l’on n’en compte que 60, selon des données de la direction nationale de la pêche. Le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani e et t la Falémé figurent parmi les pêcheries les plus connues. Quelque 17 espèces sont rares à trouver dans les captures, 22 sont totalement menacées et peuvent disparaitre du jour au lendemain. En plus de la rareté, Nana Thiéro déplore la petite taille des prises. Ce qui n’incite pas à exporter. Elle signale la majorité de ses poissons proviennent de Mopti, Kona, Diafarabé, Ségou, Niono (Centre), mais aussi de Gao (Nord)  Manantali. Dans chacune de ces zones, elle se fait livrer par des pêcheurs. Son inquiétude est corroborée par Yacouba Tounkara, un pêcheur rencontré sur les berges du fleuve Niger à Djicoroni-Para. Il pratique ce métier depuis des années. Il est triste de constater les mauvaises pratiques de pêche. Selon lui, même les plus petits poissons sont capturés aujourd’hui. Il suggère de sanctionner tous les pêcheurs auteurs de pratiques malsaines. Les acteurs de la pêche déplorent la surpêche. Pour eux, la faute incombe, en premier, aux équipements et engins de plus en plus sophistiqués utilisés par des pêcheurs comme les pirogues à moteur ou des filets. Il y a aussi les faiblesses de la loi. «La loi exige que toute capture non étudiée doit être remise à l’eau. De 1960 jusqu’aux années 1990, il n’y avait qu’un seul code pour la gestion de la pêche. La pêche était ouverte de juillet à septembre. Il fallait ensuite respecter les périodes de reproduction des poissons. Aujourd’hui, tout le monde pêche dans les cours d’eau durant les douze mois de l’année, tuant ainsi la ressource. D’autres utilisent des substances chimiques ou électriques pour pêcher », dénonce-t-on à la direction nationale de la pêche. ESPÈCES MENACÉES – En 2023, près de 125 000 tonnes de poissons ont été capturées, indique Alhassane Sarro de la direction nationale de la pêche. Il ajouter : « Notre pays n’a recensé que 60 espèces de poissons dans le delta central du Niger, au lac Debo, dans la Région de Mopti en 2023. Plusieurs facteurs ont fait que des espèces ont disparu dans le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani même dans les lacs de retenus. » Selon M. Sarro, les premières causes de cette disparition sont d’abord les facteurs climatiques, rappelant les sécheresses successives que le Mali a connues depuis 1973, 1984 et 1985. « La deuxième cause, c’est l’impact des captures intensives. Les changements climatiques font que certaines espèces ont besoin de certaines conditions de température de chaleur et d’humidité pour se reproduire ou des écosystèmes bien adaptés. A défaut, ils peuvent mettre plusieurs années sans se reproduire. L’espèce disparait dès que les adultes sont capturés », explique-t-il. Autre facteur cité par cet ingénieur des eaux et forêts, ce sont les mauvaises pratiques de pêche. C’est un facteur humain qui peut être résolu, selon notre interlocuteur. «Par exemple, quand on enlève les œufs de la femelle du poisson, on voit beaucoup de petits cristaux dedans et chaque cristal contient un poisson. Donc, la femelle peut donner de 9000 à 10.000 petits poissons. Il doit avoir une réglementation pour ne plus tuer les poissons avant les 30 ou 40 grammes », insiste-t-il. En période d’hivernage (entre juillet et septembre), « quand un pêcheur tue une femelle, il tue plusieurs poissons », explique l’expert. « Auparavant, ajoute-t-il, quand les vieux pêcheurs remontaient à la surface une femelle en état de reproduction, ils la remettaient dans l’eau. Malheureusement, les prêcheurs d’aujourd’hui prennent tout », déplore-t-il. À Mopti, Tombouctou et Gao, la direction nationale de la pêche a remarqué que beaucoup d’espèces ont disparu ces dernières années. Mais dans les zones du Sud, avec le barrage de Sélingué, de Manantali, dans la Région de Kayes (Ouest), il y a un peu plus d’espèces de poissons que dans la zone du Delta. Parmi les facteurs de disparition des poissons, on peut également noter le changement climatique comme les conditions de crue ou d’hivernage qui ne sont pas beaucoup favorables dans le Nord du Mali. Beaucoup de mares lointaines ont tari où les poissons remontaient pour se reproduire. Avec la crue exceptionnelle cette année, l’eau a traversé beaucoup d’endroits qui étaient à l’époque des passages que les poissons empruntaient pour aller se reproduire, à 50 ou 100 km voire au-delà du lit principal. S’ils n’ont plus cet espace, il serait difficile pour eux de se reproduire. La direction nationale de la pêche a préparé un arrêté qui précise que les poissons ne doivent pas être pêchés en

Economie : Le Conseil des ministres de l’UEMOA se tient ce vendredi à Bamako

Bamako, 20 déc (AMAP) Le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se tient ce vendredi à Bamako, pour examiner plusieurs dossiers , trois mois après le dernier conseil tenu en Guinée-Bissau, selon une source proche de l’Union,. Les ministres (deux par pays) des huit membres de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) se réuniront dans les locaux de l’agence de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). C’est la première fois, depuis 2016, que le Mali abrite le Conseil des ministres de l’UEMOA. Plusieurs institutions financières sont attendues à la rencontre de la capitale malienne. Il s‘agit, entre autres, de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), l’Autorité des marchés financiers, la BCEAO. La présidence tournante du Conseil des ministres est occupée, actuellement, par le ministre des Finances de Côte d’Ivoire, Adama Coulibaly qui prononcera les discours d’ouverture et de clôture de la rencontre. En prélude à l’événement, Bamako a abrité, toute cette semaine, les sessions ordinaires des organes et institutions de l’UEMOA. Le Collège de supervision de la commission bancaire s’est tenu le lundi 16 décembre, suivi le lendemain, du Collège de résolution de la commission bancaire, alors que le Conseil d’administration de la BCEAO et la réunion du Comité de stabilité financière dans l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) se sont déroulés, respectivement, le mercredi 18 et le jeudi 19 décembre. L’UEMOA a été créée le 10 janvier 1994 avec comme mission principale la réalisation de l’intégration économique des États membres, à travers le renforcement de la compétitivité des activités économiques dans le cadre d’un marché ouvert et concurrentiel et d’un environnement juridique rationalisé et harmonisé. La Guinée-Bissau est devenue le 8è État membre le 2 mai 1997. L’organisation a commencé ses activités en janvier 1995. Elle a été fondée en réponse à la dévaluation du franc CFA, le 11 janvier 1994. En signant le traité de l’Uemoa, les 7 États membres originels ont exprimé leur intention de créer l’UMOA, qui existait entre eux depuis le 12 mai 1962. À cet égard, l’UEMOA complète l’œuvre de l’UMOA et remplace l’Union douanière économique des États de l’Afrique de l’Ouest (UDEAO), fondée le 9 juin 1959. SBT/MD (AMAP)

Le chef de l’État lance le chantier du siège de la Cour des comptes 

Bamako, 20 déc (AMAP) Le chef de l’État, le général d’armée, Assimi Goïta, a posé, jeudi, la première pierre du siège de la Cour des comptes, d’un coût d’environ 8 milliards de Fcfa financés sur le budget national, qui sera bâtie sur une superficie de près d’un hectare à Banankabougou-Bolé, en VI du District de Bamako, Les travaux de l’édifice de la 6è Institution de la République, vont durer trois ans. Inspiré de l’architecture du palais du Hogon, le futur siège de la Cour des Comptes, R+5, comprendra 187 bureaux dont 171 bureaux avec toilettes intégrées, un atrium, 11 salles d’archives, 2 salles d’audience de 350 places et 2 salles de délibéré, un restaurant, une bibliothèque, 45 places de parking couvert dont 27 en sous-sol et 18 au rez-de-chaussée. Le Président de la Transition a souligné l’importance de la Cour des comptes dans la gestion des finances publiques en rappelant qu’elle est l’Institution supérieure en matière de contrôle dans ce domaine. « Son rôle est déterminant dans le cadre du contrôle de l’exécution des lois de finances et de l’évaluation de la politique publique », a précisé le général d’armée Assimi Goïta. La Constitution du 22 juillet 2023, qui crée la Cour des comptes, s’inscrit dans la droite ligne des réformes engagées par les autorités de la Transition. Selon le Chef de l’État, cela prouve « la volonté des autorités de la Transition de promouvoir une gestion vertueuse des ressources de l’Etat, gage d’intégrité et de bonne gouvernance. » Le président de la Cour suprême, Dr Fatoma Thera a assuré que la Cour des comptes contribuera, par ses actions permanentes de vérification, de contrôle et de consultation à la transparence et à l’amélioration de la gestion publique, à travers la réalisation des missions de sauvegarde du patrimoine public et du contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques ; d’amélioration des techniques et méthodes de gestion ; de rationalisation de l’action administrative. À côté de ces missions d’audit ou d’évaluation, la Cour des comptes exerce des attributions juridictionnelles spécialisées en matière de finances publiques (discipline financière et budgétaire, faute de gestion, sanction des infractions financières). En plus de ces attributions classiques, la Cour des comptes devra jouer un rôle déterminant en matière d’assistance à l’Assemblée nationale et au Gouvernement dans le cadre du contrôle de l’exécution de la loi de finances consacrée par la Constitution du 22 juillet 2023. En plus du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement, des présidents des Institutions et des diplomates accrédités au Mali ont assisté à l’évènement. OD/MD (AMAP)

Éliminatoires CHAN 2024 : : Le sélectionneur convoque 21 joueurs pour la double confrontation Mali- Mauritanie

Bamako, 19 décembre (AMAP) Le sélectionneur malien des Aiglons locaux, Baye Bah a convoqué, 21 joueurs à savoir trois (3) gardiens, sept (7) défenseurs, cinq (5) milieux et six (6) attaquants pour la double confrontation qui oppose le Mali et la Mauritanie, dimanche à Nouakchott, dans le cadre de la manche aller du 2ème  tour des éliminatoires du CHAN 2024, zone UFOA-A, a appris l’AMAP de source proche de la FEMAFOOT. Le Mali et la Mauritanie, après le premier tour en octobre et novembre dont ils étaient exemptés, se retrouveront ce week-end pour la manche aller du 2ème  tour de la zone UFOA-A des éliminatoires du CHAN 2024, prévu en février prochain au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. La liste des joueurs convoqués par le sélectionneur des Aigles CHAN, Baye Bah, a été rendue publique jeudi. Il s’agit de : Trois (3) gardiens : Aboubacar Doumbia (AFE) Youssouf Koita (DAC) N’Golo Traoré Sept (7) défenseurs : Félix Kamaté (Stade Malien) Soumaila Magassouba (Stade Malien) Daba Sogoba (DAC) Ali M. Keita (DAC) Mamadou Salia Sacko (AFE) Dramane Traoré (Stade Malien) Ousmane Diallo (DAC) Cinq (5) milieux : Mamoutou Berthe (US Bougouba) Abdoulaye Fousseini (DAC) Daba Diakité (DAC) Amadou Soumaré (DAC) Issa Djiguiba (AS Real) Six (6) attaquants : Amadou Lamine Sissoko (DAC) Fousseiny Tangara (AS Bakary Djan) Adama Goita (AS Bakary Djan) Moctar Mohamed Cissé (Stade Malien) Issa Niaré (Étoiles du Mandé) Boua Diarra (Binga FC) Il est à noter qu’après la manche aller en Mauritanie, le match retour est prévu à Bamako une semaine plus tard. Le vainqueur de cette double confrontation aura son ticket pour le CHAN.  KM (AMAP)

Kangaba : Remise solennelle des décisions de création des Commissions Foncières Villageoises (COFOV)

Kangaba, 19 décembre (AMAP) La cérémonie de remise solennelle des décisions de création des Commissions Foncières Villageoises (COFOV) de 05 communes rurales du cercle de Kangaba à savoir Minidian, Maramandougou, Kaniogo, Séléfougou et Nouga, a été présidée mercredi à Kangaba, par le Sous-préfet central, Chekou Ag Alkalifa, a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à la sécurisation de la Tenure foncière et forestière des communautés par la commission foncière villageoise du Mali » initié par l’Union des Associations et Coordinations d’Associations pour le Développement et La Défense des Droits des Démunis (UACDDDD), soutenu par Tenure Foncière et Forestière (TFF). Selon le Coordonnateur de l’UACDDDD, Mansa Koné, la loi No2017- 001/ du 11 avril 2017 portant sur le foncier agricole (LFA) et son décret d’application No2018- 0333/P-RM du 04 avril 2018 fixant la composition et les modalités de fonctionnement de la commission foncière villageoise ou de fraction, sont des instruments de la sécurisation foncière agricole des communautés rurales. Leur mise en œuvre est une bonne piste pour la paix sociale et le développement local. Le représentant du chef de l’exécutif local, a précisé que depuis 2021, à travers sa campagne de sécurisation foncière, l’UACDDDD, il y a  un processus interactif de mise en place des COFOV et de fraction qui a permis l’implication des femmes et des jeunes dans la gestion foncière à travers les COFOV, l’instauration du dialogue apaisé intergénérationnel, l’apaisement des relations entre les administrés et l’administration grâce aux cadres de concertation, l’installation de la cohésion sociale avec l’atténuation et la fin des conflits. C’est dans cadre de la poursuite de ses activités que l’UACDDDD en lien avec les autorités administratives et politiques a organisé cette rencontre pour la remise solennelle des décisions de création des COFOV des 41 villages de ses communes rurales du cercle de Kangaba. Il s’agit de remettre solennellement les décisions de création des COFOV et de remettre aux 41 chefs de villages ou leurs représentants venus des 05 communes rurales, les décisions de création de leur COFOV. Le sous-préfet central avant la remise symbolique à un chef de village a cité les attributions du COFOV. En effet la COFOV est chargé de procéder à la conciliation des parties à un litige foncier agricole, à la saisine des juridictions compétentes, de contribuer à l’inventaire des us et coutumes en matière foncière, de participer l’institution du cadastre au niveau communal, de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique de gestion foncière de la commune et de donner son avis sur toutes les questions foncières dont elle est saisi. Il est à noter que les décisions No2024-010/SP- ACK portant nomination des membres de la COFOV des 41 villages ont été signées par le Sous-préfet central de Kangaba. Chaque bureau est composé de 10 membres, présidé par le chef de village et sont membres du bureau, le conseil de village, les organisations des femmes, des jeunes, des organisations socioprofessionnelles et le rapporteur. SD/KM (AMAP)

Économie : Hausse de 2,3% des exportations de biens au Mali par rapport à 2022 (BCEAO)

Bamako, 19 déc (AMAP) Les exportations de biens au Mali ont atteint 77 milliards, soit une hausse de 2, 3% par rapport à l’année 2022, a révélé, jeudi à Bamako, le directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pour le Mali, Baréma Bocoum, qui a partagé quelques chiffres clés de la balance des paiements au titre de l’année 2023. Le directeur de la Banque centrale, qui s’exprimait lors de la 17ème journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, a ajouté que cette hausse s’est réalisée « en liaison avec celle des ventes extérieures d’or non monétaire et de bétail, qui représentent respectivement 81% et 2, 8%, pour des montants de 2, 790 milliards. » Les importations de biens en FOB, c’est-à-dire hors frais et assurance, se sont établies à 3, 475 de Fcfa, en baisse de 0, 4% par rapport à 2022. M. Bocoum a précisé que la balance commerciale, qui représente la différence entre la valeur des biens exportés et celle des biens importés, est déficitaire de 45 milliards, en amélioration de 89 milliards par rapport à 2022 où elle avait affiché un déficit de 135 milliards. Il a imputé cette évolution « à la progression plus rapide des exportations concomitant à la baisse des importations. » Selon lui, le solde courant est à -977 milliards en 2023, après -920 milliards en 2022 et représente -7,8% du Produit intérieur brut (PIB). « Le solde global s’est établi à -555 milliards de Fcfa après un déficit de -459 milliards en 2022 et -58 milliards en 2021 », a indiqué le directeur national de la BCEAO pour le Mali. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné que son département « suit de très près l’évolution des comptes extérieurs car, a-t-il dit, ces derniers sont fondamentaux pour les économies ouvertes comme la nôtre. » « Leur importance est encore plus accentuée en ces périodes de fortes incertitudes et de tensions dans plusieurs parties du monde, caractérisées par la volatilité des marchés financiers et des prix des matières premières », a insisté M. Traoré. Il a souligné que l’organisation de la journée a offert aux acteurs économiques, tant publics que privés, une opportunité de s’approprier les concepts de la balance des paiements et que l’initiative leur « permet non seulement de mieux analyser notre économie mais, aussi, de prendre des décisions de politique économique plus éclairées. » Les participants travailleront sur les dossiers en deux phases : la première partie va concerner, notamment la présentation de l’évolution des comptes extérieurs en 2023 ainsi que les perspectives pour les années 2024 et 2025. Et, la deuxième partie concernera la présentation sur le thème de « la sensibilisation des agents économiques sur les enjeux liés au respect de la réglementation financière extérieure des États membres de l’UEMOA. » ST/MD (AMAP)      

Sports : Remise du rapport des états généraux sur le football à Kayes

Kayes, 19 déc (AMAP) Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr. Moussa Sow, a organisé le 15 décembre 2024, à l’ex-Conseil de Cercle, une rencontre pour remettre officiellement des copies du rapport des états généraux sur le football aux acteurs (autorités, districts, clubs, arbitres, médias…), a constaté l’AMAP siu place. Lors de ces états généraux, tenus en octobre 2024, à Kayes, les délégués ont fait un ce des recommandations, notamment la formation de tous les acteurs (dirigeants, encadreurs, arbitres, joueurs, capitaines) et tous ceux qui interviennent au niveau du football « C’est un sentiment de devoir accompli parce que j’estime que c’est l’œuvre de tous les acteurs du football dans la Région de Kayes. Ils se sont tous donnés la main pour qu’il y ait ces états généraux », a déclaré Moussa Sow, à l’issue de la rencontre. « Lors de ces assises, nous avons adopté un document de référence assorti d’un plan d’actions. Cet après-midi, nous avons remis le rapport à tous les acteurs qui ont participé à ces assises. Ce qui constitue une première. L’objectif est atteint », a-t-il ajouté. A travers ce document, la Ligue et ses partenaires affichent leur volonté d’une gestion du football au niveau de ses instances (régionale et locales). D’après le Dr. Sow, « ce rapport permettra à ces acteurs de faire un suivi minutieux des activités de la Ligue et de s’assurer que les choses se déroulent correctement, à la grande satisfaction de toute la population de Kayes. » « C’est un bon début car, nous sommes à la recherche d’une bonne équipe qui peut nous amener en 1ère Division. Nous avons identifié les problèmes et la recherche de solutions à ces problèmes nous incombe », a souligné le président de la Ligue régional de football de Kayes. Il a invité tous les acteurs du football à l’union sacrée et à respecter les textes afin de développer le sport. Dr. Sow a, au nom de la Ligue, remis symboliquement la somme de 500 000 F aux Tigresses de Kayes, après leur montée en Division 1 du championnat national. Dès son retour de Bamako, cette équipe avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui leur a réaffirmé son soutien. BMS/MD (AMAP)

Santé : Kangaba échange sur le 2ème passage de la SIAN-C

Kangaba, 19 décembre (AMAP) L’adjoint du préfet de cercle, Chekou Ag Alkalifa a présidé mercredi à Kangaba, la réunion du Comité de pilotage sur l’organisation du 2ème passage de la Semaine d’Intensification des Activités de Nutrition Communautaire (SIAN-C), a constaté l’AMAP. Auparavant, un briefing des directeurs techniques communautaires (DTC) avait eu lieu, suivi, de la formation des distributeurs. L’objectif de la SIAN6 C est de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 – 59 mois et les femmes en Post Partum Immédiat (FPPI). Plusieurs autres objectifs sont visés à savoir supplanter au moins 90% des enfants de 6 à 59 mois en vitamine A, mener des séances de communication pour le Changement Social et de Comportement (CCSC) et sur l’importance de la supplémentation en vitamine A chez les cibles. Il s’agit également de la consommation des aliments riches et ou fortifiés en micro nutriments (vitamine A, fer, iode), de la consommation du sel iodé par les ménages, de la promotion des aliments locaux, rechercher les cas de cécité crépusculaire (premier signe de la carence en vitamine A) chez les enfants de 6 à 59 mois et les femmes en âge de procréer et la référence des cas vers les centres de santé les plus proches. Le médecin chef du Centre de Santé de Référence, Dr Moussa Sougané, a précisé que la supplémentation en vitamine A lors de la SIAN est une activité qui permet de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité chez les enfants de moins de 05 ans. Le Ministère de la Santé et du Développement Social l’a alors institutionnalisé depuis 2003. « Afin de permettre aux enfants de bénéficier des premières fortes doses recommandées par l’OMS, la Direction Générale de la Santé Publique a travers sa sous-direction Nutrition organise dans la période du 14 au 24 décembre 2024 dans le pays, la campagne de distribution de la vitamine A. La présente campagne s’inscrit dans ce cadre » a-t-il conclu. Dans le district sanitaire de Kangaba, la campagne commence le jeudi 19 décembre pour prendre fin le dimanche 22 décembre 2024. La population de la SIAN-C 2ème passage du district sanitaire de Kangaba est estimée à 3 180 enfants de 6 à 11 mois et 28 621 enfants de 12 à 59 mois. En vue d’atteindre les objectifs de la SIAN-C, 206 distributeurs, 24 superviseurs niveau aire de santé, 04 superviseurs niveaux district sont mobilisés sur le terrain dans les 23 aires de santé du district. A cela s’ajoute 206 mobilisateurs sociaux et 02 personnes pour la coordination/permanence niveau district. La stratégie utilisée sera le « porte à porte », et d’autres stratégies novatrices seront également utilisées afin d’atteindre toutes les cibles. Le représentant du chef de l’exécutif local a, pour sa part, invité les membres du comité de pilotage a ne rien ménagé pour atteindre si non dépasser les objectifs fixés à savoir supplémenter au moins 90 pour cent des enfants de 6 – 59 mois. Il est à noter qu’au premier passage les résultats étaient satisfaisants : 140% de taux de couverture chez les enfants de 6 – 11 mois et 129% chez ceux de 12 – 59 mois. SD/KM (AMAP)

Bankass : Mise en place du bureau du parlement des enfants.


Bankass, 19 déc (AMAP) Le service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en partenariat avec l’ONG Plan international, a procédé cette semaine à la mise en place du bureau de parlement des enfants à la maison des jeunes de Bankass (Centre) qui a un mandat de deux ans. Après les interventions du 1er adjoint au maire de Bankass, Hama Sy, de la cheffe de service local de la promotion de la femme, Mme Diarra Cissé et le discours d’ouverture du 2e adjoint au préfet au préfet de Bankass Amadou Bayoko, ont exprimé leurs remerciement et félicitations au bureau sortant « pour les efforts consentis », les délégués ont élu un nouveau bureau. Les deux autorités ont validé le nouveau bureau tout en lui remettant les drapeaux. Le 2e adjoint au préfet s’est dit « très satisfait de la mise en place de la nouvelle équipe. Il a prodigué des conseils aux membres. AKG/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 décembre 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 décembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 août 2024, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement relatif au financement partiel de la Phase 2 du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué, dans le moyen Bani. Par cet Accord, la Banque Ouest Africaine de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 30 milliards de Francs CFA pour le financement partiel de la 2ème Phase du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué. L’objectif global visé par ce programme de développement est de contribuer à l’accroissement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à la réduction de la pauvreté dans sa zone d’intervention et à l’échelle nationale. Ce financement permettra de consolider les acquis de la 1ère phase du programme et de contribuer au développement agricole. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Banque Nationale de Développement Agricole. Créée par la Loi n°81-08/AN-RM du 11 février 1981, la Banque Nationale de Développement Agricole a pour objet d’apporter son concours technique et financier à la réalisation de tout projet de nature à promouvoir le développement économique, notamment en matière de développement rural, de production agricole ou forestière, de pêche, d’habitat et d’artisanat rural, d’agro-industrie, de transformation et de commercialisation des produits découlant de ces activités. Son capital social est majoritairement détenu par l’Etat suivi d’autres acteurs institutionnels. Conformément au droit de sortie conjointe consigné dans le pacte d’actionnaires, la Société allemande d’investissement et de développement qui détient 21,43% et le Crédit Coopératif, détenteur de 9,70% du capital social de la Banque ont annoncé leur décision de vendre leurs actions. C’est ainsi que l’Etat a décidé de racheter lesdites actions. Le projet de décret, adopté, fixe la participation de l’Etat au capital social de la Banque Nationale de Développement Agricole à 77,33% et précise les modalités de sa libération. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la Loi n°2016-066 du 30 décembre 2016 portant assistance médicale à la procréation. La procréation médicalement assistée est réglementée par la Loi n°2016-066 du 30 décembre 2016 portant assistance médicale à la procréation. L’assistance médicale à la procréation permet de pallier certaines difficultés à concevoir, sans nécessairement traiter la cause de l’infertilité à travers un ensemble de pratiques médicales cliniques et biologiques. L’application de la loi relative à l’assistance médicale à la procréation a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution des sciences médicales, biologiques et sociologiques, au seuil de recours à la procréation médicalement assistée et à l’âge limite de recours à ladite pratique. Le projet de loi, adopté, vise à corriger ces insuffisances à travers, notamment l’augmentation de l’âge limite de recours à la procréation médicalement assistée à 49 ans. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur général des Impôts : Monsieur Hamadou Fall DIANKA, Inspecteur des Impôts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Secrétaire Général : Monsieur Mahamadou dit Koumbouna DIARRA, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des ministres de l’élaboration du Plan d’actions global du Gouvernement et des Plans sectoriels, sur la période 2025-2026. Lors du Conseil des ministres du 27 novembre 2024, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de focaliser sa mission sur les axes suivants : – la Défense et la Sécurité ; – les réformes politiques et institutionnelles ; – la satisfaction des besoins fondamentaux de la population ; – l’amélioration de la couverture sanitaire du pays ; – l’amélioration du système éducatif ; – l’apaisement du climat social ; – le renforcement de la Diplomatie ; – l’organisation d’élections transparentes et apaisées. Ces axes seront traduits en plan d’actions stratégique élaboré par le Cabinet du Premier ministre et en plans opérationnels élaborés par les départements ministériels. Le processus d’élaboration dudit plan démarrera le 20 décembre 2024 et prendra fin le 05 février 2025. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali à la réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel sur la libre circulation des personnes et des biens, tenue le 13 décembre 2024 à Niamey au Niger. La délégation malienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et comprenant notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le ministre des Transports et des Infrastructures, le ministre de l’Economie et des Finances, et le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, a participé à Niamey, le 13 décembre 2024, à la réunion ministérielle de la Confédération des Etats du Sahel sur la libre circulation des personnes et des biens. A l’issue de la rencontre, les ministres ont adopté des recommandations pertinentes en vue du renforcement de la libre circulation, non seulement au sein de la Confédération AES, mais également entre