Banamba : l’ANICT dévoile sa vision aux Collectivités territoriales
Banamba, 24 mars (AMAP) Un atelier régional organisé par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) s’est tenu le 21 mars dernier à Banamba, sous la présidence du Sous-préfet central, Yassi Diaby, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur régional de l’ANICT, Youba Touré, du maire de la commune de Banamba, Ousmane Baye Simpara, du Chef de mission régionale de Koulikoro, Youba Touré et du représentant du directeur des marchés publics, Souleymane Samaké. Cette rencontre a regroupé tous les acteurs qui interviennent dans le processus de la mobilisation des ressources du Fonds national d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT) dont la gestion est assurée par l’ANICT, partenaire financier de plus de 763 collectivités territoriales du Mali dont celle de Banamba. L’objectif de la réunion était d’échanger avec les différents acteurs sur la vision de l’Agence nationale d’investissement des Collectivités territoriales (ANICT), partenaire financier des Collectivités territoriales. Les activités de la journée ont porté sur, entre autres, la communication sur la vision de l’ANICT et des difficultés rencontrées dans la mobilisation, l’intervention du représentant du directeur des marchés publics, les échanges sur le mode opératoire et Les échanges ont concerné également l’instruction 001/ANICT/DGB/DNTCP du 12 mai 2020 relative au mode opératoire de suivi des ressources du budget national avec remise d’exemplaires physiques, l’état des projets en retard, recueil des difficultés des acteurs et propositions de solutions de solutions, Enfin les participants ont eu des discussions sur les rôles et les responsabilités des différents acteurs dans le processus de mobilisation des ressources du FNACT d’une part et d’autre part sur le processus de mobilisation des droits de tirage. Selon le Responsable régional de l’ANICT, avec plus de 20 ans d’exercice, l’ANICT s’est imposée comme le bras financier des Collectivités territoriales mais reste toujours confrontée à un certain nombre de difficultés qui jouent négativement sur ses performances et l’atteinte de ses résultats, notamment la faiblesse de la maitrise d’ouvrage des collectivités, la lenteur des paiements au niveau des comptables publics et la non maitrise des dispositions de l’instruction 001/ANICT/DGB/DNTCP du 12 mai 2020, relative au mode opératoire pour le suivi des ressources du budget national. Les différents échanges ont permis aux participants d’être davantage édifiés sur la vision et les missions de l’Agence nationale d’investissement des Collectivités territoriales (ANICT). AT/KM (AMAP
Audiences présidentielles : Mise en route de trois nouveaux ambassadeurs
Bamako, 23 mar (AMAP) Le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mardi, au palais de Koulouba, en audience successivement trois ambassadeurs du Mali accrédités auprès de la République du Ghana, de la Tunisie et de la Suisse, venus prendre les orientations et conseils du président de la Transition pour l’exercice de leur fonction Oumar Konaté, Moussa Sy et Abdoulaye Tounkara étaient venus prendre les directives pour guider leurs actions au quotidien en vue de renforcer davantage la coopération bilatérale avec ces différents pays où ils sont accrédités. Premier à être reçu par le président Goïta, l’ambassadeur du Mali au Ghana a confié être venu remercier le président de la Transition « pour le choix porté sur sa modeste personne. » Mais aussi de prendre conseils et orientations auprès de lui pour la réussite de sa mission. Oumar Konaté a ajouté que « la vision est très claire là-dessus. » «Une diplomatie de nos besoins, de nos intérêts dans un monde en pleine mutation», a-t-il dit en substance. Et aussi « les orientations du président de la Transition par rapport à la préservation des intérêts de notre pays, la présence du Mali dans le concert des nations », a insisté l’ambassadeur Konaté. Le deuxième diplomate introduit dans la salle d’audience est un journaliste de classe exceptionnelle. Moussa Sy, jusqu’à sa nomination, était conseiller culturel à l’ambassade du Mali à la Havane (Cuba). De 2009-2016, il a occupé le poste du chef de cabinet du président du Conseil économique, social et culturel (CESC). Auparavant, il a travaillé à l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM) en qualité de speaker en langue peulh. C’est lui qui a, désormais, la lourde tâche de maintenir des relations entre notre pays et la Tunisie. Le nouvel ambassadeur a indiqué qu’il s’est entretenu avec le chef de l’Etat sur la situation de nos compatriotes vivant en Tunisie. M. Sy a mentionné ces difficultés pour lesquels le président Assimi Goïta lui a instruit de tout mettre en œuvre pour sécuriser les Maliens, les assister et les aider. Selon lui, il n’entend pas se ménager pour la défense de leurs intérêts. Moussa Sy a précisé que le second point sur lequel, il a échangé avec le chef de l’Etat est la coopération entre le Mali et la Tunisie. «La coopération est au beau fixe», a reconnu le diplomate, affirmant que nos deux pays entretiennent des relations de coopération dans plusieurs secteurs. En guise d’exemples, il a cité le commerce, la santé, l’enseignement supérieur, l’emploi et la formation professionnelle. S’y ajoutent, d’après lui, la culture, l’artisanat, le tourisme, le sport, la justice, la promotion de la femme, de l’enfant et de l’énergie ainsi que du développement rural. « Il s’agit pour nous d’œuvrer au renforcement de cette coopération », a insisté Moussa Sy, qui n’exclut pas d’explorer d’autres opportunités de coopération. Enfin, l’ancien secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, désigné pour donner de l’élan à la coopération entre le Mali et la Suisse, . Abdoulaye Tounkara a fait remarquer que les orientations portent sur les recommandations et les actions pour renforcer les liens de partenariat entre les deux pays. «Dans un premier temps, je suis ambassadeur auprès de la Suisse mais, également, je suis chargé de renforcer la coopération entre le Mali et les différentes organisations basées à Genève dans l’intérêt de notre pays», a laissé entendre le nouveau représentant du Mali en Suisse. Parlant des secteurs de coopération entre Bernes et Bamako, l’ambassadeur Tounkara a dit que la Suisse prévoit de mettre en place un nouveau programme de coopération pour la période 2022-2025 qui touche à l’agriculture, la formation professionnelle, la paix et la sécurité. À ce propos, le diplomate a fait savoir que le Mali est en train de chercher à rassembler l’ensemble des actions de nos différents partenaires. «Pour que le processus de paix en cours ainsi que celui des reformes puissent être menés avec l’apport et le concours des amis du Mali tant au niveau bilatéral que multilatéral», a conclu Abdoulaye Tounkara. NK/MD (AMAP)
Ramadan : Le marché bien fourni en produits de première nécessité (Ministre du Commerce)
Bamako, 23 mar (AMAP) « Le marché est suffisamment approvisionné et les stocks disponibles sont rassurants », a constaté, mardi dernier, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, lors d’une visite dans quelques magasins de stockage de produits de première nécessité à Bamako. Le ministre en charge du Commerce s’est, également, rendu à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), accompagné d’une forte délégation composée notamment du directeur général du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia. À la fin de sa visite, le ministre de l’Industrie et du Commerce s’est dit rassuré. «Tous les magasins que j’ai visités, que ce soit chez les demi-grossistes, les grossistes ou les importateurs, débordent de produits. C’est déjà une très bonne nouvelle. Que ce soit le riz, le sucre, je pense que le Ramadan sera très bien géré par ces opérateurs. Ce qui est certain, c’est que le marché est suffisamment approvisionné. Nous avons plus de 40.000 tonnes positionnés au niveau des ports», a précisé Mahmoud Ould Mohamed. L’objectif de cette visite était de s’assurer de l’état d’approvisionnement du pays en produits de première nécessité. À cet effet, la délégation ministérielle a visité le magasin des Sociétés Kamia et frères (SOKAF), Mamadou Diarra, Kouma et frères et le magasin du Grand distributeur céréalier au Mali (GDCM-SA). Les entrepôts de ces sociétés contiennent des milliers de tonnes de riz, de sucre, de mil/sorgho, de la pomme de terre. «Sur ce site, nous avons 9 000 tonnes. Nous avons d’autres sites à Dialakorobougou où chaque magasin contient 20 000 tonnes. Il y a, également, des stocks en cours au Port d’Abidjan qui arriveront bientôt. Nous sommes sûrs d’assurer la disponibilité», s’est engagé le responsable commercial de la Société Kouma et frères, Moulaye Bocoum. Au magasin du GDCM-SA, le directeur des opérations, Kassim Keïta, a assuré qu’il dispose de 9 000 tonne de riz, 6 000 tonnes de sucre et 3 000 tonnes de pommes de terre récemment récoltées. Et M. Keïta de rassurer les consommateurs qu’il n’y aura pas de rupture de stock. Quant aux entrepôts de l’OPAM, les stocks de sécurité nationale et d’intervention de l’État sont disponibles. Selon ses responsables, les réserves sont estimées à plus de 5 000 tonnes de riz et plus de 1 200 tonnes de mil/sorgho. Le but est de pallier toute hausse de prix en cas de spéculation ou de rupture de stocks. Mahmoud Ould Mohamed a indiqué que son département prendra « toutes les dispositions pour permettre aux Maliens de passer un bon Ramadan et d’éviter lque es prix montent en flèche. » Le chef du département en charge du Commerce a promis que tout sera fait pour contenir la spéculations et assurer une bonne distribution des produits à un prix abordable. Il a déclaré que des stocks d’intervention de l’État et de sécurité nationale vont intervenir progressivement pour éviter toute hausse notamment pendant le Ramadan. « Cela dès la deuxième semaine où débuteront les premières lâchées afin d’essayer de jouer sur les prix dans le but de les rendre abordables au profit de l’ensemble des consommations. » Mahmoud Ould Mohamed a souligné que des stocks sont positionnés à Mopti (Centre), Gao (Nord) et un peu partout à travers le Mali. AG/MD (AMAP)
Décès de Victor Sy : Tiébilé Dramé salue la mémoire du «grand combattant»
Bamako, 23 mar (AMAP) L’ancien ministre, Tiébilé Dramé, dit avoir ressenti un immense choc proportionnel à la qualité et à l’ancienneté de ses relations avec Victor, en apprenant le décès, lundi dernier, de son compagnon de lutte pour la démocratie. Pour le président du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), Victor Sy fut un grand homme qui a consacré toute sa vie à lutter d’abord pour l’indépendance et la souveraineté nationale du Mali. Ensuite, quand il y a eu le coup d’Etat de 1968, qui a renversé le régime du président Modibo Keïta, « le défenseur des causes nobles n’a cessé de se battre pour restaurer la démocratie et la liberté, a rappelé le leader politique. «Victor Sy est resté foncièrement un militant de l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA)», témoigne Tiébilé Dramé, soutenant que ce «Modibiste» s’était fortement opposé au coup de force de 1968. D’où ses multiples arrestations ; la torture, les traitements inhumains et dégradants infligés à lui. «Il a su faire preuve, tout au long de sa vie, d’un extraordinaire don de soi, d’une capacité de résistance et de sacrifice pour défendre sa conviction», relève celui qui a, aussi, combattu le régime de Moussa Traoré. Selon son témoignage, cette conviction était basée sur la démocratie, la liberté et le bien-être du peuple malien. «Victor Sy a payé un très lourd tribut pour son engagement… C’est un homme qui n’a jamais accepté de courber l’échine. Il a connu les pires prisons du Mali, telles le bagne de Taoudénit de sinistre réputation. Il a fait, auparavant ,le Camp para, Kidal et le poste militaire de Boureïssa», témoigne Tiébilé Dramé. Le décès de celui que la presse qualifie de «Combattant suprême », a ému plus d’un. L’illustre homme sera accompagné ce jeudi par ses proches, camarades de lutte, collègues et amis à sa dernière demeure après la messe de requiem à la Cathédrale de Bamako. Né en 1936 à Tombouctou, Victor Borion Sy, muni de son baccalauréat scientifique en 1956, poursuivit ses études supérieures de sciences physiques et de chimie au Sénégal puis en France. Combattant politique, il enseigna au lycée de Badalabougou, à l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI), à l’Ecole militaire inter armes (EMIA) et à l’Ecole secondaire de la santé. Pour mieux connaître le parcours de l’illustre disparu, nous avons approché d’un de ses compagnons de lutte, l’ancien ministre Tiébilé Dramé. En effet après la mort du leader estudiantin Abdoul Karim Camara dit Cabral, le 17 mars 1980 au Camp para de Djicoroni, Tiébilé Dramé et Victor Sy, qui étaient, aussi, en détention, furent transférés le lendemain à Kidal puis à Boureïssa. Libérés en avril 1980, les deux hommes seront arrêtés ,de nouveau, en juillet de la même année pour «opposition à autorité légitime». Les infortunés seront condamnés à trois mois de prison et rejoindront dans les geôles Dioncounda Traoré, ancien président de la Transition du Mali. EXIL – Après sa détention à Ménaka, la résidence surveillée à N’Tilit, Victor Sy, s’est exilé au Niger où il a été accueilli par son professeur, Abdou Moumini Djioffo. « Il s’est exilé parce qu’il était nommé chef d’arrondissement de Razelma, la limite la plus avancée dans le désert du Lac Faguibine, situé dans le Cercle de Goundam (Nord). Il a dit qu’il était formé pour enseigner et non pour faire l’administrateur. Il a été arrêté à Bamako et mis dans un avion pour Gao (Nord) où il est arrivé menottes aux poings pour rejoindre son poste de chef d’arrondissement de Razelma», se souvient l’ancien chef de la diplomatie malienne. Le président du PARENA précise que du Niger, Victor Sy s’est rendu au Sénégal, grâce à son professeur. La gorge nouée par l’émotion, il déplore le fait que son compagnon d’infortune a passé 10 longues années en exil à Dakar. « Victor Sy n’est venu au Mali qu’après le succès de la révolution démocratique de mars 1991. Il a été désigné vice-président de la Conférence nationale souveraine», se souvient Tiébilé Dramé. « Pour Victor Sy, sa personne ne comptait pas, c’était le Mali. Il voulait que notre pays soit sur les rails, qu’il assure à ses fils les meilleures conditions de santé et d’éducation», témoigne le compagnon de lutte du « grand combattant ». NK/MD (AMAP)
Mali-Côte d’Ivoire : La valeur des échanges commerciaux s’élève à plus de 900 milliards de FCFA en 2022
Bamako, 23 mar (AMAP) Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le Mali, en 2022, se sont élevés à 913,4 milliards de Fcfa avec une hausse de 45% par rapport à 2021, qui sont de 493,8 milliards de Fcfa, a révélé, mecredi, le chef de la délégation ivoirienne, Abdoulaye Kouyaté, lors de l’ouverture, à Bamako, des travaux des experts, prélude à la tenue de la 4è session de la grande commission mixte de coopération. Selon le chef de la délégation ivoirienne, ce bond qualitatif sans précédent fait du Mali, à ce jour, «le premier client mondial de la Côte d’Ivoire avec 909 milliards de Fcfa de marchandises vendues en 2022». Mais également l’un des plus gros fournisseurs de la Côte d’Ivoire au niveau mondial. Abdoulaye Kouyaté a, par ailleurs, encouragé les deux parties « à aller encore plus loin en mettant en œuvre, de façon effective, les mécanismes garantissant la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le droit d’établissement. » « Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éliminer toute entrave à l’implantation des activités dans les milieux d’affaires nationaux entre les deux pays et de faciliter l’accès mutuel à leur marché respectif. » «Il nous faudra. également envisager de nouveaux axes stratégiques en vue de renforcer notre coopération et insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre nos deux pays», a exhorté M. Kouyaté. Cela est d’autant plus important que «dorénavant, cette relation se veut forte et durable pour faire face aux nombreux défis de l’heure que sont l’insécurité à nos frontières, la lutte contre la pauvreté, l’autosuffisance alimentaire…», a-t-il ajouté. Pour sa part, le secrétaire général du département malien en charge des Affaires étrangères, Seydou Coulibaly, a insisté sur la nécessité pour les deux États et pour le bien-être de leurs populations « de promouvoir davantage la coopération en matière de consultations politiques et diplomatiques, d’administration, de défense, de sécurité, d’échanges économiques et commerciaux. » S’y ajoutent la promotion des investissements, les transports et les infrastructures, l’artisanat et le tourisme… Pour M. Coulibaly, la conjoncture difficile liée à la crise économique et sécuritaire doit «nous inciter à davantage de concertations et de conjugaison de nos efforts afin de relever ensemble les défis qui nous assaillent». Il a, ensuite, réaffirmé la volonté politique et la disponibilité des autorités maliennes de faire de la coopération avec la Côte d’Ivoire « une priorité, un partenariat gagnant-gagnant et un modèle de réussite. » Seydou Coulibaly a espéré que des travaux sortiront de pertinentes recommandations pour consolider les acquis et dégager de nouvelles perspectives au profit de la paix, de la sécurité et pour le développement économique, social et culturel de nos deux pays. La rencontre des experts prend fin ce jeudi. Cette rencontre des experts des deux a pour objectifs d’évaluer les conclusions et recommandations de la session précédente, qui s’est tenue en 2004, mesurer les progrès réalisés et les obstacles rencontrés et envisager ensemble de nouvelles perspectives. Elle intervient après 19 ans d’hibernation marquée par de «récents malentendus» relatifs à l’affaire des 49 militaires ivoiriens, la coopération entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Cette réunion s’inscrit dans une dynamique de raffermissement et de diversification des relations de coopération qui lient les deux pays. Elle doit permettre aux deux parties de réaffirmer leur engagement et leur volonté de renforcer davantage les relations de coopération bilatérale en leur insufflant une nouvelle dynamique dans l’intérêt réciproque des deux pays. Remerciant les autorités maliennes pour l’accueil «chaleureux» qui a été réservé à sa délégation, Abdoulaye Kouyaté a espéré que « cette rencontre soit l’occasion de tourner définitivement la page de longues pauses dans une relation qui dispose pourtant de tous les leviers pour figurer au nombre des plus dynamiques dans l’histoire de la coopération Sud-Sud sur notre continent. » La grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire a été créée en 1977 à Abidjan. Elle devrait se réunir tous les deux ans, alternativement entre les deux pays, afin de faire le point de la coopération bilatérale. BD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 22 mars 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Bamako, le 27 janvier 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds africain de Développement, relatif au Projet d’Appui au Renforcement de la Résilience des Communautés de Base. Par cet accord, le Fonds africain de développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 26 millions 750 mille Unités de Compte, soit 23 milliards 38 millions 491 mille Francs CFA environs. Le Projet, objet du présent financement, vise à contribuer au renforcement de la résilience des populations par l’amélioration de l’employabilité des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur agricoles climato-résilientes et sobres en carbone dans la Région de Koulikoro et le Cercle de Yanfolila. La réalisation du Projet permettra de réduire la vulnérabilité des populations face aux éventuels chocs climatiques et d’accroître leur capacité de réponse par la construction d’infrastructures et d’aménagements résilients au changement climatique. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret relatif à l’avenant n°1 au marché relatif aux travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo. L’avenant, sans incidence sur le montant et le délai d’exécution du marché initial, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise EGK. Il a pour objet, la prise en charge du financement de la tranche conditionnelle qui porte sur la construction de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo et l’aménagement de voies urbaines à Sévaré. un projet de décret relatif à l’avenant n°1 au marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement de la section Sévaré-Mopti de la Route Nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo. L’avenant, sans incidence sur le montant et sur le délai d’exécution du marché initial, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise CIRA-SAS. Il a pour objet, la prise en charge du financement de la tranche conditionnelle des prestations du contrat de contrôle et de surveillance en vue d’assurer la continuité des travaux routiers. La réalisation des travaux contribuera à l’amélioration des conditions de transport, de la sécurité et de la qualité de vie des populations de la Région de Mopti. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Mali : Début du mois de Ramadan ce jeudi (Communiqué)
Bamako, 23 mar (AMAP) Le Ramadan ou « Soun Kalo » a débuté au Mali, ce jeudi, sur la base de la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, a annoncé, mercredi, le ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, dans un communiqué. Le communiqué indique que la décision vaut pour toute l’étendue du territoire national, et informe la Communauté musulmane du Mali que le croissant lunaire a été aperçu le mercredi 22 mars 2023 dans plusieurs localités du pays, notamment dans les Régions de Kayes (Ouest), Ségou, (Centre) Gao, Ménaka, Kidal (Nord) etc. SS/MD (AMAP)
Rencontre internationale à Bamako : Quelles stratégies pour une paix durable au Sahel ?
Bamako, 22 mar (AMAP) Les stratégies pour une paix durable sont au cœur d’un séminaire international organisé, à Bamako, au Mali, par l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (EMP-AB) dont l’objectif est d’approfondir les réflexions sur les mécanismes du dialogue interculturel et interreligieux afin d’actionner les leviers à mettre à contribution dans les stratégies et pistes de solution pour une paix durable au Sahel. Le continent africain a toujours été une terre de rencontres, de brassage et d’interpénétration où diverses communautés ethnolinguistiques et religieuses ont vécu dans une symbiose parfaite, partageant un héritage commun. Paradoxalement, depuis des décennies, les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad etc.) sont le théâtre d’une crise sans précédent, marquée par des évènements tragiques et funestes qui ont répandent la terreur et sème la psychose. Malgré les efforts des gouvernements respectifs appuyés par la communauté internationale, des conflits intra et intercommunautaires persistent et continuent d’endeuiller les populations, mettant en mal le vivre ensemble dans la région. C’est en réponse à cette situation que l’EMP-ABB organise, depuis mardi, dans ses locaux, un séminaire international de haut niveau, de trois jours, sur le thème : « dialogue interculturel et interreligieux : quelles stratégies pour une paix durable au Sahel ?» Pour le directeur de l’EMP, le colonel Souleymane Sangaré, nos cultures et nos cultes portent les ressorts de la paix. «Ils portent le ferment de l’amour du prochain, les voix de la tolérance et du pardon», a déclaré le colonel Sangaré. Cela est d’autant plus vrai que pendant des siècles et chaque fois que cela est nécessaire, « nous avons su trouver les équilibres pour vivre les uns à côté des autres, en étant riches de nos différences et de notre diversité », a-t-il rappelé. Avant d’inviter les participants à interroger la façon dont ces vertus peuvent être employées pour retrouver la paix dans le Sahel pour nos communautés et nos pays. D’après le directeur de l’EMP, il urge, « en ces moments de crises profondes dans nos différents pays, de recourir aux mécanismes endogènes de pacification. Mais, aussi, aux valeurs qui nous sont chères pour faire face aux nouvelles formes de menace à notre survie. » De son côté, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a souligné que nos ancêtres ont mieux réussi le brassage ethnique et le dialogue interculturel qui nous permet, aujourd’hui, de respirer un air sociétal sain. Pour lui, le dialogue interculturel est une arme séculaire de prévention et de résolution des conflits dans notre pays. « Il est, aussi, source d’initiatives pour réconcilier les cœurs, consolider la cohésion sociale, la solidarité et la paix, gage d’un développement harmonieux et durable », a indiqué M. Guindo. Pour sa part, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major, Ismaël Wagué, qui a présidé, il a dit que le but du dialogue interculturel et interreligieux est de détruire les préjugés qui peuvent exister. Il s’agit également d’apprendre à mieux connaitre les personnes ayant des convictions différentes des nôtres pour créer du lien social. « L’objectif final étant de permettre à des personnes de convictions différentes de vivre ensemble dans une même société. Cette démarche est en réalité le complément social indispensable à la laïcité», a estimé le ministre Wagué. Pour lui, toutes les religions et cultures ont un rôle important à jouer pour maintenir la paix et la réconciliation. Plusieurs membres du corps diplomatique étaient présents à l’ouverture des travaux. BD/MD (AMAP)
Sucre : Les prix prennent l’ascenseur sous l’effet Ramadan
Par Baaba B. COULIBALY Bamako, 22 mar (AMAP) Le sucre, sans doute l’un des produits les plus demandés en cette veille du mois de Ramadan, continue d’alimenter la spéculation. Au lieu de 28 000 Fcfa selon la règlementation, le sac de 50 kg du sucre local est vendu sur le marché à 30 000 Fcfa. Il est de 32 000 Fcfa pour le sucre importé au lieu de 30 000 Fcfa. Le gouvernement malien et les acteurs économiques ont consenti d’énormes efforts, ces derniers temps, pour maintenir les prix des produits de première nécessité à un niveau raisonnable. Malgré tout, et à quelques jours du début du Ramadan, on constate dans certains points de vente. à travers la ville de Bamako, la capitale, une hausse des prix des denrées de grande consommation. Cette hausse non négligeable concerne particulièrement le sucre. Le prix du sac de 50 kg du sucre local est cédé à 30 000 Fcfa et celui importé à 32 000 Fcfa par endroits chez des boutiquiers détaillants. Pourtant, les prix plafonds de certains produits dont le sucre ont été fixés par l’arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. Selon ce texte, le sac de 50 kg du sucre local est cédé à 28 000 Fcfa (prix grossiste) soit 600 Fcfa le kilogramme. Celui du sucre importé est de 30 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, soit 650 Fcfa le kilogramme. Le prix de la tonne carreaux du sucre local a été fixé à 510 000 Fcfa. Le prix grossiste est fixé à 560 000 Fcfa pour les clients des distributeurs de SUKALA et de NSUKALA. Quant au sucre importé, le prix de la tonne est plafonné à 600 000 Fcfa. Les unités industrielles, les distributeurs grossistes et les semi-grossistes n’ont pas augmenté le prix du tonnage mais il semble que les détaillants sont dans la spéculation. La surchauffe sur les prix s’explique par le fait que cette année, le gouvernement n’a pas accordé d’exonérations, selon Lobbo Draméra de la Société Dramé et fils «Sodraf». Cette dernière vend la tonne du sucre locale aux grossistes à 560 000 Fcfa et le sucre importé, à 600 000 Fcfa la tonne. « Donc rien n’a augmenté chez nous», jure l’opérateur économique, la main sur le coeur. Face à la spéculation décriée par les consommateurs, le sous-directeur Commerce intérieur et consommation à la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Seydou Kassogué, suggère que le regroupement des commerçants détaillants se transforme en Groupement d’intérêt économique (GIE) pour être mieux organisé et facile à contrôler. Mariam Diakité est consommatrice. Elle se plaint de cette hausse qui, selon elle, ne se justifie pas. « Les revendeurs augmentent, les prix du jour au lendemain, à leur guise, regrette notre interlocutrice. «Je pense que la DGCC doit redoubler d’efforts pour le respect strict des prix fixés», estime-elle. Abondant dans le même sens, un autre consommateur, Moussa Sanou propose l’affichage des prix indicatifs dans les points de vente pour éviter des augmentations non justifiées. La commercialisation et la fixation des prix des produits de large consommation sont souvent encadrées par le gouvernement pour éviter des dérapages préjudiciables aux consommateurs. Les prix de certains produits restent stables comme l’huile alimlentaire dont le bidon de 20 litres est cedé à 21 000 Fcfa. Pour la farine de blé, le sac de 50 kg (carreau usine pour boulanger) est à 25 000 Fcfa. Le sac de 50 kg de riz importé est vendu de 30 000 à 32 000, selon les endroits. BBC/MD (AMAP)
Médecins Sans Frontières (MSF) se réjouit de son bilan 2022
Bamako, 22 mar (AMAP) « Médecins Sans Frontières (MSF) a un bilan globalement satisfaisant » au Mali, a déclaré, mardi, à Bamako, le coordinateur médical de MSF au Mali, Dr Jean-Gilbert Ndong. « Nous avons pu atteindre nos objectifs en termes d’accès aux soins de santé pour les populations vulnérable, prendre en charge des enfants et adultes atteints de paludisme », a dit le Dr Ndong, lors d’un Café de presse, une première, organisé par MSF, en collaboration avec le ministère malien de la Santé et du Développement social Lors de cette rencontre avec les médias dont l’objectif était la « présentation du bilan annuel 2022 de Médecins Sans Frontières au Mali », le coordinateur médical de MSF au Mali, a ajouté que dans le cadre de la santé de la reproduction, l’organisation médicale et humanitaire « a pu offrir aux femmes enceintes d’accoucher dans des conditions sécurisées, faciliter la prise en charge des enfants à travers les services de néonatologie et pédiatrie » dans les différents projets de Kidal, Tombouctou, Gao, Ansongo, Niafunké (Nord), Douentza, Mopti, Koro, Niono, Ténenkou (Centre), Bamako et Koutiala (Sud). Pour sa part, le chef de mission adjoint de MSF, Dr Innocent Kunywana, a dit que, malgré les résultats obtenus, l’organisation a fait face à différents défis en 2022. D’abord, il y a l’accès difficile aux populations, voire impossible dans certaines zones dont Mondoro, Ténenkou et Koro (Centre), Ansongo, Niafunké (Nord) « en raison de l’insécurité. » Ce qui a malheureusement entraîné la suspension ou l’arrêt des activités (cliniques mobiles, approvisionnement en intrants de service de santé, ONE SHOT). Ensuite, les pannes répétitives, voire l’arrêt de la seule radiothérapie du pays entrainant une augmentation du nombre de séances de chimiothérapies pour les patientes en traitement de cancer, l’approvisionnement difficile à cause de l’embargo en janvier 2022, le durcissement des mesures administratives et douanières provoquant des ruptures de stocks d’intrants sur les projets. Vu l’accès difficile par la route Bamako-Gao, MSF utilise le transport aérien, très couteux pour l’envoie de cargo. Enfin, « MSF est victime de fausses informations sur internet qui a pour conséquence une sous-information de la population néfaste pour l’accès des populations aux soins. » « Les infrastructures et personnels soignants sont pris pour cible entrainant la fermeture de plusieurs centres de santé. Le coût de ces opérations est de 14 milliards de Fcfa », a indiqué Dr Innocent Kunywana. Pour 2023, MSF prévoit de renforcer sa présence sur le terrain afin que l’accès aux soins de santé soit une réalité pour les populations. Le chef de mission adjoint de MSF, Pr Didier Tshialala, explique : « Il s’agit de consolider l’accès aux soins de santé pour les populations isolées et améliorer la qualité des soins offerts en milieu isolé, poursuivre la mise en œuvre de projets innovant dont E-care, assurer la formation technique continu des staffs MSF-Ministère de la santé et du développement social en dépistage du cancer, premiers soins en santé mentale et en psychiatrie … ». De plus, MSF prévoit de financer la construction d’un nouveau Centre de santé communautaire (CSCOM) avec bloc opératoire pour la chirurgie orthopédique et abdominale à 600 millions Fcfa. « Ceci est vital dans une zone où l’on utilise des armes à feu et blanches. Certaines personnes blessées mortellement ou d’autres, viennent avec leurs viscères dans les mains qu’il faut immédiatement prendre en charge, car le référencement vers d’autres centres est risqué, vu l’insécurité ». Dr Ben Moulaye Haidara, représentant la ministre de la santé et du Développement social s’est félicité des interventions de MSF, malgré les risques sécuritaires. Il a loué les travaux réalisés et assuré de la disponibilité du département à l’accompagner. Médecins Sans Frontières est une organisation médicale et humanitaire internationale qui apporte une assistance médico-humanitaire à des populations dont la vie ou la santé est menacée principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémie, de pandémie, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins. Présent au Mali depuis 1985, MSF a intensifié ses interventions avec l’éclatement de la crise sécuritaire de 2012 dans les Régions du Centre et du Nord. OS/MD (AMAP)

