Communiqué du conseil des ministres du mercredi 29 mars 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; b. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015, sous l’égide de la Médiation internationale. L’Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. C’est dans ce cadre que la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation- Réinsertion et la Commission d’Intégration ont été créées respectivement par les Décrets n°2015-0894/P-RM et n°2015-0895/P-RM du 31 décembre 2015. Ainsi, les Commissions de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration ont enregistré 74618 ex-combattants dont 1744 intégrés au sein des Forces de Défense et de Sécurité et déployés sur le terrain au sein des Bataillons des Forces Armées Reconstituées. En outre, 1006 ex-combattants anciennement membres des Forces de Défense et de Sécurité et des corps paramilitaires ont été réintégrés. Des insuffisances sont apparues dans l’application des textes de création et d’organisation des deux commissions qu’il convient de corriger. Les présents projets de décret ont été adoptés pour corriger ces insuffisances en apportant les innovations ci-après : – la prise en compte des représentants des Mouvements de l’Inclusivité au sein de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et de la Commission nationale d’Intégration ainsi que l’harmonisation des représentations des parties dans lesdites commissions ; – la création d’une Cellule administrative au niveau de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; – le changement d’appellation de la Commission d’Intégration en Commission nationale d’Intégration ; – la création d’une Cellule financière au sein de la Commission nationale d’Intégration ; – la création d’antennes régionales pour la Commission nationale d’Intégration. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du Ministre de l’Economie et des Finances, en collaboration avec le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a été informé de la remise, le 23 Mars 2023, du rapport de l’Audit des Mines d’or en activité à Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, soucieux de faire briller l’or pour le peuple malien. Le Premier Ministre, ainsi que d’autres membres du Gouvernement ont assisté à ladite remise. A titre de rappel, la conduite de l’Audit du secteur minier est une revendication constante, légitime du peuple malien, récemment réitérée avec force lors des Assises nationales de la Refondation. L’étude ainsi initiée vise à : – réaliser un diagnostic global des activités d’exploitation minière au Mali ; – fournir un plan d’action et accompagner le Ministère de l’Economie et des Finances et celui des Mines, de l’Energie et de l’Eau dans les futures négociations avec les compagnies. A l’issue de la restitution du rapport d’audit, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a instruit l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des recommandations issues de la mission d’audit, articulé autour d’actions phares, notamment : – la création de deux commissions dont une pour la négociation et/ou la renégociation des Conventions minières et l’autre pour le recouvrement ; – le recouvrement des montants éludés, suivant un plan élaboré ; – le rapatriement au Mali des produits issus de l’exportation de l’or ; – la modification de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier ; – l’accélération de la création des Fonds Miniers ; – l’adoption du code de l’environnement et du développement durable. Le plan d’action sera mis en œuvre suivant une démarche participative, incluant les sociétés minières elles-mêmes. En outre, il fera l’objet d’une supervision assurée par Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 29 mars 2023 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Des terroristes neutralisés par l’Armée burkinabè à la frontière avec le Mali

Bamako, 29 mar (AMAP) Des avions de l’Armée burkinabè ont frappé, mardi, le quartier général d’un groupe terroriste à Kain-Ouro, a la frontière du Mali, a annoncé l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Plusieurs terroristes parmi la trentaine présents sur les lieux, ont été tués et leurs moyens de combat et logistique détruits », précise l’AIB. L’Agence nationale, citant des sources sécuritaires, ajoute que les frappes et les opérations terrestres vont se poursuivre et « il n’y aura pas de répit pour ceux qui tiennent encore les armes contre les populations. » Depuis plusieurs jours, les Forces armées burkinabè, appuyées par les volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ont engagé des opérations aéroterrestres de grande envergure à travers le pays. Ces opérations ont déjà permis de neutraliser des dizaines de terroristes et de de détruire leurs équipements. Le dimanche 26 mars 2023, dans la zone de Oursi, l’Armée burkinabè a également neutralisé une quarantaine de chefs terroristes par des frappes. Ces victoires interviennent suite à l’acquisition récente de vecteurs aériens de pointe par les autorités burkinabè. SS/MD (AMAP)

8 mars 2023 : Adèle Camara, une battante discrète et active

Mopti, 29 mars (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré le 8 mars, Journée internationale de la femme, a constaté l’AMAP. Outre qu’une simple célébration des droits des femmes, elle est aussi l’occasion de faire le bilan des acquis et de découvrir des histoires de femmes qui se battent au quotidien pour un développement inclusif humain et social durable. A l’occasion, nous avons découvert une femme battante à Mopti (Centre). Cette brave dame, Mme Adèle Camara, est capitaine de l’Armée et Sous-préfet de l’arrondissement de Soufouroulaye, dans le Cercle de Mopti. « La femme artisane de paix et de cohésion sociale, mère et épouse qui donne vie, une sœur et compagnon de l’homme n’a pas besoins de se faire prier pour être au cœur des actions de développement de la communauté. L’être est la plus belle chose du monde de par sa capacité de transformatrice de l’univers ». Telle est la conviction de la capitaine Adèle Camara, représentante de l’Etat dans l’arrondissement de Soufouroulaye, qui se bat au quotidien pour le bien-être de ses administrés. Née le 18 février 1974 à Bamako, après les études fondamentales et secondaire sanctionné par un diplôme de secrétariat de direction en 1992, Adèle Camara a intégré l’armée. Après la formation commune de base, elle commença sa riche carrière professionnelle par être secrétaire dactylo CDT/BA – 100 de l’armée de l’air. De par sa discipline et sa persévérance, elle gravi les échelons et occupe des postes entre autres, comptable matière direction de la sécurité militaire en 1996, chef comptable des moyens administratifs 2009et adjudant de compagnie des moyens administratifs de la Base aérienne 100 en 2016. Diplômée de l’Ecole d’application des Officiers (EAO Kati) à la suite de plusieurs autres dont le certificat interarmes (CIA Markala) en 2009, le brevet d’arme du 2ème degré (BA-2 Aviation Senou et le diplôme d’aguerissement niveau 1 CNEC (Camp para Samanko) en 2017, Adèle Camara touche à tout et sait s’adapter à toutes les situations. Ces qualités associées à ses multiples formations lui ont valu sa nomination au poste de chef du centre de direction des opérations en 2018. La même année, le 24 juillet par décret N° 2018-0586/PRM elle est nommée Sous-préfet de l’arrondissement de Soufouroulaye avec comme mission de représenter l’Etat dans sa plénitude, assurer l’appui conseil nécessaire aux collectivités, veiller à l’application des textes et règlements de la République et coordonner les activités des services techniques. Cette nomination s’inscrit aussi dans le cadre de l’accompagnement de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et la gestion des besoins humanitaires des déplacées internes. Dans un contexte sécuritaire difficile ou l’arrondissement de Soufouroulaye reste une zone stratégique servant de tampon entre les plaines inondées du Mourrary, sanctuaire des terroristes et le grand Séno des plateaux Dogon en proie aux conflits communautaires exacerbés par les narco-trafiquants et qui abrite des centaines de déplacées, Adèle Camara a toute sa place. Sa fibre patriotique, de générosité  et  sa facilité d’aller vers les gens sont de grands atouts pour elle pour l’atteinte de ses objectifs. Elle a su drainer plus d’une dizaine d’ONG évoluant aux côtés du Commissariat à la sécurité alimentaire et l’aide humanitaire.. Attachée à l’amélioration de l’environnement, elle fait de la réduction de la pauvreté en milieu féminin et la recherche de l’autonomisation des femmes son credo. Pour y parvenir, l’icône de la charité a su s’entourer des élus locaux, des femmes leaders de sa circonscription pour attirer la confiance des partenaires pour créer et soutenir les activités génératrices de revenus au profit des femmes, des filles et des personnes handicapées. Marié et mère de 2 enfants, la capitaine Adèle Camara, outre sa mission de représentante de l’éEat, est sur tous les fronts. Elle s’est dédiée aux populations démunies pour jouer sa partition sur le grand chantier de la refondation du Mali (Sécurité-Paix et Cohésion sociale). Humble et actif, la Sous-préfet ne cesse de multiplier les actions de solidarité et d’entraide en faveur des milliers d’enfants, de femmes et de jeunes des sites de déplacées. Elle fait partie des femmes qui font la fierté de notre armée debout sur les remparts. Elle aime la lecture, le cinéma et le Sport.  DC/KM (AMAP)

CAN U23 : Les Aigles Espoirs du Mali qualifiés

Bamako, 28 mar (AMAP) Les Aigles Espoirs se sont qualifiés, mardi, pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 prévue, en juin prochain, au Maroc, en battant 3-0 le Sénégal, au stade du 26 Mars. Le Mali sera donc présent pour cette CAN U23 après cette rencontre au compte du match retour du troisième et dernier tour des éliminatoires. Battus 3-1 à l’aller, mercredi dernier, au Sénégal, les joueurs du sélectionneur, Alou Badra Diallo, ont réalisé un bel exploit devant leurs supporters pour se qualifier à la CAN de leur catégorie. Pourtant, le score était à 0-0 à la mi-temps et le Sénégal était qualifié. Les Aigles Espoirs ont accéléré en deuxième période. À la 60e minute, Hamidou Diallo a ouvert le score avant de passer le relais à Kamory Doumbia (67è). À 2-0, le Mali passe devant le Sénégal sur l’ensemble des deux matches. Pour mettre à l’abri, les Aigles U23 ont inscrit un troisième but grâce à Mamadou Sangaré. Le Mali disputera la CAN U23 comme en 2015 au Sénégal et 2019 en Égypte. DB/MD (AMAP)

Burkina Faso : Une quarantaine de chefs terroristes tués en pleine réunion

Bamako, 28 mar (AMAP) L’Armée burkinabè a neutralisé, dimanche, une quarantaine de terroristes dans des frappes dans la zone de Oursi (Oudalan, Nord),, a annoncé l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Les premières frappes ont tué une quarantaine d’entre eux », précise l’AIB, soulignant que la traque se poursuit contre les survivants. Selon la même source, l’Armée a surpris une cinquantaine de chefs terroristes, en réunion dans la zone de Oursi. L’Armée burkinabè a acquis, récemment, des vecteurs aériens de pointe et a engagé sur plusieurs fronts des opérations aéroterrestres de grande envergure. SS/MD (AMAP)

Deuil : L’ancien gardien de but des Aigles, Ousmane Farota est décédé samedi à l’âge de 59 ans

Bamako, 27 mars (AMAP) L’ancien gardien de but international et l’un des héros de la CAN 94 en Tunisie, s’est éteint le samedi 25 mars à l’âge de 59 ans des suites d’une longue maladie. «Rien ne sera plus comme avant». Cette phrase de l’ancien gardien de but des Aigles, Ousmane Farota reste encore vivace dans les mémoires de tous ceux qui ont vibré avec la sélection nationale lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), Tunis 94. Lors de cette grande messe du football continental, les Aigles, version Mamadou Keïta «Capi», avaient écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football malien, en atteignant le dernier carré de la CAN. Trois matches avaient suffi aux Aigles pour émerveiller la planète foot du continent et marquer le grand retour du Mali dans l’élite. D’entrée de jeu, les hommes de feu Capi se sont offerts la peau de l’hôte de la CAN, la Tunisie, battue 2-0 en ouverture du tournoi. Quelques jours plus tard, l’équipe validera son ticket pour les quarts de finale, en faisant match nul 1-1 contre la RD Congo (à l’époque les poules de la CAN étaient composées de trois équipes, ndlr). En quarts de finale, alors que la plupart des observateurs prédisaient la fin de l’aventure pour le Mali face à l’Égypte, les Aigles créèrent la sensation, en s’imposant 1-0. Personne n’attendait la sélection nationale à pareille fête, surtout que les Aigles avaient fait 22 longues années sans réussir à se qualifier à la phase finale de la CAN. En demi-finale, les hommes de feu Capi chutèrent lourdement 4-0 face à la Zambie, avant de terminer quatrièmes du tournoi. Loin d’être déçus, à fortiori abattus par l’élimination en demi-finale et la défaite dans la petite finale, les Maliens réserveront un accueil triomphal à l’équipe à son retour au bercail. Des milliers de supporters se sont retrouvés au stade Modibo Keïta pour célébrer la sélection nationale et manifester leur fierté de voir le Mali faire son grand retour dans l’élite africaine. Ousmane Farota faisait partie de cette campagne, Tunis 1994 et a été l’un des grands héros du beau parcours des Aigles. À l’arrivée de l’équipe au stade Modibo Keïta, c’est lui qui, en tant que capitaine et porte-parole des joueurs, s’est adressé au public à travers la phrase reprise plus haut. Ousmane Farota avait réalisé une prestation de haute volée à la CAN et le nom du dernier rempart des Aigles était sur toutes les lèvres pendant presque toute la CAN. Quand il prit donc la parole, tout le stade se leva spontanément pour applaudir et scander le nom des Aigles. Sur le plan international, la CAN 94 a indiscutablement marqué une étape importante dans la carrière de celui que l’on appelait familièrement Farota. Mais bien avant cette compétition, le gardien de but s’était déjà fait une réputation, notamment avec le Stade malien dont il gardait la cage pendant de longues années et avec lequel, il a remporté plusieurs trophées. Auparavant, l’emblématique gardien de but avait porté les couleurs d’Askia football club du Quartier Mali, de l’AS Commune V et du Réal de Bamako. Après le Stade malien, il s’est exilé en Égypte où il évoluera avec Ismaily SC. Plus qu’un gardien de but, Ousmane Farota était un meneur d’hommes, un joueur qui incarnait à la fois la sagesse et la combativité et qui était une source d’inspiration et de motivation pour ses coéquipiers. En dehors du terrain aussi, Farota était apprécié de tous ceux qui ont eu l’occasion de le rencontrer à la banque où il travaillait, peuvent en témoigner. Ousmane Farota était malade depuis plusieurs années et luttait contre la maladie qui le rongeait. Le samedi 25 mars, l’ancien gardien du Réal, du Stade malien et des Aigles s’en est allé à l’âge de 59 ans. Hier dans l’après-midi, la terre s’est définitivement refermée sur Ousmane Farota au cimetière de Sabalibougou où l’ancien international a été accompagné par une foule nombreuse composée de parents, d’amis, de dirigeants sportifs et d’anciens coéquipiers. Celui qui restera comme l’un des grands gardiens de l’histoire du football malien, laisse derrière lui une veuve et trois enfants. Dors en paix capitaine ! Soulemane Bobo Tounkara

Mopti : Commémoration de la journée mondiale de l’eau

Mopti, 27 mars (AMAP) La Venise Malienne, à l’instar des autres localités du pays, a célébré le 22 mars dernier, la journée mondiale de l’eau, édition 2023 dans l’enceinte de la direction régionale de l’hydraulique à Mopti, a constaté l’AMAP. La cérémonie de cet évènement riche en couleurs a été présidée par le Conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, en présence de l’ensemble des membres du cluster Wash de Mopti, des autorités administratives et politiques, des représentants de la société civile et les légitimités traditionnelles. Célébrée cette année sous le thème « Accélérer le changement pour l’atteinte de l’objectif du développement durable lié à l’eau et l’assainissement », cette journée avait pour objectif de sensibiliser les décideurs, responsables communaux et usagers de l’eau , les opérateurs privés associatifs, la société civile à l’utilisation rationnelle de l’eau souterraine, de l’importance l’eau dans la cohésion sociale et  une meilleure gestion durable des ressources en eau ainsi que le niveau d’atteinte des ODD. Le représentant du gouverneur de la région, Ousmane Diallo a, au nom des plus hautes autorités, rendu hommage à l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de l’eau et l’assainissement et les ONG partenaires pour leur accompagnement constant dans la réalisation des objectifs du gouvernement du Mali pour l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable et assainissement afin de garantir le bien-être de nos populations. Selon le directeur régional de l’hydraulique de Mopti, Pierre Kassogué, malgré la réalisation de 444 EPEM (Equivalent Point d’Eau Moderne) et la réhabilitation de 55 EEPM soit 499 équivalents point d’eau moderne par l’ensemble des acteurs intervenants dans la région en 2022, Mopti reste encore loin du taux d’accès à l’eau potable moyen à l’échelle avec 57,74% contre un taux d’accès national de 70,9% dont 66,8% en milieu rural et 81,1% en milieu semi urbain. Pour lever ce gap les autorités régionales fondent beaucoup d’espoir sur l’accompagnement des partenaires et du secteur privé pour la réalisation de 733 ouvrages d’alimentation en eau potable dont 27 PMH, 268 SHVA et 438 AEP/AES avec 3921 BF dans 733 villages les plus déficitaires en point d’eau moderne. Au nom des partenaires techniques et financiers, Ramatoulaye Guèye a rassuré que les partenaires resteront mobilisé aux côtés de la région pour l’atteinte de l’axe n 6 des ODD à l’horizon 2030. Les différentes interventions ont été suivies d’un sketch pour attirer l’attention des décideurs et du public sur la problématique de l’eau. DC/KM (AMAP)

Mali : Célébration du 32è anniversaire du 26 mars 1991

Bamako, 26 mar (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dimanche, au dépôt d’une gerbe de fleurs au monument aux Martyrs, A cette commémoration de la date anniversaire du 26 mars 1991, symbolisant l’avènement de la démocratie et du multipartisme intégral au Mali, on notait notamment la présence du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement et des diplomates accrédités dans notre pays. Des acteurs du Mouvement démocratique et des membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) ont, aussi ,assisté à la cérémonie. Après le salut du drapeau suivi de l’hymne national, le chef de l’État a fait la revue des troupes pour déposer une gerbe de fleurs au pied du monument des Martyrs. Il était accompagné, pour cet exercice, par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. En respectant, une fois de plus ,cette tradition d’hommage aux martyrs de la démocratie au Mali, le président de la Transition réaffirme sa reconnaissance à la célébration de la journée du 26 mars. «Le 26 mars est un jour mémorable, une journée dédiée aux martyrs dont le sacrifice ultime a été le fer de lance de l’avènement de la démocratie dans notre pays. Raison pour laquelle nous devons la célébrer dans la cohésion», a déclaré le président de la Transition. Ce 32è anniversaire, a rappelé le colonel Goïta, intervient dans un contexte de refondation de notre État marquée par la promulgation de la nouvelle loi électorale, la loi sur l’organisation du territoire, la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Mais, surtout, la présentation du projet de Constitution par le président de la Transition aux légitimités traditionnelles et aux forces vives de la nation. «Désormais, il appartient au peuple malien souverain de donner une nouvelle orientation qualitative à notre démocratie à travers le référendum qui sera organisé très bientôt», a déclaré le chef de l’Etat. Le président de la Transition s’est réjoui du « patriotisme du peuple qui a permis de tracer la voie de la souveraineté amorcée par les autorités de la Transition. » Aussi, le président Assimi Goïta a-t-il salué la résilience du peuple malien qui a permis la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) mais, surtout, de procéder à un certain nombre de réformes citées plus haut. Il s’est incliné, ensuite, devant la mémoire de toutes les victimes du terrorisme qu’elles soient civiles, militaires ou étrangères. Enfin, le président de la Transition a adressé à ses compatriotes « un message de cohésion et de solidarité, particulièrement pendant ce mois béni de Ramadan. » OD/MD (AMAP)

Basketball Africa League : Le Stade malien au bout du rêve

Envoyé spécial Seibou S. KAMISSOKO Dakar, 24 mar (AMAP) Le Stade malien de Bamako s’est brillamment qualifié pour les play-offs de la saison 3 de la Basketball Africa League (BAL), après sa large victoire 90-71 face à Abidjan basketball club (ABC), mardi, à Dakar Arena. Les deux autres tickets qualificatifs sont revenus, respectivement, à Rwanda Energy Group et Abidjan basketball club de Côte d’Ivoire. Le champion en titre, l’US Monastir de la Tunisie, qui ne défendra pas son titre à Kigali, et les Kwara Falcons du Nigeria sont éliminés. L’ équipe malienne réalise cet exploit, pour la première fois, au compte de la dernière journée de la compétition. Cerise sur le gâteau pour les Blancs de Bamako, ils ont terminé à la première place de la Conférence Sahara devant l’AS Douanes de Dakar. C’est une qualification historique pour le basketball malien, puisque le Stade malien est la première formation du pays à réaliser cet exploit. Pour revenir à la confrontation avec ABC, le début de match a été âprement disputé et il a fallu attendre le deuxième quart temps pour voir les hommes de Kaba Kanté faire le trou avec leurs adversaires (43-28). Au retour des vestiaires, les pensionnaires de Sotuba quadrillent bien le parquet et font ballotter les champions ivoiriens qui s’inclinent 65-41 au troisième quart temps. Dans le dernier quart temps, coach Kaba Kanté a fait tourner son effectif et c’est fort logiquement que le capitaine Makan Keïta et ses coéquipiers l’ont emporté 90-71, soit 19 points d’écart. «Notre objectif était d’être parmi les équipes qualifiées pour les play-offs. Dieu merci, c’est fait», a réagi l’entraîneur du Stade malien, Kaba Kanté, après la qualification de son équipe. «Certes, on a débuté cette campagne de la Conférence Sahara avec une défaite, mais loin de décourager l’équipe, ce revers initial a été un mal pour un bien. Il a dopé les joueurs, plus on avançait dans la compétition, plus on découvrait certains éléments du groupe», a poursuivi le technicien de Sotuba. «Nous allons profiter des compétitions nationales, notamment le championnat national pour bien préparer la dernière phase à Kigali au Rwanda», a-t-il conclu. Pour sa part, le pivot des Blancs de Bamako, Walter Vilkins, a dédié la victoire au peuple malien  «Cette victoire, est pour le Mali. C’est une victoire historique, Je pense que tout le Mali va être heureux de cette qualification. Déjà, on va se préparer du mieux qu’on peut pour bien entamer la dernière phase avec la même énergie», a confié le joueur sous les ovations de ses coéquipiers et des supporters maliens, présents à Dakar Arena. Désormais, le regard des Stadistes est tourné vers la capitale rwandaise, Kigali, qui abritera les play-offs dans en mai. SSK/MD (AMAP)

Marché des oignons : Une baisse des prix bienvenu chez négociants et consommateurs

Par Korotoumou TOGOLA   Bamako, 24 mar (AMAP) Malgré les nombreuses contraintes qui ont impacté la production d’oignons, on assiste à une baisse drastique des prix de cette denrée de première nécessité, au grand bonheur des ménages en ce début du mois de Ramadan. Ainsi, le kilogramme d’oignon qui, au mois de décembre, était vendu entre 600 et 750 Fcfa, est maintenant cédé entre 200 et 250 Fcfa. La gare routière «Niono place», située au Grand marché de Bamako, est la plaque tournante du marché de l’oignon dans la capitale malienne, Bamako. En se rendant là-bas, notre équipe est tombée dans un tohu-bohu indescriptible, rythmé par les mouvements des camions qui déchargent des sacs d’oignons, les négociants et les revendeurs discutant la marchandise. Le ballet incessant des «pousse-pousse» et tricycles remplis du légume garnit le décor. À cet endroit, on trouve de toutes les qualités, déversées à même le sol, en tas ou des stocks de sacs superposés auprès de leurs propriétaires et dans les magasins. Ousmane Sangaré nous accueille agréablement. Chez lui, le kilo est vendu à 225 Fcfa et le sac est cédé entre 10 500 à 12 000 Fcfa. Avec une vente journalière estimée, en moyenne, à 100 sacs d’oignons de 50 kg, Ousmane se frotte les mains. Il confirme que le marché est très florissant en ce moment. À sa gauche, se trouve Amadou Touré, vendeur de gros oignon. Chez lui, le sac est vendu entre 8 000 et 9 000 Fcfa. À quelques pas de ces derniers, Abou Traoré. Il est marchant d’oignon depuis 12 ans. Dans son magasin, il dispose de plusieurs variétés. Et, les prix varient en fonction de la qualité, la variété et la taille du légume. Le prix du kilogramme du petit oignon par exemple, varie entre 175 et 200 Fcfa, et le gros oignon, entre 200 et 250 Fcfa. Une cliente, Assétou Diallo, vient d’acheter 7 kg de gros oignon au prix de 275 Fcfa le kilo. Elle se réjouit de cette baisse du pr,ix, car elle aura besoin de cette denrée pendant tout le mois du Ramadan, pendant lequel la consommation devient forte chez elle. Il y a juste un mois, le kilogramme du même oignon qu’elle vient d’acheter, coûtait 400 Fcfa. Une véritable aubaine pour les consommateurs. Au Mali, l’oignon est généralement produit en contre saison, c’est-à-dire entre les mois de novembre et mars. Les meilleurs rendements sont obtenus par ceux qui parviennent à semer pendant les mois de novembre et décembre, explique Amadou Koné, chargé de statistique suivie et évaluation à la Direction nationale de l’Agriculture (DNA). Le rendement dépend aussi du niveau de fertilité des sols. « Les producteurs qui apportent plus de fumiers organiques associés à un peu d’engrais chimiques, parviennent à faire de bonnes productions », assure M. Koné, qui estime que dans certaines localités, les producteurs peuvent faire un rendement de 30 à 35 tonnes par hectare. L’oignon est cultivé dans la plupart des localités du Mali, avec de grands bassins de production comme Kayes (Ouest), Koulikoro (Centre ouest), Mopti, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud). L’oignon, qui est utilisé dans presque toutes les cuisines du monde comme aromate universel, est un légume à part entière. Il est riche en composés antioxydants. Lorsqu’il est consommé régulièrement et en quantité suffisante, ces composés peuvent aider à protéger l’homme contre des maladies chroniques telles que le cancer et le diabète. Parmi ses multiples propriétés, l’oignon a des vertus antiseptiques et antibactériennes. Le Mali est l’un des plus grands producteurs d’oignons de la sous-région. Selon les statistiques de la DNA, le pays a produit 844. 621 tonnes d’oignons en 2021, contre 610 575 tonnes l’année dernière. « Cette chute de production de la campagne 2022 est due à plusieurs facteurs », souligne Amadou Koné. Parmi ceux-ci, il y a la hausse des prix des intrants et des semences auxquels s’ajoutent des problèmes techniques d’aménagement, tel que le système d’irrigation. « Le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui a exacerbé la crise économique mondiale avec la flambée du prix du carburant, n’est pas en reste », analyse le technicien. KT/MD (AMAP)