CAN 2023 : Mali-Burkina Faso, le duel des voisins

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE  Korhogo, 30 janv (AMAP) Le 30 janvier 2004, le Mali et le Burkina Faso se sont affrontés en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. C’était au stade olympique d’El Menzah en Tunis au compte de la 2è journée du groupe B. Ce jour-là, les Aigles s’étaient imposés 3-1. L’attaquant Frédéric Oumar Kanouté (34è min), les milieux de terrain Mahamadou Diarra (38è min) et Soumaïla Coulibaly (78è min) ont marqué pour les Aigles alors que l’avant-centre Dieudonné Minoungou (50è min) avait réduit la marque pour les Étalons. C’était l’unique rencontre entre les sélections à la phase finale de la CAN. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, jour pour jour, les deux pays s’affrontent en huitième de finale de la 34è édition de la compétition, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Pour se hisser aux huitièmes d de finale, le Mali a terminé leader de la poule E avec 5 points alors que le Burkina Faso a été deuxième du groupe B avec 4 unités. Les joueurs du technicien Éric Sékou Chelle ont réalisé une victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et deux matches nuls contre la Tunisie (1-1) et la Namibie (0-0) alors que les joueurs de Hubert Velud ont battu la Mauritanie (1-0) avant de faire match nul contre l’Algérie (2-2) et perdre contre l’Angola (2-0). Mais les rencontres de la phase de poules ne comptent plus et sont dans les oubliettes. C’est une nouvelle compétition dans laquelle le vainqueur passe et le perdant rentre à la maison. Cette rencontre est particulière pour les deux pays qui seront toutes bien soutenus par leurs supporters. Les deux pays sont frontaliers avec la Côte d’Ivoire et les Maliens et les Burkinabé sont très nombreux à Korhogo. Il faut donc s’attendre à un stade plein comme un œuf si la billetterie le permet. Le match est important pour les Aigles qui n’ont pas atteint les quarts de finale de la CAN depuis la troisième place obtenue en 2013 en Afrique. Le Mali a été éliminé au premier tour en 2015 en Guinée équatoriale et 2017 au Gabon et en huitième de finale en 2019 en Égypte et lors de l’édition 2021 au Cameroun (disputée en 2022). Cette année, la sélection nationale aspire aller loin. « Nous avons un bon état d’esprit. On s’est bien préparé comme on a préparé les autres matches. On va aborder cette rencontre comme on a abordé les autres matches. Tous les matches sont des finales pour nous. Il n’y a pas de match à minimiser, toutes les rencontres sont à jouer et à gagner », déclare le défenseur des Aigles, Falaye Sacko. « Ce ne sera pas facile, mais on va tout donner. Je demande aux supporters de sortir massivement pour nous soutenir et de faire des bénédictions pour l’équipe », conclut-il. Même son de cloche chez Fousseni Diabaté. « On est concentrés. On travaille beaucoup et on essaie de gérer les derniers petits détails pour être prêts », explique l’ailier des Aigles. « Que ce soit la phase de poules ou les huitièmes, pour nous, c’est la même chose. Chaque match est une finale pour nous. Nous avons un objectif, c’est d’aller jusqu’au bout et ramener la coupe au Mali. On est concentrés. On sait que c’est une marche à franchir pour aller bout de notre objectif », ajoute Fousseni Diabaté qui révèle qu’il n’y a pas stress dans le groupe et ni d’atmosphère qui a changé. « C’est toujours la même chose. On est une famille. On veut aller au bout », ajoute-t-il. Tout comme les Aigles, les Etalons sont aussi confiants pour ce choc des voisins. «Le Mali est une très bonne équipe. Nous sommes aussi une très bonne équipe, avec de très bons joueurs. On va se préparer à atteindre les 200% pour avoir cette victoire qui est très importante. On va voir tout ce que le staff va nous proposer, voir toutes les vidéos », a déclaré Kilian Nikiéma, gardien des Étalons. « La CAN a commencé il y trois semaines. Il est clair que les choses sérieuses commencent maintenant, Nous n’avons droit à aucune erreur. Une seule victoire à remporter. Nous avons déjà commencé à voir des vidéos des matches de groupe », a-t-il ajouté. Tout comme le Mali, le Burkina Faso participe à sa 13è CAN après 1978, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004, 2010, 2012, 2013, 2015, 2017, 2021. Tout comme les Aigles, les Étalons n’ont pas encore inscrit leur nom au palmarès de la compétition. Tout comme le Mali (1972 au Cameroun), le Burkina Faso n’a disputé qu’une finale (2013 en Afrique du Sud). Le Mali a été quatre fois demi-finalistes (3è en 2013 et 2015, 4è en 2002 et 2004) alors que le Burkina Faso a été demi-finaliste trois fois (3è en 2017, 4è en 1998 et 2021). Tout comme le Mali, le Burkina Faso vise son premier titre.  Il y a deux ans, le Burkina Faso a perdu en demi-finale contre le Sénégal (3-1), futur vainqueur de la compétition. Cette année, Edmond Tapsoba et ses partenaires ambitionnent de faire mieux et le défenseur central du Bayer Leverkusen estime que son équipe est plus forte qu’il y a deux ans. « Nous nous sommes améliorés dans toutes les parties du terrain. Donc, je peux dire que si nous continuons à travailler dur comme ça, nous pouvons aller plus loin que le dernier tournoi », a déclaré Edmond Tapsoba à nos confrères de l’Associated Press. Dans leurs histoires, le Mali et le Burkina Faso ont disputé 38 matches avec 21 victoires pour les Aigles, 5 matches nuls et 12 succès pour les Étalons. Mais les deux pays n’ont joué que quatre matches officiels. Lors des éliminatoires de la CAN 1968 en Éthiopie, le Mali et le Burkina étaient dans le même groupe. Les Aigles s’étaient imposés à l’aller à l’extérieur contre la Haute Volta (1-0, le 26 mars 1967) avant de remettre ça au retour avec une victoire de 4-0 à domicile, le 02 mai

CAN Côte d’Ivoire 2023 : Entre Maliens et Ivoiriens, les autorités appelées à faire redescendre la tension

Par Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyéz spéciaux Korhogo, 29janv (AMAP) La tension a monté d’un cran avec les supporters ivoiriens et maliens depuis le match nul des Aigles contre les Brave Warriors de Namibie, mercredi dernier, au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. En effet, une victoire du Mali devant la Namibie et conjugué avec un match nul entre la Tunisie et l’Afrique permettait à la Côte d’Ivoire, battue par la Guinée équatoriale (4-0), lors de la 3è journée, de se qualifier pour les huitièmes de finale en tant que meilleure troisième. Les Aigles ont fait match nul et les supporters ivoiriens ne digèrent pas ce match nul, estimant les Aigles ont refusé de gagner pour éliminer la Côte d’Ivoire, oubliant que la Namibie a tout donné pour obtenir ce match qui lui a permis de passer le premier tour, pour la première fois de son histoire, que les premiers coupables sont les Éléphants qui n’ont pu gagner qu’un de leur trois matches de poule. Dans cette CAN, chaque équipe défend son drapeau. On ne doit pas lier son destin à celle d’une autre équipe. Pourtant en conférence de presse d’avant-match, le défenseur central des Aigles, Sikou Niakaté a été bien clair : « La position des Ivoiriens ne nous regarde pas trop, On a un Drapeau à défendre, on se concentre sur nous. On va tout donner pour gagner et obtenir la première place ». Depuis ce match nul, les Maliens sont indexés en Côte d’Ivoire et certains membres de la délégation malienne ont été agressé verbalement par les supporters ivoiriens. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a publié un communiqué pour envoyer un message de paix, d’entente aux passionnés du football, supporters maliens et ivoiriens, indiquant que les récents incidents regrettables ne reflètent pas les valeurs du football, ni celles qui font la richesse de nos cultures communes. La FEMAFOOT a, aussi, condamné toutes forme de violence physique et les atteintes aux biens matériels des supporters maliens. « Le sport est un terrain d’unité, de respect et de fair-play. En cette période cruciale, faisons preuve de solidarité et de fraternité, et rejetons toute forme de division », a écrit la FEMAFOOT. Il faut conseiller à certains supporters maliens, des Maliens qui résident en Côte d’Ivoire, d’éviter la provocation, en n’applaudissant pas une défaite du pays hôte. Des confrères ivoiriens appellent les autorités des deux pays à travailler pour faire baisser la tension. « Depuis un certain temps, la tension est palpable entre les Ivoiriens et les Maliens. Si les autorités n’appellent pas au calme et ne travaillent pas à baisser la tension, cela peut dégénère un jour alors qu’il y a des millions de Maliens qui vivent en Côte d’Ivoire. Que Dieu nous en garde », dii un journaliste d’une radio privée de San-Pedro. LMD/MD (AMAP)

Sénégal-Côte d’Ivoire : Le duel fratricide

Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 29 janv (AMAP) Place au duel fratricide. Si huit équipes de l’Afrique de l’Ouest se sont hisser aux huitièmes de finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 (Nigeria, Guinée, Cap-Vert, Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso), quatre pays vont s’éliminer aujourd’hui en attendant la rencontre Mali-Burkina Faso, demain à Korhogo. Aujourd’hui, à 17h le Cap-Vert sera face à la Mauritanie, au stade Félix Houphouët-Boigny alors que le Sénégal en découdra avec la Côte d’Ivoire au stade Charles Konan-Banny à Yamoussoukro, à 20h. C’est cette rencontre de la deuxième heure qui retient l’attention des supporters ivoiriens. La Côte d’Ivoire miraculée affrontera l’une des meilleures équipes du tournoi, mais les supporters ivoiriens espèrent sur le choc de la qualification pour gagner le Sénégal. Le public ivoirien espère un réveil des joueurs face aux Sénégalais. Lors de la phase de poules, les Éléphants n’ont gagné qu’un match contre la Guinée-Bissau (2-0) avant de perdre successivement contre le Nigeria (1-0) et subir l’humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0). Les Ivoiriens n’ont obtenu leur qualification qu’à la dernière minute grâce à la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0). Après la défaite contre la Guinée équatoriale, le sélectionneur français Jean-Louis Gasset a été démis de ses fonctions et remplacé par Emerse Faé, son adjoint. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a souhaité un coup de main du technicien français, Hervé Renard, engagé avec l’équipe féminine de France et vainqueur de la CAN 2012 avec la Zambie et 2015 avec la Côte d’Ivoire, présent en Côte d’Ivoire pour la CAN, mais la Fédération française de football (FFF) a rejeté la demande. Le Sénégal est le seul pays à gagner ses trois matches de poules contre la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Deuxième meilleure attaque de la phase de poules avec 8 buts, derrière la Guinée équatoriale (9 buts), le Sénégal possède également l’une des défenses la plus imperméable de la première partie de la compétition avec seulement 1 but encaissé. Malgré la situation défavorable, les supporters ivoiriens y croient. «Ne pleurez pas. Nous allons vous venger lundi. Nous allons battre le Sénégal», lance une volontaire aux supporters camerounais, samedi, après la défaite des Lions indomptables devant les Super Eagles du Nigeria (2-0). «Les matches de la phase de poules ne comptent plus. Les compteurs sont remis à zéro et il n’y a plus de calcul à faire. C’est-à-dire que tout est possible dans cette phase de la compétition», déclare de son côté Alpha Bamba. La Côte d’Ivoire est arrivée à Yamoussoukro samedi. Depuis le corridor de la ville, en provenance d’Abidjan, jusqu’à leur hôtel, les Éléphants ont eu droit à un accueil populaire avec des coups de klaxon de centaines de moto auxquels se mêlent des cris de joie de milliers de personnes amassées le long de la route. LMD/MD (AMAP)

Mali : Le vice-ministre turc des Affaires étrangères attendu ce lundi à Bamako

Bamako, 28 janv (AMAP) Le vice-ministre turc des Affaires étrangères, en charge des Relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient, Ahmet Yildiz, à la tête d’une forte délégation, effectuera une visite d’amitié et de travail à Bamako, les 29 et 30 janvier 2024. La cellule de communication des Affaires étrangères qui l’a annoncé, samedi sur sa page Facebook, indique qu’Ahmet Yildiz est porteur de message du président de la République de Türkiye, Recep Tayyip Erdogan. Cette visite de haut niveau s’inscrit dans le cadre d’une vision partagée des autorités des deux pays. Il est destiné « à imprimer une nouvelle dynamique aux relations bilatérales axées sur une convergence des intérêts et un développement de partenariat stratégique mutuellement avantageux. » Selon la même source, « bâtir l’axe Bamako-Ankara dans un élan de diversification et de renforcement des domaines de coopération à la hauteur des potentialités économiques et des opportunités d’investissement constitue l’ambition des deux présidents malien et turc pour une coopération bilatérale dynamique en faveur des deux peuples. » À cet égard, les concertations politiques de haut niveau et les rencontres bilatérales sur le plan sectoriel, prévues à l’occasion de cette visite, « seront des cadres d’échanges par excellence pour passer en revue les grands axes d’intérêt réciproque de la coopération bilatérale. » Notamment dans les secteurs de la défense et de la sécurité, de l’économie, du commerce et de la culture, y compris l’éducation. SS/MD (AMAP)

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger se retirent « sans délai » de la CEDEAO

Bamako, 28 janv (AMAP) Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé, ce dimanche 28 janvier, de se retirer avec effet immédiat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont annoncé les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans un communiqué conjoint. « Après 49 ans d’existence, déplore le communiqué, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger, constatent avec beaucoup de regrets, d’amertume et une grande déception que leur Organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme. » «En outre, la CEDEAO, sous l’influence de puissances étrangères, trahissant ses principes fondateurs, est devenue une menace pour ses États membres et ses populations dont elle est censée assurer le bonheur», poursuit le communiqué. « En effet, l’organisation n’a pas porté assistance à nos Etats dans le cadre de notre lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité ; pire, lorsque ces États ont décidé de prendre leur destin en mains, elle a adopté une posture irrationnelle et inacceptable en imposant des sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables en violation de ses propres textes. Toutes choses qui ont davantage fragilisé les populations déjà meurtries par des années de violence imposée par des hordes terroristes instrumentalisées et téléguidées. » Face à cette situation qui perdure, le capitaine Ibrahim Traoré, le colonel Assimi Goïta et Le général de brigade Abdourahamane Tiani, prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décident en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO. Le communiqué rappelle que le général Aboubacar Sangoulé Lamizana, le général Moussa Traoré et le lieutenant-colonel Seyni Kountché, respectivement défunts chefs d’État de la Haute Volta (actuel Burkina Faso), du Mali et du Niger, qui étaient « désireux de réaliser l’intégration entre les États de la sous-région et mus par les idéaux de fraternité, de solidarité, d’entraide, de paix et de développement », ont créé la CEDEAO avec douze de leurs pairs, le 28 mai 1975, à Lagos, au Nigeria. SS/MD (AMAP)

Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 26 janv (AMAP) La phase de poule de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a pris fin mercredi dernier. Cette la phase de poule a été très compliquée pour les équipes. Excepté le Sénégal et le Maroc, dont le sélectionneur Walid Regragui a été suspendu 4 matches (2 avec sursis) par la Confédération africaine de football (CAF) pour son altercation avec le défenseur congolais Chancel Mbemba après le match contre le Congo, aucune tête de série lors du tirage au sort, n’a terminé première de sa poule. Le Sénégal, le champion d’Afrique en titre, est le seul à remporter ses trois matches de poule devant la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Lors de cette phase de poule, 89 buts ont été marqués en 36 matches, soit une moyenne de 2,4 buts par match alors qu’à la dernière CAN au Cameroun 68 buts ont été inscrits lors de la phase de poules soit 1,8 but par match. Non contente d’être premier du groupe A avec 7 points devant le Nigeria (7 points) et la Côte d’Ivoire (3 points), la Guinée équatoriale possède la meilleure attaque avec 9 buts devant le Sénégal (8 buts) et le Cap-Vert. La meilleure défense est tenue par le Mali, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal qui n’ont concédé qu’un seul but en trois matches. Les mauvaises défenses sont celles de Gambie, de Mozambique et de Guinée-Bissau qui ont encaissés chacun 7 buts. TROIS DERBYS OUEST-AFRICAINS-Le premier huitième de finale opposera l’Angola, premier du groupe D avec 7 points, et la Namibie, qui a terminé troisième du groupe E avec 4 points, le 27 janvier (17h), au stade de la Paix à Bouaké. Le Nigeria, deuxième du groupe A avec 7 points, retrouvera le Cameroun, 2è du groupe C (4 points), au stade Félix Houphouët-Boigny, le 27 janvier (20h), pour la plus belle affiche des 8e de finale. Super Eagles et Lions Indomptables se sont affrontés trois fois en finale de CAN, et le Cameroun l’a toujours emporté (1984, 1988 et 2000). La Guinée équatoriale qui confirme son excellente CAN au Cameroun en remportant le groupe A avec 7 points jouera contre la Guinée, 3è du groupe C avec 4 points, au stade Alassane Ouattara, le 28 janvier (17h). L’Égypte, 2è du groupe B avec 3 points, défiera la RD Congo, 2è du groupe F avec 3 points, au stade Laurent Pokou. S’en suivront trois derbys ouest-africains. Le Cap-Vert, premier du groupe B avec 7 points, jouera contre la Mauritanie, 3è du groupe D avec 3 points, le 29 janvier, au stade Felix Houphouët-Boigny (17h) alors qu’en deuxième heure, le Sénégal sera face au tête la Côte d’Ivoire, 3è du groupe A, au stade Charles-Konan Banny à Yamoussoukro (20h). Le Mali, premier du groupe E avec 5 points, sera face à son voisin le Burkina Faso, 2è du groupe D, avec 4 points, au stade Amadou Gon Coulibaly, le 30 janvier, à 17h. Les ressortissants maliens et burkinabé sont très nombreux à Korhogo qui est proche de deux pays. C’est dure que l’arène va refuser du monde à l’occasion de cette huitième de finale. Le vainqueur affrontera celui du match Sénégal-Côte d’Ivoire en quart de finale. Le dernier huitième de finale mettra aux prises le Maroc, premier du groupe F avec 7 points et l’Afrique du Sud, 2è du groupe E, le 30 janvier, au stade Laurent Pokou de San-Pedro à 20h. Les quarts de finale sont prévu les 2 et 3 février alors que les demi-finales seront disputées le 7 février, le match pour la 3è place, le 10 février et la grande finale, le 11 février au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)  

Sikasso : Immersion dans le monde burlesque de la confrérie des Korèdugaw

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 26 janv (AMAP) Les bouffons ou «Korèdugaw», en langue bamanakan répondent à d’autres noms dans d’autres localités du Mali, notamment  dans le Cercle de Sikasso (Sud) où les Senoufo leur collent les appellations «mpwugni» ou «mpwubi». Dans le Cercle de Kadiolo, les «Shènnabele» (Senoufo) les affublent du sobriquet de «mpuwi» et «mpuubii» tandis que les Minianka leur collent aussi le nom «xodubalaa». Le korèdugaw représente une personne qui a le sens du burlesque, du rire, voire de la dérision. C’est aussi un être qui s’exprime ou passe des messages par des grimaces, des codes de résignation et une forme de sagesse. Les spécialistes définissent le korèdugaya comme une confrérie initiatique du patrimoine culturel du Mali. L’origine de la confrérie date de la nuit des temps. On les rencontre dans les milieux bambara, malinké, senoufo, minianka et samogo. Tout comme les confréries des chasseurs, des prêtres, des divinités du monde bambara, chaque communauté à ses propres korèdugaw. Le korèdugaya tirerait son nom de «korè» (l’une des six divinités du monde bambara qui joue un rôle rituel et public) et de «duga» qui signifie vautour en français. En milieu senoufo, il officie comme maître de cérémonie, amuseur du public et interface entre les groupes d’âge. Grossomodo, le korèduga, c’est cet être humain qui a la particularité de s’habiller bizarrement. Il porte des haillons, des colliers, des pantalons dont l’un des pans est plus souvent long que l’autre. A Sikasso, ces personnages atypiques sont toujours présents dans les rencontres culturelles. Ils se caractérisent par leur gestuelle mais, aussi, leurs chants, danses, accoutrements, parures, langages verbaux et non-verbaux. Mais, surtout, cette façon ubuesque de faire des bénédictions, annonçant une chose à travers son contraire. C’est un code propre aux korèdugaw. Certains, sans prendre de gants, déclarent que les korèdugaw n’ont pas de pudeur (autrement sans scrupule). C’est une perception erronée de cette couche sociale. Parce ces manières, ils révèlent la beauté et la qualité du korèdugaya. Feu Tiémoko André Sanogo, qui a été rappelé à Dieu, en octobre 2021, était le président de l’Association des korèdugaw de la Région de Sikasso. Dans une publication intitulée : ‘’Les korèdugaw en milieu Senoufo’’, il évoquait l’initiation à la confrérie des korèdugaw ou « tuer quelqu’un à la confrérie », selon l’expression consacrée par la confrérie. D’autres confréries comme celles des chasseurs, géomanciens et sorciers ont une appellation à l’initiation. L’initiation se fait tous les 3 ou 7 ans, selon les aires culturelles. Les initiés suivent toujours un cursus de formation. Les étapes de la formation commencent de 0 à 7 ans jusqu’à 42 à 63 ans. Au-delà de 63 ans, le korèdugaw se résigne à limiter ses déplacements et apparitions publiques. Il se contente du peu qu’on lui donne et s’interdit de quémander. « C’est à 63 ans que le korèduga devient un (duga mansa) signifiant roi des vautours ou un (duga koro) vieux vautour », expliquait l’ancien chef de l’Association des korèdugaw. Et d’ajouter que c’est en cette période que le «duga koro» entre dans l’univers du mysticisme visionnaire. Par ailleurs, les interdits des korèdugaw, selon Tiémoko André Sanogo sont notamment ne jamais allumer le feu de la discorde, du malentendu ou de la guerre mais, surtout, être ouvert aux autres et recevoir le pêcheur comme le bienfaiteur avec la même courtoisie et ne jamais toucher ce qui ne lui appartient pas ou ne lui a pas été donné. Sur un tout autre registre, le défunt affirmait que leur confrérie est sollicitée par les couples stériles pour réaliser leur aspiration à la parenté. Le couple prête serment et, une fois, le vœu exaucé, juste après le baptême, l’enfant est amené à la confrérie. Cette dernière lui donnera un prénom korèdugaw comme «malokini» (plat de riz), «tobogo» (boue de to), «dèguè» (brouet ), «galama»  (louche), «gnama» (ordures), «duga» (vautour), «tchètèmalo» (l’homme qui  n’a pas froid aux yeux). En outre, les chants évoqués par les korèdugaw sont relatifs à l’éducation, la religion, la politique, etc. De son côté, le chercheur au Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, fait beaucoup d’investigations dans les villages senoufo, surtout sur le korèdugaya. Le Senoufo et l’originaire de Kadiolo dresse le tableau de la vie des korèdugaw du Folona (Kadiolo). Selon lui, les korèdugaw de Sikasso sont différents de ceux de Kadiolo. Le symbole du korèdugaya est représenté par la sculpture d’un oiseau appelé « calao ». Son bec fermé appelle les initiés à ne pas dévoiler ce qu’ils ont appris lors de l’initiation ; le long bec de la sculpture qui se traine sur le ventre signifie que le vrai korèdugaw se nourrit par lui-même (indépendance) ; ses ailles déployés l’encouragent à bondir sur le travail; la position droite de la sculpture appelle les bouffons à ne pas mentir, à ne pas toucher à la femme d’autrui et à ne pas voler. Qui n’apprécie pas ces valeurs ? MFD/MD (AMAP)   Encadré : Apparats de korèduga En général, les bouffons sont reconnus par leurs habillements qui sortent de l’ordinaire. On les rencontre, très souvent, avec des becs d’oiseaux sur les chapeaux, des haillons, des sacs, des colliers ou chapelets, des chevaux, des caméras, des masques, des éventails … à ce niveau, le chercheur du Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, précise que le bec de l’oiseau «calao» que les bouffons de Kadiolo portent sur leur chapeau signifie l’entente, le porte bonheur, la procréation… ; les haillons sont des habits tout terrain (on s’assoie par terre et on fait tout avec); les sacs contiennent des objets dont l’antidote contre les poisons ; les flûtes sont leurs instruments de musique. Ils égrainent les colliers pour apaiser les malentendus, les tensions ; leurs chevaux sont symboliques, c’est pourquoi, les cavaliers ne sont pas choisis par hasard; c’est grâce aux éventails que les korèdugaw se nourrissent. C’est en ventant les repas des gens que ces derniers leur offrent de la nourriture

Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés

Bamako, 26 janv (AMAP)  Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako. Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande. Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation. Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc. Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde. Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation. «Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo. La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière. MS/MD (AMAP)  

SNIPIL : Bassaro Haïdara de l’AMAP à la tête d’un bureau de 31 membres

Bamako, 26 janv (AMAP) Bassaro Haïdara de l’AMAP a été élu, jeudi, à la tête du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) et deson bureau consensuel de 31 membres. Le 14è congrès ordinaire du Syndicat, tenu à la Maison de la presse, sous le thème : « Syndicalisme et responsabilité », a aussi mis en place deux commissions de contrôle et de discipline de trois membres chacune. Le nouveau secrétaire général du SNIPIL, qui place son mandat « sous la responsabilité syndicale » indique que « le syndicalisme, c’est défendre les droits de l’entreprise. » Il explique être « prêt à travailler dans ce sens pour rehausser l’image du SNIPIL et du syndicalisme dans son ensemble. » Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de ces assises, a déclaré que le syndicalisme rime avec un esprit d’ouverture et d’écoute pour mieux appréhender les doléances. Mohamed Ag Albachar a espéré voir « ces assises s’inscrire dans cette dynamique pour faciliter le travail de son département. » Il s’est dit aussi persuadé que le thème inspirera davantage le SNIPIL à jouer pleinement son rôle dans le Mali Kura. Selon lui, le SNIPIL doit s’investir aussi pour freiner sur les réseaux sociaux l’expansion de nouvelles sans fondement. Les « fake news » pouvant « causer des désastres en temps de crise et de guerre. » Selon lui « Syndicalisme et responsabilité, appelle à revendiquer, mais tout en tenant compte des facteurs de stabilité, de cohésion sociale et de paix dans un contexte fragilisé comme le nôtre. » « C’est tout le sens qu’il faut donner à la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux» a dit Mohamed Ag Albachar. Et d’exhorter les congressistes au respect de l’éthique et de la déontologie pour le devenir du secteur, sans lesquels le journalisme, la communication et le métier de l’écriture n’auront  pas de sens. Le secrétaire général adjoint du SNIPIL, Modibo Ba, a expliqué que la tenue de ces assises répond à une volonté manifeste du SNIPIL et de tous les affiliés de l’UNTM de respecter les textes qui régissent les organisations syndicales, mais aussi de satisfaire une exigence de redevabilité face aux militants. « Le mandat qui s’achève aura été, sans nul doute, celui des crises multidimensionnelles dans notre pays, celle sanitaire liée à la Covid-19. Ces crises n’ont pas permis la réalisation de toutes les promesses issues du 13ème congrès, tenu en 2018 », a-t-il deploré. Il a aussi souligné les difficultés des services publics de communication. « Nous pouvons dire aujourd’hui que la presse publique agonise, le cinéma se meurt et l’industrie du livre se cherche », a dit Modibo Ba, avant d’énumérer des acquis. Le secrétaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly, a, pour sa part, déclaré que « dans la nécessité d’une adaptation de leur philosophie syndicale, en tant que Maliens, au rythme du renouveau syndical, mais aussi avec l’appui de l’Etat et des spécialistes nationaux et internationaux, l’UNTM a élaboré un Pacte de stabilité social et de croissance. » «Bien mené, ce pacte est un cadre de réglementation des libertés et peut faire gagner des acquis dans la paix. Il est loin d’être l’extinction des libertés syndicales comme le pensent certaines hautes responsabilités de la gouvernance, certains directeurs de service. Il ne peut non plus être un prétexte pour créer des syndicats satellites », a averti le secrétaire administratif de la plus grande centrale syndicale nationale. Auparavant, le chef de cabinet du département en charge de la Communication avait salué la mémoire du défunt secrétaire général, Abdramanane Infa Touré, qui était engagé sur le front social pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. « Un syndicaliste rompu à la tâche et ouvert au dialogue et à l’apaisement. » BBC/MD (AMAP)

Les autorités maliennes annoncent la fin de l’Accord d’Alger (Officiel)

Bamako, 26 janv (AMAP) Le gouvernement de la Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 avec des mouvements rebelles touarègues. Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, avance « des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. » Il s’agit « du changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes. » S’y ajoute l’incapacité de la médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file, « à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. » Le communiqué rappelle que le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a adressé une lettre en date du 24 février 2023, aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale. Sans oublier « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des autorités algériennes », mentionnés dans un communiqué de Bamako publié le 25 janvier 2024 par le gouvernement de la Transition. « Au regard de ces faits suffisamment graves précités, selon le ministre d’État, le gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. » Et par conséquent, la fin de l’Accord, avec effet immédiat. Le gouvernement assure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, « en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. » En outre, il « invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix », annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023. SS/MD (AMAP)