Communiqué du Conseil des ministres du 24 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ; – la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ; – les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ; – l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts. Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement : Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet : Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Aminata NIAKATE, Juriste ; Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique : Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) : Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ; Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ; Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général : Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ; Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ; Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ; Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Chargé de mission : Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités. Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; – les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; – la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de lasouveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle
CAN 2023 : Les Aigles terminent leader de leur poule
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE San Pedro 24 janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont assuré la première place du groupe E avec un match nul contre les Brave Warriors de Namibie (0-0), au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire, au stade Laurent Pokou de San-Pedro. Le match nul arrange les deux équipes qui accèdent toutes aux huitièmes de finale. Au Coup de sifflet final de la rencontre, les protagonistes et leurs supporters n’ont pas tout de suite fêté parce qu’il fallait attendre la fin de l’autre match de la poule, disputé au stade Amadou Gon Coulibaly, entre l’Afrique du Sud et la Tunisie. Une victoire des Bafana Bafana relèguerait le Mali à la deuxième place du groupe alors qu’une victoire de la Tunisie éliminerait la Namibie. Il n’y aura pas de but au stade Amadou Gon Coulibaly. L’Afrique du Sud et la Tunisie se sont neutralisées (0-0). Le Mali termine ainsi à la tête du groupe E avec 5 points devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points). La Tunisie, la favorite de la poule au coup d’envoi de la compétition, est éliminée avec deux petites unités. Les Aigles ont effectué le tour du terrain pour remercier les supporters qui ont bien célébré la première place de leurs couleurs. Les Aigles réalisent l’essentiel en se hissant au deuxième tour comme lors deux précédentes éditions (2019 et 2021) avec en prime la première place du groupe. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires ont débuté la phase de groupes avec une victoire devant l’Afrique (2-0) avant de faire match nul contre la Tunisie (1-1) et un nouveau match nul contre la Namibie (0-0). Cette rencontre de la derrière journée de la phase initiale n’a pas été aussi facile. Le sélectionneur national a proposé sur le papier un 4-1-3-2 avec Aliou Dieng comme sentinelle et Yves Bissouma, comme meneur de jeu. Mais le joueur de Tottenham est très souvent resté à la récupération sur la même ligne que le joueur d’Al Ahly. Les Aigles ont souffert face à la détermination des Namibiens qui avaient besoin d’un match nul pour se qualifier pour la première fois en huitièmes de finale. Ils ont été toujours éliminés au premier tour lors de leurs précédentes participations (1998, 2008, 2019). Tout comme la Mauritanie, la Namibie se qualifie pour la première fois en huitième de finale. Le Mali a bien terminé la partie avec quelques occasions nettes en deuxième période, mais la tentative de l’attaquant Ibrahim Sissoko, à l’entrée de la surface namibienne s’envole dans le ciel de San-Pédro (65è min). Avant le dernier quart d’heure, Nene Dorgelès a centré dans la surface, mais Ibrahim Sissoko n’a pu reprendre le cuir (71è min) alors que le coup franc de l’arrière gauche, Amadou Danté, est repoussé en corner par le gardien Namibien (85è min). Leader du groupe E, le Mali affrontera le Burkina Faso, deuxième du groupe D, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. Ce sera un retour à la base pour les Aigles. LMD/MD (AMAP) Namibie-Mali : 0-0 Arbitrage du Rwandais Samuel Uwikunda assisté des Ivoiriens Adou Désiré N’Goh et Nouho Ouattara Namibie : Loydt Kazapua, Hanamub Welwin Riaan Hanamub, Lubeni Pombili Haukongo (Vetunuavi Hambira, 90è min), Kennedy Amutenya, Ivan Kamberipa, Ngero Kaanjuka Katua, Aprocius Megameno Petrus, Muzeu Betuel Muzeu (Absalom Manjana Imbondi, 74è min), Prins Menelik Tjiueza (Marine Marcel Papama, 79è min), Deon Daniel Hotto, Peter Taanyanda Shalulile (cap) (Denzil Haoseb, 90è min). Sélectionneur : Collin Josephat Benjamin. Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Moussa Diarra (Amadou Danté, 67è min), Aliou Dieng (Mohamed Camara, 67è min), Fousseni Diabaté (Adama Traoré, 81è min), Yves Bissouma, Nene Dorgelès, Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko, 52è min), Youssoufou Niakaté (Kamory Doumbia, 52è min). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle. Pour ses 12 participations à une phase finale, le Mali a disputé 54 matches pour 19 victoires, 19 matches nuls et 16 défaites. Les Aigles ont marqué 65 buts et encaissé 65. 2. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur : Seydou Keita : 31 matches 8 buts : 1(2002) – 3(2010) – 1(2012) – 3 (2013). Frédéric Oumar Kanouté : 11 matches 7 buts : 4(2004) – 1(2008) – 2(2010). Cheick Fantamady Keïta : 5 matches 5 buts (1972). Cheick Tidiane Diabaté: 3 buts (2012). Ibrahima Koné : 3 buts (2021) Bakoroba Touré: 2 buts (1972). Bassala Touré : 2 buts (2002). Mamadou Bagayoko : 2 buts : 1 (2002) – 1(2010). Mahamadou Diarra « Djila » : 2 buts (2004). Mahamadou Samassa : 2 buts (2013) Les 29 autres buts ont été marqués par 29 joueurs différents. Bakary Traoré, Adama Traoré, Moussa Diakité, Moussa Traoré (1972), Fermand Coulibaly, Modibo Sidibé, Soumaïla Traoré, Amadou Paté Diallo (1994), Dramane Coulibaly « Scifo » (2002), Dramane Traoré « Rivaldo », Soumaïla Coulibaly, Mohamed Sissoko « Momo », Janvier Abouta (2004), Moustaph Yatabaré (2010), Garan Dembélé, Bakaye Traoré (2012), Sigamary Diarra, Cheick Fantamady Diarra (2013), Sambou Yatabaré, Bakary Sacko, Modibo Maïga (2015), Yves Bissouma (2017), Abdoulaye Diaby, Moussa Maréga, Adama Traoré «Malouda », Adama Traoré «Noss », Diadié Samassékou, Amadou Haïdara (2019), Massadio Haïdara (2021). Le Quadruplé 5 septembre 1975, tournoi amical à Abidjan: Mali-Nigeria (4-1) Cheick Salah Sacko Triplé au cours d’un match Le 3 février 1963 en amical à Haute Volta, Haute Volta- Mali : 4-0 (Abdoulaye Diawara “Blocus” Le 28 avril 1973, Mali-Serra Leone : 4-2 (Cheick Diallo) Le 12 février 1985 en Coupe Cabral en Gambie, Mali-Mauritanie : 3-0, Seydou Diarra “Platini” Le 22 juillet 2017 élim CHAN, Maroc 2018 : Mali-Gambie : 4-0 Ibrahima Koné le 7 octobre 2021, élim Coupe du monde Qatar 2022 à Agadir : Mali-Kenya : 5-0 Ibrahima Koné
Communiqué du conseil des ministres du 24 janvier 2024
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ;- et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ;- la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ;- les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ;- l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts.Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement :Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet :Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission :Madame Aminata NIAKATE, Juriste ;Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique :Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) :Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission :Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ;Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ;Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général :Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire :Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement :Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ;Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ;Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ;Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.- Chargé de mission :Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche :Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ;Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités.Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions.Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ;- les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ;- la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque Défense Diplomatie -Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable. Les Hautes Autorités du pays
Portefeuille de la Banque mondiale au Mali : 200 milliards de fcfa décaissés en 2023
Bamako, 26 janv (AMAP) Le portefeuille des projets et programmes de la Banque mondiale au Mali a décaissé plus de 200 milliards, avec un taux de décaissement de 36,7%, a appris l’AMAP, mardi. A la clôture des travaux de la session politique de la revue conjointe de la performance du portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara de Souza, a indiqué que ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300 000 personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1 000 kilomètres de pistes rurales. «Ces ressources ont contribué à tripler l’utilisation des services de santé dans les zones couvertes», a révélé Mme de Souza. À cet égard, elle a félicité les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets et remercié les autorités maliennes pour leur soutien et l’excellent partenariat à l’origine de cette belle performance. Toutefois, elle a souligné que les débats lors de la session technique ont, également, fait ressortir le besoin d’une action soutenue de toutes les parties prenantes afin de réaliser les objectifs de développement des projets et assurer la durabilité des résultats enregistrés. En outre, elle a indiqué qu’il ressort de la mise en œuvre du plan d’actions issu de l’édition 2021 que 41,16% des actions convenues ont été totalement réalisées. Quant ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé, la session de clôture, il a, au nom des plus autorités, remercié la Banque mondiale pour avoir conduit l’exercice conjointement avec la partie malienne. M. Sanou a confié que les contraintes majeures identifiées et relevées lors des travaux de la session technique sont d’ordre institutionnel, sécuritaire et/ou opérationnel. Il a noté que les problèmes évoqués ont connu un début de résolution. Selon lui, la mise en œuvre effective des recommandations issues de cette revue « nous permettra de les résoudre définitivement et d’améliorer significativement la performance du portefeuille actif. » Le ministre Sanou s’est dit satisfait de la bonne performance réalisée dans la mise en œuvre des projets/programmes du portefeuille au titre de l’année fiscale précédente (juillet 2022 à juin 2023). Ce qui à mettre au crédit de toutes les parties prenantes, Malgré tout, a dit le ministre en charge des Finances, des facteurs d’ordre exogène ont suffisamment perturbé le niveau des décaissements au cours des six premiers mois de l’année considérée, notamment les sanctions financières et économiques imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). «Le Mali a, en effet, atteint un taux de décaissement exceptionnel de 36.9% le plaçant en tête de peloton, loin devant les autres pays de la zone Afrique de l’Ouest et du Centre voire de la zone Afrique», a-t-il révélé. Cette session politique fait suite à deux jours de travaux de la session technique, durant lesquels les participants ont examiné le portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali afin d’en améliorer la performance, dans le but d’obtenir de meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté. Ils ont ainsi pris connaissance de l’état et de la performance du portefeuille, discuté des problèmes transversaux qui l’affectent, examiné les facteurs qui alourdissent les procédures de décaissement et esquissé des solutions possibles aux différents défis rencontrés. Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestation aux Unités de gestion des projets (UGP) les plus performantes pour l’exercice fiscal 2023. AG/MD (AMAP)
Concours FAAPA 2023 : Le journaliste Oumar Sankaré de l’AMAP a reçu le grand prix du meilleur article de presse
Envoyé spécial Oumar SANKARE Rabat, 24 janv (AMAP) Le journaliste Oumar Sankaré de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a reçu mardi à Rabat, au Maroc, le grand prix du meilleur article de presse de l’édition 2023 du concours de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA). Oumar Sankaré a été récompensé pour sa production intitulée : «Consommation de viande : la charogne dans nos assiettes». Le grand prix du meilleur reportage vidéo a été attribué au journaliste producteur de médias, Kamongnin Sylla, de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo est revenu au reporter-photographe, Blaise Irenge, de l’Agence congolaise de presse (ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants rescapés des inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5.000 disparus à Kalehe dans la province du Sud-Kivu, portent du bois ramassé dans les décombres des maisons détruites pour la cuisine. La cérémonie de remise du grand prix de la FAAPA pour les lauréats s’est déroulée, mardi dernier, en marge de la 7e assemblée générale de la FAAPA à Rabat qui s’est tenue, lundi et mardi, sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Le directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif, a exprimé sa satisfaction. «Une information africaine faite avec une patte africaine. Aujourd’hui je me rends compte qu’il manquait quelque chose quand j’ai vu les lauréats de cette année, des jeunes brillants avec des reportages, des photos qui sont tous impactant, qui ont eu un retentissement non seulement sur le continent africain, mais aussi hors du continent. Il n’y a pas seulement la patte africaine authentique, mais il a aussi le génie africain’. «Je suis plus qu’heureux que ce génie africain se soit exprimé à travers des jeunes qui en veulent, qui sont dans la vingtaine. Je suis rassuré quant à l’avenir du journalisme en Afrique», s’est-il réjoui. Au terme de cette assemblée générale, d’importantes résolutions ont été retenues parmi lesquelles : le renforcement de la coopération entre les Agences de presse africaines, les échanges d’informations et la création d’une rédaction virtuelle, celle-ci permettra d’assurer un meilleur suivi des différentes productions, a expliqué Fouad Arif. Par ailleurs, il préconise la création d’un réseau africain qui permettra de circuler les informations entre africains. Pour sa part, le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, a été plus explicite sur la nécessité de conter l’histoire de notre continent par les Africains eux-mêmes. «L’Afrique peut raconter un récit africain, on peut produire pour nos populations et raconter la réalité africaine, le narratif africain», a expliqué le patron de l’AMAP. Un accord de partenariat et de coopération a été signé entre l’Agence marocaine de presse (MAP) et l’Agence ivoirienne de presse (AIP), l’Agence de presse du Nigéria (NAN), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et l’Agence de presse d’Angola (ANGOP). Mais aussi entre l’Agence ivoirienne de presse et l’Agence guinéenne de presse (AGP). OS/MD (AMAP)
Assemblée générale de la FAAPA : Sous le thème de l’information, un enjeu dans la conquête de la souveraineté
Rabat, 23 janv (AMAP) La Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) tient sa 7è assemblée générale, depuis lundi, à Rabat, au Maroc) sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Cet événement d’envergure qui prend fin aujourd’hui, mardi, réunit des directeurs généraux d’Agences de presse africaines, experts des médias et des personnalités éminentes de la région atlantique africaine dans la perspective d’explorer les moyens de renforcer la souveraineté africaine, à travers l’information et les initiatives dynamiques. «Les Agences de presse sont appelées à jouer un rôle central dans la reconquête de la souveraineté qui se doit d’être marquée par une réelle évolution du discours médiatique. Il doit se distinguer par une réappropriation du récit national de manière individuelle et celle du récit collectif au niveau continental », a introduit le directeur général de la l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif. Pour la première vice-présidente de la FAAPA et directrice centrale de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), Oumou Barry Sana, cette assemblée revêt une importance particulière, « car elle offre une opportunité rare de réfléchir collectivement à la manière dont l’information peut être un instrument puissant pour renforcer la souveraineté de nos nations. » Elle a ajouté : «L’Afrique, avec sa diversité et sa richesse, doit se positionner au cœur de la narration de son propre destin. C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’axer nos discussions sur la promotion de la coopération informationnelle et la préservation de la souveraineté médiatique des pays de notre continent le long de la façade atlantique». Quand à la deuxième vice-présidente de la FAAPA, et directrice générale de l’Agence congolaise d’information (ACI), Olga Rachelle Mangouandza, « l’information est un grand facteur de développement. à ce titre, elle doit être traitée et diffusée selon des normes professionnelles». C’est pourquoi, pour lutter ou contrer les fake-news ou fausses informations distillées par les réseaux sociaux ou plus encore par certains médias occidentaux, elle invite les dirigeants africains à faire confiance à la presse nationale (radio, télévision, agences de presse, presse écrite et presse en ligne) en la dotant de moyens conséquents pouvant lui permettre de s’arrimer aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication. «Une information libre, transparente, équilibrée, fiable, vérifiable et diffusée en toute indépendance par des professionnels bien formés et, ce, en temps réel, permettra à l’Afrique de concurrencer les médias internationaux», soutient Olga Rachelle Mangouandza. Une information africaine livrée par les Africains eux-mêmes permettra au continent d’être à l’abri de la cyber criminalité, de protéger les institutions et les populations. La sécurité d’un pays dépend aussi d’une bonne information. Et de conclure : «les bonnes informations favorisent des investissements dans un pays». La cérémonie d’ouverture de la 7e assemblée générale a été suivi d’un panel afin d’approfondir la réflexion sur le thème : «Souveraineté africaine en action : perspectives sur l’Information et l’initiative pour la façade atlantique». La façade atlantique de l’Afrique réunit dans un espace géopolitique en construction les principaux atouts et défis du continent africain. OS/MD (AMAP)
CAN 2023 : Namibie-Mali, la première place du Groupe en jeu
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 23 janv (AMAP) Les Aigles du Mali affrontent, mercredi, les Brave Warriors de Namibie, au stade Laurent Pokou de San-Pedro, pour le compte de la 3è journée de la phase de poules, de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir disputé ses deux premiers matches à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, les Aigles sont arrivés lundi dans la ville portuaire, située à 368 km à l’Ouest d’Abidjan, la capitaine économique de Côte d’Ivoire. Les hommes d’Éric Sékou Chelle ont effectué leur première séance d’entraînement à San-Pedro, en début de soirée, au stade Auguste Denise Est et le technicien peut compter sur l’ensemble de son effectif. Leader du groupe avec 4 points après sa victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et son match nul face à la Tunisie (1-1), le Mali est officiellement qualifié pour les huitièmes de finale suite aux premiers résultats de la 3è journée de la phase de la poule. Le sélectionneur peut ainsi tourner son effectif pour ce troisième match, surtout que le Mali dispose de joueurs qui sont presque au même niveau. L’enjeu de la rencontre face à la Namibie reste la première place du groupe. Pour cela, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent s’imposer contre les Namibiens qui ont besoin d’une victoire pour se qualifier. Ce ne sera donc pas une rencontre de formalité entre les deux formations qui ne se sont jamais affrontées à ce niveau de la compétition, mais seuleemnt lors des éliminatoires des CAN 1996, 2000 et 2021. Dans leur histoire, le Mali et la Namibie ont disputé 6 rencontres avec un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 8 buts marqués, 4 encaissés pour les Aigles. Les deux pays se sont affrontés pour la première fois le 15 octobre 1994. A domicile, les Namibiens se sont imposés 2-1 lors du match aller de la phase de poules des éliminatoires de la CAN, Afrique du Sud 1996 grâce aux réalisations de Silvester Goraseb (40è min) et Ruben van Wyk (57è min) alors que Seyba Lamine Traoré (85è min) a sauvé l’honneur pour les Aigles. Le match retour s’est joué à Bamako le 23 avril 1995 et a tourné à l’avantage du Mali (2-0). Modibo Sidibé (16è min) et Abdoul Karim Magassouba (66è min) ont inscrit les deux buts de la rencontre. Lors des éliminatoires de la CAN 2000, co-organisée par le Ghana et le Nigeria, le Mali et la Namibie étaient dans la même poule. A l’aller à Bamako, le 11 avril 1999, le Mali s’est imposé 2-1 grâce aux buts de Malal N’Diaye (53è min) et Yaya Dissa (81è min) alors que Gervatius Urikhob (54è min) avait égalisé pour la Namibie. Au match retour, le 8 mai 1999, les Aigles ont obtenu le nul 0-0 à Windhoek. Pour la qualification la CAN Cameroun 2021, El Bilal Touré a permis au Mali de gagner au stade du 26 Mars (1-0), le 13 novembre 2020) en transformant un penalty à la 33è minute. lors de la 3è journée de la phase de poules. Les Aigles ont remis cela au retour à Windhoek (2-1, le 17 novembre 2020) grâce aux buts de Sékou Koïta (12è min) et Moussa Doumbia (37è min) alors que l’attaquant Elmo Ukondja Kambindu a réduit le score pour la Namibie (39è min). Ce succès a permis au Mali se qualifier pour la phase finale après seulement quatre journées de débats. Troisième du groupe avec 3 unités, la Namibie a bien commencé la compétition en battant la Tunisie (1-0) avant de sombrer face à l’Afrique du Sud (4-0). Toutefois, les Namibiens restent dans la course pour la qualification en huitièmes. En effet, face aux Aigles, les Brave Warriors jouent leur avenir dans la compétition, mais ils ont leur destin entre leurs mains. Un match nul suffira à la Namibie pour prendre au moins l’une des places de meilleur troisième. L’ailier Daniel Deon Hotto Kevendji et ses partenaires peuvent même terminer à la tête du groupe s’ils gagnent contre le Mali et qu’au même moment l’Afrique du Sud ne s’impose pas devant la Tunisie, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Si les Aigles cherchent juste la première place du groupe pour affirmer leur suprématie et poursuivre leur progression, la Namibie joue sa survie dans la compétition. Tout comme l’Afrique du Sud et la Tunisie. Contrairement aux autres qui peuvent se contenter d’un match nul, la Tunisie a obligatoirement besoin d’un succès contre l’Afrique du Sud pour accéder aux huitièmes de finale. Tout reste donc possible dans cette poule. Si les Aigles terminent premiers du groupe, ils retourneront à Korhogo où ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie et Mauritanie). S’ils terminent à la deuxième place, ils restent à San-Pedro pour jouer contre le premier du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie, Tanzanie). Rappelons que San-Pedro est la deuxième région économique de la Côte d’Ivoire derrière Abidjan grâce à son port et des zones industrielles. Avec 390.654 habitants en 2021, San-Pedro est la 5è ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire après Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa, mais devant Yamoussoukro, la capitale politique. C’est aussi l’une des zones touristiques les plus prisées, avec des plages. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Eric Sekou Chelle, «Nous voulons gagner tous nos matches»
Propos recueillis par Ladji M. DIABY AMAP : Quelle analyse faites-vous du match nul contre la Tunisie ? Éric Sékou Chelle : On est un peu déçu du résultat, comme tout le monde. Je pense qu’on n’a pas bien entamé le match, même si on a marqué sur une belle action. Après on a commis de légères erreurs de placement qui amènent le but égalisateur de la Tunisie. Sur la physionomie du match, en termes d’intensité, on a récupéré énormément de ballons dans la moitié du terrain. On a été mieux dans la maîtrise, mais il nous a manqué cette petite agressivité offensive pour terminer nos occasions ou nos situations. Il y avait une belle équipe de la Tunisie en face. Je suis content de mes joueurs sur l’investissement et sur l’implication. On va continuer à bien préparer nos matches. On se penche sur le match contre la Namibie qui se profile dans quelques jours à San-Pedro. AMAP : Quel bilan faites-vous après les deux premières journées ? ÉSC : On a joué deux matches, on a marqué trois buts, encaissé un. Sur le premier match (contre l’Afrique du Sud 2-0, ndlr), on a été très bon dans l’intensité et dans la récupération. On a été moins bon dans la maitrise. Sur le match contre la Tunisie, on a gardé l’intensité et rajouté un peu de maîtrise. Pour le troisième match, il faut qu’on soit capable d’amener le ballon sur les attaquants, d’avoir un peu plus de profondeur, qui va nous apporter des occasions. Il y a une progression. Les joueurs sont un peu déçus, mais ça ira. On est concentré. Ça va bien se passer. AMAP : Vous avez tendance à privilégier le 4-4-2 losange pour débuter les matches et terminer avec le 3-2-3-1. Une explication ? ÉSC : Dans le losange, on a une maîtrise du ballon puisqu’on est en supériorité numérique au milieu de terrain. Et quand on trouve Kamory Doumbia entre les lignes, c’est très intéressant. Je termine le match dans un autre système aussi bien en fin de première période qu’en deuxième période parce que le 4-4-2 losange est un système énergivore. C’est compliqué de garder l’intensité pendant 90 minutes, au-delà de 50 à 60 minutes, il faut essayer de trouver d’autres solutions avec le jeu un peu plus sur les côtés. Je prends parti du losange, j’ai beaucoup de milieux de terrain et l’assume. Sur certains matches, je peux changer de système de jeu. AMAP : L’excès de confiance a-t-il pesé sur votre équipe ? ÉÉSC : Je ne pense que nous étions en excès de confiance. C’était un match intéressant, on n’a pas eu assez d’occasion, mais on a développé du jeu, chose qu’on avait du mal contre l’Afrique du Sud. C’était un match très intéressant de la part des deux équipes. Il y a de l’agressivité et de l’intensité. Il y avait du jeu de la part de la Tunisie et du Mali. On aurait peut-être pu terminer mieux ce match, on a eu des situations intéressantes notamment avec Lassine Sinayoko. Il faut savoir encaisser et se projeter sur le terrain match. Il y a eu un match intéressant avec deux équipes qui avaient envie de jouer. Le football est fait de victoires, de matchs nuls et de défaites. Aujourd’hui, c’est un match nul. J’en tire les enseignements. Le but du jeu, c’est de progresser à chaque match pour arriver fin prêt au moment M. On va bien se préparer pour affronter la Namibie et prendre les trois points. On a envie de gagner tous nos matches. AMAP : N’avez-vous pas effectué les remplacements, notamment l’entrée de Youssouf Niakaté en retard ? ÉSC : Lassine Sinayoko et Sékou Koïta ont fait un match intéressant contre l’Afrique du Sud. Sékou a amené un but, Lassine a marqué. C’est vrai que Youssouf Niakaté a eu une entrée intéressante. J’ai jugé opportun que c’est le moment mais pas avant parce qu’on avait envie de rester en losange. Je suis responsable des remplacements et je l’assume. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les Aigles du Mali se contentent du nul 1-1 contre la Tunisie
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 21 janv (AMAP) Il n’y a pas eu de vainqueur dans le duel des «Aigles» comme lors de la deuxième journée de la CAN, Égypte 2019 (1-1). Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage ont fait un nouveau match nul 1-1, samedi dernier, au stade Amadou Gon Coulibaly, au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir battu l’Afrique du Sud (2-0) lors de la première journée, le Mali n’enchaîne pas et les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ratent l’occasion de signer une deuxième victoire d’affilée et de valider leur qualification pour le huitième de finale. Avec 4 points au compteur, le Mali sera probablement qualifié pour le deuxième tour, puisque les quatre meilleures troisièmes s’ajoutent aux deux premiers de chaque poule pour disputer les huitièmes. Cependant, il faut le confirmer lors de la dernière et troisième journée, contre la Namibie, mercredi, au stade Laurent Pokou à San-Pedro. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires tenteront de battre les Namibiens pour terminer à la tête du groupe E. Si les Aigles sont leaders de leur poule, ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie, Mauritanie) en huitième, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly. Mais s’ils terminent à la deuxième place, ils seront face au leader du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie et Tanzanie). Dans le choc des «Aigles», les Aigles du Mali visaient la tête du groupe E alors que les Aigles de Carthage, 3è du groupe suite à leur défaite face à la Namibie (0-1), cherchaient à se relancer dans la compétition. Le sélectionneur des Aigles, Eric Sékou Chelle a effectué deux changements par rapport à la rencontre contre l’Afrique du Sud. Le milieu de terrain Diadié Samassékou a repris sa place de sentinelle dans le 4-4-2 losange alors qu’Yves Bissouma est resté sur le banc et Lassana Coulibaly a été intronisé comme milieu relayeur droit à la place d’Aliou Dieng. Le technicien tunisien Jalel Kadri effectue trois changements. Le défenseur Ali Maaloul, le milieu de terrain Mohamed Ben Romdhane et l’attaquant Taha Yassine Khenissi, touché aux ligaments croisés sont remplacés par Ali El Abdi, Aïssa Bilal Laïdouni et Hamza Rafia. Dos au mur après la défaite inaugurale, les Tunisiens débutent à l’offensive, car qu’ils avaient besoin de se relancer dans la compétition après une défaite surprise contre le petit poucet de la poule, la Namibie. Mais ce sont les Aigles du Mali qui ouvrent le score à la 10è minute grâce à Lassine Sinayoko, à la conclusion d’une belle action collective, dont la frappe croisée du gauche fait mouche avec l’aide du poteau opposé. Mais 10 minutes plus tard, les Tunisiens relancent le match grâce à un but de Hamza Rafia à la conclusion d’un mouvement collectif (20è min, 1-1). Le matche est intense et les deux équipes se sont répondu du tac au tac, Cela partait dans tous les sens. Les Aigles ont clairement pris l’ascendant sur le match, surtout avec l’entrée des joueurs de couloirs, Nene Dorgelès et Fousseni Diabaté. La sélection nationale aurait pu gagner le match, si Lassine Sinayoko n’avait pêché dans la finition. Bien servi sur un centre précis venu de la droite, il est gêné par un défenseur tunisien et ne peut cadrer sa reprise en déséquilibre (79è min). Sur l’ensemble du match, le Mali mérite la victoire. Concernant le chiffre, c’est 61% de possession, 474 passes effectuées dont 84% de précision de passes, 12 tirs dont 1 cadré pour les Aigles contre 39% de possession, 291 passes dont 73% de précision et 5 tirs dont 1 cadré pour la Tunisie. «On a fait un très bon match, nous avons manqué d’efficacité pour gagner ce match. On va essayer de gagner le prochain match. On joue tous les matches à fond et essaie de les gagner», a déclaré Kamory Doumbia après la rencontre. «On n’a pas fait de calcul, on voulait gagner cette rencontre, mais dans un match, il y a le temps fort et le temps faible», a ajouté celui qui a été élu Homme du match. «Je suis fier, j’ai obtenu ce trophée grâce à toute l’équipe, mais le trophée individuel ne compte pas, l’équipe est la plus importante et on va tout mettre en œuvre pour gagner lors de la prochaine journée», a-t-il conclu. e capitaine Hamari Traoré a indiqué que c’est un match nul très frustrant. «Vu la physionomie du match, on a été supérieur, on a dominé cette équipe tunisienne, on a très bien joué, on méritait de marquer ce deuxième but, mais c’est le football, on va se contenter de ça et continuer à travailler pour avancer», a analysé l’arrière droit des Aigles. Quid du bilan des deux premières journées ? «On a gagné contre l’Afrique, même si on n’a pas été bon en première période. Aujourd’hui (samedi, ndlr) on a fait un match globalement maitrisé, on a dominé dans le jeu, dans les petits espaces, en profondeur, on a été très bon, mais on n’a pas su concrétiser nos occasions. On va continuer à travailler et essayer d’être beaucoup plus tueur devant et essayer de ne pas prendre de but. Je suis fier de ce que l’équipe a démontré lors des deux premières journées», a-t-il déclaré. Evoquant le match de la troisième journée il a ajouté : «On va bien préparer le match contre la Namibie. Nous sommes confiants, on va continuer à travailler » « L’objectif est d’obtenir une victoire à San-Pedro pour terminer premier du groupe et revenir à Korhogo. On veut rendre heureux le peuple, le rendre fier. Le football est toujours incertain, mais on va tout faire pour gagner ce match», a-t-il conclu. Comme lors de la première journée, la rencontre s’est disputée dans un stade Amadou Gon Coulibaly, plein de supporters maliens. Outre les Maliens de Korhogo, d’Abidjan, de Bouaké et d’autres villes de la Côte d’Ivoire, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles
Marché de la viande au Mali: Pourparlers pour une baisse des prix
Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, mercredi, l’Association nationale des transformateurs bétail viande du Mali (ANATRABEVIM) afin de discuter de la disponibilité de la viande à un coût abordable dans la perspective du mois de Ramadan. Si aucun prix n’a été convenu entre les différentes parties, la rencontre a été tout de même l’occasion de préparer le terrain pour un éventuel compromis sur la baisse des prix de la viande avant le mois de Ramadan. « Cet après-midi, nous avons rencontré l’ANATRABEVIM. Les échanges que nous avons eus ont été francs et constructifs. Nous espérons qu’avec les dispositions qui seront prises, nous passerons aussi un mois de Ramadan tranquille en matière d’approvisionnement de nos marchés en viande», a expliqué le ministre chargé du Commerce. Il a salué le président de l’ANATRABEVIM pour sa disponibilité. Le ministre Diallo, qui était accompagné du secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Madi Matènè Keïta, a, aussi, adressé ses remerciements au département en charge de l’Élevage pour sa présence à cette rencontre pour que «nous puissions avoir une démarche globale et intégrée afin d’apporter les réponses qu’il faut à la problématique de la viande pendant le Ramadan». La baisse des prix des denrées de consommation comme le sucre, la viande et le pain avant le Ramadan « est aujourd’hui la priorité du gouvernement », selon M. Diallo qui a déjà rencontré les professionnels du sucre et du pain. Le président de l’ANATRABEVIM, Mahamadou Doucouré, s’est dit très ravi de recevoir de nouveau le ministre Diallo dans les locaux de son association pour parler de la situation de la filière viande. Il l’a remercié pour avoir « compris la nécessité du dialogue afin de relever ensemble les défis. » Il a assuré que son groupement avait pris « des mesures pour informer, sensibiliser et mobiliser les acteurs de la filière pour que les prix de la viande soient à la portée des consommateurs. » Au cours des échanges, les bouchers ont souligné plusieurs difficultés d’alimentation du bétail et le problème crucial des abattoirs. «Quand l’alimentation du bétail est assurée, cela permettra de réduire considérablement le prix de la viande sur le marché», a fait savoir le président de l’ANATRABEVIM. «Nous sommes dans la perspective des préparatifs du mois de Ramadan qui démarre le 11 mars 2024. Et nous avons entrepris un certain nombre de démarches auprès des acteurs impliqués dans l’animation des marchés. Au niveau de mon département, il y a trois denrées de première nécessité stratégiques pour aborder le Ramadan 2024. Il s’agit du sucre, du pain et de la viande», a indiqué le chef du département en charge du Commerce. «En ce qui concerne le sucre, nous avons lancé la campagne sucrière 2023-2024 de Sukala et de N’Sukala dont les prévisions de production sont estimées à 100 000 tonnes. Et sur ces 100 000 tonnes, le gouvernement a décidé de réquisitionner 25 000 tonnes qui correspondent au besoin de consommation en sucre du Mali pendant le mois de Ramadan. Sur cette quantité, nous avons déjà stocké 16.000 tonnes au niveau de Sukala et de N’Sukala», a expliqué Moussa Alassane Diallo qui a précisé que dans la chaîne de distribution de ces 25 000 tonnes, les grossistes et les demi-grossistes ont été supprimés de façon à ce que le sucre puisse être disponible. MS/MD (AMAP)

