L’union des agences de presse de la « coopération islamique » appelle à soutenir les médias palestiniens
Djeddah, 12 mai (UNA-AMAP) L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) a appelé, vendredi, les médias des pays islamiques à soutenir leurs confrères palestiniens dans leurs efforts pour dénoncer les violations de l’occupation israélienne. Dans une déclaration publiée par l’UNA, à l’occasion de la journée de « Solidarité mondiale avec les médias palestiniens », célébrée le 11 mai de chaque année, en application de la décision du Conseil des ministres arabes de l’Information lors de sa 52e session tenue en septembre 2022 au Caire, l’Union demande aux agences membres de soutenir les organes palestiniens afin de leur permettre « d’obtenir leurs droits légitimes dont le premier est l’établissement de leur État indépendant. » L’UNA a souligné que cet anniversaire, qui coïncide « avec l’assassinat de la journaliste palestinienne martyre Sherine Abu Aqleh, représente une occasion importante de faire la lumière sur le ciblage par Israël des journalistes palestiniens dans le cadre de ses tentatives de dissimulation de ses crimes en cours contre le peuple palestinien. » L’Union a salué les efforts professionnels de haut niveau déployés par les institutions médiatiques officielles en Palestine, dirigées par l’Agence palestinienne d’information et de presse (WAFA), pour fidèlement transmettre ce qui se passe dans le territoire palestinien occupé. Elle a appelé « les États membres à améliorer les informations échangées avec ces institutions, de manière à garantir la diffusion de la version palestinienne des événements et contrer la machine de propagande israélienne. » MD (AMAP)
Koulikoro organise la 2ème édition du forum du cadre de concertation et d’action des femmes leaders
Koulikoro, 12 mai (AMAP)Les travaux de la 2ème édition du forum du cadre de concertation et d’action des femmes leaders du Mali se sont achevés lundi dans la salle de spectacle Siramory Diabaté de Koulikoro, a constaté l’AMAP C’était sous la présidence du Conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Alhousseyni Baba Touré en présence du représentant du Conseil régional Boubacar Massa, des chefs des services régionaux, des représentants de la société civile, des associations de femmes et de femmes leaders de toutes les régions du Mali et de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. Parrainé par Modibo Diarra H et la présidente de FAOD, Mme Jacob Aminata Kouyaté, Ce forum a été rendu possible grâce à l’appui du ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille et plusieurs partenaires. Deuxième du genre « ce forum vise à mettre la femme au cœur des reformes pour l’ émergence du Mali et d’instaurer formellement le dialogue entre les femmes à tous les niveaux car elles ont le même rôle, la même responsabilité à jouer dans le développement social, culturel et économique des pays, organiser de séances de plaidoyer auprès des décideurs politiques pour l’inscription des femmes sur les listes électorales ,organiser un forum national d’identification des obstacles liés à la participation des femmes à la vie politique » a précisé Mme Diarra Niamé Mariam Fofana. Ce forum selon elle vise aussi à élaborer et mettre en œuvre des programmes d’insertion et d’installation des femmes pour leur autonomisation, renforcer les capacités des organisations de femmes en matière de prévention et de gestion des conflits, donner plus de visibilité aux actions des plateformes fédératives des femmes dans la prévention des conflits, mettre en place un réseau national et sous régional entre autres. Durant trois jours, plusieurs communications ont fait l’objet de présentation par les panelistes. Elles ont porté sur l’élection démocratique et la dimension genre et médiation, éducation- santé, participation des femmes maliennes dans la prise des décisions, le leadership féminin dans le processus de dialogue politique. Ces communications ont été suivies de débats fructueux .Les participants ont formulé entre autres recommandations, l’élaboration des politiques pour la bonne gestion de la loi 052, la mise en œuvre des stratégies pour la présence des femmes à des réunions et dans les instances de prise de décisions, informer et former les femmes sur la maitrise de la constitution avant le référendum ,mettre un accent particulier sur l’éducation familiale des enfants, les dégâts de la technologie sur l’éducation de nos enfants . La présidente de CAFL, Mme Diarra Niamé Mariam Fofana a expliqué que nous vivons dans une société qui évolue constamment et dans laquelle l’autonomie individuelle semble primer. Selon elle, le bénévolat vient en contrepartie, apporter ses valeurs et que la participation sociale construit le vivre ensemble. « L’équipe CAFL a, à cœur de soutenir sous toutes leurs formes de bénévolat et l’engagement citoyen, en accompagnant les femmes et réseaux associatifs des femmes. Cela va se concrétiser par des actions d’information, de formation, d’appuis conseil, plaidoyer et financement pour les micros projets pour leur autonomisation », a promis la présidente nationale du cadre de concertation et d’action des femmes leaders du Mali (CAFL). En clôturant les travaux, le Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur a remercié les membres du CAFL et les panelistes, avant de se réjouir des échanges fructueux, constructifs et instructifs ainsi que les résultats obtenus. AM/KM (AMAP)
Tenenkou ; Un incendie, sans faire de victimes, a causé d’importants dégâts matériels
Tenenkou, 11 mai (AMAP) Un incendie déclaré au marché de Ténénkou, sans la nuit du mercredi au jeudi, sans faire de victimes, a causé d’importants dégâts matériels, a appris l’AMAP de source locale. Dans les environs d’1H du matin, un incendie dont l’origine n’est pas connue pour le moment, sans perte en vies humaines, a causé la destruction d’une vingtaine de kiosques partis complément en fumée. Les populations se sont mobilisées, avec les moyens de bord, pour maîtriser l’incendie, après plusieurs heures, à l’absence d’un dispositif de la protection civile dans la ville. Les autorités administratives et politiques se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et compatir aux douleurs des victimes. Elles ont, par ailleurs, invité les occupants à la prudence et au respect des dispositions légales en matière de branchement électrique qui serait selon certaines sources à la base de cet incident. Le dernier incendie au marché Tenenkou communément appelé Jaangal remonte à plus d’une trentaine d’années, selon certaines sources. AS/KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du 10 mai 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application de l’article 74 de la Constitution qui dispose que : « Le gouvernement peut pour l’exécution de son programme ou dans les domaines déterminés par la loi, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnance, pendant un délai limité ou entre les deux sessions, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi ». Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnance, une mesure dérogatoire à la loi électorale, en vue de la réalisation du référendum constitutionnel, dont le collège électoral vient d’être convoqué pour le 18 juin 2023. 2. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes Politiques et Institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant dérogation à la loi électorale. La Loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale a été modifiée par la Loi n°2023-001 du 13 mars 2023 avec comme objectif principal, entre autres, de remplacer la carte d’électeur biométrique pour l’identification de l’électeur dans le bureau de vote, par la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Ce processus a nécessité la modification des attributions de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections pour supprimer la mission relative à la confection, à la personnalisation, à l’impression et à la remise des cartes d’électeurs biométriques à l’occasion des opérations référendaires et des élections. Toutefois, le processus de production et de remise de cartes nationales d’identité biométriques sécurisées enregistre quelques contraintes quant au volume de production et au rythme de remise des cartes à leurs titulaires. L’imminence du déroulement normal du référendum constitutionnel nécessite de donner plus de moyens techniques et de contrôle à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections pour mener à bien sa mission d’organisation et de gestion des opérations référendaires et électorales découlant de la loi électorale, d’où le rétablissement temporaire de la compétence de l’Autorité en ce qui concerne la production et la remise des cartes d’électeur biométriques. Le projet d’ordonnance est adopté en vue de procéder à une dérogation à la loi électorale qui portera essentiellement sur les articles 4, 70, 100 et 120. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Libreville : Général de Brigade Elisée Jean DAO. – Ambassadeur du Mali à N’Djamena : Général de Brigade Bougouri Diatigui DIARRA. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINSSEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Environnement et du Développement : Monsieur Boureïma CAMARA, Ingénieur des Eaux et Forêts ; – Inspecteur à l’Inspection de l’Environnement et du Développement : Monsieur Modibo CISSE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la participation du Mali à la première conférence des Ministres des Affaires étrangères de l’Alliance politique africaine, tenue à Lomé, République togolaise, le 03 mai 2023. L’Alliance Politique africaine est une plateforme qui offre un cadre de concertation informel, fondée sur les liens de fraternité et sur les principes d’égalité souveraine des Etats, d’indépendance, d’interdépendance et d’unité d’action. Elle vise à fédérer les nations africaines convaincues des idéaux du panafricanisme et déterminées à œuvrer pour une Afrique politiquement forte, décomplexée, non-alignée et capable de participer en tant qu’actrice à la gouvernance mondiale. Les ministres et chefs de délégation ont exprimé leur solidarité envers le Burkina, la Guinée et le Mali et ont appelé à la levée des sanctions contre ces pays en transition. En outre, le Mali a été sélectionné comme l’un des membres du Comité de haut niveau mis en place pour formaliser l’Alliance. Compte tenu des objectifs de l’Alliance politique africaine et au regard du potentiel que cette nouvelle plateforme offre au Mali pour renforcer son influence et contrer les velléités d’isolement, il est prévu de poursuivre l’engagement national au sein de ce mécanisme pour affirmer le leadership du Mali et de faire entendre sa voix sur le Continent et au-delà sur des questions majeures. 2. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres des dispositions prises pour la gestion du Baccalauréat au lendemain du référendum sur le projet de constitution et de la situation des candidats déplacés. Le referendum constitutionnel est fixé au 18 juin 2023 et le Baccalauréat à partir du 19 juin 2023. La proximité des deux dates peut paraître porteuse de difficultés organisationnelles. Pour cette raison, le Ministère de l’Education nationale, après analyse de la situation, a dégagé des solutions permettant de tenir l’examen du Baccalauréat aux dates prévues sans risque de voir le referendum impacter son organisation. Ainsi, il a été instruit aux Directeurs d’Académie d’Enseignement en relation avec l’Administration générale : – d’épargner tous les centres d’examen du Baccalauréat et le personnel engagé dans l’organisation, des activités référendaires ; – de retenir uniquement les écoles fondamentales pour loger les bureaux de vote ; de prévoir des surveillants suppléants ; – de retenir essentiellement les enseignants du préscolaire et du fondamental dans les activités référendaires ; – de rendre disponibles et afficher les décisions des présidents et de surveillants de centres d’examen, au plus tard le mercredi 14 juin 2023 ; – d’anticiper la tenue des réunions préparatoires ; – de communiquer largement sur la localisation des centres d’examen afin que les candidats puissent les identifier facilement. 3.
Bankass : Remise de kits d’hygiène et scolaires aux écoles du 1er cycle
Bankass, 10 mai (AMAP) Le préfet de Cercle, Aly Sidibé a présidé jeudi à Bankass la cérémonie de remise de kits d’hygiène, d’assainissement, kits de dignité et de matériels didactiques aux écoles du 1er cycle de Bankass, a constaté l’AMAP Ces kits dont la valeur est estimée à 5. 383.500 de nos francs, ont été offerts par l’Organisation non gouvernementale (ONG) World Vision, à travers le projet DREAM, suite à la demande du directeur du Centre d’animation pédagogique de Bankass. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du repésentant du Manager de l’ONG World Vision, M. Poudiougou, du président du Conseil de Cercle, Kaleb Tessougué, du maire de la Commune de Bankass, Allaye Guindo, du Directeur du Centre d’animation Pédagogique, Anselme Konaté (DCAP) et du Chef de service du Développement Social et de l’Économie Solidaire, Seydou Kassambara. Ont également pris part à la rencontre, la cheffe du Service local de la promotion féminine, les présidents du Comité de gestion scolaire (CGS), le personnel de l’ONG World Vision et les bénéficiaires. Le Chef de l’Exécutif local, Aly Sidibé s’est réjouit de cette donation. Il a saisi l’occasion pour féliciter l’ONG World Vision et son projet Dream, pour leur participation de taille dans le cadre du développement de sa circonscription. Enfin, le préfet de Cercle a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de ces matériels. Le maire de la Commune de Bankass, Allaye Guindo a saisi également l’occasion, pour féliciter l’ONG Worl Vision pour ses multiples interventions dans différents domaines dans sa commune. Pour sa part, le représentant du Manager de l’ONG World Vision, M. Poudiougou, a remercié les responsables administratifs et politique pour accompagnement, toutes choses qui facilitent leur intervention sur le terrain. Il a donné l’assurance que son organisation va œuvrer pour le développement local dans le Cercle de Bankass et sien d’autres localités du pays. Pour rappel World Vision est une organisation non gouvernementale internationale qui intervient dans notre pays, depuis plusieurs années dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hygiène et de l’assainissement, entre autres. Abdoul Kader Guindo (AMAP Bankass)
Mali : Célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse
Bamako, 4 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar de la communauté internationale a célébré mercredi, 3 mai, la Journée mondiale de la presse, sous le thème : « Façonner un avenir de droits : la liberté d’expression comme moteur de tous les droits de l’Homme », a constaté l’AMAP. Notre pays, à travers le ministère de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’administration et la Maison de la presse, a décidé de consacrer toute une semaine à cet évènement majeur pour magnifier le rôle du quatrième pouvoir. C’est ainsi que la Semaine nationale de la liberté de la presse (SENLIP) se déroulera du 3 au 10 mai. Le lancement des activités a été présidé par le secrétaire général du ministère en charge de la Communication, Alkaïdi Touré, en présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, et de nombreux professionnels des médias. La célébration du 3 mai est l’occasion de rappeler aux gouvernements la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse, selon le président de la faîtière de la presse. Il a aussi reconnu que « l’année écoulée a été difficile pour la presse malienne ». Les professionnels du métier ont saisi l’occasion pour faire l’état des lieux, dénoncer les tares, les dangers qui guettent la profession et inviter les collègues à plus de rigueur dans le traitement de l’information Au nombre des difficultés, il a cité les conséquences de la Covid-19, les chantages, les injures, les intimidations et les menaces à l’encontre des hommes de médias. Bandiougou Danté n’a pas passé sous silence les interpellations, les enlèvements extrajudiciaires, mais aussi le cas des confrères enlevés, dont certains sont toujours introuvables. Il a aussi déploré le saccage, en février dernier, de la Maison de la presse, haut-lieu des expressions plurielles et considérée comme inviolable. « Nous réitérons nos demandes aux autorités de la Transition à tout mettre en œuvre pour rechercher et retrouver nos confrères. Et attendons que les auteurs des dégâts dans nos locaux soient recherchés et qu’ils répondent de leurs actes », a martelé le président de la Maison de la presse. Et d’ajouter que les autorités sont aussi interpellées dans le domaine de l’environnement des médias. Pour lui, à ce niveau, on constate l’immobilisme des pouvoirs publics. Selon Bandiouggou Danté, le désordre encouragé et entretenu fait planer le risque d’une implosion inéluctable. Il récriminait aussi les médias sur les réseaux sociaux dont certains acteurs se font appeler « journalistes » et touchent à tout en violation des règles d’éthique et de déontologie. « Ces forces nouvelles » sont aussi les auteurs d’une concurrence déloyale si bien que les journaux se meurent, les radios et les télévisions agonisent. Ces médias, dira-t-il, « désemparés sans perspectives, sans opportunités, frappés de plein fouet par les conséquences de l’embargo, d’une situation économique précaire doivent faire face aux obligations contractuelles avec la Haute autorité de la communication (HAC) qui semble déterminée à jouer pleinement son rôle par le recouvrement des redevances ». Le patron de la Maison de la presse ajoutera que les pays du Sahel, confrontés au terrorisme, sont aussi violentés par une certaine « presse étrangère qui s’éloigne tous les jours de sa mission d’informer de manière indépendante et responsable ». Il cite en exemple le traitement orienté, sélectif, raciste, méprisant et scandaleux de cette presse étrangère qui donne chaque jour des raisons valables et légitimes de la dénoncer. Alkaïdi Touré a rassuré que le ministère en charge de la Communication jouera toute sa partition pour garantir et protéger la liberté d’expression. Dans cette optique, ce département a engagé des réflexions et réformes en vue de démocratiser l’environnement des médias avec toute la rigueur adéquate. « Ces réformes ne pourront aboutir sans la contribution et la détermination de l’ensemble des acteurs », a fait savoir le secrétaire général du département en charge de la Communication. Selon lui, cette célébration est l’occasion de réclamer une presse unie et respectant les règles de l’éthique et de la déontologie. Il a assuré que le gouvernement mettra tout en œuvre pour protéger les hommes et les femmes de médias dans l’exercice de leur métier. Alkaïdi Touré a ajouté qu’avec la crise que traverse notre pays, la presse a un grand rôle à jouer pour la stabilisation. Au-delà de la Journée mondiale de la liberté de la presse, un programme inclusif a été élaboré pour la Semaine nationale de la liberté de la presse. Il s’agit notamment des conférences sur les thèmes : « Liberté d’expression comme moteur de tous les droits de l’Homme », « Sécurité des journalistes dans l’exercice de leur profession » et « Femmes journalistes face à la violence et au harcèlement sexuel au Mali ». Le ministre en charge de la Communication a, avant d’aller en Conseil des ministres, s’est rendu à la Maison de la Presse, pour saluer les efforts déployés par les journalistes et témoigner du soutien de son département et du gouvernement aux médias. FK/KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du 03 mai 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOïTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret autorisant le changement de nom de famille de Monsieur Lancina DOUMBIA et 37 autres personnes. Les conditions de changement de nom de famille sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille. L’examen des dossiers révèle que les demandeurs remplissent individuellement les conditions prescrites par le Code des personnes et de la famille. Les projets de décret adoptés autorisent ainsi Monsieur Lancina DOUMBIA et 24 autres personnes à porter, le nom de famille DOUCOURE en remplacement de DOUMBIA et Monsieur Nima DIABY et 12 autres personnes à porter le nom GASSAMA en remplacement de DIABY. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant règlementation du transport maritime. Dans le cadre de la facilitation du transport et du transit de ses marchandises, notre pays a signé des protocoles d’accord en matière de transport routier et de transit maritime avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, la République de Guinée, le Benin, la Mauritanie, la Gambie et le Ghana. En application de ces protocoles d’accord, les pays de transit mettent à la disposition du Mali, des espaces dans leur domaine portuaire pour l’entreposage des marchandises en provenance ou à destination du Mali. Le transport maritime est régi dans l’espace UEMOA par le Règlement n°02/2008/CM/UEMOA du 28 mars 2008. Son objectif est d’harmoniser les transports maritimes intérieurs, intracommunautaires et internationaux au départ ou à destination d’un port d’un Etat membre, pour le transport de passagers ou de marchandises. Le Règlement d’exécution n°003/2019/COM/UEMOA du 28 mars 2019 déterminant le taux, les modalités de perception et de répartition de la redevance due par les armateurs communautaires et étrangers exploitant un service de transport international, fixe le taux de la redevance maritime, destinée à alimenter le fonds national et le fonds régional. Au plan national, le transport maritime est règlementé par le Décret n°05-341/P-RM du 25 juillet 2005. Ce décret, antérieur aux deux règlements de l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine, comporte des dispositions contraires à celles de ces règlements, notamment en ce qui concerne l’octroi du même droit de trafic aux Etats de l’Union, le traitement égalitaire des armateurs communautaires, les taux de la redevance et la vocation des fonds portée essentiellement vers l’investissement. Le projet de décret adopté permettra d’harmoniser la règlementation nationale avec les textes communautaires et de mobiliser les ressources pour financer le développement du transport maritime et fluvial au niveau national. 3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan d’actions 2023-2027. Le Conseil des Ministres, en sa session du 1er mars 2023, a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan d’actions 2023-2027. Cette Politique a pour objectif de contribuer au bien-être des jeunes du Mali en faisant d’eux des acteurs majeurs du changement en faveur de la paix, de l’unité nationale et le principal moteur du développement économique social et culturel du pays. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle de ladite politique et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGÉ DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargé de Mission : Monsieur Mohamed AG MATTOU, Economiste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la mise en route de la 4ème cohorte du Service national des Jeunes pour le service militaire obligatoire. La quatrième cohorte du Service national des Jeunes a été mise en route le mardi 25 avril 2023 au cours d’une cérémonie qui a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement. Cette cohorte est composée de 291 éléments répartis ainsi qu’il suit : – 23 admis à la Fonction publique d’État de la 3ème cohorte ; – 62 personnes handicapées ; – 106 enseignants-chercheurs ; – 100 auditeurs de justice. Sur les 291 éléments, 257 ont procédé à la prise d’arme à Bapho le 1er mai 2023. A ce jour, 33 éléments sont attendus au Centre d’Instruction pour réaliser leur prise d’arme. Le Gouvernement s’engage à tout mettre en œuvre pour le bon déroulement de cette formation et exhorte les recrues à plus d’engagement pour la Nation. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la situation des Maliens au Soudan. Suite à la crise au Soudan, le Gouvernement, sur instructions du Président de la Transition, Chef de l’état, a pris des mesures d’urgence pour venir en aide aux maliens qui y sont établis à travers entre autres la mise en place d’un mécanisme pour les sécuriser. La mise en œuvre de ce mécanisme a permis de rapatrier 69 de nos compatriotes les 28 et 29 avril 2023. Le Gouvernement rassure la diaspora malienne de son engagement à tout mettre en œuvre pour lui apporter l’assistance et le soutien nécessaires pour sa protection. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des
Mali : Ouverture de la session ordinaire du Haut Conseil des Collectivités
Bamako, 3 mai (AMAP) L’ouverture de la première session ordinaire du Haut conseil des collectivités (HCC) au titre de 2023, a été présidée mardi, par son président, Mamadou Satigui Diakité, au siège de l’Institution, en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement et du corps diplomatique, a constaté l’AMAP. Dans son intervention, le premier responsable du HCC a mis l’accent sur les grands chantiers de la Transition qui doivent mobiliser « notre intelligence et nos ressources ». Il s’agit, a détaillé Mamadou Satigui Diakité, de défendre l’intégrité du territoire national et la souveraineté de notre pays contre les attaques groupées et perfides d’ennemis hybrides. Et ce, de sorte à protéger les citoyens et leurs biens mais aussi à leur permettre de vaquer à leurs occupations quotidiennes en toute quiétude. Il s’agit également de conduire les réformes politiques et institutionnelles indispensables aux fins de conférer à notre démocratie le confort qui sied pour consolider ses fondements et mettre définitivement notre pays à l’abri des affres et des turbulences politiques et institutionnelles à répétition fait également partie des chantiers. S’y ajoutent la prise en charge correcte des besoins sociaux de base de nos compatriotes et l’investissement pour créer la richesse nationale, condition sine qua non pour l’avènement d’une société prospère qui promet l’avenir avec sérénité, optimisme et espérance. Sur la question des réformes, le président du HCC a salué l’élaboration du projet de Constitution, à la finalisation de laquelle son institution a participé et « activement » contribué. Mamadou Satigui Diakité a ensuite appelé à soutenir « positivement » le projet de Constitution à travers un vote massif pour le « Oui » à l’occasion de la tenue du référendum à venir. Il a par ailleurs noté que les conditions d’organisation des élections prévues au calendrier électoral élaboré par le gouvernement se mettent progressivement et résolument en place. Étayant ses propos, le patron du HCC a évoqué l’installation des membres du collège de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) et la mise en place de ses coordinations à l’intérieur comme dans les missions diplomatiques et consulaires de notre pays. Mamadou Satigui Diakité a aussi souligné la mise à disposition des premières cartes d’identité biométriques « devant servir de cartes d’électeurs pour ces élections ». Sur un tout autre registre, le patron du HCC a « fustigé » certains acteurs nationaux et étrangers qui n’ont de cesse de vouloir décrédibiliser notre pays et de le mettre au ban de la communauté internationale. Malgré leurs desseins « funestes », rassurera-t-il, le Mali reste une destination fréquentable. « La voix du Mali continue de tonner dans l’arène internationale et les vaines tentatives d’ostraciser notre pays s’effondrent d’elles-mêmes », a martelé le président du HCC. Il rappellera, par la suite, les trois principes qui guident désormais les actions dans notre pays à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques opérés par notre pays, la défense et la prise en compte des intérêts du peuple malien. Mamadou Satigui Diakité n’a pas manqué de faire l’éloge de nos Forces armées maliennes (FAMa) dont la montée en puissance est présentée dans certains médias et sur les réseaux sociaux comme « surfaite » voire de la « propagande ». « Chaque jour qui passe voit la capacité opérationnelle des FAMa se renforcer et inscrit de brillants faits d’armes à leur tableau de chasse », a réplique le patron du HCC. Estimant que sur les théâtres d’opération, les Groupes armées terroristes sont défaits, a ajoutant que ces derniers sont en débandade et ont du mal à trouver un endroit pour se cacher. Au cours de cette session qui durera 30 jours, les conseillers nationaux sont appelés à examiner et à donner leurs avis sur des projets de textes régissant la vie de la nation. En outre, ils devront procéder au renouvellement du bureau. BD/KM (AMAP)
Santé : Les CSCOM sensibilisent les parents sur le respect du calendrier vaccinal des enfants
Bamako, 3 mai (AMAP) Une séance de causerie -débats, d’information et de sensibilisation a été organisée le jeudi dernier, au Centre de santé Communautaire de Doumanzana (ASACODOU) afin d’inviter les mamans à se mobiliser pour la vaccination des enfants et le respect du calendrier vaccinal, a constaté l’AMAP. L’objectif de la rencontre était d’amener les parents à respecter le calendrier vaccinal des enfants. La vaccination des enfants commence dès la naissance et continue jusqu’à 9 mois. Maintenant, avec l’introduction de la deuxième dose du vaccin antirougeoleux, le calendrier vaccinal va jusqu’à 23 mois, cette dernière dose s’administre entre 15 et 23 mois. Au Mali, le programme élargi de vaccination actuel cible douze maladies : la tuberculose, la poliomyélite, le tétanos, la rougeole, la méningite, l’hépatite B, la coqueluche, la diphtérie, la fièvre jaune, les infections à Haemophilus influenzae B, la pneumonie à pneumocoque et les diarrhée à rotavirus. Elles sont appelées maladies évitables par la vaccination, a expliqué la Dre Cissé Racky M’Baye, médecin communautaire et directrice technique du centre de santé communautaire de Doumanzana (ASACODOU). Elle a exhorté les femmes à amener les enfants à la vaccination, selon elle, la vaccination est utile car les vaccins protègent contre les maladies ciblées. Elle a également remercié les partenaires, et le Gouvernement du Mali qui ne ménage aucun effort pour rendre disponibles les vaccins pour la population. « Tout le monde sait que les vaccins sont chers, notre gouvernement, avec l’appui de certains partenaires, fait de son mieux dans le domaine de la vaccination, il revient aux parents d’utiliser ces services, a souligné Dr Cissé Racky M’Baye. Selon elle, à Doumanzana les femmes ne fréquentaient pas régulièrement le service de vaccination, c’est pourquoi la Stratégie Avancée a été instituée. C’est à dire les agents vaccinateurs avec les relais communautaires se déplacent vers la population pour rattraper les enfants qui n’avaient reçu aucune dose de vaccin (Zéro doses) et ceux qui avaient commencé la vaccination sans la compléter (les abandons). Avec l’accompagnement des partenaires dont l’UNICEF, nous avons mis en place des Femmes Leaders qui, vont dans la communauté, faire le-porte à porte (Visite à Domicile) pour retrouver les enfants manqués et les amener au CSCOM pour les faire vacciner. Leur appui nous a permis de rattraper beaucoup d’enfants. Selon la Dr Cissé, à ASACODOU, les séances de vaccination débutent par une causerie éducative organisée par les femmes leaders où elles expliquent les avantages de la vaccination aux mères, ces différents appuis ont permis d’augmenter la fréquentions de notre service de vaccination et d’améliorer la couverture vaccinale dans notre aire de santé, a fait savoir la directrice technique de ASACODOU. Pour sa part, Dre Mariam Sidibé, spécialiste immunisation à l’UNICEF, a remercié le Gouvernement du Mali pour tous les efforts consentis dans le cadre de l’initiative indépendance vaccinale. Elle a rappelé que le gouvernement malien dépense chaque année plus de 3 milliards de francs CFA pour l’achat des vaccins et des consommables pour vacciner les enfants du Mali, afin de les protéger contre les différentes maladies évitables par la vaccination. Également, le Mali fait d’énormes efforts par rapport aux ressources humaines et par rapport aux activités opérationnelles sur le terrain. Avec les autres partenaires, agences des Nations Unies, bailleurs, ONG, nous venons en appui au Gouvernement pour tout ce qui est approvisionnement du pays en vaccins, renforcement de la logistique roulante (des camions pour la distribution des vaccins, les véhicules de supervisions et les motos pour la stratégie avancée), le renforcement de la chaine du froid (les chambres froides, les réfrigérateurs solaires, les portes vaccins), le financement des coûts opérationnels des activités de vaccination et de communication, l’assistance technique au niveau stratégique et opérationnel etc. Ce sont des efforts nécessaires que les partenaires et le Gouvernement consentent pour la vaccination des enfants et des femmes », a évoqué la Dr Mariam Sidibé. ST/KM (AMAP)
Mali : Célébration de la Fête du travail
Bamako, 2 mai (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, a célébré le 1er mai , la fête internationale du travail, appelée également « fête du travail, a constaté l’AMAP. A cette occasion, les trois centrales syndicales du pays, à la place des traditionnels défilés, ont organisé des conférences de presse pour notamment évoquer les acquis et les perspectives dans le cadre de l’amélioration des conditions des travailleurs. Le thème international retenu est : « Résilience et travail décent : agir ensemble au sein du monde du travail pour améliorer les conditions de vie et l’inclusion sociale». À commencer par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) dont le point de presse à son siège a été animé par le secrétaire administratif, Issa Bengaly, en présence du représentant du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly. Pour le conférencier, cette célébration particulière est un message à l’endroit du gouvernement pour l’interpeller face à ses responsabilités dans la privatisation des unités industrielles textiles du pays; à savoir la Compagnie malienne de textile (Comatex-SA) et Bakary textile commerce et industrie (Batex-ci). Le conférencier a aussi assuré que l’une des revendications phares de sa centrale syndicale reste le redémarrage immédiat de la Comatex-SA et l’adoption de mesures d’accompagnement pour la Batex-ci. Selon lui, la non organisation du défilé des travailleurs se justifie par le contexte sécuritaire et sanitaire du pays. C’est aussi un message de compassion de l’UNTM à l’endroit des victimes civiles et militaires tombés au champ d’honneur. Le secrétaire administratif de l’UNTM a expliqué que le 1er mai est une opportunité pour les travailleurs de notre pays de faire le bilan des conquêtes sociales, d’engager la réflexion pour relever de nouveaux défis et rendre hommage à l’ensemble des travailleurs du Mali et d’ailleurs pour les efforts consentis pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. « Nous plaçons l’évènement sous le signe de la paix et de la cohésion sociale », a-t-il précisé, avant d’ajouter que l’UNTM honore la trêve demandée par le gouvernement à cause de l’insécurité permanente et de la situation socio-économique critique. L’INÉGALITÉ DE TRAITEMENT- « Si cette trêve devrait être préjudiciable aux acquis antérieurs des travailleurs, l’UNTM ne s’y reconnaitra pas. La centrale tient à l’extinction totale du protocole du 5 février 2021 », a prévenu le leader syndical. À ce sujet, le secrétaire administratif a souligné que l’UNTM accorde une attention particulière aux points de revendications en souffrance. Parmi lesquels, la restitution des parcelles d’expérimentation de l’Institut d’économie rurale (IER), l’intégration des enseignants des écoles communautaires, la situation des travailleurs compressés et des partants volontaires à la retraite et l’intégration des travailleurs licenciés au niveau de la Société des mines d’or de Syama (Somisy). Y compris la transposition dans le secteur privé du bénéfice des efforts consentis par le gouvernement. La Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM) a, elle aussi, organisé une conférence de presse à la Maison de la presse, sous le thème : « Les organisations syndicales du Mali face aux défis de l’inégalité de traitement et de l’exercice du droit syndical dans un pays en transition ». À cette occasion, la secrétaire générale adjointe de la CDTM, Mme Simpara Assitan Keïta, a indiqué qu’au moment où le climat social est délétère, où les travailleurs aspirent à un changement profond, le respect des engagements pris par le gouvernement devient un impératif. Elle a aussi souligné que son organisation félicite le ministère en charge du Travail pour l’organisation de la Conférence sociale dans le domaine du travail. Et d’expliquer que la CDTM tire la sonnette d’alarme sur la non-exécution des recommandations issues de la Conférence sociale. Mme Simpara Assitan Keïta a également fait remarquer que la Covid-19 et la situation d’insécurité ont engendré le chômage technique sinon des licenciements de travailleurs, mais aussi la précarité et les inégalités qui se sont développées. Elle a énuméré les engagements non respectés, la diminution du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions de travail, et la persistance des attaques terroristes. « Camarades, il est de notre rôle de syndicat libre et indépendant de porter les attentes des salariés, d’exiger par la négociation si possible. Mais aussi par l’action si nécessaire pour qu’il en soit tenu compte et qu’aussi bien le gouvernement que le patronat y répondent. Cela impose des changements d’orientation en matière de politique économique et sociale», a expliqué la conférencière. La Confédération malienne du travail (CMT) n’est pas non plus restée en marge de la célébration de la Fête du travail. Elle a organisé à son siège une conférence de presse pour faire le point des revendications syndicales. Pour la circonstance, la secrétaire générale de la CMT, Kamaté Kadiatou Touré, a relevé qu’au regard de la situation de crise que notre pays traverse, la résilience doit être non seulement le leitmotiv dans toutes les politiques publiques, mais aussi de la population malienne qui célèbre la Fête du travail dans un contexte sociopolitique, sécuritaire et économique assez difficile. DIALOGUE SOCIAL- La secrétaire générale de la CMT précisera que depuis sa création, sans tourner le dos au secteur formel, son organisation s’est résolument engagée dans l’encadrement et la formation des acteurs du secteur de l’économie informelle, notamment les réparateurs de téléphones mobiles, le monde rural, les transformatrices des produits agroalimentaires, les commerçants détaillants, etc… Pour elle, c’est dans ces secteurs que sévissent le chômage, le sous-emploi, la pauvreté et la précarité. Kamaté Kadiatou Touré a aussi exigé du gouvernement le respect des principes et droits fondamentaux au travail et conséquemment, celui des dispositions de l’ensemble des conventions internationales ratifiées par le Mali. Dans son message traditionnel, la ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paule Diallo, a souligné qu’une amélioration des conditions de vie et de travail ne peut se faire que dans un climat social apaisé. Selon le ministre Diallo, il faudrait que tout le monde se mette ensemble pour arriver à des actions qui vont nous

