Entretien routier au Mali : Indispensable mais plombé par des contraintes
Par Cheick Amadou DIA Bamako, 1er fév (AMAP) Le secteur des transports peut, en effet, être considéré comme un catalyseur du développement économique. De bonnes infrastructures routières facilitent le déplacement des personnes et des biens en favorisant les échanges économiques. La contribution de ce secteur au Produit intérieur brut (PIB) national est passée de 3,61% en 2010 à 5% en 2013. Le budget moyen alloué au secteur des transports est d’environ 110 milliards de Fcfa par an et varie, d’une année à l’autre, entre 10 et 15% du budget total de l’État. Ce qui montre l’importance qui lui est accordée par le gouvernement. Au Mali, les routes interurbaines desservent les capitales régionales et diverses localités de l’intérieur du pays, et traversent en plusieurs endroits, des forêts classées et de grands espaces boisés. Ce qui expose les usagers aux dangers liés au passage des animaux sauvages et domestiques, mais aussi à l’insécurité. Car, les arbres qui longent ces voies, obstruent la vue des conducteurs à distance et facilitent les actes de banditisme commis par des « coupeurs de route » qui se cachent dans les bois. C’est pourquoi, l’entretien routier, qui concerne aussi bien les voies urbaines qu’interurbaines, intègre l’élagage des arbres et le dégagement des emprises en rase campagne. Cette mission est du ressort du ministère chargé des Transports et des Infrastructures à travers ses différents services techniques. Le financement de l’entretien routier est assuré par l’Autorité routière avec des ressources provenant du recouvrement des différentes redevances d’usage routier (sur les produits pétroliers, la charge à l’essieu et le péage) faisant d’elle, à terme, un véritable Fonds d’entretien routier de deuxième génération. La direction nationale des routes (DNR) assure la maîtrise d’ouvrage du patrimoine routier de l’État. À ce titre, elle exerce les missions de gestion du réseau routier, de planification des investissements et de programmation des travaux. L’exécution des travaux d’entretien routier est assurée par l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) à travers une convention de maîtrise d’ouvrage conclue avec la DNR sur la base de programmes annuels d’entretien définis préalablement par cette direction. Les travaux sont confiés à des petites et moyennes entreprises (PME) locales et contrôlés par des bureaux d’études locaux recrutés par l’AGEROUTE à la suite d’appels à concurrence. La Cellule des travaux routiers d’urgence (CETRU) exécute les travaux d’entretien routier ne pouvant pas faire l’objet d’appel d’offres au regard de leur caractère d’urgence, notamment les dégâts causés sur les ouvrages et routes par les intempéries et les calamités, etc. Notre pays possède un réseau routier qui compte 4 621 liaisons totalisant un linéaire de 89 024 km, correspondant à une densité de 7,17 km/100 km², selon la loi n°05-041 du 22 juillet 2005, portant principe de classement des routes et le décret n°05-431/P-RM du 30 septembre 2005, portant classement des routes et fixant l’itinéraire et le kilométrage des routes classées, qui définissent le réseau routier classé du Mali. Ce classement élaboré en fonction du contexte de la décentralisation, repartit le réseau routier en routes d’intérêt national (RN), dont la construction et l’entretien sont assurés par l’État. Elles totalisent 44 liaisons pour 14 102 km, soit 15,8% du linéaire total. Il y a les routes d’intérêt régional (RR) dont la construction et l’entretien sont assurés par la région. Elles totalisent 40 liaisons pour 7 052 km, soit 8% du linéaire total. Les routes d’intérêt local (RL) sont construites et entretenues par le cercle. Elles totalisent 836 liaisons pour 28 929 km, soit 32,5% du linéaire total. La construction et l’entretien des routes d’intérêt communal (RC) sont assurés par la commune. Elles totalisent 3 701 liaisons pour 38 941 km, soit 43,7% du linéaire total. PLUS DE DEUX MILLIARDS DE FCFA – Le réseau routier ainsi classé, permet, s’il est aménagé, d’assurer le désenclavement total du territoire national. Au stade actuel, seuls 21 681 km sont aménagés et bénéficient, plus ou moins, d’un entretien régulier. Cet investissement représente un patrimoine d’environ 2 200 milliards de Fcfa. Malgré tout, ce budget reste insuffisant au regard des besoins de financement du secteur. Selon Oumar Diallo, ingénieur du génie civil et spécialiste des questions d’entretien routier, le mauvais état général du réseau routier s’explique par un déficit d’entretien chronique, l’insuffisance des ressources allouées à l’entretien routier, la mauvaise qualité des travaux de construction des routes et les effets de la surcharge des véhicules de transport qui accélèrent la dégradation des routes. Cependant, le transport routier bénéficie d’un vaste réseau d’infrastructures et d’une grande part de marché des transports. Toutefois, il rencontre un certain nombre de difficultés qui sont, entre autres, l’engorgement du trafic dans les centres villes et l’insécurité routière, l’insuffisance des ressources affectées à l’entretien routier qui ne couvrent que moins de 50% des besoins actuels d’entretien courant du réseau routier et le manque de ressources pour financer l’entretien périodique. On note également l’insuffisance du contrôle et de la pénalisation des surcharges constituant des facteurs de dégradations précoces des routes, le manque d’outils adéquats de planification des projets routiers, l’occupation anarchique des emprises des routes, l’insuffisance d’une méthode précise de gestion routière et de programmation des travaux d’entretien routier. D’autres contraintes sont liées à l’insuffisance ou la vétusté du parc des matériels des PME évoluant dans le cadre de l’entretien routier. À celles-ci, s’ajoutent les faibles moyens alloués aux unités déconcentrées pour le suivi du réseau routier, l’inadéquation du mode d’exécution des travaux d’urgence et travaux exceptionnels avec les procédures de passation de marchés publics en vigueur, l’insuffisance du réseau des pistes rurales et la desserte des zones de production. Il y a aussi la multiplicité des intervenants dans le domaine de la construction des pistes rurales et l’absence d’une coordination efficace, l’insuffisance dans la régulation du marché des transports de marchandises et des transports en commun, le manque de professionnalisme des entreprises de transport, la vétusté du parc de véhicules commerciaux et son inadéquation aux besoins de transport entraînant ainsi une concurrence au niveau des prix, l’augmentation constante du coût du carburant qui menace les avantages
Ousmane Issoufi Maïga nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens (Journal officiel)
Bamako, 1er fév (AMAP) L’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga, a été nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, indique le décret portant nomination des membres de ce Comité publié, mercredi, dans le Journal officiel. Le poste de vice-président est confié à Jean Bosco Konaré. Boubacar Sow et Abdoulaye Nantoumé en sont, respectivement, le rapporteur général et le rapporteur général adjoint. Le Comité compte un centaine de personnes dont la plupart sont des représentants des associations et organisations de la société civile. Le Comité de pilotage du dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale a été créé auprès du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, par décret du 26 janvier 2024. Il est chargé de la préparation et de l’organisation du dialogue direct inter-Maliens. À cet effet, il élabore les termes de référence du Dialogue et les soumet à la validation d’un atelier national qu’il organise et dont il assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. Le Comité de pilotage conçoit et veille également à la mise en oeuvre du plan de communication et élabore le rapport final du Dialogue et le rapport d’exécution de sa mission. MD (AMAP)
Le ministre malien des Affaires étrangères reçu par le président Gnassingbé à Lomé
Bamako, 1er fév (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de son collègue de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a effectué, mardi, une visite de travail à Lomé, au Togo, annonce un communiqué de son département dans. Selon le Bureau de l’Information et de la Presse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministre Diop était porteur d’un message d’amitié et de fraternité de du colonel Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à son homologue du Togol, Faure Essozimna Gnassingbé. « Lors de l’audience qui lui a été accordée par le président togolais, le ministre Diop a fait le point de la situation sociopolitique au Mali et évoqué des questions de paix et de sécurité, y compris les derniers développements politiques et institutionnels dans la sous-région. », indique le communiqué Le chef de la diplomatie malienne a saisi cette occasion « pour remercier le président togolais de son aimable accompagnement du processus de transition au Mali. » Il a, également, salué les efforts importants du président Faure Gnassingbé « et son engagement constant pour la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région, par une approche pacifique de dialogue et de concertation. » MD (AMAP)
CAN 2023 : La fête dans les vestiaires des Aigles après la victoire contre le Burkina Faso
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 1er fév (AMAP) « Pi-pipi Mali, pi-pipi Mali », cette onomatopée a beaucoup résonné dans les vestiaires des Aigles après la qualification en quart de finale au dépend du Burkina Faso (2-1). Les Aigles ont d’abord fêté la qualification avec les supporters sur la pelouse avant de poursuivre la fête dans les vestiaires. Comme d’habitude, depuis la catégorie junior, la ligne de la célébration est conduite par le défenseur Falaye Sacko. Monté sur la table et accompagné de Fousseni Diabaté et Mamadou Fofana, il scande : « Wasalé wasa, joni joni débé an wasa, Assimi débé an wasa, Hamari débé an wasa, Doudou débé an wasa, Camara débé an wasa …» Chaque fois qu’il cite le nom d’un joueur, les autres répondent «wasa». La fête a été belle comme à chaque victoire des sélections nationales. Le sélectionneur national Éric Sékou Chelle a félicité ses joueurs en conférence de presse d’après-match. « Je suis très content pour mes joueurs, je les félicite. On mérite de gagner des matches. On mérite de faire un bon parcours. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe. Ils ne sont pas parfaits : on a des qualités et des défauts, après un match comme celui-là, on peut être fiers d’eux. Je suis fier de leur match. Même si le bateau a tangué, ils se sont accrochés, ils ont été solides avec un état d’esprit de guerrier », a déclaré le technicien. « Il y a des bonnes choses et il y a des moins bonnes. On pouvait mettre 5-0 en première période. Je pense que la victoire est méritée. Il faut qu’on fasse attention, 2-0, c’est le score le plus dangereux en football », a ajouté Eric Chelle qui se projette déjà sur le prochain match de son équipe. Le Mali va affronter la Côte d’Ivoire, vainqueur du Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.), ce samedi au Bouaké, au compte de l’avant dernier quart de finale de la CAN, Côte d’Ivoire de 2023. « C’est un match particulier pour beaucoup de joueurs et pour moi aussi. J’ai des amis qui viennent d’entrer dans le staff technique de cette équipe. Il y a des joueurs avec qui j’ai joué. On a envie de jouer le match pour le gagner comme tous les matches depuis le début de la compétition ». Pour le sélectionneur des Aigles, la Côte d’Ivoire possède une bonne équipe avec des grands joueurs. « Ils ont eu un début de compétition difficile. Ils ont fait un gros match lundi. Ils méritent leur victoire. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. On va bien se préparer. On va jouer notre carte à fond. Il y a un match à jouer et un match à gagner. On sait très bien que ça va être difficile. On va venir avec nos qualités et défauts au même titre que la Côte d’Ivoire. Après, on fera le compte à la fin du match », a-t-il conclu. Désigné Homme du match contre le Burkina Faso, Lassine Sinayoko, est en train de réussir sa CAN. « J’ai un sentiment inexplicable. Je n’ai jamais connu ça dans ma vie, de telle sensation, marquer pour le pays, il n’y a rien de plus beau. J’espère en mettre beaucoup », a réagi l’attaquant des Aigles qui compte 3 buts dans la compétition. Pour son compère de la ligne d’attaque, Kamory Doumbia, le Mali aborde tous les matches de la même manière. « Aucun match n’est facile. On doit rester concentrés jusqu’au bout. Dans un match, chaque équipe a son temps fort. On est restés focus lors de notre temps faible pour gagner contre le Burkina Faso. On est bien préparés pour le prochain match et tous les matches sont les mêmes pour nous. On est là pour un objectif, c’est de gagner tous les matches quelle que soit l’équipe en face », a déclaré, de son côté, le jeune meneur de jeu. Les Aigles ont donc pris leur envol au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo pour prendre la direction du stade de la Paix à Bouaké où ils affronteront les Éléphants, ce samedi pour une place en demi-finale. Les Aigles parviendront-ils cette fois à s’envoler avec l’Éléphant, comme leur nom le dit dans la langue bambara ? La réponse, samedi. Le premier quart de finale opposera, vendredi, le Nigeria et l’Angola en première heure au stade Félix Houphouët-Boigny alors que la RD Congo en découdra avec la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Le dernier quart de finale mettra aux prises, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi, en deuxième heure au stade Charles Konan Banny à Yamoussoukro. La première demi-finale sera le vainqueur du quart de finale Nigeria-Angola contre le vainqueur du match Cap-Vert-Afrique du Sud. La deuxième demi-finale mettra aux prises le vainqueur de la rencontre RD Congo-Guinée et le vainqueur du match Mali-Côte d’Ivoire. Les demi-finales seront disputées le 7 février alors que le match de la troisième place aura lieu le 10 février, au stade Félix Houphouët-Boigny et la finale le 11 février, au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)
Culture du blé : Une plateforme d’innovation pour booster la production
Bamako, 31 janv (AMAP) La plateforme d’innovation pour le développement de la culture du blé au Mali a été mise en place lors d’un atelier organisé, mardi, dans les locaux du Centre national de la recherche agricole (CNRA), par l’Institut d’économie rurale (IER). Cette rencontre de deux jours vise à faire une analyse du contexte de la culture du blé au Mali. Elle permettra, également, d’identifier les contraintes liées à sa production et de proposer des solutions techniques adaptées pour le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. Cet atelier est l’occasion, pour les participants, de valider la feuille de route qui sera la boussole de la plateforme pour le développement de la culture du blé. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a présidé, la cérémonie d’ouverture des travaux a souligné les contraintes majeures de notre agriculture à savoir l’insuffisance de la pluviométrie et la dégradation de l’environnement. M. Dembélé a estimé que la maîtrise de ces facteurs requiert des concertations régulières entre les différents acteurs du secteur et une collaboration soutenue pour harmoniser les approches en vue de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a ajouté que la consommation du blé est en constante augmentation due à l’accroissement de la population, de l’urbanisation et du changement des habitudes alimentaires. À ce titre, le ministre a indiqué que les besoins de consommation sont estimés à environ 400 000 tonnes par an alors que la production nationale dépasse rarement les 40 000 tonnes par an. En quantités produites au Mali, le blé vient après le riz, mil/sorgho et le maïs. Cependant, le Mali pays dispose d’importantes potentialités pour la production du blé. « La mise en valeur de ce potentiel, a-t-il souligné, permettra de faire de cette culture, une céréale stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’améliorer le revenu des producteurs et de réduire considérablement les importations massives de blé dans notre pays. » Lassine Dembélé espère que la mise en place de cette Plateforme et son opérationnalisation permettront aux producteurs, aux vulgarisateurs et aux industriels, de donner une nouvelle impulsion à la filière blé, à travers la maîtrise des nouvelles technologies éprouvées issues des activités de la recherche sur le blé. « Au regard de l’importance du blé pour notre pays, a déclaré le ministre Dembélé, la nouvelle Plateforme d’innovation devra être inclusive et représentative de l’ensemble des acteurs de la filière blé. » « Elle devra, a-t-il poursuivi, s’approprier les nombreux résultats de recherche probants disponibles sur le blé au Mali et ailleurs, dans des conditions agroécologiques similaires aux nôtres. » Il a remercié les partenaires techniques et financiers du Projet, notamment le Centre international de recherche agricole pour les zones arides (ICARDA) qui collaboration avec l’IER à travers le projet « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) phase II-Blé », et la Banque africaine de développement (BAD). C’est pour trouver une solution au faible niveau de production du blé au Mali, que l’Icarda et l’IER ont signé un accord de collaboration relatif au projet TAAT phase II-Blé portant sur le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. L’objectif de ce projet est d’obtenir l’autosuffisance en blé par la transformation de la filière en contribuant à l’augmentation durable de la productivité et de la production pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant la pauvreté et la dépendance excessive aux importations de blé. Les activités de diffusion de technologies éprouvées des institutions de recherche et l’organisation des acteurs en plateforme d’innovation, constitueront des outils de mise en œuvre du projet dont bénéficieront les acteurs de la chaîne de valeur dans 37 pays à faible revenu dont le Mali. MS/MD (AMAP)
Cybersécurité au Mali : La stratégie nationale en phase de finalisation
Bamako, 31 janv (AMAP) Le ministère malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration a organisé, mardi, à Bamako, l’atelier de présentation du projet de document de la Stratégie nationale de cybersécurité (SNC) et son plan d’action 2024-2028. Cet atelier a pour objectif d’améliorer le contenu du document avec d’éventuelles observations des participants et définir les prochaines étapes du processus après l’adoption du document par le gouvernement. Les participants sont notamment ceux impliqués dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la SNC. Cette Stratégie vise à renforcer la législation, le cadre institutionnel, les compétences et les infrastructures afin de doter notre pays d’une vision claire pour l’instauration d’un cyberespace de confiance, sécurisé, résilient et favorable au développement économique et social. La Stratégie a pour objectif général de garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du Mali, déclinés dans le document de Politique de développement de l’économie numérique. La SNC est articulée autour de trois axes stratégiques avec des objectifs permettant l’amélioration de la gouvernance de la cybersécurité par l’instauration d’une synergie à l’échelle nationale et le renforcement de la coopération internationale et de la culture de la cybersécurité à travers l’information, la formation et la sensibilisation des acteurs sur les risques encourus. Le document prend aussi en compte la protection contre les risques de sécurité par la mise en place des normes, des standards et des référentiels d’exigence, l’amélioration de la sécurité et la résilience des infrastructures sensibles et critiques, l’élaboration d’une stratégie de cyberdéfense. Pour le ministre chargé de l’Économie numérique, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye et d’autres personnalités, cet évènement est l’un des enjeux majeurs de notre temps. Il s’agit, selon Alhamdou Ag Ilyène, de développer des synergies pour combattre la criminalité dans la transition numérique, une révolution de notre époque qui ouvre des perspectives remarquables à l’humanité. Il a rappelé que le besoin de disposer d’un cadre de référence en matière de sécurité des systèmes d’information et des transactions électroniques a été exprimé depuis 2016, dans le document de la Politique nationale de développement de l’économie numérique «Mali numérique 2020». Depuis, plusieurs actions ont été entreprises. Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a cité l’adoption d’un début de dispositif législatif régissant la cybersécurité avec l’adoption des textes portant sur la protection des données à caractère personnel, la cryptologie, la loi d’orientation sur la société de l’information et la répression de la cybercriminalité. Il a noté, également, la mise en place d’un cadre institutionnel avec les structures organisationnelles appropriées dont l’Autorité de protection des données à caractère personnel, le Conseil de sécurité nationale, le Pôle national de lutte contre la cybersécurité et le Service de certification et de signature électronique. Malgré les efforts consentis pour la protection du cyberespace malien, des insuffisances persistent. Alhamdou Ag Ilyène a déploré le fait que le cadre juridique en vigueur ne donne pas des réponses aux grands problèmes et défis de l’Internet (neutralité de l’Internet, gouvernance de l’Internet, responsabilité des opérateurs de plateformes numériques…) et l’absence d’une vision stratégique nationale en matière de cybersécurité garantissant la cohérence des diverses initiatives de l’État en la matière. Le ministre chargé de l’Économie numérique a, par ailleurs, donné l’assurance que la sécurisation du cyberespace malien fait partie des priorités du gouvernement et va en droite ligne de la politique de sécurisation voulue et promue par le président de la Transition. AG/MD (AMAP)
Kangaba : De fortes mesures afin d’éviter un autre sinistre après Kolobani
Kangaba, 31 janvier (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao a annoncé, le lundi 29 janvier 2024, les premières mesures pour éviter un autre sinistre dans la même zone, un peu plus d’une semaine après la catastrophe de Kobadani qui a fait plus d’une cinquantaine de morts suite à l’éboulement d’une galerie. C’était au cours d’une réunion tenue dans la salle de conférence du cercle en présence de nombreux invités venus des villages de la Commune rurale de Nouga au nombre desquels le maire et ses adjoints, les chefs de village, les Tombolomas et la jeunesse. Ont également participé à la rencontre le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et les responsables de la société minière Bakama Mining. En convoquant cette rencontre, le Préfet de cercle de Kangaba visait comme objectif d’informer non seulement les participants sur les différentes missions et visites effectuées sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage sur ce site mais aussi sur la décision N°2024 – 001 / P – CK, portant suspension de toutes les activités aurifères sur le site de la société minière AGG/Toubani ressources. En effet cette décision précise en son article 1, qu’en vue de préserver les vies humaines et en attendant les enquêtes, suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage survenue sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources ayant occasionné beaucoup de victimes et à titre de mesures conservatoires, sont suspendues, toutes les activités aurifères sur les superficies octroyées à ladite société. Selon le Préfet, les rapports de missions ont été fournis et les enquêtes sont en cours pour déterminer les vraies raisons de cette catastrophe, une première dans l’histoire de l’orpaillage dans le Cercle de Kangaba. Pour rappel, l’éboulement dont il est question s’est déroulé le vendredi 19 janvier 2024 faisant plus de 50 morts sur le permis de AGG (African Gold Group).
Conseil extraordinaire des ministres : Les raisons et opportunités du retrait du Mali de la CEDEAO
Le Chef de l’État, Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a présidé le lundi 29 janvier 2024, un Conseil extraordinaire des ministres dans la salle des banquets du palais de Koulouba. L’ordre du jour portait sur les raisons et les opportunités du retrait du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Abdoulaye DIOP, a souligné que le retrait des trois pays, le Mali, le Burkina Faso, et le Niger, de la CEDEAO était une décision nécessaire en raison de la menace que cette organisation représentait pour la souveraineté et les intérêts vitaux de ces nations. Il a indiqué que la CEDEAO avait été détournée de ses principes fondateurs et utilisée contre les institutions, les États, et les populations des pays membres. M. DIOP a ajouté que les Chefs d’État avaient pris cette décision dans l’intérêt de la survie des pays concernés, mettant en avant les trois principes énoncés par le Président de la Transition : le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix des partenaires opérés par le Mali, la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Il a aussi souligné la nécessité pour les pays de travailler dans leur intérêt, en dehors des influences extérieures néfastes. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, a expliqué les opportunités économiques que ce retrait offrait aux pays de l’Alliance des États du sahel. Il a mis en avant la possibilité de développer un marché intérieur fort, stimulant la croissance économique et assurant une autonomie politique et économique. M. SANOU a également souligné les avantages financiers, notamment en termes de balance commerciale et d’investissements directs étrangers, qui découleraient de cette décision. Il a insisté sur la flexibilité nouvellement acquise pour négocier avec d’autres pays et la capacité de protéger les entreprises locales. Le ministre de l’Economie et des Finance a ensuite rappelé que le Mali avait surmonté des défis par le passé et exprimé sa confiance dans la résilience et l’intelligence du pays pour prendre en main son destin. Les ministres ont souligné que cette décision de retrait de la CEDEAO ouvrait des perspectives considérables pour l’autonomie politique et économique des pays de l’AES, tout en soulignant la nécessité de travailler ensemble pour concrétiser les objectifs de refondation initiés par les plus hautes autorités.
CAN 2023 : Le Mali en quart de finale
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 31 janv (AMAP) Les Aigles Mali ont composté leur ticket pour le quart de finale en dominant (2-1), mardi, les Étalons du Burkina Faso, en huitième de finale au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo. Les deux buts de la partie portent les signatures d’Edmond Tapsoba (3è min, c.s.c.), Lassine Sinayoko (47è min) pour le Mali alors que Bertrand Traoré a réduit la marque pour le Burkina Faso (57è min, sur penalty). Le Mali retrouve le quart de finale après les échecs en huitième de finale en 2021 au Cameroun contre la Guinée équatoriale (0-0, 5-6 t.a.b.), 2019 en Égypte, contre la Côte d’Ivoire (1-0) et au premier tour en , au Gabon et en 2015 en Guinée équatoriale. Le dernier quart de finale disputé par les Aigles remonte à l’édition 2013, en Afrique du Sud, lors duquel le Mali a terminé à la troisième place de la compétition. Une place que les Aigles ont occupé une année plutôt (2012) lors de l’édition co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. Les Aigles, qui ont terminé premiers de leur poule avec 5 points (une victoire et deux nuls), ont fait l’honneur à leur statut face aux Burkinabè, deuxième du groupe D avec 4 unités (une victoire, un nul et une défaite) et imitent leurs aînés qui ont battu les Étalons (3-1) lors de la phase de poule de la CAN, Tunisie 2004. Contrairement à son premier match contre l’Afrique du Sud (2-0) et son troisième match contre la Namibie (0-0), mais comme contre la Tunisie (1-1), le Mali s’est présenté en 4-4-2 avec Falaye Sacko, qui est revenu dans le 11 de départ, et Hamari Traoré dans les couloirs défensifs alors que Mohamed Camara, Lassana Coulibaly, Amadou Haïdara (gauche) et Adama Traoré (droit) forment l’entrejeu, derrière la paire Lassine Sinayoko-Kamory Doumbia. Le Burkina Faso était en 4-3-3. Le Mali ne pouvait rêver une meilleure entame de match avec un but dès la 3è minute de la partie. Après une excellente combinaison dans l’axe, le ballon finit sur l’aile droite avec un bon centre de Hamari Traoré, mais la tête d’Amadou Haïdara heurte le poteau et revient dans les pieds du défenseur central burkinabè Edmond Tapsoba qui envoie le cuir dans son propre but pour ouvrir le score. Les Aigles ont largement dominé la première période avec 63% de possession, 8 tirs dont 2 cadrés contre 3 tirs dont 2 cadrés pour les Étalons. Les joueurs du sélectionneur Eric Sékou Chelle ont effectué 263 passes avec une précision de 85% contre 151 passes avec un précision de 77% pour les Burkinabés qui ont couru derrière le ballon insaisissable. Les Aigles étaient les seuls sur le terrain, le capitaine burkinabé Bertrand Traoré était bien canalisé par Falaye Sacko. Le Mali aurait pu aller à la pause avec un écart conséquent, mais les Aigles ont gâché quelques occasions, à l’image des tentatives de Lassine Sinayoko, repoussées par le gardien burkinabé, Kouakou Hervé, aux 30è, 36è minutes ou celle de Kamory Doumbia dont le tir croisé du droit passe de peu à gauche du but (33è min). La défense burkinabé était en grande difficulté. Ce sera que partie remise pour les Aigles, Lassine Sinayoko a rapidement doublé la mise en début de deuxième période. Lancé par Hamary Traoré sur le côté droit à la limite du hors-jeu, Lassine Sinayoko se présente face à Hervé Koffi dans un angle fermé et le trompe d’une frappe du gauche entre ses jambes (47è min). L’attaquant des Aigles marque ainsi son troisième but à la CAN et atteint le même nombre de but que Cheick Tidiane Diabaté (2012) et Ibrahima Koné, absent à cette édition pour cause de blessure. Les choses changent sur la pelouse quand l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) intervient pour accorder un penalty au Bufkina Faso après une faute de main de Boubacar Kiki Kouyaté sur un centre de l’arrière gauche Issa Kaboré, côté droit. Le capitaine Bertrand Traoré exécute la sentence et transforme le penalty, relançant le suspense au stade Amadou Gon Coulibaly. Il y avait 19.184 spectateurs, mais les Burkinabè étaient logiquement plus nombreux. Le ballon vole d’un camp à autre, les deux sélectionneurs effectuent des remplacements et le Mali évolue désormais en 4-2-3-2 avec l’entrée de Diadié Samassékou au milieu de terrain, Fousséni Diabaté et Sékou Koïta dans les couloirs offensifs. Les Burkinabè poussent pour remettre les pendules à l’heure, mais les Aigles résistent et terminent le match avec 5 défendeurs après l’entrée de Mamadou Fofana à la place de Mohamed Camara dans le temps additionnel. Lassine Sinayoko est désigné Homme du match. En plus de son but, il a abattu un travail remarque, en revenant soutenir les défenseurs. Au coup de sifflet final, les supporters burkinabè quittent le terrain alors que les Etalons sont à terre et en larmes. Ils sont consolés par les Aigles qui resteront sur la pelouse pendant quelques minutes pour danser avec les supporters maliens au rythme des instruments de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM). Après donc le troisième de la précédente édition, le Cameroun, la vice-championne l’Égypte, le champion en titre, le Sénégal, ce fut le tour du 4è, le Burkina Faso de quitter la compétition. C’est dire que les demi-finalistes de la précédente édition sont tous éliminés et ne feront pas mieux lors de la précédente édition. LMD/MD (AMAP) Mali-Burkina Faso : 2-1 Buts d’Edmond Tapsoba (3è min, c.s.c.), Lassine Sinayoko (47è min) pour le Mali ; Bertrand Traoré (57è min, s.p.) pour le Burkina Faso. Arbitrage du Libyen Mutaz Ibrahim, assisté du Tunisien Khalil Hassani et de la Zambienne Diana Chikotesha. Mali : Djigui Diarra, Falaye Sacko, Sikou Niakaté, Boubacar Kiki Kouyaté, Hamari Traoré (cap), Mohamed Camara (Mamadou Fofana, 90è min +3), Lassana Coulibaly (Fousseni Diabaté, 74è min), Amadou Haïdara (Diadié Samassékou, 74è min), Adama Traoré «Noss» (Sékou Koïta, 74è min), Kamory Doumbia, Lassine Sinayoko (Boubacar Traoré, 90è min +3). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle. Burkina Faso : Kouakou Hervé
Le Mali et la Turkiye définissent les grands axes de leur coopération
Bamako, 30 janv (AMAP) Le vice-ministre des Affaires étrangères de la République de Türkiye, chargé des Relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient, Ahmet Yildiz, et ses interlocuteurs maliens ont identifié la sécurité, l’éducation, la construction, le commerce, les infrastructures comme les principaux domaines devant être renforcés lors de la Grande commission mixte de coopération prévue, en juin prochain, à Ankara. Le vice-ministre turc, qui séjourne au Mali, depuis dimanche dernier, dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié, a eu, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une séance de travail avec des membres du gouvernement. Au terme de la rencontre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a déclaré que le Mali et la Türkiye entretiennent d’excellentes relations d’amitié et de fraternité qui n’ont cessé de se consolider au fil des ans. «Aujourd’hui, au plan politique, la Türkiye et le Mali partagent beaucoup de choses en commun. Ce pays ami s’inscrit pleinement dans le cadre de la vision des nouvelles autorités pour le respect de la souveraineté et celui de l’intégrité territoriale du Mali», a-t-il apprécié. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué que les deux pays entretiennent, aussi, une bonne coopération sur le plan sécuritaire. À ce propos, il a clairement indiqué que les équipements militaires acquis par le Mali, notamment les drones, ne sont payés par aucun État tiers. «Il s’agit des ressources qui proviennent du budget de l’État malien», a précisé Abdoulaye Diop qui a, par ailleurs, indiqué que les discussions sont en cours avec la partie turque pour avoir des «arrangements juridiques». Le ministre Diop a, aussi, évoqué la coopération dans les domaines de l’éducation, de la construction, du commerce ainsi que celui des infrastructures. « Aujourd’hui, il y a des entreprises turques qui sont intéressées par le secteur minier au Mali », a-t-il annoncé, avant d’ajouter que les deux parties veulent élargir et consolider cette coopération. « La Türkiye a invité le Mali à tenir la Grande commission mixte de coopération au mois de juin prochain à Ankara », a annoncé Abdoulaye Diop. « Il y a une convergence de vues entre nos deux pays. Nous avons noté la volonté sincère des Turcs de renforcer une coopération économique et commerciale avec le Mali et de l’aider à avancer pour la paix, la sécurité et la stabilité ainsi que celle de l’ensemble de l’espace du Sahel », s’est réjoui Abdoulaye Diop. De son côté, le vice-ministre turc des Affaires étrangères a indiqué que sa visite « vise à rehausser le niveau des relations des deux pays. » « Nous avons échangé avec les ministres maliens sur ce qu’on peut faire sur ce sujet. La Türkiye veut aider le Mali en tant que pays et le secteur privé », a signalé Ahmet Yildiz. Le vice-ministre turc a, par ailleurs, salué les efforts des autorités maliennes pour sortir leur pays des problèmes qui l’assaillent. Il s’est réjoui du soutien que son pays apporte au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Nous suivons de près le développement dans la région du Sahel. La paix et la prospérité de cette région sont importantes pour nous », a-t-il ajouté. Selon lui, les solutions locales sont les meilleures. « Nous pensons que les décisions souveraines des pays doivent être respectées », a dit le vice-ministre turc qui sera reçu ce mardi par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. BD/MD (AMAP)

