Culture : la 12e édition du Festival international du « Didadi » à Bougouni
Bougouni, 25 mai (AMAP) La 12e édition du Festival international du « Didadi », placée sous le thème : « Traditions et cultures dans la consolidation du Mali Kura », a été lancée vendredi, à Bougouni (Sud), par le conseiller aux Affaireséconomiques et financières du gouverneur, Arouna Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. « Ce festival installé dans l’agenda culturel du Mali et celle de Bougouni en particulier se donne pour objectif, depuis plus d’une décennie, de promouvoir le développement socio-économique, culturel et touristique de la Région de Bougouni », a rappelé le représentant du maire, Bani Touré a dans son intervention. Pour le directeur du festival, Seydou Coulibaly, le thème de cette année est évocateur et « cadre parfaitement avec la vision des autorités de notre pays. D’autant plus qu’elles ont décrété 2025 Année de la culture. » Il a ensuite dit merci à l’ensemble de la presse nationale audiovisuelle et écrite sans oublier la presse privée et en ligne pour leur « accompagnement inestimable. » M. Coulibaly a ensuite remercié les autorités administratives et politiques, les partenaires, parrain et marraine, le ministère de tutelle de la culture pour leur « accompagnement qui n’a jamais fait défaut. » Quant au Directeur régional de la Culture de Bougouni, M. N’Faly Diallo, il a appelé l’ensemble des acteurs de la Région « à s’approprier ce festival qui est un vrai outil de valorisation de la culture de la Région de Bougouni. » Dans son discours de lancement, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur a dit : « Le Festival Didadi n’est pas seulement une fête, c’est un espace de réflexion, de transmission et de créativité. C’est une tribune qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons pour célébrer l’unité dans la diversité. » Selon Arouna Dembélé, l’évènement « est, également, un outil de rayonnement culturel et économique pour la Région de Bougouni, contribuant au développement local et à la promotion de notre patrimoine à l’échelle internationale. » C’est pourquoi, il a vivement appelé « toutes les forces vives de notre Nation, autorités, partenaires, acteurs culturels et citoyens à s’investir davantage dans la sauvegarde de notre héritage commun. » Les organisateurs ont répondu à quelques questions pour édifier les acteurs culturels et les invités sur les grandes innovations de cette 12e édition. Le Directeur du festival monsieur Seydou Coulibaly a annoncé « l’arrivée de plusieurs grands artistes de notre pays et à l’international et une foire marchande qui offrira aux festivaliers des articles et produits de notre culture authentique. » On a noté la présence du préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des autorités administratives et politiques et des démembrements de la société civile. BHT/MD (AMAP)
Cercle de Nèguèla : Le sous-préfet de Daban, Alassane Ballo, installé
Kati, 25 janv (AMAP) Le tout premier sous-préfet, Alassane Ballo, du nouvel arrondissement de Daban, dans la Commune rurale du même nom, du nouveau Cercle de Nèguèla, Région de Koulikoro, a pris fonction, samedi 25 janvier 2025, lors d’une cérémonie couplée avec l’inauguration de la toute nouvelle sous-préfecture de la localité, a constaté l’AMAP. « Nous veillerons strictement au respect des textes de la République. Pour cela, je réaffirme tout mon engagement à soutenir les initiatives du développement de Daban », a déclaré le nouveau chef de l’exécutif local à Daban, dans son discours de prise de fonction. Alassane Ballo, qui s’est dit honoré par l’accueil de la population, a promis d’être « à l’écoute de ses administrés pour l’objectif commun de développement de la zone. » Le parrain de la cérémonie, Siraba Traoré, a expliqué que le combat mené par leurs ancêtres vient de voir son aboutissement. « Après 91 ans de lutte de nos ancêtres qui se sont battus corps et âmes pour que Daban soit ainsi, aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité », a dit M. Traoré, ancien technicien de l’ORTM installé en Allemagne. Il s’en est réjoui et a dit au sous-préfet : « Vous êtes chez vous ! ». « Soyez donc rassuré que nous vous accompagnerons dans cette mission. Ensemble, si nous nous donnons la main, nous pouvons aller loin », a lancé le parrain de cette cérémonie. De son côté, le maire de la Commune de Daban, M’piè Traoré, a invité les habitants de la zone à soutenir les décisions du nouveau sous-préfet « afin de faire face au développement de leur localité. » Prenant la parole, la présidente des femmes de l’arrondissement de Daban, Mme Fèrè Traoré, s’est félicité « du rapprochement de l’administration des habitants » de la localité. « C’est une nouvelle ère qui souffle à Daban. Nous nourrissons l’espoir que sous-préfet soit un représentant de l’Etat au service de toute la Commune de Daban », a poursuivi Mme Traoré. « Pour leur part, toutes les femmes des dix villages de l’arrondissement seront à l’écoute », a assuré leur présidente. L’événement, sous la présidence du préfet de Néguèla, Ousmane Keita, s’est déroulée en présence des 10 chefs de village de la commune, les maires des autres communes du Cercle de Néguèla, ainsi que de plusieurs notabilités mais aussi des femmes et jeunes de la zone venus apporter tout leur soutien au nouveau sous-préfet. Toute cette cérémonie d’inauguration de la nouvelle sous-préfecture de Daban et de prise de fonction du nouveau sous-préfet, s’est deroulée au son des musiques du terroir dont le Kotè, le Ngousoun et le Tibletiè. ALK/MD (AMAP)
Signature de convention entre la CMDT et la BDM : 150 milliards pour financer la campagne cotonnière 2024-2025
Bamako, 24 janv (AMAP) Une convention d’un montant de 150 milliards de Fcfa a été signée, vendredi, entre le pool bancaire représenté par la Banque de développement du Mali (BDM) et la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dans un hôtel de la place. Ce financement la disponibilité et la s’est ré5iere 2024-2025: la campagneexibilité des banques partenaires en particulier la BDM dans lma mis permettra à la CMDT, qui table pour la campagne cotonnière 2024-2025 sur une production de 235 992 tonnes de coton graine, d’acheter le coton auprès des producteurs, de l’égrener dans ses usines et de l’acheminer vers les ports pour sa commercialisation sur les marchés internationaux. Dans son intervention, l’Administrateur directeur général de la BDM, Ibrahima N’Diaye, a exprimé au nom du pool bancaire, « l’engagement des établissements financiers dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la campagne cotonnière. » M. N’Diaye a aussi souligné que le partenariat de longue date entre la CMDT et la BDM-Sa témoigne d’une franche collaboration fructueuse et efficace, consolidée année après année. De son côté, le Président directeur général de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, s’est réjoui « de la conclusion de cette convention essentielle, à la fois, pour assurer la culture du coton et sa commercialisation » Il a salué « la disponibilité et la flexibilité des banques partenaires, en particulier la BDM, dans la mise à disposition des ressources indispensables à la campagne. La cérémonie de signature qui a rassemblé 13 banques installées au Mali et la BOA BMCE Group Maroc, partenaire stratégique, a été co-présidée par le Président directeur général de la CMDT et l’Administrateur directeur général de la BDM. AMK/MD (AMAP)
Confédération AES : Les passeports mis en circulation à partir du 29 janvier (Communiqué)
Bamako, 24 janv (AMAP) Les passeports de la Confédération des États du Sahel (AES) comprenant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, seront mis en circulation à partir du 29 janvier prochain, a annoncé jeudi un communiqué signé du président de la Transition, Président en exercice de l’AES), le général d’armée Assimi Goïta. « Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, en particulier les aspects relatifs à la libre circulation des citoyens, le Président de la Confédération des États du Sahel informe l’opinion confédérale et internationale de la mise en circulation des passeports de l’AES, à compter du 29 janvier 2025 », précise le communiqué. Toutefois, signale le texte, les anciens passeports demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration. « Cependant, les citoyens de la Confédération détenteurs des anciens passeports arborant le logo de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en cours de validité peuvent les faire remplacer par des nouveaux passeports de l’AES conformément aux règles en la matière », précise le communiqué du Président de la Confédération. Le Général d’armée Assimi Goïta assure aux populations de l’espace confédéral que « toutes les dispositions utiles seront prises pour garantir l’effectivité de la libre circulation des personnes et de leurs biens. » Cette annonce de mise en circulation des passeports intervient suite à la rencontre de validation des spécifications techniques harmonisées des documents de voyage et d’identité de la Confédération AES, tenue en novembre dernier à Bamako. Cette rencontre avait réuni le ministre chargé de la Sécurité du Mali, le général de division Daoud Aly Mohammedine et ses homologues du Niger, le général de brigade Mohamed Toumba et du Burkina Faso, le Commissaire-divisionnaire de police Mahamadou Sana. Cette validation des spécifications techniques harmonisées des documents de voyage et d’identité (passeports et cartes nationales d’identité) « a pour but de favoriser la libre circulation des personnes et des biens dans une dynamique d’intégration plus poussée, conformément à la vision des autorités de Transition des trois pays. » BD/MD (AMAP)
La BCEAO ouvre une agence auxiliaire à Kayes (Ouest)
Kayes, 24 janv (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a ouvert, jeudi, une agence auxiliaire à Kayes, dans l’Ouest du Mali afin de booster l’économie dans la capitale de la 1ère région administrative du Mali. Cette agence auxiliaire, qui accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires et la création d’activités et d’emplois directs et indirects, est la quatrième au Mali après celle de Bamako, de Mopti (Centre), Sikasso (Sud). « C’est avec une immense fierté que j’ai procédé à la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration de la quatrième agence de la BCEAO au Mali. L’ouverture de cette agence accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires Elle contribuera à embellir la ville de Kayes et à favoriser l’expansion de toute la région qui connait déjà un regain de vitalité avec la réalisation récente ou en cours d’infrastructures sanitaires, sportives, socio-éducatives, universitaires et de transport », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséini Sano. M. Sanou, qui a présidé l’inauguration avait à ses côtés son homologue de la Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Adama Coulibaly, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou et le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Le ministre malien a invité les institutions financières de la place (banques et structures de microfinance) à bien accompagner les opérateurs économiques de la région en réponse aux besoins des industries minières et culturelles, de l’agriculture et de l’élevage en droite ligne de la Vision du Mali 2063. Alousséini Sanou a rappelé que le gouvernement vient d’adopter les documents prospectifs de la Vision du Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033 réalisées de façon inclusive. « Pour atteindre les objectifs de cette vision, les chefs d’entreprises opérant dans la région doivent, selon le ministre de l’Économie et des Fiances, poursuivre la définition de projets pertinents qui bénéficieraient d’un accompagnement adéquat de l’État et de financements bancaires appropriés notamment le bénéfice du Dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la BCEAO et l’accompagnement des Structures d’appui et d’encadrement (SAE) agréées par elle, à savoir l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles (BRMN), le Centre du secteur privé (CSP) et le Réseau malien des petites et moyennes entreprises (REMAP). Selon Jean-Claude Kassi Brou, l’ouverture de l’agence auxiliaire de Kayes s’inscrit dans le cadre du programme d’extension du réseau des agences de la Banque centrale. « L’objectif visé par ce programme est d’accompagner le système bancaire et des Systèmes financiers décentralisés de l’Union monétaire ouest-africaine qui regroupe le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin », a-t-il indiqué. « Le choix de la ville de Kayes, communément appelée cité des Rails, se justifie par les importantes potentialités économiques de la ville et des régions aux alentours. En effet, première région administrative du Mali, avec une superficie de 63 210 km2 et une population de près de 2 millions d’habitants, la Région de Kayes contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15% environ, avec une prépondérance pour le secteur secondaire (33%)», a dit le gouverneur de la BCEAO. Kayes abrite deux grandes sociétés de production d’or de taille mondiale comme Fékola ou encore le complexe Loulo-Gounkoto. La production d’or de la région s’est élevée à environ 45 tonnes en 2024, soit 79% de la production industrielle du pays. La région compte également trois barrages hydroélectriques sur le fleuve Sénégal (Manantali, Félou et Gouina) qui alimentent en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. La Région de Kayes reçoit de nombreux flux financiers en provenance de sa diaspora. En moyenne, 28% des migrants internationaux du Mali viennent de la Région de Kayes qui est le premier réceptacle d’envois de fonds (près de 100 milliards de Fcfa par an) et d’nvestissements sociaux de la diaspora malienne. Ces investissements visent notamment des infrastructures socio-sanitaires et économiques qui contribuent à améliorer les conditions de vie de la population. L’écosystème bancaire et financier compte 13 banques et 12 institutions de microfinance qui sont actives dans la région Ouest qui comprend Kayes et les Régions voisines de Nioro et Kita. Dans cette région, on dénombre 37 agences bancaires et 124 agences d’institutions de microfinance, soit un total de 161 agences pour accompagner le financement des activités locales. Après la coupure du ruban symbolique suivie de la remise de la médaille inaugurale au ministre Alousséini Sanou et à d’autres officiels par le gouverneur de la Bceao, les officiels ont visité les locaux de l’imposant bâtiment érigé sur une superficie de 2 hectares. Le public (responsables administratifs et politiques, chefs de services régionaux, cadres d’institutions financières, opérateurs économiques de la place, les légitimités traditionnelles et la société civile) a assisté à une projection vidéo sur la nouvelle agence auxiliaire. BMS/MD (AMAP)
Réunion du Comité national de pilotage des mécanismes d’investissement en consolidation de la paix au Mali : faire le point au titre de l’année 2024
Bamako, 23 janv (AMAP) La deuxième réunion du Comité de pilotage des mécanismes d’investissement en consolidation de la paix au Mali, au titre de l’année 2024, s’est tenue jeudi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, pour passer en revue l’état d’avancement des projets au titre de 2024, a constaté l’AMAP. Selon l’ambassadeur du Canada au Mali et représentant des Partenaires techniques et financiers, Nicola Simard, l’évaluation a permis de mettre en lumière l’efficacité et l’impact des projets du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) auprès des communautés vulnérables aux conflits sur l’ensemble du territoire malien. « Il a été révélé qu’au cours des cinq dernières années, les interventions du PBF ont bénéficié à plus de 3,6 millions de maliens et maliennes, accompagnés à travers plus de 1,000 organisations locales », a souligné l’ambassadeur du Canada. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a co-présidé la réunion, avec son collègue de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’Armée, Ismael Wagué, a salué le travail préliminaire remarquable des membres du comité technique. Il a exprimé également l’appréciation globale du Gouvernement du Mali au PBF, un mécanisme d’investissement qui est un fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix et un système de financement qui intervient au Mali pays depuis 2014, et aussi au Fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire (FFPH), pour leur soutien aux efforts du pays en faveur de la consolidation de la paix. « Les domaines d’intervention desdits projets sont des priorités pour le Gouvernement du Mali auxquelles il accorde un grand intérêt. C’est pourquoi, il est de la plus haute importance que toutes les interventions s’inscrivant dans ces cadres soient obligatoirement alignées sur les priorités définies par le Gouvernement, afin de contribuer à impacter positivement, de manière tangible et durable, nos populations bénéficiaires », a dit le chef de la diplomatie malienne. « Je suis heureux de saluer l’extension d’éligibilité du Mali au PBF, permettant ainsi à mon pays de bénéficier du financement additionnel du PBF sur contributions statutaires des Nations Unies », s’est-il réjoui. Le général de corps d’Armée, Ismael Wagué, a précisé que cette rencontre et les échanges « ont non seulement renforcé le partenariat entre les acteurs nationaux et internationaux mais également rappelé que la paix durable ne peut être obtenue sans des efforts consentis et concertés. » Il a adressé ses remerciements aux partenaires du Mali pour leur « appui financier et technique et leur engagement inflexible. » De même, il a salué la détermination du gouvernement malien à traduire les aspirations de la population en actions concrètes. La rencontre a enregistré la présence du représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Mohamed Lemine Mohamed Beiba, de la représentante d’ONU Femmes, Marie Goreth Nizigama. ST/MD (AMAP)
Maghreb Arab presse (MAP) du Maroc et l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), ont signé un accord de partenariat
Salé 23 janv (AMAP) Neuf accords bilatéraux de coopération et de partenariat ont été signés, jeudi à Salé, au Maroc, entre des agences membres de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), dont celui entre Maghreb arab presse (MAP) du Maroc et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), à l’occasion de la 8ème Assemblée générale de la FAAPA. Fouad Arif, DG de la MAP et Alassane Souleymane, son homologue de l’AMAP, ont signé cet accord de partenariat pour une durée d’un an. Par ce document, les deux agences « s’accordent mutuellement le droit de recevoir et d’utiliser dans leurs services rédactionnels les informations, les communiqués de presse, les articles et tout ce qui est lié aux contenus multimédia (photo, vidéo, audio, infographie) en provenance de l’une ou de l’autre agence, afin d’enrichir leurs offres respectives et de donner une meilleure visibilité aux événements et aux acteurs des deux pays. » Outre la convention avec l’AMAP, la MAP a signé sept autres accords de coopération avec, respectivement, l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB), l’Agence gabonaise de presse (AGP), l’Agence ghanéenne de presse (GNA), l’Agence libérienne de presse (LINA), l’Agence de presse de Sao Tomé-et-Principe (STP-Press), l’Agence de presse sénégalaise (APS) et l’Agence sierra-léonaise de presse (SLENA). Ces accords visent, entre autres, à donner un nouvel élan à la coopération entre la MAP et les huit agences signataires et à consolider leurs relations professionnelles, à travers notamment l’échange d’expériences, d’expertises, de formations, de visites et de services rédactionnels (bulletins d’information, photos, audio, vidéo et infographie). L’Agence gabonaise de presse (AGP) et l’Agence guinéenne de Presse ont, également, signé un accord afin de promouvoir leur coopération et renforcer leurs relations professionnelles. Par ailleurs, le reporter photographe Abdou Khadre Dieylani Seydi, de l’Agence de presse sénégalaise (APS), a reçu le Grand Prix photo 2023-2024 de la FAAPA. La photo présentée par Abdou Khadre Dieylani Seydi, qui avait remporté le Grand Prix photo 2020-2021 de la FAAPA, pose la problématique de l’érosion côtière à Mbao, une commune située dans la Région de Dakar. La MAP a remporté le Grand Prix reportage de la FAAPA. L’Agence ivoirienne de presse (AIP) s’est adjugée le Grand Prix vidéo du concours. Ces distinctions ont été faites en marge de la 8ème Assemblée générale de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) qui s’est ouverte mercredi à Salé (Maroc) sur le thème ‘’Les Agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent’’. Cette 2e journée a été consacrée aux travaux a huis clos entre les directeurs généraux des agences de presse membres de la FAAPA. À l’ordre du jour, adoption du rapport de la 7e AG, adoption du plan d’action 2025, rapports des groupes techniques sur les femmes leaders et le fact checking La 8è Assemblée générale de la FAAPA, placée sous le thème « Les agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent », a permis de jeter la lumière sur les voies de promotion et de renforcement de la souveraineté sanitaire africaine en vue de mieux faire face aux chocs futurs. L’évènement de deux jours rassemble les directeurs généraux de plusieurs agences de presse africaines, aux côtés d’experts des médias et de la santé, ainsi que d’éminentes personnalités de divers horizons, avec comme point d’orgue les 10 années de création de la FAAPA, espace de réflexion sur l’avenir des agences de presse africaines et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21ème siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives. AS/MD (AMAP)
Corruption, enrichissement illicite : L’Etat malien a perdu plus de mille milliards de 2005 à 2019 (Rapports)
Kayes, 23 janv (AMAP) « L’Etat malien a perdu 1 266 milliards de Fcfa à la suite de détournements de derniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillage et de détournements de biens de l’Etat de 2005 à 2019 », d’après des rapports de structures de contrôle, a appris l’AMAP en marge de deux ateliers d’information et de sensibilisation, organisés par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) les 14 et 15 Janvier 2025 à Kayes (Ouest). Or, d’après le représentant du président de l’OCLEI, Seidina Oumar Diarra, « ce manque à gagner aurait pu servir à financer des projets structurants d’intérêt collectif. » « Ces moyens financiers, spoliés à l’Etat, pouvaient lui permettre de construire 264 hôpitaux de haut standing, 1 767 centres de santé de référence », a-t-il ajouté. Selon une étude de l’OCLEI, publiée en 2021, le niveau de perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako avec respectivement 41,80% et 40,90%. D’où la nécessité pour l’OCLEI d’organiser les 14 et 15 Janvier 2025 deux ateliers d’information et de sensibilisation à Kayes sur la corruption et l’enrichissement illicite. La première session était destinée aux acteurs de l’administration, de la justice et des finances. Tandis que la seconde concernait les collectivités territoriales et la société civile. Le président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, le représentant de l’OCLEI et le directeur de Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), Dramane Yacouba Diallo, reconnaissent, tous, que la culture d’une conscience collective et citoyenne face aux biens publics est l’une des conditions indispensables à satisfaire pour l’émergence de notre pays. Ces ateliers étaient respectivement présidés par Adama A. Maïga, conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, et du président du Conseil régional de Kayes. Les rencontres s’inscrivent dans le cadre des activités d’information, d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’OCLEI à travers son pôle « Prévention et Déclaration de biens ». Pour l’organisation de ces deux ateliers, l’OCLEI a bénéficié du soutien du LUCEG, financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par l’ENAP au Mali. Ce projet, d’après son directeur, Dramane Yacouba Diallo, accompagne, dans leurs missions, les efforts des autorités de la Transition, ainsi que ceux de l’OCLEI, du Bureau du vérificateur général (BVG), de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), le Contrôle général des services publics, parmi tant d’autres, L’OCLEI est créé sous la forme d’une autorité administrative indépendante par l’Ordonnance N°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ratifiée par la Loi n°2016-017 du 9 juin 2016. Elle a pour mission de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite. BMS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 22 janvier 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 janvier 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret instituant les redevances au titre des prestations de la Direction générale des Transports et de ses services régionaux et subrégionaux. La Direction générale des Transports est chargée d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination, le contrôle des services extérieurs, régionaux, subrégionaux, rattachés et des organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Dans le cadre de l’exécution de cette mission, elle est responsable de la délivrance des plaques d’immatriculation, du contrôle technique des véhicules et de la production des documents de transport. Ces prestations engendrent le paiement de redevances par les usagers en échange des services fournis. Les redevances payées par les usagers bénéficiant desdites prestations sont instituées par le Décret n°07-075/P-RM du 08 mars 2007 qui ne prend pas en compte certaines prestations fournies par la Direction générale des Transports. Le projet de décret, adopté, intègre conformément aux nouvelles attributions de la Direction générale des Transports, les prestations fournies sans contrepartie financière et fixe les modalités de leur perception. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère des Transports et des Infrastructures, d’une parcelle de terrain. La parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°8371 du Cercle de Sikasso, sise à Sikasso, Commune urbaine de Sikasso, d’une superficie de 26 ares 63 centiares, est destinée à la construction des bureaux de l’Antenne régionale de l’Agence nationale de la Sécurité routière. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Directeur du Centre d’information gouvernementale du Mali : Monsieur Ibrahima TRAORE, Journaliste-Réalisateur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Directeur général de la Construction citoyenne : Monsieur Lahamiss AG OYATT, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENTREPRENEURIAT NATIONAL, DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE – Directeur général de l’Institut national d’ingénierie de la formation professionnelle : Monsieur Tidiane Youba DIAKITE, Ingénieur Agronome. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Chef de Cabinet : Monsieur Bréhima dit Féfé KONE, Juriste. – Chargés de mission : Monsieur Soungalo SANOGO, Banquier ; Monsieur Lassine COULIBALY, Banquier ; Monsieur Ibrahim Ahamadou TOURE, Economiste ; Monsieur Aliou AG MOSSA dit INTAGDA, Spécialiste en Relations publiques et Communication ; Madame Tabara KEITA, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur général des Domaines et du Cadastre : Monsieur Hammadoun MAIGA, Ingénieur des Constructions civiles. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune rurale de Yélékébougou, Région de Koulikoro. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi « Le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ». Le Conseil communal de la Commune rurale de Yélékébougou se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment des morcellements irréguliers du domaine privé de l’Etat, des malversations financières et du non-respect des délais légaux de tenue des sessions budgétaires ayant entrainé la rupture de la fourniture de services sociaux de base aux populations et des troubles graves à l’ordre public. Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal. A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, le Conseil communal de la Commune rurale de Yélékébougou est dissout conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres du bilan des activités de la célébration de la 3ème édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. Dans le cadre de la célébration de la 3ème édition de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée, plusieurs activités se sont tenues dans les Régions administratives, dans le District de Bamako ainsi que dans les missions diplomatiques et postes consulaires du Mali. La Conférence de clôture de cette 3ème édition, tenue le 18 janvier 2025, a vu la participation des membres du Gouvernement, des présidents de Commissions du Conseil national de Transition, des membres de la haute administration d’Etat, du Haut commandement militaire, des Autorités administratives indépendantes, des Autorités administratives et coutumières de Bamako, des représentants des Organisations de la Société civile, du Secteur privé et de la Presse publique et privée. Le Burkina Faso et le Niger, pays membres de la Confédération des Etats du Sahel, Invités d’Honneur, et les représentants des Communautés africaines vivant au Mali ont également participé à la Conférence de clôture. La célébration de cette Journée a permis de promouvoir nos valeurs positives et patriotiques comme sources de motivation des jeunes générations. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des ministres des conclusions de la rencontre ministérielle de la Confédération
Ségou : les médias et Organisations de la société civile se forment à l’apaisement des tensions sociopolitiques en périodes électorales
Ségou, 22 janv (AMAP) La Maison de la presse, en partenariat avec l’ambassade des États-Unis au Mali, a organisé à l’intention des médias et Organisations de la société civile (OSC) de la région de Ségou, des sessions de formation sur : « Le rôle des médias dans la prévention et l’apaisement des tensions sociopolitiques en périodes électorales », qui s’est tenue du 21 au 22 janvier et sur : « L’éducation aux médias et à l’information », du 23 au 24 janvier. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou, Yamadou Keïta. C’était en présence du maire de la Commune urbaine, Nouhoun Diarra et du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté. Ces sessions de renforcement de capacités interviennent après celles organisées dans la région de Sikasso et dans le District de Bamako. Elles étaient animées par les doyens de la presse, Mahamane Hamèye Cissé et Sadou Abdoulaye Yattara. Ces rencontres visaient à former les journalistes et OSC, notamment les jeunes et les femmes afin de prévenir les conflits liés aux élections et contribuer à l’apaisement du climat politique en période électorale. Dans son intervention, le maire de la commune urbaine de Ségou a salué l’organisation de ses sessions. Nouhoun Diarra a particulièrement remercié le président de Maison de la presse et l’ensemble de ses collaborateurs pour les efforts déployés dans l’amélioration des conditions de travail des professionnels des médias. Quant au président de la Maison de la presse, il a déclaré que ce rendez-vous du donner et du recevoir permettra de renforcer les capacités des acteurs de médias et de la société civile, sur des missions pertinentes qui touchent au processus électoral. Bandiougou Danté a émis le vœu de voir cette formation s’étendre à l’échelle des autres régions du pays avec le soutien des partenaires. Il a enfin invité les hommes de médias au respect des règles d’éthique et de déontologie. De son côté, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou a remercié la Maison de la presse pour le choix porté sur les professionnels des médias et acteurs des organisations de la société civile, notamment les jeunes et les femmes de Ségou pour bénéficier de ces renforcements de compétences. Pour Yamadou Keïta, les deux thématiques choisies pour ces sessions résonnent, profondément avec la situation actuelle de notre pays. Par ailleurs, il a souligné que la formation des journalistes au fact-checking (vérification des faits) et à la méditation sociale, permettent de désamorcer des crises électorales et post-électorales. «Ces thématiques choisies, qui s’inscrivent dans la volonté des professionnels de l’information et de l’espace civique que vous êtes, contribuent à la mise en place d’un environnement médiatique propice au développement harmonieux de la citoyenneté et à la consolidation de la démocratie dans notre pays», a-t-il indiqué. MS/MD (AMAP)

