Kati Sirakoro Niaré : Bientôt un centre d’intelligence artificielle et de robotique au Mali
Bamako, 08 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a posé, mercredi, la première pierre du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, près de Bamako, s’est dit convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique demeure un pas vers la souveraineté scientifique et industrielle. du Mali. Financé par le budget national pour un montant total de 3,3 milliards de Fcfa, ce centre d’intelligence artificielle et de robotique sera construit à sur une superficie de 50 hectares. Il comportera six blocs au total. Dans une interview accordée à la presse, le président de la Transition a, tout d’abord, rendu un hommage mérité aux génies maliens qui, depuis 2017, ont valablement représenté le Mali dans les compétitions internationales de robotique. «Ces génies sont l’une des raisons de la construction de ce centre», a souligné le colonel Assimi Goïta, ajoutant que notre pays se doit d’être présent au rendez-vous des bouleversements technologiques et de la révolution industrielle. «Également, nous prônons notre souveraineté retrouvée qui doit refléter dans tous les domaines y compris celui scientifique et industriel. Je suis convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique est un pas vers notre souveraineté scientifique et industrielle. Car, ces résultats probants vont impacter très positivement tous les domaines de développement tel que la santé, l’agriculture, l’environnement, la gestion des mines et l’énergie, surtout la défense et la sécurité», a relevé le président Goïta. FIERTÉ NATIONALE – Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita a annoncé que le CIAR va contribuer significativement à l’émergence d’un environnement et un écosystème de la formation et de la recherche dans ses domaines de prédilection. Il calque ses objectifs sur la vision présidentielle de doter le Mali de capacités autonomes et de solutions nouvelles dans la santé, la sécurité, la défense, l’industrie, l’environnement, les technologies. Véritable laboratoire, le Centre aura pour mission d’initier, de former, de chercher et d’inventer avant de mettre à la disposition du secteur productif, comme les industries, les résultats de la recherche. Selon Pr Amadou Kéita, la composition du CIAR lui permettra d’aller au-delà de la recherche pour donner des applications pratiques à l’intelligence artificielle et à la robotique. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique a déclaré que le CIAR, entièrement financé par le budget, sera une fierté nationale. Le colonel Assimi Goïta, dans son discours à la Nation du 22 septembre 2022, a annoncé la création d’un Pôle d’excellence technologique, donnant ainsi le départ de la première expérience d’un centre robotique au Mali. OD/MD (AMAP)
Couverture des élections : Les journalistes dans le rôle de prévention et d’apaisement des tensions
Bamako, 08 juin (AMAP) Une quarantaine de journalistes prennent part, depuis mercredi, , à un atelier de formation en couverture des élections, stratégies de prévention et d’apaisement des tensions socio-politiques en période pré-électorale et électorale, a constaté l’AMAP. Durant trois jours, ces hommes de médias seront outillés sur les techniques de traitement et de vérification de l’information au de cette session organisée par l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA international) en partenariat avec la Haute autorité de la communication (HAC), le Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie (CMDID). Le droit à la liberté d’expression, à l’accès à l’information et l’égalité devant la loi sont, entre autres, les principes fondamentaux pour les élections crédibles et inclusives. Selon le représentant du CMDID, Boubacar S. Camara, cela suppose que les acteurs politiques, sociaux et électoraux peuvent discuter librement et exprimer sans pression leurs opinions sur les questions des processus électoraux et référendaire. Pour ce faire, a dit M. Camara, ces acteurs s’appuient largement sur les médias pour transmettre et recevoir des informations. Il a souligné que les médias, considérés comme le 4è pouvoir, « peuvent éclairer, apaiser et lutter contre les violences avant et pendant les élections ainsi que les consultations référendaires. » Il a rappelé que le Mali se prépare à une consultation référendaire le 18 juin prochain. À cette occasion, le pays « a besoin de journalistes professionnels chargés de couvrir un évènement très important mais un peu particulier car différent d’une élection en d’autres termes. » Le représentant de la HAC, Seydou Sissouma, a mis l’accent sur les modules enseignés. Pour M. Sissouma, au cours de la session, les journalistes connaitront à la fois les institutions et les autorités qui participent au processus électoral. Cela permet de savoir auprès de quelle institution aller chercher quel type d’information. « De plus, a-t-il dit, les experts qui encadreront les participants auront à leur parler des questions d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information. » L’information qui est toujours une donnée sensible, le devient encore davantage en période électorale. En outre, il est prévu des modules de fact-checking qui permettent la vérification des faits, avec des applications et des outils pour que dans le cycle qui va commencer, le journaliste soit capable d’aller vérifier des informations. « Cela, selon le représentant de la HAC, permet de ne pas manipuler le public avec des informations qui n’ont pas une assise véritable. » Par ailleurs, Seydou Sissouma a annoncé qu’il est prévu encore des formations à Bamako. Selon lui, il en faut davantage pour que le maximum de journalistes dans les rédactions puisse être en capacité de couvrir dans les meilleures dispositions possibles le cycle électoral qui commence avec le référendum. Il a insisté que ces genres de sessions doivent être dupliqués dans les régions, rappelant que le Mali compte une quarantaine de chaines de télévision, un demi millier de radios, plus de 200 journaux et plus d’une cinquantaine de sites d’information en ligne. Idea international est une institution intergouvernementale qui a comme seul mandat l’appui à la démocratie et aux élections et cette formation fait partie du projet de l’organisation au Mali. Selon son représentant, Nicholas Matatu, Idea international intervient au Mali dans le cadre de l’appui à la Transition et le retour à l’ordre constitutionnel normal. C’est pourquoi le référendum à venir représente un jalon très important dans ce processus de transition. «Nous espérerons que cette formation va vous permettre d’être outillés pour mieux couvrir les processus électoraux et évidemment le référendum», a souhaité M. Matatu. MK/MD (AMAP)
Portrait : Moussa Doumbia, l’homme qui veut révolutionner l’agriculture au Mali
Bamako, 08 juin (AMAP) Il voit grand en projetant de valoriser toutes les superficies cultivables du Mali à travers l’utilisation des drones agricoles dans le traitement phytosanitaire, l’inventaire du rendement des cultures mais aussi la cartographie des sols en vue d’un usage efficient des intrants agricoles Une bonne productivité agricole est le gage de la sécurité alimentaire. Le Mali est un pays sahélien aux 2/3 désertiques dont près de 80% de la population pratiquent l’agriculture comme activité économique principale. Dans les pays comme les États-Unis d’Amérique qui ont bâti leurs richesses et leur développement sur l’agriculture, la mise en valeur de grandes superficies agricoles était une nécessité. Pour ce faire, des moyens aériens étaient indispensables pour l’épandage, le traitement phytosanitaire et la cartographie des sols. D’où l’utilisation à l’époque de petits avions. Ceci engendrait des coûts souvent insupportables pour les usagers peu fortunés. Avec l’avènement des drones (petit appareil électrique volant piloté à partir du sol), les donnes ont changé. C’est ce qu’il faut aujourd’hui pour notre «Révolution verte», prône Moussa Doumbia. Ce natif de Bamako est un ingénieur diplômé des grandes Universités allemandes en énergies renouvelables et d’un master en Sciences de l’environnement avec plus de 17 ans d’expériences professionnelles consécutives en Allemagne et dans les pays en développement. Directeur général de l’entreprise Smart energising farming, Moussa Doumbia a passé plus de 10 ans à vivre et à travailler dans plus de huit 8 pays africains et dans un grand nombre de communautés rurales à travers le continent. Il a établi et géré des projets de la coopération et des sociétés privées en tant que conseiller technique et chef de projet au Mali, Togo, Madagascar, Niger, RDC Congo, Sénégal et au Burkina Faso. Moussa Doumbia est un expert des drones professionnels agricoles en tant que pilote en agriculture de précision. EXPERTISE – Avec cette expertise, il espère aider les décideurs politiques nationaux à répondre aux exigences du secteur privé sur le marché des drones agricoles. Son expérience à la tête de Smart Energising Farming a permis à la société d’avoir une compréhension détaillée des problématiques du développement rural, spécifiquement de l’énergie et de l´agriculture, affirme l’ingénieur. En tirant des leçons, il développe des méthodologies, des outils et des procédures avec des démonstrations sur le terrain. Visionnaire, Moussa Doumbia projette de promouvoir l’usage des drones dans le traitement phytosanitaire des cultures et la cartographie des sols, en boostant l’agriculture intensive, seule gage de la sécurité alimentaire. Pionnière dans le domaine des drones professionnels civils, la société Smart-Energising-Farming Sarl dispose d’expertise sans égale au Mali, dans la cartographie aérienne et relevées topographiques par drone, la formation des jeunes pilotes de drone agricole en agriculture de précision, le diagnostic phytosanitaire des champs agricole par drone, la pulvérisation. Et l’épandage aérien par drone qui aide à la résilience des forêts face aux changements climatiques. Installée au Mali depuis 2020, Smart-Energising-Farming enregistre plusieurs clients surtout parmi les particuliers qui disposent de grandes superficies cultivables. À cet effet, il ambitionne de contribuer à l’amélioration de la production agricole à travers la formation massive des jeunes dans l’utilisation des drones agricoles. Cela sous-entend l’accompagnement des pouvoirs publics par la création d’opportunités pour les jeunes, la multiplication des partenariats avec les structures aussi bien étatiques que privées et la vulgarisation de la technologie en milieu rural qui abrite plus de la moitié de la population malienne. CAD/MD (AMAP)
La médiation internationale exhorte les parties à la relance urgente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (Communiqué)
Bamako, 08 juin (AMAP) La Médiation internationale, exhorte les parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali à s’accorder d’urgence sur les mesures de garanties nécessaires à son application, indique un communiqué publié mardi. Selon la même source, il s’agit de « la mise en œuvre de tous les piliers du texte qui constituent un ensemble indissociable. Y compris ceux relatifs au cadre institutionnel en plus des aspects liés à la défense et à la sécurité, ainsi qu’au développement socio-économique. » La Médiation se dit fortement engagée auprès des parties maliennes pour aider au parachèvement, dans les délais les plus rapides, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, conclu depuis huit ans. Dans son communiqué, elle rappelle que cet Accord « est la pierre angulaire du règlement durable des crises récurrentes qui ont affecté la partie septentrionale du Mali et un élément essentiel de l’entreprise en cours de refondation de l’État malien. » «En outre, l’exécution des engagements qui y sont contenus contribuera grandement à la sécurité et à la stabilité régionales», fait remarquer la Médiation. Tout en saluant les avancées enregistrées, elle signale que des aspects importants de l’Accord restent encore à traduire dans les faits. Y compris la matérialisation des dividendes de la paix au profit des populations vivant dans les zones affectées par le conflit. En outre, la Médiation internationale note « avec une profonde préoccupation les souffrances indicibles infligées » aux habitants des Régions de Gao (Nord) et de Ménaka (Nord -Est), confrontés à l’intensification des attaques terroristes et à la montée de la criminalité. Ainsi que les déplacements forcés importants de populations en direction d’autres régions, y compris celle de Kidal 9Nord). «Elle exprime sa pleine solidarité avec ces populations et celles du Centre du Mali, également aux prises avec le fléau du terrorisme et de la violence, ainsi qu’avec le peuple malien d’une façon générale», dit le communiqué de la Médiation qui appelant « à une mobilisation internationale accrue pour leur apporter l’aide humanitaire requise. » Selon la Médiation, cette situation met en exergue, s’il en était besoin, l’impératif de la relance urgente du processus de paix. Elle rappelle ses efforts en direction des parties, y compris les propositions qu’elle a soumises en avril dernier et exprime l’espoir que « ces actions soutenues permettront de créer les conditions de la relance des mécanismes de suivi de l’Accord de paix et le parachèvement de son application. » Dans ce contexte, la Médiation note les préoccupations exprimées par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme sur le projet de Constitution soumis à référendum le 18 juin, s’agissant de la prise en compte des dispositions de l’Accord dans le nouveau texte. Elle note, également, la position du gouvernement, notamment sur le fait qu’aucune disposition du projet de Constitution ne fait obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de paix et sa volonté exprimée d’honorer tous les engagements pris. La Médiation internationale dit relever la réaffirmation par les parties de leur attachement à l’Accord pour la paix et la réconciliation et à son rôle, sous la direction de l’Algérie en tant que chef de file. Elld réaffirme son engagement à assumer pleinement son rôle de garant politique de la mise en œuvre de l’Accord de paix, y compris les réformes institutionnelles prévues. Elle relève « avec satisfaction la volonté manifestée par les parties, de sortir, par le dialogue, le processus de paix de l’impasse actuelle et d’œuvrer ensemble pour parvenir à des solutions consensuelles permettant la relance de la mise en œuvre de l’Accord. » SS/MD (AMAP)
Le Mali et la Banque mondiale signent deux projets de plus de 131 milliards de F CFA
Bamako, 08 juin (AMAP) Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ont signé mercredi, à Bamako, des accords de financement relatifs à deux projets pour un montant total de 200,9 millions d’euros soit environ 131,781 milliards de Fcfa. La cérémonie de signature du Projet de restauration des terres dégradées au Mali et du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), s’est déroulée à l’hôtel des Finances, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le premier accord de financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali porte sur un montant de 144,300 millions d’euros, soit plus de 94 milliards de Fcfa. Approuvé le 25 mai dernier par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, ce Projet permettra le renforcement des capacités dans la promotion des pratiques de restauration des terres dégradées sous l’influence du changement climatique et le renforcement des opportunités d’accès aux marchés. Il couvrira 87 communes des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou et Mopti (Centre) et atteindra plus de 2 millions de bénéficiaires. Le second accord concerne le financement du PHASAOC, pour un montant de 56,600 millions d’euros, soit un peu plus de 37 milliards de Fcfa. Ce projet à vocation régionale couvre les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il vise à améliorer, dans ces pays, l’indice de performance statistique, la comparabilité des statistiques de base et la modernisation des structures en charge des statistiques. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ces deux projets vont enrichir le portefeuille de son institution au Mali déjà en pleine expansion. Selon Mme Da Sousa, le Projet de restauration des terres déradées « améliorera la vie des populations avec des opportunités d’emplois et un renforcement des capacités dans les domaines de gestion des ressources naturelles. » «L’approche du projet, a-t-elle indiqué, est basée sur le nexus entre la dégradation des ressources naturelles, les impacts du changement climatique et les conflits sociaux tout en cherchant à restaurer le capital social, naturel et culturel. » Il renforcera les capacités nationales pour la mise en œuvre de la Contributions déterminées au niveau national (CDN) et d’une stratégie de prévention des conflits dans sa zone d’intervention. Selon la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, « la disponibilité, en temps opportun, de statistiques fiables est un défi majeur pour la plupart des pays africains. » En ce sens, Clara Da Sousa a affirmé que le nouveau projet statistique pour le Mali permettra de consolider les acquis du Projet d’amélioration du système statistique national du Mali (PASSNM), en s’inscrivant dans une dynamique régionale où la coordination entre les instituts nationaux de la statistique rendra possible la production de données harmonisées. La réalisation d’enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages, le recensement agricole, les enquêtes agricoles, les réformes institutionnelles, le renforcement du capital humain et l’accès aux données sont, entre autres, les actions attendues du projet. «Notre ambition est non seulement d’atteindre les objectifs de cet ambitieux Projet et, peut-être, surtout, de contribuer à façonner des politiques de développement plus intégrées qui puissent répondre aux nouveaux défis stratégiques auxquels le Mali est confronté», a-t-elle confié, avant de réitérer l’engagement de sa structure à accompagner notre pays dans ce processus. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que le projet permettra d’améliorer les systèmes statistiques au bénéfice des politiques publiques. Il s’est réjoui de l’amélioration des relations de coopération entre le gouvernement du Mali et le Groupe de la Banque mondiale, « à travers la diversité et l’importance des financements récents. Par ailleurs, le ministre en charge des Finances a engagé les unités de gestion à assurer une bonne exécution des projets pour atteindre les résultats escomptés. AG/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 juin 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, Chargé des Reformes politiques et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance complétant l’Ordonnance n°2023-018/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale. L’Ordonnance n°2023-018/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale a été adoptée pour déroger aux dispositions de certains articles de la loi électorale. Ces dérogations qui s’appliquent exclusivement à l’organisation du référendum constitutionnel de 2023 autorisent : l’utilisation de la carte d’électeur biométrique à la place de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée ; l’utilisation, en cas de non disponibilité de la carte d’électeur biométrique du passeport, de la carte NINA, de la carte nationale d’identité, de la carte consulaire, du permis de conduire, du livret militaire, du livret de pension civile ou militaire ; la mise à jour du fichier électoral sur la base de la révision annuelle des listes électorales arrêtée au 31 décembre 2022. Après l’adoption de l’ordonnance dérogatoire, il est apparu nécessaire d’accorder le bénéfice du vote par procuration aux personnes qui souhaitent accomplir leur pèlerinage en lieux saints. Le vote par procuration, régi par l’article 116 de la loi électorale, n’autorise pas pour l’instant cette éventualité, d’où la nécessité de déroger aux dispositions de cet article en complément des articles concernés. Le projet d’ordonnance est adopté dans ce cadre. Il autorise les personnes effectuant leur pèlerinage en lieux saints à exercer le droit de vote par procuration à l’occasion du scrutin référendaire. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Ecole nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education surveillée. Le personnel du Cadre de la Surveillance des Services Pénitentiaires et de l’Education Surveillée constitue un maillon essentiel de la chaine de justice. Il intervient au niveau du volet judiciaire pour assurer l’effectivité de l’exécution des sanctions pénales et participe au maintien de la sécurité publique et à la réinsertion sociale des détenus. Ces missions exigent une formation initiale et continue de l’ensemble du personnel dans un centre spécialisé. C’est dans ce cadre qu’il a été prévu dans le statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée, la création de l’Ecole nationale de Surveillants de prison. C’est en application de ces dispositions que le Gouvernement s’est engagé dans la construction de cette école à Kéniéroba. Les projets de texte adoptés créent l’Ecole nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée pour assurer la formation et le développement des activités de recherche à travers des thématiques variées, entre autres : les Règles Minima Nelson Mandela, les Règles de Bangkok, la prise en charge psychologique des détenus, les droits des détenus, la sécurité pénitentiaire et le management des prisons. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Djeddah, le 08 février 2023 et à Bamako, le 16 janvier 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement relatif au Programme Régional de Cartographie de la Fertilité des Sols de l’Afrique de l’Ouest-République du Mali. Par cet Accord, la Banque Islamique de Développement met à la disposition du Mali un montant n’excédant pas : 560 mille Dinars islamiques, soit 444 millions 892 mille 500 francs CFA environ sur les ressources ordinaires de la BID ; 750 mille Dollars américains, soit 444 millions 892 mille 500 francs CFA environ sur les ressources du Fonds de Solidarité islamique de Développement. Le Programme, objet du présent financement, vise à élaborer des recommandations équilibrées en matière d’engrais et de gestion intégrée de la fertilité des sols, ciblées sur des cultures spécifiques dans des conditions pédologiques et agro-climatiques spécifiques, qui augmenteront durablement les rendements et la qualité nutritionnelle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DE LA PRIMATURE Représentant du Conseil national de Transition à la Haute Autorité de la Communication : Madame Korotimi Niénéma COULIBALY, Journaliste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chef d’Etat-major Adjoint de la Garde nationale du Mali : Colonel Mory SANOGO AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Conseillers à la Section Judiciaire de la Cour Suprême : Monsieur Ladji SARA, Magistrat ; Monsieur Ibrahima TOUNKARA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Bagnamé SIMPARA, Conseiller des Affaires Etrangères. Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Seydou CISSE, Conseiller des Affaires Etrangères. Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Rome : Monsieur Gaoussou BATHILY, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle sur la période 2024-2026. Le projet de loi de finances de l’année est élaboré par référence à un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans selon les dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de finances. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle est adopté en Conseil des Ministres et soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement, au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l’année. Le débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’approche participative de la préparation du budget d’Etat. Il permet au Gouvernement
Chambre de commerce et d’industrie du Mali : Le nouveau président prend officiellement fonction
Bamako, 07 juin (AMAP) Le nouveau président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a officiellement pris fonction, mercredi, lors d’une cérémonie dans les locaux de la Chambre consulaire, sous la supervision du contrôleur des services publics, Aliou Sissoko. En présence du secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo et de la quasi-totalité des membres du nouveau bureau mis en place le 21 mai dernier pour achever la mandature 2021-2025, la cérémonie a commencé par la remise des documents de passation de service au nouveau président de la CCIM par le contrôleur des services publics, Aliou Sissoko, Ce dernier a expliqué que la supervision de la passation du service ressort de leurs missions régaliennes visant à assurer la bonne gouvernance et la continuité du service public au niveau de tous les établissements publics. «On fait la passation en suivant un canevas issu d’une instruction du Premier ministre en la matière», a-t-il précisé. Et d’ajouter qu’il est présent à cette cérémonie pour s’assurer que ce canevas a été respecté afin d’éviter des problèmes à la personne qui prend fonction. Selon M. Sissoko, ce canevas porte sur la présence de quatre points dans le procès verbal de passation. «Il s’agit d’un aperçu du service de l’entité, la situation du personnel, la situation financière de la structure et les dossiers en instance», a-t-il énuméré. Le secrétaire général de la CCIM a, au nom du personnel, félicité le nouveau président et son bureau et rassuré de la disponibilité du personnel. «De notre côté, nous n’allons pas faillir. Vous pouvez compter sur nous tout comme nous comptons énormément sur vous», a déclaré Mahamadou Sanogo. Et d’indiquer que le personnel mène une mission publique dont l’objectif est d’améliorer la qualité du service en évitant la corruption et la lourdeur. «Nous sommes là pour coordonner les missions que vous avez décidées et qui sont dans votre programme d’activités conformément aux procédures publiques», a dit Mahamadou Sanogo à l’endroit du nouveau président. «Je m’efforcerai d’être à la hauteur de la mission qui m’a été confiée. Nous avons commencé les activités prioritaires de notre mandat qui consistent à mener des réflexions pour l’industrialisation du pays», a expliqué Mandiou Simpara, avant de préciser que le Forum de Ségou était inscrit dans ce cadre. AG/MD (AMAP)
Panier de la ménagère : Le prix de la viande atteint des sommets à Bamako
Par Anne -Marie KEITA Bamako, 07 juin (AMAP) Aujourd’hui, à Bamako, la capitale malienne, le prix du kilogramme de la viande avec os varie entre 3 000 et 3 500 Fcfa, contre 3 500 et 4 000 Fcfa pour la viande sans os. Cette tendance a commencé en 2021 quand le prix du kg de la viande avec os était passé de 2 000 à 2 400 Fcfa, voire 2 500 Fcfa dans certains marchés. En termes d’effectif du cheptel, le Mali occupe la première place dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il est 2è dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En 2022, notre pays disposait de 13 234 158 têtes de bovins. L’élevage, qui représente le 3è produit d’exportation après l’or et le coton, emploi 80% de la population rurale dont 30% y tire l’essentiel de leurs revenus. Malgré cette richesse, le panier de la ménagère souffre depuis un certain temps de la hausse du prix de la viande. Cette denrée de grande consommation et nécessaire pour une bonne alimentation est devenue un luxe pour le consommateur à faible revenu. Aujourd’hui, le prix du kilogramme de viande avec os varie entre 3 000 et 3 500 Fcfa et la viande sans os est cédée entre 3.500 et 4.000 Fcfa. Rappelons qu’en 2021, le prix du kg de la viande avec os était passé de 2 000 à 2 400 Fcfa, voire 2 500 Fcfa dans certains marchés. Et pour le kg de viande sans os, le prix avait augmenté de 500 Fcfa (de 2 500 à 3 000 Fcfa). De cette date jusqu’à nos jours, les prix ne cessent de grimper. Plusieurs facteurs sont mis en avant par les acteurs de la filière pour justifie cette situation. «La hausse du prix de la viande n’est qu’une conséquence de notre politique de l’élevage et de ce qu’on n’investit dans le bétail», soutient le président de la Fédération nationale des professionnels de la filière bétail viande du Mali (FEBEVIM), Boubacar Bah. « Aujourd’hui, fait-il savoir, le consommateur est en train de subir les conséquences d’une mauvaise politique installée depuis un certain temps. » Bah souligne la complexité de la question du sous-secteur élevage, en ce qui concerne notamment la mobilité du bétail, l’insuffisance de pistes pastorales et la mauvaise alimentation des animaux. «35% de notre cheptel se trouve en Côte d’Ivoire. Et la viande consommée aujourd’hui dans notre pays, vient de ce pays voisin qui a su mettre en place une réelle politique de l’élevage en faisant des aménagements pastoraux tout au long de sa frontière avec le Mali. Toute chose qui a attiré le cheptel malien car il y a l’eau et l’herbe», affirme le président de la FEBEVIM. Pour Boubacar Bah, le bétail, étant une richesse mobile, notre pays se doit de faire des réelles prévisions en cherchant à connaître le nombre de têtes de bétail et les difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés. TRACASSERIES ET INSÉCURITÉ – Selon Boubacar Bah, d’autres difficultés notamment les tracasseries et l’insécurité dans le transport des animaux, seraient à l’origine de la cherté de la viande. En effet, pour lui, les zones d’élevage sont devenues des zones difficiles d’accès à cause de l’insécurité et il est difficile pour les animaux de migrer. «Lorsque vous chargez les animaux par camion, le transport devient difficile à cause des tracasseries routières», regrette le président de la FEBEVIM. Il ajoute qu’à cause de ces tracasseries au niveau des postes de douanes, les animaux peuvent passer une journée dans les camions et certains meurent. Ces difficultés font que les transporteurs de bétail n’ont souvent pas le courage d’amener les animaux dans les villes. Le directeur national de l’élevage justifie cette hausse par le fait que chaque année, à une période donnée, notamment pendant la période de soudure, l’alimentation des animaux devient chère. Cette cherté, selon Khalifa Dembélé, est due à une récurrente diminution des quantités d’aliments disponibles. En plus, l’offre est inferieure à la demande. «Quand l’offre est inferieure à la demande, les prix augmentent. Toute chose qui a une répercussion directe sur le prix de la viande», développe-t-il. Le président adjoint du syndicat des bouchers du marché Dibida reconnait, lui aussi, que le marché de viande connaît en ce moment une hausse. Une augmentation qui, selon Kantra Traoré, n’est pas la faute des bouchers mais plutôt des éleveurs. «Quand l’éleveur cède le bœuf très cher, le boucher est obligé de revendre la viande chère pour faire des bénéfices. La hausse des prix n’est pas de notre faute. Nous ne sommes que des revendeurs», argumente le boucher. Pour Kantra Traoré, la hausse du prix de la viande est liée à la rareté du bétail. Ce qui fait qu’aujourd’hui, un bœuf est cédé aux bouchers entre 300.000 et 500.000 Fcfa. Foutamata Keita Diarra, gargotière, explique que la hausse du prix de la viande a eu un impact sur les ventes dans le marché. Elle accuse les autorités de ne pas accorder assez d’importance au sous-secteur de l’élevage. Face à cette tendance haussière des prix, le président de la FEBEVIM appelle à une mutualisation des efforts. Aussi, préconise-t-il l’aménagement des espaces pastoraux et la création par l’État des titres fonciers sur les pistes pastorales. «Pour cela, il faut une journée de réflexion pour poser le diagnostique et trouver des solutions durables. Sans cela, notre pays ne peut avoir la viande à bas prix», pense-t-il. Déjà, dans l’optique de trouver des solutions aux problèmes de l’élevage, la Febevim a fait des conventions avec les promoteurs d’usines d’aliments bétail. Elle a aussi signé avec l’Office du Niger une convention de mise à disposition de 75 000 hectares extensibles à 150 000 ha et est à la recherche de partenaires pour faire des aménagements pastoraux. Ces aménagements permettront d’éviter des conflits entre éleveurs et agriculteurs, d’avoir l’eau et l’herbe en suffisance et d’empêcher le déplacement de notre bétail vers les pays voisins. Il y a environ 40 périmètres pastoraux à travers le Mali et le plus
L’AMAP et UNICEF scellent leur partenariat par une convention
Bamako, 07 juin (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) ont signé, mardi, à Bamako, une convention de partenariat. Qualifié de « gagnant-gagnant », ce partenariat scellé dans les locaux de l’AMAP, concrétise la volonté d’un mutuel bénéfique pour les deux parties de cheminer ensemble pour la promotion et la protection des droits des enfants ont signé une convention, hier. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, et le représentant de l’UNICEF au Mali, Pierre Ngom, ont paraphé le document, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Le directeur de l’AMAP a brièvement présenté sa structure. Bréhima Touré a énuméré les services de l’AMAP qui comprennent la direction des publications en français éditrice de L’Essor, la direction de l’Agence de presse dont relèvent les correspondants régionaux et locaux, la direction de la presse communautaire qui publie dans les langues nationales, notamment bamanakan, fulfulde et soninké. Mais, aussi, la direction de la publicité et du marketing. Touré a, également, fait savoir que l ;AMAP est « l’héritière » de l’Agence nationale de l’information du Mali (ANIM), qui avait été portée sur les fonts baptismaux au lendemain de l’accession du Mali à l’indépendance. En 1992, l’AMAP a été créée sous sa forme actuelle, c’est-à-dire comme Établissement public à caractère administratif (EPA). «Nous avons notre autonomie financière, même si nous sommes placés sous la tutelle du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration», a expliqué le directeur général de l’AMAP. Il a indiqué que L’Essor, qui paraît du lundi au vendredi, tire entre 8.000 à 10.000 exemplaire par jour. Le quotidien national est distribué à Bamako et à l’intérieur du pays. Bréhima Touré a ajouté que l’AMAP emploie une trentaine de journalistes et des correspondants à l’intérieur du pays. Le représentant de l’UNICEF, dont c’était la toute première visite à l’AMAP, a particulièrement apprécié les publications en langues nationales. Pour lui, il est clair que c’est le meilleur véhicule pour informer et éduquer. Et d’affirmer toute l’importance pour son organisation de collaborer avec l’AMAP et l’ORTM. Pierre Ngom a félicité le représentant du ministre en charge de la Communication pour cet esprit de collaboration et reconnu que celui-ci soutient le mandat de son organisation, en ce qui concerne le programme de coopération de ;UNICEF dans la composante éducation numérique, la Politique nationale de communication pour le développement et les activités de plaidoyer. Pour M. Ngom, l’AMAP joue un très grand rôle dans la promotion des enfants et de leurs droits. Il a réitéré l’engagement de son organisation à rester toujours aux cotés des médias d’État pour que le Mali soit un pays où, « les droits des enfants seront toujours respectés et au centre des préoccupations. » Quant à Alkaïdi Touré, il a rappelé que ce projet ambitionne de développer une vision stratégique sur place avec des enfants dans les médiats au Mali et une amélioration de la qualité éditoriale sur les enfants. Pour lui, la convention signée à cet effet porte sur deux axes : d’une part la production et la publication d’information et, d’autre part, le renforcement des capacités. Concrètement, l’AMAP publiera des informations en rapport avec les activités du projet et l’UNICEF apportera son concours au renforcement des capacités de la structure, en termes de formation et de matériel de travail. Le secrétaire général a précisé que « même si une évaluation formelle n’a pas été faite, on peut affirmer qu’un nombre important d’articles de presse a été publié dans le Quotidien national et sur les plateformes numériques de l’AMAP. » Aussi, il a souligné que les correspondants régionaux de l’AMAP ont assuré le coaching des enfants journalistes regroupés par l’UNICEF. Il a aussi dit que le fonds onusien contribue à la formation des agents de l’AMAP et fournit du matériel, notamment des ordinateurs, appareils photos, etc. «Pour notre part, nous jugeons que les activités du projet ont servi à mettre en lumière les progrès réalisés dans le cadre du respect des droits de l’enfant au Mali et les défis qui restent à relever », a déclaré le secrétaire général Il a estimé qu’ « il y a là une avancée significative dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des enfants». MS/MD (AMAP)
Le trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, dans l’Ouest du Mali reprend vendredi prochain (officiel)
Bamako, 07 juin (AMAP) La Société de patrimoine ferroviaire du Mali envisage d’effectuer le premier voyage commercial du train de voyageurs, le vendredi 09 juin 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembéle Madina Sissoko, citéepar le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 31 mai 2023 Ce démarrage imminent du trafic ferroviaire voyageur est destiné à répondre aux besoins des populations des Rrégions de Kayes, Kita et Koulikoro,dans l’Ouest du Mali, traversées par les rails, «A cet effet, le train prendra le départ à la gare de Kayes à destination de la gare de Bamako», précise le communiqué du Conseil des ministres. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, une convention d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises a été approuvée par le Conseil des ministres, le 24 mai 2023. Cette convention confie la gestion du trafic à la Société de patrimoine ferroviaire du Mali pour une durée de trois ans, renouvelable après évaluation. SS/MD (AMAP)

