Référendum du 18 juin au Mali : Comment retrouver son bureau de vote ?
Bamako, 10 juin (AMAP) Pour retrouver son bureau de vote à l’intérieur du pays, il suffit d’envoyer son numéro Nina au 36 777 et les Maliens établis l’étranger, c’est plutôt au 80 03 66 66, ont annoncé, vendredi, les responsables de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Lors du lancement du Centre des médias et de l’information électorale (CMIE), l’AIGE a présenté son site web: www.aige-Mali.org. Cette a été présidée par le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, en présence du représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, Maleye Diop, ainsi que des responsables de la presse et de la société civile. Pour rappel, par le décret n° 023-0276/PT-RM du 5 mai 2023, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a convoqué le collège électoral, le 18 juin prochain, pour le référendum sur le projet de Constitution. Mais avant, les Forces de défense et de sécurité voteront par anticipation le dimanche prochain. BD/MD (AMAP)
Un casque bleu tué et huit autres grièvement blessés lors d’attaque terroriste, près de Tombouctou, au Mali
Bamako, 10 juin (AMAP) Un casque bleu de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été tué, vendredi, lors d’attaque terroriste près de la ville de Ber (Région de Tombouctou), dans le Nord du Mali. Dans un communiqué, la mission onusienne indique que cette attaque meurtrière a ciblé l’une de ses patrouilles de sécurisation. La mission ajoute que la patrouille a été victime d’un Engin explosif improvisé (EEI) suivi de tirs directs. « Un casque bleu a été tué et huit autres ont été grièvement blessés », précise-telle. Le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a condamné cette énième attaque contre les Casques bleus. « Je condamne fermement cet acte lâche contre notre patrouille. Cette perte tragique est un rappel brutal des risques auxquels nos soldats de la paix sont confrontés alors qu’ils œuvrent sans relâche pour apporter stabilité et paix au peuple malien », a déclaré M. Wane. Le chef de la Mission onusienne a présenté ses « sincères condoléances au gouvernement, aux frères d’armes et à la famille des collègues tombés » et a « souhaité un prompt rétablissement aux blessés. » Le même communiqué signale que « la sécurité et la protection des Casques bleus restent une priorité et tous les efforts seront déployés pour renforcer leur protection face à l’évolution des défis sécuritaires au Mali. » La MINUSMA réaffirme « son engagement envers du peuple malien et sa détermination à poursuivre sa mission en faveur de la paix et de la stabilité dans le pays. » Elle assure qu’elle travaillera « en étroite collaboration avec les autorités maliennes pour enquêter sur l’incident et traduire les responsables en justice. » SS/MD (AMAP)
J’ai entendu le train siffler à nouveau dans la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 10 juin (AMAP) Beaucoup de citoyens doutaient de la relance du train voyageur à cause de fausses promesses, de problèmes de gestion des marchés, de l’occupation des domaines ferroviaires et de la crise économique. Grâce à la détermination des associations, des autorités et des populations, le train a sifflé à nouveau, ce 9 juin2023, dans la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali, marquant du coup la reprise des activités ferroviaires à la grande satisfaction des populations de cette ville affectueusement appelée « la Cité des Rails ». Lorsque Kayes est devenue la capitale du Soudan-Français (l’actuel Mali), le colonisateur a également transféré la gare ferroviaire dans cette ville de l’ancien royaume du Khasso. Avant que la Régie des Chemins de Fer du Mali (RCFM) ne tombe en faillite victime de la mauvaise gestion et de la privatisation, beaucoup de gens enviaient les travailleurs de cette société. Dans certaines familles, notamment celles de Kayes-Khasso, Quinzambougou et Diabougou, les parents formulaient fréquemment ce vœu : « Que Dieu fasse de notre enfant un cheminot (Allah ka den kè cheminot ye » lors des baptêmes. Un vœu qui montre à quel point le train compte beaucoup dans la vie du Kayésien. La preuve ? Le train a été salué à son départ de Kayes par une foule enthousiaste constituée d’autorités (administratives, politiques, élus locaux, légitimités traditionnelles, société civile), sans oublier les femmes et les enfants. En plus du gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, les populations ont toutes tenu à être les témoins de la reprise du départ du train voyageur pour Bamako, après cinq années d’arrêt. Après avoir entendu le signal à 07:45, les officiels, de même que les accompagnateurs et les autres visiteurs, des vendeurs et manœuvres, ont tous applaudi, en souhaitant « Bon voyage » aux passagers du train tiré par la locomotive CC 2207. Outre des voyageurs ordinaires, la rame avait à son bord un détachement de la Police nationale. « Je voudrais d’abord rectifier que nous sommes venus assister au départ du 1er train voyageur, symbolisant la reprise effective du trafic ferroviaire. Quant à la cérémonie de lancement officiel, ce sera un autre jour, en présence des plus hautes autorités du pays », a déclaré le colonel Moussa Soumaré, peu avant que le train ne s’ébranle. Le gouverneur a salué l’ensemble des travailleurs de la Société du patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER) pour leur patience et le travail remarquable realisé. « Pendant tout ce temps-là (période d’arrêt du train), ils ne se sont pas découragés. Ils ont continué à travailler, à espérer afin que ce jour-là soit », a-t-il souligné. Le gouverneur Soumaré a aussi a dit merci à l’ensemble des populations riveraines du chemin de fer pour leur « patience, compréhension, sacrifice et esprit de patriotisme. » « Ce n’était pas facile : pendant cinq ans, le trafic ferroviaire était arrêté et les populations en ont beaucoup souffert parce qu’il y a des endroits vraiment enclavés et le seul moyen de déplacement était le train », a dit le gouverneur Moussa Soumaré. Parmi les passagers à bord, nous avons approché une dame qui partait à Bamako pour affaires. Cette dame qui a préféré garder l’anonymat, était très contente d’emprunter le train à nouveau. Même si elle estime que les frais de transport de certaines marchandises sont élevés. D’après cette passagère, une de ses voisines a payé 3 000 FCFA pour le transport de deux bidons de 20 litres d’huile. Certains accompagnateurs étaient en colère lorsque des agents ont refusé l’accès du train à un de leurs proches qui n’avait certainement pas de ticket. Vers 6 heures, des policiers, munis de leurs sacs, sont devant l’entrée de la gare. La veille, la vente des billets a débuté à 14 heures et en moins de 4 heures, le stock était déjà fini, provoquant des frustrations chez certains passagers qui n’ont pas pu s’en procurer. Lors d’une rencontre dans l’après-midi du 8 Juin 2023 avec les travailleurs de ;a société, le directeur général de la SOPAFER, Ibrahima Maïga, a demandé aux populations de bien s’occuper de ces machines et d’éviter certaines pratiques qui peuvent compromettre la bonne marche de l’activité ferroviaire. Selon lui, l’Etat a investi au moins huit milliards de Fcfa pour la relance du train. Le directeur Ibrahim Maïga a assuré les travailleurs, ainsi que les populations, que des dispositions seront prises pour corriger, au fur et à mesure, les défaillances constatées lors de la relance. Les trois syndicats des travailleurs de la SOPAFER ont promis d’œuvrer pour que ce service puisse fonctionner durablement et ont insisté sur le changement de comportement. Des prières et bénédictions ont été formulées pour la pérennisation de l’activité ferroviaire et la réussite de la transition. BMS/MD (AMAP)
Robotique : Les femmes maliennes s’affirment !
Par Amsatou Oumou TRAORÉ Bamako, 9 juin (AMAP) Nous sommes à Yirimadio, en Commune VI du district de Bamako, la capitale malieme. Il est 10 heures au Centre de formation «Ankatronics». Nous nous entretenons avec Aoua Sow dans un atelier de montage de robots et de circuits électriques. Notre interlocutrice est diplômée de la Faculté des sciences et techniques de Bamako (FST). Très concentrée, la technicienne en blouse blanche est au montage d’un Mbot ranger. Ce robot est utilisé dans l’apprentissage de la robotique. Nous sommes impressionnées et séduites par ce spectacle technologique. Aoua nous a expliqué comment elle procède pour arriver à ce résultat impressionnant. Cette passionnée de robotique s’exerce à rassembler les pièces pour le montage d’un robot. Elle nous dit qu’elle doit se concentrer et, surtout, s’appliquer pour avoir un bon résultat. Elle se réfère à un catalogue posé auprès d’elle. « Après cette première étape, dit-elle, suivra la programmation qui consiste à donner des instructions au robot. » «J’écris des tâches que j’injecte à travers une carte dans le robot. Ce sont ces instructions que cette machine exécute», explique la jeune scientifique. Comme Aoua, les femmes optent, de plus en plus, pour les spécialités scientifiques dont la robotique. Par machisme, beaucoup croyaient que ce domaine était réservé uniquement aux hommes. Cette science s’intéresse à la conception et à la fabrication des machines automatiques, autrement dit les robots. Depuis l’enfance, Aoua Sow est fascinée par la mécanique, l’électronique et la programmation informatique. Détentrice d’une licence en électronique et systèmes électriques depuis 2021, Aoua affirme que les femmes sont nombreuses aujourd’hui dans le domaine de la robotique. Grâce à leur courage, elles commencent à se faire remarquer. «Nous avons de plus en plus confiance en nous», dit-elle. Aoua a participé à la première édition du Camp de codage africain, Girls can code initiative (AGCCI) financé par l’ONU-Femmes et ses partenaires. Ce projet comble l’écart numérique entre les sexes. La jeune femme de 24 ans indique que les connaissances acquises lui permettront de faire des réalisations bénéfiques pour elle et pour son pays. La robotique a permis Aoua Sow de se démarquer des autres et de se défaire du statut d’infériorité collé aux femmes dans certains domaines prétendument réservés aux hommes. Selon elle, le Mali offre plusieurs opportunités d’études aux femmes, à travers la création de la filière robotique à la FST et la présence de centres de formations comme RobotsMali et Ankatronics. Aïssata Bocoum, cette autre jeune fille évoluent, aussi, dans le domaine de la robotique. Elle révèle l’utilité des robots. «Le robot peut faire plusieurs activités comme les hommes, s’il est programmé pour ces tâches», déclare cette étudiante en licence 3 à la FST. Comme exemple, elle cite l’intervention des robots dans une opération chirurgicale et dans la cuisine. Notre interlocutrice, parallèlement à ses études à la FST, a suivi une série de formations dans la robotique pour apporter sa contribution au développement du secteur et briser les stéréotypes sur les capacités de la femme. Cette étudiante de 21 ans est persuadée que la robotique sera incontournable dans les années à venir. «Donc, mieux vaut s’y mettre tout de suite», dit-t-elle. L’étudiante n’a pas encore créé son premier robot. Pour le moment, elle s’est familiarisée avec la technique de programmation de la machine qui consiste à donner des instructions à celle-ci. Elle assure qu’elle va confectionner des robots qui vont s’occuper des travaux ménagers pour soulager la femme. Aïssata Bocoum soutient que les femmes se taillent une place importante dans le secteur. Elle a cité, la participation, du 25 avril au 4 mai 2023, de Nana Kadidia Diarra âgée de 14 ans, à la «Vex robotique», un concours de robotique au Texas (États-unis). Auparavant, l’équipe de l’adolescente avait été championne de la Compétition panafricaine de robotique (PARC) tenue à Dakar, en juillet dernier. BRISER LES STÉRÉOTYPES – La coordinatrice du PARC que nous avons jointe par téléphone, est une malienne de 26 ans. Ada Tapily dirige l’organisation du concours de robotique organisé par Senecole. Ce concours met en compétition les jeunes au sein des équipes de robotique des universités et lycées à travers l’Afrique et sa diaspora. La jeune dame a rejoint RobotsMali, le Centre national de formation en robotique en 2017. «J’étais la seule fille sur 24 personnes sélectionnées parmi des centaines de candidats», se souvient celle qui donne des cours de robotique aux enfants. Lors de son passage dans ce centre, Ada Tapily a travaillé sur un système qui aide les déficients visuels à se déplacer et à identifier les obstacles. En 2018, son équipe remporte, au nom du Mali, le concours panafricain de robotique. Selon elle, les équipes maliennes sont souvent dirigées par des filles et sont considérées comme des équipes redoutables lors des compétitions. « Cependant, regrette la coordinatrice du Parc, le Mali fait face à une baisse significative de la participation des filles au niveau universitaire. » « Ce qui affecte, soutient-elle, notre représentation en nombre sur la scène internationale. » Cette diminution peut s’expliquer, en partie, par le manque d’opportunités d’emplois et de formation continue dans les domaines de la robotique et de l’intelligence artificielle. Ada Tapily cite, également, les obstacles socio-culturels et historiques qui limitent la participation des femmes dans le domaine de la robotique. Pour relever les défis et contraintes, elle propose la promotion de modèles féminins dans la robotique, l’élimination des stéréotypes de genre et la création d’environnements inclusifs et équitables qui favorisent la participation des femmes. La coordinatrice de la PARC se réjouit des opportunités que RobotsMali offre aux jeunes passionnés à travers les formations. Elle indique que le Mali compte aussi quelques laboratoires de fabrication (FABLAB) et entreprises qui renforcent les efforts de RobotsMali. Ada Tapily espère que la décision des autorités visant à créer un Centre d’intelligence artificielle et de robotique permettra d’offrir des chances en matière d’emploi. «La création de ce centre est un avantage quant à la promotion de la participation des femmes dans les domaines des sciences, techniques, ingénierie et Maths (STEM) et la mise en avant de
Sanké mon : La mythique pêche collective
Bamako, 9 juin (AMAP) La 623è édition du «Sanké mon», la pêche collective de San, dans le Centre du Mali, a commencé, jeudi. Les manifestations se poursuivront jusqu’à dimanche prochain. Ce rituel de pêche se tient le deuxième jeudi du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Il commence par le sacrifice de coqs et de chèvres et par des offrandes d’habitants du village aux esprits qui habitent la mare Sanké. Une pêche collective a lieu ensuite pendant quinze heures à l’aide de filets à larges et à petites mailles. Elle est immédiatement suivie d’une danse masquée sur la place publique au cours de laquelle se produisent des danseurs bwa de San et des villages voisins portant le costume traditionnel et un chapeau décoré de cauris et de plumes. Ils esquissent une chorégraphie particulière au rythme de divers tambours. Le rite du Sanké mon marque traditionnellement le début de la saison des pluies. C’est aussi une expression de la culture locale à travers l’art et l’artisanat, les connaissances et le savoir-faire attachés à la pêche et aux ressources en eau. Il renforce les valeurs collectives de cohésion sociale, de solidarité et de paix entre les communautés locales. La culture de la paix, véhiculée par le Sanké mon, constitue son identité essentielle. C’est ce qui lui a valu d’être classé dans le patrimoine culturel national. Mais, depuis quelques années, il connaît une baisse de popularité qui menace de mettre son existence en péril. L’ignorance de l’histoire et de l’importance de la tradition, la diminution progressive de la participation au rite, les accidents occasionnels pendant son déroulement et la dégradation de la mare Sanké du fait de l’insuffisance des pluies et le développement urbain sont incriminés comme des facteurs ayant conduit à cette situation. «Il est reconnu par la communauté internationale du fait de son inscription sur la prestigieuse liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en péril en 2009», explique le directeur national du patrimoine culturel, Moulaye Coulibaly. Le rite de pêche collective de la mare Sanké est un espace symbolique de rencontre qui prône des valeurs de tolérance, la cohésion sociale, la solidarité, la paix et le vivre ensemble entre les différentes communautés qui cohabitent harmonieusement depuis la nuit des temps. Le Sanké mon est loin d’être seulement une fête de réjouissance populaire et une simple occasion de divertissement pour les communautés locales. C’est d’abord des moments de rencontres fécondes, un cadre d’échanges et de transmission de savoirs et savoir-faire ancestraux qui fondent les valeurs sociétales. L’événement est aussi un espace de promotion et de valorisation de la diversité des expressions culturelles des différentes communautés et groupes ethniques qui le partagent. Quelle est l’origine de Sanké mon ? Feu le professeur Bakari Kamian que nous avions rencontré avant son décès racontait : «L’origine de cette pêche collective demeure entourée de mystères. L’histoire de la pêche collective se confond avec celle de la ville de San. » « Au 14è siècle, un chasseur du nom de Bakôrè Traoré découvrit le site de l’actuel San. Un jour, accompagné de son chien de chasse, il s’égara en brousse. Bâkôrè erra pendant un bon moment en rase campagne, avant de se retrouver sur les berges d’une mare. L’endroit était reposant et l’eau de la mare grouillait de poissons. Le chasseur décida de s’y installer ne serait-ce que momentanément », a poursuivi le chercheur. «Môgô bè sé ka san kè yan !» (traduction en bambara : on peut passer toute une année ici sans se soucier de la nourriture)», se serait exclamé le chasseur. L’historien ajoute que le «chef de la brousse» finira par s’installer définitivement au bord de la mare. La ville de San venait d’être fondée. Non loin de la mare, Bakôrè Traoré a découvert également une forêt de figuiers (toro en bambara) et le puits sacré qu’il nomma «Karantéla» ou «Karatèna» (pas de souci à se faire, en bambara) qui lui servit de source pour étancher sa soif. Santoro (figuiers de San, en bambara), le puits sacré de Karantéla et Sanké sont les trois symboles de San. C’est pourquoi les griots magnifient la ville en évoquant Sanké mon, Santoro et Karantéla. Aujourd’hui, le mystère entoure toujours Sanké. Si la propriété de la mare revient à la famille Traoré, la garde des lieux est confiée aux Dao suite à un pacte signé entre les deux familles. C’est ce qui explique que c’est aux Dao qu’il revient de donner l’ordre de pêcher dans la mare. YD/MD (AMAP)
Djenné et Bandiagara : Le textile traditionnel pour promouvoir la paix et la cohésion sociale
Bamako, 9 juin (AMAP) Le Projet de «Conservation, revitalisation et valorisation des textiles traditionnels dans le Centre du Mali : cas des localités de Bandiagara et Djenné», utilise les traditions de conception et de production textiles. Mais, aussi, les nombreuses pratiques culturelles qui y sont associées pour promouvoir la cohésion sociale au Centre du Mali. Financé par le gouvernement américain, le projet dans sa phase 2 s’est bien déroulé. Malgré les défis, les objectifs ont été atteints grâce à la sensibilisation, à la formation des collecteurs de données pour l’inventaire et au renforcement des capacités des artisans en matière de production de qualité et d’accès au marché. Les activités menées ont permis au Projet d’impliquer directement plus de 1 000 personnes et environ 30 000 autres individuellement dont la majorité sont des femmes et des jeunes. «Ce programme, selon certains, changera positivement la cohabitation et la façon dont nous faisons des affaires entre nous, en référence aux liens entre dogons et peuls. Pour renforcer les capacités de résilience des communautés face au conflit et jeter les bases du processus de paix entre les communautés peules et dogons dans le Centre du Mali, deux missions culturelles (Bandiagara et Djenné) ont reçu un prix de l’ambassade des États-Unis au Mali à travers le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP). Ceci pour mettre en œuvre un projet intitulé : «Conservation, revitalisation et mise en valeur des textiles dans le Centre du Mali : cas de Bandiagara et Djenné». Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord bilatéral sur les restrictions à l’importation de matériel archéologique de la vallée du Niger et des falaises de Bandiagara, signé le 19 septembre 1993, et renouvelé le 22 août 2022, entre les gouvernements américain et malien. Il vise à renforcer la cohésion sociale, sensibiliser les communautés affectées sur le rôle de la culture et des tissus traditionnels pour maintenir la paix et créer une résilience communautaire, soutenir l’économie locale et contribuer à la réconciliation entre les communautés peules et dogons. Il s’agit, aussi, de rétablir la collaboration inter ethnique. À terme, il doit permettre d’éduquer les jeunes sur les diverses traditions culturelles sur l’identité malienne partagée, préserver les preuves visuelles et fournir un soutien pour transmettre les traditions à la prochaine génération. Dans le même temps, il a le droit de faire progresser la mise en œuvre de l’Accord sur les biens culturels entre les États-Unis et le Mali et un plan d’action à travers la sensibilisation éducative et les expositions culturelles de textiles maliens et d’objets connexes dans les contextes culturels des deux communautés au centre du Mali. Selon Moriba Moussa Diakité, chef de la mission culturelle de Djenné et responsable du Projet, il y a des missions sur le terrain et la diffusion de messages radiophoniques pour sensibiliser les communautés sur le rôle des tissus culturels et autres objets dans l’effort de réconciliation et le vivre ensemble. Il y a aussi l’inventaire et la documentation du patrimoine culturel lié aux textiles pour enregistrer, organiser le patrimoine culturel matériel lié au textile et le renforcement des compétences de production et de commercialisation des artisans pour faciliter l’accès au marché avec des produits de qualité. Au cours de cette phase du Projet, les Missions culturelles de Bandiagara et de Djenné ont poursuivi les missions de terrain qui ciblaient ses bénéficiaires directs dans les communautés peule et dogon, en particulier ceux qui son du secteur de l’artisanat et peuvent jouer un rôle dans la mise en œuvre du Projet. Huit sites étaient concernés à Djenné (Kéké, Welingara, Djenné, Diabolo, Madiama, Promani, Bougoula et Bangassi). Au total, 200 objets ont été inventoriés à Djenné et dans les villages voisins, répartis comme suit : Kéké (32 ans), Welingara (16 ans), Djenné ville (45 ans), Diabolo (26 ans), Madiama (20 ans), Promani (45ans), Bougoula (20 ans), Bangassi (40 ans). Et à Bandiagara, les activités d’inventaire ont réuni 20 jeunes, y compris trois filles, et 16 d’entre eux ont été formés par 4 personnes ressources travaillant en étroite collaboration avec la Mission culturelle de Bandiagara. Répartis en cinq équipes de quatre personnes, ils ont été envoyés sur le terrain pour trouver des objets liés aux textiles traditionnels dogon et peul dans les villages et hameaux des Cercles de Bandiagara, Bankass et Koro. Au-delà des trois cercles, l’inventaire a concerné 9 communes, 23 villages et porté sur 158 objets à Bandiagara, Dandoli, Sangha, Dourou, Ondougou, Ségué-Iré, Diamnati, Kani-Bonzon et Youdiou. Quelque 11 objets indisponibles ont été reproduits en dessin à Bandiagara. YD/MD (AMAP)
Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication : Des ambitions claires
Bamako, 09 juin (AMAP) L’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) disposera, cette année, d’un budget prévisionnel équilibré en recettes et en dépenses d’un peu plus de 546 millions de Fcfa contre plus de 520 millions de Fcfa en 2022, soit une augmentation de 5%, a appris l’AMAP au terme de la 5è session ordinaire du Conseil d’administration de l’établissement tenue jeudi, a Bamako. Cette-augmentation se justifie par le paiement des arriérés de dettes d’un ou deux ans et des revenus des prestations de service. Sur ce montant, la subvention de l’Etat se chiffre à plus 474 millions Fcfa, tandis que les ressources propres de l’ESJSC sont estimées à plus de 71 millions de Fcfa. Les administrateurs ont examiné et adopté les différents documents soumis à leur approbation, notamment les recommandations de la précédente session, l’état d’exécution du programme d’activités 2022, le programme d’activités de l’exercice en cours et le cadre organique et les frais de formation en Licence (formations initiale, continue et en Master). Il y avait aussi le rapport d’exécution des comptes financiers au 31 décembre dernier, le compte de gestion de 2022, le projet de budget au titre de l’exercice 2023, entre autres. La conseillère technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla, qui a présidé la reunion, a rappelé “la nécessité de consolider des acquis”, Il s’agit, notamment, de l’aménagement et l’équipement d’un studio mixte, la dotation de la salle de rédaction en postes complémentaires, l’acquisition de ressources documentaires complémentaires, l’installation de la Cellule d’assurance qualité, la mise en place d’outils de pilotage et de gestion. Selon elle,”les défis sont relatifs à l’amélioration des équipements pédagogiques, des enseignements dispensés, au renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines et au développement de partenariats.” Elle a révélé que certains défis connaissent un début de solution avec la signature de plusieurs conventions avec des faitières de médias et l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Rabat (Maroc). Mais, aussi, l’Ecole nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication de l’Université d’Abomey-Calavi (ENSTIC-UAC) au Bénin et le Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar (Sénégal). Ces partenariats ont permis d’améliorer la visibilité de l’établissement et devraient faciliter des échanges de programmes, des stages estudiantins et l’insertion professionnelle des sortants de l’ESJSC. Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla s’est réjouie de l’élaboration et de la validation de nouvelles maquettes de formation en Licence journalisme (formation continue et à distance), Licence communication (formation initiale) par les conseils professoral, pédagogique, scientifique. Ces filières devront s’ouvrir à la rentrée universitaire 2023-2024. Elle a félicité la direction de l’ESJSC pour la bonne l’organisation de la 1ère édition des Journées scientifiques des sciences de l’information et de la communication (JOSSIC) en mai dernier. Le directeur général de l’ESJSC, Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a expliqué qu’en vue du démarrage des Licences communication, journalisme et du Master en communication, l’école ambitionne d’organiser deux importants ateliers à l’intention des enseignants. Le premier sera axé sur les syllabus et les pratiques pédagogiques afin de les familiariser avec la culture universitaire en matière du système Licence-Master-Doctorat (LMD). L’autre formation portera sur l’élaboration et la mise en ligne d’outils pédagogiques pour commencer les cours de la formation continue et donner la possibilité aux professionnels des médias régionaux de suivre les cours à distance et en direct. Il y aura également deux sorties pédagogiques dont la première aura lieu ce mois-ci à Ségou. Le directeur a souhaité voir le financement de certains projets de recherche au profit des enseignants-chercheurs et vacataires et la formation des agents en gestion des ressources humaines (GRH) et en rédaction administrative. Enfin, il a proposé la construction d’un nouveau siège de l’ESJSC pour la réalisation de toutes ambitions. Il a dit aussi que le nombre d’étudiants passera de 25 à 35 étudiants en 1ère année Licence 1 pour les filières journalisme et communication au prochain concours de recrutement. L’idée est d’offrir sous forme de bourses les 5 premières places aux 5 lauréats du concours des nouveaux bacheliers de 2022. SYW/MD (AMAP)
Salon des médias 2023 : Le digital au cœur des débats
Bamako, 09 juin (AMAP) La 2è édition du Salon des médias (Sam-Mali), qui regroupe plusieurs médias nationaux et de pays de la sous-région (Guinée, Niger, Burkina Faso, Sénégal), a ouvert ses portes, mercredi, au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako. Cette édition, qui sera marquée par des expositions, panels et émissions télévisées, se tiendra du 7 au 10 juin sous le thème : «La presse à l’ère du digital : défis et enjeux». Elle est organisée par une agence de communication, en partenariat avec les acteurs de la presse. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a apprécié l’initiative et a rappelé aux hommes de médias que « nous sommes en guerre de communication, cautionnée par la désinformation et le mal information. » À cet égard, il a prôné la pleine application de tous les acteurs, publics et privés, afin de véhiculer la bonne information. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Harouna Mamadou Toureh, a rappelé le rôle important des médias, surtout en cette période de campagne référendaire. Il a convié les acteurs de ces médias à véhiculer les messages du gouvernement au peuple malien et à combattre les perturbateurs qui donnent des informations dans le but de nuire. «La guerre informationnelle est plus dangereuse que la guerre par les balles», a conclu le ministre en charge de la Communication. Le SAM-Mali prévoit une innovation : «L’école du Salon» qui formera 30 jeunes étudiants et stagiaires en journalisme (radio, télé, web tv, presse écrite) sur les notions élémentaires du métier. Les meilleurs apprenants recevront des trophées, en hommage aux défunts confrères feu Issa Fakaba Sissoko de Studio Tamani et feue Togola Awa Semega, pionnière de la presse digitale. Il y a, également, des stands tenus par des organes de presse. Une vingtaine de stands, dont celui de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), exposent leurs savoir-faire. Le représentant de l’UNESCO, Dr Bazoumana Traoré, a fait remarquer qu’ « avec la révolution numérique, le paysage de l’information et le mode de production et de diffusion ont été bouleversés. Mettant ainsi en péril la fiabilité des médias professionnels et indépendants. Il a aussi souligné que l’Unesco a organisé, en février dernier à Paris, une conférence intitulée « Pour un internet de confiance» qui a constitué une étape importante en vue de l’élaboration des principes de régulation des plateformes numériques. Selon Dr Traoré, « l’enjeu fondamental est à la fois de protéger la liberté d’expression et de lutter contre la désinformation. » On notait également la présence du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et des patrons de la presse, à cette cérémonie d’ouverture KO/MD (AMAP)
Reprise du train : Une ambiance de fête à Kayes (Ouest)
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 09 juin (AMAP) Depuis hier (jeudi 8 juin 2023), une ambiance de fête règne à Kayes, dans l’Ouest du Mali (Ouest) où le train fait partie du quotidien de la population. Et assure le transport des centaines de personnes et des tonnes de marchandises par jour. L’euphorie des habitants de la Cité des Rails se justifie. ! Le train voyageur quittera Kayes, ce matin (Ndlr : vendredi) pour rallier Bamako, la capitale traduisant l’engagement des autorités de la Transition de répondre à un vœu cher aux populations riveraines. À l’entrée de la gare ferroviaire, des travailleurs sont en train de badigeonner le bâtiment principal afin de lui donner un nouveau look. Ce bâtiment construit en blocs de pierres est hérité de la colonisation française. Assis devant le magasin où les marchandises et d’autres bagages sont pesés, l’ancien cheminot convoyeur (1980-2018) Hamidou Dabo contemple avec satisfaction les mouvements autour de lui. « Nous devons entretenir ce train, même si on ne nous le dit pas. Le calvaire vécu par les cheminots et leurs familles est révélateur des conséquences de l’arrêt du trafic ferroviaire», dit-il. Dans le hall, notre équipe de reportage a rencontré des agents qui s’affairaient autour d’un wagon. «Nous sommes contents de cette relance qui intervient après 5 ans d’arrêt. Quand le train fonctionne, il y a moins de chômage ici. La sécurité alimentaire est également assurée, car le train contribue beaucoup à l’acheminement des vivres (céréales et autres denrées alimentaires) », s’exprime le cheminot Sadio Kanté. « Toutes les catégories socioprofessionnelles y trouvent leur compte. Je salue (les autorités) de la Transition qui ont accéléré le processus de relance du trafic ferroviaire» dit-il. Pour Rokia Coulibaly, vendeuse de nourriture, le train sera d’un apport pour les Kayésiens . L’élève Doucouré ne s’arrête pas de contempler la rame qui prend la direction de la capitale ce vendredi. Tenant un cahier dans ses bras, il émet le souhait d’emprunter ce moyen de transport. Dans la matinée du jeudi 8 juin, il avait été annoncé aux clients la vente des billets. Cette annonce a été suivie d’une grande manifestation de joie à la gare ferroviaire. BMS/MD (AMAP)
Le Mali débourse près de dix milliards de Fcfa pour la reprise du trafic ferroviaire
Bamako, 09 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali a déboursé 9,874 milliards de Fcfa pour mettre en œuvre son plan d’urgence pour remettre les trains sur les rails et permettre, ainsi, au train voyageur de siffler à nouveau entre Kayes (Ouest) et Bamako, la capitale malienne. Le premier train a quitté ce matin (Ndlr : vendredi) la gare ferroviaire de la Cité des rails pour la capitale, marquant ainsi la relance du trafic ferroviaire commercial. Dans le programme de circulation établi, le départ de trains voyageurs de Bamako à Kayes se fera tous les lundis, jeudis et samedis. Et pour Kayes-Bamako, ce sera les mardis, vendredis et dimanches. Les autorités de la Transition ont prêté une oreille attentive aux doléances des populations, particulièrement les cheminots et habitants des localités traversées par les rails. En effet, le transport ferroviaire est vital pour ces localités et essentiel pour l’ensemble du Mali. L’arrêt du trafic et des activités qui y sont liées depuis mai 2018, a drastiquement réduit les revenus des usagers et riverains des rails. Le calvaire a disloqué des ménages, impacté la mobilité des populations et ébranlé les économies locales. «Cette reprise est un ouf de soulagement pour nous. Le moral est au beau fixe pour affronter les activités qui doivent commencer», a confié le secrétaire général du comité syndical chemins de fer de l’ Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Ibrahima Coulibaly. TRAVAUX – Dix-neuf gares, de Bamako à Kayes, les ateliers centraux de Korofina et le dépôt de Kayes ont été réhabilités. Des équipements mécaniques et outillages ont été acquis pour le traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes et la pose des traversées en bois sur les ouvrages d’art de Bamako à Diboli. S’y ajoutent le confortement des ponts (de Galougo, Mahina et Toukoto), l’acquisition de pièces de rechange pour la fiabilisation des locomotives ainsi que des voitures, fourgons et générateurs du transport voyageurs. En outre, il a fallu former 23 commis de gares, 15 aiguilleurs et 24 conducteurs chef de convoi. Une mission d’information a aussi fait le trajet Bamako-Kayes pour sensibiliser les populations riveraines des rails. C’est suite à toutes ces activités qu’il a été élaboré un Plan de transport quinquennal pour le trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises national et international. Son objectif est d’assurer le trafic de manière pérenne, efficace et efficiente entre Bamako et Diboli, de 2023 à 2027. Selon une note d’information, ce Plan vise à assurer trois rotations de trains voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes pour la première année d’exploitation, avec un taux de remplissage moyen de 60%. Et sept rotations de train de voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes à partir de la deuxième année d’exploitation, avec un taux de remplissage minimal de 70%. « La gestion du trafic ferroviaire par la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER-Mali Sa), nécessite l’accompagnement de l’Etat à travers une subvention d’exploitation, pour combler le déficit et un plan d’investissement pour assurer la pérennisation du trafic ferroviaire», a expliqué le directeur général de cette Société, Ibrahim Maïga, Selon lui, la subvention d’exploitation prévisionnelle sur la période de la convention d’exploitation est estimée à 1,43 milliard de Fcfa et le plan d’investissement est évalué à 6,026 milliards de Fcfa dont 4,7 milliards pour la première année et 1,2 milliard pour la deuxième année d’exploitation. «Le plan d’investissement porte essentiellement sur la réhabilitation des locomotives X1 et X2, l’aménagement de la gare marchandises de Diboli, la reconstruction des ponts ferroviaires permettant l’accès à la gare marchandises de Korofina, l’acquisition d’équipements pour les travaux de voie, l’acquisition de matériel informatique et de la logistique pour les services techniques» a-t-il détaillé. Et de rassurer que cette « somme couvrir les besoins pendant la période d’exploitation». OCCUPATIONS DES EMPRISES – La libération des servitudes des rails des occupations illicites des logements d’astreinte et de fonction occupés par les retraités et des déflatés, constitue aujourd’hui un goulot étranglement dans certaines zones. « On ne peut pas attendre la libération totale des emprises, pour la reprise du trafic ferroviaire. La sensibilisation est toujours en cours dans les zones occupées », nous a confié le patron de la SOPAFER-Mali. À cet égard, assure notre interlocuteur, « plusieurs actions ont été menées dont le recensement des occupations illicites du domaine ferroviaire dans le District de Bamako et à la gare ferroviaire de Dio. » Les occupations qui entravent la circulation ferroviaire dans la gare marchandises de Korofina ont, également, été recensées par la Société. Autre action menée : la prise de vue aérienne par drone de la servitude du domaine ferroviaire de Boulkassoumbougou à Samé, en passant par la gare marchandises de Korofina et la gare autonome de Bamako. Par ailleurs, le ministre en charge de l’Administration territoriale a adressé une lettre au gouverneur du District de Bamako pour disposition à prendre en vue de sanctionner les responsables des collectivités territoriales qui ont signé des contrats de bail emphytéotiques dans la gare de Korofina. Concernant le tronçon Bamako-Koulikoro, l’identification des occupations du domaine ferroviaire sera bientôt menée par la mission conjointe des Inspections des domaines et des affaires foncières, de l’équipement et des transports et de l’Intérieur. « Cela, précise Ibrahim Maïga, en rapport avec la SOPAFER-Mali SA. » Le Plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire concerne Bamako-Diboli. Toutefois, selon le directeur la Société de patrimoine ferroviaire du Mali, la réhabilitation du chemin de fer Koulikoro-Diboli demeure l’un des projets prioritaires du gouvernement. À cet effet, le ministre des Transports et des Infrastructures a signé avec la Société «STM» de la Russie un mémorandum d’entente qui porte sur la réhabilitation de ce tronçon en double écartement (métrique et standard) et l’acquisition de locomotives neuves pour voie standard. BBC/MD (AMAP)

