Doïla : Lancement de la campagne régionale de vaccination contre la rougeole et la rubéole
Doïla, 22 mars (AMAP) Le lancement officiel des activités de la campagne régionale de vaccination contre la rougeole et la rubéole s’est déroulée ce vendredi, au Centre de Santé communautaire (CESCOM) central de Doïla, sous la présidence du Conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de région, Jean Marie Sagara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs régionaux, des élus locaux, des représentants des leaders religieux, des associations féminines, des jeunes, des Ongs, des agents de santé et les médias. La rougeole et la rubéole sont deux maladies dangereuses qui visent en majorité les enfants. Une raison de plus pour que les autorités maliennes mettent les bouchées doubles. À l’entame, le chef de village de Dioila, Bagniantou Marico a souhaité la cordiale bienvenue à tous. Le maire de la Commune rurale de Kkaladougou, Yacouba Dowele Marico a , pour sa part, fait un rappel des ravages de la rougeole dans un passé récent. Il a par la suite invité les mères à faire sortir les enfants pour les faire vacciner. Le Chef du département local, Dowele Marico a, pour sa part, salué les efforts des autorités de la Transition pour le bien-être des populations maliennes, singulièrement les enfants. Le représentant de l’UNICEF, Touré dans son intervention a mis l’accent sur la vision de sa structure, à atteindre d’ici 2030 un taux de vaccination de 95℅ des enfants. « Cela est possible si tout le monde s’y mettait » a soutenu M. Touré. Qui a, tout comme le maire, invité les populations à la mobilisation pour atteindre les objectifs fixés. Pour le représentant du gouverneur, Jean Marie Sagara, Conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur, il s’agit de la concrétisation d’une volonté politique émise par les autorités maliennes. Le représentant du chef de l’exécutif régional en poursuivant a enfin félicité l’État Malien et ses partenaires financiers pour tous les efforts consentis pour le bien-être des populations et singulièrement les enfants. M. Sagara, après avoir administré la première dose à la petite Adja Marico, a invité les populations du Banico à l’Union sacrée pour la réussite de la campagne de vaccination. Il est à noter que cette campagne de vaccination qui durera une semaine vise les enfants de 9 mois à 14 mois. Au niveau du district sanitaire de Dioila, 170.609 enfants sont concernés et 145 519 pour Fana. DF/KM (AMAP)
Complexe numérique de Bamako : Des milliers d’emplois locaux attendus
Bamako, 21 mar (AMAP) « Le Complexe numérique de Bamako (CNB) devra permettre de créer des milliers d’emplois locaux à travers l’implantation d’entreprises nationales et internationales, notamment dans le domaine du numérique », a déclaré, jeudi, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Lors de la 2è session ordinaire du conseil d’orientation du CNB, le ministre a estimé que par ce biais, il (le CNB) « contribuera fortement à la croissance économique du Mali et à l’accroissement du Produit intérieur brut (PIB) du pays. » « Les retombées économiques et les externalités positives d’ordre social seront remarquables tant au niveau national que régional », a-t-il ajouté. Selon Alhamdou Ag Ilyène, dans les années à venir, le Complexe constituera un des leviers puissants pour le rayonnement international du Mali. Il a renchéri que son architecture lunique et sa salle de conférence de 5 000 places attirera les rencontres nationales et internationales et le monde du numérique. Le CNB accroitra « à coup sûr, es capacités de notre pays en matière de rencontres nationales et internationales », a-t-il poursuivi. Et d’indiquer que c’est une véritable vitrine de mise en valeur des progrès actuels et futurs de notre pays et les sauts technologiques que le gouvernement de la Transition est en train d’effectuer, dans les infrastructures et la modernisation de l’administration. Le ministre a remercié les partenaires du CNB pour leur accompagnement multiforme. Il s’agit de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Le programme d’activités et de budget 2024 du CNB s’articule autour d’objectifs spécifiques permettant de soutenir la direction générale dans son combat. Pour ce faire, les administrateurs ont examiné et adopté le projet de budget évalué à 178,4 millions de Fcfa. Alhamdou Ag Ilyène a invité les participants à faire des analyses judicieuses et à formuler des recommandations pertinentes, afin que le CNB joue pleinement sa partition dans le développement sectoriel des Technologies de l’information et de la communication (Tic). Pour sa part, le directeur général du CNB, Hamed Salif Camara, a précisé que cette 2è session va permettre aux administrateurs d’apporter des orientations pour l’exercice 2024 au CNB dont la préoccupation est de créer un environnement sain et efficace dans le développement de l’écosystème du numérique. Et ce, en offrant aux entreprises un cadre de travail de communication pour pouvoir booster non seulement les compétences maliennes, mais aussi les services du numérique. Selon Hamed Salif Camara, le budget de cette année est en baisse par rapport à la dernière session tenue en 2021. Cette baisse est due aux difficultés financières du pays. FC/Md (AMAP)
Réforme domaniale et foncière au Mali : Un million de parcelles numérisées dans le district de Bamako (officiel)
Bamako, 21 mar (AMAP) Un million de parcelles ont été numérisées dans le district de Bamako, dans le cadre de la réforme domaniale et foncière du Mali, a appris l’AMAP, jeudi, en marge d’une rencontre que le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisée. « Nous sommes à peu près à un million numérisé sur l’ensemble de ce territoire qui est le secteur prioritaire aujourd’hui », a déclaré le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière du Mali, le colonel-major Checkiné Mamadou Dieffaga, interrogé après la cérémonie. Organisé sur le thème « La digitalisation du foncier au Mali », cette rencontre a pour l’objectif « de montrer à l’équipe du CNPM, la nouvelle digitalisation du foncier au Mali sur laquelle nous sommes très avancés au niveau du District de Bamako. » a dit le colonel-major Dieffaga. Devant des membres du bureau et des présidents des groupements professionnels membres du CNPM, le secrétaire permanent a d’abord expliqué que l’objectif de la réforme domaniale et foncière est de refonder les rapports sociaux, mettre la terre au service du développement et appuyer la bonne gouvernance de l’État. « La digitalisation, a-t-il dit, permet de savoir l’existence d’une parcelle, son numéro d’identification national unique cadastral (NINACAD), son propriétaire et ses documents mais, aussi, de créer un référentiel. » « Nous demandons à tous les propriétaires de parcelles sur le District de Bamako et ses communes limitrophes de venir s’enregistrer », a exhorté le secrétaire permanent qui a, par ailleurs, annoncé que dans les six prochains mois, un guichet unique foncier sera mis en place. L’objectif recherché étant de permettre aux propriétaires de parcelles de remplir les formalités administratives, et réduire le délai de traitement des dossiers du foncier. Ce déjeuner professionnel a permis aux participants de mieux cerner les différents contours de la réforme domaniale et foncière, à travers l’exposé du secrétaire permanent. Pour le président du CNPM, la digitalisation du foncier est aujourd’hui indispensable pour améliorer la transparence, l’efficacité et la sécurité dans la gestion du foncier. Ce qui peut contribuer au développement économique et social du pays, dira-t-il. Elle permettra, selon Mossadeck Bally, « d’enregistrer les transactions foncières et de demander des titres de propriété en ligne, ce qui simplifie les processus administratifs et réduit les risques de corruption et de fraude. » La digitalisation du foncier permettra aussi de représenter de manière précise les limites des parcelles et les caractéristiques géographiques des terres, d’assurer les investisseurs et les propriétaires terriens contre les risques de conflits mais également de contribuer à protéger les droits fonciers des populations locales. « Avec la croissance de population et le développement des villes, nous constatons de plus en plus des besoins d’accès au foncier et nous faisons face depuis des années à des problèmes fonciers : les litiges, doublons, titres illégaux. En 2018, les services du médiateur de la République ont reçu 454 plaintes, contre 290 en 2017 », a fait remarquer Mossadeck Bally. Sur le plan privé, les investisseurs font face à ce problème d’accès au foncier qui est non seulement cher mais qui n’est pas sécurisé. « Cela réduit les décisions d’investissement d’un grand nombre d’investisseurs », a déploré le président du CNPM. Et de souligner que ce problème des litiges foncier est très fréquent en milieu urbain entre les investisseurs (immobiliers, industriels et particuliers), tout comme en milieu rural entre les exploitants agricoles. Au Mali, le foncier n’est pas fiscalisé. Un des avantages de cette digitalisation, est qu’elle sera un moyen pour l’État de créer de la richesse sur le foncier bâti et non bâti. « En résumé, la digitalisation du foncier offre de nombreux avantages potentiels en termes de transparence, d’efficacité et de protection des droits fonciers », a dit le premier responsable du patronat malien. Cependant, il a estimé que sa mise en œuvre réussie nécessite un engagement politique, des investissements dans les infrastructures technologiques et une collaboration entre les différentes parties prenantes, principalement le secteur privé. La rencontre professionnelle est un cadre d’échanges entre les acteurs du privé et le public. Il a pour objectif de contribuer à l’amélioration du climat des affaires. Initié en 2017, dès la mise en place du nouveau bureau en octobre 2022, le CNPM a décidé de relancer cette activité de dialogue avec ses partenaires pour une meilleure contribution à l’amélioration du climat des affaires au Mali, a rappelé Mossadeck Bally. BBC/MD (AMAP)
Tominian : La CNOP organise un atelier de partage d’informations des acteurs sur le projet COFOD
Tominian, 21 mars (AMAP) La salle de réunion de la Commune rurale de Tominian a abrité, les 18 et 19 mars 2024, la tenue d’ateliers communaux de partage du projet « Appui à la sécurisation de la tenure foncière et forestière des communautés locales par les commissions foncières villageoises COFOV au Mali», Ces ateliers ont été organisés par la Coordination Nationale des Organisations Paysannes en collaboration avec l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes (AOPP) . La présente rencontre était placée sous la présidence du 1er Adjoint du Préfet de Cercle, Amadou Gassambé, en présence du maire de la Commune rurale, Boba Abed Négo Dakouo, des représentants des commissions foncières villageoises et les représentants des services techniques comme : la Production et Industries Animales SLPIA, le service local des Eaux et Forêts, le service vétérinaire et le service de l’agriculture. Le maire et le Préfet sont, tour à tour, intervenus pour souhaiter la bienvenue aux participants et ont incité les uns et les autres à plus de participation en vue de l’atteinte des objectifs assignés. A la suite de la cérémonie d’ouverture officielle, les travaux ont porté sur la présentation des objectifs, du plan d’action 2024. D’autres présentations ont porté sur l’accès aux terres agricoles des particuliers et des communautés rurales, les innovations majeures de la LLfa, les principes de mise en place d’une COFO, les modalités de fonctionnement de la commission foncière villageoise ou de fraction, les missions de la Cofo, entre autres. Le projet d’appui à la sécurisation de la tenure foncière et forestière des communautés par les commissions foncières villageoises CoFoV au Mali, porté par la Coordination Nationale des Organisations Paysannes du Mali CNOP-Mali, a démarré en janvier 2019. Il est structuré autour de la sécurisation de la tenue foncière et forestière des communautés locales, la prévention et la résolution des conflits par le dispositif des commissions foncières villageoises (CoFoV), avec des formations en amont pour l’appropriation des dispositions de la Loi sur le Foncier Agricole (LFA) par les communautés locales, l’administration publique, les services techniques et les Collectivités locales. Cette première phase a obtenu des résultats à hauteur de souhait. C’est pourquoi le Fonds International pour la Tenure Foncière et Forestière a accepté de financer une deuxième phase de trois mois allant du 1er Juillet 2023 au 30 Juin 2026 avec une période de consolidation des résultats d’une durée de deux ans. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette phase, la CNOP a signé un protocole de partenariat avec l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes de Ségou (AOPP-Ségou) pour assurer la réalisation des activités dudit projet dans la région de Ségou. Pour s’assurer de la bonne exécution des activités, il est nécessaire d’informer et de clarifier les responsabilités et les rôles de chaque partie prenante. C’est ainsi que l’AOPP régionale a organisé des ateliers introductifs communaux. Lesdits ateliers permettront l’appropriation du projet par le partage de son contenu et la clarification des rôles et responsabilités des acteurs impliqués notamment, les autorités administratives, les collectivités locales, les services techniques déconcentrés de l’Etat, les communautés entre autres et de procéder à l’identification et à la validation des sites pour la convention locale et le reboisement. Ce dernier exercice d’identification des sites, a mis fin à cet atelier. ST/KM (AMAP)
Tâches ménagères et impératifs professionnels : Comment les femmes relèvent le défi durant le ramadan
Par Fadi CISSÉ Bamako, 21 mar (AMAP) Il est 15 heures. Sous le soleil ardent de ce mois de Ramadan, Amina, une secrétaire de direction, ne songe même pas à profiter une minute de plus de son bureau climatisé. Trop d’obligations à gérer à la maison. Elle plie bagage et enfourche son engin à deux-roues pour se rendre au marché. L’esprit un peu confus, la nouvelle mariée n’est pas encore fixée sur ce qu’elle va acheter au marché pour le dîner à offrir à sa belle-famille. « Je pense que des pâtes seraient plus rapides à préparer. Ou bien as-tu d’autres suggestions, maman ? », demande-t-elle au téléphone à sa mère avant de quitter son lieu de travail. Comme Amina, pour de nombreuses femmes actives dans les secteurs public et privé, jongler entre les tâches ménagères et les impératifs professionnels est un défi de taille en cette période. Heureusement, elles savent se montrer débrouillardes pour trouver des solutions ingénieuses. Après une journée de travail consciencieusement accomplie et grâce aux conseils de sa mère, notre secrétaire de direction trouve ainsi le plat tout indiqué à servir au dîner : du fonio précuit accompagné d’une sauce rouge à la viande. Une recette savoureuse et facile à cuisiner, résume-telle. « Je fais mes achats au marché et prépare mes ingrédients avant de rentrer chez moi. Une fois à la maison, je gagne du temps en déléguant certaines tâches », explique-t-elle, en révélant avoir recruté une aide-ménagère pour que le repas soit servi à temps pour la rupture du jeûne. « Avant mon arrivée, celle-ci prépare le quinquéliba, la bouillie et dresse la table. Une fois sur place, je prends le relais pour m’occuper des tâches restantes tels que la préparation du jus et les autres mets », confie-t-elle. Le programme est, évidemment, beaucoup plus chargé pour les femmes qui doivent préparer les repas de rupture du jeûne à la fois pour le service et le domicile. Habibatou Mariko, employé de bureau, vit cette réalité depuis plus de dix ans. Elle s’en sort grâce à son expérience. « Il m’arrive de quitter le bureau à 16 heures. Quand les embouteillages deviennent insupportables, je gare ma voiture dans un lieu sûr et prends une moto taxi pour rentrer un peu plus tôt à la maison. Je n’ai jamais engagé d’aide-ménagère. Je prépare ma bouillie et ma tisane la veille au soir, que je mets ensuite au frigo. Une fois rentrée, je les réchauffe et les mets sur la table avant la rupture », dit-elle . « C’est après que je me concentre sur le dîner. Pour cela, je demande à ma belle-sœur d’acheter les condiments pour gagner du temps lorsque je rentre», dit-elle, sans s’émouvoir outre mesure. Pour elle, en effet, réaliser toutes ces tâches difficiles en ce mois béni est un acte d’amour envers Dieu et les jeûneurs. ELLES-MÊMES À JEUN– Stagiaire dans une structure publique, Kourouni Diarra jongle, elle aussi, avec les mêmes contraintes. Depuis 7 heures du matin au petit soir, cette jeune femme d’une vingtaine d’années consacre son temps à ses activités professionnelles à Ouolofobougou, en Commune III de Bamako. Mais depuis le début du Ramadan, elle a changé son emploi du temps. Elle rentre désormais chez elle à Yirimadio, en Commune VI, à 15 heures pour avoir le temps de s’occuper de ses fourneaux. Kourouni a une particularité : elle est l’unique fille de ses parents et a, par conséquent, la responsabilité des activités ménagères. « Les jours où je prends un peu de retard, je me fais aider par ma maman et la servante. Parfois, certains de mes frères m’épaulent pour aller plus vite même si cela me gêne », confie celle qui veut tout faire seule afin de soulager sa maman de cette corvée. De nombreuses femmes qui, se surmultiplient en cette période pour se mettre au service des jeûneurs, sont elles-mêmes à jeun. Mais pas toutes. Alima, par exemple, est l’une des trois belles-filles de la famille. Elle arrête de jeûner chaque fois que c’est son tour de faire la cuisine. « Je ne peux pas aller au travail et ensuite venir faire la cuisine car on s’épuise rapidement sous ce soleil. Donc, pour mener à bien toutes mes tâches, je ne jeûne pas », indique cette mère de trois garçons. Cette justification fait tiquer Abdoulaye Maïga, professeur de matières religieuses au lycée Madina. « La femme, souligne-t-il, ne peut pas abandonner son jeûne à cause de ses tâches ménagères, tout comme l’homme pour des motifs similaires. Le jeûne est une obligation pour tout musulman adulte. » En récitant un passage de versets coraniques, l’érudit explique que Dieu a dit qu’il a créé les hommes et les djinns pour l’adorer. Il cite néanmoins quelques raisons susceptibles d’empêcher un musulman de jeûner, notamment la maladie, le voyage, la période menstruelle de la femme. L’encadreur au Centre islamique de formation et de documentation (CIFOD) indique que le jeûne est une priorité pour le musulman et ne peut être supplanté par le travail quotidien. À ce sujet, il propose aux femmes qui travaillent de prendre un congé pour le mois de Ramadan. Assan et son époux n’envisagent pas cette éventualité tout simplement car ils n’ont aucun problème pendant ce mois béni. Cela fait bientôt quatre années qu’ils sont mariés et vivent ensemble avec leur bébé de six mois. Tous les deux travaillent et finissent à la même heure dans leurs différentes entreprises. En l’absence de leurs beaux-parents à la maison, ils parviennent à vivre en parfait accord. Ainsi, celui qui rentre à la maison le premier s’occupe des tâches ménagères avant l’arrivée de l’autre. «Mon mari nettoie la maison, il dresse la table et fait les petites tâches avant mon arrivée pour la rupture. Après la rupture, je me charge du dîner pas compliqué tandis qu’il s’occupe de l’enfant», détaille notre interlocutrice. FC/MD (AMAP) Coulibaly Gogo Bathily : Plus qu’une secrétaire de direction Elle fait face à tous les travaux à la maison comme au bureau, toujours avec le même courage tranquille et le sourire accueillant. Elle, c’est Mme
Chambre nuptiale : Ces mariées qui exposent leur intimité sur les réseaux sociaux
Par S. DOUMBIA Bamako, 21 mar (AMAP) La nouvelle génération a franchi le Rubicon. Les règles non écrites de la chambre nuptiale sont aujourd’hui allègrement foulées au pied. De jeunes mariées avec leurs sœurs et copines n’ont plus aucun scrupule à exposer une partie de l’intimité du couple à travers des images postées sur les réseaux sociaux. Se faire photographier ou filmer dans la chambre nuptiale et poster les images sur les réseaux sociaux est le nouveau phénomène qui emballe la jeunesse 2.0. De plus en plus, de jeunes mariées, ne craignant aucune réprobation de la communauté, jouent le jeu. Aujourd’hui, la pratique horrifie les puritains qui entendent la combattre à travers la sensibilisation sur les mêmes réseaux sociaux et l’éducation à un bon savoir-vivre et savoir-être. En tout cas, les aînés ne s’accommodent pas de voir des règles non écrites de la chambre nuptiale allègrement transgressées. Les jeunes mariées qui se retrouvent dans la chambre nuptiale (kognosso) ont inventé le phénomène de la séance de clichés ou de se filmer soit en compagnie de leurs copines soit seules pour ensuite les postes sur les réseaux sociaux. Alors que dans le temps, on retrouvait les images de la chambre nuptiale dans un album photos. Et seuls les intimes avaient le droit d’y jeter un coup d’œil. Une pratique nouvelle aux antipodes de nos traditions. Les conseillères nuptiales ne manquent pas de la dénoncer. Une conseillère nuptiale est très souvent mise au service des jeunes couples durant les noces. Généralement d’un certain âge, elle demeure une encyclopédie qui enseigne aux conjoints, surtout à la jeune mariée, les bonnes pratiques et manières convenables. Mais, aussi, sur le savoir-être dans la société en général et dans la belle-famille en particulier. Mme Gakou Astan Koné est conseillère nuptiale depuis des années. Selon elle, la tradition est en perte de vitesse parce que les jeunes mariées semblent n’accorder aucun crédit aux pratiques traditionnelles qui les mettent pourtant à l’abri de certaines difficultés liées à la vie de couple et en famille. « La chambre nuptiale a été instaurée pour éduquer le couple, apprendre aux conjoints à se respecter, à rester calme. Une autre facette de la chambre nuptiale est de renforcer la foi des mariés à défaut les initier à l’islam. Mais, aussi, d’apprendre à la conjointe une gestion des rapports avec sa belle-famille et à repousser ses limites mêmes dans les situations d’inconfort. L’homme est tout aussi concerné par les conseils », explique la conseillère des traditions. TOHU-BOHU – Tout cela se passe à l’abris des regards, dans le respect strict de l’intimité du couple, notamment de la mariée. Mais, constate Mme Gakou Astan Koné, il y a une nouvelle pratique de la jeune génération. « Les amies de la mariée viennent discuter sous la moustiquaire, couper le gâteau et même se photographier », s’indigne la conseillère nuptiale. Estimant qu’elles transgressent, de ce fait, les règles non écrites de la chambre nuptiale, la conseillère nuptiale dit avoir été scandalisée par le cas d’un couple qu’elle encadrait. « La mariée, ses sœurs et copines ont semé le grand bazar. Cela dans un tohu-bohu qui incommodait même le voisinage », raconte-t-elle. Mme Gakou Astan Koné exprime son sentiment d’impuissance et essaie, avec le recul, de trouver une justification a cette « évolution. » Mais pour elle, cela ne doit en aucune façon justifier les dépravations que nous enregistrons dans la chambre nuptiale. Mme Touré Mamy, interprète et médiatrice pour les migrants résidant en France, abonde dans le même sens. Malienne d’origine, elle n’apprécie pas cette pratique de la nouvelle génération. « Je me suis mariée en 2015 donc il n’y a pas très longtemps. Pour moi, ce changement est lié à plusieurs choses, notamment la famille, la religion et l’éducation. Les règles de la chambre nuptiale sont strictes et beaucoup de nos sœurs ne les supportent pas », dit-elle. « Les filles d’aujourd’hui n’ont pas d’intimité, c’est pourquoi elles s’exposent sur les réseaux sociaux au prétexte d’être au diapason de l’évolution de la société », regrette-t-elle. La jeune génération a-t-elle consciente qu’elle est en train de transgresser cette tradition qui fait partie des règles de fonctionnement de notre société ? Pas du tout si l’on s’en tient aux propos de Néné. Cette jeune fille ne voit pas d’inconvénient à la nouvelle pratique. Elle trouve même normal que quand on se marie, il faut bien le montrer. Et le canal approprié aujourd’hui, ce sont les réseaux sociaux. Face à cette tendance des jeunes qui frôle l’insouciance, Daouda Diarra, imam d’une mosquée à Niamana, invite à se ressaisir. « Revenons à nos fondamentaux, à notre culture mais, aussi, à nos us et coutumes. Référons-nous à la religion, sinon un jour ou l’autre nous le regretterons », a averti le religieux, « Comment expliquer que dans la chambre nuptiale, un couple puisse filmer son intimité et l’exposer sur les réseaux», s’interroge l’imam. Avant de rappeler qu’autrefois, seul le mari pouvait voir le visage de sa conjointe dans la chambre nuptiale. SD/MD (AMAP)
Sanctions financières ciblées contre des terroristes : Portée, conséquences et implications
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 21 mar (AMAP) L’État malien, à travers un arrêté en date du 8 mars dernier, par lequel le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a inscrit sur la liste nationale des sanctions financières ciblées, plusieurs responsables des mouvements armés et des groupes terroristes, notifie au reste du monde, surtout les pays susceptibles de les abriter, que ces acteurs sont des terroristes. Ainsi, ils ne doivent plus pouvoir manipuler des flux financiers, ni bénéficier de mobilité notamment par les moyens aériens, terrestres ou même fluviaux Le gouvernement du Mali accuse Iyad Ag Ghaly, Amadou Barry dit Amadoun Kouffa, Alghabass Ag Intalla, Bilal Ag Achérif, Fahad Ag Almahmoud et Achafagui Ag Bouhada, entre autres, « des actes de terrorisme pour leur appartenance à un groupe terroriste en lien intentionnel avec une entreprise terroriste, le financement du terrorisme, la détention illégale d’armes de guerre et de munitions en lien intentionnel avec une entreprise terroriste, l’atteinte à l’unité nationale, à l’intégrité du territoire ainsi que l’association de malfaiteurs. » Les biens et ressources économiques de ces personnes sont gelés pour une période de six mois renouvelables. Selon le Dr Aly Tounkara, expert des questions de paix, de défense et de sécurité au Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S), cette inscription est importante à plus d’un titre. Elle va, non seulement, permettre à l’État malien de notifier au reste du monde et en particulier les pays qui sont susceptibles de les abriter, que ces acteurs sont des terroristes. Et, par ricochet, toutes les opérations financières de ces acteurs, que ce soit a travers des flux financier en provenance d’institutions comme les banques ou des envois par des voies peu orthodoxes, notamment le marché noir, sont interdits par l’État du Mali et, aussi, par les différentes conventions dont presque tous les États sont signataires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. «C’est un signal fort aussi pour l’État du Mali, pour dire aux pays qui les abriteraient que, du moment où ils acceptent d’accueillir les terroristes, de facto, ils les soutiennent dans les crimes odieux et financement du terrorisme qu’ils commettent au Mali voire au-delà», analyse Dr Tounkara. Il a aussi dit que cette inscription « est un témoignage éloquent de l’État malien qui se conforme à l’esprit des conventions et même des droits relatifs au financement du terrorisme et à d’autres formes de criminalité. » Le chercheur soutient que c’est également un message diplomatique qui est lancé à ces États susceptibles d’abriter Iyad Ag Ghaly, Amadoun Kouffa ou Bilal Ag Acherif. «Toutes ces personnes qui sont sur cette liste sont, dorénavant, qualifiées par l’État malien comme des acteurs qui ne sont pas du tout fréquentables par le Mali et ils ne doivent pas l’être également par les pays qui continuent à les abriter en dépit même des condamnations dont ils font l’objet de la part des Nations unies», indique l’expert du CE3S. CONSÉQUENCES – Pour les acteurs concernés, Dr Tounkara fait savoir que d’office, ils ne peuvent plus procéder à des envois officiels de flux financiers. Également, ils ne peuvent plus bénéficier de mobilité que ce soit par les moyens aériens, terrestres ou même fluviaux parce que cette inscription ne s’est pas limitée à identifier les acteurs concernés. Elle a été jusqu’à communiquer les différents documents administratifs qu’ils détiennent au compte de l’État du Mali. «Cette inscription va avoir comme conséquence sur ces acteurs, l’annulation d’office des différents documents administratifs qu’ils détiennent au nom de l’État du Mali, mais c’est aussi un message pour l’ensemble des polices frontalières, des acteurs en charge des questions de mobilité, des flux financiers de ne plus coopérer avec ces entrepreneurs de la violence car ils sont non seulement terroristes, mais dans le même temps, ils continuent à soutenir différentes entreprises criminelles qui sévissent au Mali et dans le Sahel de façon générale», détaille l’expert des questions de paix, de défense et de sécurité. En termes de conséquences, Dr Tounkara pense, aussi, que c’est une limitation nette imposée ainsi à ces acteurs cités sur cette liste. Selon lui, du moment que les États s’engagent tous à lutter efficacement contre le terrorisme, ceux-ci sont censés respecter la décision « de façon scrupuleuse. » Toutefois, le chercheur reconnait qu’il est difficile aujourd’hui pour certains pays frontaliers du Mali d’appliquer une telle décision à l’encontre des acteurs qui sont officiellement sur leur territoire et d’autres États qui sont soupçonnés d’abriter un certain nombre d’acteurs terroristes. Pour lui, au-delà de l’aspect juridique, la décision est une façon pour l’État du Mali d’évaluer avec pertinence et efficacité, quels sont les États voisins qui seraient en phase et ceux en déphasage avec lui, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Cette décision va au-delà d’une simple liste affichée mais c’est un test qui va amener les autres États à agir aussi vis-à-vis du Mali. Toute non action de la part de ces États ciblés ou concernés qui continuent à abriter à la fois les terroristes et les ex-indépendantistes qui ont aussi succombé au charme du terrorisme feront d’eux de facto, des ennemis du Mali », ajoute Dr Tounkara. Par ailleurs, Dr Aly Tounkara soutient que l’inscription sur la liste de ces acteurs qualifiés de terroristes par l’État du Mali n’exclut pas qu’au bout du tunnel, qu’ils soient impliqués directement ou indirectement dans l’offre de dialogue Direct inter-Maliens qui vient de démarrer. «Si l’on regarde avec une attention particulière les différents pourparlers à la suite du terrorisme que ce soit en Algérie, en Mauritanie ou en Afghanistan, beaucoup d’acteurs avaient été étiquetés terroristes, qualifiés d’infréquentables par les États concernés mais au nom de la concorde et de la paix, on a fini par faire entorse à certaines dispositions de la Constitution afin d’arriver à un espace substantiel de dialogue pour une paix durable et la cohésion sociale», rappelle Aly Tounkara. Au-delà de cette inscription sur la liste des groupes terroristes, il a dit que les acteurs comme Iyad Ag Ghaly, Amadoun Kouffa et même
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 20 mars 2024
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 20 mars 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte ; procédé à une nomination ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ETREGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à la ratification de la convention sur l’entraide judiciaire en matière civile et commerciale, signée à Conakry, le 17 novembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée ; b. des projets de texte relatifs à la ratification de la convention sur l’entraide judiciaire en matière pénale, signée à Conakry, le 17 novembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée ; c. des projets de texte relatifs à la ratification de la convention sur l’extradition, signée à Conakry, le 17 novembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée ;d. des projets de texte relatifs à la ratification de la convention sur le transfèrement des personnes condamnées, signée à Conakry, le 17 novembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée. La coopération judiciaire entre la République du Mali et la République de Guinée est fondée sur la Convention générale de coopération en matière de Justice, signée à Bamako le 20 mai 1964. Face aux nouveaux défis liés au terrorisme et à la criminalité transfrontalière, il est devenu nécessaire d’adapter les instruments juridiques au contexte actuel. C’est dans ce cadre que le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée ont procédé, le 17 novembre 2022, à la signature : – de la convention sur l’entraide judiciaire en matière civile et commerciale ; – de la convention sur l’entraide judiciaire en matière pénale ; – de la convention sur l’extradition ; – de la convention sur le transfèrement des personnes condamnées. La signature de ces conventions vise à favoriser une gestion concertée des questions relatives à l’entraide judiciaire, notamment à travers la remise des actes et pièces judiciaires et extra-judiciaires, la transmission et l’exécution des commissions rogatoires, l’exequatur en matière civile, commerciale et sociale, la comparution des témoins et des experts en matière pénale. Les projets de texte adoptés autorisent la ratification desdites conventions. Leur mise en œuvre permettra de consolider les relations judiciaires entre les parties, de contribuer à une bonne distribution de la justice, de renforcer l’Etat de droit et de préserver les droits des citoyens des deux pays. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE– Directeur Général de l’Usine Malienne des Produits Pharmaceutiques : Médecin Lieutenant-colonel Abdoul Aziz BAH. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de l’état d’avancement de la mise en œuvre du Projet de Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales. Dans le cadre du suivi de l’opération d’identification physique des agents de l’Etat et des Collectivités territoriales, le Comité de pilotage du Projet a statué sur les difficultés liées au déploiement des missions d’identification physique des agents dans les régions et zones non encore couvertes et validé les propositions de solutions et le chronogramme revu pour l’exécution des activités de finalisation. Le Projet SIGRH est prorogé au 30 juin 2024 pour permettre : – la prise en charge des activités liées, notamment à l’identification physique des agents dans les régions et zones d’accès difficile ;- la réalisation des opérations d’identification du personnel des Missions diplomatiques et consulaires ; – le déploiement et l’interconnexion de la base des données SIGRH ; – la production des fichiers provisoires ;- la gestion des réclamations ; – la production du rapport final ;- la mise à disposition du nouveau Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines de l’Etat et des Collectivités territoriales. 2. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest en prélude au 9ème Congrès panafricain. Dans le cadre des activités préparatoires du 9ème Congrès panafricain, prévu à Lomé du 29 octobre au 02 novembre 2024, la République du Mali, à la demande des autorités de la République togolaise, a abrité les 14 et 15 mars 2024, la « Conférence régionale pour l’Afrique de l’Ouest, sous le thème « Diasporas, Afro-descendants et Développement ». Cette rencontre a réuni une centaine de participants, notamment des Ministres et chefs de délégation de pays de l’Afrique de l’Ouest, des représentants gouvernementaux d’Etats membres du Haut Comité de l’Union Africaine en charge de l’Agenda 2021-2031, des membres du Comité scientifique du 9ème Congrès, des personnalités des diasporas africaines et des communautés Afro-descendantes, des opérateurs économiques et des investisseurs évoluant dans divers secteurs d’activités, des experts nationaux et internationaux et des activistes panafricains. Au terme des travaux, les participants ont adopté la « Déclaration de la Conférence régionale de l’Afrique de l’Ouest » dont les conclusions seront présentées par le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale au 9ème Congrès panafricain qui se tiendra à Lomé au Togo. En marge de la Conférence régionale, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a présidé la réunion ministérielle de l’Alliance politique africaine. 3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’un Tournoi International de l’Amitié U-18 en basketball.Le Tournoi international de
Mopti : Des milliers d’hectares de fourrage ravagés par les feux de brousse
Mopti, 20 mars (AMAP) La région de Mopti est une zone d’élevage par excellence qui enregistre plus du tiers de l’effectif du cheptel national. Le mode de gestion de cet important potentiel de bétail est basé sur la transhumance mis à rude épreuve ces dernières années par les effets du changement climatique avec son corollaire de réduction drastique des pâturages et leurs accès difficile dû à l’insécurité. En plus de ces facteurs limitant, les populations font aussi face aux difficultés récurrents liés aux feux de brousse qui font beaucoup de ravages, a appris l’AMAP de source officielle. En effet, les plaines rizicoles de la zone office riz Mopti qui constituent une principale réserve d’alimentation du bétail pour la période de soudure a connu durant la dernière décade du mois de février des cas de feux de brousse ayant ravagé des milliers d’hectares de fourrage et des cas sporadiques sont enregistrés. Ces feux de brousse constituent un véritable désastre pour les communautés de la zone à vocation essentiellement agro-pastorale. Pour le chef de cantonnement des eaux et forêts de Mopti, le capitaine Abdoul Malick Ayouba Maiga, le feu de brousse constitue tos feux usncontrôlés en milieu rural quel que soit leur cause ou leur origine. Le comportement humain est la principale cause de ce drame qui dégrade les terres en accentuant l’érosion et la perte de fertilité des sols agricoles. Selon le technicien, la combustion de la biomasse libère d’importantes quantités de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère qui contribue au réchauffement climatique. En plus de ses impacts sur la santé humaine les feux de brousse constituent une réelle menace pour l’élevage et la survie des éleveurs pasteurs. A en croire le chef de cantonnement, les feux de brousse peuvent avoir plusieurs causes entre autres, les feux pour dégager les alentours des habitations, les chasseurs pour débusquer le gibier, le paysan pour nettoyer son champ, le berger (chevrier) pour accélérer la régénération et les mégots de cigarette. Face aux enjeux, diverses stratégies sont mises en place afin de prévenir et de combattre les feux de brousse et de forêts parmi lesquels figurent en bonne place la sensibilisation et l’éducation des populations, les dispositions réglementaires notamment la loi n 10-28 du 12 juillet 2010 déterminant les principes de gestion des ressources du domaine forestier national. Cette loi fixe en son article 121 les sanctions en la matière. Les sanctions vont de 5000 F à 10 000 F pour les dégâts inférieurs à un hectare et 10000 F à 20 000 F par hectare pour les superficies dépassant 1ha. En cas d’incendie volontairement provoqué, les dispositions du code pénal s’applique a expliqué M. Maiga. Selon lui, malgré ces dispositions, la situation prend de l’ampleur et reste préoccupante avec de nouveaux cas dans d’autres zones. « Le feu de brousse est le principal danger pour l’élevage. Parler de zones pastorales c’est enclin au fourrage et l’eau. Un éleveur dans une zone sans fourrage, sa survie est menacée. Le feu décime les pâturages et assèche les marres et rend l’élevage compliqué » a souligné Bara KOITA, le président de la filière bétail-viande-lait de Mopti. Il a ensuite indiqué que la subvention de l’aliment- bétail est une alternative crédible d’accompagnement de maintien du cheptel qui ne peut pas toutefois se substituer au biomasse dans le cadre de notre système d’élevage basé sur l’extensif. Il est alors nécessaire que des mesures rigoureuses soient prises dans les zones pastorales pour prévenir les feux de brousse dont les conséquences sont énormes, a –t-il souligné. Les autorités régionales sont résolument engagées dans la lutte contre le fléau à travers la mise en place et la dynamisation des brigades de surveillance villageoises avec comme mission, l’alerte, les tentatives d’éteindre et l’identification des auteurs. En cette période, avec l’appui des ONG partenaires de la région, une campagne de sensibilisation et d’éducation est initiée sur les radios locales de la place sur le phénomène et les enjeux majeurs en lien avec le développement local. DC/KM (AMAP)
Ségou : Le sucre local disponible en quantité suffisante
Ségou, 18 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a effectué, lundi, une visite dans trois magasins témoins afin de s’assurer de la disponibilité et du respect du prix sucre, a constaté l’AMAP. Dans les magasins visités, il n’y a pas de manque de sucre ni d’augmentation excessive des prix et les réserves sont suffisantes pour répondre à la demande des consommateurs pendant ce mois de Ramadan. Les prix indicatifs plafonds dans les magasins témoins sont de 27 500 Fcfa pour le sac de 50 kg, 28 500 Fcfa la même quantité dans les boutiques de proximité et 575 Fcfa à 600 Fcfa le kg. Le gouverneur Alassane Traoré s’est non seulement réjoui de la disponibilité du sucre sur le marché, mais, aussi, du respect des prix plafonds par les commerçants. Ce qui, selon lui, permettra à la population de « passer ce mois de Ramadan dans la sérénité. » M. Traoré a remercié l’ensemble des acteurs : le ministère de l’Industrie et du Commerce et les opérateurs économiques (commerçants grossistes et détaillants) qui ont contribué à l’atteinte de ce résultat. Pour sa part, le directeur par intérim de la direction du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de Ségou, Yacouba Yalcouyé, a assuré que les contrôles se poursuivront sur le terrain pour veiller au respect des prix. Il a exhorté la population « à dénoncer tous les commerçants véreux qui s’adonnent à la spéculation. » La forte délégation du gouverneur également le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoum Diarra, le préfet de Cercle, Daouda Diarra, le directeur par intérim de la direction régionale du Commerce, de la Consommation et le président de la Chambre régionale de commerce et d’industrie, Ibrahima Doucouré. MS/MD (AMAP)

