Salubrité: Lancement de la 2ème édition du projet « hivernage Tour » du Mouvement An-Biko
La cérémonie de lancement de la 2ème édition du projet « Hivernage Tour », initié par le Mouvement An Biko s’est déroulée, le samedi dernier à Yorodjanbougou, aux 1008 logements, en présence du ministre de la Santé et du Développement social, chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés, Oumarou Diarra et de la Vice-présidente du Mouvement, Binta Niane. Etaient également présents le représentant du maire de la Commune VI, Siaka Koné, l’honorable Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil National de Transition et les représentants des autorités coutumières et religieuses de la Commune VI. Les activités d’assainissement de ce projet qui vise à rendre propre la ville de Bamako, concernent des opérations de ramassage d’ordures, de nettoyage, et de curage des caniveaux et des collecteurs, dans les six Communes du District. Le ministre Diarra a déclaré que l’assainissement, surtout, en ce début d’hivernage est une activité très sollicitée par la population malienne, compte tenu de l’étroitesse de certains ouvrages de drainage des eaux de pluie. « L’Etat, à travers le ministère de l’assainissement a une politique d’assainissement mais, nous avons besoin d’être soutenus par les personnes de bonne volonté, que ce soit des associations de la Société civile, des mouvements politiques ou autres ; c’est ce tout qui fera le Mali », a –t-il affirmé. Il s’est réjoui de l’initiative du Mouvement An-Biko, avant de préciser que « par rapport à cette rue, moi, j’ai été sollicité à plusieurs reprise par la jeunesse de ce quartier afin qu’on puisse l’accompagner pour réaménager cette rue, l’aider à bien drainer les eaux de pluie. Si le mouvement An-Biko a décidé d’accompagner les autorités de la Transition à travers cette activité, on ne peut que le soutenir par notre présence ici », a-t-il dit. « Nous sommes ce matin ici pour le lancement de la deuxième édition du projet hivernage tour, initié par Mme Fatoumata Niane Batouly, qui consiste à curer les collecteurs et les caniveaux afin d’éviter l’inondation dans la ville de Bamako et contribuer au développement du Mali. C’est une compétition qui doit se passer entre les six communes du District », a indiqué Binta Niane. Elle a lancé un appel à toute la population, les chefs de quartier de leur aider pour l’atteinte des objectifs fixés, a souligné la vice présidente. Pour sa part, le représentant du maire de la Commune VI, Siaka Koné s’est réjoui de cette initiative. « Ce projet Hivernage Tour est une initiative patriotique qui mérite d’être encouragée et soutenue. L’opération va beaucoup contribuer à la préservation de la santé dans toutes les Communes de Bamako. Elle revêt une grande importance de la ville de Bamako », a- t- il souligné. Pour la réussite de l’opération, le Mouvement An-Biko, tout comme la 1ère édition, a mis à la disposition de chacune des six Communes de la Capitale des kits d’assainissement composés de brouettes, de pelles, de balais, de gants à main, de chaussures, de râteaux, entre autres. Une équipe de suivi et d’évaluation sera mise en place pour désigner la Commune la plus propre du District de Bamako, après les opérations d’assainissement. Pour rappel, la 1ère édition dont le lancement s’est déroulé au Banconi en Commune I du District de Bamako, a été organisée au mois d’août 2022. Siné S. TRAORÉ
Route Bancoro-Dioro (Centre) : lancement des travaux de construction et de bitumage par Assimi Goita
Ségou, 14 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a donné, mardi, le coup d’envoi des travaux de construction et de bitumage de la route Banacoro-Dioro à Nérèkoro, à quelques kilomètres de la ville de Ségou, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. Après un accueil populaire sur le site, le colonel Assimi Goïta a procédé au lancement des travaux de ce tronçon long de 45 km par un coup de lame symbolique de la niveleuse. D’un coût total de 23,8 milliards de Fcfa, entièrement financés par le budget national, la réalisation de cette route s’inscrit dans le cadre de la vision des autorités qui entendent lutter contre la pauvreté à travers le désenclavement des zones rurales et urbaines. La route sera conçue conformément aux standards des normes admises pour les routes communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afriaue de l’Ouest (CEDEAO). Il est également prévu l’éclairage public dans les traversées d’agglomération, la signalisation horizontale et verticale ainsi que les équipements de la route (balises, glissières de sécurité, bornes penta kilométriques). L’assainissement longitudinal et transversal de la route est assuré par des caniveaux, des fossés en terre, des dalots. « Le projet prévoit, au titre des mesures environnementales et sociales, la remise en état des emprunts, la réalisation de forages équipés en pompe à motricité humaine », a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. La route Banankoro-Dioro a été construite en terre moderne dans les années 1970, dans le cadre de l’aménagement des casiers rizicoles de Dioro par l’Opération riz Ségou (ORS). En dépit des investissements consentis dans le cadre des programmes annuels d’entretien routier, elle se trouve constamment, dans un état de dégradation très avancé. Pour Mme Dembélé Madina Sissoko, ce projet de construction et de bitumage de la route Banankoro-Dioro s’inscrit dans ce processus irréversible. «Cette route est un des axes principaux d’approvisionnement de notre pays en céréales sèches et bétail. Sa réalisation permettra d’assurer le désenclavement d’une zone d’agriculture et d’élevage par excellence, conformément au plan d’actions du gouvernement, approuvé par le Conseil national de Transition », a-t-elle dit Madina Sissoko a invité l’entreprise et le bureau de contrôle à mériter la confiance placée en eux par l’autorité contractante, en assurant une bonne exécution des travaux dans le respect strict des montants et des délais contractuels. Le tronçon Banankoro-Dioro fait partie de la Route nationale n°34 (RN34) qui est longue d’environ 244 km et passe par Banankoro, Dioro, Saye, Djenné. La RN34 traverse la zone de l’inter-fleuve, comprise entre la rive droite du fleuve Niger et la rive gauche de l’affluent Bani. Elle traverse également le Bani à Sanouna pour rejoindre le carrefour de Djenné à l’embranchement avec la Route nationale 6 (RN6). En visite dans la Région de Ségou, le colonel Assimi Goïta a mené plusieurs activités le chef de l’État. Il a été reçu sur le site des travaux de construction et de bitumage de la route Banacoro-Dioro à Nérèkoro, aux environs de 9 heures, par les autorités régionales et une population en liesse. Tandis que certains scandaient le nom du président, d’autres brandissaient des pancartes sur lesquelles pouvait-on lire notamment «vive la Transition», «nous votons OUI au référendum». C’était en présence du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement ADS/MD (AMAP)
CAN 2023 : 28 mousquetaires pour la bataille de Brazzaville
Bamako, 13 juin (AMAP) Le sélectionneur national, Eric Sékou Chelle, a dévoilé, lundi, à Bamako, la liste des Aigles qui affrontent les Diables rouges, le 18 juin dans la capitale congolaise, pour le compte de la 5è et avant dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Côte d’Ivoire 2023 Face à la presse, le technicien a donné la liste des joueurs convoqués qui sont au total, 28 joueurs ont été appelés parmi lesquels une nouvelle tête, Fousseni Diabaté qui évolue au Partizan Belgrade en Serbie. Absents lors de la précédente liste, trois joueurs font leur grand retour. Il s’agit des attaquants Ibrahima Koné (FC Lorient, France) et El Bilal Touré (Almeria, Espagne) et le milieu de terrain Adama Traoré «Noss» (Hull City, Angleterre). Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre) et Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre) sont les grands absents de la liste d l’ancien défenseur international. Pour le reste, la plupart des joueurs convoqués par Eric Sékou Chelle étaient présents lors de la double confrontation des Aigles avec les Scorpions de la Gambie (3è et 4è journées des éliminatoires). Entre autres, on peut citer les gardiens Ismaël Diarra Diawara (Malmö, Suède), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), les défenseurs Hamari Traoré nouvellement transféré à la Real Sociedad en Espagne, Massadio Haïdara (RC Lens, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Diadié Samassékou (Olympiakos, Grèce), Mohamed Camara (Monaco, France), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Aliou Dieng (Al Ahly, Egypte), Adama Traoré (Ferencvaros, Hongrie), Moussa Doumbia (Sochaux, France), Sékou Koïta (Red Bull Salzburg, Autriche), Nene Dorgelès (Red Bull Salzburg, Autriche). «Je me suis basé sur trois critères pour sélectionner ces 28 joueurs. Il s’agit du temps de jeu, de la performance et surtout de la stratégie», a dit Eric Sékou Chelle, après avoir dévoilé sa liste. «Le temps de jeu prime sur la stratégie mais des fois, la stratégie peut également primer sur le temps de jeu», a ajouté le technicien, avant d’évoquer la confrontation avec le Congo. «On s’attend à un match difficile avec un contexte compliqué. C’est à nous de nous mettre dans les meilleures conditions pour bien aborder le match et d’être très ambitieux là-bas. Ça va être un match compliqué», a insisté Eric Sékou Chelle. Le Mali est leader de la poule avec 9 points et a besoin d’un match nul pour valider son ticket pour la phase finale de la CAN. BT/MD (AMAP) Les Aigles : Gardiens de but (3) : Ismaël Diarra Diawara (Malmö, Suède), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), Bosso Ibrahim Mounkoro (TP Mazembé, RD Congo). Défenseurs (8) : Hamari Traoré (Real Sociedad, Espagne), Massadio Haïdara (RC Lens, France), Almamy Touré (Franckfort, Allemagne), Mamadou Fofana (Amiens, France), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Mamadou Traoré (Volvodina FC, Serbie). Milieux de terrain (9) : Diadié Samassékou (Olympiakos, Grèce), Mohamed Camara (Monaco, France), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Aliou Dieng (Al Ahly, Egypte), Kamory Doumbia (Reims, France), Ismaël Coulibaly (Sheffield United, Angleterre), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Cheick Oumar Doucouré (Crystal Palace, Angleterre), Adama Traoré «Noss» (Hull City, Angleterre). Attaquants (8) : Adama Traoré (Ferencvaros, Hongrie), Moussa Doumbia (Sochaux, France), Fousseni Diabaté (Partizan Belgrade, Serbie), Sékou Koïta (Red Bull Salzburg, Autriche), Nene Dorgelès (Red Bull Salzbourg, Autriche), Boubacar Traoré (US Monastir, Tunisie), Ibrahima Koné (FC Lorient, France), El Bilal Touré (Almeria, Espagne).
Accidents de circulation : L’ANASER sensibilise
Bamako, 13 juin (AMAP) Le département en charge des Transports, à travers l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), a initié une caravane pour sensibiliser sur la dimension dramatique des accidents de la voie publique, et dont le départ a été donné, lundi, dans la matinée par la ministre, Mme Dembélé Madina Sissoko, dans la cour de son département. Cette caravane sillonnera, du 12 au 15 juin 2023, les Régions de Koulikoro, près de Bamako, Ségou (Centre) et la capitale malienne pour prêcher la prudence mais, aussi, les bons réflexes à avoir sur la route. «Une personne sensibilisée à la sécurité routière est une personne avisée», selon Mme Dembélé Madina Sissoko qui est convaincue que cette sensibilisation suscitera le sens élevé de citoyenneté chez des usagers de la route. En 2022, le District de Bamako a enregistré 4 764 cas d’accidents ayant occasionné 4 101 blessés et 251 morts. Les chiffres des régions font aussi froid dans le dos. Koulikoro a recensé 107 morts dans les accidents de la route et Ségou 58 victimes. Pour la même période, le Mali a enregistré au total 8 189 cas d’accidents qui ont couté la vie à 684 personnes. Ces chiffres ont interpellé le ministère des Transports et des Infrastructures qui, à travers l’ANASER), cette opération de sensibilisation sur la sécurité routière. Les caravaniers diffuseront des messages dans les établissements scolaires, les foires, les services publics et les gares routières dans les region et villes concernées Ils exhorteront les usagers à l’observation des bonnes règles en matière de conduite. Les messages qu’ils vont véhiculer portent sur le port du casque, la limitation de la vitesse, l’usage du téléphone au volant, l’occupation anarchique du domaine routier, la surcharge, le transport mixte et l’état de vétusté des véhicules. À cet effet, chaque caravanier a été doté d’un casque et d’un tricot. Le choix de la caravane comme moyen de sensibilisation n’est pas fortuit. En effet, elle attire, polarise et émet solidairement un message franc et intelligible. La ministre Sissoko a souligné que la sécurité routière n’est pas l’apanage du seul gouvernement, elle est l’affaire de tous. La preuve est établie par les statistiques de l’ANASER qui étalent l’ampleur de la tragédie. Ces «statistiques préoccupantes nécessitent que des actions vigoureuses soient menées pour procéder à la prise de conscience de cette triste réalité», a déclaré la ministre. Avant d’inviter les «populations riveraines, les usagers de la route, les responsables administratifs, politiques et les chefs coutumiers à accueillir avec enthousiasme les caravaniers. Mais, surtout, et à donner leur adhésion à cette caravane dont le seul but est de sensibiliser en vue de sauver des vies humaines». Mme Dembélé Madina Sissoko a prodigué des conseils de prudence aux caravaniers, avant de donner le top départ. Un autre temps fort de la cérémonie a été la signature de la Charte de la sécurité routière et la remise symbolique du panneau «Crâne de mort» par la ministre aux caravaniers, en souvenir des victimes d’accidents de la circulation de la voie publique. AD/MD (AMAP)
Accord pour la paix et la réconciliation : Le projet de Constitution n’est pas un obstacle (Médiation internationale)
Bamako, 13 juin (AMAP) La médiation internationale pour la mise en oeuvre de l’Accord de paix et de reconciliation au Mali issu du processus d’Alger a précisé que le projet de Loi fondamentale soumis à reférendum le 18 juin 2023 n’empêche pas l’opérationnalisation de l’architecture institutionnelle prévue par le document d’entente signé en 2015. Dans un communiqué publié le dimanche 11 juin 2023, la Médiation internationale relève que, « sur la base de l’expertise qu’elle a commise, le projet de Constitution, qui reconnaît le principe de la libre administration des collectivités locales, ne fait pas obstacle à l’opérationnalisation de l’architecture institutionnelle prévue par l’Accord pour la paix et la reconciliation issu du processus d’Alger. » La Médiation internationale a commis une expertise juridique internationale pour, « dans la mesure du possible, faciliter une compréhension commune de la relation entre le projet de Constitution soumis à référendum le 18 juin et l’Accord pour la paix et la reconciliation. Notamment en ses dispositions relatives au cadre institutionnel et à la réorganisation territoriale. » Elle indique qu’au cours des semaines écoulées, conformément au rôle qui lui est imparti, elle a déployé « des efforts soutenus pour favoriser la relance du processus de paix. » Elle dit avoir, « dans ce cadre, conduit des consultations intensives avec les parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation. » À l’issue de ces consultations, la Médiation dit prendre « note de la réaffirmation par les parties de leur attachement ferme à l’Accord de paix, de sa centralité pour la stabilisation durable du Mali. » Ainsi que de sa validité continue, y compris après le 18 juin, et ce que jusqu’au parachèvement de sa mise en œuvre. La Médiation se félicite de l’assurance réitérée par le gouvernement du Mali quant à « son engagement à poursuivre le processus de mise en œuvre de l’Accord après le référendum. » Elle se félicite, en outre, de la disposition des parties « à engager le dialogue avec l’urgence requise pour trouver des solutions aux autres aspects pendants du processus de paix. » Notamment la question de la chaîne de commandement dans le contexte du pilier défense et sécurité du texte, à travers l’activation de la Commission ad hoc convenue lors de la réunion de niveau décisionnel d’août 2022. S’y ajoutent les questions de développement socio-économique et la situation sécuritaire avec ses dramatiques conséquences humanitaires pour les populations vivant dans les zones affectées par la violence. La Médiation réaffirme son « engagement à jouer pleinement son rôle de garant politique de l’Accord de paix et de la mise en œuvre de l’ensemble de ses dispositions. » Ainsi que les réformes institutionnelles qui y sont prévues. Elle « encourage fortement les parties à continuer à se concerter avec l’urgence qu’impose la situation, pour parvenir à une entente de nature à créer une dynamique de confiance et à faciliter la reprise formelle du processus de paix, avec l’accompagnement actif de la communauté internationale. » SS/MD (AMAP)
Référendum du 18 juin : Un collectif des acteurs institutionnels sonne la mobilisation pour le Oui
Bamako, 12 juin (AMAP) Des membres du gouvernement et d’autres institutions de la République, réunis dans un Collectif des acteurs institutionnels pour le Oui au référendum du 18 juin au Mali, prévoient d’organiser une série de meetings à l’intérieur du pays, ont-ils annoncé, samedi, dans la capitale malienne. Lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le collectif a indiqué vouloir faire « une grande mobilisation nationale pour un OUI massif lors du scrutin référendaire prochain » à travers de grands meetings, le mercredi 14 juin, à Mopti (Centre), Tombouctou et Gao (Nord) et le jeudi 15 juin à Ségou (Centre), Kayes (Ouest), Koulikoro (Pres de Bamako) et Sikasso (Sud). Le Collectif des acteurs institutionnels prévoit d’animer, également, des plateaux télé et radios « pour sensibiliser davantage le citoyen pour que le référendum soit un grand succès. » Il est, aussi, prévu un grand rassemblement le vendredi prochain au stade du 26 mars à Bamako. Ce Collectif est composé des membres du gouvernement, du Conseil national de Transition (CNT), du Haut conseil des collectivités (HCC) et du Conseil économique social et culturel (CESC). Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, en est le coordinateur. Dans sa déclaration, le colonel Maïga a précisé que « les acteurs institutionnels agissent en dehors de leurs attributions officielles. » Ils se disent convaincus de leur « engagement sans faille à réussir le processus de refondation de notre nation dans le respect des aspirations profondes du peuple malien. » Selon le colonel Maïga, l’organisation a été créée « pour rassembler l’ensemble des forces vives du Mali pour un Oui massif au scrutin référendaire du 18 juin prochain. » Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a soutenu qu’ « il s’agit de voir ce que les acteurs institutionnels peuvent apporter à la campagne référendaire. » Le ministre Maïga a rappelé qu’ « il est question pour les acteurs du changement de se battre pour respecter l’engagement pris devant le peuple. » : OD/MD (AMAP)
Lutte contre le travail des enfants : Une responsabilité partagée
Par Jessica K. DEMBÉLÉ Bamako, 12 juin (AMAP) Il est 5 heures 30 minutes, ce jeudi, à Kalanbancoura. A.S, jeune fille de 14 ans est déjà debout pour effectuer ses travaux ménagers quotidiens. Pas le temps d’une petite toilette, elle attaque directement la journée en mettant du charbon de bois dans un fourneau et allume le feu. Encore engourdie de somnolence, elle attise le feu, étant la première et la seule debout dans la famille en ce début de journée. Après une dizaine de minutes d’attente, elle pose une marmite remplie d’eau sur le feu. «Mon travail consiste à m’occuper de la maison, laver les vêtements de mes patrons et de leurs enfants, faire la cuisine et la vaisselle», confie-t-elle en balayant la cour. A.S est une jeune fille, non scolarisée, qui a quitté son village à l’âge de 12 ans pour venir habiter chez sa tante à Bamako. Dès son arrivée, sa tante lui a trouvé un travail dans une famille voisine, avec l’accord de ses parents. La jeune fille est payée à 15 000 Fcfa par mois. «Je travaille tellement que parfois, je ne sens plus mes jambes. Les seules fois où je me repose c’est quand je termine rapidement mes travaux de la journée», fait savoir l’adolescente. A.S n’est malheureusement pas le seul enfant dans cette situation dans la capitale malienne. Vendredi 2 juin, il est 10 heures au marché «Wonida» de Bozola, en Commune II. À peine y avons-nous mis les pieds que nous voyons des enfants déambuler dans tout le marché. Certains nous approchent, des sacs en plastique de couleur bleu à la main, demandant inlassablement : «Voulez-vous qu’on porte votre panier Madame ?». Ahmed S. est l’un de ces enfants. Il n’a aucune de son âge. Par contre, il connait bien le goût de l’argent. Vêtu d’habits délavés, le garçonnet se dit porteur de paniers. Ce qu’il fait cela depuis longtemps, selon lui. Des propos confirmés par son grand-frère de dix ans, debout à ses côtés. Fréquentant l’école coranique, les deux gamins se rendent au marché ‘Wonid’ chaque vendredi avec l’accord de leurs parents. «Je peux gagner 1 000 Fcfa par jour», confie-t-il. Un peu plus loin, nous avons trouvé Alou. D. 9 ans qui n’a jamais été à l’école. Il parcoure le marché portant un panier rempli de concombres qu’il vendait à 500 Fcfa. Chaque jour, le petit garçon quitte, tôt le matin, sa famille à Badalabougou. «Je travaille pour une dame, Tantie Mah. Elle me donne ses légumes que je vends toute la journée. Je suis payé à 1 000 Fcfa par jour», nous a-t-il confié. Alou. D. explique qu’il peut vendre plusieurs paniers de légumes durant la journée. Néanmoins, ce n’est pas pour autant que sa paye augmente. Nous avons cherché à rencontrer «Tantie Mah» dont Alou. D n’est pas le seul employé. Nous avons trouvé la bonne dame détendue sur une chaise, plusieurs légumes frais entreposés devant elle. Elle nous confirme qu’elle emploie des jeunes garçons qui déambulent avec sa marchandise dans le marché et au bord de la route. A la question si elle est consciente que l’emploi des enfants est une violation de la Convention internationale des Droits de l’enfant adoptée depuis 1989, elle nous répond que c’est plutôt leurs parents qu’il faut sanctionner. «J’ai juste eu pitié d’eux quand ils se sont présentés à moi cherchant du travail. Je les nourris puis je les paye, c’est tout», se justifie-t-elle. 2, 5 MILLIONS D’ENFANTS – Sur les statistiques mondiales, il y a 130 millions d’enfants qui travaillent dans le monde et la majorité se trouve en Asie et en Afrique. Parmi ces enfants, certains sont exposés aux pires formes de travail. Au Mali, de nos jours, sur les sept millions d’enfants âgés de 5 à 7 ans, il y a en moyenne 2,5 millions qui sont victimes du travail des enfants. Ces chiffres sont fournis par l’Institut national de la statistique (INSTAT) à travers son Enquête modulaire et permanente auprès des ménages (EMOP). Dans le cadre de la Journée mondiale contre le travail des enfants, nous avons approché le directeur de la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants (CNLTE), Amadou Thiam. A l’instar d’autres pays, le Mali célèbre cette Journée. Le thème de cette année est : «La justice sociale pour tous, éliminons le travail des enfants». Le directeur de la CNTLE nous apprend que dans son Code du travail, le Mali n’autorise pas le travail des enfants avant leurs 15 ans. Et au-delà de 15 ans, « ils peuvent travailler mais sous certaines conditions car il y a aussi les pires formes de travail qui sont interdites au moins de 18 ans. », explique-t-il. Thiam indique qu’en cas de travail d’un enfant, c’est l’employeur qui est sanctionné par la loi. Et cela, peu importe son statut envers l’enfant (parent ou tuteur). «Des textes juridiques sont là. Lorsque vous les violez, vous vous exposez à des sanctions comme des amendes ou l’emprisonnement», insiste-t-il. Cependant, Amadou Thiam explique qu’ils ne sont pas arrivés au niveau des sanctions. Sauf pour les cas avérés que nous avons identifiés lors de nos missions. « Là on peut saisir les autorités judiciaires qui vont interpeller la personne pour la sanctionner», précise-t-il. Le directeur de la CNTLE souligne, toutefois, que dans certains cas, l’enfant s’occupe de petits travaux, comme aider ses parents dans les tâches familiales à condition qu’elles n’interfèrent pas sur sa scolarisation. «On appelle cela des travaux socialisants», précise-t-il. Selon Amadou Thiam, le travail des enfants est un frein considérable au développement durable. Malgré la Convention de 1989 interdisant cette pratique, il trouve « malheureux de constater que le phénomène persiste en plusieurs endroits et dans plusieurs pays du monde. » D’après lui, une enquête nationale menée sur le travail des enfants a révélé que l’effectif d’enfants travailleurs au Mali se concentre plus au niveau de l’agriculture et de l’orpaillage. Ces deux secteurs représentent plus de danger pour les enfants. « Et pour cause, les sites d’orpaillage, qui sont des tombeaux ouverts, exposent les enfants aux produits
Une forêt de barbe sous le menton pour séduire !
Par Tamba CAMARA Bamako, 12 juin (AMAP) Au Mali, désormais la mode, chez les jeunes, c’est de se laisser pousser la barbe en abondance. Ces poils sous le menton, qui étaient vus comme un symbole de sagesse, sont aujourd’hui utilisés comme une arme de séduction par des stars du show-biz, du cinéma ou des sports qui représentent des modèles voire des icônes pour les jeunes. Certains s’identifient tellement à leurs idoles au point d’épouser leur mode, c’est-à-dire leur façon d’être et de s’habiller ou leur apparence physique comme se laisser pousser des barbes devenue la mode chez des stars qui se font imiter à l’échelle planétaire. Le Mali n’est pas en marge de cet effet de mode chez des jeunes qui affectionnent de plus en plus la barbe. La tendance unes est de développer une addiction à la barbe. C’est devenu un style pour les jeunes garçons qui exhibent fièrement leur forêt de barbe. Tout y passe, de la barbe naissante à la celle bien touffue, en passant par la barde dite de trois jours. Selon un sondage réalisé par Opinionway, 92% des hommes de 25-34 ans se laissent pousser la barbe. Beaucoup de jeunes en font une arme de séduction des jeunes filles. C’est le cas d’Amadou Keïta. Ce jeune homme pense que la barbe sort du champ religieux aujourd’hui et fait partie de l’arsenal d’élégance masculine. Madou Coulibaly qui partage ce point de vue porte élégamment aussi une barbiche sous le menton. Il fait partie de cette catégorie de personnes ayant une pilosité faciale tardive. Il a rarement recours au barbier. Pourtant, cet enseignant du secondaire dit avoir accordé moins d’importance à la barbe, il y a quelques années. Aujourd’hui, il affectionne d’avoir une barbe plus expressive, autrement dit une bien touffue.Yaya Sangaré est un jeune branché. Il entretient bien sa barbe puisqu’il passe au moins trois fois par semaine chez le coiffeur. Bréhima Coulibaly lui, a plutôt une conception religieuse de la barbe. La vingtaine certainement révolue, ce fidèle musulman explique garder sa barbe pour répondre à la Sunna du prophète Mohamed (PSL). Selon lui, les érudits expliquent que selon les hadiths qui se rapportent à la question, «tout bon musulman doit laisser pousser sa barbe et l’entretenir sans la raser». Notre interlocuteur parle de l’élégance des hommes qui en portent et de sa satisfaction à répondre à une recommandation religieuse. Il explique que son épouse le trouve plus beau avec la barbe et s’en réjouit. Certains passent dans les salons de coiffure pour bichonner leur barbe. Amadou Diakité, propriétaire d’un salon de coiffure à Djicoroni Para, en Commune IV du District de Bamako, accueille des clients de tous âges et de différentes professions. Trois à cinq clients se bousculent au portillon de son salon pour s’arranger la barbe. Ils déboursent 150 Fcfa pour la coupe normale à 500 Fcfa pour l’entretien complet de la barbe. « Dans le dernier cas, on y applique des produits », explique le coiffeur. ARME DE SEDUCTION – «C’est l’air du temps. On aime porter la barbe sans distinction. Huit clients sur dix ne veulent pas qu’on rase ces poils. Ces clients font une mise en garde au coiffeur de ne pas y toucher», constate Lamine Seydou Traoré dit «Zoto», coiffeur et barbier et promoteur du salon de coiffure à Yirimadjo. Sa clientèle est composée d’employés, de cadres de l’administration mais, aussi, des artistes. «Certains trouvent en la barbe, un arsenal d’élégance masculine», indique le promoteur. Chez lui, un entretien complet de la barbe avec produits coûte 2 000 Fcfa. Bouya est vendeur de produits d’entretien de la barbe à Kalaban coura. Il dispose d’une gamme assez variée de ces produits, notamment des pommades. Il se frotte les mains puisqu’il en vend une vingtaine de boites par jour en raison de 2 000 Fcfa l’unité. Garder la barbe est devenue une mode de diversement appréciée des femmes. «J’adore naturellement la barbe bien soignée chez un homme», déclare Assétou Camara. Cette femme explique à qui veut l’entendre que de plus en plus, les femmes apprécient ces poils sous le menton chez leurs partenaires. Mariam Sissoko est une consœur. Pour elle, c’est une touche particulière à la beauté d’un homme. Contrairement à elles, Madeleine Dembélé, une étudiante en Inde, en séjour au pays ,pour préparer sa thèse, accorde moins d’importance à la pilosité faciale. Elle n’y trouve aucun intérêt. Baye Diakité, sociologue, voit en la barbe un signe particulier des hommes. La barbe est perçue, selon l’universitaire, comme un symbole de virilité. Elle marque la différence avec la femme. Il reprend à son compte une boutade qui exprimait l’autorité de l’homme sur la femme : «C’est moi qui porte la barbe». Le sociologue constate qu’il y a un regain d’intérêt pour la barbe. Les jeunes en portent de plus en plus pour séduire la gent féminine. C’est la nouvelle tendance bien appréciée des jeunes filles. Mais, au-delà, il y a une dimension d’affirmation de soi en tant qu’homme, selon notre interlocuteur. Dr Binta Guindo, dermatologue, explique que la poussée de la barbe est une question de génétique et d’hormone. Elle est régulée par des androgènes, notamment la testostérone et ses précurseurs qui forment la dihydrotestostérone, sécrétée en grande quantité chez certains. Et d’ajouter que les récepteurs de cette hormone ont une affinité pour les cellules du visage. Selon la spécialiste de la peau, à la naissance, l’être humain possède 5 millions de follicules pileux (racine du poil). Elle explique que la barbe protège le visage contre les rayons solaires favorisant le vieillissement, le cancer cutané et préserve contre les allergies respiratoires, causées par la poussière. La dermatologue assure aussi que la barbe, mal entretenue peut-être, à l’origine de plusieurs pathologies cutanées comme les mycoses, les infections bactériennes à type de folliculites, les irritations, l’eczéma. TC/MD (AMAP)
Scrutin référendaire : Militaires et paramilitaires en éclaireurs
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 12 juin (AMAP) Les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des services paramilitaires du Mali ont voté, dimanche, par anticipation, pour référendum constitutionnel du 18 juin, constaté l’AMAP. Notre équipe de reportage a fait le tour de quelques centres de vote à Bamako et à Kati pour constater l’effectivité de cette opération cruciale pour l’avenir de notre pays Il est 8 heures précises au Groupement mobile de sécurité (GMS) à N’Tomikorobougou, où les bureaux de vote ont ouvert en présence effective des agents électoraux. Le sergent stagiaire, Alain Coulibaly, à la tête de la file indienne, se présente devant le bureau n°3 de ce centre. Après vérification de son identité, le policier habillé en treillis, prend une enveloppe, un bulletin de couleur blanche (OUI), et un autre de couleur rouge (NON). Il se dirige derrière l’isoloir. Il en sort après quelque temps avant de mettre l’enveloppe dans l’urne. Après, le policier trempera son doigt dans l’encre indélébile. «C’est un droit pour nous de voter comme les autres citoyens du pays. Raison pour laquelle je suis venu accomplir cet acte», confie Alain Coulibaly, avant d’inviter ses frères d’armes à voter massivement pour le bien-être de l’ensemble du peuple malien. Le centre du GMS, composé de 8 bureaux de vote, compte 3 965 électeurs, selon ses responsables. À l’image du sergent stagiaire Alain Coulibaly, des agents de la police ont effectué le déplacement en grand nombre pour accomplir leur devoir civique. Le sergent-chef de police, Awa Traoré, a voté en notre présence. La militaire affirme avoir accompli cet acte pour que le Mali soit souverain. Mais, aussi, pour que les Maliens soient «soudés». Notre interlocutrice, qui vote depuis l’âge de 18 ans, a appelé ses camarades de corps « à accomplir leur devoir civique à l’occasion de ce scrutin majeur pour l’avenir de notre pays. » De son côté, l’adjudant-chef, Mahamadou Coulibaly, a indiqué avoir accompli son vote pour que notre pays change. Au moment où notre équipe de reportage quittait le GMS, aux environs de 10 heures, le bureau n°3 a enregistré 17 votes. Après ce centre, nous nous sommes rendus au camp Soundjata Kéïta de Kati où l’opération se tenait au Groupe scolaire Amadou Aya Sanogo. Ici, l’ambiance était également bon enfant. Les éléments des forces de défense étaient mobilisés autour de cette opération pour répondre à «l’appel du devoir ». Chose rare pour être signalée, des blessés de guerre, dont certains assistés par leurs camarades d’arme, ont aussi été au rendez-vous électoral. Ceux-ci étaient prioritairement admis dans les bureaux de vote. Certains agents de la protection civile et de la police étaient également présents dans ce centre. Composé de neuf bureaux de vote, ce centre compte 4 030 votants. La 1ère classe Sériba Sangaré en faisait partie. Le jeune militaire a accompli son devoir civique dans ce centre. Au camp Soundjata Keïta de Kati, les militaires murmuraient que l’opération était lente. Notre équipe de reportage s’est également rendue au Camp 1 à Darsalam où le vote se passait dans les locaux du jardin d’enfant chef d’escadron Oumar Coulibaly dit Baron. Le maréchal des logis Issa Goïta a voté dans ce centre. Le gendarme a estimé que « out bon citoyen doit accomplir son devoir civique. » Il a apprécié le déroulement des opérations et s’est également réjoui de ce vote par anticipation qui permettra aux Forces de défense et de sécurité de se concentrer sur le vote des civils, le 18 juin prochain. Au moment de notre passage, aux environs de 11 heures, l’affluence était moindre. Le vote des militaires et des paramilitaires s’est aussi déroulé à l’état-major général des Armées (EMGA), à l’état-major de l’Armée de terre (EMAT), à l’Ecole BA-100 et PC 34è RGT. Mais aussi à l’ex-SNJ, à l’état-major de la Garde nationale du Mali (EMGNM), au Camp 3, à l’Ecole de la gendarmerie nationale, à la Base 101 de Sénou et à la Direction générale de la police nationale (DGPC). Les militaires et des paramilitaires sont parmi les 8 443 044 électeurs inscrits sur la liste électorale pour le scrutin référendaire de cette année. Sur les résultats du vote des FDS et des services paramilitaires pour le référendum, le président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AiGE), Me Moustapha Cissé, explique que les prescriptions légales imposent que « le dépouillement du vote des militaires se fasse en même temps que celui du jour du scrutin du 18 juin,» BD/MD (AMAP)
Initiative pour relier l’Afrique à l’Asie et à l’Europe : Riyad accueille la conférence des hommes d’affaires arabo-chinois
Riyad, 10 juin (UNA-AMAP) Plus de 150 participants sont attendus à la dixième session de la Conférence des hommes d’affaires arabo-chinois sur le thème « Coopération pour la prospérité » qui s’ouvre, ce dimanche, à Riyad, la capitale saoudienne, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA). De grands experts internationaux et 3 000 décideurs de 23 pays participeront aussi, pendant deux jours, à cette conférence placée sous le haut patronage du Prince héritier et Premier ministre saoudien, Mohammed bin Salman bin Abdulaziz. Y assisteront, également, de hauts fonctionnaires gouvernementaux, un large éventail d’investisseurs, des hommes d’affaires, des spécialistes et des personnes intéressées par les relations sino-arabes pour promouvoir le partenariat stratégique basé sur l’initiative de «La ceinture et la route» qui relie l’Asie à l’Afrique et à l’Europe. La conférence a comme but de consolider la coopération commerciale et économique entre le monde des affaires sino-arabes et explorer les opportunités d’investissement dans divers domaines, notamment la technologie, les énergies renouvelables, l’agriculture, l’immobilier, les minéraux, les chaînes d’approvisionnement et l’innovation. Cette conférence comprendra huit tables rondes, 18 ateliers, des réunions spéciales et des événements parallèles. La première session abordera le thème de « l’investissement et le financement à travers l’initiative de «La ceinture et la route», et sera suivie d’un symposium sur le rôle des mégaprojets dans la conception des villes du futur La deuxième session se focalisera sur les moyens innovants de production de l’énergie propre, les énergies renouvelables et la réduction des émissions de carbone. La troisième session, divisée en deux parties, politique et économique, aborde le rôle du tourisme et des loisirs dans la diversification de l’économie. Les sessions de la première journée se conclueront par une discussion sur les enjeux de la sécurité alimentaire et l’agriculture considérés comme éléments clés pour libérer le potentiel de développement. Le deuxième jour de cette conférence sera marqué par l’organisation de la session sous le thème « L’Industrie, la métallurgie et les minéraux – secteurs clés pour un avenir prospère. » Tandis qu’une session portera sur « le renforcement de la résilience dans le secteur des services logistiques, la chaîne d’approvisionnement et les infrastructures ». Une session discutera des soins de santé, l’industrie pharmaceutique et les préparations pharmaceutiques. Alors que celle qui suivra abordera le thème de « l’économie numérique et l’intelligence artificielle » et les moyens de les exploiter pour améliorer les niveaux de productivité et de croissance ». La conférence se terminera par une session sur « le secteur financier et son rôle dans la promotion de la croissance des affaires arabo-chinoises ». D’autre part, un atelier spécialisé discutera un certain nombre de sujets importants tels que : les chaînes d’approvisionnement pour les secteurs pétrolier et gazier, les partenariats d’innovation et de recherche, les défis et les solutions pour les chaînes d’approvisionnement commerciales mondiales, la métallurgie et l’industrie alimentaire, avec la participation de nombreux hauts fonctionnaires des secteurs public et privé. Outre le ministre saoudien des Affaires étrangères, l’ouverture de cette conférence verra la participation du secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, du vice-président de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Hu Chunhua, du ministre saoudien de l’Investissement, l’ingénieur Khalid bin Abdulaziz Al-Falih, et un certain nombre de ministres saoudiens et arabes. MD (AMAP)

