Entreprenariat des jeunes ruraux : Le projet FIER II va créer 5 000 micro-entreprises individuelles
Sikasso, 27 mar (AMAP) Le deuxième projet de Formation professionnelle, insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II), d’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, cible 60.000 jeunes ruraux qui bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur, a été lancé, vendredi, à Sikasso (Sud) par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. FIER II est une initiative de l’État malien qui bénéficie du soutien technique et financier du Fonds international de développement agricole (FIDA). D’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. À terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira les Régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou. 12 cercles seront retenus dans des zones de concentration. Il sera étendu aux bassins de production dans les Régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Le projet sera ensuite étendu à l’ensemble des régions du Mali. « En ratissant aussi large, les autorités de la Transition tiennent à réaffirmer leur engagement en faveur des actions concrètes visant l’amélioration des conditions de vie de nos populations, a souligné le colonel Abdoulaye Maïga, qui représentait le chef de l’État. L’ambitionne en la matière est, selon lui, de consolider les acquis de la première génération du projet FIER; exécuté de 2014 à 2022 et qui «a donné un espoir en apportant des solutions adaptées au bien-être des jeunes et des communautés». Il importe, pour ce faire, d’intensifier les actions de terrain en mettant l’accent sur la productivité. Pour y arriver, « un Fonds de garantie financière durable et un fonds de refinancement des Systèmes financiers décentralisés sont mis en place », a assuré la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. Elle a ajouté que 12 000 Activités génératrices de revenus (AGR) et 5 000 micro-entreprises rurales individuelles sont promues et financées. S’y ajoutent, selon elle, la création de 40 000 emplois directs et l’installation d’infrastructures économiques agrégatives. Elle a invité les jeunes ruraux à en tirer le maximum de profil. Le représentant du FIDA, Oumarou Mazou, a qualifié ce lancement qu’il de « début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. » Le secteur agricole est un pilier important du développement du Mali. Premier pourvoyeur d’emplois avec près de 80% de la population active, il contribue à hauteur de plus de 36% à la formation du Produit intérieur brut (PIB). Les autorités de la Transition entendent poursuivre la promotion de l’esprit d’entreprise en milieu rural, tout en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeurs agricoles et les métiers non agricoles. La population malienne est majoritairement rurale et jeune, près de 77% des Maliens vivent en milieu rural. Potentiel inestimable dont il faut profiter en résolvant les défis liés à l’équipement agricole et à l’accès au financement auxquels ces jeunes sont confrontés. Surtout de qualification pour permettre à cette jeunesse de jouer sa partition dans un monde très compétitif et très ouvert. La cérémonie de lancement a enregistré la présence des représentants du Conseil national de Transition (CNT), des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Segou, Koulikoro et Kayes ainsi que des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux. FD/MD (AMAP)
Bla : Formation des acteurs scolaires sur la gestion de l’école en mode décentralisé
Bla, 26 mars (AMAP) Le préfet du cercle de Bla madame Fanta Samaké a procédé ce lundi 25 mars 2024 dans la salle de réunion du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla à l’ouverture d’un atelier de Formation des acteurs scolaires de l’Académie d’enseignement de San sur la gestion de l’école en mode décentralisé et la prise en compte de la dimension genre dans le cadre d’une éducation de qualité et inclusive organisé par le Projet SCOFI, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur de l’Académie d’enseignement de San, des sous-préfets des arrondissements de Bla et Yangasso, les maires des communes d’interventions du projet SCOFI, les conseillers SCOFI des CAP de Bla et Yangasso, les présidents des Comités de Gestion Scolaire, les présidentes d’Associations des Mères d’Enfants, le personnel administratif du lycée public et de l’Institut de Formation Professionnel (IFP) de Bla. L’objectif général de cette session de formation de deux jours est de s’approprier des contenus des textes juridiques et institutionnel de l’école à mode décentralisé. Quant aux objectifs spécifiques, il s’agit là d’établir le lien entre fondement juridique et fondement institutionnel en mode décentralisé ; citer les supports juridiques et institutionnel de l’école en mode décentralisé ; expliquer les fondements juridiques et institutionnel de l’école en mode décentralisé A l’ouverture de l’atelier, le 2ème adjoint au maire de la Commune de Bla, représentant le maire, a salué tous les acteurs impliqués pour le choix porté sur Bla pour l’organisation de cette importante rencontre. Pour le préfet du Cercle de Bla, Mme Fanta SAMAKE, ce cadre qui est une occasion de se réunir autour de certaines préoccupations de l’école, intervient dans un contexte marqué entre autres, par la crise sécuritaire, avec comme conséquence des contraintes budgétaires au niveau de l’Etat et des collectivités, la diminution des revenus des ménages, le déplacement massif des populations, etc. ; une insuffisance de coordination entre l’ensemble des acteurs scolaires pour une meilleure préservation des droits des enfants en général et des filles en particulier dans le contexte de crise. Pour appuyer l’idée de l’ONG SCOFI pour l’organisation de ce cadre de concertation, le préfet a fait un rappel de la partie éducation du rapport de suivi -évaluation des indicateurs du document cadre de la politique nationale de la décentralisation (DCPND) du Cercle de Bla qui donne un chiffre de 61,82 % comme taux brut de scolarisation pour une valeur cible de 99,98 %. La même source nous révèle que le taux de scolarisation des filles dans le premier cycle de l’enseignement fondamental est de 56 % pour une valeur cible de 70,5 %. Ces données réclament plus d’efforts et montrent la nécessité d’une synergie d’action de l’ensemble des acteurs pour réaliser changement profond du système éducatif. Selon le coordinateur régional du projet Yacouba TOGOLA, le projet SCOFI intervient dans les 90 écoles des Académies d’enseignement de Ségou et de San plus précisément dans les CAP de Ségou, Barouéli et Sanando AE de Ségou ; CAP de Bla et Yangasso dans l’académie de San. MO/KM (AMAP)
Mopti : Deux policiers tués, un autre blessé dans une attaque terroriste
Mopti, 25 mars (AMAP) Deux policiers ont été tués et un autre blessé dans une attaque terroriste contre le poste de contrôle de la rentrée de la ville Mopti le lundi 25 mars 2024, dans la matinée aux environx de 10 heures, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que les deux assaillants, sur une moto Jakarta, se sont arrêtés au niveau des agents avant d’ouvrir le feu sur les occupants des lieux, qui a causé leur mort et blessé un autre. Les assaillants ont ensuite abandonné leur engin pour tenter de fuir avec les motos des agents victimes. Avec la ruée populaire et la promptitude du secours qui a suivi leur acte ignoble, les fugitifs ont fuient pour se confondre à la population du quartier appelé bas-fond, a déclaré notre source. Qui a précisé que l’intervention rapide des Forces de Défense et Sécurité a permis d’interpeller une vingtaine de présumés., et que le blessé dont la vie n’est pas en danger suit les soins médicaux. Enfin notre source précise que les recherches sont en cours pour établir et situer les responsabilités en lien avec l’acte terroriste. Malgré l’accalmie relative, la vigilance doit rester de mise. DC/KM (AMAP)
Ramadan et canicule : Difficile à concilier
Par Fatoumata NAPHO Bamako, 25 mar (AMAP) Seule la foi peut aider les jeûneurs à tenir pendant cette forte poussée de chaleur. Pour ceux qui ne se ménagent pas sous le soleil, il y a un gros risque de déshydratation qui peut avoir de graves conséquences. Selon les exégètes, le musulman est paré de nombreuses vertus dont la patience et l’endurance susceptibles de l’aider à affronter les peines et les difficultés mais, aussi, à consentir des sacrifices pour se rapprocher d’Allah, le Clément et Miséricordieux. C’est donc une épreuve difficile pour le musulman de jeûner dans des conditions caniculaires. « Pas du tout facile ce mois de Ramadan », lance le cordonnier Sékou Sylla tout en secouant la tête. Il confesse être simplement aidé par la foi pour continuer à observer le jeûne, sinon il aurait renoncé. Comme lui, de nombreux fidèles confirment toutes les difficultés à jeûner pendant cette poussée de chaleur. Le soleil ne facilite aucunement la tâche. Et « le délestage chronique » n’est pas fait non plus pour arranger la situation des jeûneurs. Concilier le jeûne et le travail relève de l’ordre normal des choses. Mais, certains semblent avoir des difficultés à concilier les deux ou, du moins, à pouvoir travailler sous la forte chaleur surtout avec de longues séquences de coupure d’électricité un peu partout au Mali. Adama Coulibaly, mécanicien de son état et chef de garage soutient la thèse. Il dit franchement avoir des difficultés à travailler pendant la canicule encore plus dans les conditions actuelles. « Le jeûne lors de ces deux dernières années se fait dans des conditions difficiles », explique le mécanicien. Pour se couvrir des rayons solaires, il porte une casquette noire qu’il plonge dans de l’eau de temps en temps avant de la remettre. Il répète à satiété cette gymnastique ou essaie de trouver le réconfort dans des ablutions faites avec de l’eau fraiche. « Je fais tout cela pour tenir parce qu’un vent chaud et sec souffle », souligne-t-il. Il explique boire suffisamment à la rupture du jeûne pour étancher sa soif mais, aussi, éviter d’être déshydraté. Non loin du garage d’automobiles de notre mécanicien se trouvent des cambistes reconnaissables avec les liasses de billets de banque qu’ils agitent au nez et à la barbe des usagers de la voie publique. Ceux-ci confirment aussi avoir des difficultés à concilier le Ramadan et la canicule. Tous les moyens sont bons pour se préserver d’un coup de chaleur. Oumar Samaké, casquette sur la tête se verse à intervalle régulier un sachet d’eau. Il fait des émules puisqu’un collègue, Bourama Camara, accomplit le même rituel. Il explique avoir du mal à s’éloigner de son bidon d’eau à la rupture. Sur ces entrefaites, Oumar Ouattara arrive sur sa moto. Il enroule autour de son cou une serviette mouillée pour se rafraichir. « Le soleil est vraiment brûlant. C’est ma manière d’y faire face », explique-t-il sur le ton de la plaisanterie. Il explique utiliser cette petite serviette depuis le deuxième jour du Ramadan. Seydou Guindo est un agent de sécurité qui assure la garde 12h sur 24H (6h à 18h) sur son lieu de travail. « En cette période de forte chaleur, ce n’est pas facile de travailler à jeûn », dit-il. Pour souffler un peu, il ne se gêne pas souvent de s’asseoir à l’ombre d’un mur. Quant à Kadiatou Diallo, vendeuse de sachets d’eau, elle confirme se frotter les mains dans la vente de glaces en ce mois de Ramadan. Et d’expliquer écouler souvent 15 paquets de sachets d’eau et réalise sur chaque paquet un bénéfice de 250 Fcfa. Non loin d’elle se trouve un vendeur de dattes, Issouf Dicko. Pour qui le mois de Ramadan est rentable sur le plan financier. Il vend sa denrée alimentaire sous un arbre pour être à l’abri du soleil, parce que ce n’est jamais facile de concilier le travail avec le jeûne. Il ne sort sa tête que pour prendre des ablutions. A côté de lui, Fatoumata Traoré propose des poissons à la clientèle. Elle révèle la timidité du marché en ce mois de Ramadan alors qu’à la même période l’année dernière, c’était encore beaucoup mieux. La canicule y est peut-être pour quelque chose. « Je peux acheter plus de 5 000 Fcfa de glace par jour » pour conserver les poissons. Elle, au moins, est sous un hangar pour se protéger du soleil. Boukary Karambé, qui entretient aussi les véhicules, se dit apte à travailler même sous une forte chaleur. « Je ne me verse pas d’eau, encore moins me mettre une petite serviette mouillée sur la tête », soutient-il. Mohamed Guindo vendeur de cartes de recharge a sa serviette toute trempée au cou lorsque nous l’avons rencontré. Il avoue faire ses ablutions avec de l’eau fraiche. Des environs du ministère de l’Education nationale jusqu’au « Rail da », presque tous les marchands ambulants avaient un sachet d’eau en main. Certains se mouillaient uniquement la tête tandis que d’autres se le versaiten sur tout le corps. Les femmes ne sont pas en reste. La plupart de celles dont nous avons croisé le chemin, avaient de gros glaçons posés sur la tête ou sur le corps. Les ménagères ont également des difficultés à faire la cuisine le soir parce qu’elles suffoquent sous la chaleur. C’est le cas de Mme Diallo Néné qui avoue avoir eu du mal à faire la cuisine, les deux premiers jours du Ramadan. Finalement, elle a abandonné le jeûne. Pendant le Ramadan, les jeuneurs se bousculent dans les mosquées bien climatisées. Ils y restent avant et après les horaires de prière. On observe le même spectacle dans l’enceinte des banques. Certains clients ne boudent pas leur plaisir d’y profiter de l’air conditionné. A la maison, tout le monde se retrouve, surtout le week-end, sous les arbres. Et ceux qui ont des climatiseurs ne sortent pas de leur chambre. C’est le cas de la vieille Mariam Dembélé qui a même prévenu son fils de s’attendre à une facture d’électricité assez relevée à
Journée mondiale de l’eau : Les bons indicateurs du Mali
Bamako, 25 mar (AMAP) En 2024, le taux d’accès au service de l’eau potable au Mali est de 83,2% en milieu urbain et semi-urbain et 67,3% en milieu rural, avec une moyenne nationale de 71,9%, a annoncé, vendredi, le ministre en charge de l’Agriculture Lassine Dembélé, représentant sa collègue de l’Energie et de l’Eau. M. Dembélé, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars sous le thème : « L’eau pour la paix » a ajouté que des projets structurants en cours permettront d’améliorer l’approvisionnement. Il s’agit, entre autres, de la poursuite des travaux de renforcement et d’extension du service d’eau potable, de la réalisation attendue en 2024 de plus de 3 450 nouveaux points d’eau modernes et le renforcement de plus de 620 ouvrages existants dans le périmètre hors concession. « Malheureusement, a regretté M. Dembélé, les ressources en eau continuent de se dégrader au regard non seulement de l’impact du changement climatique et surtout à cause des actions et pratiques humaines : gaspillage d’eau sous toutes ses formes, exploitation anarchique des berges des cours d’eau, activités anarchiques d’orpaillage, rejet des ordures et autres substances nocives dans les cours d’eau. » Au Mali, le clou de cette 32è édition a été une rencontre, organisée, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Cette journée met l’accent sur l’importance de l’eau et plaide pour sa gestion durable afin de lutter contre la crise mondiale de l’eau et favoriser l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD n°6). Cette édition, selon le ministre Lassine Dembélé, est commémorée dans un contexte mondial particulier marqué par l’aggravation des effets du changement climatique, la croissance démographique et la multiplication des conflits liés à l’eau. « Ces phénomènes constituent des menaces réelles pour la protection et la conservation de notre ressource tant précieuse qu’est l’eau. » Le thème est assez révélateur des défis du Mali, en matière d’accès à l’eau potable. Le pays fait partie de ceux en situation de stress hydrique, avec moins de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an. Pire, depuis la grande sécheresse des années 70, l’on assiste à une diminution progressive et une dégradation continue de la qualité des ressources en eau de au Mali. Pour la représentante de la société civile du secteur de l’eau et l’assainissement (CN-CIEPA), Selly Ouane, cette journée est un moment de plaidoyer de la société civile en faveur de l’accès de tous à l’eau potable d’ici 2030. « Dans notre pays, environ 30% de la population manquent d’eau potable avec des disparités entre les milieux, rural, semi-urbain et urbain. En plus, la croissance démographique signifie que de plus en plus d’individus et de secteurs économiques se disputent l’accès à l’eau », a-t-elle analysé. Quant à l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, elle a, au nom des Partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur l’eau et l’assainissement, expliqué que cette Journée rappelle, chaque année, l’importance fondamentale de l’eau pour maintenir la vie, favoriser le développement et promouvoir la paix. «Au cours des dix dernières années, les PTF ont contribué à hauteur de plus 352 milliards de Fcfa d’aide au développement et aux besoins humanitaires. Cet appui a permis d’accroître l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement améliorés dans les zones rurales et urbaines, mettre en œuvre des systèmes d’irrigation innovants pour une agriculture durable et renforcer les capacités techniques et financières des institutions locales», a révélé Rachna Korhonen. FMS/MD (AMAP)
Le chef de l’état malien reçoit le représentant spécial du gouvernement chinois chargé des questions africaines
Bamako, 25 ma (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, vendredi dernier, au palais de Koulouba, le représentant spécial du gouvernement de la République populaire de Chine chargé des questions africaines, Liu Yuxi. Au terme de la rencontre, le représentant spécial du gouvernement chinois chargé des questions africaines a promis que la partie chinoise continuera à renforcer les projets de coopération qui existent. « Nous allons, aussi, entamer de nouveaux projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la médecine et de la sauvegarde de la sécurité du pays», a annoncé l’émissaire chinois. Et de poursuivre : « Nous sommes déterminés à soutenir le Mali dans sa lutte pour le maintien de la sécurité du pays et dans la lutte contre le terrorisme». L’émissaire de Beijing a rappelé que le Mali et la Chine ont une amitié de longue date. Liu Yuxi a indiqué que les deux parties ont réitéré leurs engagements à raffermir la coopération sur les plans bilatéral et international. L’hôte du président de la Transition a, par ailleurs,fait savoir qu’au cours de sa visite, il a pu remarquer les immenses efforts des autorités maliennes pour sauvegarder la paix, la sécurité, la souveraineté du pays mais, aussi, le développement et le bien-être du peuple. Il y a quelques mois, une délégation malienne de haut niveau, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération international, Abdoulaye Diop, a effectué une visite d’amitié et de travail à Beijing, en Chine. Au cours de ce séjour, les deux parties s’étaient félicitées « de la parfaite convergence de vues entre les autorités des deux pays sur de nombreux sujets internationaux et régionaux », notamment ceux relatifs aux principes fondamentaux de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des états. Elles ont déploré la politisation et l’instrumentalisation de la question des droits de l’Homme par certaines puissances étrangères. La partie chinoise a réitéré son soutien aux efforts de Bamako visant le respect de sa souveraineté, le renforcement de la présence et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Elle a également marqué son accord de principe pour soutenir les projets structurants dans les domaines agricole, minier, énergétique, des infrastructures, des nouvelles technologies ainsi que la réalisation d’unités industrielles dans le cadre d’un partenariat « gagnant-gagnant mutuellement avantageux». L’audience a enregistré la présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de son collègue chargé de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. BD/MD (AMAP)
Sikasso lance officiellement la 2ème phase du projet FIER
Sikasso, 25 mars (AMAP) La cérémonie du lancement officiel du 2ème projet de formation professionnelle insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II) a été présidée vendredi à Sikasso, par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, Col Abdoulaye Maïga, en compagnie de son homologue de l’Entreprenariat national de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bagayogo Aminata D. Traoré, a constaté l’AMAP. Elle a enregistré la présence des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Ségou, Koulikoro et Kayes ainsi que les représentants du CNT et des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie de lancement notamment les mots de bienvenue des autorités municipales, les allocutions de remerciements de la Fédération des jeunes ruraux et de la présidente de la Fédération nationale des femmes rurales. Le représentant du FIDA Oumarou Mazou a exprimé toute sa satisfaction d’avoir participé à ce lancement qui est le début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. Mme le ministre en charge de l’Entreprenariat a souligné toute l’importance de ce projet dont la première phase a été une réussite. Selon elle, c’est à cause de ce succès que le Gouvernement du Mali avec le soutien de certains de ses partenaires comme le FIDA, a initié ce 2ème projet. Elle invité les jeunes ruraux à tirer le maximum de profit de ce projet. Le ministre d’Etat ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation représentant le Parrain de l’évènement qui est le président de la Transition, a remercié toute la population pour la grande mobilisation. Il a particulièrement remercié les autorités venues des autres régions pour assister au lancement de ce projet très important pour le monde rural. Le ministre a, a par ailleurs, souligné que les autorités de la Transition sont engagées dans des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie de nos populations. Il a rappelé les trois principes guidant l’action publique au Mali et qui tournent autour des trois D (Défense, Diplomatie et Développement). Selon lui, le secteur agricole joue un rôle important dans le développement de notre pays avec une contribution de plus de 36% et emploie environ 80% de la population active. Selon les informations recueillies auprès des organisateurs, ce 2ème projet de formation professionnelle, Insertion et appui à l’Entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II) a été initié par l’Etat malien avec le soutien technique et financier du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), pour promouvoir l’esprit d’entreprise en milieu rural et faciliter l’intégration économique des jeunes dans les chaines de valeurs agricoles et les métiers non agricoles. D’un coût de 59,5 milliards de FCFA, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. A terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira l’ensemble des régions du Mali mais au départ, il interviendra dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou avec 12 Cercles retenus dans des zones de concentration. Les zones d’extension seront constituées de bassins de production dans les régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. La cérémonie a été riche en couleur avec des témoignages émouvants de certains jeunes bénéficiaires du projet FIER et l’intermède musical de balafon de Nèba Solo sous une fine pluie. La visite des stands d’exposition des produits de certains jeunes bénéficiaires a mis fin à la cérémonie de lancement du projet FIER II au stade municipal de Sikasso. FD/KM (AMAP)
Kita célèbre la journée Mondiale de l’eau
Kita, 25 mars (AMAP) Les travaux de l’édition 2024 de la journée Mondiale de l’eau ont été présidés, vendredi, à l’école fondamentale SOS village d’enfants de Kita, par le Conseiller aux affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de Région, Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentants de l’administration, des élus locaux, des organisations de la société civile, des éducateurs, des élèves et des acteurs élargis de l’eau. Le 22 mars de chaque année est consacré à la Journée Mondiale de l’eau pour attirer l’attention des usagers sur l’importance de l’eau et pour promouvoir la gestion durable des ressources en eau. C’est pourquoi la direction régionale de l’hydraulique de Kita en collaboration avec le projet Action contre la faim (ACF) ont célébré cette journée dans la capitale de l’arachide. Pour le Directeur Régional de l’Hydraulique de Kita Hamidou Djiga, cette journée mondiale de l’eau est célébrée à Kita à un moment où les efforts sont constatés par les autorités pour l’approvisionnement des populations en eau potable. Elle vise pour les acteurs régionaux de faire le point des acquis et les perspectives pour plus d’eau potable aux populations de la capitale de l’arachide. Cette Journée mondiale de l’eau vise à souligner les avantages de la gestion de l’eau en tant que vecteur de paix, en présentant des mécanismes et des outils efficaces pour renforcer la coopération et prévenir les différends liés à l’eau. Des conférences -débats sur le thème « l’eau pour la paix », des sketches et des messages sur la situation de l’approvisionnement en eau potable à l’école fondamentale SOS de Kita ont marqué la Journée mondiale de l’eau. MF/KM (AMAP)
Mali : Hommage aux Martyrs du 26 mars
Bamako, 22 mar (AMAP) L’Association pour la défense des victimes de la répression (ADVR) a organisé, vendredi, une marche funèbre pour commémorer les martyrs de la révolution malienne, à l’occasion du 33è anniversaire du « Vendredi noir. » Il y a trente-trois ans, (22 mars 1991-22 mars 2024) des centaines de jeunes gens, à la fleur de l’âge, ont payé de leur sang, voire leur vie pour l’avènement de la démocratie et du multipartisme au Mali. La commémoration, qui s’est déroulée au Carré des martyrs près du cimetière de Niarela, s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement et d’émotion, a été bien encadrée par les Forces de l’ordre. Les pionniers dirigeaient la marche en tenant une banderole de fond noire. C’était écrit : « Hommage aux martyrs ». Après le dépôt de la gerbe de fleurs par la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la sonnerie aux morts a suivi. Ensuite, l’assistance a observé une minute de silence. Le colonel Assa Badiallo Touré en présence d’anciens ministres et de plusieurs figures importantes du Mouvement démocratique dont Mme Sy Kadiatou Sow, Pr Aly Nouhoum Diallo, Tiébilé Dramé, Yaya Sangaré, a dit que ces victimes méritent le respect et la considération de l’ensemble de la nation. Selon la ministre en charge de la Santé ces « Martyrs de la Nation étaient et demeurent dans le cœur et dans l’esprit du peuple malien. » « De 1992 à nos jours, mon département continue de soutenir les activités de l’Association pour la défense des victimes de la répression », a rappelé la ministre. Elle a souligné que « malgré le contexte difficile que traverse le Mali, la détermination du gouvernement reste ferme et totale à apporter assistance et sécurité à tous les fils du pays. » Le président de l’ADVR, Abdoulaye Dembélé, a rendu hommage « à ces héros, martyrs et enfants qui sont tombés sur le champ de l’honneur, au nom de la patrie. » M. Dembélé a affirmé que l’ADVR « s’engage à contribuer, conformément aux aspirations de nos autorités et de l’ensemble des forces vives, à bâtir une nouvelle nation « un Mali Kura », dont le fondement essentiel est le pardon, la justice et la tolérance. » Au nom de l’ensemble des victimes des répressions de janvier à mars 1991, il a salué « les efforts du gouvernement pour toute l’attention particulière qu’il n’a cessé d’accorder à l’organisation. » Le président Dembélé a sollicité l’opérationnalisation de la fondation du 26 mars, tant espérée par les victimes et leurs ayants-droits. « Votre prédécesseur a posé les jalons, il vous revient d’en assurer la finition », a-t-il dit s’adressant à la ministre de la Santé et du Développement social. SS/MD (AMAP)
Kangaba lance la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole
Kangaba, 22 mars (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole a débuté ce vendredi 22 mars 2024 dans les 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Le lancement a eu lieu au Centre de Santé Communautaire (CSCOM) central de Kangaba en présence des membres du comité de pilotage au grand complet sous la présidence du Préfet du Cercle, Abou DAO. Avant de procéder à la première injection, le médecin chef du centre de santé de référence Dr Moussa SOUGANE a donné quelques informations utiles sur les deux maladies. Selon lui, la rougeole est une maladie virale causée par le virus morbilleux. Elle est très contagieuse, la transmission est interhumaine par les gouttelettes de la salive Les enfants de 9 mois à 14 ans sont les plus exposés. La rougeole peut donner des complications notamment des décès, la cécité, la malnutrition et des complications neurologiques. La prévention est basée sur la vaccination qui est très efficace. Quant à la rubéole, c’est une maladie virale due à un virus de la famille des Togavirus. La rubéole se transmet dans les gouttelettes de salive expulsées par la personne malade. Les personnes atteintes sont contagieuses une semaine avant l’apparition de l’éruption cutanée et jusqu’à 14 jours après. Une transmission au fœtus est aussi possible en cas d’infection par une femme enceinte pendant les premiers mois de la grossesse. La prévention est basée sur la vaccination qui est très efficace. Toujours selon Dr SOUGANE, l’objectif de cette campagne est de contribuer à l’élimination de la rougeole-rubéole en renforçant l’immunité collective des enfants âgés de 9 mois à 14 ans et le système de vaccination au Mali d’ici 2030. Il s’agira au bout d’une semaine de vacciner au moins 95% de la population cible de 9 mois à 14 ans estimée à 64 865 dans le district sanitaire de Kangaba. Pour atteindre tous les enfants en termes de ressources humaines, 144 vaccinateurs, 216 volontaires et 03 superviseurs niveau district ont été déployés sur le terrain. Il faut ajouter à cela la présence du consultant de l’UNICEF. A la différence des autres campagnes qui ont vu l’application de la stratégie porte à porte, l’approche classique avec l’utilisation de la vaccination en stratégie fixe et avancée est de mise pour cette campagne. C’est après ces mises au point que le Préfet à procédé au lancement de la campagne de vaccination contre la rougeole-rubéole dans le district sanitaire de Kangaba. SD/KM (AMAP)

