Retrait de la MINUSMA : Le gouvernement malien explique

Bamako, 17 juin (AMAP) Le ministre malien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, a déclaré que la « décision responsable du gouvernement » de demander le retrait de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), « est la conclusion logique du bilan » de la présence de la mission onusienne au Mali, depuis juillet 2013, soit 10 ans. Selon le colonel Maiga, au terme de cette période, un double constat s’impose : « D’une part, le gouvernement note que le revirement total du mandat de la MINUSMA, qui a évolué de son objectif initial d’appuyer les autorités maliennes pour stabiliser la situation dans les régions du Nord du Mali, écarter les menaces et prendre activement des dispositions afin d’empêcher le retour d’éléments armés dans ces régions, particulièrement à travers le rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. » D’autre part, poursuit le gouvernement, il est impossible de maintenir la paix dans une situation où il n’y a pas de paix à maintenir. « Il en ressort que le mandat de la MINUSMA n’est pas adapté à la situation sécuritaire au Mali, qui aurait nécessité une force de lutte contre le terrorisme, dépassant la doctrine des missions de paix des Nations unies », fait-il remarquer. Le gouvernement, après avoir constaté la non prise en compte de ses fortes réserves et des attentes légitimes des populations maliennes concernant le mandat de la MINUSMA, note que la situation sécuritaire s’est améliorée substantiellement grâce à la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa). « La MINUSMA devient désormais une partie du problème notamment en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale », accuse Bamako. De plus, le gouvernement déplore la perception par la Mission onusienne, des mesures de contrôle de la rotation des contingents et la surveillance de l’espace aérien malien, comme étant des restrictions ou des entraves à la mise en œuvre de son mandat, alors que celles-ci visent à assurer la sécurité de tous. Le gouvernement regrette, par ailleurs, « l’instrumentalisation et la politisation de la question des droits de l’Homme, qui sapent les efforts de stabilisation et de refondation du Mali. » Ces actions qualifiées de « négatives » violeraient les trois principes de respect de la souveraineté du Mali, des choix stratégiques et des choix de partenariat opérés par le Mali et de prise en compte des intérêts maliens dans toutes les décisions et qui guident l’action publique du Mali. « Le gouvernement de la Transition rassure l’opinion nationale que les mesures sont prises pour atténuer l’impact de cette décision.» Par ailleurs, conformément à leur mission régalienne, « les Forces de défense et de sécurité continuent de prendre toutes les dispositions pour défendre l’intégrité du territoire national, assurer la sécurité des personnes et des biens, y compris le personnel et les installations de la MINUSMA. », assure le gouvernement   Il « s’incline devant la mémoire de toutes les victimes de la crise au Mali, maliennes comme étrangères, notamment les Casques bleus, majoritairement africains, tombées au champ d’honneur. »   Le gouvernement du Mali a demandé, officiellement, vendredi, pour la première fois, le retrait de la MINUSMA) par la voix du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop qui intervenait devant la 9350e session du Conseil de sécurité, consacrée à l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, tenue à New York. Les autorités de la Transition ont pris cette « option stratégique de demander le retrait sans délai de la Mission », dans le cadre des consultations en cours sur l’avenir de la MINUSMA. SS/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 16 juin 2023 

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte régissant la circulation routière. Les textes législatifs et réglementaires constituant le code de la route comprennent la Loi n°99004 du 02 mars 1999 régissant la circulation routière et le Décret n°99-134/P-RM du 26 mai 1999 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Dans la pratique, ces textes ont révélé des insuffisances parmi lesquelles on peut citer, notamment : – la non réglementation du transport mixte ; – la prolifération de nouveaux types de tricycles et quadricycles utilisés comme moyens de transport public ; – la non prise en compte des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; – le faible niveau de formation des candidats à l’examen du permis de conduire, dû à l’absence de formation préalable et obligatoire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; – l’absence de moyens adéquats pour contrôler les dépassements de vitesse ; – l’absence de règlementation relative aux conditions de travail dans les transports routiers, en ce qui concerne les temps de conduite et de repos ; – la centralisation de la commission technique spéciale de retrait du permis et autorisation de conduire ; – la non prise en compte dans la règlementation sur le port du casque des passagers des motocyclettes, des conducteurs et passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs ainsi que des cycles ; – la limitation du port de la ceinture de sécurité en rase campagne ; – la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; – la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière et à l’organisation du système de formation à l’obtention du permis de conduire dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; – l’absence des dispositifs de signalisation des véhicules à traction animale en stationnement et d’un centre de transformation des véhicules. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances constatées et à renforcer la sécurité individuelle et collective sur les routes à travers, notamment : – l’introduction des sanctions liées aux surcharges des véhicules de transport en commun ; – l’interdiction expresse du transport mixte ; – l’instauration du permis de conduire de la catégorie B1 pour les tricycles et quadricycles affectés au transport public ; – l’extension de la catégorie C aux appareils de levage et de manutention, comme il est prévu pour les engins de travaux publics, les tracteurs agricoles et les machines agricoles automotrices ; – le classement des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; – l’instauration de la formation préalable obligatoire des candidats à l’examen du permis de conduire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; – l’institution d’une formation complémentaire pour les conducteurs professionnels ; – la déconcentration de la Commission technique spéciale de retrait du permis et de l’autorisation de conduire au niveau des régions ; – la règlementation du temps de conduite et de repos ; – la fixation de la vitesse maximum sur autoroute à 120 km par heure et l’institution d’un système de contrôle de la vitesse par radar ; – l’introduction du contrôle du taux d’alcoolémie et de celui du taux de consommation de la drogue ; – l’élargissement de la règlementation du port obligatoire du casque aux passagers de motocyclettes aux conducteurs et aux passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs et des cycles ; – le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les conducteurs et les passagers de véhicules équipés de ceinture ; – la soumission des motocyclettes, tricycles et quadricycles au contrôle technique. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la crise énergétique. Les conditions difficiles de production ainsi que les difficultés d’accès à l’énergie sont des évènements qui ont abouti à une crise énergétique. La Société Energie du Mali, qui a pour mission la mise en œuvre du service public de l’électricité, a des indicateurs de performance financière fortement dégradés depuis plusieurs années qui ne favorisent pas les investissements conséquents pour faire face à la demande croissante. Cette dégradation des indicateurs est due essentiellement au fait que le kilo watt heure d’électricité produit à 140 francs CFA est vendu à 100 francs CFA, soit une perte de 40 francs CFA par kilo watt heure produit. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a adopté en mars 2022, un Plan de Redressement de la société Energie du Mali accompagné d’un plan quinquennal d’investissement sur la période 2022-2026 dont la mise en œuvre requiert l’accompagnement et le soutien de l’Etat. Le projet de décret adopté vise à reconnaître le caractère extraordinaire de la crise énergétique pour permettre d’accorder, à la Société Energie du Mali, des exonérations fiscales et douanières pour l’acquisition de certains biens et services dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement 2022-2026. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut national de Recherche sur la Médecine et la pharmacopée traditionnelles. La médecine traditionnelle est l’ensemble des connaissances et des pratiques explicables ou

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 16 juin 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte régissant la circulation routière. Les textes législatifs et réglementaires constituant le code de la route comprennent la Loi n°99- 004 du 02 mars 1999 régissant la circulation routière et le Décret n°99-134/P-RM du 26 mai 1999 fixant les conditions de l’usage des voies ouvertes à la circulation publique et de la mise en circulation des véhicules. Dans la pratique, ces textes ont révélé des insuffisances parmi lesquelles on peut citer, notamment : la non réglementation du transport mixte ; la prolifération de nouveaux types de tricycles et quadricycles utilisés comme moyens de transport public ; la non prise en compte des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; le faible niveau de formation des candidats à l’examen du permis de conduire, dû à l’absence de formation préalable et obligatoire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; l’absence de moyens adéquats pour contrôler les dépassements de vitesse ; l’absence de règlementation relative aux conditions de travail dans les transports routiers, en ce qui concerne les temps de conduite et de repos ; la centralisation de la commission technique spéciale de retrait du permis et autorisation de conduire ; la non prise en compte dans la règlementation sur le port du casque des passagers des motocyclettes, des conducteurs et passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs ainsi que des cycles ; la limitation du port de la ceinture de sécurité en rase campagne ; la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’harmonisation des normes et procédures du contrôle de gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; la non-conformité aux dispositions communautaires relatives à l’institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière et à l’organisation du système de formation à l’obtention du permis de conduire dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest africaine ; l’absence des dispositifs de signalisation des véhicules à traction animale en stationnement et d’un centre de transformation des véhicules. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances constatées et à renforcer la sécurité individuelle et collective sur les routes à travers, notamment : l’introduction des sanctions liées aux surcharges des véhicules de transport en commun ; l’interdiction expresse du transport mixte ; l’instauration du permis de conduire de la catégorie B1 pour les tricycles et quadricycles affectés au transport public ; l’extension de la catégorie C aux appareils de levage et de manutention, comme il est prévu pour les engins de travaux publics, les tracteurs agricoles et les machines agricoles automotrices ; le classement des corbillards dans la catégorie des véhicules prioritaires ; l’instauration de la formation préalable obligatoire des candidats à l’examen du permis de conduire dans un établissement d’enseignement de la conduite des véhicules ; l’institution d’une formation complémentaire pour les conducteurs professionnels ; la déconcentration de la Commission technique spéciale de retrait du permis et de l’autorisation de conduire au niveau des régions ; la règlementation du temps de conduite et de repos ; la fixation de la vitesse maximum sur autoroute à 120 km par heure et l’institution d’un système de contrôle de la vitesse par radar ; l’introduction du contrôle du taux d’alcoolémie et de celui du taux de consommation de la drogue ; l’élargissement de la règlementation du port obligatoire du casque aux passagers de motocyclettes aux conducteurs et aux passagers des vélomoteurs, cyclomoteurs et des cycles ; le port obligatoire de la ceinture de sécurité pour les conducteurs et les passagers de véhicules équipés de ceinture ; la soumission des motocyclettes, tricycles et quadricycles au contrôle technique. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la crise énergétique. Les conditions difficiles de production ainsi que les difficultés d’accès à l’énergie sont des évènements qui ont abouti à une crise énergétique. La Société Energie du Mali, qui a pour mission la mise en œuvre du service public de l’électricité, a des indicateurs de performance financière fortement dégradés depuis plusieurs années qui ne favorisent pas les investissements conséquents pour faire face à la demande croissante. Cette dégradation des indicateurs est due essentiellement au fait que le kilo watt heure d’électricité produit à 140 francs CFA est vendu à 100 francs CFA, soit une perte de 40 francs CFA par kilo watt heure produit. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a adopté en mars 2022, un Plan de Redressement de la société Energie du Mali accompagné d’un plan quinquennal d’investissement sur la période 2022-2026 dont la mise en œuvre requiert l’accompagnement et le soutien de l’Etat. Le projet de décret adopté vise à reconnaître le caractère extraordinaire de la crise énergétique pour permettre d’accorder, à la Société Energie du Mali, des exonérations fiscales et douanières pour l’acquisition de certains biens et services dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement 2022-2026. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Institut national de Recherche sur la Médecine et la pharmacopée traditionnelles. La médecine traditionnelle est l’ensemble des connaissances et des pratiques explicables ou non, transmises de génération en génération oralement ou par écrit, utilisées pour diagnostiquer, prévenir ou éliminer un déséquilibre du bien-être physique, mental, social et spirituel. Au Mali, la

Conseil de sécurité de l’ONU : Bamako demande « le retrait sans délai » de la MINUSMA

Bamako, 16 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali demande, officiellement, pour la première fois, le retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) présente au Mali depuis 2013, a déclaré, vendredi, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop. « Nous n’avons d’autre choix que de parvenir aux conclusions objectives du bilan des dix années de présence de la MINUSMA qui n’a pu apporter les réponses adéquates à la situation sécuritaire au Mali et dont les perspectives de maintien ne répondent pas aux impératifs de sécurité des Maliennes et des Maliens », a lancé le chef de la diplomatie malienne S’adressant au Conseil de sécurité des Nations unies, à New-York, lors de la réunion consacrée à l’examen du dernier rapport trimestriel du secrétaire général sur la situation au Mali, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a rappelé que « depuis l’intervention militaire en Libye en 2011, les populations maliennes et celles de la Région du Sahel vivent un véritable drame. » Et depuis une dizaine d’années, « nos pays et leurs populations attendent encore une réponse internationale à la hauteur de cette menace créée et de ses conséquences humanitaires préoccupantes pour la région. »,a-t-il ajouté. Selon M. Diop, les prescriptions internationales, notamment celles prodiguées par la MINUSMA depuis sa création en 2013 « ont montré leur limite. » D’après le ministre malien, après plusieurs années de déploiement des forces de la Mission onusienne sur le terrain, la situation sécuritaire, qui concernait jadis le Nord du pays, s’est progressivement dégradée dans les autres régions du Mali, notamment le Centre. Abdoulaye Diop est formel : « Pour le gouvernement, le constat est que la MINUSMA n’a pas atteint son objectif fondamental. » Selon lui, les options proposées par le secrétaire général dans son rapport sur l’examen interne de la Mission « ne répondent pas aux préoccupations et aux attentes maintes fois exprimées par le gouvernement et les populations du Mali ». Pour lui, « ni les propositions du secrétaire général, encore moins le projet de résolution en cours de négociation par les membres de ce Conseil, n’apportent de réponse appropriée aux attentes des Maliens ». Le ministre Diop estime que ce projet de résolution conforte la récusation de la France en tant que porte-plume tant son contenu est hostile au Mali. Le chef de la diplomatie malienne a soutenu que la MINUSMA « semble devenir une partie du problème en alimentant les tensions intercommunautaires exacerbées par des allégations d’une extrême gravité et qui sont fortement préjudiciables à la paix, à la réconciliation et à la cohésion nationale. » « Cette situation engendre un sentiment de méfiance des populations maliennes à l’égard de la MINUSMA et une crise de confiance entre les autorités maliennes et la Mission », a-t-il ajouté. Avant de souligner que c’est pourquoi, le gouvernement demande le retrait sans délai de la Mission. DD/MD (AMAP)

Grand meeting à Ségou pour un OUI au référendum

Ségou, 16 juin (AMAP) Un grand meeting de soutien au Oui au référendum constitutionnel du dimanche 18 juin, s’est tenu jeudi, dans l’après midi à la tribune de Ségou, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Un seul message était au cœur de ce rassemblement : Sortir massivement pour voter OUI le 18 juin prochain. Cette meeting a regroupé des milliers de personnalité parmi lesquelles le gouverneur de la région de Ségou, le Contrôleur général de Police Alassane Traoré et son cabinet, le préfet du cercle de Ségou et le corps préfectoral, des leaders religieux, des groupements de partis politiques et des organisations de la société civile en faveur du OUI. Y étaient présents, également, des membres du Conseil national de la transition et le collectif des acteurs institutionnels pour un oui massif au scrutin représenté par trois ministres du gouvernement de la Transition. Tous les intervenants qui se sont succédé à la tribune de ce meeting ont appelé les Ségoviens à voter Oui pour ce projet de Constitution fait « par les Maliens et pour les Maliens. » Et le Chef de l’exécutif de la Région de Ségou, les leaders religieux, les groupements des partis politiques et les organisations de la société civile. Le Collectif des acteurs institutionnels représenté par les ministres en charge de la Refondation, Ibrahim Ikassa Maiga, en charge des Maliens établis a l’Etranger, Alhamdou Ag Ilyene et celle déléguée auprès du Premier ministre, Fatoumata Sékou Dicko, a rappelé des innovations majeures qui militent pour un Oui massif. Selon ce mouvement, « le projet de Constitution est une demande forte des Maliens fait par les Malien pour les Maliens avec l’argent des maliens. « Nos valeurs et notre histoire sont au cœur de ce projet. » Dans le projet de Constitution qui préserve les intérêts des Maliens, nos langues nationales sont également devenues des langues officielles. Le collectif a exhorté « à ne pas le rater ce rendez vous rare et important dans la vie de chaque nation et des citoyens. » Et « à sortir massivement en votant Oui sans ambages. » L’IMAMA de Ségou a, également, « invité tous les Ségoviens et au-delà tout le Mali à voter nombreux OUI le jour du scrutin. » « Nous ne nous reconnaissons dans l’IMAMA qui a appelé à voter NON. ADS/MD (AMAP)

Deux blessés graves dans un accident d’hélicoptère de la MINUSMA  (Twitter)

Bamako, 15 juin (AMAP) Un hélicoptère de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été renversé, jeudi, par des vents forts après son atterrissage à Gao, a annoncé le même jour la Mission onusienne sur son compte Twitter. « Ce n’est pas un crash. 2 blessés graves. Ils ont tous quitté l’appareil et reçoivent des soins médicaux », indique la MINUSMA ajoutant que l’appareil n’a pas pris feu. Cet accident survient pendant que le chef de la Mission, El Ghassim Wane se prépare à présenter, le vendredi 16 juin 2023, le rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU sur la situation du Mali devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Le 09 juin dernier, une patrouille de la MINUSMA, près de la ville de Ber, dans le Nord du Mali, a été la cible d’une attaque complexe. Après avoir heurté une mine, elle a essuyé des tirs directs. L’attaque a entraîné la mort d’un Casque bleu burkinabè et blessé huit autres. MDD/MD (AMAP)

Rapport trimestriel du Secrétaire général de l’ONU sur le Mali : Le mémorandum -réponse de Bamako

Bamako, 16 juin (AMAP) La stabilité durable du Mali passe nécessairement par les réformes politiques et institutionnelles recommandées dans le cadre des Assises nationales de la refondation (ANR), ont indiqué les autorités de Bamako, en réaction au Rapport trimestriel du Secrétaire général de l’ONU sur le pays. Après avoir pris connaissance du rapport trimestriel d’Antonio Guterrez, couvrant la période du 31 mars au 1er juin 2023, le Mali dans son mémorandum, met en exergue les reformes en cours, y compris l’organisation, le 18 juin 2023, du référendum constitutionnel, Ces reformes « saluées par le Secrétaire général » comme participant de « la volonté du Gouvernement et des Maliens de refonder le Mali et d’en faire un pays stable et prospère. » Dans une note qu’elle a publiée, la diplomatie malienne indique que « les opérations en cours, de sécurisation des personnes, de leurs biens et de stabilisation du territoire national, menées de manière autonome par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Mali dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, contribueront à renforcer les acquis des dividendes de la paix en faveur des populations ». Le document poursuit, de façon plus générale, poursuit, que le Gouvernement note, par endroit, que le rapport onusien « évoque des faits antérieurs à la période sous examen et qui, dans certains cas, étaient mentionnés dans des précédents rapports. » « Cette approche interroge sur la pertinence de tels rappels, particulièrement lorsqu’ils tendent, dans l’ensemble, à dépeindre une situation sécuritaire qui ne reflète pas la réalité », fait remarquer le document de Bamako. En outre, le Mali déplore le constat que « le rapport ne valorise pas les résultats obtenus par des FDS dans la lutte contre le terrorisme. Cependant l’accent est plutôt mis sur les activités des Groupes armés terroristes (GAT) ». Les autorités maliennes se félicitent, tout de même, que le Secrétaire général mette en exergue les avancées majeures enregistrées dans le domaine des réformes politiques, notamment l’adoption consensuelle de la Loi électorale et de six (6) lois sur la réorganisation territoriale, la mise en place de la carte d’identité nationale biométrique, l’installation de l’Agence indépendante pour la gestion des élections (AIGE), y compris ses coordinations régionales, locales et dans les ambassades et consulats du Mali. « Tenant compte des réalités actuelles et des aspirations profondes du peuple malien, le Gouvernement de transition s’attèle à l’organisation réussie du scrutin référendaire, prévu le 18 juin 2023. Le bon déroulement du processus de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution et la campagne festive y relative augurent un scrutin référendaire apaisé et crédible » écrit Bamako. Sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger le Mali partage la préoccupation du Secrétaire général concernant « le retard accusé dans le processus de paix, dû, en ce qui concerne le récent blocage des travaux, à la décision unilatérale de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme de suspendre leur participation aux mécanismes de suivi de l’Accord. » Malgré ces défis, le Gouvernement malien se dit « engagé à poursuivre la mise en œuvre efficiente de l’Accord, notamment avec les Mouvements de l’Inclusivité, également signataires de l’Accord. » Les autorités maliennes veulent comme preuve de leur engagement constructif « la visite à Kidal, le 14 mai 2023, du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé du suivi de la mise en œuvre de l’Accord, (Ndlr, le colonel-major Ismaïl Wagué) dans le but de renforcer la confiance entre les parties et faciliter la reprise des travaux du Comité de suivi de l’Accord (CSA) ». Sur la question des droits de l’Homme, le Gouvernement « rejette vigoureusement et intégralement les conclusions du rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. » « Signe du caractère pour le moins tendancieux (de ce) rapport, de nombreux acteurs, principalement les populations ayant vécu les évènements de Moura, et des organisations de la société civile, donc indépendantes du Gouvernement, ont démenti les accusations portées » retorquent les autorités de la Transition au Mali. Le Gouvernement « réitère encore une fois son appel en faveur d’un traitement impartial de la question des droits de l’homme (…) afin d’éviter de telles situations regrettables et préjudiciables à la confiance des Etats membres vis-à-vis d’une Organisation dont l’objectif premier est d’aider ses membres à surmonter les difficultés auxquelles ils sont confrontés. » Pour le Mali, une chose est constante : « le Gouvernement continuera d’œuvrer pour la protection et la promotion des droits de l’homme et conformément aux valeurs ancestrales humanistes contenues dans la Charte de Kurunkanfuga de 1236, tout en réitérant son opposition ferme à toute tentative d’instrumentalisation de la question à des fins politiques. » Le Mali « adhère à l’analyse du Secrétaire général 9de l’ONU) selon laquelle le statu quo n’est pas tenable » Le chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop fera entendre à l’ONU cette position en plaidant pour la paix, le respect de la souveraineté, la réconciliation nationale et le développement. AC/MD (AMAP)

Conseil de sécurité de l’ONU : Le ministre des Affaires étrangères du Mali attendu aujourd’hui à New York 

Bamako, 15 juin (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop prendra part à l’examen du rapport trimestriel du secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali, lors du débat public du Conseil de sécurité, ce vendredi 16 juin 2023, à New York. Selon la cellule de communication du département des Affaires étrangères, cet examen périodique s’inscrit dans le cadre d’un exercice classique du Conseil de sécurité, conformément aux dispositions de la résolution 2640 (2022). Le rapport du secrétaire général est essentiellement consacré aux évolutions majeures au Mali tant en matière politique, sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme, que des défis opérationnels de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Au cours de cette séance, le ministre Diop délivrera des messages politiques relatifs au rapport dont l’examen intervient moins de deux semaines avant la décision du Conseil de sécurité sur l’avenir de la MINUSMA dont le mandat arrive à terme le 30 juin 2023. En marge des travaux, le ministre Diop aura, également, des entretiens bilatéraux. SS/MD (AMAP)    

Projet de Constitution du Mali : Le secrétaire général de l’ONU estime le texte dans le même esprit que l’Accord de paix

Bamako, 14 juin (AMAP) Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali que le Projet de Constitution reste dans le même esprit que l’accord pour la paix et la reconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Le document évoque  la publication par l’Observateur indépendant, en mars, d’une étude comparative répondant à une demande de l’équipe de médiation internationale, dans laquelle le constat est que le projet de Constitution reste dans le même esprit que l’Accord dont il intègre plusieurs aspects. Il s’agit, entre autres, de la mise en place de la deuxième chambre du Parlement sous la dénomination de Sénat, de la revalorisation du rôle des entités de justice traditionnelle tels que les Cadis ainsi que la reconnaissance des langues nationales en tant que langues officielles. Antonio Guterres soutient que si elle est adoptée, la nouvelle Constitution entraînera l’application de certaines dispositions de l’Accord. Pour Antonio Guterres, les six lois sur la réorganisation territoriale et administrative coïncident pour l’essentiel avec la disposition de l’Accord appelant « à l’édification d’une nouvelle architecture institutionnelle afin de permettre aux populations du Nord du Mali de gérer leurs propres affaires, par l’intermédiaire de représentants élus aux conseils régionaux et locaux et d’accroître leur représentation dans les institutions nationales ». Le rapport de 22 pages relate les faits nouveaux survenus depuis la publication du précédent, le 30 mars dernier. Sur le plan politique, il note qu’une fois l’élaboration du projet de Constitution achevée en mars, « les autorités maliennes ont entrepris de faire connaître le document auprès de la population ». Et le 5 mai, le gouvernement a annoncé le référendum constitutionnel pour le 18 juin. Selon M . Guterres, l’annonce de cette nouvelle date a été saluée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) » comme une étape importante dans la mise en œuvre du calendrier de la transition. » Le secrétaire général de l’ONU souligne aussi la poursuite de la mise en place de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) dans les régions. Il rappelle que le 10 mai, le Conseil des ministres a adopté une ordonnance modifiant certaines dispositions de la loi électorale afin de faciliter la préparation du référendum « Dans le cadre de l’Accord pour la paix, l’équipe de médiation internationale a poursuivi ses consultations avec les parties afin de faciliter la reprise des travaux des mécanismes de suivi », a indiqué Antonio Guterres, ajoutant qu’en parallèle, son représentant spécial pour le Mali et le chef de file de la médiation ont continué de dialoguer avec les parties afin de garantir une compréhension commune des actions proposées et de la voie à suivre. Le rapport rappelle que le 12 mai à Kidal, le ministre en charge de la Réconciliation nationale et de la Paix, le colonel-major Ismaël Wagué, a rencontré des représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme pour rétablir un sentiment de confiance et faciliter la reprise des travaux des mécanismes de suivi. Il précise, toutefois, que tout cela a eu lieu « sur fond de tensions croissantes entre les parties, résultant du survol par un avion des Forces armées maliennes (FAMa) le 5 avril, de zones situées dans le Nord du pays dont Kidal.» OPÉRATIONS DES FAMa – S’agissant de l’évolution des conditions de sécurité, le rapport relève la poursuite de la prise pour cible d’installations de l’État telles que des postes de douane et forestiers par des extrémistes dans le Sud et l’Ouest du pays. D’après les chiffres recueillis par la MINUSMa, entre le 1er juillet 2022 et le 22 mai 2023, 1002 civils ont été tués et 445 autres blessés en raison du conflit armé, lors de détonation d’engins explosifs improvisés et du fait d’actes criminels. Ce qui marque une diminution par rapport aux 1556 morts et 530 blessés civils enregistrés pour la période du 1er juillet 2021 au 30 juin 2022. Le secrétaire général de l’Onu attribue cette baisse du nombre de victimes civiles à la pression exercée par les opérations militaires des FAMa sur les groupes extrémistes ainsi qu’à un changement de tactique de la part de ces derniers. En outre, le rapport signale que la situation humanitaire est restée alarmante. D’après Antonio Guterres, les organisations humanitaires travaillant dans le cadre du plan de réponse humanitaire coordonné par les Nations unies ont estimé qu’en 2023, 8,8 millions de personnes auraient besoin d’une assistance et d’une protection humanitaires dans le pays, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente. Concernant la Transition politique, le rapport relève que le 19 avril, le comité technique chargé du suivi du calendrier de transition composé d’experts de la CEDEAO, de l’Union africaine (UA) et de la MINUSMA ainsi que de Maliens, s’est réuni pour évaluer l’état d’avancement des 57 activités que les autorités maliennes avaient décidé de mettre en œuvre entre juillet 2022 et mars 2024. Lors de la session, il a été déterminé que 38 activités avaient été entreprises dont 23 étaient achevées. Les 15 activités en cours, dont certaines avaient connu des retards, concernaient la liste électorale (2), le référendum constitutionnel (7), les élections locales (3), l’organisation des élections législatives et présidentielle (2) et l’opérationnalisation de l’AIGE (1). DD/MD (AMAP)  

Affaire Ras Bath : Délibéré au 11 juillet

Bamako, 14 juin (AMAP) Le Tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako a mis, mardi, en délibéré au 11 juillet prochain l’affaire du chroniqueur et animateur de radio, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath. L’animateur est jugé pour des propos qu’il a tenus lors de la 3è conférence nationale de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP), formation politique de ex-Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga, décédé pendant qu’il sous le coup d’une arrestation dans une affaire d’achats d’équipements militaires. Au cours de la réunion de son parti, Youssouf Bathily avait déclaré que «l’ancien Premier ministre « a été assassiné».   Au terme de l’audience, qui s’est déroulée à huis clos, l’avocat du prévenu, Me Kassoum Tapo a confié que « pratiquement, dans un mois, on saura la décision du tribunal». Le substitut du procureur près le Tribunal de Grande instance de la Commune IV, Mamadi Tounkara, a confirmé que l’affaire a été mise en délibéré pour le 11 juillet prochain. « Entre temps, a-t-il dit, Mohamed Youssouf Bathily reste en prison. » Le magistrat a par, ailleurs, indiqué qu’au cours de l’audience, le parquet a requis la peine maximale (5 ans) contre le prévenu.   Youssouf Bathily, également porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), a été incarcéré après son interpellation, en mars dernier, par le commissariat de Lafiabougou suite aux propos qui lui sont reprochés. Après son audition au commissariat, il a été présenté à un juge du tribunal de la Commune IV, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) pour «simulation d’infractions et trouble à l’ordre public». Quelques jours après, il a, à nouveau, été présenté au parquet de la même juridiction pour de nouvelles charges contre lui Ces charges dont il fait l’objet datent d’il y a 10 ans. Il s’agit des faits «d’association de malfaiteurs contre autrui, d’offense au chef de l’État et de diffusion des paroles contre les mœurs du pays». Pour le procès de mardi, les soutiens de Ras Bath étaient présent en nombre au tribunal. Les éléments des forces de l’ordre, également, pour parer à toute éventualité. BD/MD (AMAP)