Sit-in du syndicat des banques contre l’arrestation d’agents d’Ecobank-Mali
Bamako, 11 mar (AMAP) Les employés de plusieurs banques de Bamako observent, depuis lundi, un sit-in de 72 heures pour demander la libération de deux agents d’Ecobank, a constaté l’AMAP sur place. « Ces agents d’Ecobank ont été mis sous mandat de dépôt pour avoir transmis des messages swift (garanties) en toute conformité avec la réglementation bancaire et des procédures d’Ecobank», indique un communiqué rendu public, samedi dernier, par la section syndicale des Banques. En plus du sit-in, les manifestants ont décidé de « l’arrêt immédiat de tout transfert de garanties de la société Énergie du Mali (EDM-SA), des structures publiques et parapubliques jusqu’à nouvel ordre. » Lundi matin, aux environs de 8 heures, devant les locaux de plusieurs établissements bancaires de la capitale malienne, les protestataires brandissaient des pancartes : « Libérez Biram Diop et Alassane Touré», «Notre fonction mérite mieux que la prison», «Qui connaît mieux les procédures bancaires que les banquiers» sont, entre autres, slogans qu’on pouvait lire. A notre passage au siège de la Banque malienne de solidarité (BMS) à l’ACI 2000, les agents avaient occupé la voie devant leur établissement. Ils avançaient à petits pas, brandissant des pancartes et scandant : « A bas l’injustice », « Ensemble, nous sommes forts. Unis, nous vaincrons ». Selon le secrétaire général du comité syndical de la BMS, Cheick Oumar Diakité, « nos camarades ont été envoyés en prison pour avoir appliqué la loi. » M. Diakité explique que l’opération que les mis en cause « ont effectuée consiste, pour un banquier, à relayer à sa banque un message en provenance d’une autre. » « Dans ce cas, le banquier n’est ni de près ou de loin responsable du contenu de ce message’, soutient-il. « L’opération dont il s’agit n’est pas celle d’Ecobank, mais plutôt une opération qui concerne la Banque de développement du Mali (BDM) et son client qui est Ecobank-Tanzanie, représenté dans notre pays par Ecobank-Mali », poursuit-il. « L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF) s’est réunie et a trouvé que les procédures ont été appliquées conformément aux textes », informe Cheick Oumar Diakité. Tout comme les groupes Ecobank. « On ne sait pas, aujourd’hui, pourquoi ils sont en prison. Nous attendons à ce qu’ils libèrent nos camarades qui ne sont pas concernés par le contenu du message qu’on leur reproche », assure-t-il. Devant plusieurs autres banques, les manifestants affichaient la même détermination. Sous un soleil de plomb, vers 9 heures, le secrétaire général du comité syndical d’Orabank, Ogotembeloum Guindo accompagné de ses collègues, criait son mécontentement. « On réclame juste la libération de nos camarades, rien de plus », a déclaré M. Guindo. Ses collègues d’Ecobank sont dans la même dynamique. « Nous allons mener ce combat jusqu’à la libération inconditionnelle de nos camarades qui ont été injustement emprisonnés dans l’exercice de leur fonction », a insisté Mamadou Sékou Traoré, secrétaire général du Comité syndical de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Les employés de banque entendent durcir leur manifestation si leurs camarades ne sont pas libérés. Une assemblée extraordinaire, prévue jeudi prochain à la Bourse du travail, précisera la suite à donner à ce mouvement d’humeur. FC/MD (AMAP)
Environnement : La Stratégie nationale de sécurité climatique au centre d’un atelier
Bamako, 11 mars (AMAP)La cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de validation validation de la stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action a été présidée ce mardi, dans un hôtel de la place par le Secrétaire Général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP. Etaient présents, les représentants des gouverneurs et les élus communaux des régions, des partenaires techniques et financiers, précisément Roland Seri représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement, de l’ambassadeur de la république Belgique, Patrick Deboeck , de la secrétaire exécutive de Liptako Gourma Hawa Aw et le représentant du maire de la commune IV. L’objectif de l’atelier est de réunir les acteurs du domaine afin qu’ils puissent échanger sur le rapport provisoire de la stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action et également faire des recommandations. “ Votre participation démontre votre attachement pour la protection de notre environnement et à la consolidation de la paix et de la sécurité dans un contexte où le changement climatique devient un facteur croissant d’instabilité” a-t-il déclaré le Secrétaire général du ministère de l’environnement l’assainissement et du développement durable avant de remercier les partenaires techniques et financiers notamment “ l’ ALG, le royaume du Belgique et le programme des Nations Unies pour le développement” , qui ont contribué à travers leur appui financier et technique à l’élaboration de cette stratégie ambitieuse et innovatrice. Et de préciser que la stratégie nationale de sécurité climatique est le fruit d’un processus de concertation approfondie menée à travers plusieurs rencontres stratégiques et techniques. Il s’agit de l’atelier national de concertation de septembre 2024 à Bamako, l’atelier de planification d’octobre 2024 à Ségou ainsi que les travaux du comité Adoc en février 2025. Selon le Secrétaire général du ministère, cette stratégie nationale de sécurité climatique permettra de répondre au défi croissant cause par les changements climatiques. Quant aux partenaires techniques et financiers, précisément l’ALG, le royaume du Belgique et le programme des Nations Unies pour le développement ont tous affirmé leur engagement et leur soutien auprès des autorités maliennes pour tous les projets de lutte contre le dérèglement climatique. Ils se sont réjouit de la concertation approfondie des acteurs concernés, lors du processus de l’élaboration de la stratégie, tout en invitant les participants d’évaluer avec rigueur et sérénité le rapport provisoire de la validation de la stratégie nationale de sécurité climatique au Mali et son plan d’action. “En effet, la sécurité climatique représente un problème transfrontalier qui va au-delà des capacités de réponses épars des pays, donc requiert une synergie d’action efficace et efficience” ajoute, Hawa Aw, Secrétaire exécutive de Liptako Gourma. Pour clore ses propos, le Segal du ministre a invité les participants à suivre ces travaux de validation avec rigueur. “ Votre engagement dans cet atelier est essentiel. Il vous revient d’apporter vos analyses, vos expertises et vos recommandations pour assurer la pertinence et l’opérationnalisation de cette stratégie et de son plan d’action. Nous comptons sur votre rigueur et votre esprit de collaboration pour garantir que ce document reflète les réalités du terrain et réponde aux défis actuels et future” a-t-il conclu, avant de déclarer ouvert les travaux de l’atelier. MD/KM (AMAP)
Ménaka (Nord) : Le salaire de près de 150 enseignants suspendu pour « abandon de poste »
Bamako, 11 mar (AMAP) Le salaire de quelque 150 enseignants de Ménaka, dans le Nord du Mali, est suspendu à compter du 1er avril 2025 pour « abandon de poste » selon une décision, le gouverneur de la Région, le colonel-major Lanzeni Konaté. « Pour compter du 1er avril 2025, le salaire des enseignants en abandon de poste dans l’Académie d’enseignement de Ménaka (…), est suspendu jusqu’à nouvel ordre », indique la décision datée de lundi. Parmi les enseignants concernés, 141 sont de l’enseignement fondamental, 7 de l’enseignement secondaire et 3 de l’enseignement préscolaire. Dans sa décision, le gouverneur de Ménaka indique avoir invité le 22 février 2025 les enseignants en abandon de poste « à rejoindre leur établissement au plus tard le 3 mars 2025. » Le colonel-major Lanzeni Konaté a fait savoir que sa décision intervient après une rencontre tenue à la mairie de Ménaka le 27 janvier 2025 portant sur l’absentéisme des enseignants en question. Une autre réunion s’est tenue le 20 février, pour prendre des mesures face à leur comportement MD/MFD (AMAP)
Kangaba : Les marchés suffisamment approvisionnés et les prix stables
Kangaba, 11 mars (AMAP) Dans le cercle de Kangaba, en ce début du mois de ramadan, les marchés sont suffisamment approvisionnés et les prix sont restés stables, a constaté l’AMAP. Pour nous rassurer, nous avons fait un tour dans le grand marché de Kangaba où nous avons rencontré quelques vendeurs de céréales et les bouchers qui ont été, on ne peut plus clair. Le riz Gambiaka est vendu à 27 000 FCFA, 26 000 FCFA et 25 000 FCFA selon les variétés. Le prix varie entre 26 000 FCFA, 24 000 FCFA et 25 000 FCFA pour le riz importé. Le maïs et le sorgho sont vendus à 15 000 FCFA les 50 kg et le petit mil est vendu à 20 000 FCFA et 21 000 FCFA le sac de 50 kg. Dans toutes les boutiques, le sucre est vendu à 650 FCFA le kilogramme et le sac de 50 kg est cédé à 28 000 FCFA. Il y a deux qualités d’huile sur le marché. Le premier est vendu à 23 000 FCFA le bidon de 20 litres et le second est vendu à 19 000 FCFA le bidon de 20 litres. Le marché est suffisamment approvisionné en farine et en fonio. La farine est vendue à 500 FCFA le kg et le fonio est cédé à 750 FCFA le kg. Quant à la viande rouge, le kg avec os est vendu à 2 500 FCFA contre 3 000 FCFA le kg sans os. Sur ce dernier point, les bouchers affirment qu’ils vendent à perte depuis longtemps, cela, à cause des prix très élevés des animaux. Selon les commerçants détaillants, les prix sont restés stationnaires sur le marché de Kangaba. Le président de la Chambre locale de commerce monsieur Yaya Magassouba, a donné l’assurance qu’il n’y aura pas de rupture durant le mois de ramadan et les prix ne grimperont pas non plus. SD/KM (AMAP)
Fatakara (Nord) : Des populations poussées à quitter la localité par des groupes djihadistes présumés
Goundam, 11 mar (AMAP) De nombreux habitants de Fatakara, chef-lieu de la Commune du Télé, sont arrivés, ce mardi matin, vers 2 heures, par l’entrée Nord-ouest de Goundam, à 90 km, au Sud de Tombouctou (Nord), a constaté l’AMAP sur place. Selon les villageois, « des individus armés non identifiés sont entrés dans une maison ciblée où ils ont demandé au chef de famille de les suivre. Aussitôt la porte franchie, on lui a tiré dessus et laissé pour mort. » « Sa famille, avec l’aide des populations, a pu l’évacuer à Goundam, puis à Tombouctou (90 km plus au Nord) où il demeure toujours inconscient », selon les mêmes sources. Elles ajoutent, pour expliquer le motif de leur départ, que depuis bientôt deux jours, des hommes armés ont mis en demeure la population de la localité de quitter le village. « Toute personne qui n’obéira pas à cet ordre sera tout simplement tué », auraient-ils menacé. Le point d’entrée de ces populations à Goundam a été animé par un incessant bruit de motos-taxis, motos et véhicules de transports chargés de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Ce n’est qu’au petit matin que la ville de Goundam a découvert ce déferlement de la population de Fatakara vers le centre-ville et les écoles. Fatakara est le chef-lieu de la Commune du Télé distant de 25 km de Goundam et est situé au Nord-ouest de la ville sur les hauteurs du lac Télé séparant les deux entités. Un élan de solidarité s’est manifeste à Goundam dont les habitants ont apporté des produits alimentaires aux déplacés. En ce moment, les autorités administratives accompagnées de responsables d’associations ont rencontré les déplacés en vue de coordonner leurs actions et aides. AAT/MD (AMAP)
Kayes : La DRCC veille au respect des prix et la qualité des produits de consommation
Kayes, 11 mars (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence multiplie les missions pour s’assurer du respect des prix plafonds et de la disponibilité des vivres au niveau des marchés et points de vente de la région, a constaté l’AMAP. La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes intensifie, ces temps-ci, des visites de terrain dans certains centres commerciaux pour veiller sur la bonne qualité et la stabilité des produits de première nécessité. D’après la cellule de communication du gouvernorat, cette direction régionale a procédé ce jour à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre. La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Et les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations. C’est ainsi qu’à la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu dans certains points de vente et magasins de la cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, Robo Bayo, directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes et ses agents avaient saisi d’importantes quantités de produits périmés et des produits avariés dans certains points de vente de la ville de Kayes, capitale de la 1ère région administrative du Mali. Il s’agit des produits alimentaires et des médicaments d’une valeur de 455 millions de FCFA. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 Février 2025, en présence des services compétents, dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore arrivé à terme. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments ne sont pas aérées », a expliqué Robo Bayo. Qui a saisi la justice de Kayes le 21 Janvier 2025. Il ressort de notre entretien avec Robo Bayo que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015- 036 du 15 Juillet 2015 portant protection du consommateur. L’Article 38 de cette loi stipule que les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national, et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. D’après son Article 49, la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fête, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le directeur Robo Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie Populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/KM (AMAP)
Non-respect des prix : La direction du Commerce ferme des boutiques à Kayes
Kayes 10 mar (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes (Ouest), capitale de la 1ère région administrative du Mali, a procédé, lundi, à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, à la frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre, annonce la cellule de communication du gouvernorat. « La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations », explqiue la même source. A la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu en certains points de vente et magasins de la Cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes, Robo Bayo, et ses agents avaient saisi d’importantes quantité de produits périmés et avariés en certains points de vente de la ville de Kayes. Il s’agit de produits alimentaires et de médicaments d’une valeur de 455 millions de Fcfa. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 février 2025, en présence des services compétents dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore dépassé. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments, ne sont pas aérées », a expliqué M. Bayo qui a saisi la justice de Kayes le 21 janvier 2025. Dans un entretien avec l’AMAP, Robo Bayo a expliqué que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux « peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015/036/ du 15 juillet 2015 portant protection du consommateur. L’article 38 de cette loi stipule que « les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. » « Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. » D’après l’article 49 de la loi, « la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. » « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fêtes, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le M. Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/MD (AMAP)
Sikasso a enregistré 32 millimètres de pluie ce matin
Sikasso, 10 mars (AMAP)La station Météo de la ville du Kénédougou a annoncé ce lundi entre 6H et 7H une quantité de pluie de « 32millimètres » dans la ville de Sikasso, a constaté l’AMAP. Selon le coordinateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté , ces premières pluies sont considérées comme «les pluies de mangues ». A l’en croire, ces pluies constituent des phénomènes cycliques qui arrivent périodiquement. En terme météorologique, elles sont dues à l’installation d’une dépression sur le nord du Mali qui a aspiré un peu le sud . « C’est une situation passagère qui n’annonce pas l’hivernage. Ces pluies servent à dépoussiérer l’environnement», a déclaré Salif Diabaté. En tout cas, ces pluies ont été fortement appréciées par la population de Sikasso, surtout en cette période de ramadan et de carême. «Au moins aujourd’hui, on ne subira pas le soleil accablant et la forte chaleur. Le jeun sera plus facile car il fait beau temps», s’est réjoui le jeûneur Hamidou Diarra. MFD/KM (AMAP)
Gao : Un aperçu sur l’Hôpital hangadoumbo Moulaye Touré
Gao, 10 mars (AMAP) L’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré (HHMT) de Gao est la seule structure sanitaire qui couvre les trois régions du nord (Gao, Ménaka et Kidal) en plus des pays voisins (le Niger, l’Algérie et la Mauritanie en matière de santé, a appris l’AMAP de source sanitaire. Le directeur général de la structure de santé de Gao, Dr Youssouf Almoustapha Touré précise que l’établissement a connu une période à la fois simultanée et exigeante. « Ainsi, de nombreux défis qui ont été l’occasion de réaliser des avancées significatives. Le soutien et à la collaboration de l’ensemble du personnel de la structure a permis à l’hôpital d’atteindre ses objectifs, essentiellement l’amélioration des services et le renforcement de la position de l’établissement de santé de référence pour le grand septentrion malien et même les régions voisines de certains pays limitrophes », a soutenu le Dr Touré. L’année dernière, certains projets ont été réalisés et qui ont donné un impact positif. Cela à travers l’amélioration des équipements médicaux et la formation continue du personnel. Malgré ces faits, des défis ne manquent pas : tels que le financement des soins, l’attraction et la rétention des talents ainsi que l’optimisation de ressources font partie des priorités que la Direction et son personnel envisagent, a développé le DG de la structuré régional de la santé. Et déclare que le nombre des communautés venu de tous les horizons en ceinture dans la banlieue de la commune urbaine de Gao est élevé ; les blessés par arme à feu civilo-militaires qui reçoivent en bon nombre la gratuité des soins au niveau de l’hôpital et la gestion des dépouilles mortelles. Le Dr Youssouf Touré a, par ailleurs, souligné que la structure sanitaire doit s’adapter aux évolutions technologiques qui ont recours à la concrétisation de certaines disciplines médico chirurgicales non encore réalisées dans l’établissement hospitalier parmi lesquelles la formation en neurochirurgie d’un médecin à la Femos de l’Univesité de Bamako, la chirurgie enfantine à Marakech au Maroc ; la pédiatrie oncologique à la Femos, la pneumologie à la Femos , la kinésie thérapie, la cytopathologie en anatomie qui fera de l’hôpital régional de Gao quelques années le principal pôle d’expertises médico juridiques des juridictions de troisième niveau en République du Mali et ceux-ci s’inscrivent dans le cadre de la satisfaction des attentes croissantes des populations en matière de santé . AT/KM (AMAP)
Célébration du 8 Maes à Kayes : L’implication des femmes et des jeunes dans la gestion des conflits en ligne de mire
Kayes, 10 mars (AMAP) La célébration de la Journée internationale de la femme a été couplée au lancement de la campagne de sensibilisation sur l’alerte précoce, la prévention des conflits et la lutte contre la corruption à Kayes. L’accent a été mis sur le rôle de la gente féminine et des jeunes, a constaté l’AMAP. Cette année, la Fête du 8 Mars (Journée internationale de la femme) a connu une autre dimension dans la Région de Kayes, grâce à la collaboration entre le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et celui en charge de la réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale. La cérémonie commémorative de cette journée a été couplée à celle du lancement de la campagne de sensibilisation sur l’alerte précoce, la prévention des conflits et la lutte contre la corruption à Kayes. Très tôt, les gens, dont plusieurs d’entre eux vêtus de pagnes du 8 Mars, ont convergé très tôt vers l’esplanade du Stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes pour être témoins de cette fête qui symbolise le combat des femmes qui se sont sacrifiées pour l’égalité des chances. Cette activité a été financée par le projet d’Appui à la Lutte contre la Corruption pour et par l’Egalité des Genres (LUCEG) afin de renforcer la participation des organisations des femmes et des jeunes dans les différents mécanismes de gestion des conflits qui sont relatifs, notamment au foncier, à l’esclavage par ascendance, aux problèmes de désignation des chefs de villages, dans la région de Kayes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui reconnaît le rôle central des femmes dans le rétablissement de la paix et de la sécurité. Le Mali, à travers sa Politique nationale genre adoptée en 2010 et la Stratégie sectorielle genre du ministère de la réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, est résolument engagé à promouvoir l’équité et l’égalité des chances pour une participation effective des femmes à la consolidation et à la construction de la paix. Nul n’ignore que la crise sécuritaire et les conflits intercommunautaires qui affectent notre pays, depuis plus d’une décennie, ont eu des conséquences désastreuses sur nos communautés. Les femmes, les filles et les jeunes en sont les premières victimes d’où la nécessité, pour ce département que dirige le ministre, le général de corps d’armée Ismaël Wagué, d’impliquer ces actrices et acteurs dans les différents mécanismes de prévention des conflits pour le maintien d’une paix inclusive et de durable. D’après Mme Raïcha Wallet Altalata, qui représentait le ministre Wagué à Kayes, l’objectif de cette campagne est basé essentiellement sur la sensibilisation, le renforcement des capacités et l’engagement des femmes et des jeunes dans l’alerte précoce, la prévention des conflits et la lutte contre la corruption. Elle permettra également de créer un réseau dynamique de femmes et de jeunes déterminés à promouvoir la paix et la cohésion sociale au sein de leurs communautés. « Le choix de mener ces deux activités ensemble a tout son sens car, la célébration de la Journée Internationale de la Femme est un appel constant à un devoir de mémoire : la reconnaissance des luttes passées, les martyres tombées, le mérite des victoires conquises, les défis à relever pour la pleine jouissance des femmes de leurs droits afin d’atteindre leur autonomisation, gage d’un développement humain durable ; mais aussi et surtout d’une paix durable », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Il a salué la détermination et la résilience des femmes de la Région de Kayes qui, depuis des générations, jouent un rôle fondamental dans la vie socio-économique et culturelles de nos communautés. « Elles sont le pilier de nos familles, de nos villages, et contribuent activement à la construction d’un avenir meilleur pour tous. D’où le choix du thème de cette année Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », a-t-il souligné, en plaidant pour la pleine inclusion de la gent féminine dans tous les secteurs de la vie publique et privée. L’occasion était bonne pour le gouverneur de la Région de Kayes de faire observer une minute de silence à la mémoire des braves femmes qui ont perdu leurs vies le 15 Février 2025 suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba. S’agissant de la campagne de sensibilisation, le chef de l’exécutif régional a rappelé que la prévention des conflits et la gestion des crises ne peuvent se faire sans une participation active des femmes et des jeunes. « Les femmes sont souvent les premières à détecter les signes d’une situation de tension ou de conflit. Leur intuition, leur savoir-faire et leur engagement dans les communautés font d’elles des actrices clés dans l’alerte précoce. Ici en 2024, pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale, plus de 200 femmes ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur la prévention des conflits », assuré le gouverneur Moussa Soumaré. Des attestations de reconnaissance ont été remises au parrain de la cérémonie Paul Bamba Kéïta, professeur d’enseignement secondaire général et président de l’ONG FANDEMA, à la marraine Mme Nana Soukho et à d’autres personnes. L’assistance a suivi avec intérêt un sketch de la troupe « Douba Dance » sur le problème d’héritage, les violences conjugales et le rôle de la femme dans la gestion des conflits. Un jeu-concours a été organisé à l’intention des jeunes, notamment des élèves et étudiants. BMS/KM (AMAP)

