Bamako, 2 août (AMAP) Cette célébration commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, envoyé au Gabon en 1895 par l’administration coloniale française. Pour les fidèles, cet exil est devenu un symbole de foi, de patience, de résilience et de confiance en Dieu. Chaque année, le 18 Safar du calendrier musulman, le Sénégal vit au rythme du Grand Magal de Touba, l’un des plus grands rassemblements religieux d’Afrique.
Le mot « Magal », en wolof, signifie rendre hommage, célébrer ou magnifier. Bien plus qu’une simple fête, c’est un moment de recueillement, de prières, de solidarité et de partage; Le mot Touba vient de l’arabe (ṭūbā), qui signifie « félicité ». À l’approche du Magal, des millions de pèlerins venus des différentes régions du Sénégal, mais aussi du Mali, de la Gambie…de nombreux autres pays convergent vers Touba, la ville sainte du mouridisme, située dans la région de Diourbel.
Pendant cette période, Dakar et plusieurs grandes villes du Sénégal se vident presque de leurs habitants, tant l’affluence vers Touba est importante. À Touba, les familles, les dahiras et les habitants ouvrent largement leurs portes aux visiteurs. Les repas sont préparés en très grande quantité et distribués gratuitement aux pèlerins tout au long de la journée. L’hospitalité et le partage font partie des valeurs essentielles du Magal.
Au Mali aussi, nombreux sont ceux qui prennent la route de Touba pour vivre cette expérience spirituelle. Aminata Koné Malienne actuellement à Touba participe déjà au Magal comme chaque année.
« À Touba, on ressent une paix intérieure et une solidarité qui marquent profondément les fidèles. » pour elle ce voyage est avant tout un acte de foi. Pour prier pour sa famille, pour le Mali et pour que Dieu exauce nos vœux. A-t-il déclaré . 
À Touba, les familles, les dahiras et les habitants ouvrent largement leurs portes aux visiteurs. Les repas sont préparés en très grande quantité et distribués gratuitement aux pèlerins tout au long de la journée. L’hospitalité et le partage font partie des valeurs essentielles du Magal.
Parmi les traditions culinaires, le Café Touba, parfumé au poivre de Guinée (djar), est largement servi aux fidèles. De nombreux plats sénégalais sont également préparés et offerts, notamment le thiéboudiène, le ceebu yapp, le Caldou le yassa , ou encore le Thiéré, dans un esprit de générosité et de fraternité.
Mouhamed Khalifa Niass commerçant au marché de Dakar , affirme qui ne manque presque jamais le Magal. « C’est le moment où nous rendons hommage à Cheikh Ahmadou Bamba et où nous nous retrouvons en famille et entre fidèles. » « À Touba, chacun vient avec l’envie de servir les autres. C’est cette solidarité qui fait la force du Magal. »dit-il
Même ceux qui ne peuvent pas effectuer le déplacement à Touba participent à leur manière. À Dakar et dans d’autres localités, des familles préparent des repas, distribuent gratuitement du Café Touba, de l’eau et de la nourriture aux voisins, aux passants et aux fidèles, afin de vivre l’esprit du Magal.
Le Grand Magal est aujourd’hui bien plus qu’un pèlerinage : il est l’expression de la foi, de la solidarité et de l’héritage spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba, tout en renforçant les liens entre les peuples d’Afrique de l’Ouest, notamment entre le Sénégal et le Mali.
AS/KM (AMAP)

