Diplomatie : le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye attendu demain à Bamako

Bamako, 27 juillet (AMAP)– Le président de la République du Sénégal, nouveau président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouestt (CEDEO), Bassirou Diomaye Diakhar Faye, effectuera le mardi 28 juillet une visite de travail et de solidarité de 24 heures au Mali, a-t-on appris de source officielle. Cette visite, la première du Chef de l’État sénégalais au Mali depuis son accession à la présidence en exercice de la CEDEAO, sera consacrée à des échanges avec les autorités maliennes. Avec son homologue malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, les échanges porteront sur des questions d’intérêt commun, notamment la sécurité au Sahel, la lutte contre le terrorisme, les défis humanitaires, la coopération économique et les relations entre les peuples de la sous-région. Les relations entre la CEDEAO et l’AES domineront également les débats. Elle intervient dans un contexte de crise de confiance entre les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et des pays membres de l’organisation sous-région. Méfiance qui a poussé le Burkina Faso, le Mali et le Niger (membres de l’AES) a annoncé le 28 janvier 2024 leur retrait de la CEDEAO avec effet immédiat. Ce retrait est devenu effectif à compter du 28 janvier 2025. Le président sénégalais avait, en mai 2024, effectué une visite officielle au Mali dans le cadre d’une tournée sous-régionale. CMT (AMAP)
Justice : 10 ans de prison requis contre Adama Diarra dit Ben le Cerveau, et le délibéré attendu le 3 Août prochain

Bamako, 27 Juillet (AMAP) Comparu devant la Chambre criminelle de la Cour d’Appel de Bamako, ce lundi 27 juillet 2026, après la fin des débats, le substitut général du procureur général, Kokè Coulibaly a requis la condamnation de dix ans de prison, contre Ben le cerveau, la partie civile a demandé de franc symbolique et le délibéré est attendu pour le 3 Août prochain, a constaté l’AMAP. Dans sa prétention, le contentieux de l’Etat, représenté par Mahamadou Tibou Keita, a évoqué l’agitation de la victime et a réclamé le franc symbolique. Il justifie cette réclamation que les autorités de la transition et l’Etat dans une large mesure, ont été victimes de menaces. Quand à la défense conduite par Me Mahamadou Camara, elle a clamé l’innocence de l’accusé. l faut rappeler que Adama Diarra, dit Ben le cerveau, a été arrêté et placé en détention dans ce procès, suite à une communication téléphonique privée balancée sur les réseaux sociaux, et une plainte a été portée contre lui par le collective pour le renouveau du peuple et de lutte contre la délinquance juvénile (CRPLDL). ST/KM (AMAP)
Tenenkou : les autorités renforcent le dialogue avec les jeunes et lancent les travaux d’un parc à bétail moderne

Tenenkou, 27 juillet (AMAP)– Les autorités administratives de Tenenkou ont mené, lundi, deux activités majeures marquées par une rencontre d’échanges avec le Bureau communal de la jeunesse et la pose de la première pierre d’un parc à bétail moderne, destiné à renforcer les infrastructures d’élevage dans le cercle, a constaté l’AMAP. Le sous-préfet de l’arrondissement central de Tenenkou, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a d’abord conduit une visite à la Maison des jeunes. Il était accompagné du chef du détachement militaire, le Capitaine Moussa Sankaré, du représentant du chef de peloton de la Garde nationale, du représentant du maire de la commune urbaine, Amadou Cissé, ainsi que du président du bureau local du Haut Conseil islamique. Le sous-préfet a indiqué que cette rencontre visait à s’informer du fonctionnement du bureau communal et à renforcer le cadre de collaboration avec les jeunes. Il les a invités à contribuer au développement de la commune, à préserver l’unité et la cohésion sociale, tout en les exhortant à s’impliquer dans la campagne nationale de reboisement 2026. Il a réaffirmé la disponibilité de l’administration à accompagner les initiatives de la jeunesse. Les échanges ont notamment porté sur le fonctionnement du bureau communal, les difficultés rencontrées ainsi que les perspectives d’amélioration. Le président du Bureau communal de la jeunesse, Moussa Sidibé, s’est félicité de cette visite, qu’il a qualifiée «d’honneur» pour les jeunes de Tenenkou. Il a salué «la bonne collaboration entre l’administration et le bureau communal de la jeunesse» et sollicité l’accompagnement des autorités pour la réalisation de leurs objectifs. Dans la même journée, le sous-préfet a présidé, au nom du préfet du cercle, la cérémonie de pose de la première pierre du futur parc à bétail moderne de Tenenkou, en présence des autorités locales, des services techniques, des représentants des coopératives d’éleveurs, des autorités traditionnelles et du Centre Carter, partenaire du projet. Le représentant des coopératives d’éleveurs a salué le lancement d’un projet «très attendu» qui offrira de meilleures conditions aux acteurs de l’élevage dans le cercle. Il a remercié le Centre Carter pour son accompagnement. Le sous-préfet a, pour sa part, félicité l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’aboutissement du projet et invité les entreprises chargées des travaux à respecter les délais contractuels. Le chantier est confié aux entreprises Touré Construction, chargée de la clôture pour une durée de 60 jours. Seydou Guindo, responsable des autres infrastructures, dont l’exécution est prévue sur 120 jours. À terme, le parc à bétail sera doté d’un mur de clôture, d’abreuvoirs, de bornes-fontaines, d’un château d’eau et d’une installation solaire. Le projet est entièrement financé par le Centre Carter. AS/CMT (AMAP)
Justice : le parquet requiert dix ans de prison contre Adama Diarra, délibéré attendu le 3 août

Bamako, 27 juillet (AMAP)– Le parquet général a requis, lundi, une peine de dix ans de prison contre Adama Diarra dit «Ben le Cerveau», devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako. La partie civile a, pour sa part, sollicité le franc symbolique à titre de réparation. Le délibéré est attendu le 3 août prochain, a constaté l’AMAP. Au terme des débats, le substitut général du procureur général, Kokè Coulibaly, a demandé à la Cour de retenir une peine de dix ans de prison à l’encontre de l’accusé. Dans son réquisitoire, il a estimé que cette peine devait «servir de leçon» et a souligné que «notre pays traverse une situation exceptionnelle qui exige de chacun un comportement conforme aux exigences des circonstances». Représentant les intérêts de l’État, Mahamadou Tibou Keïta, du Contentieux de l’État, a demandé la condamnation de l’accusé au paiement du franc symbolique. Il a soutenu que l’État et les autorités de la Transition s’estiment lésés par les faits poursuivis. De son côté, la défense, conduite par Me Mahamadou Camara, a plaidé l’acquittement de son client. «L’accusé ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés. Nous demandons qu’il soit acquitté purement et simplement et qu’il recouvre sa liberté», a déclaré l’avocat. Adama Diarra dit «Ben le Cerveau», est poursuivi dans cette affaire à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une communication téléphonique privée. Une plainte avait été déposée contre lui par le Collectif pour le renouveau du peuple et de lutte contre la délinquance juvénile (CRPLDL). La Cour a mis l’affaire en délibéré pour le 3 août 2026. ST/CMT (AMAP)
Bamako : Ouverture demain de la 4ᵉ édition de la Semaine du Numérique, au CICB

Bamako, 27 juillet (AMAP) Les travaux de la 4ᵉ édition de la Semaine du Numérique débute mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le signe de la transformation digitale, a appris l’AMAP de source officielle. Placé sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs de l’écosystème numérique afin d’accélérer la transformation digitale du Mali et de renforcer la coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le thème de cette 4ème édition est : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Pendant cinq jours, administrations publiques, startups, PME, opérateurs du secteur, chercheurs, universitaires et partenaires techniques échangeront sur les défis liés à la modernisation de l’administration, à la cybersécurité, à l’intelligence artificielle, aux fintechs et à l’innovation. Cette année, les organisateurs misent sur un format renouvelé. Les ateliers et panels se tiendront quotidiennement et donneront lieu à des recommandations écrites, concrètes et opérationnelles. Ces conclusions ont vocation à servir de base à l’élaboration du prochain document programmatique du secteur du numérique. Le programme prévoit un panel ministériel inaugural, trois ateliers/panels par jour, quatre masterclasses thématiques, quatre keynotes ainsi que des journées portes ouvertes au sein des structures du secteur numérique. Des expositions, des démonstrations de solutions innovantes, des compétitions entre startups, PME et administrations les plus digitalisées, ainsi que des concours dédiés à la cybersécurité viendront compléter les activités. Des séances de réseautage permettront également de rapprocher investisseurs, entrepreneurs et institutions autour de projets innovants. Une attention particulière sera accordée à la jeunesse ainsi qu’à la promotion du genre dans les métiers du numérique. Les organisateurs souhaitent également favoriser l’émergence de nouveaux talents, renforcer les compétences locales et encourager les investissements dans un secteur considéré comme un levier de croissance économique et de souveraineté technologique. Cette édition revêtira également une dimension sous-régionale avec la participation annoncée de délégations des pays membres de l’AES. Des invitations ont également été adressées à plusieurs autres États africains. L’objectif est de promouvoir une vision commune du développement numérique et de renforcer les synergies régionales face aux défis technologiques et sécuritaires. À travers cette rencontre annuelle, le gouvernement entend faire de la Semaine du Numérique une plateforme permanente de réflexion, de dialogue et de promotion des innovations susceptibles d’accompagner la modernisation de l’administration et le développement économique du Mali. TC/KM (AMAP)
Chine-Afrique : les échanges commerciaux atteignent un niveau record au premier semestre 2026

Bamako, 27 juillet (AMAP) Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont atteint un niveau record au premier semestre 2026, s’établissant à 1.410 milliard de yuans (196,6 milliards de dollars), grâce notamment à la politique chinoise de droits de douane nuls appliquée à tous les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin, a annoncé lundi le ministère chinois des Affaires étrangères. Lors d’un point de presse régulier, le porte-parole du ministère, Lin Jian, a indiqué que ce volume d’échanges constitue un record pour un premier semestre et que « le volume total des échanges a enregistré une croissance plus rapide et devrait atteindre un niveau encore plus élevé d’ici la fin de l’année ». Selon lui, les biens d’équipement et les biens intermédiaires représentent environ 75 % des exportations chinoises vers l’Afrique. Il a estimé que ces livraisons contribuent à l’industrialisation du continent et à la modernisation de son agriculture, plutôt que de répondre uniquement à la demande en biens de consommation. Réagissant aux critiques portant sur un éventuel déséquilibre commercial entre la Chine et l’Afrique, Lin Jian a rejeté ces accusations, affirmant qu’elles sont « de simples pièges tendus par ceux qui ont des arrière-pensées visant à perturber la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique ». Le porte-parole a également réaffirmé l’engagement de Pékin à poursuivre une politique d’ouverture économique de haut niveau malgré les défis mondiaux, notamment les conflits régionaux, la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme. À l’avenir, la Chine entend faciliter davantage les échanges bilatéraux, élargir l’accès de son marché à un plus grand nombre de produits africains de qualité et renforcer ce que Pékin qualifie de « communauté Chine-Afrique de destin partagé à toute épreuve pour la nouvelle ère ». La Chine attribue cette progression des échanges à sa politique de suppression des droits de douane en faveur des pays africains ayant des relations diplomatiques avec Pékin. Les autorités chinoises présentent cette mesure comme un levier destiné à stimuler les échanges commerciaux, à soutenir l’industrialisation et le développement agricole du continent, tout en renforçant leur partenariat économique avec l’Afrique. OS/KM(AMAP)
Koulikoro : la ministre Diarra Djenebou Sanogo lance les préparatifs de la Journée panafricaine des femmes

Koulikoro, 23 juillet (AMAP)– La région de Koulikoro prepare le lancement officiel de la Journée panafricaine des femmes, prévue le 31 juillet. À cet effet, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djenebou Sanogo, a effectué, jeudi, une visite de travail dans la capitale régionale, à la tête d’une forte délégation, a constaté l’AMAP. Accueillie par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoul Nasser N’Tissa Maïga, la ministre a rencontré les autorités administratives, coutumières et religieuses, les collectivités territoriales ainsi que les organisations de femmes et de jeunes. Cette mission visait à expliquer le choix porté sur la région de Koulikoro pour accueillir le lancement de cette célébration, à faire le point sur l’état des préparatifs, à évaluer les besoins et à mobiliser l’ensemble des acteurs locaux afin d’assurer une organisation réussie de l’événement. Mme Diarra Djenebou Sanogo a insisté sur la nécessité d’une coordination efficace entre toutes les parties prenantes, avec une implication particulière des femmes et des jeunes, pour faire de cette célébration un succès. ALD/CMT (AMAP)
Bandiagara : Lancement de la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement

Bandiagara, 26 juillet (AMAP) À l’instar des autres régions du Mali, la Région de Bandiagara a officiellement lancé, samedi, la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement couplée à la 2ᵉ édition des Journées citoyennes autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par le Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Bandiagara, Issiaka Cissé, en présence des autorités administratives, des élus locaux, des services techniques, des partenaires au développement, des leaders traditionnels et religieux ainsi que des différentes couches socioprofessionnelles de la région. Pour cette 32ᵉ édition, le thème retenu est :« La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient », avec pour slogan :« Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous ». À travers cette campagne, la Région de Bandiagara ambitionne notamment de produire 200 000 plants de diverses espèces dans les pépinières de la région ; reboiser 200 hectares ; récupérer 100 hectares de terres dégradées ; créer 1 000 hectares de mises en défens et consolider 25 000 hectares déjà protégés. Dans leurs allocutions de bienvenue, le représentant des notabilités traditionnelles, Bocari dit Bailo Cissé et le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, ont salué cette initiative gouvernementale qui contribue efficacement à la préservation de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils ont appelé les citoyens à s’impliquer davantage dans les actions de protection des ressources naturelles. Le Directeur régional des Eaux et Forêts, Lagabé Maïga a exprimé sa reconnaissance envers l’ensemble des partenaires et acteurs ayant contribué à l’organisation de cette édition. Il a exhorté chaque citoyen à planter au moins un arbre et surtout à en assurer l’entretien, condition indispensable à la réussite des efforts de reboisement. Prenant la parole au nom des partenaires, Korka Lougué a salué l’engagement des autorités maliennes en faveur de la protection de l’environnement et a réaffirmé la disponibilité des partenaires techniques et financiers à accompagner les initiatives visant la restauration des terres dégradées et la préservation des ressources naturelles. Dans son discours de lancement officiel de la campagne, Monsieur Issiaka Cissé a rappelé les objectifs poursuivis par les autorités à travers cette initiative nationale. Il a indiqué que les Journées citoyennes, prévues du 25 au 30 juillet 2026, constitueront de véritables moments de sensibilisation, de mobilisation populaire et d’engagement collectif autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres. Tout en remerciant les partenaires pour leur accompagnement constant, il a invité les populations, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les services techniques et l’ensemble des acteurs de développement à unir leurs efforts aux côtés des services des Eaux et Forêts afin de protéger durablement les ressources forestières, réduire les effets des changements climatiques et renforcer la résilience des communautés. Il a également lancé un appel à chaque citoyen pour qu’il plante un arbre et veille à son entretien. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques (Troupe Giriba Yendé), un sketch de sensibilisation consacré au thème de l’édition 2026 ainsi que par la visite des différents stands d’exposition installés pour l’occasion. Enfin, ce lancement a été marqué par la plantation du premier arbre par le représentant du Gouverneur, donnant ainsi le coup d’envoi symbolique de la campagne de reboisement dans la région. OG/KM (AMAP)
Sikasso : Ouverture de l’atelier régional d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales

Sikasso, 26 juillet (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier régional d’information et de sensibilisation sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales a été présidée samedi par le directeur de cabinet du gouverneur de la région, Bernard Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence des représentants des préfets des différents cercles de la région, des responsables administratifs, des élus locaux, des représentants des services techniques régionaux ainsi que des acteurs de la société civile. A l’entame de son intervention, le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly, a rappelé que la tenue de cet atelier s’inscrit dans la volonté des plus hautes autorités de rapprocher les réformes des citoyens. A l’en croire, l’objectif général de cette rencontre est de poursuivre la vulgarisation de la constitution de 2023 ainsi que la vulgarisation des textes de la réorganisation territoriale et administrative de 2023 par la sensibilisation des citoyens sur les réformes politiques, institutionnelles, administratives et territoriales réalisées et en cours. Toute chose qui, selon lui, traduit la volonté constante des plus hautes autorités de notre pays de rapprocher les réformes des citoyens afin que chacun puisse mieux comprendre leur contenu. Poursuivant son intervention, il a mis un accent particulier sur l’importance de ces réformes dans le processus de refondation de l’État. « Ces réformes constituent des étapes importantes dans le processus de refondation de l’État, de renforcement de la gouvernance et de l’amélioration de la présence de l’État sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il indiqué avant d’inviter l’ensemble des participants à poser toutes les questions utiles et à formuler des propositions constructives. « La qualité de vos contributions permettra de renforcer la compréhension des réformes et de consolider l’adhésion des populations », a-t-il souligné. Il n’a pas manqué de saluer les efforts du gouvernement, du ministère délégué chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral ainsi que l’ensemble des partenaires impliqués dans l’organisation de la réunion. De son côté, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Abdrahamane Sidibé, a souhaité la bienvenue aux participants avant de les inviter à jouer pleinement leur rôle de relais auprès des populations. « Nos plus hautes autorités ont amorcées ces réformes il y’a de cela des années. Je vous exhorte à être de véritables relais pour la diffusion de ces textes à la plus vaste échelle. Les réformes, c’est nécessaire mais il faut aussi que les populations s’approprient effectivement ces textes. Beaucoup de difficultés proviennent de leur méconnaissance. Une large diffusion permettra de régler de nombreuses préoccupations », a-t-il dit. A l’issue de la rencontre, les participants se sont familiarisés avec les principales innovations de la Constitution du 22 juillet 2023, les effets des réformes institutionnelles ainsi que les enjeux de la réorganisation territoriale et administrative engagée par le gouvernement. Les travaux se sont articulés autour de deux thématiques : la vulgarisation de la Constitution du 22 juillet 2023 et la réorganisation territoriale et administrative de 2023. À travers les différentes communications et les échanges, les organisateurs entendent promouvoir une meilleure appropriation des réformes par les acteurs locaux, en vue d’une mise en œuvre efficace au bénéfice des populations. AD/KM (AMAP)
Sénégal : Bassirou Diomaye Faye lance “Kiiraay/Les Patriotes républicains”, nouveau parti issu de la fusion de 437 formations

Bamako, 25 juillet (AMAP) Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a présidé, samedi, l’assemblée constitutive du nouveau parti “Kiiraay/Les Patriotes républicains”, né de la fusion de la coalition présidentielle “Diomaye Président” avec 437 partis et mouvements, dont il est le président d’honneur, a appris l’AMAP de source proche des organisatuers Lisant la résolution générale de cette assemblée constitutive, la superviseure générale de la coalition “Diomaye Président” a annoncé que “437 partis et mouvements ont décidé de fusionner avec la coalition [présidentielle] pour créer le nouveau parti”. Prenant la parole, le chef de l’État a défini les valeurs devant guider la nouvelle formation. “Kiraay/Les Patriotes est une maison ouverte, qui a pour crédo l’éthique, servir et non se servir. Les responsabilités y seront des devoirs et non des récompenses. Et nul n’y trouvera un abri contre ses fautes car la justice de ce pays est et restera indépendante. Kiiraay aura la transparence pour règle, ses ressources seront connues, leur gestion transparente”, a-t-il déclaré. Le président Faye a précisé que le parti est ouvert aux jeunes, aux femmes, aux agriculteurs, aux pêcheurs, aux éleveurs, aux enseignants, aux soignants, à la diaspora et à “tous ceux qui placent la République au-dessus de nos personnes”. Il a indiqué vouloir s’appuyer sur “des visages dans chaque quartier, dans chaque commune, et même dans la diaspora”, saluant à ce titre l’engagement d’élus, de membres de la coalition “Diomaye Président” et de militants de Pastef qu’il considère comme des “patriotiques authentiques fidèles à nos idéaux”. “Kiiraay/Les Patriotes républicains” a pour symboles un parapluie protecteur tenu par une main ferme sur une carte géographique du Sénégal, avec pour slogan “La patrie d’abord”. La création de ce parti intervient après la séparation entre le président Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko, consécutive à des divergences politiques. Début juillet, recevant plus de 300 maires au Palais de la République, le chef de l’État avait déjà annoncé la transformation de la coalition “Diomaye Président” en parti politique, appelant à “une unité organique” pour “matérialiser cette grande ambition que nous avons pour le pays” et confiant aux futurs fondateurs “une responsabilité historique de défendre et vulgariser les actions du gouvernement à partir des territoires”. OS/KM (AMAP)

