G7 : Les dirigeants s’engagent à intensifier la lutte contre le trafic international de drogues

Bamako, 17 juin (AMAP) Les dirigeants du G7 ont annoncé une série de mesures pour intensifier la lutte contre le trafic international de drogues, qu’ils considèrent comme une menace croissante pour la sécurité, l’économie et les institutions démocratiques, à l’issue de leur sommet à Évian. Dans une déclaration publiée dans la nuit de mardi à mercredi et soutenue par le Brésil et la République de Corée, les chefs d’État et de gouvernement du G7 soulignent que le trafic mondial de drogues a « considérablement augmenté » ces dernières années, sous l’effet de niveaux de production records, de l’adaptation des groupes criminels organisés et de la hausse de la demande mondiale. Ils estiment que ce phénomène alimente la corruption et la violence tout en affaiblissant les institutions publiques. Parmi les principales mesures figure le renforcement de la sécurité maritime et portuaire, le transport maritime étant considéré comme le principal vecteur du trafic de drogues et de précurseurs chimiques. Le G7 prévoit notamment la création d’un « Réseau G7+ des ports contre le trafic de drogues » pour améliorer la coopération, le partage d’informations et les bonnes pratiques entre ports. Les dirigeants ont également chargé leurs ministres d’élaborer d’ici novembre 2026 un plan d’action visant à lutter contre « l’infiltration des institutions publiques et privées légitimes » par les réseaux criminels. Ils se sont en outre engagés à renforcer la coopération internationale, notamment à travers une conférence régionale sur la sécurité dans les Caraïbes prévue en Martinique, et à améliorer les politiques de prévention, de traitement et de réduction des risques liés à la consommation. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de hausse préoccupante du trafic de drogues à l’échelle mondiale, avec une adaptation constante des organisations criminelles transnationales. OS/KM(AMAP)
Guinée Equatoriale : Démission du Premier ministre et de son gouvernement

Bamako, 17 juin (AMAP) Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a annoncé, mardi 16 juin 2026, la démission du Premier ministre Manuel Osa Nsue Nsua et de l’ensemble de son gouvernement en Guinée Equatoriale, invoquant un taux d’exécution jugé insuffisant des objectifs fixés. La démission a été rendue publique sur la plateforme de médias sociaux X par le vice-président lui-même. Selon lui, le précédent gouvernement n’a atteint qu’« à peine 10 % » de ses objectifs, justifiant ainsi la mesure prise. « La règle est simple : la responsabilité publique doit s’accompagner de résultats », a déclaré Teodoro Nguema Obiang Mangue. Il a ajouté que « l’Etat met d’importantes ressources humaines, matérielles et financières à la disposition du gouvernement pour répondre aux besoins de la population », estimant que « le degré d’exécution atteint est donc clairement insuffisant par rapport aux attentes et aux engagements pris ». Cette annonce intervient dans un contexte de réaffirmation de l’exigence de résultats concrets dans la gestion des affaires publiques en Guinée équatoriale. Le vice-président a souligné la nécessité d’aligner la responsabilité gouvernementale sur des performances mesurables au service de la population. OS/KM(AMAP)
Tombouctou : plusieurs terroristes neutralisés et leurs moyens logistiques détruits à Léré

Bamako, 17 juin 2026 (AMAP)- Les vecteurs aériens des Forces Armées maliennes ont, mardi 16 juin 2026, dans la zone de Léré (Région de Tombouctou), détruit un véhicule et un dépôt de ravitaillement appartenant à des groupes terroriste, neutralisant au passage un nombre important de combattants, a appris l’AMAP de sources secrétaires. Ces opérations qui s’inscrivent dans le cadre de la surveillance du territoire national, ont été possibles grâce à une reconnaissance offensive dans le secteur ouest de la localité de Léré, précise l’état-majorgénéral des Armées. C’est ainsi que les vecteurs engagés au cours de cette opération ont ciblé un véhicule appartenant à des groupes armés terroristes, transportant du matériel logistique, près du village d’El Serabo. « Le véhicule a été totalement détruit et les individus à son bord ont été neutralisés », annonce l’Armée. Dans la même zone, ajoute la source militaire, « une seconde frappe a visé un dépôt de ravitaillement terroriste où un nombre important de fûts de carburant ainsi que plusieurs motos avaient été formellement identifiés ». Selon elle, cette frappe a permis la destruction totale de ce dépôt de ravitaillement logistique, qui servait également de point de transit transfrontalier aux terroristes. L’état-major général des Armées félicite les FAMa pour leur professionnalisme et leur engagement sans faille au service de la défense nationale. Il assure que les groupes armés terroristes seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements sur toute l’étendue du territoire national. CMT (AMAP)
Chine : La cité interdite, « le chemin du mérite ».

Beijing, 17 juin (AMAP) La cité interdite (symbole de la pureté céleste au jardin impérial) est bâtie sur 72 hectares. Une résidence qui a servi 24 empereurs, de Ming en Qing. De l’axe central à la Porte du Midi, et à l’entrée de la salle de l’Harmonie Suprême, l’empereur s’asseyait face au sud et « regardait » son peuple « Je règne par l’ordre du Ciel » s’exclamait-il fièrement. Ainsi sa volonté, était accomplie comme l’ordre du ciel sur terre. Le palais impérial est riche d’histoires, de coutumes et de cultures. Parmi ces empereurs, l’histoire fascinante de l’empereur Yang Des Sui, a bouleversé le destin de tout un peuple, pendant plus de 900 ans. Durant le règne des empereurs, logiquement, tous les postes du gouvernement, étaient de l’héritage familial. En effet, durant 300 ans c’étaient (7) sept grandes familles, dont les membres étaient des notables et qui bénéficient de tous les avantages dus à leurs rangs. Pendant ce temps, le bas peuple faisait les travaux champêtres dans les domaines familiaux des notables à vil prix. Résultat les riches devenaient riches, les pauvres encore plus pauvres. Invention d’un examen national Au fil des temps, cette situation devenait désuète et pesante sur le royaume. Car les fils, les petits-fils qui profitaient du luxe devenaient paresseux, et stupides, selon l’empereur Yang Des Sui. Très en colère, il déclare « Je veux des gens intelligents qui bossent ». La solution de l’empereur fut d’inventer un examen national, dans le but de recruter les meilleurs cerveaux pour les postes gouvernementaux. Du coup, pour réussir l’examen, il a mis en place 4 épreuves de niveaux différents : 1 Comté, 2 Province, 3 Métropole, 4 Palais. Le jour J, le candidat muni de sa subsistance est enfermé seul dans 1 m ² pendant 3 jours Au cours de l’examen : il dormait assis, dos collé au mur, pieds bloqués, pour avoir le sommeil léger. Mangeait de la galette séchée, et récitait 4 livres et 5 classiques à voix basse toute la nuit. S’il s’arrêtait ou se trompait, il recommençait. Il faut dire que la honte de rater le tenait éveiller. En cas de fraude le candidat court la peine de mort, et trois (3) générations de sa famille bannies. De ce fait la pression était énorme, et chaque candidat voulait à tout prix réussir pour sortir sa famille de l’extrême pauvreté. Alors que sur des millions de candidats, 1ou 2% réussissent. Les gagnants traversaient la Porte du Midi de la Cité Interdite pour saluer l’empereur. Résultats, les postes n’appartiennent plus aux 7 familles. Ils appartiennent, désormais à tous les Chinois, surtout aux plus démunis. Depuis lors, le fils du pauvre pouvait devenir ministre, alors que le père est paysan. Ce qui a marqué la révolution sociale et impacté des millions de foyers. La culture du mérite Pendant 900 ans, des millions de familles chinoises ont raconté ça à leurs enfants. D’où la pression : « Étudie, perce le mur s’il faut ». Des millions d’histoires de « gamin pauvre qui étudie dur, réussit et sauve la famille. L’idée était de semer la culture du mérite par le travail, d’où l’expression ‘’ Étudie dur tu peux changer ton destin’’ est entrée dans l’ADN chinois. Cet examen était aussi appelé le concours de dingue, car beaucoup devenaient fous à force de réviser. Les parents s’endettaient pour acheter les livres à leurs enfants. « Dans les livres il y a de l’or et des maisons » cite un dicton chinois. Pour motiver, beaucoup de parents rappelaient à leurs gosses le cas de : Fan Zhongyan, un orphelin, devenu 1er ministre des Song. Nonobstant, les enfants des pauvres les aidaient dans les travaux champêtres, le jour, et étudiaient la nuit. Mais le problème, les parents n’avaient pas toujours le moyen de s’offrir des lampes à pétrole. Ils utilisent alors le reflet de la neige comme lampe ou le clair de la lune. Mais parfois la lune cède la place au nuage. Puisque c’était une question de vie ou de mort, alors le père réfléchit, perce le mur, et vole la lumière du voisin. Et l’enfant accroche les cheveux à la poutre du plafond, pour ne pas s’endormir. Se piquer la cuisse avec une alêne ou encore renifler une poudre composée de poivre, de gingembre et de menthe qui fait couler les larmes donc impossible de somnoler. A cette période, c’était la pensée unique, tout le village étudiait. Même si t’avais 1% de chance de réussir. Les familles investissaient dans l’école du village. Résultat : taux d’alphabétisation en Chine tournait autour de 30 à 45% au 18e siècle. Alors que l’Europe était à 10 à 20% à la même époque. Palais impérial appelé « Cité interdite En outre, le palais impérial, est appelé ’’Cité Interdite’’, parce qu’il fut interdit au peuple pendant plus de 500 ans. Aujourd’hui, il est le plus grand palais historique qui reçoit plus d’1 million de visiteurs par jour. Rappelons que, les années 1912, furent la fin de la dynastie Qing, les empereurs ont quitté la cité. Ce qui a laissé la place à l’ouverture du ‘’Palace Museum’’. Le Palais devient Musée en 1925. Il est composé de 9999 salles et structures. Une Cour extérieure qui sert des cérémonies officielles avec les 3 grandes salles qui préservent l’harmonie suprême de la culture chinoise. On y trouve aussi la collection de 1,86 million d’objets sur 25 catégories : porcelaines, peintures, calligraphies, céramiques, sculptures, horloges, bijoux. Tout ce qui montre la resplendissante civilisation chinoise. Envoyée spéciale à Beijing Maïmouna SOW
Conférence-débat sur le fleuve Niger : l’ABFN alerte sur l’impact de la crise climatique

Bamako, 17 juin (AMAP) L’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) a organisé, le mardi 16 juin 2026, dans ses locaux, une conférence-débat placée sous le thème : « Impact de la crise climatique sur le fleuve Niger : quelles solutions dans un contexte de développement durable ? », a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la 27ᵉ édition de la Quinzaine de l’environnement et a réuni des hommes de médias, des enseignants-chercheurs, des étudiants, des usagers du fleuve ainsi que plusieurs autres personnes-ressources. Dans son intervention, le Directeur général de l’ABFN, Moussa Diamoye, a rappelé l’importance capitale du fleuve Niger pour le Mali. « Dieu seul sait ce qu’il nous apporte. Le Niger joue un rôle essentiel dans l’économie nationale, et il est impératif que les mauvaises pratiques cessent», a-t-il déclaré. Il a particulièrement dénoncé les activités des dragueurs à la recherche d’or dans le lit du fleuve, mettant en garde contre les conséquences dramatiques d’une éventuelle raréfaction de l’eau pour les 25 millions de Maliens. Le patron de l’ABFN a invité les populations riveraines à jouer pleinement leur rôle de première ligne de défense contre ces pratiques. « Je pense que les populations doivent prendre conscience et empêcher l’installation des dragues. C’est une lutte difficile, mais nous allons continuer à sensibiliser», a-t-il insisté. Pour sa part, le Directeur général adjoint de l’ABFN et conférencier du jour, a souligné l’importance du fleuve Niger dans l’accès à l’eau potable, l’agriculture, la pêche, le transport fluvial, l’hydroélectricité et la préservation de la biodiversité. Il a mis en lumière les principaux impacts du changement climatique : perturbations des activités agricoles, pastorales et halieutiques, forte variabilité des pluies et risques accrus pour les populations riveraines dépendantes de l’agriculture. Selon lui, la crise climatique et la pollution menacent directement la survie du fleuve. Il a appelé à une action immédiate, collective et coordonnée pour protéger cette ressource vitale, condition indispensable au développement durable du pays. Les usagers tirent la sonnette d’alarme. Prenant la parole au nom des usagers du fleuve, Kôkê Siminta a livré un témoignage poignant : « Avant, nous buvions l’eau du fleuve. Aujourd’hui, celui qui en boit finit à l’hôpital. Le fleuve est devenu un dépotoir pour certains. Nous avons tout fait pour que cela cesse, mais rien n’y fait. J’appelle les autorités à agir afin que nous puissions continuer nos activités de pêche. » Les échanges ont mis en avant la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations et d’impliquer davantage l’État pour freiner les pratiques nuisibles au fleuve. Les participants ont unanimement reconnu que protéger le fleuve Niger, c’est protéger la santé, l’économie et l’avenir du Mali. MMD/KM (AMAP)
Réduction de la quantité d’engrais subventionné en zone rizicole : la lente asphyxie de l’agriculture familiale au Mali

Cette enquête, réalisée entre mars et avril 2026, aborde la problématique de l’engrais subventionné et l’impact sur les producteurs locaux de la diminution de la quantité mise à disposition Bamako, 17 juin 2026 (AMAP)– Le DAP (phosphate diammonique), l’urée et les engrais NPK figurent parmi les intrants agricoles les plus utilisés au Mali. Essentiels à la croissance des cultures et à l’amélioration des rendements, notamment dans la riziculture, ces produits sont aujourd’hui au cœur d’une crise qui fragilise progressivement l’agriculture familiale. Sur le terrain, de nombreux producteurs deplorent les retards de distribution des engrais subventionnés, l’insuffisance des quantités disponibles et l’augmentation continue des coûts de production. Dans plusieurs zones rizicoles du pays, les cultivateurs affirment être contraints d’acheter les intrants au prix du marché lorsque les subventions tardent à arriver. Le sac d’engrais subventionné, vendu autour de 14.000 FCFA, peut atteindre jusqu’à 30.000 FCFA sur le marché libre. Une situation qui pèse lourdement sur les exploitations familiales déjà confrontées à la hausse du coût de la main-d’œuvre, de l’eau et des équipements agricoles. À cela s’ajoute une forte demande autour du riz local, parfois acheté en grande quantité par des commerçants venus des pays voisins, réduisant ainsi sa disponibilité sur les marchés maliens. Pourtant, malgré cette demande, les producteurs peinent de plus en plus à rentabiliser leurs exploitations. Installé dans la culture du riz depuis près de 30 ans, Boubou Doucouré exploite un hectare de riz. Lors de la précédente campagne agricole, il explique avoir obtenu environ 80 sacs de riz paddy, soit 3 à 4 tonnes. Cette année, il espère atteindre les 5 tonnes. Mais selon lui, les rendements pourraient être bien meilleurs si les producteurs bénéficiaient d’un meilleur encadrement et de formations techniques adaptées. Il estime que le Mali aurait pu atteindre depuis longtemps l’autosuffisance en riz, voire exporter sa production. À une cinquantaine de kilomètres de Ségou, Mama Traoré cultive également du riz depuis cinq ans sur deux hectares. Il explique que l’accès aux engrais devient de plus en plus difficile. Selon lui, plusieurs cultivateurs ont le sentiment que seuls certains privilégiés parviennent à obtenir les intrants subventionnés. Le sac d’«engrais blanc», qui coûtait environ 23.000 FCFA, est désormais evendu entre 30 000 et 37.500 FCFA selon les variétés. Outre les engrais, il évoque aussi les difficultés liées à l’adduction d’eau dans les périmètres agricoles. Pour Dikoré, riziculteice depuis près de vingt ans et propriétaire de dix hectares, la situation du marché devient tout aussi préoccupante. Elle explique que le riz local peine aujourd’hui à concurrencer le riz importé, vendu à des prix beaucoup plus accessibles. Selon elle, les producteurs maliens ne peuvent pas réduire leurs tarifs en raison du coût élevé de la redevance eau, des intrants, de la main-d’œuvre et des équipements. Elle rappelle qu’avant la dégradation de la situation sécuritaire, les commerçants se rendaient facilement dans les localités autour de Niono pour acheter du riz. Désormais, les déplacements sont devenus plus compliqués. «Aujourd’hui, j’ai plus de dix tonnes de riz invendues», regrette-t-il. Du côté des revendeurs d’intrants agricoles, les inquiétudes sont également nombreuses. Moussa Doumbia explique que pour cultiver un hectare de riz, un producteur a besoin d’environ six sacs d’engrais. Pourtant, lors de la précédente campagne agricole, certains cultivateurs n’ont reçu qu’un seul sac subventionné au lieu des six nécessaires. Selon lui, cette situation a contraint de nombreux producteurs à réduire leurs superficies cultivées. Certains exploitants qui prévoyaient de cultiver dix hectares se sont finalement limités à trois hectares faute d’intrants suffisants. Le revendeur précise également que plusieurs cultivateurs se tournent désormais vers le marché libre pour compléter leurs besoins. Il indique que les commerçants achètent parfois le sac de NPK 17-17 à environ 26 000 FCFA pour le revendre entre 26.500 et 27.000 FCFA. Toutefois, beaucoup de producteurs ne disposent pas des moyens nécessaires pour acheter les quantités requises à ces prix. La distribution de l’urée constitue par ailleurs un défi sécuritaire majeur. À la Direction générale de l’Agriculture, Tiémoko Lanfia Touré explique que cet engrais peut être détourné pour la fabrication d’explosifs artisanaux. Son transport nécessite donc plusieurs autorisations militaires, ce qui ralentit considérablement son acheminement vers certaines régions. Dans les zones considérées comme rouges, certaines cargaisons restent même bloquées pendant plusieurs mois. Le président de l’Union nationale des revendeurs d’intrants agricoles du Mali partage également ses inquiétudes. Il rappelle que les fournisseurs répondent aux appels d’offres lancés par l’État, mais que la baisse des subventions rend aujourd’hui les engrais beaucoup plus coûteux pour les producteurs. Selon lui, «un hectare nécessite six sacs d’engrais, mais certains producteurs n’ont reçu qu’un seul sac subventionné». Au Grand marché de Bamako, précisément à «Niono Place», Adama Diarra, vendeur grossiste de riz, observe une domination croissante du riz importé. Selon lui, les consommateurs se tournent principalement vers ce produit en raison de son coût plus accessible. Il explique que le sac de 100 kg de riz importé tourne autour de 31.000 FCFA, tandis que le riz local varie généralement entre 37.500 et 45 000 FCFA. À la Direction générale de l’Agriculture, Tiémoko Lanfia Touré revient également sur l’évolution des subventions agricoles. Il rappelle que l’État malien subventionne les engrais depuis 2008, mais que des difficultés budgétaires sont apparues à partir de 2023. Il précise que plusieurs projets, notamment le Projet de résilience et de sécurité alimentaire (PRSA), appuyé par la Banque mondiale, ont permis l’acquisition de milliers de tonnes d’engrais DAP et NPK. Il explique également qu’en 2024, le Mali a bénéficié d’un don d’urée en provenance de la Russie. Cet engrais a ensuite été revendu au prix subventionné habituel de 14.000 FCFA avant d’être distribué à travers les offices agricoles et les directions régionales de l’Agriculture. En 2025, le Projet de diversification agricole pour les zones semi-arides et arides (PDASAM), financé avec l’appui de partenaires internationaux, a permis la distribution de plus de 21.000 tonnes d’engrais minéraux. Cependant, plusieurs difficultés persistent. Selon ce responsable, l’Office malien des produits agricoles (OMAP) peine encore à recouvrer une partie importante des montants dus par certains commerçants.
Journée de l’Enfant Africain: Le Mali met l’accent sur l’accès à l’eau et à l’hygiène

Bamako, 16 juin (AMAP) Le Mali, à l’instar des pays du monde, a célébré la Journée de l’Enfant Africain ce mardi 16 juin 2026 à la Cité des Enfants de Bamako, a constate l’AMAP. Cette édition est placée sous le thème : « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour chaque enfant au Mali ». La cérémonie de lancement, présidée par la ministre en charge de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, accompagnée d’autres membres du gouvernement, du Conseil National de Transition ainsi que des autorités administratives et locales, a été constaté par l’AMAP. « Cette journée constitue une occasion de sensibiliser sur l’importance de l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement pour le bien-être, la santé et l’épanouissement des enfants », a déclaré Mme Diarra Djeneba Sanogo, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Elle a précisé que la commémoration de la Journée de l’Enfant Africain offre « l’occasion aux décideurs africains d’évaluer les progrès réalisés et d’affronter les défis liés à la promotion des droits de l’enfant en général, et particulièrement de mettre l’accent sur l’amélioration de l’éducation en garantissant un accès libre, sans distinction, et en offrant de meilleures conditions d’étude aux enfants ». La ministre a également souligné que, pour garantir l’intérêt supérieur de l’enfant, il est nécessaire de s’attaquer aux facteurs structurels qui compromettent l’accès durable à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, notamment la pauvreté, le changement climatique, les conflits, l’urbanisation rapide et les déplacements de population. Mme Sanogo a invité tous les partenaires à s’investir pleinement dans la dynamique des efforts du gouvernement pour améliorer l’accès à l’eau et créer un environnement sain à travers un changement de comportement indispensable pour protéger les enfants contre les maladies hydriques courantes comme la diarrhée et les retards de croissance. Prenant la parole au nom des enfants, Fatoumata Kané, présidente du Parlement des enfants, a rappelé que la célébration de cette journée rend hommage au courage des jeunes de Soweto en 1976, symbole de la détermination des enfants africains à défendre leurs droits.. La présidente a salué les efforts du gouvernement, notamment à travers la Constitution du 22 juillet 2023, la Vision Malikura 2063 et les initiatives en faveur de la femme, de l’enfant et de la famille.Elle a mis en avant les actions menées par les autorités, telles que les journées de salubrité, la réhabilitation d’ouvrages hydrauliques et les campagnes de sensibilisation sur l’hygiène. Cependant, elle a rappelé que des défis persistent : difficultés d’accès à l’eau potable, insuffisance de points d’eau, installations sanitaires inadaptées et manque de gestion de l’hygiène menstruelle pour les adolescentes. Ces obstacles continuent de compromettre la santé et l’éducation des enfants. Quant au représentant résident par intérim de l’UNICEF au Mali, Noel Marie Zagreb, il a précisé : « Aujourd’hui, les enfants sont au centre de toute notre attention. Et nous partons d’un sujet très important : l’eau, l’hygiène et les toilettes. En effet, chacun de nous, mais surtout chaque enfant, doit boire de l’eau potable, utiliser des toilettes propres et sûres, se laver les mains avec du savon ». Il a ajouté : « l’eau est essentielle à chaque moment de la journée. L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement est un droit fondamental pour chaque fille et chaque garçon. Au Mali, nous faisons des progrès : de plus en plus de familles ont accès à l’eau potable. Malheureusement, beaucoup d’enfants dans certains villages et certaines écoles n’ont pas encore suffisamment d’eau ni de bonnes toilettes. » Selon lui, cette situation est aggravée par les changements climatiques, qui rendent l’accès à l’eau encore plus difficile, notamment pour les filles en période de menstruations. Mais il a aussi insisté sur les avancées : « Avec le gouvernement du Mali et de nombreux partenaires, l’UNICEF soutient le développement de services d’eau, d’hygiène et d’assainissement plus résilients aux chocs climatiques. En cette Journée de l’Enfant Africain, soyez rassurés que nous continuons à travailler dur pour qu’aucun enfant ne soit laissé de côté. » MMD/KM (AMAP)
Bougouni : Renforcement des capacités des élus communaux et agents des services déconcentrés des domaines et du cadastre

Bougouni, 16 juin (AMAP) La salle de réunion du gouvernorat de Bougouni abrite depuis le lundi 15 juin 2026 un atelier de renforcement de capacité des élus communaux et agents des services déconcentrés des domaines et du cadastre de la région de Bougouni sur la loi Domaniale et Foncière et ses Décrets d’application, a constaté l’AMAP. C’était sous la sous la présidence du Conseiller Technique au Ministère de l’Urbanisme, de L’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Youssouf Alhousseyni Diallo, avec la participation du chef de bureau des Domaines et du Cadastre de Bougouni monsieur Ousmane Kola N’Daou, de plusieurs agents de la Direction régionale et des élus venus de plusieurs localités de la région. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales. Il est initié par le ministère de l’Urbanisme, de L’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la population, (MUHDATP). Lors de son discours d’ouverture, M. Youssouf Alhousseyni Diallo, a rappelé que cet atelier de formation a pour objectif de contribuer au renforcement des capacités des élus communaux et agents des services déconcentrés des domaines et du cadastre dans la gestion domaniale et foncière. Selon lui, cette formation se fera sous forme de session axée sur des présentations de thématiques suivies de débats. Elle se déroulera sur une durée de cinq jours pour outiller les participants sur entre autres, le cadre juridique de la loi domaniale et foncière, les principes de gestion des domaines publics de l’Etat et des collectivités territoriales, le principe de gestion des domaines privés de l’Etat, l’étude de cas pratiques, la gestion des terrains des domaines privés des collectivités territoriales et les transactions foncières et les recettes domaniales et foncières. La formation des agents des Domaines et du cadastres et des élus de la région de Bougouni sur les procédures d’immatriculation, sur la gestion des domaines publics et privés, les sanctions prévues par la loi domaniale et foncière et le renforcement des relations professionnelles entre les agents des domaines et du cadastre et les élus de la région de Bougouni sont attendus comme résultats au sortir de cet atelier. Les experts du département du ministère de l’Urbanisme, de L’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population ont ensuite procédé aux présentations de modules d’initiation à la mise en œuvre du plan de transfert des compétences et des ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales. En marge de la rencontre, la mission nationale a été reçue en audience par le Directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité en présence des membres du cabinet suivie d’une visite du chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Ousmane Wélé. BHT/KM (AMAP)
Cour suprême : Les dossiers de Youssouf Bathily et de Clément Dembélé renvoyés au 20 juillet

Bamako, 16 juillet (AMAP) La chambre criminelle de la Cour suprême du Mali a renvoyé au 20 juillet les dossiers de l’ancien président de la Chambre de commerce et d’industrie, Youssouf Bathily, et de l’ex-président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage, Clément Dembélé, qui attendent d’être fixés sur leur sort, a constaté l’AMAP. Au cours de son audience de lundi dernier, la chambre criminelle a examiné les deux affaires avant de les reporter pour divers motifs. Les deux personnalités sont inculpées pour différentes infractions. Enseignant et figure politique, Clément Dembélé est poursuivi pour menace par le biais d’un système d’information. Placé sous mandat de dépôt le 20 novembre 2023 par le juge d’instruction du Pôle de lutte contre la cybercriminalité, il avait bénéficié d’un non-lieu en avril 2025. L’ordonnance de non-lieu a cependant été contestée en appel par le Procureur du Pôle. La Cour a infirmé cette ordonnance, ordonné un complément d’information et désigné un expert judiciaire pour vérifier l’authenticité des enregistrements vocaux incriminés. Un pourvoi en cassation a ensuite été introduit devant la Cour suprême, qui a reporté l’examen au 20 juillet « pour production de reçu de consignation ». Pour Youssouf Bathily, poursuivi pour atteintes aux biens publics, complicité de favoritisme et complicité de blanchiment de capitaux aux côtés d’autres coaccusés, certains dossiers ont été classés pour « faits insuffisamment établis ». Les autres, dont le sien, ont été renvoyés devant la chambre criminelle. Les intéressés ont formé un pourvoi en cassation contre l’arrêt de la chambre d’accusation de la Cour d’appel. La chambre criminelle de la Cour suprême a renvoyé l’affaire au 20 juillet, certains avocats n’ayant pas été informés de l’audience de lundi. L’affaire a ainsi été reportée « pour avis » aux avocats des inculpés. OS/KM(AMAP)
Indonésie : un séisme de magnitude 6,7 frappe l’île de Sulawesi

Bamako, 16 juin (AMAP) Un séisme de magnitude 6,7 a frappé tôt mardi l’île de Sulawesi, en Indonésie, selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS), rapporte l’agence de presse Anadolu. La secousse, enregistrée à 11h27 heure locale (03h27 GMT), avait son épicentre situé à environ 46 kilomètres à l’est-sud-est de Palu, capitale de la province de Sulawesi central. Le tremblement de terre s’est produit à une faible profondeur de 10 kilomètres, une configuration susceptible d’accentuer les secousses ressenties à la surface. Aucun décès ni dégât majeur n’a toutefois été signalé dans l’immédiat après le séisme. Les agences indonésiennes chargées de la gestion des catastrophes et de la météorologie n’ont pas émis d’alerte au tsunami à la suite de cette secousse. « Aucun décès ni dégât important n’a été signalé dans l’immédiat », selon les informations disponibles après le séisme. La région de Palu reste marquée par le puissant séisme suivi d’un tsunami survenu en 2018, qui avait provoqué d’importantes destructions et fait plus de 4 000 morts. Cet événement a renforcé la vigilance des habitants face à l’activité sismique dans cette zone de l’archipel indonésien. OS/KM(AMAP)

