Production de sucre : Des experts brésiliens au Mali pour relancer le secteur

Bamako, 17 janv (AMAP) Une délégation d’experts brésiliens séjourne, depuis mardi, au Mali, pour une semaine, afin d’explorer les perspectives de renouveau dans le secteur sucrier au Mali,  a constaté l’AMAP sur place. Dans le cadre de cette visite, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, le département en charge de l’Industrie a organisé dans ses locaux, une réunion de cabinet élargie à la mission d’études des experts brésiliens, en présence de l’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, du chef de la mission brésilienne, Ricardo Soares De Arruda Pinto et du consultant, Adama N. Diarra. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé les travaux, le Mali connaît un déficit en sucre depuis les indépendances. «Le déficit sucrier est structurel. Mais, nous avons toujours apporté une réponse conjoncturelle par le biais d’importations et d’exonérations », a estimé M. Diallo. Expliquant que la mission du jour consacre le démarrage de la vision du gouvernement à moyen et à long terme pour apporter une réponse structurelle au déficit structurel du sucre dans notre pays. « C’est pourquoi, nous avons estimé faire appel aux experts brésiliens », a-t-il expliqué. Et de justifier que le Brésil, premier producteur mondial de sucre, possède une expertise avérée tant dans la technologie que dans la production sucrière. Il a dit que les experts brésiliens ont été sollicités pour deux missions cruciales qui permettront de concevoir une stratégie à moyen et long terme, garantissant notre capacité à assurer l’autosuffisance du Mali en sucre. Le ministre Diallo a révélé que la mission va premièrement procéder à une évaluation des performances industrielles de Sukalla et N’Sukalla. Il s’agit, selon lui, de déterminer le maximum de production de sucre que le Mali peut attendre de ces deux unités industrielles, actuellement limitées à 100.000 tonnes. Il a, aussi, souligné que l’état des installations industrielles et des équipements sera évalué avec précision et les réelles possibilités de production maximale de sucre définies au niveau de ces deux unités industrielles. Pour lui, à partir de cette évaluation de l’outil industriel, différents scénarios pourront se présenter à son département. «En fonction de chaque scénario qui se dégagera, nous apporterons des réponses et des ajustements pour pouvoir atteindre notre objectif, qui est d’assurer l’autosuffisance de notre pays en sucre en produisant entre 300 000 et 400 000 tonnes voire 500.000 tonnes par an», a affirmé Moussa Alassane Diallo, soulignant que l’objectif ultime est de devenir un pays producteur de sucre pour garantir notre autosuffisance et devenir un exportateur net de cette denrée. En outre, le ministre Diallo a confié que la deuxième étape de la mission consiste à préparer une étude sur la base des aménagements de nos terres. « Il s’agira, a-t-il expliqué, de savoir la superficie à aménager pour parvenir à produire jusqu’à 500 000 tonnes de sucre. Et de connaître les techniques culturales qu’il faut promouvoir pour maximiser les rendements sur la base des aménagements. » «Troisièmement, sur la base de l’aménagement des terres et des techniques culturales, nous allons voir les rendements qu’on peut attendre sur la base de l’introduction des variétés culturales», a-t-il dit, ajoutant qu’une fois ces deux études menées, «il nous appartiendra d’organiser et de planifier toutes les mesures financières et techniques pour élaborer un dossier». Le Brésil, renommé comme l’un des principaux producteurs mondiaux de sucre, tire sa prééminence de l’excellence de sa production de sucre de canne. Cette expertise a conduit à la sélection du Mali comme destination pour une mission d’évaluation approfondie. Les évaluations de l’équipe d’experts seront cruciales pour envisager une relance stratégique et engager un changement structurel dans la dynamique actuelle du secteur sucrier au Mali. Au cours de leur séjour, les experts brésiliens auront des séances de travail avec les autorités, les représentants des deux unités, ainsi qu’avec des acteurs clés du secteur. L’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, a assuré que ces experts sont bien qualifiés. Le diplomate brésilien a fait savoir que son service est prêt à suivre les conclusions de cette mission, et que son pays va rester aux côtés du Mali pour qu’il soit capable d’atteindre ses objectifs de souveraineté alimentaire. Pour cela, il a souhaité que cette initiative soit élargie au maïs et au soja. Auparavant, la délégation a rencontré le ministre de l’Économie et des Finance, Alousséni Sanou à huit clos. Rien n’a filtré de cette rencontre. AG/MD (AMAP)

Cadeaux d’anniversaire ou de mariage : La nouvelle vogue des coffrets

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 17 janv (AMAP) Assise sur une natte étalée à même le sol, Flématou Konaté est étudiante en 1ère année de Pharmacie. Dans sa main, elle tient 50 000 Fcfa, en coupures de 500 Fcfa. Elle plie ces billets pour leur donner une forme presque circulaire qui, placés côte à côte, prennent l’allure d’un bouquet de fleurs, au milieu duquel elle plante une rose. «Je dois, en plus de ce bouquet fait de billets de monnaie, ajouter deux foulards, des chaînes et des boucles d’oreilles garanties», explique l’étudiante. Cette pratique qui semble sortir de l’ordinaire est tendance maintenant. Elle consiste à offrir un cadeau communément appelé « Un coffret cadeau» ou «box». Elle peut être définie comme un cadeau à thème, proposant différents services ou produits qui permettent au destinateur de choisir en fonction de ses envies. Les coffrets cadeaux s’apparentent à des paquets de cadeaux comprenant des catalogues de produits. Cet exercice facile en apparence est loin d’être un jeu d’enfant. Il faut trouver un présent original et surprenant. Le choix du «cadeau box» dépend de la personne qui passe la commande. Pour avoir accès à la matière première, Flématou Konaté sollicite les services d’une grande sœur qui vit au Sénégal. Grâce à cette dernière elle trouve facilement tous les articles dont elle a besoin : boucles, sacs, chaînes, habits, chaussures, etc. « Les box sont faits en tenant compte du choix des clients eux-mêmes, mais la plupart des idées sont d’elle-même », précise Mlle Konaté. Parlant de ce box fait de billets de 500 Fcfa, elle trouve que «ce n’est pas tellement rentable. Nous le confectionnons généralement pour faire plaisir aux clients et pour les fidéliser», révèle l’étudiante en Pharmacie. « Nouvel an, anniversaire, mariage, baptême ou autre, toutes les occasions sont bonnes pour offrir des présents », explique-t-elle, précisant que le plus grand avantage du concept est qu’il y en a pour toutes les bourses. Autre avantage : la flexibilité qu’il offre aux clients. Avec un box cadeau, on peut choisir le thème du cadeau, sa taille, sa durée et même son prix. «Quand j’étais au lycée, je vendais des bracelets, des chaînes, des boucles d’oreilles. Les gens, surtout ceux qui étaient en couple et qui voulaient offrir des cadeaux à leurs conjoints ou conjointes, me sollicitaient pour les aider à préparer leur surprise. Ils me donnaient de l’argent pour ce faire, je partais au Grand-marché pour acheter des articles en fonction de la somme proposée. Mais aujourd’hui, la plupart de mes marchandises viennent de l’extérieur», souligne Flématou Konaté. LARGE CHOIX – Toutes les catégories d’âge sollicitent son service : homme ou femme, mère et enfant, grand-parent et petits enfants. Avant d’ajouter que le prix des box commence à partir de 5 000 Fcfa. Notre interlocutrice entend augmenter sa capacité de production afin d’ouvrir une boutique de «cadeaux box» à Bamako. Fatoumata Niangadou vient de recevoir son colis contenant un tapis de prière, un Coran, un chapelet, un foulard de couleur bleue, un verre à café, un thermos à café. L’ensemble est emballé et estampillé Mme Niangadou. «Ce présent est pour ma mère. J’ai décidé de lui en acheter spécialement pour son anniversaire. Ma mère est beaucoup attachée à la religion, je pense qu’elle aimera le cadeau», explique-t-elle, tout sourire à l’idée de voir toutes ces commandes. Celle qui a investi 15 000 Fcfa trouve cette idée de cadeau innovatrice, parce qu’elle permet de rassembler différents cadeaux dans une seule et même boîte. Aussi, il n’est plus besoin d’aller de magasin en magasin pour trouver un présent à ouvrir à ceux qu’on aime. Âgée d’une vingtaine années, Aïssata Kourouma réside à Titibougou. Spécialiste en informatique de gestion, elle confectionne les box en fonction des goûts de ses clients. Elle est également propriétaire d’une boutique où elle vend divers articles. «Les coffrets cadeaux sont un bon moyen qui permet aux proches de vivre une expérience unique et inoubliable», souligne-t-elle. Selon Aïssata Kourouma, il existe un large choix de coffrets cadeaux sur le marché. Il y a les box appelés gourmande, beauté ou liés à un centre d’intérêt particulier. «Ils sont souvent offerts comme présents dans le cadre privé, mais aussi un anniversaire en vue, un mariage qui arrive à grands pas ou même pour célébrer une naissance», détaille-t-elle. Il est important de choisir le cadeau idéal pour faire plaisir à ses proches. Les prix des «box cadeaux» varient, selon le contenu ou le type. Un box contenant un foulard mousseline de Dubaï et quelques accessoires pour cheveux enveloppés dans un carton de couleur rose coûtera par exemple 18 000 Fcfa. 70% des clients d’Aïssata Kourouma sont des femmes. Elle précise que le prix des box composés commence à partir de 7 500 Fcfa. Aïssata Kourouma fabriquait les cadeaux box lors des fêtes de Saint-Valentin uniquement. Les demandes allaient au-delà et les gens continuaient à la solliciter faute de trouver une société ou entreprise qui fabrique les «cadeaux en box» comme c’était le cas dans la sous-région. C’est ainsi qu’elle a décidé d’en faire une activité principale. Notre commerçante entend agrandir sa boutique uniquement pour vendre les cadeaux box. En attendant Aissata Kourouma travaille en fonction de la demande de la clientèle. Elle en vend également en petites quantités dans sa boutique où elle propose des cartons et plusieurs articles. Elle mise beaucoup sur l’emballage qu’elle exporte pour créer la différence avec ses concurrentes. Fatoumata Cissé est restauratrice et pâtissière à Dravela-Bolibana en Commune III du District de Bamako. Elle met en box des mini-pizzas, tacos, nems, crêpes, du jus en carton dans un emballage. Elle fait ces coffrets nourritures sur commande en fonction du choix de la clientèle. Occupée à faire les commandes d’une maman qui veut faire plaisir à sa fille le jour de la soutenance de celle-ci, elle explique avoir décidé de rassembler dans les mêmes cartons un peu de gâteau et des petits fours. Détentrice d’une licence en réseaux et télécommunication, elle fabrique généralement des box pour anniversaires qui sont beaucoup sollicités. FMS/MD (AMAP)

CAN 2023 : Belle entrée en lice du Mali

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE  Korhogo, 17 janv (AMAP) Les Aigles ont dominé hier les Bafana Bafana d’Afrique du Sud (2-0) au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo au compte de la première journée du groupe E. Si les Aigles ont fait peur en première mi-temps, ils sont pu marquer deux buts dans la deuxième partie du jeu grâce au capitaine Hamari Traoré (60è min) et l’avant-centre Lassine Sinayoko (66è min). Les hommes du technicien Eric Sékou Chelle ne pouvaient espérer meilleure entame quand on sait que certains favoris, à l’image du Ghana, de l’Égypte et d’Algérie, ont été tenus en échec par les petits poucets de leurs poules. Les Ailes peuvent donc respirer. L’Afrique du Sud est un sérieux concurrent à la qualification pour les huitièmes de finale. Grâce à ce succès, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires prennent la tête du groupe avec 3 points devant la Namibie qui s’est imposée devant la Tunisie (1-0) en première heure. Les Aigles effectuent un grand pas dans la course pour le deuxième tour. Ils peuvent valider leur ticket du huitième de finale lors de la prochaine journée avec une victoire contre la Tunisie (20 janvier) ou, avec un match nul, prétendre au moins à une place de meilleur troisième. Le sélectionneur national Eric Sékou Chelle est resté fidèle à son système tactique 4-4-2 losange et les joueurs ont permuté plusieurs fois dans la partie. L’équipe sud-africaine évoluait en 4-4-2 classique. La rencontre fut tactique, technique et surtout équilibrée entre les deux formations au début de la partie. Le premier tournant du match s’est déroulé à la 19è minute. Après un choc entre le défenseur Sikou Niakaté et l’attaquant sud-africain Evidence Makgopa, l’arbitre égyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussien montre le point du corner. Au moment où les Sud-africains s’apprêtent à joueur le corner, les arbitres de la VAR appellent Mohamed Adel Elsaïd Hussien et les supporters sud-africains réclament le penalty qui sera finalement accordé à l’Afrique du Sud. L’ailier Percy Muzi Tau exécute la sentence et tire dans les nuages du stade Amadou Gon Coulibaly. Les supporters maliens se lèvent comme un seul homme pour saluer cette ratée. La troupe tant attendue de l’Union nationale des associations des supporters du Mali (UNASAM) fait son entrée au stade à la 26è minute et fait le show dans l’enceinte de Korhogo, aidée par les Maliens de Korhogo qui sont massivement sortis pour soutenir les Aigles. Si les Aigles ont essayé de créer la différence dès le début de la partie et la tentative du milieu de terrain Amadou Haïdara, captée par le gardien Ronwen Hayden Williams (9è min), c’est bien les Bafana Bafana qui se sont montrés plus dangereux avec les tentatives de Percy Muzi Tau aux 13è, 31è et 41è minutes et de Teboho Mokoena (39è min) qui sont toutes repoussées par le gardien Djigui Diarra, plusieurs fois décisif sur sa ligne. La dernière alerte de la première période a été à l’actif des Aigles. Malgré deux défenseurs, Lassine Sinayoko passe et se présente dans la surface, avant de frapper du bout du pied droit, mais le gardien Ronwen Williams gagne son face à face (45è min +1). A l’image de la première, la deuxième période commence bien pour le Mali. Les supporters font le show dans les gradins, les joueurs tentent de débloquer le tableau d’affichage. Bien servi par Sékou Koïta, Amadou Haïdara, libre de tout marquage, frappe complètement à côté sans contrôle du pied gauche (49è min). Ce ne sera que partie remise pour les Aigles. Le Mali passe devant. Près de la surface, Sékou Koïta tire le coup franc avec son pied gauche, mais le gardien Ronwen Williams se détend et repousse sur sa ligne. Le capitaine Hamari Traoré qui a suivi l’action a poussé le ballon au fond des filets du pied gauche (60è min). C’est son troisième but avec les Aigles en 52 sélections. Le Mali fait le plus difficile et parvient à réaliser le break grâce à Lassine Sinayoko qui a marqué d’un extérieur du pied droit, après une récupération de Hamari Traoré et une relance en profondeur Kamory Doumia (66è min). L’attaquant des Aigles compte désormais 4 buts en 12 sélections. Les Aigles dominent le reste de la partie et s’imposent 2-0. Le milieu de terrain des Aigles, Amadou Haïdara a été désigné Homme du match. En première heure, la Tunisie, l’autre favori du groupe, a complément déjoué. Quart de finalistes de la dernière édition, les Aigles de Carthage se sont inclinés d’entrée face à une surprenante Namibie (0-1) qui signe la première victoire de son histoire lors d’une Coupe d’Afrique des nations. L’ailier Deon Hotto Kavendji a marqué l’unique but de la partie et permet à son pays de signer une victoire historique à la 4è participation à la CAN après 1998, 2008 et 2019. Lors de la prochaine journée, les Aigles affronteront la Tunisie pour une qualification directe pour les huitièmes de finale, le samedi 20 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly en deuxième heure alors que l’Afrique du Sud sera face à la Namibie à 17h. LMD/MD (AMAP)   Mardi 16 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo   Mali-Afrique du Sud : 2-0 Buts de Hamari Traoré (60è min), Lassine Sinayoko (66è min) Arbitrage de l’Égyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussien assisté de ses compatriotes Mahmoud Abouelregal et de Ahmed Taha Ibrahim.   Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Falaye Sacko, Amadou Haïdara (Boubacar Traoré, 86è min), Aliou Dieng (Fousseni Diabaté, 78è min), Kamory Doumbia, Yves Bissouma (Lassana Coulibaly, 58è min) Sékou Koïta (Nene Dorgelès, 86è min), Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko 86è min). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle Afrique du Sud : Ronwen Hayden Williams (cap), Khuliso Johnson Mudau, Siyanda Xulu, Mothobi Mvala, Aubrey Maphosa Modiba, Sphephelo Sithole, Teboho Mokoena, Percy Muzi Tau, Thapelo Maseko (Thapelo James Morena, 88è min), Themba Zwane (Mihlali Mayambela, 74è min), Evidence Makgopa (Lerato Zakhele Lepasa, 74è min). Sélectionneur : Hugo Henri Bross.  

Mali-Cameroun : Comment renforcer l’accord de libre circulation ?

Bamako, 16 janv (AMAP) Le comité de suivi de la mise en œuvre de l’Accord sur la circulation des personnes et des biens entre le Mali et le Cameroun fait, depuis lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’état des lieux de la mise en œuvre de l’Accord de 2015 par les deux parties, a constaté l’AMAP sur place. Lors de cette première réunion, qui durera trois jours, les parties partageront leur compréhension des stipulations du document, feront le point des difficultés et problèmes rencontrés par les ressortissants des deux pays depuis sa signature et proposeront des solutions. Il s’agira, aussi, de s’assurer que toutes les parties appliquent pleinement les termes de l’Accord, faire des propositions concrètes sur comment concilier le document avec le visa électronique récemment instauré par les autorités camerounaises, évaluer la situation générale des ressortissants maliens et camerounais dans leur pays d’accueil. A l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Seydou Coulibaly, qui a présidé la séance, en présence de l’ambassadeur du Cameroun au Mali avec résidence à Dakar, Jean Koe NTonga, a signalé que le Mali et le Cameroun sont indéniablement deux pays frères et amis, liés par l’histoire, la culture et des valeurs communes. «Je me réjouis de voir que ces liens séculaires se sont renforcés au fil des ans nonobstant les évolutions politiques et géopolitiques», a dit M. Coulibaly. Animés d’une vision panafricaniste et d’un esprit de solidarité agissante, les premiers chefs d’État du Mali et du Cameroun, respectivement Modibo Keïta et Ahmadou Ahidjo, ont posé les jalons d’une grande amitié entre les deux pays. Cela, à travers la conclusion de la Convention d’établissement et de circulation des personnes, le 6 mai 1964 à Bamako. Sans remettre en cause l’esprit et les facilités réciproques convenues dans l’Accord de 1964, notamment l’exemption de visa pour les détenteurs de passeports diplomatique et de service ainsi que pour certaines catégories socioprofessionnelles, le nouvel accord a instauré le principe du visa gratuit au bénéfice de certains ressortissants des deux pays, détenteurs de passeports ordinaires. Toutefois, a déploré le secrétaire général du département en charge des Affaires étrangères, en dépit des efforts déployés par les autorités compétentes de nos deux pays, la mise en œuvre du document connait des difficultés. Lesquelles engagent les parties à une convergence de vues sur les stipulations de l’Accord et une synergie d’action afin d’y apporter des réponses appropriées. De son côté, l’ambassadeur du Cameroun au Mali a reconnu que la coopération entre son pays et le Mali demeure en deçà de ses potentialités réelles et mérite d’être impulsée dans divers secteurs. Pour hisser cette relation au niveau de ces potentialités, Jean Koe NTonga a attiré l’attention « sur la nécessité de la mise en œuvre de l’Accord portant création de la Grande commission mixte, signé à Yaoundé le 12 mai 2009. » Le directeur des Affaires juridiques du département en charge des Affaires étrangères, Bakary Doumbia a rappelé que l’article 17 de l’Accord sur la circulation des personnes et des biens a prévu la mise en place d’un comité paritaire pour assurer un meilleur suivi de la mise en œuvre de l’accord. Cependant, a-t-il a regretté ce comité qui devrait se réunir une fois tous les deux ans, alternativement au Cameroun et au Mali, n’a pu le faire pour des raisons diverses. D’où la tenue de cette rencontre, selon Bakary Doumbia. BD/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Des supporters maliens bloqués à la frontière ivoirienne 

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib Kouyaté Korhogo, 16 janv (AMAP) Le voyage pour Korhogo s’est transformé à un calvaire pour les supporters maliens. Plus 300 personnes ont quitté Bamako, dimanche matin, dans une dizaine de bus (certaines sources évoquent 5 bus), mais ils n’étaient pas encore arrivés à destination 24 heures plus tard alors que la distance ne fait que 558,1 km. La raison : escortés par les forces de l’ordre maliennes de Bougouni à Kadiana, la derrière ville malienne, les supporters ont été bloqués à la frontière à Nigouni. «Nous sommes arrivés à la frontière vers 14h et nous avons rempli les formalités avec la présentation des documents, dont le carnet de vaccination. C’est quand nous avons voulu prendre le départ, ils nous ont dit que l’ordre est venu que nous devons justifier notre lieu d’hébergement. Pourtant l’UNASAM a envoyé un précurseur à Korhogo qui a trouvé un logement et payé les frais. Certains gendarmes sont allés regarder notre lieu d’hébergement et ils ont certifié que nous pouvons être logés là-bas. Ensuite, ils ont demandé de billet d’entrée au stade et nous avons répondu que nos autorités ont déjà acheté des tickets que nous aurons le jour du match», a expliqué le président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, joint au téléphone. «Ils ont ensuite demandé à chaque individu de justifier son hébergement. Vers 23 heures, nous avons décidé de revenir sur notre territoire pour plus de sécurité et éviter les problèmes. Nous avons passé la nuit à Kadiana en plein air, les gens n’ont même pas dormi, en attendant une solution», a ajouté le premier responsable de l’UNASAM qui invite les supporters au calme et à la retenue. «J’ai dit toujours de garder le calme. Ce n’est pas notre pays. Nous sommes là pour le football et nous faisons tout cela pour le pays. Cette souffrance peut être pour nous une chance pour remporter la coupe», a conclu Souleymane Diabaté. Si l’UNASAM a pu justifier son logement, plusieurs membres du convoi ne savaient pas où dormir à Korhogo. Dimanche, la préfecture de Korhogo a adressé un courrier au président de la communauté malienne de Korhogo concernant le «séjour des spectateurs maliens à l’occasion des matches de poule à Korhogo». Le préfet hors grade André Ekponon Assomou indique dans la correspondance qu’il lui revient de façon récurrente, que dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football et à l’occasion des matches du groupe E, plusieurs dizaines de cars en provenance du Mali et affrétés par les supporters maliens vont arriver dans la ville de Korhogo. «A cet effet, certains espaces seraient retenus pour recevoir ces milliers de supporters qui y séjourneraient plusieurs jours. Si ces informations sont avérées, cela poserait d’énormes difficultés tant au niveau sécuritaire qu’environnemental, dans la mesure où ces espaces qui n’ont pas été aménagés ne disposent ni d’électricité, ni de toilettes et ne sont pas clôturés. Cela n’est pas acceptable», a écrit André Ekponon Assomou. «En conséquence, a-t-il poursuivi, il serait indiqué d’orienter les nombreux supporters que la ville de Korhogo a plaisir à recevoir, soit vers des tuteurs éventuels, soit des réceptifs hôteliers (hôtels, résidences meublées), soit encore d’envisager leur retour après chaque match, au Mali». Approché, un Malien résident à Korhogo met ces couacs dans le panier du manque de communication entre la délégation malienne, les Maliens résident à Korhogo, les supporters des Aigles à Korhogo et les autorités de Korhogo. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a, en effet, indiqué que les espaces qu’évoque l’autorité de Korhogo ne sont pas réservés pour les supporters qui viennent du Mali, mais plutôt des supporters qui viendront d’autres villes de Côte d’Ivoire, notamment Abidjan qui vont juste regarder le match et retourner dans leurs villes. Les tractations étaient encore en cours pour laisser passer le convoi. L.M.D. H.K.  

Littérature : Le 2ème Festival du livre africain de Marrakech, du 8 au 11 février 2024 (Organisateurs)

Bamako, 16 janv (AMAP) La deuxième édition du Festival du livre africain de Marrakech (FLAM) se tiendra du 8 au 11 février prochain, ont annoncé les organisateurs lors d’une conférence de presse tenue à Casablanca. Le Festival du livre africain de Marrakech est un festival d’auteurs réunissant des écrivains, des penseurs et des intellectuels d’Afrique, de ses diasporas et de ses descendants. Il se veut une célébration de la littérature et de la culture africaines. Destiné à tous les publics et à tous les âges, le FLAM est à accès gratuit pendant quatre jours, dans tous les sites d’accueil, le but étant de rapprocher la culture et l’art aussi bien des passionnés que de ceux qui s’en sentent éloignés. Le FLAM “est une grande fête littéraire, marquée par la présence de plus de 50 écrivains africains, afro-descendants ainsi que de la diaspora africaine”, a déclaré à la presse son président, Mahi Binebine. Pour cette 2eme édition, le festival a été délocalisé, a-t-il fait savoir, précisant que plusieurs auteurs iront à la rencontre des étudiants et des jeunes, notamment à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), l’Université Cadi Ayyad, ainsi que dans les écoles à Marrakech. “Malgré la proximité et l’unité géographique du continent africain, les peuples ne se parlent pas”, a soutenu Mme Wane-Sagna, co-organisatrice du FLAM, soulignant que cela est notamment dû au “manque de circulation des imaginaires”. Dans ce sens, elle a relevé que le festival est un moyen de palier à cette situation, à travers la facilitation de rencontres entre les écrivains africains et en enlevant les barrières entre des peuples africains qui ont énormément de choses en communs. Pour sa part, M. Ajarraï, délégué général du FLAM, a fait savoir que cette édition mettra en avant les jeunes écrivains marocains, relevant que le programme est concocté de manière à atteindre tout le public de la ville de Marrakech. Au programme du FLAM 2024, figurent notamment l’organisation de cafés littéraires, entretiens, signatures, une librairie éphémère, mais aussi une programmation jeunesse faite d’activités pédagogiques et d’interventions “hors les murs”, en milieu universitaire et scolaire. Les soirées du festival seront égayées par des performances musicales, de lectures et de poésie. Écrivains et public auront ainsi l’occasion cette année de se retrouver autour de différents formats quotidiens de rencontres. Pour cette deuxième édition du festival, la programmation propose des thématiques reflétant l’actualité scientifique et éditoriale de l’Afrique et consacre une place particulière à la réactivation et à la consolidation des mémoires et des liens qui unissent tous les Africains partout où ils se trouvent. Le FLAM verra la présence de plusieurs figures de la littérature africaine tels que José-Eduardo Agualusa (Angola), Leïla Bahsaïn (Maroc), Abdelkader Benali (Maroc), Souleymane Bachir Diagne (Sénégal), Ali Benmakhlouf (Maroc), Sophie Bessis (Tunisie), Siham Bouhlal (Maroc), Boum Hemley (Cameroun), Yasmine Chami (Maroc), Touhfat Mouhtare (Comores), Fanta Dramé (Mauritanie), Wilfried N’Sondé (République du Congo), Saad Khiari (Algérie), et Mia Couto (Mozambique). Le site principal du festival est situé aux Étoiles de Jamaâ el Fna, centre socioculturel de la Fondation Ali Zaoua à Marrakech. D’autres lieux partenaires abriteront certaines activités du FLAM. MD (AMAP)    

CAN 2023 : Les Aigles du Mali défient les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) Le Mali entre en lice, demain mardi à 20 heures, contre l’Afrique du Sud au compte de la première journée du groupe E, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Les Aigles du Mali sont arrivés à Korhogo, vendredi dernier, après un stage bloqué d’une quinzaine de jours au Centre d’entraînement pour sportif d’élite Ousmane Traoré de Kabala, à Bamako. Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont été chaleureusement accueillis par les Maliens de Korhogo qui se sont mobilisés. Après le repos vendredi après-midi, les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ont effectué deux séances d’entraînement samedi (matin et soir) tandis qu’une seule séance était prévue dimanche à 20h, l’heure du match contre les Bafana-Bafana. La sélection nationale a effectué sa dernière séance d’entraînement hier soir (18h30) au Lycée Dominique Ouattara. «Nous sommes bien arrivés. Tous se passe bien. On s’est reposé vendredi et effectué deux séances d’entraînement samedi. On prépare le match de mardi contre l’Afrique du Sud pour gagner. Tout le monde va bien», a déclaré le défenseur Falaye Sacko. L’attaquant Lassine Sinayoko, salue quant à lui, l’accueil chaleureux réservé à l’équipe par les supporters. « On remercie tous les supporters maliens. Ça nous fait plaisir et nous donne envie de mouiller le maillot. Toute l’équipe est focus. On est prêt à donner le meilleur de nous-mêmes », a-t-il dit. Le gardien Aboubacar Doumbia renchérit : «Nous travaillons bien pour un objectif qui est de remporter le trophée. On est prêt pour ce premier match. Je demande aux supporters d’être nombreux au stade pour soutenir l’équipe ». Le groupe E, basé à Korhogo, composée du Mali, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie et de la Namibie, est l’un des groupes équilibrés de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Le Mali et l’Afrique du Sud, avec la Tunisie, sont tous candidats à la qualification en huitième de finale. Cette première journée est donc importante pour les équipes. Les Aigles sont très attendus par les supporters. Pour bien entamer la compétition, les hommes du sélectionneur national Eric Sékou Chelle doivent gagner, à défaut obtenir le match nul. Pour le début, la défaite leur est interdite. Les Bafana Bafana d’Afrique du Sud, de retour à la CAN après avoir manqué le rendez-vous au Cameroun, vont tenter de passer le premier tour. Cette participation est leur onzième et les champions d’Afrique de 1996 sont l’une des meilleures équipes du Groupe E. Pour ce match, les hommes du sélectionneur Hugo Broos vont certainement sortir le grand jeu. L’attaquant d’Al Ahly, Percy Tau, doit être surveillé comme le lait sur le feu par les défenseurs des Aigles. Les Bafana Bafana peuvent aussi compter sur le milieu de terrain de Mamelodi Sundowns, Teboho Mokoena,  et son coéquipier de club, le gardien de Ronwen Williams. Dans l’histoire de leurs confrontations, le Mali et l’Afrique du Sud se sont rencontrés 5 fois et c’est l’égalité parfaite entre les deux pays : 2 victoires pour chaque équipe, 1 nul, 6 buts marqués par chaque pays. Mais Les Aigles et les Bafana Bafana ne se sont rencontrés à la CAN qu’à deux reprises. Le premier match entre les deux pays remonte au 12 octobre 2001 lors d’un tournoi de test du stade du 26 Mars et le Mali s’était imposé 2-0 grâce aux réalisations de Mahamadou Dissa (27è min), Alfousseyni Karembé (83è min). Quelques mois plus tard, c’est-à-dire, 03 février 2002, les équipes se sont affrontées, au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes, en quart de finale de la CAN 2002 que notre pays a abritée et le choc a tourné à l’avantage des Aigles (2-0, buts de Bassala Touré, 60è min et Dramane Coulibaly «Scifo», 90è min). Onze ans plus tard (2 février 2013), les deux sélections se sont retrouvées encore en quart de finale de la CAN, cette fois-ci en Afrique du Sud. Au stade Moses Mabhida de Durban, l’attaquant Tokelo Anthony Rantie (31è min) a ouvert le score pour l’Afrique du Sud alors que Seydou Keïta (58è min) a remis les pendules avant que le Mali ne s’impose 3-1 dans la séance de tirs au but. Les deux derniers matches entre nos deux pays sont des rencontres amicales. Le 14 janvier 2015, juste avant la phase finale de la CAN, Guinée équatoriale 2015, l’Afrique du Sud a battu le Mali (3-0) au Cameroun et le 13 octobre 2019, les Bafana Bafana ont remis ça lors d’un amical à Port-Elizabeth (2-1). L’enjeu de ce 6è match entre les deux pays et le 3è à la CAN est énorme. Auparavant, le stade Amadou Gon Coulibaly va accueillir à 17 heures le match Tunisie-Namibie. Si les Tunisiens sont les favoris logiques de la rencontre, ils doivent se méfier des Namibiens qui veulent jouer aux trouble-fêtes. Les deux premiers matches du groupe E seront disputés probablement à guichet fermé car au moment où nous mettons sous presse il n’est pas de ticket d’entrée disponible. «Il n’y a pas de billet aux différents lieux indiqués pour la vente. Certains disent que les tickets sont disponibles au marché noir, c’est possible mais c’est interdit et je n’ai aucune information sur cela. Ce que je sais, il n’y a plus de billet pour le match », confie un supporter malien résident à Korhogo. «Toutefois, les Maliens de Korhogo ont pu obtenir des tickets. Certains ont acheté le ticket de 10 000 Fcfa, d’autres ont pour 5 000 Fcfa ou 2 000 Fcfa», ajoute notre interlocuteur. Après l’Afrique du Sud, le Mali sera face à la Tunisie, le 20 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly avant de terminer la phase de poule contre la Namibie, le 24 janvier au stade Laurent Pokou à San-Pedro. LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : La fête a commencé avec une belle entrée en lice du pays hôte

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 13 janv (AMAP) La fête a commencé avant l’heure. Dans les villes et villages ivoiriennes, notamment Korhogo, dans le Nord de la Côte d’ivoire, la journée de samedi 13 janvier, date de l’ouverture de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations a débuté avec la vente de gadgets aux couleurs de la Côte d’Ivoire, du Mali et des autres pays en lice pour le trophée le plus prestigieux du continent. Jean De Dieu, étudiant en master de biologie, spécialité agro-physiologie, s’est reconverti en vendeur d’articles pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN )dans le quartier de Logokaha, proche du stade Amadou Gon Coulibaly. «Nous mettrons des articles à la disposition de la population pour égailler et ambiancer la ville. Nous sommes dans un climat de CAN. Et qui parle de CAN évoque forcement tous ces accessoires pour embellir la soirée footballistique », explique le nouveau commerçant. A l’image d’autres vendeurs d’articles, il propose des trompettes à 2 000 Fcfa l’unité, le grand (3 000 Fcfa) et petit drapeau (deux unités à 500 Fcfa) des différents pays qualifiés, les chapeaux dont le prix varie entre 500 et 1 000 Fcfa et les bracelets à 250 Fcfa. « Aujourd’hui (samedi, ndlr), c’est le match d’ouverture, il se joue à Abidjan mais pour nous, tous les matches de la CAN vont se jouer sur toute l’étendue du territoire. Que nous soyons à Abidjan ou dans d’autres villes, nous vivons la CAN. Nous sommes dans cet état d’esprit pour apporter notre pierre à la réussite de cette compétition », ajoute le jeune trapu. A plus de 564 km d’Abidjan et le stade olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé, la population de la cité du Poro a suivi le match d’ouverture entre la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau (2-0) sur des écrans géants et dans les villages-CAN ou des fans-zone installés à travers la ville. Certains sont privés, c’est-à-dire payants, d’autres sont publics où l’entréet es gratuite, à comme au village-CAN offert par la mairie de Korhogo,en collaboration avec le Conseil régional du Poro. Dans le quartier de Tegueré, les portes du village-CAN ont ouvert depuis 14h. C’est la prestation d’artistes, l’ambiance, le show, les concours de danse, s’enchaînent jusqu’au match. Un tonnerre d’applaudissement a retenti quand le président Alassane Ouattara a fait son entrée au stade olympique qui porte son nom. Chaque paragraphe du président ivoirien a été applaudi, tout comme les interventions du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino ,et le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. La Côte d’Ivoire débute bien le match et le but matinal de Seko Fofan (4è min) a également été salué à sa juste valeur. Juste avant la pause, Jean-Philippe Krasso écroulé dans surface de réparation bissau-guinéenne, tout le monde se lève pour réclamer le penalty. «Il l’a touché, il l’a touché», scandent-ils. Les Ivoiriens s’imposent 2-0 grâce à un but de Jean-Philippe Krasso (58è min) au grand bonheur des supporters. « Je suis très contente que la Côte d’Ivoire remporte le match d’ouverture. Venir au village-CAN, c’est une manière de dire merci à notre président. C’est un endroit de festivité et de convivialité. Je pense que la Côte d’Ivoire va gagner la CAN», déclare Mariétou Karamoko. « C’est une des meilleures CAN et nous sommes fiers de la Côte d’Ivoire. Nous espérons que ça va continuer. Il y a plusieurs ethnies mélangées ici et nous sommes contents et fiers de l’accueil des Ivoiriens. L’équipe peut aller loin dans cette compétition. Il y a eu quelques problèmes, mais je pense que l’équipe va s’améliorer lors des prochains matches », renchérit Mohamed Diarrassouba. C’est la même joie exprimée par le maire adjoint Salif Coulibaly. «C’est vrai qu’on voulait que l’équipe marque plus de buts pour inquiéter les prochains adversaires, mais elle a mis deux buts et on se contente de cela. Il n’y a pas de petite victoire, nous sommes heureux de prendre les trois points. Notre maire Lacina Ouattara met la jeunesse en honneur dans tout son programme », dit M. Coulibaly. « La Côte d’Ivoire jouant à Abidjan, c’est une occasion de permettre à toute la population de Korhogo, particulièrement les jeunes, de pouvoir vivre en temps réel les matches que ce soient ceux de Côte d’Ivoire ou des autres pays », poursuit-il. Avant de dire merci au député maire Lacina Ouattara et également au président du Conseil régional du Poro, Fidèle Gboroton Sarassoro. Ce village-CAN est offert à la population de Korhogo pour permettre aux personnes qui n’auront pas accès au stade de suivre les matches. « Ce village-CAN est dédié à toute la population et tous ceux qui viendront des pays frères pour jouer la CAN de l’hospitalité. Le village-CAN va faire un mois, on va regarder tous les matches ici avec enthousiaste, ferveur et tous ce qui est beauté et vivre de bon moment de football », explique le responsable du site, Aka Remi. Dans cet espace, les vendeuses ont loué des stands pour permettre aux supporters et à tous les fans de football de pouvoir manger et se désaltérer, tout en suivant les matches et profitant de moment de football. La ville de Korhogo n’a pas dormi et la célébration de la victoire a été poursuivie jusqu’au petit matin. Quelques accidents ont été signalés dans certains quartiers. La Côte d’Ivoire affrontera le Nigeria lors sa prochaine sortie le 18 janvier alors que la Guinée-Bissau (17h) sera face à la Guinée équatoriale (14h). LMD/MD (AMAP)

San : Tenue de la session extraordinaire du CROCSAD

San, 14 janvier (AMAP) Le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a présidé le jeudi 11 janvier 2024, dans la salle de réunion de la préfecture, la session extraordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. L’ordre du jour portait sur la validation des projets de certaines collectivités territoriales bénéficiaires de la dotation conditionnelle de performance (DCP), financés par le Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS). La présente rencontre, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’une recommandation formulée lors de la session ordinaire du CROCSAD, tenue le 04 décembre dernier, au cours de laquelle les participants avaient souligné et insisté que les projets des exercices 2022 et 2023 du budget national dans le fonds national d’appui aux  collectivités territoriales   (FNACT), ajournés, feront l’objet d’examen et de validation durant cette session extraordinaire dédiée au financement du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services ( PDREAS). Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a invité les participants à donner leur avis sur les stratégies et programmes de développement de la région, à formuler des recommandations tendant à assurer la bonne exécution de ces programmes. Il s’agit aussi pour les responsables régionaux, d’orienter, de coordonner, de suivre et d’évaluer les appuis nécessaires à la mise en œuvre des projets et programmes de développement des Collectivités territoriales dans la région. Face à ces objectifs recherchés, le Colonel Major Ousmane Sangaré a rappelé que les sous projets des collectivités territoriales bénéficiaires de la Dotation Conditionnelle de Performance du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), analysés, contrôlés et jugés conformes par la Direction Régionale de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT), seront les seuls validés par les soins des participants. NC/KM (AMAP)

Koulikoro : Lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des PPCB

Koulikoro 12 janvier (AMAP)Le ministre de l’élevage et de la pêche, Youba Bah a présidé ce vendredi dans la salle de conference du Gouvernorat de Koulikoro la cérémonie de lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des objectifs des plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB)et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), a constaté l’AMAP. Outre le Gouverneur de la région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, étaient présents le directeur national des services vétérinaires, Boubacar y Kanouté, les directeurs des services centraux du département de l’Elevage et de la Pêche, les responsables des Collectivités, les services techniques et tous les acteurs du secteur de l’élevage. L’objectif de cet événement est de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage, sur l’éradication de la peste des petits ruminants par la vaccination et inciter les populations à faire vacciner les petits ruminants pour atteindre l’horizon 2030 qui doit être l’horizon d’éradication de cette maladie. L’économie du Mali rappelle t- on est essentiellement agro – sylvo –pastorale et l’élevage y occupe une place importante avec plus de douze (12) millions de bovins, 21149809 ovins, 29201079 caprins (DNPIA 2021). Cependant sa productivité est très significativement réduite par la persistance sur le territoire national de la plupart des grandes endémies animales et notamment de la péripneumonie contagieuse bovine et de la peste des petits ruminants . Le contrôle et l’éradication des ces maladies sont des défis auxquels la direction nationale des services vétérinaires et ses partenaires sont confrontés. Parmi les partenaires clés de la direction nationale des services vétérinaires figure le projet régional d’appui au pastoralisme au sahel (PRAPS). Il est financé par la Banque Mondiale et le gouvernement du Mali. La mise en œuvre de la première phase a durée six (6) ans de 2016 à 2021 et a permis de toucher 447475 bénéficiaires. Celle de la deuxième phase (PRAPS 2 a commencé en janvier 2022 à décembre 2027 et prévoit de toucher 5350000 bénéficiaires. « L’objectif de développement de la phase 2 du PRAPS est d’améliorer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans certaines zones ciblées de la région du sahel » a précisé le ministre Youba Bah. Aussi a- t-il souligné cet objectif comprend cinq (5) composantes ; amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, la gestion durable des paysages et amélioration de la gouvernance, l’amélioration de chaines de valeurs du bétail, amélioration de l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes, coordination du projet, renforcement institutionnel, la prévention et la réponse aux crises. Selon le directeur nationale des services vétérinaires, Dr Boubacar  Y Kanouté compte tenu de l’importance de l’espèce  et compte de tout ce qu’il ya comme moyen de lutte contre cette maladie, il a  été jugé nécessaire de bâtir un plan de contrôle de cette maladie pour diminuer la prévalence  de cette maladie au sein du cheptel. Il a aussi indiqué que ce plan a été élaboré compte tenu de l’importance de l’espèce et compte tenu de tout ce qu’il ya de moyens de lutte contre cette maladie. Aussi, il a précisé que ce plan va s’exécuter sur plusieurs étapes dont la plus importante est celle de la vaccination parce que précise t-il le vaccin disponible est très efficace. L’objectif recherché par ces plans est d’atteindre 80% du cheptel afin de maitriser la circulation du germe au sein de l’espèce en ce qui concerne PPCB. Par contre a souligné Boubacar Kanouté, la peste de petits ruminants est une dynamique mondiale. Egalement il a rappelé les petits ruminants constituent à peu près l’épargne en milieu rural. Ce sont des espèces à cycle court mais qui permettent à la franche fragile notamment des femmes d’avoir des revenus certains. La peste de petits ruminants est très dangereuse indique -t-on pour ces espèces les bovins et les caprins. Quand elles rentrent dans le troupeau le taux de mortalité peut atteindre jusqu’à 70% alors que nous avons un moyen de lutte efficace qui se trouve être le vaccin et un animal vacciné normalement, correctement, est immunisé à vie, estime Dr Kanouté. Cest pourquoi il a été décidé de lutter contre cette maladie et jusqu’à son éradication par la vaccination de masse. Au cours de ce lancement, Dr Cheick Oumar Fomba, chef de division surveillance et protection sanitaire à la direction nationale des services vétérinaires a présenté une communication sur les plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine et l’éradication de la peste des petits ruminants. L’objectif de ces plans a –t-il indiqué, c’est d’éradiquer la peste des petits ruminants par la vaccination pour atteindre un taux d’immunité de plus de 70%. Il a surtout insisté sur les axes stratégiques des plans, à savoir l’appui à l’épidémie surveillance, le renforcement des capacités opérationnelles de vaccination, le laboratoire, un maillon essentiel qu’il faut appuyer, la sensibilisation que la banque mondiale a voulu financer, la cérémonie de ce jour se situe dans ce cadre. Il s’agit de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage.  AM/KM (AMAP)