Ouverture de la Semaine de Loisirs de l’Enfance de Bamako (Seleba) : Un Engagement Commun pour la Paix
Ce jeudi 26 décembre 2024, la Cité des Enfants a vibré au rythme de l’enthousiasme et de la solidarité lors de la cérémonie d’ouverture de la 3ème édition de la Semaine de Loisirs de l’Enfance de Bamako (Seleba). Placée sous le thème « Le jeu, facteur de paix et d’inclusion sociale », cet évènement a réuni les acteurs engagés pour offrir aux enfants une semaine d’épanouissement, de loisirs et d’apprentissage. L’événement a vu la présence de personnalités de haut rang, telles que Madame le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, ainsi que M. le ministre de la Refondation nationale et des Relations avec les Institutions. Ils ont apporté leur soutien à cette initiative essentielle pour le bien-être des enfants de la capitale malienne. Le Président du Parlement National des Enfants, Mohamed Ag Imaran, a également pris la parole, profitant de cette occasion pour annoncer que ce serait son dernier discours en tant que président. Toutefois, il a affirmé que son engagement envers la cause des enfants resterait inébranlable et continuerait sans faille. Mme Fatou Diagne, représentante de L’UNICEF, partenaire incontournable dans la protection des droits des enfants, a renouvelé son engagement à soutenir toutes les initiatives favorisant le bien-être des plus jeunes, et a réaffirmé sa volonté d’accompagner les actions menées par le gouvernement et ses partenaires. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djènèba Sanogo, présidant cette cérémonie, a salué l’initiative et a encouragé les parents à initier leurs enfants aux jeux, soulignant leur rôle crucial dans l’éducation et l’épanouissement social des enfants. Elle a également exprimé son engagement profond pour la cause des enfants et a clôturé son discours en souhaitant aux enfants une excellente semaine de loisirs. Les partenaires techniques et financiers présents ont réaffirmé leur soutien constant au gouvernement dans la promotion des droits des enfants et dans la création d’un environnement propice à leur épanouissement. Cet événement, placé sous le signe de la solidarité et de la coopération, marque le début d’une semaine prometteuse où les enfants de Bamako pourront se divertir, apprendre et grandir dans un cadre stimulant et inclusif. RT/KM (AMAP) La formation des jeunes talents en Super Codage à la Semaine de Loisirs de Bamako : Une réussite de l’Orange Digital Center Mali La formation des enfants participants à la Séleba en Super Codage : Une initiative réussie du Orange Digital Center Mali lors de la 3e édition de la Semaine de Loisirs de Bamako Dans le cadre de la 3e édition de la Semaine de Loisirs de Bamako, Orange Digital Center Mali a organisé une formation innovante de « Super Codage », offrant aux jeunes participants une occasion unique de plonger dans l’univers du numérique. Cette initiative vise à doter la nouvelle génération des compétences essentielles dans un monde où la technologie évolue à un rythme effréné. La formation : un tremplin pour les jeunes talents du codage Adam Doumbia, un enfant du centre d’écoute communautaire de Sabalibougou, a partagé son enthousiasme après avoir suivi la formation. Il a confié : « Cette formation est une excellente opportunité pour nous, car elle nous ouvre les portes d’un avenir numérique prometteur. » Pour lui, l’initiation au codage dès le plus jeune âge est primordiale pour développer des compétences pratiques et préparer les enfants à devenir des acteurs incontournables dans l’ère numérique. Les participants : un enthousiasme palpable Jean-Pierre, un autre jeune participant venu de l’ONAPUMA, a exprimé sa satisfaction avec un sourire radieux. « Je suis très, très content de cette formation, surtout que c’était ma première fois. Je n’avais jamais codé auparavant, et maintenant, je me sens prêt à apprendre encore plus. » Pour lui, cette formation marque le début d’une aventure passionnante dans le monde du codage. Il a également souligné l’importance de telles initiatives pour son développement personnel et son futur dans l’univers numérique. Tous les participants ont montré un grand intérêt pour cette discipline, qu’ils trouvent à la fois passionnante et pleine de possibilités pour l’avenir. Les sessions, animées par des formateurs qualifiés et enthousiastes, ont permis à chaque enfant de se familiariser avec les bases de la programmation tout en découvrant le rôle essentiel du numérique dans la société contemporaine. Le programme Supercodeurs : une initiative visionnaire Le programme Supercodeurs, lancé par Orange Mali, a pour objectif d’initier les enfants au codage informatique et de promouvoir la culture numérique. Selon M. Hamadoun Kaou, responsable d’Orange Digital Center, ce programme est une véritable occasion de préparer les jeunes à la révolution numérique. Objectifs du programme Supercodeurs : Sensibiliser les enfants de 9 à 15 ans, filles et garçons, au codage informatique. Leur permettre de créer leurs propres univers numériques, en réalisant des jeux interactifs, des animations et des dessins animés, dans un cadre ludique et accessible. Développer un esprit scientifique et logique chez les enfants dès le plus jeune âge ; Stimuler l’intérêt pour l’apprentissage des outils numériques ; Offrir une expérience d’apprentissage ludique et interactive. À travers cette formation de Super Codage, Orange Digital Center offre un cadre d’apprentissage innovant, adapté aux besoins des jeunes, et contribue ainsi à leur autonomisation. Ce type de formation prépare également les générations futures à relever les défis du monde numérique. Grâce à des initiatives comme celle-ci, le Mali prend des mesures concrètes pour former des citoyens compétents et prêts à s’engager activement dans le numérique. En somme, la formation des enfants à la Séleba en Super Codage, organisée dans le cadre de la Semaine de Loisirs de Bamako, représente une véritable opportunité pour les jeunes participants de développer des compétences essentielles dans le domaine du codage. L’enthousiasme des enfants, couplé à la passion des formateurs, fait de cette initiative un tournant décisif dans l’initiation aux technologies pour les générations à venir. Grâce à cette initiative, le Mali trace une voie vers un avenir numérique plus inclusif et innovant. RT/KM (AMAP)
Cité des Enfants : Ouverture jeudi de la 3ème édition de la SELEBA
Bamako, 26 Décembre (AMAP)L’ouverture de la 3ème édition de la Semaine de Loisirs de l’Enfance de Bamako (SELEBA) s’est déroulée jeudi à la Cité des Enfants, sous la Présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de l’Enfant Mme Diarra Djénèba Sanogo, en présence de la représentante du Représentant – Résident de l’UNICEF au Mali, Mme Fatou Diagne et du président du Parlement des Enfants, M. Mohamed Ag Imarane. Etaient également présents les représentants de la municipalité, des Chefs de quartier de la Commune VI, des partenaires et de plusieurs invités de marque La journée a débuté par le Grand Jeu étant une activité qui consiste à faire passer les enfants de différentes écoles et centres en compétition pour objectifs de les divertir et leur faire apprendre par les jeux comme la Chasse au trésor et la culture générale. L’objectif visé de cette activité a été atteint avec succès dans la mesure où les enfants se sont vus, à travers les jeux, distraire et se voir apprendre sur la culture générale du Mali. SL/KM (AMAP)
Région de Kayes : « Kakoulou 2025 », un modèle de développement communautaire durable
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 26 déc (AMAP) Les populations de Kakoulou (maison propre en Soninké), un village de la Commune rurale de Logo, dans le cercle de Kayes (Ouest), ont adopté la règle selon laquelle le développement local nécessite l’implication de tout le monde. Deux jours avant la fête de Noël, sur invitation des populations de ce village à dominante chrétienne, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a procédé au lancement officiel du Projet Kakoulou 2025. Une initiative communautaire, dont l’objectif est de promouvoir le développement local, et qui est estimée à plus de 200 millions de Fcfa, dont une mobilisation initiale d’environ 70 millions de Fcfa. « Kakoulou 2025 n’est pas seulement un plan de développement, c’est aussi un témoignage de ce qui peut être accompli lorsqu’une communauté s’unit autour d’un objectif commun, ouvrant la voie à un avenir brillant et durable pour les générations à venir », a expliqué Georges Diawara, représentant de la communauté de Kakoulou. « Nous pouvons faire de grandes choses sans attendre l’Etat et ses partenaires. C’est ça le Mali Kura : ne pas croiser les bras et attendre l’Etat, les partenaires », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré, qui félicité les habitants de cette contrée pour leur initiative exemplaire. Kakoulou fait partie du riche patrimoine culturel et historique de la Région de Kayes. Rappelons que le royaume de Logo, dont la capitale est Logo-Sabouciré, fut fondé en 1600 par Dra-Makan Sissoko ou Makan Fatouma Sissoko, un Malinké originaire du Diébé. Le Djébé regroupe essentiellement les Communes de Kassama et Sitakily, relevant toutes du Cercle de Kéniéba. Sabouciré « Sabouya Kagni (une bonne opportunité en Soninké) » constituait pour les Français un « verrou » qu’il fallait faire sauter pour poursuivre la colonisation vers Bafoulabé. Le 22 septembre 1878, le roi Nia Mody Sissoko, chef de canton d’alors, refusant le joug de l’homme blanc qui venait de pénétrer dans son royaume, a été abattu sur le fleuve Sénégal. D’après certains récits, des notabilités lui auraient conseillé de se rendre sur la rive droite du fleuve Sénégal pour échapper à la captivité. Cet assassinat a vu le premier coup de canon tiré au Mali. C’est en mémoire de cette bataille que le défunt président Amadou Toumani Toure (2002-2012) a lancé le mois du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali, le 1er septembre 2010 à Sabouciré. Le 14 novembre 2011, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du site historique du champ de bataille de Logo. Plus tard, la Mission catholique s’est installée dans le village voisin de Kakoulou où elle s’est investie dans le domaine de l’éducation, de la santé, parmi tant d’autres. Grâce aux missionnaires chrétiens, beaucoup d’enfants de ce village, parmi tant d’autres, sont devenus des cadres. Avant la création du second Cycle de Kassama, les élèves de l’Ecole catholique de ce village poursuivaient leurs études fondamentales à Kakoulou. L’unique établissement scolaire de Kassama est devenu une école publique vers 1975. Cependant, force est de constater que malgré cette richesse culturelle, les habitants de Kakoulou, à l’instar de ceux des autres villages de la Commune rurale de Logo, peinent à disposer de fonds pour des investissements afin d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité et à un système éducatif moderne. Ayant pris conscience de ces insuffisances, la jeunesse de Kakoulou s’est, sous l’égide de Mamady Kanté, organisée pour mener des réflexions sur des voies et moyens pouvant faire sortir son village du gouffre. Kakoulou 2025 a ainsi pris corps à travers l’instauration d’une cotisation mensuelle et volontaire pour tous les habitants, selon leurs moyens. L’approche a permis de réorienter progressivement la dynamique collective vers un développement durable du village, chef-lieu de la Commune rurale de Logo. Après de récents travaux qui ont permis aux habitants d’ériger un mur d’enceinte tour du cimetière commun (musulman et chrétien), les populations se sont engagées à améliorer de manière significative la qualité de vie dans leur village. C’est pour cette raison qu’ils ont initié le projet « Kakoulou 2025 ». Les actions envisagées s’articulent autour de cinq domaines clés. Pour améliorer les infrastructures, la communauté entend construire et équiper trois nouvelles salles de classe pour la nouvelle école de Kakoulou. Elle envisage d’achever la construction de l’école de Ségankané situé sur la rive droite du fleuve. L’éducation étant une des clés du développement durable, ces améliorations visent à créer un environnement propice aux apprentissages, à réduire le taux d’abandon scolaire et à offrir de meilleures opportunités aux enfants et aux adolescents du village. Au chapitre des infrastructures routières, les villageois prévoient la construction de six km de routes et des systèmes de canalisation pour faciliter davantage la mobilité et l’accessibilité, stimuler les activités de l’économie rurale et contribuer à l’amélioration de la santé publique et de l’assainissement à travers une meilleure évacuation des eaux de pluie. Grâce à ce projet, Kakoulou sera aussi doté de cent lampadaires solaires le long des voies qui seront aménagés en vue d’améliorer la sécurité routière et permettre aux gens de mener leurs activités après le coucher du soleil. Il contribuera à réduire les actes de délinquance accentuée d’année en année par la pauvreté. Dans le cadre de l’Approvisionnement en eau potable (AEP), un forage sera entièrement rénové et équipé d’un système de pompage solaire. Trois nouvelles bornes fontaines seront installées à des points stratégiques du village. Un second forage sera destiné à l’école publique, distante du village d’un kilomètre. Ces systèmes d’adduction d’eau auront un impact significatif sur la santé de la population, par la réduction des maladies d’origine hydrique, et améliorera la qualité de vie, en général, dans le village en allégeant le travail domestique des femmes. Le projet prévoit la rénovation du terrain Kalakoto Sissoko, l’organisation de tournois sportifs impliquant les villages, la valorisation de places publiques ou « beras (en langues Malinké et Khassonké », la célébration avec éclat de la traditionnelle « Fête de l’Indépendance » qui sera marquée par l’inauguration des réalisations de « Kakoulou 2025 » et
Kangaba : Mission de la chambre régionale pour constater le changement de couleur des eaux du Niger
Kangaba, 26 déc (AMAP) Une mission conduite par le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, Mamadou Touré dit Tabouta, dans la commune rurale de Nouga, Cercle de Kangaba, mardi, a pu constater le changement de la qualité et la couleur de l’eau du fleuve Niger. « Mieux vaut voir une fois que d’entendre plusieurs fois », a affirmé le président de la Délégation régionale des mines, pour qui « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. » « Les dragues ont certes des côtés négatifs. Quant à la rougeur caractéristique de l’eau du fleuve, la cause remonte depuis l’intérieur de la Guinée », a-t-il ajouté. Il en veut pour preuve que la mission n’a « observé aucune présence de dragues sur le fleuve en ces endroits. » La rivière elle-même ne reçoit pas les dragues. Sur des dizaines de mètres, on peut observer nettement le cours d’eau qui présente une différence nette du nord au sud. Le côté sud est clair et le côté nord, où se déversent les eaux des rivières, est totalement rouge. Depuis longtemps, les propriétaires de dragues sont pointés du doigt comme es seuls à polluer les eaux du fleuve. C’est pourquoi, ces derniers, après plusieurs enquêtes disent que les eaux rouges viennent des marigots pour se jeter dans le fleuve. Pour confirmer leurs enquêtes, ils ont demandé à plusieurs reprises l’aide de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, la structure la mieux indiquée, « pour faire toute la lumière sur cet inquiétant phénomène. » Pour le président national des détenteurs de dragues, Mamadou Kanté, le dragage peut troubler l’eau du fleuve qui se décante peu après. « Quant à la rougeur des eaux, il faut chercher la source », a-il ajouté. La mission régionale a sillonné le long du fleuve jusqu’à la frontière. Elle a constaté que les eaux rouges viennent se déverser dans le fleuve à partir des cours d’eau qui prennent leur source en Guinée voisine. La rivière dénommée ‘Bandon’ qui sert de frontière naturelle en est la preuve tangible. La mission s’est rendue à son embouchure pour contacter et voir les eaux rouges qu’il déverse dans le fleuve. Les responsables villageois de Dioulafoundou sont, également, inquiets car les eaux rouges sont déversées dans les plaines rizicoles causant d’énormes dégâts aux cultures. Selon ces légitimités traditionnelles, les orpailleurs qui travaillent le long des cours d’eau et qui utilisent les engins lourds et le petit matériel « sont les seuls coupables. » Le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, qui était accompagné par ses proches collaborateurs, a assuré les populations riveraines qu’il rendra « fidèlement compte » de sa mission sur le terrain. En quittant les lieux, il a invité les acteurs à « dénoncer sans cesse les activités qui peuvent nuire à la santé des populations à cause de la destruction des eaux du fleuve. » SD/MD (AMAP)
Cité des Enfants : La 3ème édition de la SELEBA s’ouvre jeudi
Bamako, 25 décembre (AMAP) La 3ème édition de la Semaine des Loisirs et de l’Enfance de Bamako (SELEBA) s’ouvre jeudi à la Cité des Enfants, sise à Niamakoro, en CVI du District de Bamako, sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Mme Mme Diarra Djénéba Sanogo, a appris l’AMAP de source officielle. Le thème retenu pour cette 3ème édition est : « Le jeu, facteur de paix et d’inclusion sociale ». Une série d’activités est prévue au cours de cet important évènement regroupant les enfants de Bamako et des Zones rurales. Il s’agit, entre autres, d’un défilé, d’ateliers de recyclage d’objets, de poésies, de slams , d’animation publique. Trois mille (3000) enfants venant des établissements techniques, des centres d’écoute communautaires du district de Bamako, des écoles partenaires, des écoles spécialisées, du service social des armées, de l’ONAPUMA, du village SOS Sanankoroba, des villages de Senko dans le Cercle de Kita et de Kirina dans le cercle de Kangaba, sont attendus. Cette Semaine s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions 2024 de la Cité des Enfants et vise à contribuer principalement à l’occupation saine du temps libre des enfants d’une part, de mobiliser les acteurs intervenant dans le domaine de l’enfance autour des vertus des jeux dans l’inclusion et la protection des enfants. KM (AMAP)
Baptême des voies et places publiques de Bamako : Aux noms des héros et personnalités du Mali et de l’Afrique
Bamako, 25 déc (AMAP) Le Premier ministre et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division, Abdoulaye Maiga, a procédé, mardi, à la rebaptisation de l’ancienne place du Sommet Afrique-France, située à Kalaban-Coura, à Bamako, désormais Place de la Confédération des États du Sahel (AES). La cérémonie marquait également le baptême de 11 boulevards, 15 avenues, 5 rues, une place publique et 3 établissements publics dans la capitale malienne, en remplacement de noms liés à l’histoire de la colonisation française, tels que l’Avenue de l’Artois, l’Avenue de la Marne ou encore la Rue Archinard qui n’évoquent rien dans la mémoire collective malienne. De nombreux voies et édifices publics de Bamako glorifiaient jusqu’à présent des figures et événements liés à la période coloniale au détriment des héros nationaux. Selon le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, l’initiative « incarne une volonté ferme et résolue de réhabiliter notre histoire, de magnifier nos héros et héroïnes et de renforcer nos valeurs et notre identité nationale. » Le chef du gouvernement a rappelé que ce changement s’inscrit dans le cadre du Décret du 13 décembre 2024, portant dénomination de voies, places et établissements publics dans le District de Bamako. « Désormais, ces lieux honorent des personnalités et références nationales, africaines, panafricaines et même universelles. Ces hommes et ces femmes, par leurs sacrifices, leurs services exceptionnels, leurs exploits, leurs savoirs et leur engagement, ont marqué l’histoire du Mali et de l’humanité », a-t-il dit. Il a rappelé que l’acte, qui s’appuie sur une liste initiale de 28 personnalités physiques et sept personnalités morales emblématiques, ouvre la voie à d’autres étapes. « Des listes élargies à d’autres localités du Mali sont prévues, poursuivant ainsi cette dynamique de valorisation mémorielle et identitaire », a-t-il annoncé. Étaient présent plusieurs ministres, l’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, le représentant de l’ambassadeur du Niger au Mali, le gouverneur du district de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, et le président de la Délégation spéciale de la mairie du District de Bamako, Balla Traoré. SST/MD (AMAP)
Début de la 2e édition de la Foire artisanale et agricole de Koutiala (Sud)
Koutiala, 24 déc (AMAP) La 2e édition de la Foire agricole, artisanale, commerciale et industrielle de Koutiala, du 19 au 29 décembre 2024, a ouvert ses portes, avec une centaine d’exposants et sous le signe de l’intégration et de la cohésion sociale. Organisée par la direction régionale de l’Artisanat, les Chambres consulaires et les partenaires au développement de la Région de Koutiala, cette édition a pour thème : « Artisanat : défis et perspectives pour le développement de la Région de Koutiala. » Instituée en 2023 par les autorités de la Région, « la foire » Mamaalaa chiaan n’Tanga » est devenue une réalité et mérite d’être soutenue par les filles et fils de la région, afin de lui imprimer une image de marque et une portée historique », selon le conseiller aux Affaires économiques er financières, Moussa Guindo, représentant le gouverneur de région. « Face à l’immensité de la situation dont souffre actuellement notre région sur le plan de l’artisanat, cette foire sera un espace idéal d’expression du savoir-faire artisanal mais, aussi, de transformation agricole et contribuera à l’approvisionnement des populations en produits de qualité à des prix promotionnels », a-t-il. Le conseiller au gouverneur a invité l’ensemble des partenaires techniques et financiers de la région « à plus de soutien en vue de favoriser l’émergence des entreprises du secteur de l’artisanat. » Ce secteur est reconnu comme un grand pourvoyeur d’emplois dans la région. Les organisateurs ont salué le général d’armée, Assimi Goita, Ppésident de la Transition, qui a mis à la disposition de la région un titre foncier au quartier Koko pour la construction du village artisanal. ID/MD (AMAP)
Finale du mémorial ATT 4ème édition : Le Centre académie de football Moussa Djénèpo, vainqueur de l’Association sportive de Mopti (AS-Mopti) par 2 à 0
Mopti, 24 dec (AMAP) Les rideaux sont tombés, samedi, à Mopti (Centre) sur la 4ème édition du Mémorial ATT, avec la finale, au terrain scolaire de Gangal, par la victoire 2 à 0 de l’équipe du Centre académie de football Moussa Djénèpo, sur l’Association sportive de Mopti (AS-Mopti),. Le “Mémorial ATT”, qui s’est déroulé du 14 au 21 décembre 2024 à Mopti, a été une véritable fête du football faisant du terrain scolaire de Gangal le point de ralliement de la jeunesse et des fans du football de la Venise malienne. A chacune des rencontres, la mobilisation était grande. A l’issue des préliminaires, les deux finalistes ont arraché leur qualification après des rencontres âprement disputées. Ainsi, dans le premier demi-finale, l’AS-Mopti est arrivée à bout d’Atlético de Sévaré sur le score sans pitié de 9–0. La seconde demi-finale a opposé Académie Moussa Djénèpo à l’AS-Sabana. Après le score 1-1 durant le temps réglementaire, Académie Moussa Djénèpo remporte aux tirs au but (4-3). De nombreux amis, parents sympathisants de l’illustre disparu et amoureux du ballon rond qui ont pris d’assaut les arènes du « terrain bléni » de Gangal pour être témoin de l’histoire de la 4ème édition du mémorial ATT, En finale, à la 35ème minute de la première période, Seydou Djibo de l’Académie Moussa Djenépo a inscrit le premier but. Pendant la dernière période, le Centre académie Moussa Djenépo accentue la pression et suite à un cafouillage devant les buts, à la suite d’un corner, l’attaquant Ibrahim Koné de l’AS-Mopti réalise un autogoal, synonyme de second but de l’adversaire. Malgré les multiples tentatives, les Rouges de l’AS-Mopti ont, à chaque fois, pêché dans le dernier geste et aucun autre but ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre central, Soumaila Touré. C’est sur le score de 2-0 que l’Académie de football Moussa Djénépo s’adjuge le trophée de la 4ème édition du mémorial ATT 2024. En marge des compétitions, le Comité nationale d’organisation (CNO) a procédé à la remise de kits scolaires aux élèves des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Mopti et Sévaré, don de la marraine, Mme Touré Lobbo Traoré (présidente de la Fondation Amadou Toumani Touré pour l’enfance). Pour Mangal Traoré, président du CNO, représentant la marraine de l’évènement Mme Touré Lobbo Traoré, le Mémorial ATT est conçu pour perpétuer la mémoire du président ATT dans sa ville natale. « Chaque année l’évènement se consolide et il est heureux de constater que la jeunesse s’en approprie », a-t-il indiqué. « Nous ne pouvons rester indifférent à l’organisation d’un tournoi de célébration de la mémoire de notre regretté président, le général Amadou Toumani Touré, qui à tout donné au Mali », a souligné le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra. Selon lui, au-delà du symbole, « la finale a été très plaisante avec un match de belle facture qui aura permis de détecter des jeunes talents pour l’avenir du football malien. » Le trophée de l’édition 2024 du Mémorial ATT a été remis par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra accompagné des officiels. Plusieurs personnalités dont le directeur de cabinet représentant le gouverneur, le président de la commission national d’organisation, , le représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Baber Guittèye, de l’un des invités d’honneur Siaka Doumbia et des notabilités traditionnelles étaient présents à la finale. DC/MD (AMAP)
Salon du livre de Ségou : Inciter les jeunes à lire
Ségou, 23 déc (AMAP) La 5ème édition du Salon du livre de Ségou (SALISE), s’est tenue du 19 au 22 décembre, à l’Université de la ville avec comme thème : « Investir dans les métiers du livre au Mali », a constaté l’AMAP sur place. Ce salon avait pour objectifs de mettre en lumière les professionnels du livre tels que l’éditeur, le bibliothécaire, le libraire, l’écrivain, le documentaliste, l’archiviste, et l’imprimeur, d’inviter les uns et les autres à investir dans ce secteur, de créer le goût de la lecture chez les Maliens, d’inciter les élèves et étudiants à lire et de faire connaître la culture du Mali ainsi que ses valeurs sociétales. Justifiant l’organisation de ce salon, le commissaire général du SALISE, Mamadou Macalou, a déclaré que l’évènement est né du constat que « dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître, surtout avec l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. » Pour M. Macalou, le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu’il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche. « Nous voulons à travers ce salon non seulement pousser les Maliens à la lecture mais, aussi, les inciter à investir dans ce secteur. C’est un créneau porteur de richesse et créateur d’emploi », a-t-il indiqué. De son côté, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du Tourisme, Adama Koné, qui a présidé la cérémonie de lancement, s’est apesanti sur le thème de cette année, qui est non seulement pertinent, mais aussi porteur d’espoir pour un secteur clé de notre développement. «Il nous invite à réfléchir sur les nombreux défis auxquels fait face notre chaîne du livre, tout en explorant les opportunités qu’elle recèle pour notre développement culturel, social et économique», a souligné M. Koné. Les conférences thématiques, au menu du programme, ont porté, notamment, sur « L’industrie du livre au Mali : enjeux et perspectives » et « Comment valoriser les métiers du livre au Mali ». D’après le représentant du ministre de la Culture, elles ont permis d’échanger des idées novatrices et de tracer les contours d’un avenir prometteur pour le secteur du livre. Pour sa part, le recteur de l’Université de Ségou, Dr Esaii Daou, a dit que les organisateurs ont fait le bon choix du site, « parce que Ségou est une ville de tradition orale par excellence et l’Université un lieu de formation et d’apprentissage. » Partant du principe que la lecture est la base de tout apprentissage et l’éducation, le socle de tout développement, Dr Daou a invité les enseignants et, surtout, les étudiants « à trouver du temps pour la lecture, » en complément des modules développés et enseignés à l’Université. MS/MD (AMAP)
Littérature : « Mariage à distance », une histoire émouvante et captivante de l’écrivaine Aoua Sylla
Kayes, 22 déc (AMAP) Dans son roman, « Mariage à distance », notre consœur Aoua Sylla raconte la vie tourmentée de Aïcha qui vivait loin de Seydou, un Soninké vivant en France. Ne pouvant plus supporter les complots ourdis par certains membres de sa belle-famille, l’héroïne du livre a refait sa vie au moment même où son ex-époux s’est suicidé, après son rapatriement. Edité en Novembre 2024 par Prostyle Editions, une maison d’édition basée à Bamako, ce livre de 86 pages est un mélange d’œuvres littéraire et journalistique. Aoua Sylla use de ses qualités de journaliste bien inspirée pour nous faire visiter l’univers des migrants, en racontant la vie tourmentée de Aïcha, une femme sonrhaï, dont le mari Seydou, de l’ethnie soninké, a décidé de migrer en France, quelques semaines après la célébration de leur mariage. Dans ce roman à la fois fictif et réel qui a été préfacé par le correspondant de l’AMAP a Kayes, Bandé Moussa Sissoko, Aoua décrit avec humour et franchise l’histoire d’une jeune fille qui s’était mariée à un émigré résidant en France. Après le départ de celui-ci pour l’Hexagone qui, comme tant d’autres pays, est perçu comme l’eldorado pour les membres de l’ethnie Soninké, l’héroïne du roman a vécu une vie de couple à distance, marquée par des soubresauts. Avant de s’engager dans cette union sacrée, Aïcha pouvait penser à tout sauf à une rupture brutale et tragique de leur union sacrée, compte tenu de ses rapports intimes avec son mari. Mais, c’était sans compter avec les multiples complots et coups bas qui lui ont contraint à quitter son foyer. L’ex-épouse de Seydou méditera longtemps sur la méchanceté de sa belle-mère, le cynisme et la jalousie de sa belle-sœur. Le couple a divorcé lorsque la belle-sœur a annoncé aux membres de leur famille qu’elle a surpris Aicha, dans un hôtel de Kayes, en train de faire des jeux d’amour avec son ami d’enfance. Lors de la cérémonie de présentation, le 15 décembre 2024, dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes, la journaliste écrivaine a sollicité le soutien des pouvoirs publics et des projets ou ONG pour la réalisation d’un film tiré de son roman. Certains intervenants ont même suggéré la réalisation d’une pièce de théâtre en langue officielle bamanan afin que le maximum de gens puisse découvrir le livre. Une semaine avant cette cérémonie de lancement, la commission d’organisation avait même organisé une conférence de presse pour présenter le livre aux médias. Toujours dans le cadre de la vulgarisation du roman « Mariage à distance », l’ Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocrati (AJCAD) a organisé le 21 décembre 2024 l’AGORA scientifique pour permettre à l’écrivaine d’expliquer le contenu de son œuvre. Cela a été, aussi, une occasion pour l’assistance de poser des questions sur les sujets (migration, culture, mœurs et tradition des ethnies Soninké et Sonrhaï) et de faire de contributions et observations. BMS/MD (AMAP)

