Mali : De nouveaux prix de la farine et du pain pour soulager les consommateurs
Bamako, 11 janv (AMAP) Le sac de la farine de 50 kg sera désormais vendu à 23.000 Fcfa, le petit pain sera cédé à 135 Fcfa et le gros pain à 270 Fcfa, a appris l’AMAP, mercredi, au ministère de l’Industrie et du Commerce, lors de la signature d’un protocole d’accord entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et les acteurs de la filière farine et pain. Selon le chef du département en charge du Commerce, après plusieurs mois d’échanges, les différents acteurs de la filière pain sont arrivés à un compromis sur cette mesure qui entrera en vigueur, sur l’ensemble du territoire nationalm d’ici le 1er février. «Cette décision est historique dans notre pays parce qu’elle montre combien les uns et les autres sont soucieux de l’accès au pain à des prix abordables pour les populations», a confié le ministre Diallo. L’objectif de ce protocole sur la commercialisation de la farine de blé et les caractéristiques du pain est d’assurer la disponibilité du pain dans tous les points de ventes sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, également, de contribuer à maintenir les prix du pain accessibles à la bourse de nos compatriotes. Le Ramadan commence en mars prochain. C’est pourquoi le département de l’Industrie et du Commerce s’attèle à prendre des dispositions urgentes pour assurer l’approvisionnement correct du marché sur l’ensemble du territoire en denrées de première nécessité. Le ministre Diallo a dit s’inscrire donc dans une logique de concertation des acteurs impliqués dans cette opération pour conjuguer les efforts en vue de soulager les Maliens, en général, et les fidèles musulmans, en particulier, pendant le mois béni de Ramadan. À ce propos, Moussa Alassane Diallo a expliqué que ce protocole est aussi significatif et met en relief les valeurs traditionnelles de dialogue et de concertation. Il a aussi félicité et encouragé, au nom du gouvernement, les acteurs de la faitière pour avoir accepté de trouver ce compromis qui, selon lui, « permettra de travailler dans la sérénité, dans un climat apaisé et d’assurer l’approvisionnement correct de notre pays dans les jours à venir. » Le ministre Diallo a invité tous les acteurs au respect scrupuleux des engagements pris. Et d’ajouter que ce cadre de dialogue sera permanent et dynamique et aura un suivi-évaluation périodique avec tous les acteurs impliqués. Il a, aussi, exhorté les acteurs à faire preuve d’engagement, de détermination, mais aussi de disponibilité pour assurer ensemble la mise en œuvre de ce protocole. Pour le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, cet accord permettra de stabiliser le prix du pain. Selon lui, « cette décision a été conclue avec le ministre en charge du Commerce après leur demande répétée de ramener la longueur du pain à 60 centimètres, permettant d’avoir un poids plus important. » Enfin, il a déclaré que la faitière mobilisera les boulangers pour garantir le respect de cette décision. N’FK/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret adopté accorde le statut de Pupilles de la Nation à trente et un enfants dont les parents ont été tués lors des attaques terroristes du bateau « Tombouctou » le 07 septembre 2023 et d’une mission officielle dans la région de Nara. Ces enfants bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la Rentrée solennelle des auditeurs de justice recrutés au titre de l’exercice budgétaire 2022, à l’Institut national de Formation judiciaire, Maître Demba DIALLO. Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice 2020-2024, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé, au titre de l’exercice budgétaire 2022, au recrutement de cent (100) auditeurs de justice dont quatre-vingt (80) auditeurs de l’ordre judiciaire et vingt (20) de l’ordre administratif. Les candidats déclarés admis et nommés auditeurs de justice ont accompli le Service national des Jeunes du 25 avril au 25 octobre 2023. Après ce service militaire obligatoire, ils doivent entamer leur formation professionnelle pour devenir magistrat. Cette formation comprend une phase théorique et une phase pratique d’une durée de neuf (09) mois chacune. La rentrée solennelle à 1’Institut national de Formation Judiciaire marque donc le démarrage de ladite formation. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres de l’Etat des préparatifs de la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Au regard de l’impact de la Manifestation historique du 14 janvier 2022 sur la vie de la Nation, notamment le renforcement de la résilience des populations, l’engagement du Peuple pour le respect de la souveraineté du pays, l’éveil de conscience, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a institutionnalisé la célébration de la journée commémorative de cette grande mobilisation du « 14 janvier comme Journée de la souveraineté retrouvée », pour renforcer le sentiment patriotique pour le respect de la souveraineté nationale et la défense citoyenne des intérêts vitaux du Peuple malien. La commémoration de la journée du 14 janvier 2024 intervient dans un contexte marqué par le recouvrement de l’intégrité entière du territoire national avec la reprise de la région de Kidal par les Forces Armées Maliennes et l’adoption par le gouvernement du Programme national d’Education aux Valeurs. L’objectif général est de mobiliser les énergies pour défendre la patrie et les valeurs républicaines afin de maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience, face aux défis de tous genres, dans le souci de la préservation de la souveraineté nationale, de l’appropriation de la souveraineté par les citoyens et l’affirmation des aspirations légitimes du Peuple malien. La Journée sera consacrée aux activités commémoratives suivantes : – la montée des couleurs et la tenue des conférences dans les régions et le district de Bamako sous la présidence des délégations ministérielles ; – la leçon modèle dans les écoles ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre à Bamako et dans les capitales régionales ; – la promotion de l’usage du drapeau national ; – l’organisation des tables rondes et conférences sur les notions de patriotisme, de langues nationales, du triptyque Défense-Diplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et sur le processus de Refondation de l’Etat. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des ministres de l’évolution des travaux des Etats généraux de l’Education. Conformément à l’agenda établi par la Commission nationale d’Organisation, les ateliers se sont tenus dans toutes les capitales régionales, le District de Bamako et dans la diaspora, notamment à Berlin, Ottawa, Paris, Tunis et Washington. La phase nationale qui regroupera toutes les parties prenantes à la mise en œuvre des politiques publiques dans le secteur de l’Education se tiendra du 16 au 19 janvier 2024, à Bamako. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres du déroulement du diner Gala et du téléthon dans le but de mobiliser des ressources additionnelles pour soutenir la participation du Mali à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. La Commission nationale de Mobilisation pour la Participation des Aigles à la Coupe d’Afrique des Nations, Côte d’Ivoire 2023, a organisé un diner Gala et un téléthon respectivement le 04 et le 06 janvier 2024. L’organisation de ces évènements s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de mobilisation des ressources additionnelles en vue de favoriser une participation accrue de supporters des Aigles à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. A l’issue du dîner et du téléthon, les annonces se chiffrent à la somme de 138 millions 500 francs CFA. Ces événements ont permis de donner de la visibilité
Impact du retrait de la MINUSMA : Une stratégie d’atténuation bien pensée
Bamako, 10 janv (AMAP) Les opérations de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ont officiellement pris fin le 31 décembre 2023, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon la résolution, la phase de liquidation commence le 1er janvier. Ce départ accéléré découle d’une décision du gouvernement du Mali demandant le retrait sans délai de la force onusienne. Mais la situation n’est pas sans conséquence sur les 3 390 employés de la Mission et les entreprises cocontractantes avec un impact, à la fois, sécuritaire, socioéconomique et environnemental dans les régions d’implantation de la mission, voire à l’échelle nationale. Le retrait des Casques bleus a ainsi provoqué des pertes d’emplois, des baisses de revenu des entreprises, des appuis en moins aux structures sanitaires et des diminutions subséquentes de leurs capacités d’intervention et de prise en charge de la population locale entre autres. Les pouvoirs publics, qui avaient réfléchi en amont aux conséquences de leur décision, se sont, en conséquence, efforcés d’anticiper les effets négatifs du retrait. Ainsi, sur instruction du président de la Transition, le gouvernement a initié la formulation d’une stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du départ de la mission onusienne. Il a mis en place deux comités, l’un au niveau ministériel et l’autre au niveau «expert». Ces deux structures ont travaillé étroitement avec les équipes de la MINUSMA pour, d’une part, examiner, valider et mettre en œuvre le plan de retrait de la mission, et d’autre part, identifier et engager des mesures d’atténuation de l’impact sécuritaire, social et économique du retrait. Contacté au téléphone, Mohamed A. Idrissa Maïga, ancien staff de la MINUSMA, vice-président national et porte-parole de l’Association de staff local de la MINUSMA (ASLAM) à Tombouctou, décrit la situation de ses mandants : «Depuis le départ de la mission, les impacts s’exercent sur plusieurs secteurs, autant sur le plan économique que social». Le plus frappant, de son point de vue, est le fait que plus de 3 000 jeunes, toutes catégories confondues, se retrouvent sans travail. «Le boulot d’une personne est sa dignité et même sa vie, dans le contexte d’une famille africaine», constate-t-il d’une voix affectée. « Avec le retrait de la Minusma, note-t-il, nombre de familles feront face à de sérieux problèmes, particulièrement dans les régions où il y a peu d’emplois et de services qui embauchent. » « C’est, dit-il, la MINUSMA qui employait beaucoup à travers des activités génératrices de revenus par l’entremise de différents projets, ONG et entreprises. «Il va être très difficile pour les nombreuses personnes désormais sans travail stable d’être absorbées par le marché local de l’emploi. Les demandeurs sont très nombreux pour une offre limitée», analyse notre interlocuteur Le retrait de la Mission onusienne, souligne Mohamed Idrissa Maïga, « survient de surcroit dans un contexte déjà détérioré du fait de l’insécurité sur le terrain. Celle-ci a entrainé le départ de pas mal d’ONG et de certaines agences qui auraient pu constituer une alternative à l’absence de la MINUSMA. Aujourd’hui, le départ de la mission déclenche une spirale négative qui tire vers le bas tous les business liés aux multiples volets du mandat onusien. OUTIL NATIONAL PERTINENT – L’ampleur de ces impacts justifie donc pleinement le Plan stratégique national d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la Minusma et son plan d’actions 2024-2026 élaborés par le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il s’agit d’un document de 52 pages abordant quatre axes stratégiques en fonction des mesures urgentes à prendre et du souci du développement socioéconomique du pays, tout en se basant sur la mise en œuvre des politiques et programmes existants. Le partage de ce document a eu lieu le 12 décembre dernier à la faveur d’un atelier organisé dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) en présence de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. Le document, élaboré de façon inclusive et participative, se veut un outil national pertinent, efficace et efficient, destiné à atténuer à tous les niveaux l’impact du retrait onusien. Ses axes traitent des mesures urgentes, du développement des compétences, de la promotion de l’emploi et de l’esprit d’entrepreneuriat, de l’appui aux entreprises et de la fourniture des services sociaux de base. Agir dans ces domaines permettra, entre autres, d’atténuer la pression sur les employés de la MINUSMA, d’assurer la promotion des ex-cadres de la Mission, de renforcer les capacités des jeunes femmes et de créer de nouveaux emplois en faveur des ex-employés de la MINUSMA. À ceci, s’ajoutent la relance des activités des entreprises à l’arrêt, le retour accru à l’école dans les localités ciblées ainsi que l’amélioration de l’offre de santé dans les localités. En la matière, le plan d’action de la stratégie s’étend sur trois ans, du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026. Il coûtera 809,3 milliards de Fcfa avec une participation financière de 70% de l’État. Selon la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ces mesures constituent une réponse aux inquiétudes et appréhensions que nos citoyens des zones concernées peuvent ressentir dans le cadre de la fourniture des services sociaux de base. Expert en économie et président de l’Organisation des jeunes patrons du Mali, Cheick Oumar Soumano juge le document bien élaboré car la politique de la promotion de l’emploi doit intégrer dans sa logique la protection et la préservation de l’emploi créé. « Dans cette dynamique, note-t-il, le nombre de Maliens employés directement ou indirectement par la MINUSMA est énorme. » «Quand du jour au lendemain il est question que la MINUSMA se retire et que, par conséquent, la plupart de ces employés se retrouvent sans rien faire, cela peut véritablement donner sujets à réflexion», reconnait-il, en estimant que les autorités maliennes doivent être saluées pour la proactivité dont elles ont fait preuve en réfléchissant et en élaborant ce document de qualité. Pour lui, la promotion de l’emploi et tout ce qui touche à la politique de l’emploi, relève
Kayes : Le mouvement An Biko organise la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″
Le mouvement politique et citoyen An Biko a organisé du 26 décembre 2023 au 10 janvier 2024, la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″, à Kayes. C’est une initiative de la première responsable de l’organisation politique et citoyen, Mme Fatoumata Niane dite Batouly. L’objectif visé à travers ce festival est de permettre aux artistes locaux, nationaux et internationaux, ainsi que les ethnies qui composent le Mali de se produire sur une scène en exprimant leur authenticité, leur langage fort destiné à la paix, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Au delà du l’aspect festif, on a constaté et compris à travers ce festival un impact pluri dimensionnelles notamment le côté économique à travers l’organisation de la foire (plus de 83 stands et d’exposants) dont beaucoup d’exposants ont exprimé leur sentiment de satisfaction quant à l’organisation de cette foire qui somme toute leur ont permis de réaliser environ 40% de leur chiffre d’affaires. Le social était également au rendez vous avec plusieurs dons dans les orphelinats, structures de santé, infrastructures scolaires. Le festival a été officiellement ouvert le 29 décembre 2023, couplé à celui de la foire, qui a eu lieu au terrain Kass de Légal Ségou, un quartier populaire de la Région de Kayes. La cérémonie de lancement était co-présidée par le gouverneur de la Région de Kayes, le Colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré et Mme Fatoumata Niane dite Batouly, promotrice du festival « Kayi akaum Ben 2024 ». « Je suis un gouverneur réellement comblé, car, une digne fille manifeste sa générosité dans la Région de Kayes et du Mali. Cette digne fille manifeste comme elle a l’habitude de faire, depuis trois ans, sa générosité, sa sympathie et son attachement à la région. Comment ne pas être heureux si on est gouverneur d’une région dont ses enfants contribuent à son développement », a évoqué le gouverneur de Kayes. Il a réitéré son accompagnement et de la population de Kayes. « Vous avez nos bénédictions. Et, nous en tant que administration publique, tout ce qui va dans le sens du développement de la région nous serons là pour soutenir et sommes là pour vous accompagner à l’atteinte de vos objectifs », a fait savoir le colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré, gouverneur de Kayes. La vice présidente du mouvement An Biko, Mme Touré Binta Niane, a rappelé que ce festival se veut de rassembler les jeunes du Mali, de Kayes à Kidal, afin de montrer l’unité du Mali et faire savoir que le Mali est Un et Indivisible. La vice présidente a également rappelé que ce festival, à travers la foire, veut montrer aux opérateurs économiques et partenaires que Kayes a besoin des investisseurs dans plusieurs domaines de développement. « Batouly est en train de faire de son mieux mais, si d’autres viennent s’ajouter à elle, cela boostera davantage l’économie et le développement de la Région », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Arrivée dans la capitale des Rails, sa ville natale, le 28 décembre dernier, la présidente du mouvement An Biko, Mme Fatoumata Niane a été accueillie par des Kayesiens et Kayesiennes de la manière impressionnante, à la gare ferroviaire de Kayes. Très émue, pour cet accueil exceptionnel, Batouly a remercié la population de Kayes et les Hommes de médias pour l’accueil qui lui a été réservé. Le séjour de la première responsable du mouvement politique et citoyen à Kayes n’a pas été de tout repos. En marge du festival « Kayi Kum Ben 2024 », Mme Fatoumata Niane a célébré le réveillon de 2023, présidé des cérémonies de remises de dons et inaugurations des réalisations par le mouvement An Biko et installation de 20 premiers sur 100 jeunes dans plusieurs domaines de développement. Mme Fatoumata Niane dite Batouly a, dans le cadre de ces réalisations (rénovation et réhabilitation des infrastructures scolaires) inauguré le lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. C’est un établissement scolaire construit en 1975. 44 sur 45 Salles de classes ont été entièrement rénovées plus des toilettes, un terrain de basketball construit dans la cour et dons de 40 lampadaires pour éclairer la cour de l’établissement scolaire, qui compte plus de 3 000 élèves et d’une centaine d’enseignants, après la cérémonie inaugurale elle a visité les locaux du lycée, qu’elle a effectué une partie de ses études secondaires. Batouly a également rénové entièrement le groupe scolaire du quartier Khasso de Kayes et le groupe scolaire du quartier liberté et des dons de table- bancs. Mme Fatoumata Niane a visité l’hôpital Alfousseyni Daou de Kayes et fait dons de kits sanitaires composés des moustiquaires, des draps et des savons. Le séjour de la présidente du mouvement politique et citoyen An-biko, a été également marquée par visite et remise d’importantes quantités de kits alimentaires et sanitaires à l’orphelinat de Khouloum dans le quartier Kayes n’di (Attbougou). 40 lampadaires remis aux habitants du quartier de Kayes n’di. La native de la capitale des Rails a visité le centre de formation An Biko pour les femmes de Kayes, au quartier liberté, afin de s’imprégner du bon fonctionnement du centre. Et, aussi dans le cadre du festival « Kayi Kum Ben 2024 », elle a présidé les cérémonies de « Somonofoli » et courses de pirogues au bord du fleuve de Légal Ségou. La réalisation de ces projets et dons a été accueillie avec un grand soulagement par la population de Kayes et les autorités de la région. Mme Fatoumata Niane Batouly a, pendant son séjour à Kayes, rendu des visites de courtoisie à des chefs de quartier et des autorités coutumières notamment le chef de coordination des quartiers de Kayes, Moussa Diarra, qui lui a décerné une attestation pour ses œuvres de bienfaisances dans les quartiers de Kayes et pour les bons et loyaux services rendus. Ce n’est pas tout, partout où elle est passée, elle a été accueillie avec tous les honneurs par la population et les bénéficiaires de ses actions humanitaires. Le proviseur du lycée Dougoukolo Konaré, Sékou Tahara Traoré lui a délivré une attestation de reconnaissance pour la réhabilitation et rénovation d’infrastructures au lycée
SEBA 2023 : Un atelier de recyclage pour sensibiliser les enfants sur les questions d’environnement
Le mardi 25 décembre 2023, s’est tenu un atelier de recyclage au sein de la cité des enfants dans le cadre de la 6ème édition du Salon de l’enfance de Bamako. Une initiative d’une importance capitale pour lutter contre le changement climatique et préserver notre environnement. Le Conseiller Technique du ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (MPFEF) s’est rendu en premier lieu à cet événement, accompagné de la Directrice de la cité des enfants. Le Conseiller Technique, conscient de l’importance de sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge, n’a pas hésité une seule seconde à saluer et encourager les participants de l’atelier. Il a également transmis les salutations de Madame la Ministre, fière de l’engagement des jeunes en faveur de l’environnement. Au cours de son intervention, le Conseiller Technique a pris le temps d’expliquer aux enfants l’utilité des différents matériaux tels que le plastique, les bidons ou encore les pneus, qui peuvent être utilisés comme moyens de protection et d’embellissement de notre environnement. Les jeunes participants étaient ravis des précieux conseils reçus et ont apprécié le dialogue établi avec le Conseiller Technique. Pour clôturer cet atelier enrichissant, les organisateurs ont proposé une petite activité afin de stimuler le bien-être et la joie des enfants. Ce moment a permis de renforcer leur sensibilisation à l’importance de préserver notre environnement. L’atelier de recyclage a ainsi pris fin, laissant derrière lui des enfants motivés et conscients de leur rôle crucial dans la préservation de notre planète. Une belle initiative qui contribue à former une génération engagée et soucieuse de l’environnement. Abrahamame Ag Mohamed
Mali : Le chef de l’État reçoit le rapport du Forum national de relance économique
Bamako, 09 janv (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a remis officiellement, lundi, au palais de Koulouba, le rapport du Forum national de relance économique au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Dans son rôle de force d’analyse, de diagnostic et de propositions, la CCIM a mobilisé les acteurs économiques les 30 et 31 mars derniers, à Ségou 9Centre), pour se poser les bonnes questions, mener les bonnes réflexions et proposer les vraies solutions à la relance économique post-crise. Cette rencontre a formulé des recommandations qui touchent le cadre institutionnel, la stratégie industrielle, la stratégie opérationnelle des filières, la stratégie d’exploitation des filières, le dispositif de financement, les infrastructures de supports à l’activité économique, le commerce et les collectivités territoriales. Tout en remerciant le président de la Transition pour son accompagnement dans la tenue de ce Forum, Mandiou Simpara a indiqué que la mise en œuvre de ces recommandations permettra au Mali de se donner des chances de réaliser son développement économique. Dans un exposé synthétique sur le Forum, le président du comité stratégique, Mamadou Tiéni Konaté, a identifié, entre autres, la promotion des produits locaux, le soutien au secteur privé pour aller de l’agriculture vivrière à celle industrielle avec à la clé la mise en valeur de plusieurs filières. « C’est pourquoi, nous avons voulu que le secteur privé soit au centre de l’opérationnalisation du Forum », a-t-il soutenu. il a été proposé également l’implication des entreprises nationales dans le domaine minier pour offrir des produits compétitifs dans la sous-région. Bref, en promettant tout accompagnement de la Chambre pour le rayonnement du Mali Kura, le président du comité stratégique du Forum a souhaité que le président de la Transition fasse bon usage du rapport pour l’essor économique du Mali. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la présence du Premier ministre à ce rendez-vous à Ségou montre tout l’intérêt que le gouvernement porte au projet. M, Diallo a souligné aussi, qu’en plaçant l’industrialisation au cœur de l’opérationnalisation des filières, les conclusions et les recommandations du Forum de Ségou s’inscrivent parfaitement dans la vision stratégique tracée par le colonel Assimi Goïta. Le ministre Diallo a soutenu que la promotion des petites, moyennes et grandes industries, pour assurer la transformation de la production agricole, la création d’emplois, de richesses et la redistribution de revenus, n’est pas une urgence, mais une exigence. Il a précisé qu’il ne s’agit aucunement d’opposer le secteur du commerce à celui de l’industrie. Mais, plutôt, d’assurer la synergie et la complémentarité entre les deux secteurs pour permettre leur plus grande contribution à la croissance économique de notre pays. Le Forum s’est également penché, notamment, sur la mise en place d’un comité paritaire État/secteur privé pour le suivi des conclusions et recommandations. La cérémonie de remise a enregistré la présence du président du Conseil national de Transition, (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné des membres du gouvernement. Étaient également présents le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, et d’autres responsables de la CCIM. OD/MD (AMAP)
Diéma : Le Telimani dans la ville !
Par Ouka BA Diéma, 08 janv (AMAP) Dans la ville de Diéma, dans l’Ouest du Mali, le seul moyen de transport urbain se limitait, jusque-là, à des motos-taxi qui vont la navette, quotidiennement, le quartier Razel à l’intérieur de la ville, sillonnant souvent certains villages périphériques. Depuis quelques jours, on constate la présence de deux motos-taxi « Telimani » (Rapide en Bambara), dont le point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma-Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro du Sahel-Nouakchott, en Mauritanie. C’est là que les différentes compagnies de transport stationnent. Le Telimani, une moto généralement de fabrication asiatique, courte, plate, allongée et solide, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son coût modeste du transport. Cependant, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques. On les accuse surtout de non-respect du code de la route, roulant souvent à tombeau ouvert, comme bon leur semble, occasionnant ainsi des accidents mortels. Oumar Diarra, employé de commerce en séjour dans la localité, avoue que le Telimani convient mieux si on n’a pas de bagages et si on a une course urgente à faire. Pour emprunter un taxi, il faut faire souvent des acrobaties…Tout compte fait, le Telimani reste d’utilité publique surtout dans une localité où les moyens de transport sont limités. « C’est surtout pendant l’hivernage que ce moyen de transport dérange, « car on peut être mouillée par la pluie, à moins d’utiliser un parapluie ou porter un imperméable. », renchérit Kadiatou Traoré, une ménagère intéressée par le débat. Durant ces dernières années, le nombre de Telimani n’a cessé de s’accroître dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs autres villes du pays. C’est un phénomène nouveau à Diéma où notre équipe de reportage est allée à la rencontre d’un conducteur de Telimani, dénommé Hamet Konté, âgé de 32 ans, et père de cinq enfants. Il n’a pas voulu braver les eaux de la Méditerranée, comme beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de migrer, à leurs risques et périls. Il compte rester au bercail pour soutenir ses parents. Avec sa moto flambant neuf, il dessert la ville, et couvre de nombreuses localités, s’aventurant souvent jusqu’à Nioro du Sahel. Chaque jour, il empoche 4 à 5 000 Fcfa. Si la course est en dehors de la ville, le tarif est revu à la hausse. Il ne connait pas de répit. Toujours à la recherche de clients. Cependant, Hamet regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées, et qui comportent, par endroits,des nids de poules ou du sable. Cet état désastreux des routes pourrait contribuer à vite amortir son engin. Le conseil prodigué par Mahamadou Sidibé, du Syndicat de transport, n’est pas à prendre à la légère. Il demande aux conducteurs de Telimani de rouler avec beaucoup de prudence et de veiller à l’entretien courant de leur engin, en faisant régulièrement la vidange, en fonction du nombre de kilométrages parcourus. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie le Telimani mais émet des réserves. L’homme propose que le secteur soit mieux réglementé afin d’éviter des accidents liés, surtout, à la mauvaise conduite. Celui qui a le complexe de monter sur une moto- taxi, c’est bien Issa Doumbia. Il fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre de voyage, pour rejoindre sa famille. C’est avec enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de moutons et de galettes de mil, a appris l’arrivée des Telimani dans la ville. La dame se lève tôt chaque matin pour trouver une moto-taxi, afin de se rendre à son lieu de vente. Avec le Telimani, le problème est résolu. Certains de ses clients, des ouvriers en majorité, n’attendront plus longtemps son arrivée sur le site de son activité. La joie est perceptible chez Oumar Niafo, chef du Service local de la Jeunesse et des Sports, qui salue les exploitants de ces motos pour leur bonne initiative. Ce qui permettra, selon lui, « de résorber quelque peu le chômage des jeunes dans le cercle de Diéma. » Il a souhaité que ce genre d’actions se multiplient pour contribuer à diminuer davantage la fuite des bras valides qui s’intensifie, malgré les mesures d’accompagnement de l’État et ses partenaires pour endiguer le fléau. Il a demandé aux conducteurs de Telimani d’éviter l’excès de vitesse, et de ne pas passer par les zones d’insécurité afin de ne pas être victimes de braquages ou de banditisme. Mamoudou Konté, qui dispose déjà d’une moto-taxi, envisage se procurer un Telimani, qu’il juge rapide et moins encombrant. « Surtout, ajoute l’homme, si un parent, un ami ou un proche rentre tardivement de voyage, le Razel étant loin de la ville… Et, aussi, pour ses courses personnelles. « C’est une bonne chose ! « s’exclame le chef de village de Diéma, Fousseiny Sissoko. La rapidité, certes, mais faudrait-il que le transport se fasse dans les règles de l’art. « La présence des Telimani nous arrange beaucoup. J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur du transport en souffrance dans notre ville », dit-il. Une femme qui requiert l’anonymat dit se garder d’emprunter le Telimani à cause de la jalousie de son époux qu’elle compare à celle du « Dagamé ». Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sansankidé, lorsqu’il arrive au Razel, est obligé d’emprunter la moto d’un ami pour ses courses. Maintenant qu’il y a des Telimani, il se sent plus à l’aise. Mais l’élu recommande que les conducteurs d’engins, à défaut de passer par une auto-école, afin de maîtriser les techniques de conduite. En définitive, l’Etat et ses partenaires doivent réorienter plus de soutiens vers les femmes et les jeunes, afin de mettre un frein à la migration qui vide quotidiennement les villages et hameaux de leurs enfants. OB/MD (AMAP)
Épilepsie au Mali : Les malades stigmatisés
Par Aminata DJIBO Bamako, 08 janv (AMAP) Une mère est au chevet de son fils au service de neurologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G, à Bamako, au Mali. «Mon fils souffre à l’école puisque les autres s’éloignent de lui et ont peur de ses crises». Elle même en souffre pour son rejeton. Aïssata et son enfant sont loin d’être les seuls à affronter le regard presque stigmatisant de la société à cause de l’épilepsie. Dans les pays en développement, en général et au Mali en particulier, cette pathologie représente un problème majeur de santé publique. Sory Diarra a rencontré beaucoup de difficultés dans son couple. «J’ai eu des problèmes dans mon mariage. Ma belle-famille croyait que j’étais atteint d’une maladie contagieuse ou mystique. On me stigmatisait », nous confie-t-il. Il y a de nombreux mythes et idées reçues sur le sujet, car la maladie a des manifestations spectaculaires. Aïcha, mère de famille, pense que c’est même un problème mystique qu’il faut traiter comme tel. « Cette maladie, selon elle, est trop dangereuse pour être traitée à l’hôpital. » Comme elle, de nombreux compatriotes ont une mauvaise perception de la maladie. Les différences de perception et le manque de communication peuvent compromettre directement la prise en charge globale du patient. Pour bon nombre de nos compatriotes, la médecine traditionnelle semble mieux indiquée que la médecine conventionnelle pour la prise en charge des épileptiques. Même si cette prise en charge assurée par les tradi-thérapeutes semble constituer un fardeau psychologique pour le patient. Mariam, mère d’un enfant épileptique et ayant opté pour la médecine traditionnelle, partage son expérience en la matière. « Convaincue que la médecine traditionnelle détenait les réponses, j’ai consulté un tradi-thérapeute local. Malheureusement, les remèdes prescrits n’ont apporté qu’un soulagement temporaire. Mon fils continue d’être ostracisé à l’école. Et la stigmatisation persiste. Malgré cela, je reste attachée à la médecine traditionnelle, espérant qu’elle révélera un jour son efficacité », dit-elle. Contrairement à elle, Ousmane fait confiance à la médecine moderne. Elle raconte : « Mon fils suit un traitement prescrit par un neurologue. Nous avons constaté une amélioration significative. Cependant, la société ne comprend pas toujours. Certains membres de ma famille ont remis en question cette approche, préférant la médecine traditionnelle. Malgré les défis, nous restons convaincus que l’éducation et la sensibilisation peuvent changer les mentalités.» Pour le médecin en spécialisation en neurologie médicale, Dr Cheickna Sangaré, « l’épilepsie n’a rien de surnaturel, le problème est cérébral, c’est une maladie chronique caractérisée par la répétition des crises d’épilepsie ». Dr Sangaré explique que l’épilepsie est une maladie qui a des conséquences neurologiques, cognitives, psychologiques et psycho-sociales. Il indique qu’elle survient fréquemment avant 10-15 ans ou après 65 ans. « Généralement, précise-t-il, pendant l’enfance, car les neurones de l’enfant sont immatures. Près de 80% des personnes atteintes d’épilepsie vivent dans les pays en développement, affirme le médecin. » « Dans notre pays, regrette-t-il, les statistiques manquent par rapport au nombre de personnes souffrant de cette pathologie. Mais, des études sont en cours pour apporter des précisions. » Selon la Ligue internationale de lutte contre l’épilepsie, cité par Dr Cheickna Sangaré, « cette maladie a plusieurs causes dont les plus fréquentes sont les causes infectieuses. » Selon le praticien, ce serait d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la maladie est fréquente dans notre zone «car nous n’avons pas encore fini avec certaines causes infectieuses comme le paludisme» Il y a plusieurs types de crises épileptiques, « mais le plus connu est la crise tonico-clonique généralisée dont les manifestations cliniques sont spectaculaires et assez remarquables », explique-t-il. «C’est quand le patient commence à convulser, il salive anormalement, ses yeux révulsent et il peut perdre l’urine, après il perd connaissance pour un petit moment. Ce sont ces manifestations qui poussent la population à croire aux causes mystiques », constate Dr Sangaré, ajoutant que l’épileptique sous traitement évolue bien dans 80% des Cas. Et d’assurer que certains patients ou compagnons rapportent que depuis l’instauration du traitemen.t il n’y a eu plus de crises ou qu’il y a une diminution significative de la fréquence des crises. Dans le contexte où la stigmatisation persiste, indique Dr Cheickna Sangaré, des experts médicaux locaux s’unissent pour éduquer la communauté sur la réalité de l’épilepsie déconstruisant les idées fausses et encourageant l’inclusion. Pour convaincre les superstitieux face à cette maladie, relève-t-il, « plusieurs combats sont menés notamment la réalisation des émissions radio et télé pour sensibiliser et expliquer à la population que la maladie au lieu d’être mystique est cérébrale ». « Des fois on montre même la preuve aux parents à travers les résultats d’Électro encéphalogramme (EEG), (examen qui confirme l’épilepsie), ou des lésions sur l’imagerie engendrant les crises. Mais je pense qu’il est essentiel d’aller vers les zones rurales », propose le futur neurologue. En termes d’avancées médicales, de nouveaux traitements contribuent à changer la donne pour les personnes vivant avec l’épilepsie à Bamako. « Il y a eu de nouveaux médicaments antiépileptiques qui entraînent moins d’effets secondaires. Mais qui sont malheureusement très chers. La majorité de nos compatriotes ne peut s’en procurer. On peut aussi procéder par intervention chirurgicale », explique Dr Cheickna Sangaré. Il y a 50 millions d’épileptiques dans le monde dont 80% dans les pays en développement. La méconnaissance de la maladie aboutissant souvent à des stéréotypes, complique la vie de ceux qui en sont atteints. AD/MD (AMAP)
Doïla : lancement de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes
DoÏla, 4 janvier (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes, placée sous la présidence du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Siriman Kanouté, a regroupé récemment l’ensemble des organisations paysannes des régions de Dioila, de Ségou et de Mopti, des ONG, des partenaires, l’administration civile, les élus et les médias, a constaté l’AMAP. Le représentant du Chef de l’Exécutif régional et celui du maire, Salif Nianson Sidibé ont respectivement ont dans leur intervention, salué cette initiative qui vise à augmenter le rendement des professionnels du secteur de l »Agriculture en cette période de changement climatique. Pour le Coordinateur de PROFEIS-Mali, Bourama Diakité, ces échanges permettent aux paysans, aux techniciens de l’agriculture et le monde maraîcher de partager leurs expériences de bonnes pratiques, de valoriser leurs savoirs locaux dans la production agricole des paysans à faibles ressources humaines dans un contexte de changement climatique. Le Directeur de Cabinet, le Préfet de Dioila, Alidji Bagna et sa délégation ont visité plusieurs stands qui leur ont permis d’apprécier le savoir-faire des paysans, allant de la transformation du Karité amélioré des femmes de la Coopérative Benkady de la Commune de Zantiébougou (région de Ségou), aux produits des femmes de la Coopérative de Soprovak des communes de Konobougou et Kalaké et au pot de Gakou de Cheick Oumar Gakou, une véritable innovation dans le domaine maraîcher et la poudre de Néré mélangée à la semence, un moyen efficace de lutte contre les prédateurs. Durant trois jours, les échanges ont permis aux participants de se familiariser avec les textes législatifs sur le foncier en plus des techniques d’innovation. Pour rappel, la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes a été organisée avec le concours financier et technique des structures comme IER, ADAF/GALLE, la direction régionale de l’Agriculture, l’association des organisations professionnelles paysannes, « Ensemble pour un monde juste » et sous le leadership de PROFEIS-Mali (promouvoir l’Expérience et l’Innovation Paysannes au Sahel). DF/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société China International Télécommunication Construction Corporate pour un montant de 117 millions 387 mille 180,77 dollars US et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il vise à prendre en compte les modifications intervenues dans l’exécution du projet en ce qui concerne : – les composantes ainsi que la substitution dans le projet des localités de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga par celles de Kati, Diéma, Diboli, Diéma-Guogi ; – le réajustement du design de l’itinéraire de la construction de backbone de fibre optique, l’ajustement du contenu du réseau d’accès et de la composante Safe City ; – la réservation du centre des données et la suppression de la composante EID ; – le contrôle et le suivi par les services techniques compétents. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction nationale des Domaines et la Direction nationale du Cadastre ont été créées respectivement par l’Ordonnance n°2017-025/P-RM du 30 mars 2017 et l’Ordonnance n°2017-024/P-RM du 30 mars 2017 suite à la scission de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Après cette scission, les deux directions ont été confrontées à des difficultés dans l’exécution de leur mission, notamment : – l’insuffisance et la mauvaise répartition du personnel ; – l’absence de liens directs entre les structures régionales et subrégionales des deux (02) Directions ; – l’insuffisance des ressources financières pour assurer la réalisation des activités essentielles à l’exécution des missions et à l’atteinte des objectifs. Les projets de texte adoptés consacrent la fusion de la Direction nationale des Domaines et celle du Cadastre à travers la création de la Direction générale des Domaines et du Cadastre dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. Leur adoption permettra également de doter ladite direction, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, il est prévu la réalisation des travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. La réalisation desdits travaux empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. La réalisation de ces travaux contribuera à l’amélioration de la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Yaya DOUCOURE, Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile : Colonel Yaya TRAORE, Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Dakar (Sénégal) : Commissaire de Police Florentin DOUYON. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Commissaire Divisionnaire de Police Makan GUEYE. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Doha (Qatar) : Monsieur Yssouf BAGAYOKO, Contrôleur du Trésor. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Oumar TAMBOURA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Souleymane YACOUBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national du Génie Rural : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale : Monsieur Kalifa TRAORE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Président Directeur Général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur N’Diougou DIALLO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Oumar BERTHE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique. – Conseiller Technique : Monsieur Youssouf BAGAYOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directrice nationale de la Promotion de la Femme : Madame Bocoum Aoua GUINDO, Administrateur de l’action sociale. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’action sociale. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur national de l’Industrie : Monsieur Gaoussou KONE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres : a. de la participation du

