Assemblée générale de la FAAPA :  Sous le thème de l’information, un enjeu dans la conquête de la souveraineté

Rabat, 23 janv (AMAP) La Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) tient sa 7è assemblée générale, depuis lundi, à Rabat, au Maroc) sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Cet événement d’envergure qui prend fin aujourd’hui, mardi, réunit des directeurs généraux d’Agences de presse africaines, experts des médias et des personnalités éminentes de la région atlantique africaine dans la perspective d’explorer les moyens de renforcer la souveraineté africaine, à travers l’information et les initiatives dynamiques. «Les Agences de presse sont appelées à jouer un rôle central dans la reconquête de la souveraineté qui se doit d’être marquée par une réelle évolution du discours médiatique. Il doit se distinguer par une réappropriation du récit national de manière individuelle et celle du récit collectif au niveau continental », a introduit le directeur général de la l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif. Pour la première vice-présidente de la FAAPA et directrice centrale de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), Oumou Barry Sana, cette assemblée revêt une importance particulière, « car elle offre une opportunité rare de réfléchir collectivement à la manière dont l’information peut être un instrument puissant pour renforcer la souveraineté de nos nations. » Elle a ajouté : «L’Afrique, avec sa diversité et sa richesse, doit se positionner au cœur de la narration de son propre destin. C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’axer nos discussions sur la promotion de la coopération informationnelle et la préservation de la souveraineté médiatique des pays de notre continent le long de la façade atlantique». Quand à la deuxième vice-présidente de la FAAPA, et directrice générale de l’Agence congolaise d’information (ACI), Olga Rachelle Mangouandza, « l’information est un grand facteur de développement. à ce titre, elle doit être traitée et diffusée selon des normes professionnelles». C’est pourquoi, pour lutter ou contrer les fake-news ou fausses informations distillées par les réseaux sociaux ou plus encore par certains médias occidentaux, elle invite les dirigeants africains à faire confiance à la presse nationale (radio, télévision, agences de presse, presse écrite et presse en ligne) en la dotant de moyens conséquents pouvant lui permettre de s’arrimer aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication. «Une information libre, transparente, équilibrée, fiable, vérifiable et diffusée en toute indépendance par des professionnels bien formés et, ce, en temps réel, permettra à l’Afrique de concurrencer les médias internationaux», soutient Olga Rachelle Mangouandza. Une information africaine livrée par les Africains eux-mêmes permettra au continent d’être à l’abri de la cyber criminalité, de protéger les institutions et les populations. La sécurité d’un pays dépend aussi d’une bonne information. Et de conclure : «les bonnes informations favorisent des investissements dans un pays». La cérémonie d’ouverture de la 7e assemblée générale a été suivi d’un panel afin d’approfondir la réflexion sur le thème : «Souveraineté africaine en action : perspectives sur l’Information et l’initiative pour la façade atlantique». La façade atlantique de l’Afrique réunit dans un espace géopolitique en construction les principaux atouts et défis du continent africain. OS/MD (AMAP)  

CAN 2023 : Namibie-Mali, la première place du Groupe en jeu

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 23 janv (AMAP) Les Aigles du Mali affrontent, mercredi, les Brave Warriors de Namibie, au stade Laurent Pokou de San-Pedro, pour le compte de la 3è journée de la phase de poules, de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir disputé ses deux premiers matches à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, les Aigles sont arrivés lundi dans la ville portuaire, située à 368 km à l’Ouest d’Abidjan, la capitaine économique de Côte d’Ivoire. Les hommes d’Éric Sékou Chelle ont effectué leur première séance d’entraînement à San-Pedro, en début de soirée, au stade Auguste Denise Est et le technicien peut compter sur l’ensemble de son effectif. Leader du groupe avec 4 points après sa victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et son match nul face à la Tunisie (1-1), le Mali est officiellement qualifié pour les huitièmes de finale suite aux premiers résultats de la 3è journée de la phase de la poule. Le sélectionneur peut ainsi tourner son effectif pour ce troisième match, surtout que le Mali dispose de joueurs qui sont presque au même niveau. L’enjeu de la rencontre face à la Namibie reste la première place du groupe. Pour cela, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent s’imposer contre les Namibiens qui ont besoin d’une victoire pour se qualifier. Ce ne sera donc pas une rencontre de formalité entre les deux formations qui ne se sont jamais affrontées à ce niveau de la compétition, mais seuleemnt lors des éliminatoires des CAN 1996, 2000 et 2021. Dans leur histoire, le Mali et la Namibie ont disputé 6 rencontres avec un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 8 buts marqués, 4 encaissés pour les Aigles. Les deux pays se sont affrontés pour la première fois le 15 octobre 1994. A domicile, les Namibiens se sont imposés 2-1 lors du match aller de la phase de poules des éliminatoires de la CAN, Afrique du Sud 1996 grâce aux réalisations de Silvester Goraseb (40è min) et Ruben van Wyk (57è min) alors que Seyba Lamine Traoré (85è min) a sauvé l’honneur pour les Aigles. Le match retour s’est joué à Bamako le 23 avril 1995 et a tourné à l’avantage du Mali (2-0). Modibo Sidibé (16è min) et Abdoul Karim Magassouba (66è min) ont inscrit les deux buts de la rencontre. Lors des éliminatoires de la CAN 2000, co-organisée par le Ghana et le Nigeria, le Mali et la Namibie étaient dans la même poule. A l’aller à Bamako, le 11 avril 1999, le Mali s’est imposé 2-1 grâce aux buts de Malal N’Diaye (53è min) et Yaya Dissa (81è min) alors que Gervatius Urikhob (54è min) avait égalisé pour la Namibie. Au match retour, le 8 mai 1999, les Aigles ont obtenu le nul 0-0 à Windhoek. Pour la qualification la CAN Cameroun 2021, El Bilal Touré a permis au Mali de gagner au stade du 26 Mars (1-0), le 13 novembre 2020) en transformant un penalty à la 33è minute. lors de la 3è journée de la phase de poules. Les Aigles ont remis cela au retour à Windhoek (2-1, le 17 novembre 2020) grâce aux buts de Sékou Koïta (12è min) et Moussa Doumbia (37è min) alors que l’attaquant Elmo Ukondja Kambindu a réduit le score pour la Namibie (39è min). Ce succès a permis au Mali se qualifier pour la phase finale après seulement quatre journées de débats. Troisième du groupe avec 3 unités, la Namibie a bien commencé la compétition en battant la Tunisie (1-0) avant de sombrer face à l’Afrique du Sud (4-0). Toutefois, les Namibiens restent dans la course pour la qualification en huitièmes. En effet, face aux Aigles, les Brave Warriors jouent leur avenir dans la compétition, mais ils ont leur destin entre leurs mains. Un match nul suffira à la Namibie pour prendre au moins l’une des places de meilleur troisième. L’ailier Daniel Deon Hotto Kevendji et ses partenaires peuvent même terminer à la tête du groupe s’ils gagnent contre le Mali et qu’au même moment l’Afrique du Sud ne s’impose pas devant la Tunisie, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Si les Aigles cherchent juste la première place du groupe pour affirmer leur suprématie et poursuivre leur progression, la Namibie joue sa survie dans la compétition. Tout comme l’Afrique du Sud et la Tunisie. Contrairement aux autres qui peuvent se contenter d’un match nul, la Tunisie a obligatoirement besoin d’un succès contre l’Afrique du Sud pour accéder aux huitièmes de finale. Tout reste donc possible dans cette poule. Si les Aigles terminent premiers du groupe, ils retourneront à Korhogo où ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie et Mauritanie). S’ils terminent à la deuxième place, ils restent à San-Pedro pour jouer contre le premier du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie, Tanzanie). Rappelons que San-Pedro est la deuxième région économique de la Côte d’Ivoire derrière Abidjan grâce à son port et des zones industrielles. Avec 390.654 habitants en 2021, San-Pedro est la 5è ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire après Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa, mais devant Yamoussoukro, la capitale politique. C’est aussi l’une des zones touristiques les plus prisées, avec des plages. LMD/MD (AMAP)                 

CAN 2023 : Eric Sekou Chelle, «Nous voulons gagner tous nos matches»

Propos recueillis par Ladji M. DIABY  AMAP : Quelle analyse faites-vous du match nul contre la Tunisie ? Éric Sékou Chelle : On est un peu déçu du résultat, comme tout le monde. Je pense qu’on n’a pas bien entamé le match, même si on a marqué sur une belle action. Après on a commis de légères erreurs de placement qui amènent le but égalisateur de la Tunisie. Sur la physionomie du match, en termes d’intensité, on a récupéré énormément de ballons dans la moitié du terrain. On a été mieux dans la maîtrise, mais il nous a manqué cette petite agressivité offensive pour terminer nos occasions ou nos situations. Il y avait une belle équipe de la Tunisie en face. Je suis content de mes joueurs sur l’investissement et sur l’implication. On va continuer à bien préparer nos matches. On se penche sur le match contre la Namibie qui se profile dans quelques jours à San-Pedro. AMAP : Quel bilan faites-vous après les deux premières journées ? ÉSC : On a joué deux matches, on a marqué trois buts, encaissé un. Sur le premier match (contre l’Afrique du Sud 2-0, ndlr), on a été très bon dans l’intensité et dans la récupération. On a été moins bon dans la maitrise. Sur le match contre la Tunisie, on a gardé l’intensité et rajouté un peu de maîtrise. Pour le troisième match, il faut qu’on soit capable d’amener le ballon sur les attaquants, d’avoir un peu plus de profondeur, qui va nous apporter des occasions. Il y a une progression. Les joueurs sont un peu déçus, mais ça ira. On est concentré. Ça va bien se passer. AMAP : Vous avez tendance à privilégier le 4-4-2 losange pour débuter les matches et terminer avec le 3-2-3-1. Une explication ? ÉSC : Dans le losange, on a une maîtrise du ballon puisqu’on est en supériorité numérique au milieu de terrain. Et quand on trouve Kamory Doumbia entre les lignes, c’est très intéressant. Je termine le match dans un autre système aussi bien en fin de première période qu’en deuxième période parce que le 4-4-2 losange est un système énergivore. C’est compliqué de garder l’intensité pendant 90 minutes, au-delà de 50 à 60 minutes, il faut essayer de trouver d’autres solutions avec le jeu un peu plus sur les côtés. Je prends parti du losange, j’ai beaucoup de milieux de terrain et l’assume. Sur certains matches, je peux changer de système de jeu. AMAP : L’excès de confiance a-t-il pesé sur votre équipe ? ÉÉSC : Je ne pense que nous étions en excès de confiance. C’était un match intéressant, on n’a pas eu assez d’occasion, mais on a développé du jeu, chose qu’on avait du mal contre l’Afrique du Sud. C’était un match très intéressant de la part des deux équipes. Il y a de l’agressivité et de l’intensité. Il y avait du jeu de la part de la Tunisie et du Mali. On aurait peut-être pu terminer mieux ce match, on a eu des situations intéressantes notamment avec Lassine Sinayoko. Il faut savoir encaisser et se projeter sur le terrain match. Il y a eu un match intéressant avec deux équipes qui avaient envie de jouer. Le football est fait de victoires, de matchs nuls et de défaites. Aujourd’hui, c’est un match nul. J’en tire les enseignements. Le but du jeu, c’est de progresser à chaque match pour arriver fin prêt au moment M. On va bien se préparer pour affronter la Namibie et prendre les trois points. On a envie de gagner tous nos matches. AMAP : N’avez-vous pas effectué les remplacements, notamment l’entrée de Youssouf Niakaté en retard ? ÉSC : Lassine Sinayoko et Sékou Koïta ont fait un match intéressant contre l’Afrique du Sud. Sékou a amené un but, Lassine a marqué. C’est vrai que Youssouf Niakaté a eu une entrée intéressante. J’ai jugé opportun que c’est le moment mais pas avant parce qu’on avait envie de rester en losange. Je suis responsable des remplacements et je l’assume. LMD/MD  (AMAP)  

CAN 2023 : Les Aigles du Mali se contentent du nul 1-1 contre la Tunisie

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 21 janv (AMAP) Il n’y a pas eu de vainqueur dans le duel des «Aigles» comme lors de la deuxième journée de la CAN, Égypte 2019 (1-1). Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage ont fait un nouveau match nul 1-1, samedi dernier, au stade Amadou Gon Coulibaly, au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir battu l’Afrique du Sud (2-0) lors de la première journée, le Mali n’enchaîne pas et les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ratent l’occasion de signer une deuxième victoire d’affilée et de valider leur qualification pour le huitième de finale. Avec 4 points au compteur, le Mali sera probablement qualifié pour le deuxième tour, puisque les quatre meilleures troisièmes s’ajoutent aux deux premiers de chaque poule pour disputer les huitièmes. Cependant, il faut le confirmer lors de la dernière et troisième journée, contre la Namibie, mercredi, au stade Laurent Pokou à San-Pedro. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires tenteront de battre les Namibiens pour terminer à la tête du groupe E. Si les Aigles sont leaders de leur poule, ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie, Mauritanie) en huitième, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly. Mais s’ils terminent à la deuxième place, ils seront face au leader du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie et Tanzanie). Dans le choc des «Aigles», les Aigles du Mali visaient la tête du groupe E alors que les Aigles de Carthage, 3è du groupe suite à leur défaite face à la Namibie (0-1), cherchaient à se relancer dans la compétition. Le sélectionneur des Aigles, Eric Sékou Chelle a effectué deux changements par rapport à la rencontre contre l’Afrique du Sud. Le milieu de terrain Diadié Samassékou a repris sa place de sentinelle dans le 4-4-2 losange alors qu’Yves Bissouma est resté sur le banc et Lassana Coulibaly a été intronisé comme milieu relayeur droit à la place d’Aliou Dieng. Le technicien tunisien Jalel Kadri effectue trois changements. Le défenseur Ali Maaloul, le milieu de terrain Mohamed Ben Romdhane et l’attaquant Taha Yassine Khenissi, touché aux ligaments croisés sont remplacés par Ali El Abdi, Aïssa Bilal Laïdouni et Hamza Rafia. Dos au mur après la défaite inaugurale, les Tunisiens débutent à l’offensive, car qu’ils avaient besoin de se relancer dans la compétition après une défaite surprise contre le petit poucet de la poule, la Namibie. Mais ce sont les Aigles du Mali qui ouvrent le score à la 10è minute grâce à Lassine Sinayoko, à la conclusion d’une belle action collective, dont la frappe croisée du gauche fait mouche avec l’aide du poteau opposé. Mais 10 minutes plus tard, les Tunisiens relancent le match grâce à un but de Hamza Rafia à la conclusion d’un mouvement collectif (20è min, 1-1). Le matche est intense et les deux équipes se sont répondu du tac au tac, Cela partait dans tous les sens. Les Aigles ont clairement pris l’ascendant sur le match, surtout avec l’entrée des joueurs de couloirs, Nene Dorgelès et Fousseni Diabaté. La sélection nationale aurait pu gagner le match, si Lassine Sinayoko n’avait pêché dans la finition. Bien servi sur un centre précis venu de la droite, il est gêné par un défenseur tunisien et ne peut cadrer sa reprise en déséquilibre (79è min). Sur l’ensemble du match, le Mali mérite la victoire. Concernant le chiffre, c’est 61% de possession, 474 passes effectuées dont 84% de précision de passes, 12 tirs dont 1 cadré pour les Aigles contre 39% de possession, 291 passes dont 73% de précision  et 5 tirs dont 1 cadré pour la Tunisie. «On a fait un très bon match, nous avons manqué d’efficacité pour gagner ce match. On va essayer de gagner le prochain match. On joue tous les matches à fond et essaie de les gagner», a déclaré Kamory Doumbia après la rencontre. «On n’a pas fait de calcul, on voulait gagner cette rencontre, mais dans un match, il y a le temps fort et le temps faible», a ajouté celui qui a été élu Homme du match. «Je suis fier, j’ai obtenu ce trophée grâce à toute l’équipe, mais le trophée individuel ne compte pas, l’équipe est la plus importante et on va tout mettre en œuvre pour gagner lors de la prochaine journée», a-t-il conclu. e capitaine Hamari Traoré a indiqué que c’est un match nul très frustrant. «Vu la physionomie du match, on a été supérieur, on a dominé cette équipe tunisienne, on a très bien joué, on méritait de marquer ce deuxième but, mais c’est le football, on va se contenter de ça et continuer à travailler pour avancer», a analysé l’arrière droit des Aigles. Quid du bilan des deux premières journées ? «On a gagné contre l’Afrique, même si on n’a pas été bon en première période. Aujourd’hui (samedi, ndlr) on a fait un match globalement maitrisé, on a dominé dans le jeu, dans les petits espaces, en profondeur, on a été très bon, mais on n’a pas su concrétiser nos occasions. On va continuer à travailler et essayer d’être beaucoup plus tueur devant et essayer de ne pas prendre de but. Je suis fier de ce que l’équipe a démontré lors des deux premières journées», a-t-il déclaré. Evoquant le match de la troisième journée il a ajouté : «On va bien préparer le match contre la Namibie. Nous sommes confiants, on va continuer à travailler » « L’objectif est d’obtenir une victoire à San-Pedro pour terminer premier du groupe et revenir à Korhogo. On veut rendre heureux le peuple, le rendre fier. Le football est toujours incertain, mais on va tout faire pour gagner ce match», a-t-il conclu. Comme lors de la première journée, la rencontre s’est disputée dans un stade Amadou Gon Coulibaly, plein de supporters maliens. Outre les Maliens de Korhogo, d’Abidjan, de Bouaké et d’autres villes de la Côte d’Ivoire, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles

Marché de la viande au Mali: Pourparlers pour une baisse des prix

Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, mercredi, l’Association nationale des transformateurs bétail viande du Mali (ANATRABEVIM) afin de discuter de la disponibilité de la viande à un coût abordable dans la perspective du mois de Ramadan. Si aucun prix n’a été convenu entre les différentes parties, la rencontre a été tout de même l’occasion de préparer le terrain pour un éventuel compromis sur la baisse des prix de la viande avant le mois de Ramadan. « Cet après-midi, nous avons rencontré l’ANATRABEVIM. Les échanges que nous avons eus ont été francs et constructifs. Nous espérons qu’avec les dispositions qui seront prises, nous passerons aussi un mois de Ramadan tranquille en matière d’approvisionnement de nos marchés en viande», a expliqué le ministre chargé du Commerce. Il a salué le président de l’ANATRABEVIM pour sa disponibilité. Le ministre Diallo, qui était accompagné du secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Madi Matènè Keïta, a, aussi, adressé ses remerciements au département en charge de l’Élevage pour sa présence à cette rencontre pour que «nous puissions avoir une démarche globale et intégrée afin d’apporter les réponses qu’il faut à la problématique de la viande pendant le Ramadan». La baisse des prix des denrées de consommation comme le sucre, la viande et le pain avant le Ramadan « est aujourd’hui la priorité du gouvernement », selon M. Diallo qui a déjà rencontré les professionnels du sucre et du pain. Le président de l’ANATRABEVIM, Mahamadou Doucouré, s’est dit très ravi de recevoir de nouveau le ministre Diallo dans les locaux de son association pour parler de la situation de la filière viande. Il l’a remercié pour avoir « compris la nécessité du dialogue afin de relever ensemble les défis. » Il a assuré que son groupement avait pris « des mesures pour informer, sensibiliser et mobiliser les acteurs de la filière pour que les prix de la viande soient à la portée des consommateurs. » Au cours des échanges, les bouchers ont souligné plusieurs difficultés d’alimentation du bétail et le problème crucial des abattoirs. «Quand l’alimentation du bétail est assurée, cela permettra de réduire considérablement le prix de la viande sur le marché», a fait savoir le président de l’ANATRABEVIM. «Nous sommes dans la perspective des préparatifs du mois de Ramadan qui démarre le 11 mars 2024. Et nous avons entrepris un certain nombre de démarches auprès des acteurs impliqués dans l’animation des marchés. Au niveau de mon département, il y a trois denrées de première nécessité stratégiques pour aborder le Ramadan 2024. Il s’agit du sucre, du pain et de la viande», a indiqué le chef du département en charge du Commerce. «En ce qui concerne le sucre, nous avons lancé la campagne sucrière 2023-2024 de Sukala et de N’Sukala dont les prévisions de production sont estimées à 100 000 tonnes. Et sur ces 100 000 tonnes, le gouvernement a décidé de réquisitionner 25 000 tonnes qui correspondent au besoin de consommation en sucre du Mali pendant le mois de Ramadan. Sur cette quantité, nous avons déjà stocké 16.000 tonnes au niveau de Sukala et de N’Sukala», a expliqué Moussa Alassane Diallo qui a précisé que dans la chaîne de distribution de ces 25 000 tonnes, les grossistes et les demi-grossistes ont été supprimés de façon à ce que le sucre puisse être disponible. MS/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 17 janvier 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 17 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Programme national d’Education aux Valeurs et son Plan d’actions 2024-2028. Le Conseil des ministres, en sa session du 06 décembre 2023, a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Education aux Valeurs et son Plan d’actions 2024-2028. Ce programme est articulé autour des axes stratégiques suivants : – promotion de l’éducation civique, morale et patriotique ; – création d’espace d’éveil citoyen ; – soutien à l’autorité parentale ; – renforcement des capacités des acteurs institutionnels et socio-politiques ; – amélioration de la synergie d’actions entre les acteurs institutionnels. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle dudit programme et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées en vue de promouvoir une éducation civique morale et patriotique basée sur le respect des valeurs et la bonne gestion des affaires publiques. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°00557/DGMP-DSP 2018 relatif aux travaux de construction de la liaison électrique double terne 225 kilovolts Sikasso-Bougouni-Sanankoroba. Lot Global II : construction de postes. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise TATA PROJECTS LIMITED pour un montant de 6 millions 791 mille 663,90 dollars américains, soit environ 3 milliards 823 millions 706 mille 776 Francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de vingt-sept (27) mois et huit (08) jours. L’exécution des travaux du marché initial a rencontré des difficultés liées, notamment à la survenue de la pandémie de la COVID-19, à la non libération des emprises du projet, à la crise socio-politique et aux sanctions imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA. Le présent avenant prend en compte entre autres : – la modification de certaines caractéristiques des équipements avec des équipements de nouvelle génération pour tous les postes de transformation ; – la variation de prix de certains produits, les retards des expéditions vers les sites, notamment les frais de stockage ou d’entrepôts ; – la hausse des prix de certaines matières premières comme le cuivre et l’aluminium ; – le retard dans la libération des emprises allouées au poste de Dialakorobougou et l’accès au poste de Kodialani. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution de l’association « Solidarité pour le Sahel », en abrégé SOLISA. L’association « Solidarité pour le Sahel » est une association, signataire d’Accord-cadre avec l’Etat. Elle intervient dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’eau, de l’énergie, de l’éducation et de la Santé dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Mopti et Tombouctou. Depuis un certain temps, il a été constaté qu’elle exerce ses activités dans le domaine humanitaire dans la Région de Kidal où elle dispose d’une antenne. Ce qui constitue un manquement aux dispositions de la loi relative aux associations, de l’Accord-cadre et aux dispositions statutaires de l’Association. Il ressort des investigations que : – l’association « Solidarité pour le Sahel » est un outil de financement des activités des groupes armés signataires du CSP-PSD, agissant en violation des textes et contre les intérêts de l’Etat et des populations de la Région de Kidal; – les Groupes armés, pour mettre en œuvre leur volonté de contrôler tous les financements destinés à la Région de Kidal, ont parfois tué des prestataires humanitaires, détruit et enlevé tous les moyens des autres intervenants humanitaires afin de les obliger à mettre leurs moyens et fonds à la disposition de l’association « Solidarité pour le Sahel ». Ces agissements, de nature à contribuer au financement du terrorisme et au blanchiment de capitaux, constituent une menace pour la paix et portent atteinte à l’intégrité du territoire national. Au regard de ce qui précède et compte tenu du danger que l’association « Solidarité pour le Sahel » représente, sa dissolution et le démantèlement de ses dangereux réseaux complices s’avèrent nécessaires en vue de préserver la paix et l’unité nationale. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres du déroulement des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; – les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; – la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque Défense-Diplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable. Les Hautes Autorités du pays saluent l’engagement patriotique et la résilience du Peuple

Goundam : la Campagne de vaccination contre la COVID 19 dans le District Sanitaire au menu

Goundam, 18 janvier (AMAP) La salle de Conférence du Centre de Santé de Référence du Cercle de Goundam a servi récemment de cadre pour l’organisation et le lancement de la campagne de vaccination contre la COVID 19 prévue du 11 au 21 janvier 2024. Après les Interventions des Autorités Administratives et Politiques, le Médecin Chef du Centre de Santé de référence, Dr Mamadou Couloubaly a procédé à l’exposé du plan de la vaccination. Il a informé les participants de la disponibilité de deux types de vaccins pour la présente campagne 2024, notamment le SINOVAC, et le Johnson and Johnson. Dr Couloubaly a, par ailleurs souligné que L’état des préparatifs que les préparatifs sont axés sur les aspects suivants pour la présente Campagne, il s’agit de déterminer la cible à privilégier, les personnes âgées, les femmes en saintes et les femmes allaitantes, les zones ciblées, les ressources humaines prévue, l’enjeux de la Campagne, le financement autant de sujets à débattre. Pour le Dr Mamadou Couloubaly, selon un communiqué N° 998 du 15 novembre 2022 la région de Tombouctou a enregistré 72 cas confirmés avec 17 décès. Ainsi les résultats de la précédente campagne à Goundam sont de 2260 personnes vaccinées avec Johson and Johnson et avec le SINOVAC 11872 personnes ont été vaccinées. Pour cette campagne la quantité de doses de vaccin Johnson and Johnson fournie par l’UNICEF est de 2250 doses et 11872 doses de SINOVAC. La stratégie reste la même notamment celle de porte à porte, fixe, avancée, mobile, les gares, les marchés, les garnisons, les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitantes. Les doses prévues pour la présente campagne sont de 520 doses reçues pour SINOVAC, 2250 doses de Johnson and Johnson, avec 186 vaccinateurs qui seront mobilisés, 4 superviseurs mobiles, 23 coordinateurs pour les 23 aires de santé. La mobilisation sociale s’effectue à travers les radios FM, et les mobilisateurs de proximité. Les participants ont émis un certain nombre d’inquiétudes notamment le retard dans l’acquisition des stocks de vaccin, le cas des populations déplacées, la faible quantité de vaccin octroyée au district sanitaire de Goundam, compte tenu du nombre de sa population (environ 22000 habitants). Sur toutes ces questions, des réponses adéquates ont été données par le Médecin Chef et les techniciens venus de Bamako et de la région de Tombouctou.  AAT/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 17 janvier 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 17 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Programme national d’Education aux Valeurs et son Plan d’actions 2024-2028. Le Conseil des Ministres, en sa session du 06 décembre 2023, a pris acte d’une communication écrite relative au Programme national d’Education aux Valeurs et son Plan d’actions 2024-2028.Ce programme est articulé autour des axes stratégiques suivants : – promotion de l’éducation civique, morale et patriotique ; – création d’espace d’éveil citoyen ; – soutien à l’autorité parentale ; – renforcement des capacités des acteurs institutionnels et socio-politiques ; – amélioration de la synergie d’actions entre les acteurs institutionnels. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle dudit programme et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées en vue de promouvoir une éducation civique morale et patriotique basée sur le respect des valeurs et la bonne gestion des affaires publiques.2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché n°00557/DGMP-DSP 2018 relatif aux travaux de construction de la liaison électrique double terne 225 kilovolts Sikasso-Bougouni-Sanankoroba. Lot Global II : construction de postes. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise TATA PROJECTS LIMITED pour un montant de 6 millions 791 mille 663,90 dollars américains, soit environ 3 milliards 823 millions 706 mille 776 Francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de vingt-sept (27) mois et huit (08) jours. L’exécution des travaux du marché initial a rencontré des difficultés liées, notamment à la survenue de la pandémie de la COVID-19, à la non libération des emprises du projet, à la crise socio-politique et aux sanctions imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA. Le présent avenant prend en compte entre autres : – la modification de certaines caractéristiques des équipements avec des équipements de nouvelle génération pour tous les postes de transformation ; – la variation de prix de certains produits, les retards des expéditions vers les sites, notamment les frais de stockage ou d’entrepôts ; – la hausse des prix de certaines matières premières comme le cuivre et l’aluminium ; – le retard dans la libération des emprises allouées au poste de Dialakorobougou et l’accès au poste de Kodialani.AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONSLe ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution de l’association « Solidarité pour le Sahel », en abrégé SOLISA. L’association « Solidarité pour le Sahel » est une association, signataire d’Accord-cadre avec l’Etat. Elle intervient dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’eau, de l’énergie, de l’éducation et de la Santé dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Mopti et Tombouctou. Depuis un certain temps, il a été constaté qu’elle exerce ses activités dans le domaine humanitaire dans la Région de Kidal où elle dispose d’une antenne. Ce qui constitue un manquement aux dispositions de la loi relative aux associations, de l’Accord-cadre et aux dispositions statutaires de l’Association.Il ressort des investigations que : – l’association « Solidarité pour le Sahel » est un outil de financement des activités des groupes armés signataires du CSP-PSD, agissant en violation des textes et contre les intérêts de l’Etat et des populations de la Région de Kidal ; – les Groupes armés, pour mettre en œuvre leur volonté de contrôler tous les financements destinés à la Région de Kidal, ont parfois tué des prestataires humanitaires, détruit et enlevé tous les moyens des autres intervenants humanitaires afin de les obliger à mettre leurs moyens et fonds à la disposition de l’association « Solidarité pour le Sahel ». Ces agissements, de nature à contribuer au financement du terrorisme et au blanchiment de capitaux, constituent une menace pour la paix et portent atteinte à l’intégrité du territoire national. Au regard de ce qui précède et compte tenu du danger que l’association « Solidarité pour le Sahel » représente, sa dissolution et le démantèlement de ses dangereux réseaux complices s’avèrent nécessaires en vue de préserver la paix et l’unité nationale.2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres du déroulement des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; – les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; – la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable. Les Hautes Autorités du pays saluent l’engagement patriotique et la résilience du Peuple malien, qui ont permis d’affirmer le pilier

CAN 2023 : Mali-Tunisie, le ticket des huitièmes en jeu

Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 18 janv (AMAP) Le Mali et la Tunisie sont inséparables depuis 2019. Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage s’affrontent, ce samedi, au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Maliens et Tunisiens se croisent une nouvelle fois pour des chaudes retrouvailles après la victoire des Aigles (1-0) lors de la précédente édition au Cameroun et le match nul (1-1) lors de l’édition 2019 en Égypte. Ce match intervient surtout après que les Tunisiens ont empêché en mars 2022 les Aigles de se qualifier pour la Coupe du monde, Qatar 2022 après une victoire 1-0 aux barrages aller à Bamako et un match nul 0-0 au retour en Tunisie. Les deux équipes ayant joué un match amical, le 15 juin 2021 (victoire de la Tunisie 1-0 à domicile), la rencontre de samedi sera la 6è entre les deux sélections en 5 ans. Ce sera également le 4è choc des «Aigles» en phase finale de la CAN après Tunisie 1994 (victoire du Mali 2-0), Égypte 2019 (1-1), Cameroun 2021 (1-0 pour le Mali). Dans leur histoire, le Mali et la Tunisie se sont affrontés 14 fois avec 5 victoires pour le Mali, 2 matches nuls et 7 défaites. Le Mali cherche sa qualification pour les huitièmes de finale dès cette 2è journée après leur victoire de la journée inaugurale contre l’Afrique du Sud (2-0). Les Aigles vont donc valider leur ticket pour le tour suivant en cas de victoire. Ils peuvent se contenter d’un match nul pour prétendre au moins l’une place parmi les quatre meilleurs troisièmes. Les Aigles ont donc l’occasion de prolonger la fête de l’Armée avec un victoire. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent élever le niveau de jeu et éviter les erreurs commises contre l’Afrique du Sud. La Tunisie joue gros dans cette rencontre. Les Tunisiens, habitués de la compétition qui après leur seul et unique sacre à domicile en 2004 ont à cœur de retrouver la couronne sur le sol ivoirien, mais il faut d’abord sortir de la poule. Les Aigles de Carthage se sont compliqués la tâche avec une défaite surprise d’entrée contre le petit poucet du groupe, la Namibie (1-0). Les Tunisiens n’ont donc plus droit à l’erreur. Si la Tunisie a déjoué contre la Namibie, elle a les moyens de relever la tête. Les Tunisiens sont techniques et jouent plus tactique et les Maliens doivent donc se méfier. «On n’est pas favori. La Tunisie est une grande nation de football. Elle a joué plusieurs Coupe du monde, ça va être un match difficile», a déclaré le capitaine des Aigles, Hamari Traoré, après la victoire contre l’Afrique du Sud. «On va continuer à travailler, on est conscients de nos forces et nos faiblesses, on va les travailler pour ne pas reproduire les erreurs commises contre l’Afrique du Sud», a-t-il ajouté. «On prend après match. On là  pour réaliser quelque chose, rendre fier notre peuple. Ce match est important et déterminant pour la qualification. On va travailler et rester positif. Inch Allah, on va remporter ce match. Ce ne sera pas une rencontre facile. La Tunisie est une grande équipe», a prévenu le capitaine des Aigles. Le défenseur central Boubacar Kiki Kouyaté abonde dans le même sens. «Ce match est très important pour la qualification. Nous ne devons pas le minimiser. On a oublié la victoire contre l’Afrique du Sud. On travaille pour gagner et se qualifier pour les huitièmes de finale », a-t-il martelé. Le milieu de terrain Aliou Dieng est également prudent : « C’est le football, aucune équipe n’est favorite. On vient jouer humblement pour remporter les trois points ». Les Tunisiens comptent sonner la révolte dans cette rencontre. L’attaquant Jouini Haithem est conscient de l’enjeu de la partie et estime que son équipe dispose des moyens de réagir après l’échec de la première journée. «On doit se concentrer sur les prochains matches. On a toutes nos chances. Inch Allah, on va faire une belle réaction », a-t-il déclaré. «On a raté le premier match. On va rester concentrés contre le Mali et être agressifs. Inch Allah, on va essayer de gagner les trois points », a indiqué, de son côté, le défenseur Yassine Meriah. Ce match sera donc déterminant pour les deux équipes qui cherchent des objectifs différents. Le Mali tentera de se qualifier alors que la Tunisie essayera de se relancer dans la course à la qualification.’ Le deuxième match du groupe (Afrique du Sud-Namibie), se disputera, dimanche, également au stade Amadou Gon Coulibaly. Lors du premier match de ce groupe, les «Brave Warriors» de la Namibie ont signé une belle victoire face à la Tunisie (1-0) et auront à cœur de confirmer cette prestation pour se qualifier pour le deuxième tour, pour la première fois de leur histoire à la CAN. A l’instar de la Tunisie, l’Afrique du Sud va chercher à se relancer et éviter une élimination précoce dans la compétition. LMD/MD (AMAP)   Samedi 20 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly 20h : Mali-Tunisie Dimanche 21 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly 20h : Afrique du Sud-Namibie

Production de sucre : Des experts brésiliens au Mali pour relancer le secteur

Bamako, 17 janv (AMAP) Une délégation d’experts brésiliens séjourne, depuis mardi, au Mali, pour une semaine, afin d’explorer les perspectives de renouveau dans le secteur sucrier au Mali,  a constaté l’AMAP sur place. Dans le cadre de cette visite, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, le département en charge de l’Industrie a organisé dans ses locaux, une réunion de cabinet élargie à la mission d’études des experts brésiliens, en présence de l’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, du chef de la mission brésilienne, Ricardo Soares De Arruda Pinto et du consultant, Adama N. Diarra. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé les travaux, le Mali connaît un déficit en sucre depuis les indépendances. «Le déficit sucrier est structurel. Mais, nous avons toujours apporté une réponse conjoncturelle par le biais d’importations et d’exonérations », a estimé M. Diallo. Expliquant que la mission du jour consacre le démarrage de la vision du gouvernement à moyen et à long terme pour apporter une réponse structurelle au déficit structurel du sucre dans notre pays. « C’est pourquoi, nous avons estimé faire appel aux experts brésiliens », a-t-il expliqué. Et de justifier que le Brésil, premier producteur mondial de sucre, possède une expertise avérée tant dans la technologie que dans la production sucrière. Il a dit que les experts brésiliens ont été sollicités pour deux missions cruciales qui permettront de concevoir une stratégie à moyen et long terme, garantissant notre capacité à assurer l’autosuffisance du Mali en sucre. Le ministre Diallo a révélé que la mission va premièrement procéder à une évaluation des performances industrielles de Sukalla et N’Sukalla. Il s’agit, selon lui, de déterminer le maximum de production de sucre que le Mali peut attendre de ces deux unités industrielles, actuellement limitées à 100.000 tonnes. Il a, aussi, souligné que l’état des installations industrielles et des équipements sera évalué avec précision et les réelles possibilités de production maximale de sucre définies au niveau de ces deux unités industrielles. Pour lui, à partir de cette évaluation de l’outil industriel, différents scénarios pourront se présenter à son département. «En fonction de chaque scénario qui se dégagera, nous apporterons des réponses et des ajustements pour pouvoir atteindre notre objectif, qui est d’assurer l’autosuffisance de notre pays en sucre en produisant entre 300 000 et 400 000 tonnes voire 500.000 tonnes par an», a affirmé Moussa Alassane Diallo, soulignant que l’objectif ultime est de devenir un pays producteur de sucre pour garantir notre autosuffisance et devenir un exportateur net de cette denrée. En outre, le ministre Diallo a confié que la deuxième étape de la mission consiste à préparer une étude sur la base des aménagements de nos terres. « Il s’agira, a-t-il expliqué, de savoir la superficie à aménager pour parvenir à produire jusqu’à 500 000 tonnes de sucre. Et de connaître les techniques culturales qu’il faut promouvoir pour maximiser les rendements sur la base des aménagements. » «Troisièmement, sur la base de l’aménagement des terres et des techniques culturales, nous allons voir les rendements qu’on peut attendre sur la base de l’introduction des variétés culturales», a-t-il dit, ajoutant qu’une fois ces deux études menées, «il nous appartiendra d’organiser et de planifier toutes les mesures financières et techniques pour élaborer un dossier». Le Brésil, renommé comme l’un des principaux producteurs mondiaux de sucre, tire sa prééminence de l’excellence de sa production de sucre de canne. Cette expertise a conduit à la sélection du Mali comme destination pour une mission d’évaluation approfondie. Les évaluations de l’équipe d’experts seront cruciales pour envisager une relance stratégique et engager un changement structurel dans la dynamique actuelle du secteur sucrier au Mali. Au cours de leur séjour, les experts brésiliens auront des séances de travail avec les autorités, les représentants des deux unités, ainsi qu’avec des acteurs clés du secteur. L’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, a assuré que ces experts sont bien qualifiés. Le diplomate brésilien a fait savoir que son service est prêt à suivre les conclusions de cette mission, et que son pays va rester aux côtés du Mali pour qu’il soit capable d’atteindre ses objectifs de souveraineté alimentaire. Pour cela, il a souhaité que cette initiative soit élargie au maïs et au soja. Auparavant, la délégation a rencontré le ministre de l’Économie et des Finance, Alousséni Sanou à huit clos. Rien n’a filtré de cette rencontre. AG/MD (AMAP)