Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés
Bamako, 26 janv (AMAP) Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako. Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande. Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation. Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc. Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde. Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation. «Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo. La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière. MS/MD (AMAP)
SNIPIL : Bassaro Haïdara de l’AMAP à la tête d’un bureau de 31 membres
Bamako, 26 janv (AMAP) Bassaro Haïdara de l’AMAP a été élu, jeudi, à la tête du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) et deson bureau consensuel de 31 membres. Le 14è congrès ordinaire du Syndicat, tenu à la Maison de la presse, sous le thème : « Syndicalisme et responsabilité », a aussi mis en place deux commissions de contrôle et de discipline de trois membres chacune. Le nouveau secrétaire général du SNIPIL, qui place son mandat « sous la responsabilité syndicale » indique que « le syndicalisme, c’est défendre les droits de l’entreprise. » Il explique être « prêt à travailler dans ce sens pour rehausser l’image du SNIPIL et du syndicalisme dans son ensemble. » Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de ces assises, a déclaré que le syndicalisme rime avec un esprit d’ouverture et d’écoute pour mieux appréhender les doléances. Mohamed Ag Albachar a espéré voir « ces assises s’inscrire dans cette dynamique pour faciliter le travail de son département. » Il s’est dit aussi persuadé que le thème inspirera davantage le SNIPIL à jouer pleinement son rôle dans le Mali Kura. Selon lui, le SNIPIL doit s’investir aussi pour freiner sur les réseaux sociaux l’expansion de nouvelles sans fondement. Les « fake news » pouvant « causer des désastres en temps de crise et de guerre. » Selon lui « Syndicalisme et responsabilité, appelle à revendiquer, mais tout en tenant compte des facteurs de stabilité, de cohésion sociale et de paix dans un contexte fragilisé comme le nôtre. » « C’est tout le sens qu’il faut donner à la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux» a dit Mohamed Ag Albachar. Et d’exhorter les congressistes au respect de l’éthique et de la déontologie pour le devenir du secteur, sans lesquels le journalisme, la communication et le métier de l’écriture n’auront pas de sens. Le secrétaire général adjoint du SNIPIL, Modibo Ba, a expliqué que la tenue de ces assises répond à une volonté manifeste du SNIPIL et de tous les affiliés de l’UNTM de respecter les textes qui régissent les organisations syndicales, mais aussi de satisfaire une exigence de redevabilité face aux militants. « Le mandat qui s’achève aura été, sans nul doute, celui des crises multidimensionnelles dans notre pays, celle sanitaire liée à la Covid-19. Ces crises n’ont pas permis la réalisation de toutes les promesses issues du 13ème congrès, tenu en 2018 », a-t-il deploré. Il a aussi souligné les difficultés des services publics de communication. « Nous pouvons dire aujourd’hui que la presse publique agonise, le cinéma se meurt et l’industrie du livre se cherche », a dit Modibo Ba, avant d’énumérer des acquis. Le secrétaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly, a, pour sa part, déclaré que « dans la nécessité d’une adaptation de leur philosophie syndicale, en tant que Maliens, au rythme du renouveau syndical, mais aussi avec l’appui de l’Etat et des spécialistes nationaux et internationaux, l’UNTM a élaboré un Pacte de stabilité social et de croissance. » «Bien mené, ce pacte est un cadre de réglementation des libertés et peut faire gagner des acquis dans la paix. Il est loin d’être l’extinction des libertés syndicales comme le pensent certaines hautes responsabilités de la gouvernance, certains directeurs de service. Il ne peut non plus être un prétexte pour créer des syndicats satellites », a averti le secrétaire administratif de la plus grande centrale syndicale nationale. Auparavant, le chef de cabinet du département en charge de la Communication avait salué la mémoire du défunt secrétaire général, Abdramanane Infa Touré, qui était engagé sur le front social pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. « Un syndicaliste rompu à la tâche et ouvert au dialogue et à l’apaisement. » BBC/MD (AMAP)
Les autorités maliennes annoncent la fin de l’Accord d’Alger (Officiel)
Bamako, 26 janv (AMAP) Le gouvernement de la Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 avec des mouvements rebelles touarègues. Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, avance « des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. » Il s’agit « du changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes. » S’y ajoute l’incapacité de la médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file, « à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. » Le communiqué rappelle que le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a adressé une lettre en date du 24 février 2023, aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale. Sans oublier « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des autorités algériennes », mentionnés dans un communiqué de Bamako publié le 25 janvier 2024 par le gouvernement de la Transition. « Au regard de ces faits suffisamment graves précités, selon le ministre d’État, le gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. » Et par conséquent, la fin de l’Accord, avec effet immédiat. Le gouvernement assure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, « en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. » En outre, il « invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix », annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023. SS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du 24 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ; – la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ; – les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ; – l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts. Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement : Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet : Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Aminata NIAKATE, Juriste ; Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique : Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) : Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission : Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ; Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ; Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général : Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ; Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ; Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ; Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Chargé de mission : Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités. Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions. Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ; – les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ; – la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque DéfenseDiplomatie-Développement, de restauration de lasouveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle
CAN 2023 : Les Aigles terminent leader de leur poule
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE San Pedro 24 janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont assuré la première place du groupe E avec un match nul contre les Brave Warriors de Namibie (0-0), au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire, au stade Laurent Pokou de San-Pedro. Le match nul arrange les deux équipes qui accèdent toutes aux huitièmes de finale. Au Coup de sifflet final de la rencontre, les protagonistes et leurs supporters n’ont pas tout de suite fêté parce qu’il fallait attendre la fin de l’autre match de la poule, disputé au stade Amadou Gon Coulibaly, entre l’Afrique du Sud et la Tunisie. Une victoire des Bafana Bafana relèguerait le Mali à la deuxième place du groupe alors qu’une victoire de la Tunisie éliminerait la Namibie. Il n’y aura pas de but au stade Amadou Gon Coulibaly. L’Afrique du Sud et la Tunisie se sont neutralisées (0-0). Le Mali termine ainsi à la tête du groupe E avec 5 points devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points). La Tunisie, la favorite de la poule au coup d’envoi de la compétition, est éliminée avec deux petites unités. Les Aigles ont effectué le tour du terrain pour remercier les supporters qui ont bien célébré la première place de leurs couleurs. Les Aigles réalisent l’essentiel en se hissant au deuxième tour comme lors deux précédentes éditions (2019 et 2021) avec en prime la première place du groupe. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires ont débuté la phase de groupes avec une victoire devant l’Afrique (2-0) avant de faire match nul contre la Tunisie (1-1) et un nouveau match nul contre la Namibie (0-0). Cette rencontre de la derrière journée de la phase initiale n’a pas été aussi facile. Le sélectionneur national a proposé sur le papier un 4-1-3-2 avec Aliou Dieng comme sentinelle et Yves Bissouma, comme meneur de jeu. Mais le joueur de Tottenham est très souvent resté à la récupération sur la même ligne que le joueur d’Al Ahly. Les Aigles ont souffert face à la détermination des Namibiens qui avaient besoin d’un match nul pour se qualifier pour la première fois en huitièmes de finale. Ils ont été toujours éliminés au premier tour lors de leurs précédentes participations (1998, 2008, 2019). Tout comme la Mauritanie, la Namibie se qualifie pour la première fois en huitième de finale. Le Mali a bien terminé la partie avec quelques occasions nettes en deuxième période, mais la tentative de l’attaquant Ibrahim Sissoko, à l’entrée de la surface namibienne s’envole dans le ciel de San-Pédro (65è min). Avant le dernier quart d’heure, Nene Dorgelès a centré dans la surface, mais Ibrahim Sissoko n’a pu reprendre le cuir (71è min) alors que le coup franc de l’arrière gauche, Amadou Danté, est repoussé en corner par le gardien Namibien (85è min). Leader du groupe E, le Mali affrontera le Burkina Faso, deuxième du groupe D, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. Ce sera un retour à la base pour les Aigles. LMD/MD (AMAP) Namibie-Mali : 0-0 Arbitrage du Rwandais Samuel Uwikunda assisté des Ivoiriens Adou Désiré N’Goh et Nouho Ouattara Namibie : Loydt Kazapua, Hanamub Welwin Riaan Hanamub, Lubeni Pombili Haukongo (Vetunuavi Hambira, 90è min), Kennedy Amutenya, Ivan Kamberipa, Ngero Kaanjuka Katua, Aprocius Megameno Petrus, Muzeu Betuel Muzeu (Absalom Manjana Imbondi, 74è min), Prins Menelik Tjiueza (Marine Marcel Papama, 79è min), Deon Daniel Hotto, Peter Taanyanda Shalulile (cap) (Denzil Haoseb, 90è min). Sélectionneur : Collin Josephat Benjamin. Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Moussa Diarra (Amadou Danté, 67è min), Aliou Dieng (Mohamed Camara, 67è min), Fousseni Diabaté (Adama Traoré, 81è min), Yves Bissouma, Nene Dorgelès, Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko, 52è min), Youssoufou Niakaté (Kamory Doumbia, 52è min). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle. Pour ses 12 participations à une phase finale, le Mali a disputé 54 matches pour 19 victoires, 19 matches nuls et 16 défaites. Les Aigles ont marqué 65 buts et encaissé 65. 2. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur : Seydou Keita : 31 matches 8 buts : 1(2002) – 3(2010) – 1(2012) – 3 (2013). Frédéric Oumar Kanouté : 11 matches 7 buts : 4(2004) – 1(2008) – 2(2010). Cheick Fantamady Keïta : 5 matches 5 buts (1972). Cheick Tidiane Diabaté: 3 buts (2012). Ibrahima Koné : 3 buts (2021) Bakoroba Touré: 2 buts (1972). Bassala Touré : 2 buts (2002). Mamadou Bagayoko : 2 buts : 1 (2002) – 1(2010). Mahamadou Diarra « Djila » : 2 buts (2004). Mahamadou Samassa : 2 buts (2013) Les 29 autres buts ont été marqués par 29 joueurs différents. Bakary Traoré, Adama Traoré, Moussa Diakité, Moussa Traoré (1972), Fermand Coulibaly, Modibo Sidibé, Soumaïla Traoré, Amadou Paté Diallo (1994), Dramane Coulibaly « Scifo » (2002), Dramane Traoré « Rivaldo », Soumaïla Coulibaly, Mohamed Sissoko « Momo », Janvier Abouta (2004), Moustaph Yatabaré (2010), Garan Dembélé, Bakaye Traoré (2012), Sigamary Diarra, Cheick Fantamady Diarra (2013), Sambou Yatabaré, Bakary Sacko, Modibo Maïga (2015), Yves Bissouma (2017), Abdoulaye Diaby, Moussa Maréga, Adama Traoré «Malouda », Adama Traoré «Noss », Diadié Samassékou, Amadou Haïdara (2019), Massadio Haïdara (2021). Le Quadruplé 5 septembre 1975, tournoi amical à Abidjan: Mali-Nigeria (4-1) Cheick Salah Sacko Triplé au cours d’un match Le 3 février 1963 en amical à Haute Volta, Haute Volta- Mali : 4-0 (Abdoulaye Diawara “Blocus” Le 28 avril 1973, Mali-Serra Leone : 4-2 (Cheick Diallo) Le 12 février 1985 en Coupe Cabral en Gambie, Mali-Mauritanie : 3-0, Seydou Diarra “Platini” Le 22 juillet 2017 élim CHAN, Maroc 2018 : Mali-Gambie : 4-0 Ibrahima Koné le 7 octobre 2021, élim Coupe du monde Qatar 2022 à Agadir : Mali-Kenya : 5-0 Ibrahima Koné
Communiqué du conseil des ministres du 24 janvier 2024
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 24 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ;- et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret relatifs à la création et au cadre organique des services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts. Les services régionaux et subrégionaux des Eaux et Forêts ont été créés pour traduire, sous forme de programmes et de projets, les grandes orientations en matière de politique forestière, de conservation des eaux et des sols, des zones humides et des aires protégées. Après plus d’une décennie, l’application des textes régissant ces services a relevé des insuffisances, notamment : – la faible prise en compte des forêts classées et des aires protégées en matière de contrôle forestier ;- la faible prise en compte du contexte d’insécurité grandissante dans l’exercice de la mission assignée ;- les lacunes constatées dans la promotion et la valorisation des produits forestiers non ligneux ; – l’exploitation anarchique du bois ;- l’inadaptation du service au contexte de la décentralisation ; – la non prise en compte des nouvelles missions assignées à la Direction générale des Eaux et Forêts.Les projets de décret sont adoptés pour pallier ces insuffisances. Leur adoption permettra d’améliorer la conception et la mise en œuvre des programmes et stratégies dans le domaine des Eaux et Forêts et de doter lesdits services en personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Secrétaire Général du Gouvernement :Monsieur Birama COULIBALY, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet :Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission :Madame Aminata NIAKATE, Juriste ;Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Conseiller technique :Madame MAIGA Kariyato SOUMANA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Beijing (République Populaire de Chine) :Général de Brigade Elisée Jean DAO. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chargés de mission :Monsieur Djibrilla OUSMANE, Spécialiste en Communication ; Monsieur Oumar NIANTAO, Spécialiste en Logistique-Commerce International ;Monsieur Kah SAMASSEKOU, Spécialiste en Organisation et Gestion des Organisations ;Monsieur Banna Moussa BAKHAGA, Professeur de l’Enseignement Secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Secrétaire Général :Monsieur Moussa TANGARA, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur national de l’Aménagement du Territoire :Monsieur Abdoulaye SANOGO, Planificateur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteurs à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement :Monsieur Moussa CISSOKO, Ingénieur des Eaux et Forêts ;Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Conseillers techniques ;Monsieur Bakary GOITA, Administrateur du Travail et de la Sécurité Sociale ;Monsieur Kalifa DEMBELE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.- Chargé de mission :Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur. – Inspecteurs de l’Elevage et de la Pêche :Monsieur Kalifa TOURE, Professeur de l’Enseignement supérieur ;Monsieur Mamba TOURE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution des Conseils communaux de Kati et de Zan COULIBALY. Depuis, le début de la Transition, le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique d’assainir la gestion des Collectivités territoriales en faisant prévaloir des sanctions administratives à l’encontre des Chefs des Organes exécutifs et délibérants des Collectivités territoriales toutes les fois que des irrégularités, insuffisances ou dysfonctionnements sont constatés dans leur gestion, sans préjudice des poursuites judiciaires. En droite ligne de cette dynamique, le Conseil des Ministres a procédé à la dissolution des Conseils communaux de Kati, Région de Koulikoro et de Zan Coulibaly, Région de Dioila. Cette dissolution fait suite à un constat de mauvaise qualité des services rendus aux populations, des irrégularités, insuffisances et dysfonctionnements dans la gestion administrative, financière et comptable de ces Collectivités.Une délégation spéciale sera mise en place dans un bref délai au niveau de chacune de ces Collectivités territoriales pour remplir les fonctions des Conseils de Collectivités territoriales. 2. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres des activités commémoratives de la Journée nationale de la Souveraineté retrouvée. La célébration de l’édition 2024 de la Journée du 14 janvier a été marquée par l’organisation de plusieurs activités à Bamako et dans les régions.Parmi ces activités on peut noter : – la conférence de lancement à l’Université des Lettres et des Sciences humaines ;- les cérémonies de montée des couleurs suivies de la leçon-modèle dans les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national ;- la tenue de conférences-débats sur les notions de patriotisme, du triptyque Défense Diplomatie -Développement, de restauration de la souveraineté nationale et de l’intégrité du territoire national, les valeurs sociétales, les langues nationales, le processus de Refondation de l’Etat, ainsi que la distribution des exemplaires de la nouvelle Constitution ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre, dans les centres de santé de référence et hôpitaux, et la remise d’ambulances. La célébration de cette journée a permis de se souvenir de cette date mémorable et historique afin qu’elle reste gravée dans la conscience collective et qu’elle puisse inspirer et guider les générations présentes et futures dans le processus d’édification du Mali nouveau souverain, sécurisé et stable. Les Hautes Autorités du pays
Portefeuille de la Banque mondiale au Mali : 200 milliards de fcfa décaissés en 2023
Bamako, 26 janv (AMAP) Le portefeuille des projets et programmes de la Banque mondiale au Mali a décaissé plus de 200 milliards, avec un taux de décaissement de 36,7%, a appris l’AMAP, mardi. A la clôture des travaux de la session politique de la revue conjointe de la performance du portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara de Souza, a indiqué que ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300 000 personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1 000 kilomètres de pistes rurales. «Ces ressources ont contribué à tripler l’utilisation des services de santé dans les zones couvertes», a révélé Mme de Souza. À cet égard, elle a félicité les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets et remercié les autorités maliennes pour leur soutien et l’excellent partenariat à l’origine de cette belle performance. Toutefois, elle a souligné que les débats lors de la session technique ont, également, fait ressortir le besoin d’une action soutenue de toutes les parties prenantes afin de réaliser les objectifs de développement des projets et assurer la durabilité des résultats enregistrés. En outre, elle a indiqué qu’il ressort de la mise en œuvre du plan d’actions issu de l’édition 2021 que 41,16% des actions convenues ont été totalement réalisées. Quant ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé, la session de clôture, il a, au nom des plus autorités, remercié la Banque mondiale pour avoir conduit l’exercice conjointement avec la partie malienne. M. Sanou a confié que les contraintes majeures identifiées et relevées lors des travaux de la session technique sont d’ordre institutionnel, sécuritaire et/ou opérationnel. Il a noté que les problèmes évoqués ont connu un début de résolution. Selon lui, la mise en œuvre effective des recommandations issues de cette revue « nous permettra de les résoudre définitivement et d’améliorer significativement la performance du portefeuille actif. » Le ministre Sanou s’est dit satisfait de la bonne performance réalisée dans la mise en œuvre des projets/programmes du portefeuille au titre de l’année fiscale précédente (juillet 2022 à juin 2023). Ce qui à mettre au crédit de toutes les parties prenantes, Malgré tout, a dit le ministre en charge des Finances, des facteurs d’ordre exogène ont suffisamment perturbé le niveau des décaissements au cours des six premiers mois de l’année considérée, notamment les sanctions financières et économiques imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). «Le Mali a, en effet, atteint un taux de décaissement exceptionnel de 36.9% le plaçant en tête de peloton, loin devant les autres pays de la zone Afrique de l’Ouest et du Centre voire de la zone Afrique», a-t-il révélé. Cette session politique fait suite à deux jours de travaux de la session technique, durant lesquels les participants ont examiné le portefeuille des programmes et projets financés par la Banque mondiale au Mali afin d’en améliorer la performance, dans le but d’obtenir de meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté. Ils ont ainsi pris connaissance de l’état et de la performance du portefeuille, discuté des problèmes transversaux qui l’affectent, examiné les facteurs qui alourdissent les procédures de décaissement et esquissé des solutions possibles aux différents défis rencontrés. Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestation aux Unités de gestion des projets (UGP) les plus performantes pour l’exercice fiscal 2023. AG/MD (AMAP)
Concours FAAPA 2023 : Le journaliste Oumar Sankaré de l’AMAP a reçu le grand prix du meilleur article de presse
Envoyé spécial Oumar SANKARE Rabat, 24 janv (AMAP) Le journaliste Oumar Sankaré de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a reçu mardi à Rabat, au Maroc, le grand prix du meilleur article de presse de l’édition 2023 du concours de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA). Oumar Sankaré a été récompensé pour sa production intitulée : «Consommation de viande : la charogne dans nos assiettes». Le grand prix du meilleur reportage vidéo a été attribué au journaliste producteur de médias, Kamongnin Sylla, de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo est revenu au reporter-photographe, Blaise Irenge, de l’Agence congolaise de presse (ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants rescapés des inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5.000 disparus à Kalehe dans la province du Sud-Kivu, portent du bois ramassé dans les décombres des maisons détruites pour la cuisine. La cérémonie de remise du grand prix de la FAAPA pour les lauréats s’est déroulée, mardi dernier, en marge de la 7e assemblée générale de la FAAPA à Rabat qui s’est tenue, lundi et mardi, sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Le directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif, a exprimé sa satisfaction. «Une information africaine faite avec une patte africaine. Aujourd’hui je me rends compte qu’il manquait quelque chose quand j’ai vu les lauréats de cette année, des jeunes brillants avec des reportages, des photos qui sont tous impactant, qui ont eu un retentissement non seulement sur le continent africain, mais aussi hors du continent. Il n’y a pas seulement la patte africaine authentique, mais il a aussi le génie africain’. «Je suis plus qu’heureux que ce génie africain se soit exprimé à travers des jeunes qui en veulent, qui sont dans la vingtaine. Je suis rassuré quant à l’avenir du journalisme en Afrique», s’est-il réjoui. Au terme de cette assemblée générale, d’importantes résolutions ont été retenues parmi lesquelles : le renforcement de la coopération entre les Agences de presse africaines, les échanges d’informations et la création d’une rédaction virtuelle, celle-ci permettra d’assurer un meilleur suivi des différentes productions, a expliqué Fouad Arif. Par ailleurs, il préconise la création d’un réseau africain qui permettra de circuler les informations entre africains. Pour sa part, le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, a été plus explicite sur la nécessité de conter l’histoire de notre continent par les Africains eux-mêmes. «L’Afrique peut raconter un récit africain, on peut produire pour nos populations et raconter la réalité africaine, le narratif africain», a expliqué le patron de l’AMAP. Un accord de partenariat et de coopération a été signé entre l’Agence marocaine de presse (MAP) et l’Agence ivoirienne de presse (AIP), l’Agence de presse du Nigéria (NAN), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et l’Agence de presse d’Angola (ANGOP). Mais aussi entre l’Agence ivoirienne de presse et l’Agence guinéenne de presse (AGP). OS/MD (AMAP)
Assemblée générale de la FAAPA : Sous le thème de l’information, un enjeu dans la conquête de la souveraineté
Rabat, 23 janv (AMAP) La Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) tient sa 7è assemblée générale, depuis lundi, à Rabat, au Maroc) sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Cet événement d’envergure qui prend fin aujourd’hui, mardi, réunit des directeurs généraux d’Agences de presse africaines, experts des médias et des personnalités éminentes de la région atlantique africaine dans la perspective d’explorer les moyens de renforcer la souveraineté africaine, à travers l’information et les initiatives dynamiques. «Les Agences de presse sont appelées à jouer un rôle central dans la reconquête de la souveraineté qui se doit d’être marquée par une réelle évolution du discours médiatique. Il doit se distinguer par une réappropriation du récit national de manière individuelle et celle du récit collectif au niveau continental », a introduit le directeur général de la l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif. Pour la première vice-présidente de la FAAPA et directrice centrale de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), Oumou Barry Sana, cette assemblée revêt une importance particulière, « car elle offre une opportunité rare de réfléchir collectivement à la manière dont l’information peut être un instrument puissant pour renforcer la souveraineté de nos nations. » Elle a ajouté : «L’Afrique, avec sa diversité et sa richesse, doit se positionner au cœur de la narration de son propre destin. C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’axer nos discussions sur la promotion de la coopération informationnelle et la préservation de la souveraineté médiatique des pays de notre continent le long de la façade atlantique». Quand à la deuxième vice-présidente de la FAAPA, et directrice générale de l’Agence congolaise d’information (ACI), Olga Rachelle Mangouandza, « l’information est un grand facteur de développement. à ce titre, elle doit être traitée et diffusée selon des normes professionnelles». C’est pourquoi, pour lutter ou contrer les fake-news ou fausses informations distillées par les réseaux sociaux ou plus encore par certains médias occidentaux, elle invite les dirigeants africains à faire confiance à la presse nationale (radio, télévision, agences de presse, presse écrite et presse en ligne) en la dotant de moyens conséquents pouvant lui permettre de s’arrimer aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication. «Une information libre, transparente, équilibrée, fiable, vérifiable et diffusée en toute indépendance par des professionnels bien formés et, ce, en temps réel, permettra à l’Afrique de concurrencer les médias internationaux», soutient Olga Rachelle Mangouandza. Une information africaine livrée par les Africains eux-mêmes permettra au continent d’être à l’abri de la cyber criminalité, de protéger les institutions et les populations. La sécurité d’un pays dépend aussi d’une bonne information. Et de conclure : «les bonnes informations favorisent des investissements dans un pays». La cérémonie d’ouverture de la 7e assemblée générale a été suivi d’un panel afin d’approfondir la réflexion sur le thème : «Souveraineté africaine en action : perspectives sur l’Information et l’initiative pour la façade atlantique». La façade atlantique de l’Afrique réunit dans un espace géopolitique en construction les principaux atouts et défis du continent africain. OS/MD (AMAP)
CAN 2023 : Namibie-Mali, la première place du Groupe en jeu
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 23 janv (AMAP) Les Aigles du Mali affrontent, mercredi, les Brave Warriors de Namibie, au stade Laurent Pokou de San-Pedro, pour le compte de la 3è journée de la phase de poules, de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir disputé ses deux premiers matches à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, les Aigles sont arrivés lundi dans la ville portuaire, située à 368 km à l’Ouest d’Abidjan, la capitaine économique de Côte d’Ivoire. Les hommes d’Éric Sékou Chelle ont effectué leur première séance d’entraînement à San-Pedro, en début de soirée, au stade Auguste Denise Est et le technicien peut compter sur l’ensemble de son effectif. Leader du groupe avec 4 points après sa victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et son match nul face à la Tunisie (1-1), le Mali est officiellement qualifié pour les huitièmes de finale suite aux premiers résultats de la 3è journée de la phase de la poule. Le sélectionneur peut ainsi tourner son effectif pour ce troisième match, surtout que le Mali dispose de joueurs qui sont presque au même niveau. L’enjeu de la rencontre face à la Namibie reste la première place du groupe. Pour cela, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent s’imposer contre les Namibiens qui ont besoin d’une victoire pour se qualifier. Ce ne sera donc pas une rencontre de formalité entre les deux formations qui ne se sont jamais affrontées à ce niveau de la compétition, mais seuleemnt lors des éliminatoires des CAN 1996, 2000 et 2021. Dans leur histoire, le Mali et la Namibie ont disputé 6 rencontres avec un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 8 buts marqués, 4 encaissés pour les Aigles. Les deux pays se sont affrontés pour la première fois le 15 octobre 1994. A domicile, les Namibiens se sont imposés 2-1 lors du match aller de la phase de poules des éliminatoires de la CAN, Afrique du Sud 1996 grâce aux réalisations de Silvester Goraseb (40è min) et Ruben van Wyk (57è min) alors que Seyba Lamine Traoré (85è min) a sauvé l’honneur pour les Aigles. Le match retour s’est joué à Bamako le 23 avril 1995 et a tourné à l’avantage du Mali (2-0). Modibo Sidibé (16è min) et Abdoul Karim Magassouba (66è min) ont inscrit les deux buts de la rencontre. Lors des éliminatoires de la CAN 2000, co-organisée par le Ghana et le Nigeria, le Mali et la Namibie étaient dans la même poule. A l’aller à Bamako, le 11 avril 1999, le Mali s’est imposé 2-1 grâce aux buts de Malal N’Diaye (53è min) et Yaya Dissa (81è min) alors que Gervatius Urikhob (54è min) avait égalisé pour la Namibie. Au match retour, le 8 mai 1999, les Aigles ont obtenu le nul 0-0 à Windhoek. Pour la qualification la CAN Cameroun 2021, El Bilal Touré a permis au Mali de gagner au stade du 26 Mars (1-0), le 13 novembre 2020) en transformant un penalty à la 33è minute. lors de la 3è journée de la phase de poules. Les Aigles ont remis cela au retour à Windhoek (2-1, le 17 novembre 2020) grâce aux buts de Sékou Koïta (12è min) et Moussa Doumbia (37è min) alors que l’attaquant Elmo Ukondja Kambindu a réduit le score pour la Namibie (39è min). Ce succès a permis au Mali se qualifier pour la phase finale après seulement quatre journées de débats. Troisième du groupe avec 3 unités, la Namibie a bien commencé la compétition en battant la Tunisie (1-0) avant de sombrer face à l’Afrique du Sud (4-0). Toutefois, les Namibiens restent dans la course pour la qualification en huitièmes. En effet, face aux Aigles, les Brave Warriors jouent leur avenir dans la compétition, mais ils ont leur destin entre leurs mains. Un match nul suffira à la Namibie pour prendre au moins l’une des places de meilleur troisième. L’ailier Daniel Deon Hotto Kevendji et ses partenaires peuvent même terminer à la tête du groupe s’ils gagnent contre le Mali et qu’au même moment l’Afrique du Sud ne s’impose pas devant la Tunisie, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Si les Aigles cherchent juste la première place du groupe pour affirmer leur suprématie et poursuivre leur progression, la Namibie joue sa survie dans la compétition. Tout comme l’Afrique du Sud et la Tunisie. Contrairement aux autres qui peuvent se contenter d’un match nul, la Tunisie a obligatoirement besoin d’un succès contre l’Afrique du Sud pour accéder aux huitièmes de finale. Tout reste donc possible dans cette poule. Si les Aigles terminent premiers du groupe, ils retourneront à Korhogo où ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie et Mauritanie). S’ils terminent à la deuxième place, ils restent à San-Pedro pour jouer contre le premier du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie, Tanzanie). Rappelons que San-Pedro est la deuxième région économique de la Côte d’Ivoire derrière Abidjan grâce à son port et des zones industrielles. Avec 390.654 habitants en 2021, San-Pedro est la 5è ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire après Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa, mais devant Yamoussoukro, la capitale politique. C’est aussi l’une des zones touristiques les plus prisées, avec des plages. LMD/MD (AMAP)

