Recettes douanières au Mali : Plus de 800 milliards avec un bonus de 71,4 milliards de Fcfa
Bamako, 2 janv (AMAP) Les recettes douanières au Mali ont atteint 866 milliards 462 millions Fcfa contre une prévision de 795 milliards Fcfa, soit 108,99 %, soit 71, 4 milliards de plus, au 31 décembre 2024 à minuit, a annoncé la Direction générale des douanes dans un communiqué Les produits pétroliers, à eux seuls, ont généré 260, 2 milliards sur une prévision de 240 milliards, soit 108,4 %, pour 20,2 milliards de bonus sur les objectifs initiaux. La part des marchandises solides dans cette performance est de 109,2 % avec 606, 1 milliards récoltés alors que la prévision était de 555 milliards. Une marge positive de 51,1. Selon les données comptables provisoires, la Direction générale des douanes a réalisé une recette excédentaire de 71, 4 milliards de Fcfa en 2024. L’année a été riche en défis relevés tant du point de vue de la mobilisation des ressources budgétaires que de la lutte contre la fraude (des saisies records) et de mise en œuvre de réformes (au nombre de 35). Le Directeur général des Douanes, vice-président de la Région Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Organisation mondiale des douanes (OMD), l’Inspecteur général Amadou Konaté, a également vu sur le chantier de la concrétisation de la libre circulation au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) notamment en termes d’harmonisation des procédures douanières et, in fine, une union douanière. MD (AMAP)
Discours à la nation du président de la Transition, à l’occasion du nouvel an 2025
Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous ce soir, par la grâce d’Allah, à l’entame de la nouvelle année. La traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An nous offre l’occasion de faire le point de l’année écoulée pour mieux nous projeter dans la nouvelle année. Je voudrais tout d’abord, en cette circonstance, exprimer ma compassion à l’endroit de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, affectés par les difficultés du moment. Ma pensée va également à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité engagées dans la défense opérationnelle du territoire. Mes chers compatriotes, L’année 2023 aura été une année de grands défis pour les autorités de la transition totalement dédiées à la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Les réformes sont en cours dans tous les domaines, particulièrement dans les secteurs de la justice, de la santé, de l’économie et des mines. Le secteur minier, porteur de grandes opportunités de développement, a été doté d’un nouveau code et d’une loi sur le contenu local. Il ouvre la voie à d’énormes opportunités de développement endogène et à d’importantes ressources budgétaires. Mes chers compatriotes, L’État a renforcé l’amélioration de la gouvernance et a accéléré l’appui aux entreprises publiques. Il a également poursuivi l’appui au monde rural à travers les subventions sur les entrants et l’aide aux producteurs de coton sinistrés. L’État à soutenu le financement du secteur privé en fournissant un appui conséquent au fond de garantie du secteur privé à plus de 100 milliards de francs CFA. Dans le même temps, le Gouvernement a poursuivi ses actions dans différents domaines en vue d’améliorer les conditions de vie de la population et les indicateurs macroéconomiques sont bien orientés malgré les effets de la crise multidimensionnelle. Les investissements importants sont également engagés dans les domaines de la santé et de l’éducation par la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et le renforcement des capacités. L’étude prospective du Mali 2063 avec une phase décennale a été lancée, afin de doter notre pays d’une orientation et d’une vision claire pour son avenir. Mes chers compatriotes, Toutes ces actions déterminantes pour l’avenir de notre pays ont été réalisées grâce à la résilience du peuple malien qui consent d’énormes sacrifices pour le retour de la Paix, de la Prospérité et de l’autorité de l’État. Dans le cadre de la pacification durable du climat social, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont signé le Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, dont l’incidence financière est efficace à plus de 105 milliards de francs CFA. Ce pacte intègre l’ensemble des réformes administratives, juridiques et institutionnelles contenues dans les recommandations de la conférence sociale. Il est important de noter que le climat social s’est considérablement apaisé depuis la signature du pacte. Cet apaisement est à l’actif des partenaires dont il convient de saluer le sens élevé de patriotisme. Les états généraux de la jeunesse qui se sont déroulés du 01 au 22 décembre 2023 ont constitué un moment de retrouvailles et de ferveur qui a permis de faire l’état des lieux des défis de la jeunesse malienne autour de l’essentiel et ont fait de propositions de solutions. Mes chers compatriotes, Notre pays est confronté aujourd’hui à une crise aiguë dans la fourniture de l’électricité qui provoque des désagréments à la population. Il faut cependant rappeler que cette situation est consécutive à plusieurs années de mauvaise gestion et de manque de vision pour le développement de ce secteur stratégique. Conscientes de l’impérieuse nécessité d’atténuer les souffrances des populations et de trouver des solutions pérennes à cette crise, les autorités de la transition ont initié des actions sur le court, moyen et long terme. Ces actions ont concerné l’accélération du renforcement des équipements de production et de transports, le financement d’opérations immédiates, les réformes et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie. Des projets structurants sont lancés avec le concours de nos partenaires. Mes chers compatriotes, Les efforts de développement dans lesquels nous sommes engagés resteraient vains si la lutte contre la corruption dans les domaines administratifs et économiques n’est pas menée avec détermination. Aussi, le Gouvernement a-t-il entrepris une lutte implacable contre ce fléau. Des actions sont ainsi en cours pour que tous ceux qui sont impliqués dans les actions de corruption répondent devant les instances judiciaires. Mes chers compatriotes, La question sécuritaire et la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays ont été et demeurent au cœur des préoccupations du peuple malien. Je voudrais ici saluer l’engagement et la détermination des FAMA dans la conduite de l’opération Dougoukoloko, conformément à la Résolution N° 2690 de l’ONU, ainsi que le soutien multiforme dont elles ont contracté auprès du peuple malien. Il me plait également de saluer les populations qui ont vécu le martyre pendant onze longues années. Je voudrais cependant les inviter au calme et à la modération. Notre mission n’est pas achevée. Je rappelle qu’elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusivité aucune. C’est aussi l’occasion pour moi de présenter mes condoléances et anciens vœux de prompt rétablissement aux victimes civiles et militaires de la tragédie qui a été imposée à notre peuple. Mes chers compatriotes, Il faut rappeler que l’opération Dougoukoloko avait pour seul objectif le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national, suite au retrait de la MINUSMA. J’invite la population à se donner la main et à éviter les amalgames susceptibles de perturber le vivre-ensemble. En vue de recréer des conditions de vie normale, le retour de l’État et des services sociaux de base se poursuit. Mes chers compatriotes, L’unité nationale et le vivre-ensemble constituant le socle sur lequel nous devrions bâtir toutes les actions pérennes de développement. Nous sommes à une étape charnière de l’avancée de notre pays vers la paix, la sécurité et le développement. C’est pourquoi, capitalisant les avancées réalisées dans le cadre du processus de paix, et tirant les enseignements des défis qui subsistent, j’ai pris l’option de privilégier
Formation des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba
Kangaba, 31 déc (AMAP) Une session de renforcement des capacités des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba s’est tenue, du 29 au 30 décembre 2024, au Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, avec le partenariat technique du Centre d’étude et de formation multifonctionnelle (CEFOM). Selon le chef du Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, Chénou Sinayoko, le but de cette session « est de renforcer les capacités et les compétences des jeunes demandeurs d’emploi du Cercle de Kangaba en rédaction administrative, notamment sur les techniques de recherche d’emploi. » Par l’acquisition des techniques de rédaction administrative, cette formation, toujours selon M. Sinayoko, « facilitera leur employabilité et amorcera également leur intégration socioprofessionnelle pour un développement harmonieux du cercle. » Cet atelier plusieurs autres objectifs à savoir renforcer les connaissances antérieures des jeunes sur la rédaction administrative, doter et outiller les jeunes pour pouvoir répondre à tous les types d’appels d’offres, faciliter et préparer le processus d’intégration professionnelle des jeunes. Pour atteindre ces objectifs l’expert en formation du CEFOM s’est entretenu avec les participants sur plusieurs thématiques au nombre desquelles la production d’un Curriculum Vitae, la lettre de motivation, la constitution d’un dossier de candidature et les échanges d’expériences en matière de recherche d’emploi. La session a pris fin par la remise d’une attestation à tous les participants. SD/MD (AMAP)
Kati : Ouverture de la 1ère édition du festival « Bamanaya Kumbè »
Kati, 30 déc (AMAP) La 1ère édition du Festival Bamanaya kumbè a été ouverte, vendredi à la Maison des jeunes de Kati, sous le thème « Connaître le Bamanaya et faire de la langue Bambara le socle du développement du Mali », a constaté l’AMAP. Le représentant du ministre de la Culture, Cheick Diabaté, dans son discours d’ouverture a, au nom du chef du département, salué l’initiation de ce festival qui « va, sans nul doute, promouvoir la culture bamanan dans notre pays. » « Nous saluons ce festival dont l’objectif cadre bien avec la politique du département en matière de promotion de nos cultures. Le Bamanaya représente une culture riche et diverfiée et a longtemps servi de référence pour une vaste communauté ouest-africaine, bien avant l’émergence de l’empire du Mandé », a-t-il indiqué avant d’assurer le promoteur de l’accompagnement du ministère pour la pérennisation de l’évènement. Devant des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que les gardiens de la tradition venus de différentes régions du Mali, l’initiateur principal, Boubacar Traoré, ancien élu communal de Kati, a évoqué les motivations de ce Festival sur le Bamanaya. Dans son discours, il a fait savoir que « dans le passé, nos sociétés étaient bien structurées, où les coutumes et les valeurs étaient mises en avant, permettant ainsi aux individus de vivre en harmonie. » « Après la chute de l’empire du Mandé, le royaume Bambara de Ségou a vu les Bambaras se disperser à travers le monde, chaque communauté parvenant à préserver son identité et ses valeurs culturelles, connues sous le nom de Bamanaya », a-t-il rappelé. « Toutefois, à l’heure actuelle, nous constatons un déclin de nos valeurs sociétales. Le respect des aînés et des traditions s’estompe et nos cultures ancestrales sont en grande partie oubliées. Le concept de Bamanaya a pris des significations différentes et l’identité des Bambaras est en péril tandis que la langue bambara recule face à l’influence d’autres langues étrangères », a-t-il dit. De son avis, ce festival vise non seulement à célébrer le riche patrimoine culturel bamanan mais, également, à encourager son intégration dans les pratiques quotidiennes et dans le développement socio-économique du pays. « Ce Festival est un espace dédié à la valorisation du Bamanaya pour tous les Maliens vivant au pays ou à l’étranger ainsi que pour d’autres communautés bambara à travers le monde », a dit M. Traoré. Cet évènement culturel, qui réunira pendant 5 jours (du 27 au 31 décembre) les bambaras venus de plusieurs localités du Mali notamment la Région de Ségou (Centre) et Bélédougou (Ouest) sera marqué par plusieurs activités, entre autres des conférences-débat, des causeries avec des sages, des soirées de contes (Ziri), des nuits traditionnelles. bref tout ce qui est en lien avec la culture bamanan. AK/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Dialogue politique sur la préservation des races bovines et essences végétales locales
Nioro, 31 déc (AMAP) Le dialogue politique sur la préservation des races bovines et essences végétales locales, s’est tenu la semaine dernière, à Nioro, dans la salle de réunion de l’ex-Conseil de cercle, avec des participants venus de plusieurs localités des Régions de Kayes et de Nioro (Ouest) qui ont échangé sur des points essentiels visant à sécuriser les productions animales, principaux moyens d’existence des communautés. Organisé par Vétérinaires sans frontières-Suisse (VSF-Suisse) au Mali, en collaboration avec CAB/ Dèmèso, et sous la présence du conseiller aux Affaires économiques et financiers du Gouverneur, Adama Senou, ce dialogue a pour objectif « d’échanger sur le cadre politique global de la préservation des ressources génétiques au Mali, de recueillir les témoignages des actions engagées dans l’agro-écologie et la préservation des races locales bovines, et de renforcer l’adhésion des acteurs concernés. Le porte-parole des participants, Seydou Kenem, a indiqué l’importance de la préservation des races existantes « pour garder notre identité en élevage et l’amélioration des essences végétales pour accroitre les rendements. » Le Directeur pays de Vétérinaires sans frontières-Suisse au Mali, Nikiema Salomon, a rappelé que VSF-SUISSE au Mali, en collaboration avec CAB/Dèmèso, met en œuvre, depuis 2021, dans les Régions de Kayes (Yélimané) et de Nioro du Sahel (Nioro) ce projet dont l’objectif principal est de promouvoir des exploitations familiales plus résilientes aux changements climatiques avec des vaches améliorées et du fourrage local adapté « Agro biodiversité ». La phase pilote de ce projet a permis de faire des essais de conservation/préservation et, aussi, d’amélioration des races bovines autochtones « zébu maure et zébu peulh toronké » afin d’obtenir une race intermédiaire « socialement acceptable et économiquement rentable. » Selon lui, ce projet a, également, permis le renforcement organisationnel des acteurs et le renforcement de leurs capacités dans des domaines variés. Fort de ces acquis, VSF-Suisse Mali a initié ce dialogue politique « dont l’objectif est de renforcer l’engagement des acteurs sur la préservation des races bovines locales et essences végétales d’intérêt fourrager pour les éleveurs, et plus généralement la préservation des ressources génétiques au Mali », a-t-il ajouté. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Adama Senou, a dit que les autorités régionales apporteront leur soutien « à toutes les initiatives qui cadrent avec les politiques nationales, surtout si elles garantissent la souveraineté du pays et la prospérité de nos producteurs. » MD/MD (AMAP)
Niger : Les Premiers ministres de l’AES reçus par le président Tiani
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Niamey, 30 dec (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a bouclé, lundi, sa visite de trois jours au Niger. Avant de quitter Niamey, le chef du gouvernementa et ses homologues Ali Mahaman Lamine Zeine du Niger et Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo du Burkina Faso, ont été reçus par le Président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), chef de l’État du Niger, le général de brigade Abdourahamane Tiani, au Palais de la présidence. Au cours des échanges, le général de brigade Abdourahamane Tiani a donné des conseils et des orientations aux trois Premiers ministres de la Confédération des États du Sahel (AES). À leur sortie d’audience, le Premier ministre burkinabé s’est exprimé devant la presse, affirmant que l’audience a été fructieuse et qu’ils ont bénéficié de la part du chef d’État du Niger des orientations et des conseils « qui vont leur permettre de porter ensemble la mission commune, celle de mettre en pratique, de la manière la plus diligeante, des politiques publiques dans l’espace AES, conformement à la vision des chefs d’État. » Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a ajouté que cette vision est celle de la souveraineté, de l’épanouissement du peuple de l’AES. «Le chef de l’État nous a donné des sages conseils surtout des orientations précises sur la direction dans laquelle nous devons nous orienter, surtout sur les méthodes que nous devons adopter afin de répondre aux aspirations des peuples de l’AES, d’être à la hauteur des missions que nos trois chefs d’État, porteurs de cette vision historique, nous ont confiées et celle que nous devons faire au quotidien pour l’affranchissement réel de la Confédération de l’AES de tous les asservissements et pour faire face avec éfficacité à toutes les adversités», a déclaré M. Ouédraogo. Les trois Premiers ministres de l’AES ont assisté ensemble, dimanche dernier, à la cérémonie officielle de clôture de la 45è édition du Sabre national kokowa Dosso 2024 (championnat national de lutte traditionnelle du Niger) remportée par le combattant de Niamey, Abba Ibrahim, devant Kadri Abdou dit Issaka Issaka. C’est le témoignage de la solidarité et la vision commune des trois pays de l’AES. «Nous sommes revenus enrichis du déplacement de Dosso (l’une des huit régions du Niger), de la participation à ce grand événement. Nous avons été témoins de toute l’effervescence et surtout de fête que c’est un événement majeur. Nous sommes inspirés à envisager des perspectives dans l’espace de la Confédération», a conclu le Premier ministre du Burkina Faso. Après la Présidence, les délégations se sont rendues à la Primature. Les trois Premiers ministre se sont entretenus en tête-à-tête avant de rejoindre l’ensemble des délégations dans la salle de conférence. Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a exprimé des remerciements à ses homologues pour leur présence au Niger. «Votre présence a été l’occasion de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route de la Confédération. Cette feuille de route comporte un certain nombre de points importants sur le plan du développment, de la défense, de la diplomatie et les autres questions sur lesquels les peuples de cette Région attendent que les dirigeants mettent en œuvre », a relevé Ali Mahaman Lamine Zeine. «Nous avons aussi parlé des perspectives qui ne sauraient d’ailleurs se détacher de cette feuille de route pour que dans un proche avenir, nous puissions déployer tous les efforts qu’il faut pour le bien-être, la sécurité des peuples de l’AES», a expliqué le chef du gouvernement nigerien. LMD/MD (AMAP)
Stratégie de communication de l’AES : Le logo et une plate-forme numérique dévoilés
Bamako, 30 déc (AMAP) Les trois ministres en charge de la Communication de la Confédération des États du Sahel (AES) ont dévoilé, ensemble, lundi à Bamako, le logo et la plateforme numérique qui intègre une web TV de l’AES, lors d’une brève et symbolique cérémonie, dans la salle de réunion du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration. Cet évènement en présence des membres des cabinets et directeurs de services t de leurs départements respectifs, marque l’épilogue d’un processus qui a commencé le 27 décembre dernier à Bamako et dont l’objectif était de proposer des outils pour assoir l’identité visuelle de la Confédération de l’AES. Trois jours durant, des experts des trois pays membres de l’espace ont travaillé d’arrache-pied pour élaborer des documents servant de base à une communication efficace qui rend visibles les actions de l’AES. Lors du sommet des Chefs d’État, tenu en juillet 2024 à Niamey au Niger, une place importante a été réservée à la communication pour assurer la sécurité, la défense et la diplomatie au sein de l’espace. La mise en place de ce dispositif est en bonne place des recommandations de cette rencontre. La suite logique a été la proposition de plusieurs logos aux niveaux nationaux. Après une sélection rigoureuse, le logo qui a été approuvé par les Chefs d’État, est un cercle portant la mention « Confédération des États du Sahel » sur un bandeau rouge. En dessous, se trouvent 3 étoiles sur un bandeau vert qui surplombent un grand baobab entouré de foule, symbolisant l’unité des peuples. La devise est : Un Espace -Un Peuple -Un Destin. Cette prouesse, qui a été réalisée en un temps record par les experts des ministères en charge de la Communication des trois pays membres, a été saluée par les ministres. Ils ont promis de tout mettre en œuvre pour assurer l’opérationnalisation des outils au bénéfice des citoyens de la Confédération. C’est sous une grande ovation que la cérémonie a pris fin avec l’espoir que l’espace est doté désormais d’instruments de communication et de diffusion d’informations fiables et de sensibilisation. CAD/MD (AMAP)
Koulouba : Les outils de communication de l’AES présentés au président Goïta
Bamako, 30 déc (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi, en audience, à Koulouba, les ministres chargés de la Communication et des TIC de la Confédération des États du Sahel (AES). Gilbert Pingwendé Ouédraogo du Burkina Faso, Sidi Mohamed Raliou du Niger et Alhamdou Ag Ilyène du Mali, sont venus faire le point de la clôture de la réunion des experts dans le cadre de la définition de la Charte graphique, de la Web TV et les conditions du lancement de la télévision et radio de l’AES. Ils ont évoqué avec le Président de l’AES les conclusions de cette réunion d’experts validées le dimanche 29 décembre. À la sortie de l’audience, le ministre en charge de la Communication du Niger, Sidi Mohamed Raliou, a indiqué que le président Goïta a validé les documents, les a félicités pour les efforts dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions de l’AES. Il a révélé que le président de la Confédération de l’AES leur a soumis quelques préoccupations dont le choix du logo qui doit tout de suite être implémenté pour permettre à nos concitoyens de disposer de leur passeport et d’autres documents administratifs. Mais, aussi, la mise en œuvre rapide de la télévision et radio de l’AES dans le mandat assuré par le Mali. «Il nous a rassurés et nous a demandé d’engager tout de suite toutes les commodités pour que ces actions soient une réalité», a dit le ministre en charge de la Communication du Niger, qui annoncé le lancement dans les jours à venir de la Web TV de la Confédération intitulée : «AES.ml» avec l’extension du Mali. De son côté, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme (MCCAT) du Burkina Faso, Gilbert Pingwendé Ouédraogo, a expliqué le processus d’élaboration du logo, avant de souligner que l’importante réunion qu’ils ont eue à Bamako et dont les résultats viennent d’être entérinés par le Collège des Chefs d’État, a été un travail participatif et inclusif. Il a indiqué qu’il s’agit du logotype de la Confédération de l’AES qui a fait l’objet d’un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé dans les trois États. Au cours de l’atelier, les experts ont, sur la base des critères bien précis et techniques, procédé à un choix définitif des trois logos. Il est revenu aux au collège des Présidents de faire le choix définitif. « Aujourd’hui, nous pouvons dire, en nous en réjouissant, que la Confédération a désormais une identité visuelle qui va être dévoilée», a annoncé le ministre en charge de la Communication du Burkina Faso. Il a ajouté que les plateformes de la Web TV vont être impactées directement à partir de la charte graphique élaborée. « Dans les jours à venir, nous allons procéder au lancement officiel de ces outils de communication qui sont attendus», a-t-il dit, tout en insistant qu’ « il nous appartient d’occuper l’espace pour barrer la route à la désinformation et permettre à la Confédération de renforcer ses acquis et d’aller vers des projets de développement en faveur des populations. » Gilbert Pingwendé Ouédraogo est revenu sur le logo choisi qui est de la nationalité AES. «Un logo, c’est une représentation graphique, un symbole mais il y a des éléments constitutifs que nous allons travailler donc à expliquer», a-t-il souligné. Cela, pour que les populations puissent se l’approprier et que, désormais, tous les supports qui vont être élaborés par les officiels ainsi que par les populations puissent rester conformes au logo et à la charte graphique définie. SS/MD (AMAP)
Kangaba : Mission nationale de supervision des sites et permis miniers par le ministère en charge de l’Environnement
Kangaba, 30 déc (AMAP) Une mission nationale du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement (MEADD) durable conduite par son Secrétaire général, Mamadou Haidara, a séjourné ce week-end dans le Cercle de Kangaba pour superviser des activités de contrôle et constater de l’état de dégradation des domaines forestier et faunique. Dans les communes rurales de Nouga et de Benkadi où elle s’est rendue, la mission, accompagnée par le sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa, a sillonné quelques sites et permis miniers, de même que les rives du fleuve Niger où les dragues sont nombreux. « Six mois après une première mission de supervision sur terrain, le constat est amer, alarmant et désolant », selon le chef de mission et le chef de Cabinet, Modibo Sacko. La dégradation des terres est très avancée sur de larges étendues. Sur le fleuve Niger, des dizaines de dragues opèrent sans arrêt. Pour le Secrétaire général du MEADD il faut prendre « des dispositions urgentes pour réparer tout ce qui a été détruit. » Quant au chef de Cabinet, il a dit que « les exigences sur les permis d’exploitation sont foulées au pied ». Sur ces mêmes permis « il y a d’autres inégalités, notamment la sous-traitance », a-t-il ajouté. Cette mission fera le point de toutes ces situations pour qu’en 2025, de nouvelles mesures soient prises pour arrêter définitivement la dégradation du domaine forestier et faunique d’une part et préserver notre environnement d’autre part. La mission s’est achevée dans la commune rurale de Benkadi, notamment à Narena et à Kouremalé par la visite des sites d’orpaillage et permis d’exploitation d’or en compagnie du sous-préfet de Narena. SD/MD (AMAP)
Mopti : 3è édition de la Journée du meilleur enseignant
Mopti, 30 déc (AMAP) L’Académie d’enseignement (AE) de Mopti (Centre) a organisé, vendredi, la 3è édition (2023-2024) de la Journée du meilleur enseignant qui a mis à l’honneur 30 nominés de tous les ordres d’enseignement de la circonscription. Au cours de cette activité pédagogique, qui vise à magnifier et stimuler la performance et le don de soi des enseignants pour la cause noble, le modelage du citoyen, 30 nominés de tous les ordres d’enseignement de l’académie étaient à l’honneur. Ils ont chacun reçu des distinctions honorifiques et beaucoup de cadeaux. Parmi les nominés, trois enseignants se sont distingués par leur courage et leur rendement. Ce qui leur a valu d’être les lauréats de cette 3è édition. Il s’agit de Mme Adiara Konaté Madiama, du 1ercycle Centre d’animation pédagogique (CAP) de Sofara, première du classement, suivie de Mme Mathib Dabou et de Ousmane Niangaly. La remise des prix, qui s’est déroulée dans l’enceinte de l’AE, était présidée par le gouverneur de la Région, le général de brigade Abass Dembélé, en présence du directeur national de l’enseignement fondamental, Issouf Arber Bedarî Touré , de la présidente de la société civile de Mopti, Mme Diallo Tata Touré ,marraine de l’édition 2024. Elle a aussi mobilisé les chefs de services régionaux, les élus, les forces de sécurité et les partenaires de l’école. Pour le directeur de l’AE de Mopti, qui s’est dit « profondément attaché à la mission de l’école qui porte en elle les valeurs de notre République », la cérémonie est un moyen essentiel d’intégration et de lutte contre l’exclusion. » Elle permet aux enfants d’acquérir des connaissances et le repère qui les aideront à mieux comprendre leur rôle et responsabilités dans notre société en tant qu’adulte. » Ceux qui transmettent les valeurs aux enfants, la culture du goût d’apprendre, le sens de l’effort et du travail bien fait « méritent toute la reconnaissance de la société » justifiant l’institution de cette journée. Le directeur national de l’enseignement fondamental, Issouf Arber Bedarî Touré, a apprécié l’initiative à sa juste valeur, qui, selon lui, « rentre dans le cadre des orientations générales données par les plus hautes autorités à savoir récompenser le mérite et sanctionner la faute qui sont des principes cardinaux de l’administration. » Il a salué l’initiative qui montre « la reconnaissance de l’Etat envers tous les enseignants souvent anonymes qui se trouvent dans des endroits très éloignés et qui accomplissent leur devoir avec foi, abnégation et persévérance pour forger les futures générations. » Le gouverneur, le général de brigade Abass Dembélé, a indiqué que le directeur de l’académie « dans son rôle de leadership a voulu créer une saine émulation pour pousser les enseignants à donner le meilleur d’eux-mêmes au bénéfice des enfants. » « J’exprime nos encouragements et notre gratitude au directeur Daouda Doumbia et son équipe pour l’initiative et leur réitère l’engagement de notre accompagnement ». a conclu le gouverneur. La lauréate, Mme Adiara Konaté, a dédié cette recompense à tous les acteurs du monde scolaire « pour la culture de l’excellence. » DC/MD (AMAP)

