Cercle de Tenenkou Démarrage de la campagne de vaccination 2024- 2025 du cheptel
Tenenkou, 06 janv (AMAP) Le préfet Mamadou Dao, a donné, lundi, le clap de départ de la campagne de vaccination du cheptel dans le Cercle de Tenenkou (Centre), après le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination, le 14 décembre 2024, à Konobougou, par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Allaye Cissé, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne avant d’inviter les éleveurs à se mobiliser pour une réussite totale. Le mandataire de Tenenkou central, Sirafa Traoré, a salué cette initiative des autorités avant de rappeler que la vaccination est cruciale dans la prévention des maladies qui touchent les animaux. Il a invité les leaders communautaires à se mobiliser pour que le maximum de têtes puissent être vaccinés. Il a égrené quelques difficultés auxquels ils sont confrontés. Il s’agit de l’inaccessibilité de certains parcs du fait de la crue, l’automédication et la vétusté des parcs de vaccination dans le cercle. Le préfet Mamadou Dao s’est félicité de l’organisation de cette campagne de vaccination avant de rappeler la place de choix qu’occupe l’élevage dans le cercle de Tenenkou. Selon lui, cette « campagne de vaccination revêt une importance capitale pour la préservation du cheptel et la lutte contre les maladies qui impactent directement et négativement la sécurité alimentaire et les revenus des éleveurs dont le manque à gagner est colossal. » Il a aussi invité les présidents des coopératives d’éleveurs à s’investir davantage et à intensifier la sensibilisation pour que cette campagne 2024- 2025 atteigne les résultats escomptés. Après son intervention, le chef de l’exécutif local a administré la première dose de vaccin à un taureau. Plusieurs spécialistes ont constaté que l’état des animaux n’est pas du tout reluisant et satisfaisant cette année « à cause de plusieurs facteurs , entre autres, l’insécurité, la forte pluviométrie et la crue observée cette année dans le cercle. » Selon nos interlocuteurs, l’insécurité a empêché les animaux de rejoindre leur zone de transhumance habituelle entraînant une concentration des animaux dans les zones d’attentes et, par ricochet, du surpâturage. Par ailleurs, la crue a submergé les zones de pâturages avec pour conséquences beaucoup d’eau et peu d’herbes. Une situation qui a entraîné une sous-alimentation des animaux les rendant plus vulnérables aux maladies. Selon cette même source, les animaux sont touchés par plusieurs maladies notamment la péripneumonie contagieuse bovine appelée « Boutial » en peulh, une maladie très contagieuse qui commence à décimer certains troupeaux de la zone. Pour prévenir toute désillusion, le maître mot demeure la vaccination rien que la vaccination. Le Cercle de Tenenkou, zone d’élevage par excellence, compte de troupeaux estimés à plusieurs dizaines de milliers de têtes, toutes espèces confondues. Ici l’élevage est plus qu’une activité, c’est surtout un facteur d’identification pour certaines communautés, une identité culturelle surtout en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition lors de ses vœux du nouvel An. Des communautés qui ont un lien séculier avec le bétail qui mérite d’être protégé pour la leur survie, surtout en cette période où le monde subit de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques. L’actuelle campagne de vaccination va durer plusieurs jours et permettra de lutter contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, la maladie de Newcastle, la variole aviaire, la bronchite infectieuse, les charbons et bien d’autres maladies qui touchent les animaux. La cérémonie de lancement a enregistré également la présence du sous- préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, du représentant du secteur de l’élevage, du président de la Chambre locale d’agriculture, du représentant du chef de village, du président de l’association Tabital Pulaaku, du mandataire de Tenenkou central et de nombreux éleveurs. AS/MD (AMAP)
Mopti : Atelier d’information des services techniques sur le RAMU
Mopti, 06 janv (AMAP) La direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire en collaboration avec la direction régionale du développement social de Mopti a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur le Régime assurance maladie universelle (RAMU), du 29 et 30 décembre dernier dans la salle de réunion de la direction régionale de l’hydraulique de Mopti. Cette rencontre visait une meilleure appropriation du processus par les acteurs (collectivités, services techniques et organisations mutualistes) des Régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao, Menaka, Kidal, Taoudéni, San et Tombouctou et à informer les acteurs clés de la mise en œuvre du RAMU à la base sur la problématique de la couverture maladie universelle au Mali, son montage institutionnel. Il s’agissait aussi de leur faire comprendre les relations entre la Caisse nationale d‘assurance maladie (CANAM) et ses prestataires, les Organismes gestionnaires délégués ; l’état d’avancement des textes du RAMU et les dispositions prises dans le cadre de son opérationnalisation. Dans son mot de cadrage, le représentant du directeur national, Abdoulaye Dème a rappelé que bénéficié d’une assurance de couverture sanitaire au Mali est un droit constitutionnel pour tous les citoyens. L’atteinte de cet objectif selon lui requiert la levée de certaines barrières organisationnelles et financières. Selon le technicien, le RAMU est composé des dispositifs contributifs et des dispositifs non contributifs constitué des catégories de personnes assujettis de l’AMO, les acteurs du secteur informel, du monde agricole et des professions libérales affiliés à une mutuelle et les assujettis au RAMED et les bénéficiaires des gratuités. Donc, selon M. Dème, qui a conduit la délégation de la direction nationale de la protection sociale, le RAMU est l’unification des trois régimes pour une mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de protection sociale à travers la couverture sanitaire . « Pour relever le défi de l’accessibilité financière aux services de santé, le Mali a opté pour trois stratégies : le développement des mutuelles de santé pour le secteur informel et agricole, constitué de près de 78% de la population au Mali ; l’instauration du régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) qui couvre 17% de la population pour les fonctionnaires (civils et militaires), les parlementaires et les travailleurs salariés et le Régime d’assistance médicale (RAMED) qui couvre 5% de notre population, pour une assurance maladie totale des populations de notre pays. Cependant, dans la mise en œuvre de ces dispositifs, la couverture du monde agricole et du secteur informel reste un défi majeur pour la réussite du RAMU en chantier » a indiqué le conseiller aux Affaires administrativés, Abdoulaye Daga Théra, représentant le gouverneur qui a présidé la céremonie d’ouverture. A travers des présentations sur les régimes en place, le RAMU en chantier, les travaux de groupe et les restitutions en plénières, les participants ont enrichi leurs compétences sur les forces, les faiblesses, les enjeux et les menaces sur les régimes qui concourent à l’amélioration de la couverture sanitaire des populations. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire de Mopti, Moussa Alassane Samaké. DC/MD (AMAP)
Kayes : Vingt journalistes et animateurs se forment au journalisme sensible aux conflits
Kayes, 06 janv (AMAP) Quelque 20 journalistes et animateurs de l’audiovisuelle et de la presse écrite de la coordination régionale de l’Union des radios télévisions libres (URTEL) de Kayes ont participé, dimanche, à un atelier sur le « Journalisme sensible aux conflits » Cette session, dans le cadre du festival KayiKumben, un événement culturel de la Cité des rails, en partenariat avec Touly’s Diamond Builder, était animée par nos confrères Salif Sanogo (ancien directeur général de l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) et Alfousseiny Sidibé (chargé de mission au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale). Les organiseurs de cette formation entendaient outiller les journalistes et animateurs pour leur permettre d’assurer une bonne couverture des conflits afin de promouvoir la réconciliation et la compréhension mutuelle au Mali. Les communications ont surtout porté sur les devoirs et rôles du journaliste, la collecte et le traitement de l’information, la loi sur la cybercriminalité et des exercices sur la diction, sans oublier le partage d’expériences. De nos jours, de nombreux écueils dont les fakes news, entravent la bonne pratique du journalisme. « Les fausses nouvelles ont toujours existé. Cependant, ce qui est nouveau, c’est leur viralité, à l’ère du numérique. Les fausses informations ont toujours nui à la démocratie. Aujourd’hui, leur mode de diffusion est devenu un danger », a déploré le général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Selon le chef de l’exécutif régional, « le gouvernement s’attend à ce que les organes de presse, publics comme privés, soutiennent les efforts des Forces Armées du Mali (FAMa) dans le combat pour la défense de la souveraineté de notre pays et contribuent au processus de refondation de l’Etat. » D’où l’opportunité de cette session de formation qui permet aux journalistes et animateurs de renforcer leurs capacités, de maîtriser les questions d’éthique et de déontologie et d’échanger sur leurs expériences dans la pratique du métier. « En couvrant les conflits dans le but d’informer les populations, les journalistes apparaissent non seulement comme des témoins de l’histoire, mais aussi des acteurs essentiels dans la gestion de ces crises. Mais, la manière dont les femmes et les hommes des médias rapportent les faits peut soit apaiser les tensions soit les exacerber. », a dit le gouverneur. Or, comme l’a souligné Lassana Cissé de Touly’s Builder Diamond, Cissé, « le journalisme sensible aux conflits exige une compréhension profonde des dynamiques des conflits, une maîtrise des principes d’éthiques et un engagement en faveur de la vérité et de l’impartialité. Le formateur Salif Sanogo a promu au coordinateur régional de l’URTEL, Issaka Coulibaly, que son équipe reviendra dans la Cité des rails pour une autre formation, plus pratique, qui sera élargie aux 10 cercles de la région. BMS/MD (AMAP)
Visite présidentielle : Koulikoro se prépare pour accueillir le chef de l’Etat
Koulikoro 05 janv (AMAP) Le président de la transition est attendu à Koulikoro le 15 janvier prochain, a annoncé, jeudi, le gouverneur de la Région de Koulikoro, le col Lamine Kapory Sanogo, lors d’une rencontre avec les légitimités traditionnelles, les chefs de services régionaux et locaux, les responsables des collectivités décentralisées et l’ensemble des forces vives de la région. « L’accueil du président de la Transition doit être exceptionnel à la hauteur de son rang’, a déclaré le col Sanogo. « Cette visite vise trois objectifs à savoir la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles, celle de la salle de basket-ball moderne et l’inauguration du stade Mamadou Diarrah rénové », a indiqué le gouverneur. il a, également, évoqué la prochaine sortie d’une promotion de l’Ecole militaire inter armes (EMIA). Tous ces événements, selon lui, méritent une mobilisation de la population. Le directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a donné ;a liste des commissions. Les débats ont porté sur la composition de ces commissions, comment réussir une mobilisation exceptionnelle, l’engagement tous et de chacun. Les responsables de la société civile, les chefs de quartiers, les chefs de services régionaux ont tous promis au gouverneur d’être à ses côtés pour gagner le pari de la mobilisation. Ils ont, par ailleurs, exprimé leurs remerciements au gouverneur pour tous ses efforts pour changer l’image de Koulikoro (la restauration du tronçon du gouvernorat, direction régionale de la santé, l’électrification des lieux publics, l’adduction d’eau dans certains villages, les appuis financiers ou matériels à certaines structures, les aides aux victimes des inondations entre autres). AD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 03 janvier 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 03 janvier 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction et de réhabilitation du système de drainage de N’Débougou ; un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réhabilitation du casier de N’Débougou IV (ND9 à ND17). Le marché relatif aux travaux de construction et de réhabilitation du système de drainage de N’Débougou est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement China Zhong Hao Limited/Zhongao Construction Ingénierie Outre-Mer-Mali-Sarl pour un montant de 5 milliards 250 millions 767 mille 354 francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de 16 mois hors saison des pluies. Pour ce qui concerne l’exécution des travaux de réhabilitation du Casier de N’Débougou IV (ND9 à ND17), le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprise générale Mamadou KONATE/Entreprise Abdoulaye Diawara pour un montant de 5 milliards 420 millions 144 mille 300 francs CFA hors taxes et un délai d’exécution de 16 mois hors saison des pluies. La réalisation de ces travaux contribuera à l’augmentation de la production agricole des petits agriculteurs de N’Débougou dans la zone Office du Niger et à l’utilisation du potentiel économique de l’irrigation pour une agriculture durable, rentable et une sécurité alimentaire accrue. Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. L’Agriculture occupe environ 80% de la population active au Mali. Elle est pratiquée d’une manière extensive par des exploitations familiales rurales avec un rendement qui ne couvre pas les besoins alimentaires de la population et reste tributaire des aléas climatiques. Pour faire face à la baisse de la pluviométrie, à la dégradation prononcée des infrastructures et aux besoins nouveaux d’extension des périmètres, le Gouvernement a entrepris de vastes chantiers d’aménagement des terres agricoles pour leur mise en valeur tout en consolidant les acquis des projets déjà exécutés et ceux en cours dans le secteur agricole. C’est dans ce cadre qu’un accord a été signé avec les partenaires pour la création du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. L’objectif du Projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines à travers la mise à disposition des périmètres aménagés rizicoles et maraichers, à des taux de redevance abordables et des intrants agricoles de qualité à moindre coût. Les projets de texte, adoptés, créent pour une durée de 05 ans, le Projet de Mise en Valeur des Plaines Rizicoles de Tombouctou en le dotant en personnel nécessaire. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction et de réhabilitation du système de drainage de N’Débougou ; un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réhabilitation du casier de N’Débougou IV (ND9 à ND17). AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Membre de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières : Madame SOW Fatoumata Aya DEMBELE, Spécialiste en Finance et Audit. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Chef de Cabinet : Monsieur Amadou DEMBELE, Vétérinaire. – Chargé de mission : Monsieur Yaya TRAORE, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Secrétaire général : Monsieur Salif TALL, Inspecteur des Services économiques. \ – Chef de Cabinet : Madame Awa KEITA, Juriste. – Chargés de mission : Madame Aminata HAIDARA, Spécialiste en Gestion des Relations sociales ; Madame Fatoumata Siré DIAKITE, Linguiste ; Madame Djingarey Ibrahim MAIGA, Gestionnaire des Ressources humaines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des ministres de la tenue d’un atelier sur le renforcement de la communication gouvernementale. La communication gouvernementale consiste à mettre à la disposition des citoyens et d’autres acteurs des informations crédibles valorisant l’action gouvernementale. Dans le but de répondre de façon efficace et efficiente au besoin des populations et pour faire face au terrorisme médiatique qui frappe les pays de la Confédération des Etats du Sahel, il est envisagé d’organiser un atelier sur le renforcement de la communication gouvernementale qui a pour objectifs, entre autres : de sensibiliser les membres du Gouvernement sur les enjeux et les perspectives de la communication, en particulier dans un contexte de guerre informationnelle ; de créer un cadre de collaboration harmonieux entre les acteurs de la communication gouvernementale et tout l’écosystème de la communication ; d’élaborer des outils pour rendre la communication gouvernementale plus fluide et plus cohérente. L’atelier qui s’inscrit en droite ligne de la lettre de cadrage du président de la Transition, Chef de l’Etat, regroupera les acteurs de la communication gouvernementale et des médias. Le ministre des Mines a informé le Conseil des ministres de la dissolution des organes de la Chambre des Mines du Mali et la mise en place d’un Collège transitoire. La Chambre des Mines du Mali est une organisation consulaire, créée par l’Ordonnance n°2018- 021/P-RM du 08 août 2018. Elle a pour mission l’organisation et la représentation des personnes physiques et morales exerçant dans les différentes branches professionnelles d’activités. La première élection consulaire qui s’est déroulée en 2010, a mis en place un
Semaine de loisirs de l’enfance de Bamako : Le jeu comme facteur d’épanouissement
Bamako, 3 janvier (AMAP) La 3è édition de la Semaine de loisirs de l’enfance de Bamako (Seleba), s’est déroulée du 26 au 28 décembre 2024, à la Cité des enfants, sous le thème : «Le jeu, facteur de paix et d’inclusion sociale». La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, en présence de la directrice de la Cité des enfants, Mme Koumaré Amina Cissé. Y étaient aussi le président du Parlement des enfants, Imarrane Ag Mohamed, une représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au Mali, Fatou Diagne, et les autorités coutumières et administratives. La semaine est organisée chaque deux ans par le ministère en charge de la Promotion de la Femme à travers la Cité des enfants. Elle favorise à travers une diversité de jeux modernes et traditionnels et autres activités, l’expression de l’intelligence collective. Mais cultive aussi l’esprit de créativité, permet de se découvrir et de découvrir les autres. L’initiative crée à bien des égards aussi une saine émulation. Selon les initiateurs de l’événement, le thème choisit vise essentiellement à assurer une saine occupation du temps libre des enfants à travers une série d’activités socioéducatives. Il est aussi évocateur à plus d’un titre, en ce sens que le développement de l’enfant est un processus complexe qui se réalise au sein de divers milieux. À les croire, si la famille et l’école sont les premiers milieux de développement de l’enfant, les activités de loisirs peuvent également revendiquer leur place comme milieu de vie et de développement. La ministre chargeé de la Promotion de la Femme a expliqué l’importance des activités ludiques pour l’enfant. Pour qui connait l’importance du jeu dans la vie d’un enfant, pourrait sans nul doute se rendre compte que le jeu est aussi important que lire des histoires ou faire des dessins. Et la ministre Djénéba Sanogo de rappeler que certains parents aiment dire : «il a joué, il n’a rien fait», or grâce aux jeux, l’enfant apprend énormément, il se développe, il se construit et apprend à perdre également. Elle a aussi déclaré que ces leçons de vie enseignent à tous que rien de précieux et d’intéressant ne s’obtient sans effort. Mme Diarra Djénéba a également rappelé que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant en son article 12, alinéa 2, stipule que : «les États parties respectent et favorisent le droit de l’enfant à participer pleinement à la vie culturelle et artistique en favorisant l’éclosion d’activités culturelles artistiques, récréatives et de loisirs appropriés et accessible à tous». La ministre Sanogo a relevé que durant cette 3è édition de la Seleba, les écoles du District de Bamako seront mises en compétition dans des programmes comme le grand jeu connaissance du Mali, le jeu des lettres, les proverbes et devinettes du terroir, le jeu et le drapeau. Par ailleurs, elle a remercié et félicité l’ensemble des acteurs qui accompagnent la Cité des enfants dans la réussite de cette activité. Le président du Parlement des enfants a salué l’effort du département en charge de la Promotion de la Femme pour toutes les actions en faveur de la promotion des droits de l’enfant, notamment l’organisation d’une telle activité inclusive qui représente une opportunité de renforcement des connaissances des enfants sur leurs droits, mais aussi de brassage et de découvertes. De son côté, Fatou Diagne a révélé que les enfants durant cette semaine auront l’opportunité de joindre l’utile à l’agréable grâce à une variété d’ateliers d’apprentissage et d’orientation. Les enfants seront aussi initiés aux technologies de l’information et de la communication et au numérique. Ajoutant aussi qu’ils prendront part à des jeux et à des compétitions qui enrichiront leurs connaissances en matière de citoyenneté, de littérature, ainsi que sur les valeurs fondamentales de paix et de cohésion sociale, entre autres. En outre, elle a réitéré l’engagement de son organisation à accompagner la cause des enfants. L’un des temps fort de la cérémonie a été le défilé remarquable des enfants. Amsatou Oumou TRAORÉ
Conseil d’administration de l’AMAP : L’excellence éditoriale et la transformation digitale au menu du budget 2025
Bamako, 02 janv (AMAP) Les administrateurs, lors de la 47è session ordinaire du Conseil d’administration de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), ont examiné, jeudi, le plan stratégique jusqu’en 2027 que la direction générale a élaboré, figurant au nombre des cinq points inscrits à l’ordre du jour. Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé les travaux, qui se sont tenus au ministère en charge de la Communication. Les administrateurs ont adopté le compte-rendu de la 46è session ainsi que le programme des activités et projet de budget 2025. Ils ont égalementf ait le point de l’exécution des recommandations. Le plan stratégique (2025-2027) dont l’exécution est adossée au programme d’activités et au projet de budget 2025, est bâti sur 5 axes. Il s’agit de la diversification des activités, la transformation numérique, l’excellence éditoriale, le renforcement de la gouvernance et la performance financière. Selon le président du Conseil d’administration (PCA), ce plan stratégique a la particularité d’avoir eu « une forte dose d’inclusivité dans son élaboration avec l’ensemble des directions techniques et de leurs agents respectifs. » Alhamdou Ag Ilyène a renchéri qu’à travers ce plan, il s’agit pour l’AMAP, d’améliorer ses outils, produits et services « tout en perfectionnant ses agents afin que la structure devienne davantage compétitive et solide. » Pour ce faire, le ministre chargé de la Communication a cité les actions phares attendues pour la transformation de l’AMAP. Parmi celles-ci, on note « la relance de l’agence d’information, organe stratégique pour un État dans un contexte de guerre informationnelle et communicationnelle, le positionnement de l’imprimerie pour faire face à la demande nationale en termes d’impression de documents officiels et administratifs à gros tirage. » S’y ajoutent la refonte de la maquette du quotidien national «L’Essor», avec une ergonomie plus attrayante, de nouvelles rubriques, l’augmentation des pages en couleurs de 4 à 8 et de la pagination de 16 à 24 pages. « Il est notamment prévu la relance de la presse communautaire dans un contexte de nouvelle législation sur les langues nationales devenues officielles, ainsi que l’opérationnalisation d’une rédaction Web et l’introduction du journalisme de données ou data journalisme ». Un plan ambitieux de rénovation et de modernisation du parc de panneaux d’affichage publicitaires viendra couronner ces actions. Pour le ministre Ag Ilyène, la redynamisation ou la mise en place des services commerciaux, marketing, de recouvrement et de relations publiques font partie de ce plan. On peut également citer le développement de nouvelles applications Web et l’acquisition de systèmes virtuels de gestion et d’information. Sans oublier la relance des projets de construction du bâtiment de la direction générale à Bamako et de la représentation régionale de Sikasso ainsi que celle de Kidal. La mise à disposition de toutes les plateformes physiques et numériques de l’AMAP renforcera la stratégie de communication de la Confédération des États du Sahel. « À terme, ce plan, s’il est bien exécuté et évalué chaque année, devrait permettre à l’AMAP de se positionner, sinon de se repositionner comme l’outil stratégique d’information et de communication tel que l’ont voulu les législateurs. Nous en attendons à coup sûr, les premiers résultats dès cette année », a assuré le ministre chargé de la Communication. Cela sera possible grâce à un projet de budget estimé à près de 2,463 milliards de Fcfa pour l’exercice 2025. Les ressources propres s’élèvent à environ 1,543 milliards de Fcfa contre une subvention de l’État chiffrée à un peu plus de 920 millions de Fcfa. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des administrateurs représentant les pouvoirs publics, les consommateurs, le personnel ainsi que le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. FC/MD (AMAP)
Suspension de l’exportation des produits oléagineux : L’huile alimentaire disponible et à prix abordable
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 03 janv (AMAP) Nos transformateurs locaux saluent la décision prise par les autorités de suspendre, de façon temporaire, l’exportation de certains produits oléagineux du Mali. « La suspension temporaire de l’exportation des amandes de karité est une décision qui favorise le développement industriel du pays. Cette mesure incite les transformateurs locaux à augmenter leur capacité de production et à encourager la création d’emplois tout au long de la chaîne de valeur », explique Kancou Keita Cissé, directrice de Mali-Shi, première unité industrielle de transformation des amandes de karité au Mali. Mme Cissé que nous avons Rencontrée dans son bureau, estime que la décision « permet de conserver une plus grande part de la richesse générée par cette filière au sein de l’économie nationale. » Elle précise que cette ressource est valorisée localement par la production de beurre de karité et de tourteaux. Son entreprise a pour mission de soutenir l’économie locale en transformant les amandes au Mali, contribuant ainsi à la création d’emplois et de valeur ajoutée nationale. Plus de 12 000 femmes collectrices regroupées en coopératives collaborent avec Mali-Shi. « Cette suspension représente une opportunité de sécuriser l’approvisionnement en matières premières, car jusqu’à présent, l’usine ne parvenait pas à produire à pleine capacité », révèle la directrice de l’entreprise Mali-Shi. Selon elle, son entreprise dispose d’une capacité de transformation de 30 000 tonnes d’amandes de karité par an, ce qui permet de produire environ 12 000 tonnes de beurre de karité. Elle s’engage à maximiser cette opportunité en renforçant ses partenariats locaux, en augmentant la production et en valorisant chaque composant de l’amande, au bénéfice de l’économie nationale. La Fédération nationale des producteurs d’huile et d’aliments de bétail du Mali, regroupe plus de 115 huileries. Son secrétaire général, Boubacar Sidiki Diabaté, indique que la fédération utilise toute la production de graines de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et en importe du Brésil, pour environ 350 000 tonnes. « L’huile que nous produisons ne couvre pas les besoins de consommation de la population. Chaque année, nous constatons que le marché est inondé d’huile venant de n’importe où. Lors de mon voyage au Brésil pour le compte de ma fédération, j’ai étudié les possibilités de diversification afin de reproduire ces modèles au Mali. En cette période d’insécurité, le suivi est cependant compliqué », explique-t-il. Face à l’insuffisance des graines de coton, la fédération explore la transformation d’autres produits oléagineux comme substits, notamment le soja, l’arachide et le sésame. Boubacar Sidiki Diabaté souligne que son organisation produit entre 40 et 50 millions de litres d’huile par an. « L’État a organisé deux ateliers pour encourager les acteurs à diversifier leurs produits. Certains testent actuellement le soja, l’arachide et même la noix de karité. Nous avons besoin d’une structure pour encadrer ces filières, comme le fait la CMDT la graine de coton », dit-il, rappelant que l’exportation de graines de coton est interdite au Mali depuis plus d’une décennie. Le président de la filière sésame, Soumaila Coulibaly, affirme que cette interdiction concrétise une vieille revendication des acteurs agricoles dont la vision est axée sur le développement de la production, de la transformation et de la commercialisation en produisant des biens de qualité supérieure à moindre coût. « Nous avons discuté pour préserver les acquis de la filière sésame, notamment concernant le prix. Toute transformation repose sur une production suffisante. Avec le prix fixé à 600 Fcfa, nous espérons maintenir l’intérêt des producteurs », déclare Soumaila Coulibaly. Il insiste sur l’importance de la collaboration entre les acteurs de la chaîne de valeur, de la production au stockage, jusqu’à la transformation et la commercialisation, pour maximiser les bénéfices pour le pays. Abdoulaye Konaté est le président du marché de Ouolofobougou. Il estime qu’à travers cette décision, les autorités souhaitent promouvoir la transformation locale et garantir un approvisionnement adéquat des usines. Cependant, il plaide pour que certaines variétés d’arachides, comme celles destinées à l’huile, soient transformées localement, tandis que d’autres, comme les arachides fraîches, puissent être exportées. « L’arachide fait vivre des milliers de personnes au Mali. Nous pensons que les usines ne peuvent pas absorber toute la production. L’exportation est donc essentielle, même pour l’État », pense-t-il. Lors de la signature du protocole sur la décision de suspension, le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, a expliqué que l’objectif principal est d’assurer l’engagement des unités locales à acheter les stocks disponibles. « Une fois les besoins en matières premières couverts, les excédents pourront être exportés », a-t-il précisé. Cette mesure vise à approvisionner les industries tout en garantissant des prix équitables pour les producteurs. La mesure permettra, selon lui, de rendre l’huile alimentaire accessible aux populations à des prix abordables et en continu. FMS/MD (AMAP)
Mali-Ghana : Le chef de l’Etat invité à l’investiture du président élu John Dramani Mahama
Bamako, 02 janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu, jeudi, une invitation pour l’investiture du nouveau Chef d’État ghanéen à Accra, le 7 janvier prochain, qui lui a été remise par Alfred Mahama, frère du président élu, John Dramani Mahama, à la tête d’une forte délégation ghanéenne. À sa sortie d’audience, qui s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le chef de la délégation a expliqué aux journalistes qu’ils étaient présents à Bamako sur instruction du président élu du Ghana, John Dramani Mahama. Et remettre, en mains propres, au président de la Transition, l’invitation du président élu du Ghana, « à bien vouloir prendre part à sa cérémonie d’investiture à Accra. » Pour le chef de la délégation ghanéenne, le renforcement de la coopération entre le Mali et le Ghana a été au centre des discussions avec le général d’armée Assimi Goïta. Alfred Mahama a indiqué que le Ghana entend renforcer et approfondir ses relations de coopération avec le Mali. « Mais aussi, étendre cela à tous les pays de la Confédération des États du Sahel. » Il a ajouté que son pays souhaite travailler avec ces États, « apporter son assistance et son appui afin de pouvoir régler tous les problèmes et questions d’insécurité qui sévissent non seulement au Mali mais aussi dans les autres pays de l’Alliance des États du Sahel. » L’élection présidentielle ghanéenne du 7 décembre2024 a vu la victoire du candidat de l’opposition et ancien président de la République, John Dramani Mahama. Il a remporté l’élection, sous la bannière du principal parti d’opposition, le Congrès national démocratique (NDC), avec 56,6% des voix contre 41,6% pour le vice-président Mahamudu Bawumia. DD/MD (AMAP)
Baco-Djicoroni Golf : Deux trafiquants de drogue tombent
Bamako, 2 janv (AMAP) Deux individus suspectés de trafic international de drogue ont été interpellés, dimanche dernier, par le commissariat de police de Korofina Nord, en collaboration avec celui de Baco-Djicoroni ACI, ont indiqué sources policières. G.F et O.D sont tous deux dans la vingtaine et appartiennent à ce que les limiers ont qualifié de réseau de trafiquants. Selon les mêmes sources, le duo a longtemps opéré sans s’inquiéter. Les policiers les ont suivis. Après un long moment de filature, ils sont finalement tombés. Leur interpellation fait suite à une plainte émanant d’une citoyenne qui a saisi le commissariat de police de Korofina Nord. Une enquête a été ouverte et a permis l’interpellation des deux suspects. De sources policières, quelques jours auparavant, plus précisément à la date du 13 décembre 2024, le commissariat est saisi par une citoyenne à propos d’un colis suspect en sa possession. Un colis de chaussures avec de la cocaïne dissimulée pour être expédié vers France. La dame, soupçonnant une activité illicite, a alors déposé le paquet incriminé au commissariat et a porté plainte. Après vérification, les policiers y ont trouvé 08 boules de cocaïne, 04 paires de chaussures pour femmes et 06 robes en tissu brodé, le tout emballé dans un sachet bleu. Le poids de la cocaïne saisie serait estimé à quelques centaines de grammes. La valeur marchande est de 25 000 Fcfa par gramme. À la suite de cette découverte, les enquêteurs de la Brigade des recherches ont activé leur renseignement. Ce qui a permis de mettre la main sur les deux suspects dans un appartement à Baco-Djicoroni-Golf, en Commune VI de Bamako. Il ressort des investigations que O.D, considéré comme le principal suspect, aurait des liens avec un important réseau de trafic de drogue basé en République de Guinée, qui utilise le Mali comme pays de transit vers l’Europe. Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir expédié à plusieurs reprises des quantités significatives de drogue vers l’Europe via des personnes ignorant le contenu des colis. Après audition, le duo a été déféré devant un juge pour répondre des faits. Les enquêtes se poursuivent pour le démantèlement total du réseau TC/MD (AMAP)

