Mali : le général Abdel Fattah Al-Burhan du Soudan attendu à Bamako, ce samedi (Communiqué)

Bamako, 11 janv (AMAP) Le président soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, est attendu à Bamako aujourd’hui, samedi, pour une visite d’amitié et de travail de 48 heures, annoncent les services de communication du palais présidentiel du Mali, Koulouba. « Cette visite, qui revêt une importance particulière dans le contexte géopolitique actuel, représente une occasion unique pour le Soudan et le Mali de renforcer leurs relations bilatérales », indique un communiqué de la présidence du Mali. Selon la même source, « les deux pays, bien que géographiquement éloignés, partagent des intérêts stratégiques cruciaux. Ajoutant que « le rendez-vous entre les dirigeants (des deux pays) s’inscrit dans un cadre plus large d’une coopération renforcée. » Les deux capitales estiment faire face à des défis communs tels que le terrorisme croissant qui gangrène la région du Sahel, les migrations massives dues aux conflits et à l’instabilité, ainsi que les crises économiques exacerbées par des facteurs externes et internes. Elles cherchent à établir un front uni contre ces menaces. De plus, cette rencontre pourrait ouvrir la voie à des initiatives régionales visant à promouvoir la paix et la stabilité, solidifiant ainsi les liens non seulement entre le Soudan et le Mali, mais également avec d’autres pays voisins. En outre des discussions sur l’échange d’expertise militaire, le partage de renseignements et l’intégration de politiques de sécurité sont prévus. La visite est perçue comme « un moment clé non seulement pour l’avenir des relations bilatérales mais, aussi, pour la sécurité collective de la Région. » À l’occasion, de nombreux acteurs diplomatiques et économiques sont également invités « à participer aux séminaires et ateliers organisés pour discuter de diverses questions de gouvernance, de développement durable et de résilience économique. » Il est prévu de concentrer les discussions « sur la formation conjointe des forces de sécurité et l’établissement de mécanismes de réponse rapide aux crises. » En outre, des projets de développement innovants, notamment axés sur les énergies renouvelables et l’agriculture durable, pourraient être abordés, ainsi qu’un soutien technique et financier de la part d’organisations régionales et internationales. Le général al-Burhan mettrait également à profit cette visite pour promouvoir l’image positive du Soudan sur la scène internationale, cherchant à attirer des investisseurs et des partenaires pour revitaliser l’économie soudanaise, tout en renforçant la coopération multiculturelle. Des rencontres,  avec la société civile et les jeunes leaders maliens, donneraient une dimension humaine à cette visite, au-delà « des relations interétatiques qui ne se limitent pas à des négociations entre dirigeants, mais engagent également les populations locales dans la co-construction d’un avenir pacifique et prospère », selon le communiqué, Les deux pays espèrent que cette visite marquera « un tournant décisif, posant les jalons d’une collaboration revitalisée qui transcende les frontières et les défis actuels. » MD (AMAP)

L’ambassadeur du Japon au Mali rend visite à l’AMAP 

Bamako, 09 janv (AMAP) L’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a rendu, jeudi, une visite de courtoisie à la l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), premier du genre depuis son arrivée en août dernier dans notre pays, avec le monde de la presse au Mali. Il était environ 10 heures quand le véhicule du diplomate nippon s’est immobilisé dans la cour de la structure. Il a été accueilli par le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, accompagné d’autres responsables. L’ambassadeur du Japon a eu un tête-tête avec le premier responsable de l’AMAP dans son bureau, en présence de la directrice générale adjointe, Mme Mariko Christiane Diallo. Après ce bref entretien, les deux personnalités ont poursuivi les échanges, élargies, cette-fois, aux autres responsables dans la salle de réunion. Heureux de la visite, Alassane Souleymane a dit tout l’honneur de son service de recevoir le diplomate nippon. Il a présenté la structure à l’illustre visiteur. Composée notamment de L’Essor, de l’Agence de presse, de l’imprimerie, de Kibaru et de la publicité, l’AMAP est un établissement public à caractère administratif. Ses missions sont l’information et la communication. Dans ces domaines, la structure est la plus grande et la plus veille maison au Mali. « Nous voulons être à la hauteur de l’héritage de nos pionniers », a déclaré Alassane Souleymane. Le DG de l’AMAP a beaucoup insisté sur la promotion des titres en langues nationales. Cela, conformément à la nouvelle Constitution qui a érigé les langues nationales en langues officielles. D’autres secteurs à innover sont : le parc de panneaux publicitaires, l’imprimerie et les plateformes numériques. Alassane Souleymane a aussi évoqué les difficultés du service, liées aux moyens roulants, au parc informatique et à la formation continue afin de faire face à la concurrence rude dans le secteur. Il a signalé que la structure est représentée dans plusieurs régions de notre pays, notamment à Ségou, Kayes, Mopti, Sikasso, Tombouctou, Gao et Kidal. En retour, l’ambassadeur du Japon a souligné l’importance des médias dans le cadre de l’éducation et de la diffusion des informations en direction des populations. Yukuo Murata a dit que la presse est le quatrième pouvoir dans son pays, avant d’insister sur l’indépendance des médias. Le diplomate nippon a indiqué que son pays organise des formations notamment techniques à l’endroit des jeunes dans le cadre de son partenariat avec le nôtre. « Malheureusement, a-t-il déclaré, cette initiative ne concerne pas les hommes de média. » Yukuo Murata a, cependant, déclaré que l’Empire du Soleil levant a un programme de visite destiné aux journalistes. Cela, afin de leur permettre de savoir comment le Japon s’est développé. Il a annoncé la tenue de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (TICAD) en août prochain. Mais aussi, la commémoration de la fête nationale du Japon par son ambassade, le 14 février prochain. Une forme d’invitation officiellement adressée à l’AMAP afin qu’elle participe à cet important évènement. La visite a été marquée par des échanges de cadeaux entre le diplomate japonais et le directeur général de l’AMAP. BD/MD (AMAP)

Région de Koutiala : Présentation de vœux du nouvel An au gouverneur

Koutiala, 09 janv (AMAP) La présentation de vœux du nouvel An de l’Etat à Koutiala, au gouverneur de région, le général de division, Abdoulaye Cissé, a eu lieu, mercredi, dans la salle de conférences de l’ex Conseil de cercle. La rencontre a mobilisé les chefs de quartiers, les leaders religieux et communautaires, les responsables des services régionaux et locaux, les préfets et sous-préfets de la localité et le chef de l’exécutif régional avec son cabinet. A l’entame de la cérémonie, le porte-parole des Légitimités traditionnelles et religieuses, , non moins président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) de Koutiala, a adressé ses remerciements à l’Etat, à travers le gouverneur, pour les actes et actions qu’ « il mène pour la pleine opérationnalisation de la région et, surtout, pour les soutiens multiformes pour les sinistrés des inondations de 2024. » Adama Kouyaté n’a pas passé sou silence l’engagement des Forces de défense et de sécurité en 2024. Au nom des chefs de quartiers, des leaders religieux et communautaires, il est revenu sur certaines difficultés de la capitale de l’Or blanc. Il s’agit, notamment, du manque criard de routes dans la ville. A la suite de M. Kouyaté, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Dembélé, a, au nom des élus, souhaité la paix, la solidarité et la cohésion sociale en 2025. Pour les services techniques, Amadou B. Traoré, directeur régional de la culture a indiqué que « la relation entre les services et les autorités de la région est un véritable indicateur de partage. Il a souligné quelques difficultés que les services régionaux connaissent. Il s’agit de l’insuffisance de personnels et de moyens matériels et financiers etc. Il estime que « malgré ces difficultés, l’espoir est permis surtout avec l’assistance du gouverneur. » Les services techniques se disent satisfaits du management de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par le président de la Transition, chef de l’Etat du Mali et président en exercice de l’AES, Assimi Goïta, qui a aussi dédié l’année 2025 à la culture. Prenant la parole pour les représentants de l’Etat, le préfet  du cercle de Koutiala, Kéou Nioumanta, a porté un regard rétrospectif sur 2024 avant de faire des projections pour 2025. Selon lui, l’année 2024 a été marquée par l’opérationnalisation de la Région de Koutiala avec la nomination de tous les préfets des huit cercles)et les sous-préfets des 22 arrondissements). A cela s’ajoute selon M. Nioumanta, la tenue des états généraux, notamment, sur la jeunesse, la révision annuelle des listes électorales, le cadre de concertation avec les Légitimités traditionnelles etc. « Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt », a tempéré le porte-parole des représentants de l’Etat qui est revenu sur le manque de moyens, l’existence de poches d’insécurité et des braquages, la pose d’engins explosifs dans la région, etc. Pour remédier à l’insécurité, il propose des patrouilles de grande envergure et la création d’unités de sécurité et de défense dans certaines localités de la région. Après ces différentes interventions, le général de division, Abdoulaye Cissé, a exprimé sa joie avant de dire que « la réalisation des infrastructures routières est dans le programme. » Il a exhorté les populations « à compter d’abord sur leurs propres forces à travers des engagements citoyens. » Il a exhorté les chefs de services « à travailler pour les populations pour lesquelles ils sont à Koutiala » avant de déclarer être « très satisfait de ce que les représentants de l’Etat font, malgré les difficultés et le manque de moyens. » ID/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 08 janvier 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 janvier 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°2011-014 du 19 mai 2011 portant Code de l’Aviation civile. La Loi n°2011-014 du 19 mai 2011 portant Code de l’aviation civile intègre dans la législation nationale, les dispositions des conventions, résolutions internationales, règlements internationaux et sous régionaux relatifs à l’Aviation civile. A l’application, le Code de l’aviation civile a révélé des insuffisances liées à l’évolution du contexte national, sous-régional, régional et international de l’Aviation civile, notamment : –  les amendements des annexes à la Convention de Chicago ; –  les amendements du Code communautaire de l’aviation civile de l’UEMOA ; –  les recommandations issues des audits de sécurité de l’OACI ; –  les pratiques de l’industrie du transport aérien. Il est donc apparu nécessaire de procéder à la modification du Code de l’aviation civile pour corriger les insuffisances constatées. Le projet de loi, adopté, permet d’adapter le cadre législatif national de l’Aviation civile aux normes régionales, sous régionales et internationales en prenant en compte les nouvelles règles et exigences découlant des engagements internationaux et communautaires souscrits par le Mali. un projet de décret portant modification du Décret n°2022-0142/PT-RM du 11 mars 2022 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction générale des Transports. un projet de décret portant modification du Décret n°2023-0085/PT-RM du 10 février 2023 portant création des services régionaux et subrégionaux des Transports. La Direction générale des Transports a été créée par l’Ordonnance n°2022-008/PT-RM du 11 mars 2022, avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transport routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination et le contrôle technique des services extérieurs, des services régionaux et subrégionaux, des services rattachés, ainsi que des organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Pour exercer ses attributions, la Direction générale des Transports s’appuie sur ses services extérieurs dénommés Entrepôts maliens dans les ports de transit, créés par les accords et conventions signés entre le Mali et les différents pays de transit de marchandises à destination du Mali. Dans le but de mieux gérer le trafic des marchandises au niveau de certains postes frontaliers, des structures locales dénommées Antennes ont été créées en 2005. Ces structures situées à l’intérieur du pays étaient rattachées aux Entrepôts maliens situés à l’extérieur. Pour assurer un meilleur fonctionnement et une plus grande efficacité dans l’exécution des missions assignées à la Direction, il est apparu nécessaire de créer dans les Régions administratives abritant les corridors, un service technique subrégional sous la dénomination de Bureau local des Transports en lieu et place des différentes Antennes. Les projets de décret, adoptés, visent à prendre en compte les Bureaux locaux des Transports qui relèveront désormais de l’autorité technique des Subdivisions des Transports. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Kéniéba et environs. La ville de Kéniéba, chef-lieu de la Commune rurale et du Cercle du même nom, couvre une superficie de 1 244 hectares avec une population estimée à 17 534 habitants en 2022. L’extension de la ville, l’ampleur des activités socioéconomiques menées et l’arrivée à terme du Schéma d’aménagement et d’urbanisme approuvé en 2000 ont rendu nécessaire l’élaboration d’un Schéma directeur d’urbanisme en vue de permettre son développement harmonieux à court, moyen et long termes. Ce Schéma détermine les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement de la ville de Kéniéba et environs. Il fixe la vocation première des sols, ainsi que les perspectives d’évolution de la ville et définit les principes de son organisation en matière d’habitat, d’activités, de voiries et de réseaux divers, de grands équipements y compris le traitement des problèmes environnementaux. Le projet de décret, adopté, permettra à la ville de Kéniéba et environs de disposer d’instruments de planification et de gestion de son développement sur les 20 prochaines années. un projet de décret fixant les prix de cession et les redevances des terrains urbains et ruraux du domaine privé immobilier de l’Etat à usage commercial, industriel, artisanal, scolaire, de bureau, d’habitation ou assimilés. Dans le souci de faciliter l’accès à la propriété de manière équitable, le Gouvernement a décidé par l’Ordonnance n°14/CMLN du 06 mars 1975 de fixer les prix de cession des terrains domaniaux sur l’ensemble du territoire national en fonction de leur usage, révisables tous les 10 ans. A la faveur de l’adoption de l’Ordonnance n°2020-014/PT-RM du 24 décembre 2020 portant loi domaniale et foncière, le seul acte de propriété qui est désormais délivré au Mali est le titre foncier. Les détenteurs de titres provisoires délivrés avant l’adoption de ladite ordonnance doivent les transformer en titres fonciers. Les titres provisoires constituant les actes de propriété de la plupart des parcelles, leur transformation en titres fonciers peut constituer une contrainte pour le pouvoir d’achat du citoyen. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de faciliter les conditions d’accès au titre foncier, notamment par la réduction des prix de cession et des redevances. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directrice générale de l’Agence nationale de la météorologie : Madame TANDIA Fanta TRAORE, Ingénieur Agronome. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Secrétaire général :

Quelque 120 tonnes de produits périmés incinérées à Dio, près de Kati

Kati, 09 janv (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako (DRCCC) a incinéré, mercredi, à Dio (près de Kati), 120 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation d’une valeur estimée à 800 millions de Fcfa. Le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, Fousseyni Bamba a mis le feu aux produits périmés, en présence des représentants des consommateurs et du secrétaire général de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Ces produits détruits sont essentiellement composés de boissons énergétiques, de couscous arabes, de mayonnaises, de biscuits, de chips, de bonbons et de dattes, tous périmés et impropres à la consommation. Le directeur régional, Fousseyni Bamba, a rassuré la population que « les opérations de retrait des produits périmés vont se poursuivre avec la même intensité et aucun point de vente ne sera épargné. » « Les commerçants qui proposent des produits périmés à la vente seront sanctionnés conformément aux dispositions de la loi portant protection du consommateur », a-t-il promis. Conformément aux textes et aux missions de la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, les agents sont toujours sur le terrain à la recherche de produits impropres à la consommation. « Nous sommes en mission tous les jours pour les protéger et nous demandons aux opérateurs économiques de déclarer les produits dont la date de péremption est atteinte à la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, pour qu’on puisse les enlever et les détruire conformément aux dispositions règlementaires », a lancé le directeur à l’endroit de la population. Au nom des consommateurs, M. Mamadou B. Diarra s’est réjoui de l’opération et a invité « les autorités à poursuivre en justice les opérateurs économiques qui vendent des produits périmés sur le marché. »  Selon lui, la santé de la population en dépend. Rappelons que ces stocks brûlés ce jour ont été saisis dans le seul mois de décembre 2024. ALK/MD (AMAP)

Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)

Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna  et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)      

Sikasso : Les secteurs les plus impactés  par les effets des changements climatiques

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 08 janv (AMAP) La Région de Sikasso, dans le Sud du Mali, tout comme le reste du Mali sinon le monde entier, fait aujourd’hui face aux effets des changements climatiques. Aucun secteur n’est épargné par les conséquences sur notre planète. Pour toucher du doigt la réalité, notre équipe de reportage s’est intéressé à un certain nombre de secteurs dans la région de Sikasso. Il s’agit notamment de l’agriculture, l’environnement, l’élevage et la santé. « L’arrivée précoce des pluies, celle tardive, les poches de sécheresse en début d’hivernage et l’abondance des pluies lors de l’hivernage », le président de la Chambre régionale d’agriculture, Abdoulaye Bamba, dresse le tableau des défis auxquels les producteurs de Sikasso font face à cause des effets des changements climatiques. Le phénomène a quasiment bouleversé le calendrier des producteurs. Il leur cause de grosses pertes. Il s’agit de l’assèchement de certains plants ou encore la destruction totale d’autres à cause de l’abondance de l’humidité du sol ou encore des inondations. « Cette année l’humidité du sol a détruit ma parcelle de 2ha de papaye », confie Abdoulaye Bamba. Il renchéri avec le cas de la parcelle de riz de la plaine de Loulouni qui a été submergée par l’eau (90% des plants de riz ont été détruits) et celui des orangers qui ont été déracinés par la tornade à Hérémakono. Par ailleurs, le président de la chambre régionale d’agriculture dit que de nos jours, le secteur de l’agriculture de la région est frappé de plein fouet par ces effets. Il reconnaît que Sikasso est une zone tropicale humide mais les producteurs ne sont pas habitués à ces intempéries. « Avant, l’hivernage débutait au mois de mai pour prendre fin en septembre mais actuellement, il commence en juillet et se termine jusqu’en novembre ». Il invite les producteurs à suivre les conseils des techniciens de la direction régionale de l’agriculture, de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) ainsi que de la météo qui les encadrent. BOULEVERSEMENTS – Tout comme l’agriculture, l’environnement est également touché. Le directeur régional de l’assainissement du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN), Moussa Ballo, affirme que l’environnement à Sikasso est confronté à un certain nombre de défis. Il s’agit de la diminution de la biodiversité et des ressources naturelles, de la pollution de l’air et du déversement du contenu des latrines lors des inondations (ce qui a des impacts sur la santé humaine). Pour réduire les effets des changements climatiques sur l’environnement, M. Ballo préconise la réduction de la quantité des déchets. A cet effet, il a mis un accent particulier sur la transformation des cartons en alvéoles, des plastiques blancs en d’autres éléments…Ce qui contribuera à diminuer considérablement la production du gaz carbonique et du méthane (les gaz à effet de serres). Sur le même registre, le responsable de la DRACPN de Sikasso souligne que les exploitants des charrettes doivent verser le contenu des latrines dans les stations de vidange. C’est de là que ces contenus seront transformés en engrais organiques pour les champs de culture. Toute chose qui permettra à la population du Kénédougou de consommer des produits bio (bons pour la santé). Sur le plan sanitaire, l’Étude de cas sur le Mali dénommé « Comment le changement climatique et environnemental aggrave les conflits et les inégalités » précise que la hausse des températures et du nombre de journées très chaudes aboutira à des canicules plus fréquentes. La population touchée par, au moins, une vague de chaleur par an passera de 2% en 2000 à entre 3,6 et 9% en 2030 au Mali. Ce qui, selon l’étude, pourra se traduire par une hausse de la mortalité liée à la chaleur. BETAIL A LA PEINE – « Cette année, les fréquentes inondations du fait des changements climatiques ont causé des dégâts au cheptel de la région. Il s’agit principalement des animaux dans les localités de Zangaradougou, Finkolo, Kignan et Loulouni », déclare le directeur régional des productions et industries animales, Jean Martin Kamaté. Selon lui, dans les zones de pâturage, les crues ont réduit le mouvement des animaux tout en leur rendant difficile l’accès aux marchés de bétail. « Toute chose qui impacte négativement sur le circuit d’approvisionnement des marchés de bétail », explique-t-il. Les vents violents, également causés par les changements climatiques, détruisent les arbustes et dégradent la nature. Cela complique l’alimentation du bétail. Pour remédier à la situation, M. Kamaté appelle les éleveurs de Sikasso à la résilience. Quant à la présidente de l’Association des femmes engagées pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques (AFECC) du Mali, Aïssata Keita, elle apporte des éclaircissements. Pour le cas du Mali, elle soutient que le pays est exposé aux aléas climatiques qui perturbent considérablement les activités économiques. Cela, à travers des sècheresses récurrentes, la raréfaction des ressources naturelles et les phénomènes extrêmes. « Tous les secteurs sont impactés mais l’agriculture, l’élevage et l’environnement restent largement tributaires de ces aléas », indique–t-elle. En termes de perspectives, la présidente de l’AFECC priorise notamment l’éducation, l’information et la sensibilisation du public sur les causes et les conséquences des changements climatiques, tout en mettant en lumière les questions urgentes liées au phénomène. Aïssata Keita invite, également, les médias à diffuser des messages de plaidoyer sur les effets du phénomène en direction des décideurs. POLITIQUE NATIONALE – Selon l’assistant technique de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), Abdrahamane Dème, le gouvernement du Mali est conscient des grands risques et enjeux des changements climatiques. « C’est pourquoi la vision de sa politique nationale sur les changements climatiques est de définir d’ici 2025 un cadre de développement socio-économique durable. Ce qui intègre les défis des changements climatiques dans tous les secteurs de son développement afin d’améliorer le bien-être des populations », dit M. Dème. Cette politique se développera autour des cinq piliers opérationnels définis à Bali lors de la COP13 en 2007: la vision partagée, l’adaptation, l’atténuation, le transfert de technologies et le financement, tout en associant de manière intégrée l’ensemble des programmations et acteurs du monde. Egalement, suite à l’accord de Paris, le

L’armée tue 30 terroristes à Nioro du Sahel (bilan provisoire)

Nioro, 07 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont tué trente assaillants dont les corps ont été abandonnés sur place, en repoussant, dans la nuit du lundi à mardi, aux environs de 22h00, une attaque à Nioro du Sahel (Ouest) menée par des terroristes lourdement armés. Les forces armées nationales ont compté un soldat mort au combat, un civil légèrement blessé et un véhicule calciné par les balles incendiaires. Les FAMa ont récupéré dix-neuf pistolets mitrailleurs AK 47, trois mitrailleuses PKM, un lance-roquette anti char (LRAC) et une importante quantité de munitions. Les assaillants, qui se sont infiltrés en grand nombre dans la ville avec des complicités internes, selon des sources sécuritaires, se sont attaqués au gouvernorat, la brigade de la gendarmerie, le domicile du commissaire de police, les bureaux des douanes et le canner de pesage. Ils ont tenté de faire sauter le pont qui divise la ville du côté de la résidence Bogué mais n’ont pas réussi à le faire. Les populations se réjouissent du courage et de la détermination des FAMa. Tout en saluant leur professionnalisme, elles s’engagent à collaborer avec forces de défense pour lutter contre les terroristes. MD/MD (AMAP)

Bijoux en argent et plaqué or : Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 07 déc (AMAP) L’argent trempé dans l’or, également appelé «or plaqué» ou plaqué or, est un bijou au design inspiré de celui de l’or, notamment du style «Djeddah». Il est souvent difficile de le distinguer de l’or véritable. Cette parure, de plus en plus apprécié par les femmes, offre une alternative abordable pour celles qui souhaitent l’élégance de l’or, sans en supporter le coût. Réalisé désormais à l’aide de machines, ce procédé moderne remplace les techniques artisanales d’autrefois. Fatoumata Diaby, surnommée Latifa, vendeuse de bijoux depuis plus de six ans, affirme que l’argent trempé est actuellement très en vogue. Assise dans sa boutique à Magnambougou (Commune VI de Bamako), elle pèse une chaîne pour en estimer le prix. La commerçante explique que ce type de bijou est apparu il y a longtemps, mais demeurait un secret bien gardé. Elle souligne que ces ornements sont un coût abordable. « C’est un bon bijou car il est en argent et recouvert d’or. En plus, on peut le replonger dans le bain d’or lorsqu’il noircit. Nous avons ici des produits et des machines qui le rendent identique à l’or », précise Faty Diaby, dont les produits proviennent de Dubaï. Elle précise que le prix de l’argent augmente parfois parallèlement à celui de l’or, car le procédé inclut de l’or. Au début, le gramme coûtait 3 000 Fcfa, mais il est maintenant à 3 500 Fcfa, l’or atteignant presque 50 000 Fcfa le gramme. L’avantage de ce modèle, selon elle, est qu’il peut être transformé en argent blanc si l’on souhaite changer de couleur. «L’entretien est simple. En le nettoyant avec de l’eau tiède et le détergent après chaque utilisation, il peut rester intact pendant des années », assure Latifa, qui vend ses articles en gros et au détail. Elle souligne que ses clients incluent des amateurs de bijoux soucieux de leur budget et, même, des personnes fortunées souhaitant varier leur collection sans mélanger leurs bijoux avec l’or. « En termes de bénéfices, on ne dépasse pas 1 000 Fcfa par bijou. Notre stock est souvent écoulé en moins de dix jours », dit-elle. IDENTIQUE À L’OR – Mamou Sow, Une cliente, est présente lors de notre passage. « Ces bijoux en argent sont de qualité et le revêtement en or donne un résultat magnifique. Ce nouveau design Djeddah, identique à l’or, me motive à l’acheter. Lors des cérémonies, on me demande souvent si mes bijoux sont en or », confie-t-elle, en essayant une paire de boucles d’oreilles. Djénéba Traoré, Malienne vivant en Côte d’Ivoire, commercialise également de l’argent trempé. Elle indique qu’il est différent de l’or, car il peut se déteindre après un certain temps. « Mes clients l’achètent pour pallier le manque d’or, devenu très coûteux. Après plusieurs utilisations, il peut perdre son éclat. Ce que j’explique toujours clairement aux acheteurs », dit-elle. Ce bijou reste très prisé, puisqu’il est polyvalent et s’adapte à toutes les occasions avec élégance, que ce soit pour une sortie en ville ou une soirée. Factory Mali, une industrie spécialisée dans la transformation des bijoux en or et en argent, fabrique de l’argent trempé localement grâce à des machines similaires à celles de Dubaï. Souleymane Traoré, son directeur général, explique que face à la demande croissante, il a investi dans des machines pour la production nationale. Debout derrière son comptoir, il fait face à 2 kg de production qu’il vient de tremper dans un liquide d’or. Il tient dans ses mains une boucle d’oreille et une chaine pesant 10 grammes pour un coût estimé à 27 500 Fcfa. « Nos produits sont très appréciés dans la sous-région. Initialement, je voulais produire à Dubaï, mais j’ai décidé de le faire ici pour contribuer au développement du Mali », dit-il, expliquant que l’argent blanc est importé. Notre interlocuteur affirme que ses bijoux sont trempés dans trois bains et un dernier contenant du liquide d’or pur. A Factory Mali, des articles sont cédés à 1 250 Fcfa en gros, ce qui permet à chacun d’y trouver son compte. Et en détail, il faut débourser 2 000 Fcfa contre 2 400 en gros à Dubaï. « J’ai eu le témoignage de plusieurs personnes dans la sous région confirmant qu’il préfère mes designs à celui de Dubaï à cause de la couleur. Parce qu’il y a des clandos à Dubaï qui ne sont pas reconnus et qui vendent de la mauvaise qualité », fait savoir celui qui travaille avec une trentaine de personnes actuellement. Souleymane Traoré ajoute que ces bijoux sont trempés dans trois liquides et le quatrième se fait avec le liquide de l’or appelé lingot. PRIX ABORDABLES – Ces détails sur le prix et la qualité du produits fournis par Souleymane Traoré semblent motiver le choix de Fatoumata Haïdara pour le plaqué or. Cette jeune mariée raconte avoir opté pour des bijoux en argent trempé dans l’or, qu’elle juge plus accessibles et tout aussi beaux que l’or. « Avec 80.000 Fcfa, j’ai pu acheter trois ensembles de bijoux complets et quelques boucles d’oreilles. Ce montant n’aurait même pas suffi pour acheter trois grammes d’or », conclut-elle avec satisfaction. Bana Coulibaly, qui opère dans l’achat et la vente des bijoux de Dubaï à Bamako, depuis une vingtaine d’années, nuance cette comparaison entre le plaqué or et l’or véritable. Ce spécialiste en bijoux précise que le plaqué or Djeddah est un ensemble de colliers non dégradables avec de très jolies couleurs et motifs en fleur. « Contrairement à l’or, soutient-il, l’argent ternit, provoquant une coloration brun clair qui s’assombrit jusqu’à devenir brun foncé, et finalement, gris foncé ou noire ». Et d’ajouter qu’avec l’or plaqué, le principal avantage est son prix inférieur par rapport à l’or massif. « Généralement, l’or utilisé pour le placage est un or de 14 ou de 18 carats. Les bijoux dorés à l’or fin sont recouverts d’une épaisseur d’or qui se situe entre 0,3 et 1 micron d’or », signale-t-il. Le commerçant note que les gens achètent des bijoux plaqués or parce qu’ils sont durables

Cercle de Tenenkou Démarrage de la campagne de vaccination 2024- 2025 du cheptel

Tenenkou, 06 janv (AMAP) Le préfet Mamadou Dao, a donné, lundi, le clap de départ  de la campagne de vaccination du cheptel dans le Cercle de Tenenkou (Centre), après le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination, le 14 décembre 2024, à Konobougou, par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Allaye Cissé, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne avant d’inviter les éleveurs à  se mobiliser pour une réussite totale. Le mandataire de Tenenkou central, Sirafa Traoré, a salué cette initiative des autorités avant de rappeler que la vaccination est cruciale dans la prévention des maladies qui touchent les animaux. Il a invité les leaders communautaires à se mobiliser pour que le maximum de têtes puissent être vaccinés. Il a égrené quelques difficultés auxquels ils sont confrontés. Il s’agit de l’inaccessibilité de certains parcs du fait de la crue, l’automédication et la vétusté des parcs de vaccination dans le cercle. Le préfet Mamadou Dao s’est félicité de l’organisation de cette campagne de vaccination avant de rappeler la place de choix qu’occupe l’élevage dans le cercle de Tenenkou.  Selon lui, cette « campagne de vaccination revêt une importance capitale pour la préservation du cheptel et la lutte contre les maladies qui impactent directement et négativement la sécurité alimentaire et les revenus des éleveurs dont le manque à gagner est colossal. » Il a aussi invité les présidents des coopératives d’éleveurs à s’investir davantage et à intensifier la sensibilisation pour que cette campagne 2024- 2025 atteigne les résultats escomptés. Après son intervention, le chef de l’exécutif local a administré la première dose de vaccin à un taureau. Plusieurs spécialistes ont constaté que l’état des animaux n’est pas du tout reluisant et satisfaisant cette année « à cause de plusieurs facteurs , entre autres, l’insécurité, la forte pluviométrie et la crue observée cette année dans le cercle. » Selon nos interlocuteurs, l’insécurité a empêché les animaux de rejoindre leur zone de transhumance habituelle entraînant une concentration des animaux dans les zones d’attentes et, par ricochet, du surpâturage. Par ailleurs, la crue a submergé les zones de pâturages avec pour conséquences beaucoup d’eau et peu d’herbes. Une situation qui a entraîné une sous-alimentation des animaux les rendant plus vulnérables aux maladies. Selon cette même source, les animaux sont touchés par plusieurs maladies notamment la péripneumonie contagieuse bovine appelée « Boutial » en peulh, une maladie très contagieuse qui commence à décimer certains troupeaux de la zone. Pour prévenir toute désillusion, le maître mot demeure la vaccination rien que la vaccination. Le Cercle de Tenenkou, zone d’élevage par excellence, compte de troupeaux estimés à plusieurs dizaines de milliers de têtes, toutes espèces confondues. Ici l’élevage est plus qu’une activité, c’est surtout un facteur d’identification pour certaines communautés, une identité culturelle surtout en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition lors de ses vœux du nouvel An. Des communautés qui ont un lien séculier avec le bétail qui mérite d’être protégé pour la leur survie, surtout en cette période où le monde subit de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques. L’actuelle campagne de vaccination va durer plusieurs jours et permettra de lutter contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, la maladie de Newcastle, la variole aviaire, la bronchite infectieuse, les charbons et bien d’autres maladies qui touchent les animaux. La cérémonie de lancement a enregistré également la présence du sous- préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, du représentant du secteur de l’élevage, du président de la Chambre locale d’agriculture, du représentant du chef de village, du président de l’association Tabital Pulaaku, du mandataire de Tenenkou central  et de nombreux éleveurs. AS/MD (AMAP)