Mali : L’autorité de régulation retire la télévision France 2 des bouquets pour quatre mois
Bamako, 02 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a décidé, mardi, de retirer la télévision France 2 des bouquets de tous les distributeurs de services de radiodiffusion sonore ou télévisuelle autorisés au Mali pour une période de quatre mois, a annoncé la HAC. Selon la même source, cette décision fait suite aux manquements graves à l’éthique et à la déontologie du journaliste, décelés dans l’élément présenté sous le titre de « Décryptage », dans le JT du 20 janvier 2024 de la télévision France 2. « Les manquements se résument, entre autres, au manque d’équilibre de l’information et à l’apologie du terrorisme en vue de démoraliser les troupes et les populations. » À cet effet, la HAC invite les distributeurs à mettre en application les dispositions de l’article 41 du décret n°2016-0715/P-RM du 14 septembre 2016 fixant le cahier des charges des entreprises de diffusion et de distribution de programme, Ce texte stipule : « L’opérateur de diffusion et/ou le distributeur de services doit immédiatement suspendre la diffusion d’un service de radiodiffusion étranger si la HAC le lui enjoint. » En avril 2022, la HAC a retiré définitivement la Radio France Internationale (RFI) et la chaine de télévision France 24 des bouquets de tous les distributeurs de programmes audiovisuels, des plateformes, des sites des organes de médias en ligne et des opérateurs de téléphonie mobile. Elle reproche à ces médias français d’avoir animé des émissions ayant « porté atteinte à la défense et à la sécurité nationales ». Selon la HAC, ces chaînes diffusaient depuis plusieurs mois des émissions constituant des manquements à l’éthique et à la déontologie et violant les dispositions de l’article 2 points 2 et 5 et de l’article 4 de la loi n° 2012-019 du 12 mars 2012 relative aux services de communication audiovisuelle. Il ressort également de l’examen de la Commission de l’éthique, du contentieux et de la déontologie, suite à l’auto saisine de la HAC, « le non-respect des principes d’éthique et de déontologie sur le traitement professionnel de l’information, le non-respect du pluralisme et de l’équilibre des points de vue, les pratiques de parti pris dans la couverture des actes de guerre, des attentats, des violences armées contre les civils, entre autres. » SS/MD (AMAP)
CAN Côte d’Ivoire 23 : Des quarts de finales alléchants
Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Bouaké, 1er fév (AMAP) Cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) est entière, particulière et pour laquelle, il difficile de faire des pronostics. C’est une CAN des surprises et une véritable révolution du football africain. Le titre de favori, c’est désormais sur le papier, le terrain révèle une autre réalité. Aucun mondialiste n’a pu dépasser le cap des huitièmes de finale (Maroc, Ghana, Cameroun, Tunisie, Sénégal). Après les huitièmes de finale, aucun quart de finalistes de la précédente édition au Cameroun n’est resté dans la compétition : le Sénégal (battu par la Côte d’Ivoire en huitièmes), la Guinée équatoriale (battue par la Guinée en huitièmes), le Burkina Faso (battu par le Mali en huitièmes), la Tunisie (sortie en poules), le Cameroun (battu par le Nigeria en huitièmes), la Gambie (éliminée en poules), l’Égypte (battue par la RD Congo en huitièmes) et le Maroc (battu par l’Afrique du Sud en huitièmes). Il ne reste que quatre anciens vainqueurs : le Nigeria (1980, 1994, 2013), la Côte d’Ivoire (1992, 2015), la RD Congo (1968, 1974) et l’Afrique du Sud (1996) qui seront face aux équipes qui cherchent à inscrire leurs noms au palmarès de la compétition. Parmi les équipes considérées comme les favoris de la compétition, seulement la Côte d’Ivoire et le Nigeria restent dans la course au titre. Les Super Eagles vont disputer le premier quart de finale de la 34è édition de la CAN contre l’Angola, au stade Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan. Grâce au doublé d’Ademola Lookman (36è min, 90è min), les Nigérians ont éliminé les Camerounais et visent un quatrième titre. L’Angola a battu la Namibie (3-0), grâce aux buts de Gelson Dala (38è min, 42è min) et Mabululu (66è min). Les deux équipes s’affrontent pour la première fois dans la compétition. « On se prépare pour le prochain match qui sera plus difficile que ce match. Les joueurs sont conscients, ils ont un d’état d’esprit fantastique. On va mette l’accent sur le repos et l’entraînement. L’Angola est une bonne équipe, performante. Si on doit gagner ce match, on doit être à notre meilleur niveau, donner le meilleur de nous-mêmes », a déclaré le sélectionneur du Nigeria, José Peseiro, après la victoire de son équipe devant le Cameroun. Le deuxième quart de finale est également prévu ce vendredi entre la RD Congo et la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Les Congolais se sont qualifiés en éliminant l’Égypte aux tirs aux but (7-8) après un match âpre et pauvre en occasions, Le score était de 1-1. Lors de la séance des tirs aux but, les deux équipes se sont, en revanche, très bien comporté au point d’utiliser chacune neuf tireurs. Le Syli National s’est qualifié en battant la Guinée équatoriale – réduite à dix depuis l’heure de jeu – 1-0 grâce à une réalisation en toute fin de rencontre de Mohamed Bayo. C’est la première victoire du pays dans un match à élimination directe à la CAN depuis 1976. Le choc entre les deux outsiders promet des étincelles. Le dernier quart de finale mettra aux prises le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi au stade Charles Konan Banny, à Yamoussouko. Des Sud-Africains qui ont créé la sensation en éliminant le Maroc (2-0), l’un des favoris de la compétition, peuvent s’offrir le droit de rêver. Mais le Cap-Vert est l’une des autres belles surprises de cette CAN, tentera de prolonger le rêve après avoir terminé à la tête du groupe C et battu la Mauritanie (1-0) en huitième de finale. Le Mali joue contre la Côte d’Ivoire en première heure à Bouaké. Le vainqueur Mali-Côte d’Ivoire affrontera le vainqueur RD Congo-Guinée alors que la première demi-finale mettra aux prises le vainqueur Nigeria-Angola et le vainqueur Cap-Vert-Afrique du Sud. Les deux matches sont prévus le 7 février. LMD/MD (AMAP)
Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO : Le Premier ministre malien rencontre les acteurs du secteur privé
Bamako, 1er fév (AMAP) Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, a annoncé, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement s’est adressé aux responsables et membres des organisations professionnelles et faîtières du secteur privé qui, de leur côté, attendent les mesures gouvernementales pour faire face à la nouvelle donne. Selon le chef du gouvernement, qui avait à ses côtés le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, les présidents du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, et plusieurs membres du gouvernement, cette Transition est celle de la rupture et dans tous les domaines. « L’hésitation, la peur, trop de questions amènent toujours à rester sur place et faire le jeu de l’adversaire », a dit M. Maïga, pour soutenir la décision des chefs d’État des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de se retirer de la de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Ces Etats accusent l’organisation sous régionale de s’être éloignée des idéaux de ses fondateurs et d’avoir « brillé par son manque d’empathie, de solidarité et de vision stratégique face aux États de l’AES ». Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé, dimanche 28 janvier, leur « retrait sans délai » de la CEDEAO. Le choix de ces pays, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), suscite quelques inquiétudes dans le monde des affaires où certains acteurs craignent la fin des facilités qu’offre l’appartenance à cet ensemble sous-régional. Pour les pessimistes, ce retrait suppose surtout des implications sur les exemptions de visa et les exonérations de taxes. Si l’éventualité d’un durcissement des règles régissant nos rapports avec la CEDEAO n’est pas à négliger, cette décision ne saurait, cependant, conduire aux malheurs prédits par les Cassandres. Au contraire, selon le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, « ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation, est mille fois pire que ce que nous allons assumer en restant nous-mêmes ». Mieux, les trois pays « restent membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour le moment, donc bénéficient de la liberté de circulation » au sein de tous les pays de cette Union. COMPLICITÉ POSITIVE – Sans ambages, le chef du gouvernement a déclaré que la CEDEAO est progressivement devenue une menace, car son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à provoquer des changements politiques pour satisfaire les intérêts des puissances étrangères. « Elle a très peu écouté nos États, elle s’est mise à donner des injonctions. Et son plan, c’était de déstabiliser le Niger, avant de passer au Burkina, puis au Mali », a-t-il révélé. Et de résumer : « l’accumulation d’actes inamicaux a rendu inévitable le retrait de nos États qui subissent au quotidien l’injustice, l’acharnement et l’austérité d’une organisation à l’avènement de laquelle ils ont contribué. » Le Premier ministre a assuré que le gouvernement prend la pleine mesure de la situation des préoccupations de nos compatriotes, en particulier les opérateurs économiques face à cette décision. Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, de croissance économique. Objectif difficile à atteindre sans une complicité positive avec le monde des affaires. « C’est pour cela que j’ai décidé dans le lot des forces vives de la nation qu’il faut rencontrer et leur expliquer ce qui se passe, il fallait commencer par vous. Parce que les questions qui sont posées aujourd’hui sont d’ordre économique et financier », a déclaré Choguel Kokalla Maïga, comptant sur « l’ingéniosité » des acteurs économiques pour réussir ce challenge. « Notre réussite dépend en grande partie de vous », a indiqué le chef du gouvernement qui est formel : « Économiquement, ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation est mille fois pire que ce que nous allons assumer, en restant nous-mêmes ».« Aussi, la sortie de la CEDEAO permettra-t-elle au Mali de définir des politiques commerciales optimales et plus avantageuses, d’avoir la liberté de prendre certaines décisions politiques et économiques. » Au niveau de l’AES, il faudra identifier et alléger les barrières tarifaires, faciliter les transactions économiques et commerciales pour les opérations d’exportation et d’importation. CONJUGUER LES EFFORTS – Le Premier ministre a également évoqué la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Une décision responsable, qui découle de plusieurs constats dont la mauvaise foi des mouvements signataires de l’accord qui s’en sont écartés et éloignés depuis fort longtemps. Cette décision est aussi la conséquence logique du comportement de la République sœur d’Algérie, chef de file de la médiation internationale qui a sapé sa crédibilité et son autorité de médiateur impartial dans la gestion d’une série d’actes. Choguel Kokalla Maïga a longuement évoqué les agissements inamicaux du voisin algérien, qui ont pris la forme, ces dernières semaines, d’ingérences intolérables dans les affaires internes du Mali. Cependant, a-t-il tenu à préciser, « nous ne sommes pas dans une guerre contre le gouvernement algérien ni contre le peuple algérien ». Le ministre Moussa Alassane Diallo s’est dit convaincu que le Mali va transformer cette sortie de la CEDEAO en un point de compétitivité et de rentabilité pour notre économie. À condition que « nous ayons confiance en nos forces». « Aucun pays côtier ne peut fermer ses ports au Mali, parce que quand on investit dans les ports on s’attend aussi à des retours sur investissements. Et le Mali est le principal retour sur investissements de ces pays-là », a soutenu le ministre Diallo, assurant que le gouvernement a déjà son plan d’action pour aborder cette phase importante de notre histoire. Et que le secteur privé est au cœur de ce dispositif. « D’ici le 31 décembre 2026, le
Entretien routier au Mali : Indispensable mais plombé par des contraintes
Par Cheick Amadou DIA Bamako, 1er fév (AMAP) Le secteur des transports peut, en effet, être considéré comme un catalyseur du développement économique. De bonnes infrastructures routières facilitent le déplacement des personnes et des biens en favorisant les échanges économiques. La contribution de ce secteur au Produit intérieur brut (PIB) national est passée de 3,61% en 2010 à 5% en 2013. Le budget moyen alloué au secteur des transports est d’environ 110 milliards de Fcfa par an et varie, d’une année à l’autre, entre 10 et 15% du budget total de l’État. Ce qui montre l’importance qui lui est accordée par le gouvernement. Au Mali, les routes interurbaines desservent les capitales régionales et diverses localités de l’intérieur du pays, et traversent en plusieurs endroits, des forêts classées et de grands espaces boisés. Ce qui expose les usagers aux dangers liés au passage des animaux sauvages et domestiques, mais aussi à l’insécurité. Car, les arbres qui longent ces voies, obstruent la vue des conducteurs à distance et facilitent les actes de banditisme commis par des « coupeurs de route » qui se cachent dans les bois. C’est pourquoi, l’entretien routier, qui concerne aussi bien les voies urbaines qu’interurbaines, intègre l’élagage des arbres et le dégagement des emprises en rase campagne. Cette mission est du ressort du ministère chargé des Transports et des Infrastructures à travers ses différents services techniques. Le financement de l’entretien routier est assuré par l’Autorité routière avec des ressources provenant du recouvrement des différentes redevances d’usage routier (sur les produits pétroliers, la charge à l’essieu et le péage) faisant d’elle, à terme, un véritable Fonds d’entretien routier de deuxième génération. La direction nationale des routes (DNR) assure la maîtrise d’ouvrage du patrimoine routier de l’État. À ce titre, elle exerce les missions de gestion du réseau routier, de planification des investissements et de programmation des travaux. L’exécution des travaux d’entretien routier est assurée par l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) à travers une convention de maîtrise d’ouvrage conclue avec la DNR sur la base de programmes annuels d’entretien définis préalablement par cette direction. Les travaux sont confiés à des petites et moyennes entreprises (PME) locales et contrôlés par des bureaux d’études locaux recrutés par l’AGEROUTE à la suite d’appels à concurrence. La Cellule des travaux routiers d’urgence (CETRU) exécute les travaux d’entretien routier ne pouvant pas faire l’objet d’appel d’offres au regard de leur caractère d’urgence, notamment les dégâts causés sur les ouvrages et routes par les intempéries et les calamités, etc. Notre pays possède un réseau routier qui compte 4 621 liaisons totalisant un linéaire de 89 024 km, correspondant à une densité de 7,17 km/100 km², selon la loi n°05-041 du 22 juillet 2005, portant principe de classement des routes et le décret n°05-431/P-RM du 30 septembre 2005, portant classement des routes et fixant l’itinéraire et le kilométrage des routes classées, qui définissent le réseau routier classé du Mali. Ce classement élaboré en fonction du contexte de la décentralisation, repartit le réseau routier en routes d’intérêt national (RN), dont la construction et l’entretien sont assurés par l’État. Elles totalisent 44 liaisons pour 14 102 km, soit 15,8% du linéaire total. Il y a les routes d’intérêt régional (RR) dont la construction et l’entretien sont assurés par la région. Elles totalisent 40 liaisons pour 7 052 km, soit 8% du linéaire total. Les routes d’intérêt local (RL) sont construites et entretenues par le cercle. Elles totalisent 836 liaisons pour 28 929 km, soit 32,5% du linéaire total. La construction et l’entretien des routes d’intérêt communal (RC) sont assurés par la commune. Elles totalisent 3 701 liaisons pour 38 941 km, soit 43,7% du linéaire total. PLUS DE DEUX MILLIARDS DE FCFA – Le réseau routier ainsi classé, permet, s’il est aménagé, d’assurer le désenclavement total du territoire national. Au stade actuel, seuls 21 681 km sont aménagés et bénéficient, plus ou moins, d’un entretien régulier. Cet investissement représente un patrimoine d’environ 2 200 milliards de Fcfa. Malgré tout, ce budget reste insuffisant au regard des besoins de financement du secteur. Selon Oumar Diallo, ingénieur du génie civil et spécialiste des questions d’entretien routier, le mauvais état général du réseau routier s’explique par un déficit d’entretien chronique, l’insuffisance des ressources allouées à l’entretien routier, la mauvaise qualité des travaux de construction des routes et les effets de la surcharge des véhicules de transport qui accélèrent la dégradation des routes. Cependant, le transport routier bénéficie d’un vaste réseau d’infrastructures et d’une grande part de marché des transports. Toutefois, il rencontre un certain nombre de difficultés qui sont, entre autres, l’engorgement du trafic dans les centres villes et l’insécurité routière, l’insuffisance des ressources affectées à l’entretien routier qui ne couvrent que moins de 50% des besoins actuels d’entretien courant du réseau routier et le manque de ressources pour financer l’entretien périodique. On note également l’insuffisance du contrôle et de la pénalisation des surcharges constituant des facteurs de dégradations précoces des routes, le manque d’outils adéquats de planification des projets routiers, l’occupation anarchique des emprises des routes, l’insuffisance d’une méthode précise de gestion routière et de programmation des travaux d’entretien routier. D’autres contraintes sont liées à l’insuffisance ou la vétusté du parc des matériels des PME évoluant dans le cadre de l’entretien routier. À celles-ci, s’ajoutent les faibles moyens alloués aux unités déconcentrées pour le suivi du réseau routier, l’inadéquation du mode d’exécution des travaux d’urgence et travaux exceptionnels avec les procédures de passation de marchés publics en vigueur, l’insuffisance du réseau des pistes rurales et la desserte des zones de production. Il y a aussi la multiplicité des intervenants dans le domaine de la construction des pistes rurales et l’absence d’une coordination efficace, l’insuffisance dans la régulation du marché des transports de marchandises et des transports en commun, le manque de professionnalisme des entreprises de transport, la vétusté du parc de véhicules commerciaux et son inadéquation aux besoins de transport entraînant ainsi une concurrence au niveau des prix, l’augmentation constante du coût du carburant qui menace les avantages
Ousmane Issoufi Maïga nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens (Journal officiel)
Bamako, 1er fév (AMAP) L’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga, a été nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, indique le décret portant nomination des membres de ce Comité publié, mercredi, dans le Journal officiel. Le poste de vice-président est confié à Jean Bosco Konaré. Boubacar Sow et Abdoulaye Nantoumé en sont, respectivement, le rapporteur général et le rapporteur général adjoint. Le Comité compte un centaine de personnes dont la plupart sont des représentants des associations et organisations de la société civile. Le Comité de pilotage du dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale a été créé auprès du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, par décret du 26 janvier 2024. Il est chargé de la préparation et de l’organisation du dialogue direct inter-Maliens. À cet effet, il élabore les termes de référence du Dialogue et les soumet à la validation d’un atelier national qu’il organise et dont il assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. Le Comité de pilotage conçoit et veille également à la mise en oeuvre du plan de communication et élabore le rapport final du Dialogue et le rapport d’exécution de sa mission. MD (AMAP)
Le ministre malien des Affaires étrangères reçu par le président Gnassingbé à Lomé
Bamako, 1er fév (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de son collègue de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a effectué, mardi, une visite de travail à Lomé, au Togo, annonce un communiqué de son département dans. Selon le Bureau de l’Information et de la Presse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministre Diop était porteur d’un message d’amitié et de fraternité de du colonel Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à son homologue du Togol, Faure Essozimna Gnassingbé. « Lors de l’audience qui lui a été accordée par le président togolais, le ministre Diop a fait le point de la situation sociopolitique au Mali et évoqué des questions de paix et de sécurité, y compris les derniers développements politiques et institutionnels dans la sous-région. », indique le communiqué Le chef de la diplomatie malienne a saisi cette occasion « pour remercier le président togolais de son aimable accompagnement du processus de transition au Mali. » Il a, également, salué les efforts importants du président Faure Gnassingbé « et son engagement constant pour la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région, par une approche pacifique de dialogue et de concertation. » MD (AMAP)
CAN 2023 : La fête dans les vestiaires des Aigles après la victoire contre le Burkina Faso
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 1er fév (AMAP) « Pi-pipi Mali, pi-pipi Mali », cette onomatopée a beaucoup résonné dans les vestiaires des Aigles après la qualification en quart de finale au dépend du Burkina Faso (2-1). Les Aigles ont d’abord fêté la qualification avec les supporters sur la pelouse avant de poursuivre la fête dans les vestiaires. Comme d’habitude, depuis la catégorie junior, la ligne de la célébration est conduite par le défenseur Falaye Sacko. Monté sur la table et accompagné de Fousseni Diabaté et Mamadou Fofana, il scande : « Wasalé wasa, joni joni débé an wasa, Assimi débé an wasa, Hamari débé an wasa, Doudou débé an wasa, Camara débé an wasa …» Chaque fois qu’il cite le nom d’un joueur, les autres répondent «wasa». La fête a été belle comme à chaque victoire des sélections nationales. Le sélectionneur national Éric Sékou Chelle a félicité ses joueurs en conférence de presse d’après-match. « Je suis très content pour mes joueurs, je les félicite. On mérite de gagner des matches. On mérite de faire un bon parcours. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe. Ils ne sont pas parfaits : on a des qualités et des défauts, après un match comme celui-là, on peut être fiers d’eux. Je suis fier de leur match. Même si le bateau a tangué, ils se sont accrochés, ils ont été solides avec un état d’esprit de guerrier », a déclaré le technicien. « Il y a des bonnes choses et il y a des moins bonnes. On pouvait mettre 5-0 en première période. Je pense que la victoire est méritée. Il faut qu’on fasse attention, 2-0, c’est le score le plus dangereux en football », a ajouté Eric Chelle qui se projette déjà sur le prochain match de son équipe. Le Mali va affronter la Côte d’Ivoire, vainqueur du Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.), ce samedi au Bouaké, au compte de l’avant dernier quart de finale de la CAN, Côte d’Ivoire de 2023. « C’est un match particulier pour beaucoup de joueurs et pour moi aussi. J’ai des amis qui viennent d’entrer dans le staff technique de cette équipe. Il y a des joueurs avec qui j’ai joué. On a envie de jouer le match pour le gagner comme tous les matches depuis le début de la compétition ». Pour le sélectionneur des Aigles, la Côte d’Ivoire possède une bonne équipe avec des grands joueurs. « Ils ont eu un début de compétition difficile. Ils ont fait un gros match lundi. Ils méritent leur victoire. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. On va bien se préparer. On va jouer notre carte à fond. Il y a un match à jouer et un match à gagner. On sait très bien que ça va être difficile. On va venir avec nos qualités et défauts au même titre que la Côte d’Ivoire. Après, on fera le compte à la fin du match », a-t-il conclu. Désigné Homme du match contre le Burkina Faso, Lassine Sinayoko, est en train de réussir sa CAN. « J’ai un sentiment inexplicable. Je n’ai jamais connu ça dans ma vie, de telle sensation, marquer pour le pays, il n’y a rien de plus beau. J’espère en mettre beaucoup », a réagi l’attaquant des Aigles qui compte 3 buts dans la compétition. Pour son compère de la ligne d’attaque, Kamory Doumbia, le Mali aborde tous les matches de la même manière. « Aucun match n’est facile. On doit rester concentrés jusqu’au bout. Dans un match, chaque équipe a son temps fort. On est restés focus lors de notre temps faible pour gagner contre le Burkina Faso. On est bien préparés pour le prochain match et tous les matches sont les mêmes pour nous. On est là pour un objectif, c’est de gagner tous les matches quelle que soit l’équipe en face », a déclaré, de son côté, le jeune meneur de jeu. Les Aigles ont donc pris leur envol au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo pour prendre la direction du stade de la Paix à Bouaké où ils affronteront les Éléphants, ce samedi pour une place en demi-finale. Les Aigles parviendront-ils cette fois à s’envoler avec l’Éléphant, comme leur nom le dit dans la langue bambara ? La réponse, samedi. Le premier quart de finale opposera, vendredi, le Nigeria et l’Angola en première heure au stade Félix Houphouët-Boigny alors que la RD Congo en découdra avec la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Le dernier quart de finale mettra aux prises, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi, en deuxième heure au stade Charles Konan Banny à Yamoussoukro. La première demi-finale sera le vainqueur du quart de finale Nigeria-Angola contre le vainqueur du match Cap-Vert-Afrique du Sud. La deuxième demi-finale mettra aux prises le vainqueur de la rencontre RD Congo-Guinée et le vainqueur du match Mali-Côte d’Ivoire. Les demi-finales seront disputées le 7 février alors que le match de la troisième place aura lieu le 10 février, au stade Félix Houphouët-Boigny et la finale le 11 février, au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)
Culture du blé : Une plateforme d’innovation pour booster la production
Bamako, 31 janv (AMAP) La plateforme d’innovation pour le développement de la culture du blé au Mali a été mise en place lors d’un atelier organisé, mardi, dans les locaux du Centre national de la recherche agricole (CNRA), par l’Institut d’économie rurale (IER). Cette rencontre de deux jours vise à faire une analyse du contexte de la culture du blé au Mali. Elle permettra, également, d’identifier les contraintes liées à sa production et de proposer des solutions techniques adaptées pour le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. Cet atelier est l’occasion, pour les participants, de valider la feuille de route qui sera la boussole de la plateforme pour le développement de la culture du blé. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a présidé, la cérémonie d’ouverture des travaux a souligné les contraintes majeures de notre agriculture à savoir l’insuffisance de la pluviométrie et la dégradation de l’environnement. M. Dembélé a estimé que la maîtrise de ces facteurs requiert des concertations régulières entre les différents acteurs du secteur et une collaboration soutenue pour harmoniser les approches en vue de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a ajouté que la consommation du blé est en constante augmentation due à l’accroissement de la population, de l’urbanisation et du changement des habitudes alimentaires. À ce titre, le ministre a indiqué que les besoins de consommation sont estimés à environ 400 000 tonnes par an alors que la production nationale dépasse rarement les 40 000 tonnes par an. En quantités produites au Mali, le blé vient après le riz, mil/sorgho et le maïs. Cependant, le Mali pays dispose d’importantes potentialités pour la production du blé. « La mise en valeur de ce potentiel, a-t-il souligné, permettra de faire de cette culture, une céréale stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’améliorer le revenu des producteurs et de réduire considérablement les importations massives de blé dans notre pays. » Lassine Dembélé espère que la mise en place de cette Plateforme et son opérationnalisation permettront aux producteurs, aux vulgarisateurs et aux industriels, de donner une nouvelle impulsion à la filière blé, à travers la maîtrise des nouvelles technologies éprouvées issues des activités de la recherche sur le blé. « Au regard de l’importance du blé pour notre pays, a déclaré le ministre Dembélé, la nouvelle Plateforme d’innovation devra être inclusive et représentative de l’ensemble des acteurs de la filière blé. » « Elle devra, a-t-il poursuivi, s’approprier les nombreux résultats de recherche probants disponibles sur le blé au Mali et ailleurs, dans des conditions agroécologiques similaires aux nôtres. » Il a remercié les partenaires techniques et financiers du Projet, notamment le Centre international de recherche agricole pour les zones arides (ICARDA) qui collaboration avec l’IER à travers le projet « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) phase II-Blé », et la Banque africaine de développement (BAD). C’est pour trouver une solution au faible niveau de production du blé au Mali, que l’Icarda et l’IER ont signé un accord de collaboration relatif au projet TAAT phase II-Blé portant sur le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. L’objectif de ce projet est d’obtenir l’autosuffisance en blé par la transformation de la filière en contribuant à l’augmentation durable de la productivité et de la production pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant la pauvreté et la dépendance excessive aux importations de blé. Les activités de diffusion de technologies éprouvées des institutions de recherche et l’organisation des acteurs en plateforme d’innovation, constitueront des outils de mise en œuvre du projet dont bénéficieront les acteurs de la chaîne de valeur dans 37 pays à faible revenu dont le Mali. MS/MD (AMAP)
Cybersécurité au Mali : La stratégie nationale en phase de finalisation
Bamako, 31 janv (AMAP) Le ministère malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration a organisé, mardi, à Bamako, l’atelier de présentation du projet de document de la Stratégie nationale de cybersécurité (SNC) et son plan d’action 2024-2028. Cet atelier a pour objectif d’améliorer le contenu du document avec d’éventuelles observations des participants et définir les prochaines étapes du processus après l’adoption du document par le gouvernement. Les participants sont notamment ceux impliqués dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la SNC. Cette Stratégie vise à renforcer la législation, le cadre institutionnel, les compétences et les infrastructures afin de doter notre pays d’une vision claire pour l’instauration d’un cyberespace de confiance, sécurisé, résilient et favorable au développement économique et social. La Stratégie a pour objectif général de garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du Mali, déclinés dans le document de Politique de développement de l’économie numérique. La SNC est articulée autour de trois axes stratégiques avec des objectifs permettant l’amélioration de la gouvernance de la cybersécurité par l’instauration d’une synergie à l’échelle nationale et le renforcement de la coopération internationale et de la culture de la cybersécurité à travers l’information, la formation et la sensibilisation des acteurs sur les risques encourus. Le document prend aussi en compte la protection contre les risques de sécurité par la mise en place des normes, des standards et des référentiels d’exigence, l’amélioration de la sécurité et la résilience des infrastructures sensibles et critiques, l’élaboration d’une stratégie de cyberdéfense. Pour le ministre chargé de l’Économie numérique, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence de son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye et d’autres personnalités, cet évènement est l’un des enjeux majeurs de notre temps. Il s’agit, selon Alhamdou Ag Ilyène, de développer des synergies pour combattre la criminalité dans la transition numérique, une révolution de notre époque qui ouvre des perspectives remarquables à l’humanité. Il a rappelé que le besoin de disposer d’un cadre de référence en matière de sécurité des systèmes d’information et des transactions électroniques a été exprimé depuis 2016, dans le document de la Politique nationale de développement de l’économie numérique «Mali numérique 2020». Depuis, plusieurs actions ont été entreprises. Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a cité l’adoption d’un début de dispositif législatif régissant la cybersécurité avec l’adoption des textes portant sur la protection des données à caractère personnel, la cryptologie, la loi d’orientation sur la société de l’information et la répression de la cybercriminalité. Il a noté, également, la mise en place d’un cadre institutionnel avec les structures organisationnelles appropriées dont l’Autorité de protection des données à caractère personnel, le Conseil de sécurité nationale, le Pôle national de lutte contre la cybersécurité et le Service de certification et de signature électronique. Malgré les efforts consentis pour la protection du cyberespace malien, des insuffisances persistent. Alhamdou Ag Ilyène a déploré le fait que le cadre juridique en vigueur ne donne pas des réponses aux grands problèmes et défis de l’Internet (neutralité de l’Internet, gouvernance de l’Internet, responsabilité des opérateurs de plateformes numériques…) et l’absence d’une vision stratégique nationale en matière de cybersécurité garantissant la cohérence des diverses initiatives de l’État en la matière. Le ministre chargé de l’Économie numérique a, par ailleurs, donné l’assurance que la sécurisation du cyberespace malien fait partie des priorités du gouvernement et va en droite ligne de la politique de sécurisation voulue et promue par le président de la Transition. AG/MD (AMAP)
Kangaba : De fortes mesures afin d’éviter un autre sinistre après Kolobani
Kangaba, 31 janvier (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao a annoncé, le lundi 29 janvier 2024, les premières mesures pour éviter un autre sinistre dans la même zone, un peu plus d’une semaine après la catastrophe de Kobadani qui a fait plus d’une cinquantaine de morts suite à l’éboulement d’une galerie. C’était au cours d’une réunion tenue dans la salle de conférence du cercle en présence de nombreux invités venus des villages de la Commune rurale de Nouga au nombre desquels le maire et ses adjoints, les chefs de village, les Tombolomas et la jeunesse. Ont également participé à la rencontre le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et les responsables de la société minière Bakama Mining. En convoquant cette rencontre, le Préfet de cercle de Kangaba visait comme objectif d’informer non seulement les participants sur les différentes missions et visites effectuées sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage sur ce site mais aussi sur la décision N°2024 – 001 / P – CK, portant suspension de toutes les activités aurifères sur le site de la société minière AGG/Toubani ressources. En effet cette décision précise en son article 1, qu’en vue de préserver les vies humaines et en attendant les enquêtes, suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage survenue sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources ayant occasionné beaucoup de victimes et à titre de mesures conservatoires, sont suspendues, toutes les activités aurifères sur les superficies octroyées à ladite société. Selon le Préfet, les rapports de missions ont été fournis et les enquêtes sont en cours pour déterminer les vraies raisons de cette catastrophe, une première dans l’histoire de l’orpaillage dans le Cercle de Kangaba. Pour rappel, l’éboulement dont il est question s’est déroulé le vendredi 19 janvier 2024 faisant plus de 50 morts sur le permis de AGG (African Gold Group).

