Environnement des affaires et financement des PME : Le Patronat malien consulte autour de ses solutions

Bamako, 27 sept (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a rencontré, mercredi, les Partenaires techniques et financiers (PTF) et des chancelleries présents au Mali pour recueillir leurs avis et suggestions dans le cadre de l’élaboration de son plan d’actions pour la mandature 2022-2027. Les échanges dirigés, par le président du CNPM, Mossadeck Bally, avaient également,  pour objectif de renforcer et de rationaliser l’écosystème des affaires et de contribuer à faire des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) des leaders dans leurs secteurs d’activité au Mali et dans la sous-région. Le bureau du CNPM qui, depuis son installation, a entamé ce travail, a constitué cinq groupes de travail chargés de faire un diagnostic et de proposer des solutions dans des domaines économiques spécifiques. Il s’agit de l’énergie, des infrastructures, des ressources humaines, du financement et de la fiscalité. Au terme des travaux, une restitution des conclusions a été initiée à l’endroit des différents départements ministériels, des chefs d’entreprises ainsi qu’au président de la Transition.   C’est à l’issue de ces étapes que le CNPM a jugé nécessaire et pertinent de faire le même exercice à l’endroit des PTF. Parallèlement, le Patronat, conformément à sa vision stratégique de faire du secteur privé le moteur d’un développement socio-économique puissant et durable, a élaboré le Projet pour l’innovation et l’accélération de la transformation des entreprises au Mali (PIATE). Selon son président, ce Projet est un élément important de la démarche du Patronat et un modèle de partenariat qu’il espère multiplier et pérenniser. « En cela, a-t-il poursuivi, les PTF peuvent s’appuyer sur le CNPM, comme partenaire crédible dans le déploiement de leurs politiques de développement au Mali, notamment en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires et le développement des investissements productifs. » Mossadeck Bally a invité les participants à réfléchir à des alternatives de déploiement de leurs actions pour cette fin. «Ensemble, nous pouvons créer un environnement propice à l’investissement, l’innovation et la création d’emplois, tout en renforçant la compétitivité nationale», a-t-il déclaré. CINQ AXES STRATÉGIQUES– Présentant le PIATE, Dr Abdoulaye Touré, enseignant-chercheur, a indiqué que cette innovation s’inscrit en droite ligne de la nouvelle vision du CNPM et son plan d’action 2022-2027. Il est articulé autour de cinq axes stratégiques, à savoir la mise en place d’un Centre de formation d’appui aux écoles privées pouvant donner un appui complet aux PME, la restructuration des PME dans les chaînes de valeurs, l’amélioration de l’accès au financement et la promotion des produits Made in Mali. « Pour ce faire, a-t-il renchéri, le Projet ambitionne de s’attaquer aux différents goulots d’étranglement comme le faible accès au financement et la problématique de l’organisation professionnelle des acteurs privés. » Parlant des attentes, Dr Touré a dit que cette rencontre vise à mobiliser un financement nécessaire auprès des PTF pour le lancement du PIATE. À moyen terme, le CNPM souhaite mobiliser les financements et démarrer rapidement les activités. L’Economiste pays principal de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Sie Tioye Antoine, a expliqué que la BAD « dispose de deux volets qui concernent le financement formel et les financements de plus en plus innovants pour accompagner les petites entreprises dans le cadre de la microfinance ». FC/MD (AMAP)  

Les nouveaux préfets et sous-préfets de Ségou présentés aux forces vives de la Région

Ségou, 26 sept (AMAP) Les préfets et sous-préfets nouvellement nommés dans la Région de Ségou (Centre) ont été présentées aux forces vives de la Région, à la faveur d’une rencontre, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat. Cette cérémonie était présidée par le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré. C’était en présence notamment du préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra et des préfets et sous-préfets nouvellement nommés à la tête des nouvelles circonscriptions administratives de la Région. La rencontre visait non seulement à présenter aux forces vives de la Région les nouveaux Préfets et Sous-préfets, leurs nouveaux collaborateurs mais également à échanger avec eux sur des dispositions pratiques en vue faciliter leur installation et de définir le cadre de collaboration avec l’ensemble des acteurs de la région. Le chef de l’exécutif de la Région a rappelé que la réorganisation administrative intervenue au Mali en 2023, avec la création de nouvelles circonscriptions administratives, a reconfiguré la carte administrative du Mali en 19 Régions et 01 District, 159 Cercles et 474 Arrondissements. « La Région de Ségou a-t-il-expliqué s’est dotée de 06 nouveaux cercles que sont : Dioro, Markala, Farako, Nampala, Sokolo et Sarro s’ajoutant aux 05 anciens existants (Ségou, Bla, Baraouéli, Niono et Macina), complétant ainsi à 11 le nombre total de cercles. » De même, 11 nouveaux arrondissements ont été créés ou rattachés à la Région, portant à 35 le nombre total d’arrondissements. Il s’agit de Somasso, Dougouolo, Diedougou, Farakou-Massa, Beity Bimaya, Diguiciré, Dofofry, Diabaly, Boussin, Souleye et Dioura (nouvellement rattaché). « Depuis les mois de juillet et d’août 2024, les préfets et sous-préfets ont été nommés à la tête de ces nouvelles circonscriptions administratives, marquant ainsi l’opérationnalisation de celles-ci. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de satisfaction que nous constatons la prise de service de tous ces représentants de l’Etat dans leurs circonscriptions respectives malgré quelques difficultés » a-t-il-dit. Et de rappeler aux chefs de circonscription administrative leurs attributions définies par le Décret N°2015-067 du 13 février 2015, modifié, fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative. « En effet, vous êtes les représentants légaux de l’Etat, de ce fait dépositaires de l’autorité de l’Etat dans vos circonscriptions administratives, vous avez en charge la conduite des actions de développement décidés par l’Etat et de la défense de ses intérêts », a-t-il-indiqué. « A ce titre, vous êtes tenus d’informer le Gouvernement sur la vie politique, économique, social et culturelle de vos circonscriptions administratives. La coordination et le contrôle des activités des services et organismes personnalisés de l’Etat font partie de vos missions », a-t-il-ajouté. Soulignant que la fourniture des documents périodiques (bulletins de renseignements quotidiens, revue mensuelle, Rapport politique trimestriel, rapport frontalier, etc.) leur incombe dans les délais requis. De même l’animation des différents cadres de concertation et les réunions des organes locaux institués par les textes réglementaires figurent parmi leurs tâches. Le gouverneur a dit, également, que durant l’exercice de leurs fonctions, les valeurs et principes d’égalité des usagers, de continuité et d’efficacité du service public doivent être le credo de ces nouveaux chefs de circonscription administrative. Il les a exhortés « au travail bien fait, à plus d’engagement, de responsabilité et de persévérance pour que chacune de leurs actions soit utile à la population qu’ils administrent et s’inscrive dans la défense des intérêts de l’Etat.» Et de réitérer sa disponibilité à les accompagner dans la réussite de leurs missions. Au cours de la rencontre les préfets et sous-préfets nouvellement nommés ont évoqué certaines difficultés, notamment la disponibilité de locaux et l’insécurité. Par rapport aux locaux, le gouverneur a assuré que lui et son cabinet sont à pied d’œuvre pour les mettre dans des conditions idoines de travail. ADS/MD (AMAP)

Mopti : 2,6 milliards de Fcfa pour lutter contre les effets des changements climatiques

Bamako, 26 sept (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a signé, mercredi avec l’ambassade des États-Unis au Mali à travers l’USAID, un accord de financement d’un montant de 4.404.718 de dollars américains (environ 2,6 milliards de Fcfa), pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques. Ce financement, qui intervient dans le cadre du projet « résilience climatique à Mopti », s’étendra sur la période de 2024 à 2027 et sera mis en œuvre par le PNUD, en étroite collaboration avec les services centraux et déconcentrés de l’État ainsi que les collectivités territoriales et les populations. À travers ce projet, plus de 5 000 personnes dans les communes rurales de Mopti (Centre) recevront les intrants agricoles nécessaires pour protéger leurs cultures contre les inondations et les sécheresses. Plus de 1 700 personnes auront accès à des ressources pour créer et renforcer leurs moyens de subsistance et 177 000 autres acquerront de nouvelles compétences et connaissances pour mieux se préparer aux catastrophes naturelles et s’en relever. Selon le Représentant résident du PNUD, Maleye Diop, la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques est une priorité au niveau mondial et pour chaque pays. « En effet, a-t-il ajouté, les pays du monde se sont engagés à Paris en 2015 à travers leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) afin de ralentir ces phénomènes. » Maleye Diop a rappelé qu’aujourd’hui, le PNUD est le principal fournisseur de services du système des Nations unies en matière d’adaptation au changement climatique, avec des projets actifs visant plus de 164 millions de personnes dans plus de 90 pays. Il a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le gouvernement malien et les communautés dans la prévention et la gestion des risques climatiques. Il a exprimé ses remerciements au gouvernement américain, à travers l’USAID, « pour son précieux soutien avec l’espoir de concrétiser d’autres collaborations dans des domaines prioritaires et d’intérêt commun. » Pour l’ambassadrice des États-Unis, Rachna Korhonen, « il est important de réfléchir à la façon d’aborder la gestion des catastrophes et l’aide humanitaire, tant à l’échelle mondiale qu’ici au Mali. » «Il est temps pour nous de réorienter notre attention pour passer de la réaction à la prévention, de l’intervention d’urgence à l’atténuation des risques, et de l’aide au renforcement de la résilience», a déclaré la diplomate. Elle a indiqué la nécessité d’accroître les investissements dans la réduction des risques de catastrophe, d’augmenter le financement des initiatives communautaires, de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les plans de développement nationaux. Rachna Korhonen a indiqué que son pays reste le plus grand donateur d’aide humanitaire et de développement au Mali, avec plus de 128 millions de dollars (environ 70, 400 milliards de Fcfa) octroyés pour des activités humanitaires, depuis octobre 2022. AMK/MD (AMAP)      

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 25 septembre 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 septembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-023 du 28 juin 2006 relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers. Les villages, fractions et quartiers sont des entités administratives de base qui sont régies par la Loi n°06-023 du 28 juin 2006. Aux termes des dispositions de cette loi, chaque village, fraction ou quartier est administré par un chef de village, de fraction ou de quartier assisté d’un conseil qu’il préside. Ce conseil est composé de membres désignés en Assemblée générale des chefs de famille ou leurs délégués. Le mandat du Conseil de village, de fraction ou de quartier est fixé à 05 ans. Toutefois, il est possible que les Conseillers sortants puissent être reconduits, conformément aux dispositions de la loi relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers. Le dernier renouvellement des Conseils de village, de fraction et de quartier a eu lieu en 2015. Malgré les différentes tentatives, il n’a pas été possible de procéder au renouvellement général des mandats eu égard au contexte sécuritaire et politique du pays. Cette situation est préjudiciable au fonctionnement normal des entités administratives de base et a une incidence négative sur la conduite de la procédure de nomination des chefs de village, de fraction et de quartier, dans laquelle les Conseillers interviennent à plusieurs niveaux. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie la loi relative à la création et à l’administration des villages, fractions et quartiers et consacre la suppression du mandat des Conseillers de village, de fraction et de quartier et le remplacement de l’Assemblée générale par un système de désignation et de remplacement automatique, en conformité avec nos coutumes et traditions. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de l’Ordonnance n°05- 014/P-RM du 22 mars 2005, modifiée, portant statut du personnel du Cadre des Greffes et Secrétaires des Greffes et Parquets. Les greffiers sont des fonctionnaires chargés d’authentifier les actes judiciaires, d’assister les juges ainsi que les formations de jugement et de conserver les documents et registres qui témoignent de l’activité des juridictions. Ils constituent, avec les secrétaires des greffes et parquets, le personnel des greffes et parquets régi par l’Ordonnance n°05-014/P-RM du 22 mars 2005, modifiée, portant statut du personnel du cadre des greffes et secrétaires des greffes et parquets. Le projet d’ordonnance, adopté, vise à aligner le diplôme de recrutement des greffiers en Chef, Fonctionnaires de la catégorie A, sur celui de la Fonction publique, l’âge de recrutement et de départ à la retraite des greffiers en chef des greffiers et des secrétaires des greffes et parquets sur celui de la Fonction publique. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre de conservation, de multiplication et de diffusion du bétail ruminant endémique. Le Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail ruminant endémique de Madina Diassa a été créé par la Loi n°2013-027 du 09 juillet 2013 pour une durée de cinq ans avec pour mission l’amélioration de la production et de la productivité à travers la conservation, la multiplication, la diffusion et la promotion du bétail ruminant endémique. Au cours de son fonctionnement pendant la durée légale fixée, le Centre a enregistré des résultats encourageants et constitué un patrimoine important qu’il convient de pérenniser et de préserver. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils créent sous forme de service rattaché à durée indéterminée, le Centre de Conservation, de Multiplication et de Diffusion du Bétail ruminant endémique avec la même mission. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la dissolution des Conseils communaux des Communes rurales de Konsiga (Région de Kayes), de Koula, de Baguinéda-camp et de Kambila (Région de Koulikoro). La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de la loi susvisée, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…» Les Conseils communaux des Communes rurales de Konsiga (Région de Kayes), de Koula, de Baguineda-Camp et de Kambila (Région de Koulikoro) se caractérisent depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi. Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, des demandes d’explication ont été adressées aux Conseils communaux concernés, conformément à la loi. Les dissolutions sont proposées à l’effet de mettre fin aux dérives constatées. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des ministres de la participation du Mali au XIème Forum Mondial du Développement Technologique « Technoprom-2024 » en Russie. Une Délégation malienne, conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a participé du 24 au 30 août 2024, au XIème Forum Mondial du Développement Technologique « Technoprom-2024 », sous le thème : « Construire l’avenir ensemble, collaboration Russie-Afrique dans le domaine de la formation des cadres ». Pour marquer l’intérêt de notre pays à la coopération avec la Russie dans le sous-secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le

Douanes : De nouveaux locaux pour le bureau secondaire des douanes de Kourémalé

Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 26 sept (AMAP) Le nouveau bureau secondaire des douanes de Kourémalé, dans la Région de Koulikoro, dispose de nouveaux locaux inaugurés vendredi dernier par le ministre de l’Économie et des Finances. Le nouveau bâtiment a été construit à Nougani, village situé à huit kilomètres de Kourémalé, à la frontière avec la République de Guinée. Il comprend un immeuble R+1 équipé de toutes les commodités nécessaires et un logement d’astreinte pour le chef de bureau. Le tout entouré d’une clôture. D’autres projets similaires ont vu le jour dans différentes régions du Mali. À Gogui, dans la Région de Nioro, à la frontière avec la Mauritanie, un immeuble R+1 avec des commodités similaires a été construit pour abriter le bureau secondaire, auparavant installé dans des conteneurs. Dans la même Région, à Diéma (Ouest), les locaux de la Brigade mobile d’intervention ont également été modernisés, remplaçant les anciens conteneurs par un bâtiment digne de ce nom. De plus, une aire de dédouanement pour les poids lourds a été aménagée à Mahinamine, dans la Région de Kayes (Ouest). Le secrétaire général de la section syndicale des douanes du Mali, Yacouba Katilé, a adressé ses remerciements au ministre chargé de l’Économie pour l’écoute attentive et la diligence avec lesquelles son département œuvre en faveur de l’amélioration des conditions de travail des douaniers maliens. Il a assuré que les nouveaux locaux récemment inaugurés seront utilisés de manière optimale pour renforcer la performance des services douaniers et atteindre les objectifs fixés. Cependant, Yacouba Katilé a demandé un renforcement en véhicules pick-up tout-terrain pour permettre aux équipes de continuer à réaliser des performances exceptionnelles et de consolider les acquis. Pour le directeur général des douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, ce travail remarquable ne sera véritablement achevé que lorsque le site scanner prévu à Kourémalé sera opérationnel et que l’aire de dédouanement sera aménagée. À Gogui, l’inspecteur général Amadou Konaté a déclaré que la construction du nouveau bâtiment offre aux personnels douaniers un cadre de travail adapté et contribue à soigner l’image du pays à la frontière avec la Mauritanie. Concernant Diéma, il a souligné que malgré l’insécurité, cette ville constitue un carrefour important sur les axes Dakar-Bamako et Nouakchott-Bamako. Selon lui, la Brigade mobile qui a été construite, occupe une place stratégique dans le contrôle des marchandises et la lutte contre la fraude et la criminalité transfrontalière. Et s’agissant de Mahinamine, le directeur général des douanes a indiqué que l’aire de dédouanement met fin au calvaire des transporteurs et des agents des douanes. « Toutefois, a-t-il confié, la clôture de l’espace aménagé est attendue pour éviter la dégradation de l’ouvrage, du fait des facteurs d’érosion. » La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires. Malgré les contraintes budgétaires que le Mali rencontre depuis 2020, l’État continue de soutenir les douanes en renforçant leurs capacités à travers  des formations, l’appui à la mise en œuvre de réformes et des infrastructures adaptées. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’inauguration d’une série d’infrastructures financées par le budget de l’État, au profit du service des douanes. Après la coupure du ruban symbolique et la visite des locaux, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a rappelé que le Mali se trouve dans une situation « où nous comptons sur nos ressources et sur nos valeurs internes. » « La douane est l’un des éléments importants qui contribuent à ce que le Mali puisse respecter tous ses engagements internationaux, financer son développement et suivre la voie qu’il a tracée »,a-t-il dit. AG/MD (AMAP)            

Koulouba : Une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste

Bamako, 26 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, lundi, à Koulouba, une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste avec la hiérarchie militaire,. La rencontre, en présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, et de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, a regroupé autour du chef suprême des Armées, le chef d’état-major général des Armée, le général de division Oumar Diarra, les chefs d’état-major de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et de la Garde nationale. Il y avait, également, les directeurs des services des armés et de sécurité (Gendarmerie nationale, Police nationale, Génie militaire et Protection civile). Au terme de la réunion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a confié à la presse que celle-ci a permis de faire le point de l’évolution de la situation sécuritaire opérationnelle en lien, notamment, avec les récents évènements survenus à Bamako. «Cette rencontre a permis de faire un examen exhaustif du dispositif sécuritaire, de réévaluer la menace terroriste et de donner des orientations complémentaires», a-t-il précisé. Le colonel Camara a révélé que le président de la Transition a réaffirmé son soutien au dispositif opérationnel en cours face à la lutte contre le terrorisme. «Nous sortons satisfaits de la rencontre qui a permis de comprendre et de voir l’engagement des autorités politiques et militaires pour faire face à ce fléau», a indiqué le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Il a lancé un appel aux populations de continuer à soutenir son Armée dont la mission est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le colonel Sadio Camara a rappelé que la lutte contre le terrorisme est une guerre d’usure qui a besoin du soutien de la population permettant aux Forces armées maliennes de gagner ce combat. «Bientôt le problème sera un lointain souvenir», a-t-il promis. Après avoir formulé des prières pour « le repos éternel de l’âme des victimes du terrorisme » et souhaité « prompt rétablissement aux blessés », le ministre chargé de la Défense a encouragé les soldats engagés sur le front. Il a, également, rassuré les otages et leurs parents que les autorités et la hiérarchie militaires sont en train de tout faire pour qu’ils puissent recouvrer la liberté et venir continuer la mission au sein de l’Armée. OD/MD (AMAP)

Digitalisation de la douane : Des scanners de pointe installés

Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 26 sept (AMAP) La direction générale des douanes maliennes a acquis et installé trois nouveaux scanners fixes pour un coût de 18 milliards de Fcfa (soit 6 milliards l’unité) à Diboli, Mahinamine (Région de Kayes, dans l’Ouest) et Sikasso (Sud). Ces équipements, dans le cadre de l’extension et la modernisation de son système de scanning, ont été inaugurés, jeudi dernier, dans la cour de la direction régionale des douanes de Sikasso (Sud), par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Ces nouvelles acquisitions sont le fruit d’un partenariat stratégique entre le Mali et des entreprises chinoises et russes. La partie chinoise a fourni les équipements tandis que la maintenance des installations sera assurée par le partenaire russe. Le scanner de type Portal présente une capacité d’inspection de 150 camions par heure, soit sept fois plus que les scanners mobiles actuellement en service dans notre pays. Il possède une qualité d’image radioscopique de très haute performance, la plus élevée du marché (+30% par rapport aux scanners existants). Cet équipement est également doté d’une lecture automatique des plaques minéralogiques, des numéros de conteneurs et du dessous des camions. Il offre une plus grande facilité et sécurité d’emploi, tout en étant extrêmement robuste face aux environnements hostiles (poussière, chaleur, humidité, vent, etc.) De plus, ce scanner est conforme aux normes internationales de radioprotection et répond aux recommandations de l’Organisation mondiale des douanes. Le nouveau dispositif a pour mission d’assurer la vérification documentaire préalable à l’importation, avant l’arrivée des marchandises sur notre territoire, suivie d’une analyse de risques. À leur arrivée aux frontières, les camions feront l’objet d’une vérification non intrusive grâce au scanning de leur contenu. Le porte-parole des partenaires, Li Xin, a souligné que le scanner est de dernière génération et le plus avancé. «Il nous a fallu près d’un an pour achever l’installation, la mise en service et la réception des trois scanners sur les trois sites bénéficiaires. Ils sont désormais prêts à être exploités», a-t-il déclaré. Il a également assuré que son équipe continuera à assister la douane malienne sur chaque site, afin de garantir le bon fonctionnement des scanners. Le directeur général des douanes a rappelé que pour mettre fin à plus de 30 ans de Programme de vérification des importations (PVI) confié à des sociétés privées étrangères, le Mali a résilié, en décembre 2017, le contrat du PVI avant embarquement, en vigueur depuis 1989. Ce programme a été remplacé par un nouveau concept baptisé Programme moderne de contrôle des importations (PMCI). Optant pour une transition progressive, une période transitoire de cinq ans a été instaurée dans le cadre du PMCI. Ainsi, le 3 janvier 2018, l’État a signé un contrat en mode BOT (Build-Operate-Transfer), c’est-à-dire transfert de compétences, pour la création d’un Centre d’expertise technique (CET), destiné à former les agents des douanes à la maîtrise des fonctions de classement tarifaire et d’évaluation douanière. Cependant, l’inspecteur général Amadou Konaté a reconnu qu’à la fin du contrat, et en dépit de sa prolongation jusqu’au 31 décembre 2023, tous les engagements n’ont pas été respectés. En outre, il a également annoncé que d’ici fin 2025, la direction des douanes prévoit de déployer un dispositif similaire à Kouremalé (corridor guinéen), Kadiana (corridor ivoirien) et Bénéna (corridor burkinabè). De plus, un poste d’inspection centralisé sera créé à Bamako pour améliorer l’efficacité de l’analyse des images radioscopiques capturées sur les points de frontière. Un centre de formation dédié aux métiers de l’inspection non intrusive sera également mis en place au sein de la Direction générale des douanes, afin de maintenir l’expertise en la matière en toute autonomie. Après la coupure du ruban symbolique et la remise des clés de six véhicules 4×4 au responsable du Centre d’expertise technique (CET), le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a déclaré à la presse que «ce Centre d’expertise contribuera énormément à la digitalisation des activités des douanes». Il a révélé que depuis 2020, les recettes douanières augmentent, régulièrement, de 10% chaque année, avec une progression record de 13% l’année dernière. Et d’ajouter qu’auparavant, le scanning était confié à une société privée, ce qui coûtait 15 milliards de Fcfa au budget de l’État. AG/MD (AMAP)

Programme Sahel : Une journée d’échanges pour renforcer l’humanisation de la Maison d’arrêt de correction (MAC) de Ségou

Ségou, 24 sept (AMAP) La Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DRAPES), avec l’appui financier de l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO), a organisé, jeudi dernier, à Ségou, une journée d’échange avec les acteurs de la chaîne pénale. Le substitut du procureur près du Tribunal de grande instance de Ségou, Moussa Diallo, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a souligné que la Maison d’arrêt est un lieu où sont détenus des êtres humains qui ont eux aussi des droits. En sa qualité de vice-président du Cadre de concertation des acteurs de la chaine pénale de Ségou, le substitut du procureur a félicité IDLO pour son initiative bienveillante, de bien vouloir accompagner la Justice malienne et d’autres de la Sous-région, en l’occurrence le Burkina Faso et le Niger, « dans leur mission quotidienne de dire le droit, encore plus en cette période que traverse le Mali et où les justiciables ont soif de justice. » La rencontre d’une journée visait à renforcer l’humanisation de la MAC de Ségou. Il s’agissait particulier d’aborder les conditions de prise en charge des personnes détenues dans la MAC de Ségou ; tenir informés les différents acteurs du milieu pénal et les Organisations de la société civile (OSC) des protocoles de sécurité applicables aux établissements pénitentiaires et favoriser un échange constructif sur les questions de justice pénale et sur la manière d’améliorer l’accès à la justice. Le Directeur régional de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Ségou, l’inspecteur principal Abdoulaye Séméga a exprimé tout l’honneur de la DRAPES « d’accueillir la première rencontre des acteurs de la chaîne pénale d’échanger sur des sujets d’actualité comme la gestion des EPES et les mesures de sécurité en milieu carcéral. » « Thématique d’actualité au regard de la dégradation sécuritaire du pays en général et celle de la Région de Ségou en particulier dont les EPES sont impactés car étant des lieux légaux des personnes détenues », a-t-il-dit. Le Mali fait face, depuis 2012, à une crise sécuritaire dont les conséquences ont impacté le bon fonctionnement de l’État, en particulier dans le domaine de la justice. Des établissements pénitentiaires ont été attaqués et détruits accompagnés d’enlèvements et de meurtres d’agents pénitentiaires. En plus des détenus ordinaires que nous connaissons, nous assistons à l’apparition d’une nouvelle catégorie de détenus en lien avec le terrorisme. La Région de Ségou n’échappe pas aux conséquences de cette crise. C’est pourquoi, dans le but d’appuyer le gouvernement à faire aux besoins sécuritaires, l’OIDD/IDLO, à travers son Programme Sahel, « vise à renforcer la qualité de la justice pénale, afin qu’elle soit plus accessible, rapide et responsable. » Au cours des différentes présentations, les experts ont expliqué entre autres les conditions de détention, les mesures de sécurité, les conditions de travail du personnel, la discipline et le travail en milieu carcéral. A la fin de la journée les participants ont recommandé, sur le plan sécuritaire, d’augmenter l’effectif du personnel surveillant en tenant compte de l’aspect genre et d’améliorer la sécurité des établissements pénitentiaires. Ils ont préconisé, sur le plan alimentaire, de former les détenus cuisiniers dans la préparation des menus pour l’amélioration de la qualité des repas et aussi pour faciliter leur réinsertion. Et de tenir compte du renouvellement des provisions à temps. Ils ont, également suggéré, d’organiser des séances d’explication du contenu du R.I à tous les détenus des MAC pour une meilleure compréhension et de renforcer et équiper les ateliers de formation et de production. Renforcer les actions de sensibilisation et d’éducation par la société civile au niveau communautaire faciliter, à travers des actions de la société civile, la réinsertion des détenus, ont été d’autres recommandations fortes de cette journée d’échange. ADS/MD (AMAP)  

Ségou : 21 journalistes et bloggeurs formés sur le journalisme sensible aux conflits

Ségou, 24 sept (AMAP) Vingt-un journalistes et bloggeurs de la Région de Ségou (Centre) ont pris part du 20 au 21 septembre, à un atelier de formation sur le journalisme sensible aux conflits, a c9nstaté l’AMAP. Cette session a été financée par l’ambassade des États-Unis au Mali et initiée par le formateur et ancien directeur général de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo. L’atelier de formation a abordé, entre autres modules, des consignes de sécurité dans le cadre d’une couverture médiatique, à l’éthique et la déontologie du journalisme, la loi sur la cybercriminalité, les fake news et deepfakes aux principes du journalisme économique. Les participants repartis en 4 groupes ont également effectué des exercices dans les conditions du direct suivis d’une séance de correction avec le formateur Salif Sanogo. L’objectif visé à travers cette session est de promouvoir un journalisme éthique, professionnel et sensible aux conflits. D’après Salif Sanogo, le Mali est victime d’une guerre informationnelle. Face à cette situation, il faut que les journalistes sachent décrypter les messages et ce qui est approprié de dire et de faire dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie de notre profession, a-t-il expliqué. Dans un monde en constance évolution, l’apprentissage continu permet de se démarquer et de répondre aux enjeux actuels. M. Sanogo estime qu’ «on a beau avoir des formations diplômantes et toutes les attestations du monde, de temps à autre, il est indispensable de se recycler pour actualiser ses connaissances et rester à jour dans son domaine. » Quant à Amadou Abdoulaye Haïdara, au nom du bureau de la coordination régionale de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL) de Ségou, il a adressé ses remerciements les organisateurs de cet atelier pour le choix porté sur Ségou pour abriter cette session de renforcement de capacités. Quant au directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a presidé l’ouverture de l’atelier, il a souligné que les journalistes jouent un rôle éminemment important dans le traitement et la diffusion de l’information en temps de crise. Selon lui, « cet espace du donner et du recevoir permettra aux journalistes et bloggeurs d’œuvrer au renforcement de la cohésion social et du vivre-ensemble. » À l’issue des deux jours de travaux, les participants ont, chacun, reçu un certificat de participation. MS/MD (AMAP)  

Mali : Ségou (Centre) a commémoré le 22 septembre :

Ségou, 24 sept (AMAP) La Région de Ségou (Centre) a célébré dimanche dans l’allégresse le 64ème anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, à l’instar de Bamako et des autres localités du pays, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie, qui s’est déroulée à la Place d’arme du Camp militaire Amadou Sékou Tall de Ségou sous la présidence du gouverneur de la Région, le Contrôleur général de police, Alassane Traoré, a été marquée par une cérémonie des couleurs, la revue des troupes, le dépôt de gerbe, un défilé militaire et la remise de lettres de félicitation aux militaires qui se sont distingués par leurs comportements remarquables et leur abnégation dans le travail. En présence du commandant de la 2ème de la zone de défense N2, Souleymane Doumbia et des autorités administratives, coutumières, le chef de l’exécutif de la région a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui, « de haute lutte et parfois au prix de leur vie, ont pris une part déterminante dans la libération de notre pays du joug colonial. » « A ces pères de l’Indépendance, martyrs et pionniers de la lutte de libération nationale, la Région toute entière, par ma voix, rend un vibrant hommage. J’associe à ces hommages, tous ceux qui, civils comme militaires, ont été arrachés à notre affection, après avoir rendu de loyaux services à la nation » a-t-il-indiqué tout en ayant une pensée toute particulière à nos vaillants soldats tombés sur le théâtre des opérations pour la défense de la liberté, de l’unité et de l’intégrité du territoire national. Par ailleurs le contrôleur général de police a souligné que la fête nationale de l’indépendance « nous rassemble plus que toute autre. » « Par-delà nos diversités, elle incarne et exalte le vivre ensemble hérité de nos anciens et que nous devons transmettre à nos enfants et aux générations futures », a-t-il-dit. Le contrôleur général de police a expliqué qu’au cours des douze derniers mois, au plan politique et administratif, la Région de Ségou a su relever le défi de l’organisation des phases communales et régionale du « Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale », initié par le président de la Transition, Assimi Goïta. A cet effet, il a adressé ses vives félicitations à toutes les forces vives de la Région de Ségou pour leur constance dans le soutien aux autorités de la Transition à tous les grands rendez-vous de la nation. Dans le domaine de l’Administration générale, le chef de l’exécutif régional a souligné que la déconcentration de la représentation de l’Etat se consolide avec la nomination des préfets et sous-préfets au niveau des circonscriptions administratives nouvellement créées. « Les préfets des nouveaux cercles de Dioro, Markala, Farako, Sokolo, Nampala et Sarro ainsi que les sous-préfets des 09 nouveaux arrondissements nommés en juillet 2024, ont effectivement pris service, toute chose qui marque le début de l’opérationnalisation effective des nouvelles circonscriptions administratives de la Région », a-t-il-fait savoir. « Quant à la décentralisation, les collectivités territoriales de la Région se portent bien malgré les difficultés conjoncturelles que traverse notre pays. Les ressources des collectivités territoriales, au 20 Septembre 2024, se chiffrent à plus de 38 milliards de recettes », s’est-il réjoui. Il a souligné qu’« en matière de sécurité des personnes et des biens, la région déplore la persistance de l’insécurité, notamment dans les Cercles de Macina, Niono et dans les localités situées dans l’inter fleuve du Cercle de Ségou où les populations sont menacées par les Groupes armés terroristes. » De même, la criminalité et les accidents graves de la circulation dans les villes et sur les axes routiers persistent, en dépit des efforts déployés au quotidien par les services de sécurité. Quant à la campagne agricole en cours, le gouverneur a dit qu’elle a été marquée par l’installation tardive de l’hivernage et les fortes précipitations enregistrées en juillet et août, qui ont occasionné des inondations dans plusieurs localités, notamment dans les Cercles de Bla, Baraouéli et Ségou. « L’élan de solidarité aussitôt manifesté en faveur des victimes par le Gouvernement, le Système des Nations Unies et par d’autres partenaires, a permis d’atténuer les conséquences du sinistre. En dépit de ces inondations a-t-il-dit, l’état végétatif des cultures fait espérer des récoltes abondantes et des pâturages bien fournis », a-t-il-dit. Au plan économique, le contrôleur général de police a salué l’engagement des acteurs publics et privés « qui conforte sans cesse la réputation de poumon économique du pays », que porte la région Ségou. Il a révélé que, dans le domaine financier, la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’élève à trente milliards trois cent soixante-quinze millions- vingt-neuf mille six cent-vingt-huit (30 365 029 628) Fcfa. ADS/MD (AMAP)