Première évaluation du projet de stabilisation du Sahel au titre de l’année 2024

Bamako 1er Oct (AMAP) Le Comité régional de coordination (CRC) du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) tient depuis lundi, sa 1ère réunion au titre de l’année 2024. Cette session qui prend fin ce mardi a pour objectif de faire le bilan de mise en œuvre du plan d’actions commun soutenant l’harmonisation régionale des politiques et des investissements dans la région du Liptako-Gourma, adopté lors de la 1ère réunion du CRC avec la participation des trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger). Le PCRSS est un projet régional qui bénéficie du soutien technique et financier de la Banque mondiale à hauteur de 352,5 millions de dollars américain (environ 176,25 milliards de Fcfa). Approuvé le 16 juin 2021 par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, il vise à apporter une réponse régionale coordonnée aux importants défis auxquels fait face la région du Liptako-Gourma. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sahel, Mme Clara De Sousa, depuis son entrée en vigueur, ce projet apporte une assistance de qualité aux populations de la région, y compris aux personnes déplacées et aux communautés qui les accueillent. À ce jour, a révélé Mme Clara De Sousa, il a atteint plus de 1,2 million de bénéficiaires dans les trois pays, améliorant ainsi leur accès aux services sociaux de base. Il a, également, fourni des intrants et des équipements agricoles à 553 000 agriculteurs, leur permettant de reprendre leurs activités et d’améliorer leur productivité. Si ces premiers résultats sont encourageants, la directrice des opérations de la Banque mondiale a invité les différentes parties prenantes « à identifier les moyens d’accélérer la mise en œuvre du projet, car les besoins des populations de la région sont immenses et pressants. » Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a indiqué que dans le but d’atteindre les objectifs auprès de la population et des communautés, le PCRSS a décidé « d’apporter le changement en termes d’architecture pour avoir le contact direct avec les populations. » Le ministre, qui est également président du PCRSS, a fait noter que l’ancienne architecture institutionnelle est en cours dans certaines zones et la nouvelle vision dans d’autres. Selon le colonel-major Ismaël Wagué, « dès que tout sera mis en place, il y aura des résultats extraordinaires aux bénéfices des populations. » Rappelant que l’approche sous-régionale au Mali est extrêmement importante, le ministre Wagué a soutenu que c’est « l’occasion de partager les expériences, d’harmoniser les points de vue et surtout d’intervenir de façon complémentaire aux bénéfices des populations qui sont dans la zone du Liptako-Gourma. » Pour ce faire, il a appelé à faire le point et à ressortir les diversités des uns et des autres. Mais aussi « de voir dans quelle mesure peut se faire la coordination des actions de façon synergique pour atteindre les résultats communs aux bénéfices des populations. » Pour sa part, la secrétaire exécutive de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), Hawa Aw, elle espère que la détermination du ministre Wagué « renforcera davantage la résilience de nos communautés et l’intégration de nos trois États au niveau local. » Elle a relevé que « la tâche est ardue mais l’objectif noble puisqu’il permettra d’harmoniser les politiques de développement local et de les concevoir à l’échelle de la région en élaborant de véritables programmes d’investissements régionaux susceptibles de favoriser l’émergence de notre sous-région du Liptako-Gourma. » Elle a annoncé que la concrétisation de cette vision conduira à l’organisation d’un forum annuel sur le développement du Liptako-Gourma. Pour ce faire, Hawa Aw a souligné la nécessité de la production et de la gestion des connaissances, « à travers la recherche ainsi que le dialogue régional pour la prise de décisions dans la mise en œuvre du projet dans notre espace commun. » Le coordinateur du PCRSS-Mali, Adama Berthé et plusieurs personnalités du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont également pris part à ce rendez-vous sous régional. SS/MD (AMAP)

Éducation : La rentrée scolaire reportée au 4 novembre 2024 (officiel)

Bamako, 1er oct (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025, initialement prévue pour aujourd’hui, mardi 1er octobre 2024, a été reportée au 4 novembre 2024, a annoncé, lundi, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané. Dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, le ministre a précisé que cette décision tient compte « de l’état de catastrophe nationale déclaré depuis le 23 août dernier suite aux cas d’inondations survenus à travers le pays. « De nombreuses écoles sont encore occupées par les sinistrés des inondations. D’autres établissements sont inaccessibles à cause des eaux de pluie. Le report de la rentrée est perçu comme un soulagement par les familles sinistrées et les parents d’élèves confrontés aux multiples dépenses de la reprise des classes. MD/MD (AMAP)

Pr Amadou Keïta, ministre des Mines : « L’objectif final des reformes du secteur minier est que tout l’or produit au Mali soit raffiné sur place »

Bamako 1er Oct (AMAP) Les chantiers de réformes dans le secteur des mines avancent. Plusieurs entreprises minières s’apprêtent à migrer sur le code de 2023 et elles s’engagent toutes à appliquer les mesures du contenu local. Aussi, notre dispositif se renforce-il avec la perspective de création d’une brigade spéciale des mines et d’un commissariat chargé des activités minières. Ces informations sont données par le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, dans cette interview exclusive. L’Essor : Que peut-on retenir de la mise en œuvre du nouveau code minier et de la loi sur le contenu local, une année après leur adoption ? Pr Amadou Keïta : Notre pays a pris l’option en 2023 d’adopter un nouveau code minier et, pour la première fois de notre histoire, une loi relative au contenu local. Ce sont là des réformes majeures qui s’inscrivent dans une vision globale de la refondation de notre État. Ces deux textes sont l’émanation d’une aspiration forte du peuple malien exprimée lors des Assises nationales de la Refondation et ont été conçus pour apporter une nouvelle perspective malienne à la gestion des ressources minérales. C’est donc une réforme qui suscite beaucoup d’espoir et qui nous engage, en tant qu’administration en charge des Mines, à travailler à leur applicabilité. C’est dans ce sens qu’en juillet 2024, les décrets d’application du Code minier et de la loi relative au contenu local dans le secteur minier ont été adoptés. C’est dire qu’il n’est pas venu le temps de tirer un bilan de la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, mais que nous avons espoir que lorsqu’ils seront appliqués dans leur amplitude, le Mali pourra s’enorgueillir d’un secteur minier totalement intégré à l’économie nationale et capable d’impulser le développement. Il faut, cependant, souligner la convergence de vue avec l’ensemble des acteurs du secteur minier. En effet, plusieurs entreprises minières, après des négociations, s’apprêtent à migrer sur le code de 2023 et elles s’engagent toutes à appliquer les mesures du contenu local. L’Essor : Aux yeux de nombreux Maliens, la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali (SOREM) connaît un démarrage timide. Que faut-il aujourd’hui pour rendre cette structure véritablement opérationnelle ? Pr Amadou Keïta : C’est un constat qui ne prend pas toujours en compte le contexte dans sa globalité et les actions en cours pour permettre à la Sorem de faire face aux défis du moment. En effet, la société d’État SOREM, créée en août 2022, porte en elle une volonté affirmée du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de remettre l’État au cœur du système de recherche, d’exploitation et de commercialisation des produits miniers. Son opérationnalisation est l’une des priorités du département des Mines. Cette société a tenu la 2ème session de son conseil d’administration le 25 juillet 2024 et vient de se voir attribuer par le Conseil des ministres un permis de recherche d’or sur le périmètre de N’Tahaka d’une superficie de 97,41 km², dans le Cercle de N’Tillit à Gao. Les données recueillies suite aux travaux de recherche géologique et minière exécutés dans le district géologique du Gourma oriental, nous ont permis de mettre en évidence plusieurs secteurs d’intérêt potentiel dont celui de N’Tahaka et la SOREM est déjà engagée à approfondir l’exploration en vue d’une exploitation prochaine des richesses du sous-sol au bénéfice des peuples du Mali. Elle s’active, également, depuis quelques semaines à un positionnement stratégique sur les mines en difficultés dans notre pays. C’est le cas de la mine de Morila qui reviendra sous la coupe de la SOREM afin de s’assurer de la continuité de son exploitation après les moments difficiles que la mine a connus du fait de l’indélicatesse de son précédent opérateur. Les autres actifs miniers appartenant à cette société australienne reviendront également à la SOREM. L’État entend apporter les moyens utiles et adéquats à la SOREM pour mener à bien sa mission. L’Essor : Où en êtes-vous avec le projet d’installation de l’usine d’affinage d’or ? Pr Amadou Keïta : Ce projet est une des dimensions du partenariat que nous avons avec la Russie dans le secteur minier et il se présente comme un tournant décisif dans l’organisation et la gestion de ce secteur. Vous n’êtes pas sans savoir que l’objectif final de ce processus est que tout l’or produit sur le territoire du Mali soit raffiné au Mali dans des conditions optimales. C’est un processus qui évolue bien et demande une coopération intense à plusieurs niveaux. L’État a mis à la disposition de ce projet d’usine d’affinage un espace de 10 hectares et dispose d’un plan de conception sommaire de l’unité. Le cahier de charges ainsi que les éléments nécessaires pour la conduite d’une étude de faisabilité sont disponibles. Un suivi régulier est fait avec le partenaire russe pour que notre pays dispose, après un peu plus de 60 ans d’exploitation de l’or, d’une usine d’affinage répondant aux standards internationaux. L’Essor : La renégociation du contrat de lithium de Goulamina a permis de porter la participation de l’État et des nationaux à 35% contre 20% précédemment. Que représente cette part en termes de ressources pour les caisses publiques ? Pr Amadou Keïta : Je voudrais d’abord féliciter le gouvernement du Mali pour cet accord et pour le projet de la mine de lithium de Goulamina, l’un des plus grands projets de lithium en Afrique et dans le monde. Il reflète la politique de diversification que nous prônons dans l’exploitation des ressources minérales de notre pays. Pour revenir à votre question, il est important de voir au-delà des pourcentages énoncés qui concernent, uniquement, l’apport direct du secteur minier, en termes de dividendes, à l’État et aux nationaux qui seront actionnaires. À ce niveau, une première estimation fait état d’une augmentation du budget de l’État à hauteur d’environ 100 milliards de Fcfa par an. Mais, je voudrais faire noter que ce projet de la mine de lithium de Goulamina aura des apports sous d’autres formes qui permettront une contribution additionnelle significative au financement du développement des secteurs minier et énergétique, du secteur des infrastructures et

Office du Niger : Bonne physionomie de la campagne agricole

Par Mamadou SY Ségou, 30 sept (AMAP) La tendance actuelle laisse entrevoir des rendements prometteurs avec une bonne physionomie des champs, a pu constater le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en visite les 27 et 28 septembre derniers dans la zone Office du Niger et Office riz Ségou (ORS), dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2024-2025. Cette visite, après dans la zone cotonnière, avait pour but de s’enquérir de l’état de la campagne agricole et d’échanger avec les producteurs. Au premier jour de sa visite, le ministre de l’Agriculture s’est rendu dans la zone Office du Niger où les activités de la campagne agricole se déroulent normalement. L’état des cultures est assez rassurant dans l’ensemble, avec des plans de riz qui sont au stade du tallage et d’épiaison. Sur sa parcelle, dans la zone de production de M’Bewani, Yacouba Diarra, qui a reçu la visite du ministre de l’Agriculture, dispose d’un champ de 8,59 ha dont 2 en Système de riziculture intensive (SRI). Il espère un rendement moyen de 7 à 8 tonnes par hectare. L’exploitant agriculteur se dit satisfait du travail abattu et de l’état végétatif de son champ. Cependant, il a exprimé son souci devant la lenteur dans l’approvisionnement en engrais et la divagation des animaux qui a des conséquences désastreuses sur la production de riz. Son souhait est que la quantité d’engrais subventionné revienne à son niveau initial, c’est-à-dire 6 sacs par hectare, contre seulement 1 sac actuellement afin de permettre aux agriculteurs de maximiser leur production. Selon le directeur général de l’Institut d’économie rurale (IER), Khalifa Traoré, membre de la délégation ministérielle, le SRI est une technique extrêmement avantageuse pour les riziculteurs, notamment en termes d’économie de semences. « Il augmente, non seulement, le rendement à l’hectare de 7 à 8 tonnes contre 3 à 4 tonnes dans l’agriculture conventionnelle, mais il, également, d’économiser de l’eau et de réduire les gaz à effet de serre », a fait savoir M. Traoré. Après M’Bewani, cap sur la zone de production de Niono, à 105 km de la ville de Ségou. Sur place, le ministre de l’Agriculture a successivement visité les parcelles de riz de Youssouf Simaga dit Douga du village de Coloni km26 et Sidy Haïdara du village de Medina km39. Tous deux cultivent la variété kogoni respectivement sur une superficie de 3 ha et 5,41 ha. Ces champs de riz présentent un bon aspect végétatif. Ce résultat s’explique par le respect du calendrier agricole et l’utilisation de la fumure organique. La délégation ministérielle a ensuite rencontré les producteurs et le personnel d’encadrement dans la salle de réunion de la zone de Niono. Les acteurs du monde rural ont égrené leurs préoccupations qui tournent autour de l’insécurité dans certaines zones de production, l’insuffisance du nombre de quotas d’engrais subventionné par hectare, le manque d’équipements agricoles pour transformer et conserver les produits maraîchers ainsi que l’engorgement des drains. D’après le ministre de l’Agriculture, la zone cotonnière et l’Office du Niger sont les deux piliers de notre secteur agricole. « Nous sommes là pour visiter les parcelles de riz, notamment le SRI et bien d’autres systèmes. L’avantage est que tout est en maîtrise totale de l’eau », a indiqué Daniel Siméon Kelema. Il s’est globalement réjoui de l’évolution de la campagne agricole 2024-2025 en zone Office du Niger mais, surtout, de l’utilisation de la fumure organique par les producteurs, Ce qui va permettre d’améliorer la santé du sol et de cultiver de façon durable. Ayant pris bonne note des préoccupations soulevées, le ministre Kelema a exhorté les producteurs à écouter les conseils précieux des agents d’encadrement afin d’éviter les pertes post-récoltes et d’améliorer les rendements. Il a, également, mis l’accent sur une gestion judicieuse des stocks pour ne pas que les producteurs soient en situation d’insécurité alimentaire. Quant au Président directeur général de l’Office du Niger, il a rappelé les efforts déployés dans le cadre de l’entretien des réseaux d’irrigation et de drainage. Badara Aliou Traoré a salué la résilience des producteurs et l’abnégation de nos forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour sécuriser les personnes et leurs biens. La délégation comprenait également, le directeur national de l’agriculture, Souleymane Yacouba, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV), Halidou Mohamoudou, ainsi que le Président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Badara Aliou Traoré. MS/MD (AMAP)    

Avant-projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : Le gouvernement préconise un document flexible

Bamako, 30 sept (AMAP) Le président de la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, l’ex-Premier ministre Ousmane Issoufou Maïga, accompagné des membres de la structure, a rencontré, jeudi dernier, dans l’après-midi à la Primature, ceux du gouvernement. En l’absence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, a présidé la rencontre. Il avait à ses côtés au présidium son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga. Avant l’entrevue, des termes de références sur le document avaient été transmis aux ministres. Ainsi, au cours de la rencontre, après les mots d’introduction du président de la Commission, différents ministres ont partagé leurs appréhensions et préoccupations. Ils ont par exemple précisé que la diplomatie coutumière, les questions de la culture, des traditions, les concepts endogènes culturels de chez nous, entre autres, demeurent la base du document. La Commission a expliqué que, seulement, une synthèse a été transmise au gouvernement. En outre, le président Ousmane Issoufou Maïga a souhaité de la part du gouvernement, des actions ou plutôt des mesures transitoires pour décrisper la situation qui prévaut dans notre pays. Tant sur la scène politique qu’au niveau de la vie socio-économique des populations, aussi bien pour le dialogue avec des groupes hostiles à l’État. Les chefs des départements ministériels ont accepté de répondre à cette demande à travers une note écrite. Le ministre de la Justice indiqué que le gouvernement est déjà à pied d’œuvre pour satisfaire le peuple. Plusieurs actes ont été posés dans le cadre de l’amélioration du climat politique et social. Il a cité la signature du pacte de stabilité entre le gouvernement, les syndicats et le patronat, la levée du décret de suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations, la poursuite de la dépolitisation de l’administration, récemment la grâce présidentielle accordée à près de 400 prisonniers, entre autres. Il a été demandé à la Commission de rester fidèle à l’esprit de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. «Il nous faudrait construire un État fort, juste et légitime qui satisfait aux besoins de la population… Nous allons demander à la Commission de nous sortir une Charte flexible prenant en compte l’évolution, c’est-à-dire, les générations futures», a-t-il suggéré. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a assuré de la disponibilité du gouvernement et a encouragé la Commission à poursuivre l’amélioration du document. « La Charte ne sera pas mise aux placards. Elle sera un document cadre et mise en œuvre», a-t-il promis. OD/MD (AMAP)

Éradication de la rage au Mali : Sensibilisation et vaccination comme arme

Bamako, 30 sept (AMAP) Le Mali à l’instar de la communauté internationale a lancé la campagne de vaccination de lutte contre la rage, samedi dernier, dans la Commune rurale de Baguinéda, à l’occasion de la 18è Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre de chaque année. Le thème de cette année est : « Lever les obstacles à l’élimination de la rage ». Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a donné le coup d’envoi en injectant la première dose de vaccin contre la rage à un chien. C’était en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique (OMSA), Serge Mpouam, du représentant de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Dr Lassana Doumbia et les autorités locales. Parmi les obstacles à l’élimination de la rage, on peut citer le déficit de collaboration autour du concept « One health, une seule santé » entre les différents niveaux dans un même pays et à l’international, des programmes à trop petite échelle et l’insuffisance de sensibilisation à la maladie. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, la rage est une maladie virale qui affecte le système nerveux central des mammifères, y compris l’Homme. C’est l’une des zoonoses les plus meurtrières dans le monde. Elle est transmise par la salive lors d’une morsure, d’une griffure ou du léchage par un animal infecté. Cette maladie est endémique au Mali où elle a causé, « de janvier à septembre 2024, 11 cas de décès humains», selon les données de la Direction générale de la santé et de l’hygiène publique. Le ministre a, aussi, souligné l’importance de contrôler les populations de chiens errants. « Cette année, les services vétérinaires ont enregistré 924 cas de morsure par les chiens. Sur ces chiens mordeurs, 728 n’étaient pas vaccinés», a révélé M. Ba. Et d’ajouter qu’en vaccinant 70% des chiens chaque année, la rage pourrait être éradique. Le ministre Ba a signalé que cette campagne nationale de vaccination contre la rage dans notre pays ciblera 70% de l’effectif total des chiens, soit 94.500 têtes. Le représentant de l’OMSA, Serge Mpouam, a expliqué que le thème de cette année prend en compte les obstacles sur lesquels son organisation a un contrôle, mais aussi la nature transfrontalière de la rage elle-même. « Pour atteindre les objectifs de zéro décès, a-t-il dit, il faut briser plusieurs frontières. Il s’agit notamment de promouvoir la collaboration dans le cadre de l’initiative « Une seule santé », reliant les secteurs de la santé humaine, animale, végétale et environnementale en vue d’une action coordonnée. Pour sa part, Dr Lassana Doumbia, représentant de la FAO, a fait savoir que le Mali a priorisé cinq maladies zoonotiques, parmi lesquelles la rage humaine. « La FAO apporte son soutien à la direction nationale des services vétérinaires pour l’organisation de la Journée mondiale de lutte contre la rage » a-t-il déclaré. NK MD (AMAP)  

Fonction publique des collectivités territoriales : 684 postes à pourvoir dans l’enseignement

Bamako, 30 sept (AMAP) Le concours direct pour le recrutement de 684 nouveaux enseignants de la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’exercice budgétaire 2023, a été lancé, dimanche, au lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. Ce concours permettra de mettre 684 nouveaux enseignants à la disposition des Académies d’enseignement pour satisfaire les besoins de l’enseignement général, fondamental, technique et professionnel, ainsi que ceux de l’éducation préscolaire et spéciale. Le recrutement concerne 49 spécialités des catégories A et B2 et enregistre la participation de 21.765 candidats répartis entre 21 centres sur l’ensemble du territoire national.   Représentant son collègue chargé de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga, et accompagné de son collègue chargé de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, et d’autres personnalités, Mahamadou Kassogué a indiqué que ce concours s’inscrit dans la dynamique des efforts du gouvernement « pour promouvoir l’accès à l’emploi au profit de la jeunesse. » Il a instruit les surveillants à faire preuve de rigueur. Le chef du département en charge de la Justice a demandé aux candidats d’être sereins et de compter sur leur travail. Il a souligné que ces épreuves sont placées sous le signe de la transparence et de la récompense du mérite, conformément à la volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Nous voulons des cadres valeureux et méritants capables de servir la nation. Cela se réalise à travers le processus d’intégration à la Fonction publique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les autorités de la Transition ont pris la direction de l’excellence. Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale a affirmé que ce recrutement s’inscrit dans la continuité de la réalisation de la promesse faite par son département de recruter près de 700 enseignants. Dr Amadou Sy Savané a insisté sur la transparence, le sceau qui marque tous les examens et concours du pays. La première enveloppe a été ouverte dans la salle abritant les candidats de la catégorie A qui postulent dans la spécialité «Physique-Chimie». MD/MD (AMAP)

Filiale centre de la CMDT : Une campagne agricole qui promet

Par Fatoumata M SIDIBÉ Bamako, 27 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a a rencontré les exploitants agricoles afin de suivre de près l’évolution de la campagne agricole 2024-2025, lors d’une visite, du 19 au 20 septembre dernier, dans la filiale Centre (Fana, Dioila et Baguinéda) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Il était accompagné du Président directeur général (PDG) de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, des présidents de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré. Première étape de ce périple de deux jours : le village de Kola, dans la Région de Dioïla, où le ministre et sa suite ont inspecté des parcelles de coton, de maïs, de sorgho et de mil. Les exploitants de la localité ont diverses préoccupations dont l’accès limité aux équipements et au crédit agricole, la mauvaise qualité de certains intrants et le manque de main-d’œuvre. S’y ajoute la cherté de l’aliment bétail. Malgré ces difficultés, le cultivateur Tièfolo Traoré est optimiste quant à l’issue de la campagne en cours. Il espère récolter environ 10 tonnes de coton cette année. Ces champs de coton, de maïs, de sorgho et de mil ont été visités par le ministre, à qui le cultivateur a fait part de l’efficacité des traitements recommandés contre les insectes. Il s’est également dit satisfait de l’approvisionnement en engrais. Selon l’administrateur général de la filiale Centre de la CMDT, Issa Sidibé, la campagne agricole 2024-2025 est placée sous le signe de la maîtrise des indicateurs de production après deux saisons difficiles. Il a rappelé les efforts de l’État qui a fixé un prix d’achat incitatif de 300 Fcfa par kilogramme (kg) de coton graine et maintenu la subvention des engrais minéraux à 14 840 Fcfa par sac de 50 kg. Un effort particulier a aussi été fait pour réduire le prix des engrais organiques. De plus, une collaboration renforcée entre la CMDT et les instituts de recherche a permis d’élaborer un programme de traitement adapté aux réalités locales, tout en relançant la production de semences de base. « Bien que les jassides soient présents, les perspectives de la campagne restent encourageantes avec un objectif de production de 96 600 tonnes de graine de coton pour notre filiale », a dit Issa Sidibé. Après Kola, la délégation s’est rendue à Gouana, à quelques kilomètres de Fana. La délégation y a visité des champs de coton, de maïs et de riz de Bah Diarra. Le ministre Daniel Siméon Kelema a été impressionné par la physionomie des cultures. Il a, toutefois, insisté sur l’importance d’améliorer les itinéraires techniques et de diversifier les cultures pour renforcer la sécurité alimentaire,  nutritionnelle et accroître les revenus des producteurs agricoles Le ministre a, aussi, noté que la filiale Centre se porte bien en termes de production de coton. Néanmoins, il a appelé à la vigilance, « car la période est critique sur le plan phytosanitaire et pluviométrique en raison des conditions météorologiques exceptionnelles de cette année, avec des pluies intenses prévues jusqu’en novembre ». En outre, Daniel Siméon Kelema a encouragé les producteurs à surveiller leurs sols, à privilégier des cultures résistantes aux inondations et à envisager des systèmes d’irrigation. Il a appelé à la solidarité envers les victimes des récentes inondations. La dernière étape de la visite a été Baguinéda, dans la Région de Koulikoro, où la délégation a apprécié l’évolution de la campagne au niveau du périmètre irrigué de la localité. Riziculteur, Bakary Doumbia a cultivé 1,5 hectare et procède à une nouvelle technique de riziculture intensive qui facilite les travaux, en minimisant les besoins en eau et en engrais chimique. Cette méthode permet, également, de réduire les coûts de production, tout en augmentant la rentabilité à l’hectare. « Les riziculteurs utilisent deux systèmes, celui d’avant et une innovation qui est la riziculture intensive. En termes de revenus, le nouveau système apporte plus de rendement que le premier », a expliqué le ministre de l’Agriculture. Daniel Siméon Kelema a demandé à l’encadrement de s’y mettre pour la vulgarisation de cette nouvelle méthode auprès des producteurs. Par ailleurs, il a souligné la complémentarité entre les engrais organiques et minéraux. « Les engrais organiques sont bien pour la fertilisation du sol, mais les deux se complètent et nous veillons à ce que le travail soit correctement fait. L’Institut d’économie rurale (IER) est là pour voir les termes de dosage », a-t-il ajouté. Cette visite dans la filiale Centre a permis de constater l’état des cultures, notamment du coton, selon Mamadou Moustapha Diarra. Il s’est réjoui du fait que les producteurs appliquent correctement les recommandations techniques, telles que la gestion des ravageurs et l’utilisation du compost. « La surveillance attentive des champs de coton et l’application des traitements phytosanitaires dans les délais sont nécessaires pour assurer une récolte de qualité », a insisté le PDG de la CMDT. FMS/MD (AMAP)

Rentrée scolaire 2024-2025 : De nombreux établissements prêts pour la reprise des cours

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 27 sept (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025, au Mali, est prévue mardi prochain 1er octobre, ainsi que l’a confirmé le ministère de l’Éducation nationale, dans un communiqué en date du 24 septembre dernier. Comme pour couper court aux rumeurs sur un éventuel report, le communiqué rappelle, sans équivoque, à la communauté éducative, que la rentrée des classes est maintenue pour le 1er octobre prochain. Pour ce faire, le département en charge de l’Éducation multiplie les initiatives et les actions pour une meilleure rentrée scolaire. À cet effet, une leçon modèle intitulée : « Entreprenariat » sera dispensée dans différents établissements scolaires le jour de la rentrée des classes. Pour jauger le niveau de préparation de la reprise des cours, notre équipe de reportage s’est rendue dans quelques écoles. Au lycée privé «Cheikh Anta Diop» de Magnambougou, le proviseur, Thierno Aboubacar Tall, explique que son établissement démarrera l’année scolaire avec une centaine d’élèves repartis entre une classe de 10è année, deux classes de 11è et de 12è années pour huit enseignants. Les orientations des détenteurs du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2024 se font toujours attendre. Mais, l’établissement espère accueillir des élèves parmi les admis à cet examen qui met fin aux études fondamentales. Le même établissement dispose d’une école fondamentale qui s’apprête à recevoir 100 élèves pour 12 enseignants. Tout semble fin prêt aussi au Groupe scolaire «Aminata Diop» de Lafiabougou dont l’effectif est estimé à 4 500 élèves dont 2 302 filles. Ces apprenants seront encadrés par 95 enseignants. Dans cette école, qui comprend un cycle fondamental 1 et 2, le désherbage de la cour a été effectué. Le directeur-coordinateur de l’établissement, Ibrahim Wolomo, explique qu’une réunion préparatoire des responsables de l’établissement s’est tenue au cours de laquelle, il y a eu un débriefing avec les enseignants. Cap sur le lycée du « Centre culturel islamique » (LCCIH) d’Hamdallaye. Nonobstant de nombreuses difficultés financières, le LCCIH doit démarrer les cours avec moins de 200 élèves repartis dans 7 classes disponibles. Il y a deux classes de 10è commune, autant de 11è et trois classes de 12è année pour 21 enseignants. Cet établissement d’enseignement secondaire, après l’orientation des détenteurs du DEF, se retrouvera avec 120 élèves dans les 10è communes, à raison de 60 apprenants par classe. Le proviseur du LCCIH, Sidiki Koné, explique que le nettoyage des classes, le désherbage de la cour, l’affichage de la liste des élèves admis et des redoublants par classe ainsi que la réunion préparatoire ont été faits. Et d’ajouter que toutes les dispositions utiles ont été prises pour l’enseignement de la leçon modèle.  SYW/MD (AMAP)

Enseignement privé catholique : Le SYNTEC projette une grève de 72 heures du 8 au 10 octobre

Bamako, 27 sept (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs de l’enseignement privé catholique (SYNTEC) a déposé, le 13 septembre dernier, préavis de grève , du 8 au 10 octobre prochains, ont annoncé les syndicalistes qui réclament le paiement de leurs salaires d’août et de septembre 2024 mais, aussi, des allocations familiales, la prime de documentation, l’ouverture des droits à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). « La mise à jour d’une formule de compensation des allocations familiales impayées par diocèse concerné, conformément aux termes du Protocole d’accord de février dernier et la cessation de toute forme de pression contraire à la liberté syndicale des militants et au Code du travail en vigueur » figurent aussi parmi les doléances. Le SYNTEC se réserve le droit de poursuivre avec un autre débrayage de 72 heures, allant du lundi 14 au vendredi 18 octobre 2024, si ses revendications ne sont pas satisfaites. Il n’exclut pas d’enchaîner une grève illimitée jusqu’à satisfaction de ses doléances. Selon le secrétaire aux revendications du SYNTEC, Mady Dembélé, « l’État a subventionné les salaires des enseignants de l’Enseignement catholique privé à hauteur de 80% jusqu’au 31 décembre prochain. » « En outre, ajoute-t-il, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a annoncé la continuité de la subvention pour l’année scolaire 2024-2025. Ce qui signifie que la subvention de l’État est un droit acquis pour cette année scolaire. » Le syndicaliste explique ne pas comprendre que, « jusque-là, aucun enseignant n’ait reçu son salaire du mois d’août, encore moins de septembre. » Et le secrétaire aux revendications du SYNTEC de révéler que « l’État subventionne les salaires de cet ordre d’enseignement à hauteur de 80%. » « Ce montant est mis à la disposition de l’Église (employeur de l’enseignement catholique privé», poursuit-il, en pointant du doigt la gestion de l’Eglise. «Nous ne comprenons pas ce comportement de notre employeur», a-t-il déclaré, ajoutant que chaque assuré de l’enseignement privé catholique  paie sa cotisation mensuelle, soit 3,6%, de son salaire à l’AMO et 3,06% pour l’Institut de prévoyance sociale (INPS) sur son salaire brut. «Ces sommes ne sont ni reversées à l’AMO ni à l’INPS et ne sont pas non plus retournées aux assurés. Nous nous sommes rendus compte que l’Église prélève sur nos salaires sans explication », accuse le syndicaliste. L’enseignement catholique privé compte plus de 1 000 enseignants repartis dans 138 écoles fondamentales catholiques pour 6 diocèses (Kayes, Bamako, Sikasso, Ségou, San et Mopti). La subvention de l’État de 80% est destinée uniquement à payer les enseignants en classe. Elle ne couvre pas ceux qui occupent des postes de responsabilité. Le reste des 20% (frais d’inscription des élèves et autres) est mobilisé par les responsables scolaires. SYW/MD (AMAP)