Culture : Le Projet Culture Mali 2025 lancé
Bamako, 27fév (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie et du Tourisme, Mamou Daffé, a procédé, jeudi, au lancement du Projet Culture Mali 2025, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de refondation « Mali den Kura », le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié ce projet intitulé : « Culture Mali 2025 ». Lors de la cérémonie, placée sous le parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et en présence de plusieurs de ses collègues, le ministre Daffé a indiqué que « ce projet n’a d’autre ambition que de faire de la culture un levier pour la transformation sociale et économique dans une dynamique de revitalisation de nos territoires. » Dans son intervention, Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction de voir se concrétiser la vision du président de la Transition qui a décrété 2025 comme année de la culture lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre dernier. Donnant suite à cette décision, le département en charge de la Culture a initié le projet « Culture Mali 2025 » qui s’inscrit en droite ligne de la vision du Programme présidentiel de développement culturel Maliden Kura 2025-2027. Celui-ci vise à inculquer une culture du Mali Kura à la jeunesse, promouvoir les talents artistiques de manière accrue et repositionner durablement et positivement l’image du Mali sur la scène internationale. « Je peux dire, aujourd’hui, que, dans les semaines à venir, vous allez nous voir dans toutes les régions du Mali, de Kidal jusqu’à Kayes, pour travailler et mettre en lumière notre culture. » Il a remercié le président de la Transition, qui, par une décision historique, a mis la culture en priorité nationale pendant toute cette année 2025. « Ce décret présidentiel nous invite à mettre en lumière toute la beauté et la richesse de notre secteur de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Il nous demande de célébrer ce riche patrimoine pour dire tout simplement que le Mali regorge de toutes les solutions d’une beauté légendaire », s’est enthousiasmé Mamou Daffé. « Aujourd’hui, nous sommes non seulement dans la renaissance culturelle du Mali, mais aussi dans celle des Etats du Sahel », a-t-il estimé, saluant les trois présidents, le général Abdourahamane Tiani du Niger, le capitaine, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le général d’Armée Assimi Goïta, du Mali « qui nous ont tracé une voie. » Il a assuré qu’avec 89 recommandations des États généraux de la culture, toutes les préoccupations des trois secteurs (Tourisme, Culture et Artisanat) sont traitées. « Et, si nous arrivons à mettre en œuvre ces 89 recommandations, je suis sûr que d’ici la fin de cette année de la Culture Mali 2025, nous allons régler beaucoup de nos problèmes », a dit le ministre. Le temps fort du lancement a été la présentation du Projet Culture Mali 2025 par le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko, coordinateur du Projet Culture Mali 2025. Il a tout d’abord expliqué « le contexte de ce projet ambitieux qui marque un tournant majeur pour la relance de la culture malienne. » Selon lui, « l’objectif de ce projet est de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique en repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale, tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle » Il a ajouté que le projet se repose sur 5 axes à savoir l’Inclusion de l’Année de la Culture dans tous les grands événements culturels, la concrétisation de Maaya ni Dambé Kènè, la Revitalisation culturelle des territoires (RCT), le développement des industries culturelles et créatives (ICC) locales du patrimoine et le parrainage par des personnalités culturelles. Ces axes seront matérialisés par des activités qui se tiendront toute l’année en vue de donner un contenu riche et diversifié pour la renaissance culturelle. Il a rappelé que plusieurs actions sont déjà en cours avec Bamako Fugaba qui a vu le jour lors des Etats généraux de la culture. L’événement a été artistiquement magnifié par l’Ensemble instrumental du Mali sur un morceau intitulé « Duga », interprété par Bourama Soumano. SST/MD (AMAP)
Uniforme des femmes lors des mariages : De la tradition aux excès
Par Moussa M. DEMBÉLÉ La coutume prisée des Bamakoises, de s’habiller d’une tenue unique lors des cérémonies de mariage, est en train de prendre un autre virage causant angoisse chez les adeptes et devenant source de tension dans certains foyers Bamako, 25 fév (AMAP) Les mains sous le menton, les yeux embués, isolée dans un coin de son salon, très froissée mais toujours habillée, dans sa grande robe en basin, Bintou est pensive et préoccupée. Bintou, nom d’emprunt que nous lui donnons, est l’épouse d’un ami que nous avons surprise dans un état d’affligée, chez elle au quartier Badialan, Commune III du District de Bamako. Ce dimanche soir, aux environs de 20 heures, très triste, Bintou cherche ses mots, la gorge nouée et à peine elle arrive à les prononcer après notre salutation faite à plusieurs reprises. « Je reviens du mariage d’une nièce qui se tenait au quartier Marseille, situé en commune I du District de Bamako, où j’ai dépensé mes économies réservées pour l’opération de l’œil de la maman… », tente-t-elle d’évacuer sans rancœur. Rien que ce qu’elle porte lui a coûté plus de 60 000 Fcfa. Notre interlocutrice, sous le choc, met en cause l’attitude de sa mère dans ce qu’elle appelle « du gaspillage inutile ». « Le comble, vous savez ? C’est ma mère qui m’a contrainte à acheter cet uniforme que je porte pour une valeur de plus de 60 000 Fcfa malgré les dépenses nécessaires que j’ai à faire, dans quelques jours, pour l’opérer de la cataracte… », dit Bintou, la trentenaire évolue, tout en remuant sa tête. En effet, selon ses explications, elle a été obligée par sa mère d’acheter cette tenue proposée comme uniforme par ses cousines. « Pour elle 9sa maman), je ne devrais pas être en reste, je devais rivaliser avec mes cousines, étant donné que je suis une fonctionnaire. Alors que personnellement, j’aime faire les choses humblement, sans extravagance… », nous raconte-t-elle. Tout comme le cas de Bintou, le concept des uniformes des femmes lors des cérémonies de mariage dans la capitale malienne est en passe de devenir un fardeau pour les femmes. À Bamako, cette coutume longtemps symbolique lors des mariages voit ses contours évoluer. Les femmes et jeunes filles se parent d’un uniforme lors de ces cérémonies, un geste censé célébrer l’union de deux personnes tout en renforçant la cohésion sociale. Pourtant, initialement, l’uniforme visait à favoriser l’harmonie visuelle et à éviter toute distinction entre les participantes. Cependant, aujourd’hui, cette tradition est en train de se transformer en une quasi-obligation, sous la pression sociale, mettant en lumière les disparités économiques. De simple plaisir esthétique, l’uniforme est devenu une norme difficile à contourner, même pour celles dont les moyens financiers sont limités. Ce qui, parfois, crée des mésententes dans le foyer, car certaines imposent à leur époux l’achat de ces tenues, même s’ils n’en ont pas les moyens. Fanta Coulibaly, une mère de famille à Badalabougou, en commune V du District de Bamako, semble être de ce groupe de femmes. « Acheter l’uniforme doit être un devoir pour tous chefs de famille, parce que la femme a besoin d’être bien habillée lors des cérémonies de mariage. Mais, certains hommes ne comprennent pas cela. C’est pourquoi ils refusent de payer l’uniforme pour leur épouse », argumente-t-elle. Pour elle, c’est l’homme qui doit obligatoirement payer ces tenues de mariage de sa femme. QUIPROQUO – Contrairement à notre précédente interlocutrice, Djeneba Sinayoko, une femme mariée, la quarantaine, résidant à Dialakorobougou, dans la zone de Baguineda, sur la route de Ségou, pense que des femmes, de nos jours, sont dans l’excès au sujet de l’uniforme. Elle estime que la pratique n’est pas la seule façon d’apporter son soutien, lors du mariage d’un proche, « il y a aussi les aides financières qui sont plus importantes dans le mariage de célébration ». « Aujourd’hui, mes sœurs pensent que la pérennisation d’une union est forcément liée à la façon de célébrer le mariage. Un seul uniforme peut coûter plus 15 000 FCFA. C’est qui est trop chère ! », s’exclame-t-elle. Djeneba Sinayoko explique que « c’est pourquoi, les femmes usent de tous les moyens pour payer des tenues de mariage hors de prix ». Plus explicite, tout en s’opposant à la mode, elle ajoute : « Certaines dames manquent de respect à leur mari sous prétexte que celui-ci n’a pas payé l’uniforme. Cela doit prendre fin ». L’habitante de Dialakorobougou nous a raconté une anecdote entre une épouse et son mari, dans son quartier. Le couple se bagarre toujours pour des questions d’uniforme. « Je connais une femme qui refuse le lit conjugal à son époux pour la simple raison qu’elle n’a pas eu d’uniforme de mariage. À chaque mariage, ce sont les disputes dans ce foyer. Et tout le quartier est au courant », narre notre interlocutrice. Si payer l’uniforme pour le mariage d’une proche est un signe de solidarité, c’est encore mieux d’emprunter de bons chemins pour l’obtenir. Selon Daouda Fané, un chef de famille, certaines femmes sont capables de détourner l’argent de « popote » pour acheter ces habits de mariage. « Auparavant, nos aïeux avaient initié cette stratégie d’uniforme afin que tout le monde porte les mêmes habits mais à un prix raisonnable. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Des femmes font l’impossible leur uniforme », déplore ce chef de famille d’une cinquantaine d’années. Sept sur dix hommes interrogés suggèrent que la coutume de l’uniforme des femmes doit être rationnalisé. Ceux-ci estiment que ce sont des dépenses « inutiles » qui viennent s’ajouter à d’autres problèmes financiers dans un pays où la pauvreté est générale. « Les dimanches sont connus à Bamako comme les jours de mariage. Ce qui est déjà une dépense inestimable. S’il faut ajouter à cela les frais d’uniforme des femmes, cela devient encore plus compliqué », fait remarquer, sous couvert de l’anonymat, un chef de famille. Il ajoute que les tenues choisies pour les noces sont souvent très chères. « Donc, je trouve que ce n’est pas raisonnable de maintenir cette pratique de l’uniforme lors de nos mariages », pense-t-il. Adama Coulibaly, habitant à Tiéguena, localité située dans la périphérie de Bamako, dans
Région de Dioila : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales
Dioila, 25 fév (AMAP) Le Commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioïla, Harouna Sissoko, a rencontré, mardi, les coordinateurs AIGE de Dioila afin de s’enquérir de l’évolution des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la révision annuelle des listes électorales (RALE) a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance numéro 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le Ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de Décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales de 2024. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans l’optique de s’assurer que cette phase de la prorogation se déroule à la satisfaction des principes édictés par les textes que la démarche de l’AIGE se situe. Hamidou Sissoko a fait l’état de lieu des kits mis à disposition, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Les opérations d’inscription, la radiation, les transferts des électeurs et la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE ont été abordés lors des échanges avec le commissaire. L’absence de certains partis politiques lors de la seconde phase des opérations a été signalée par plusieurs coordinateurs. Ils ont noté auprès du commissaire certaines difficultés qui pourront empêcher plusieurs électeurs d’accomplir leur devoir civique. Entre autres, l’omission de certaines localités sur la liste électorale, comme le village de Dougouyala, dans la Commune rurale de Diedougou (Dioila), les électeurs de Falani Sounkoro se sont retrouvés dans un autre village, plus de 400 électeurs du village de Nana (Commune de Dégnékoro) se trouvent sur la liste du village Boya, un autre village de la même commune. Selon les coordinateurs de Dioila, ces confusions se retrouvent un peu partout à travers la localité. En réponse, Harouna Sissoko a assuré qu’un groupe y travaille déjà. Au-delà de ces échanges, le commissaire a, apporté aux différents coordinateurs, des supports de communication sur l’AIGE. En conclusion, M. Sissoko s’est dit « fier de l’immense travail effectué » et a appelé les populations du Banico à profiter des quelques jours qui restent pour vérifier leur position sur les listes électorales. DF/MD (AMAP)
Opération Sunkalo 2025 : Don de vivres aux couches sociales de la Région de Nara (Ouest)
Nara, 25 fév (AMAP) Quelque 400 ménages, à travers toute la Région de Nara (Ouest), recevront 20 tonnes de riz dont la cérémonie de remise mardi a été présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, Brehima Diallo. Cette vaste opération de don de céréale par les Oeuvres du président de la Transition est présentée comme un témoignage de solidarité et de fraternité du Chef de l’Etat envers les démunies de la Région de Nara en ce début de ramadan. En présence des autorités administratives, des élus, des responsables des forces armées et de sécurité, les membres de la Société civile, le 1er adjoint au maire de Nara, Zekani dit Sidi Mohamed Goundourou, a rappelé que le ramadan est un mois de partage, d’introspection et de générosité. « C’est un moment où les valeurs de solidarité et d’entraide prennent tout leur sens », a-t-il ajouté. Pour sa part, le directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Habib Kouyaté, a rendu un « vibrant hommage au chef de l’Etat pour ce geste salutaire. » « C’est un acte de solidarité importante car il contribuera à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des ménages », a-t-il dit. L’Imam Mahamadou Doucouré, au nom des bénéficiaires, a adressé ses remerciements au général d’Armée Assimi Goita « pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations démunies » et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, s’est réjoui de ce « magnifique geste de solidarité des plus hautes autorités qui va amoindrir la souffrance de 400 ménages à travers toute la région de Nara », avant de rappeler aux bénéficiaires que « cette aide est, certes, modeste mais elle est empreinte d’une profonde sincérité et d’un véritable esprit d’entraide du président Goita. » BC/MD (AMAP)
Tradition : Intronisation du chef de village de Solinta (Bafoulabé, Ouest)
Bafoulabé, 25 fév (AMAP) Le nouveau chef du village de Solinta, Mahamady Sissoko intronisé, lundi dans sa cour, est le 15ème de la lignée qui succède à Namakè Sissoko, décédé en septembre 2024. Situé dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), dans l’arrondissement de Oualia, Solinta est un vieux village fondé par Sanou Mamoudou Sissoko, il y a plus de 300 ans, selon les villageois. La chefferie est assurée, dans cette localité, par la catégorie des pères issus du fondateur. Etla succession tourne dans toutes les familles Sissoko. C’est dans une ambiance festive, obéissant à un certain nombre de principes que la cérémonie dont aucun détail n’a été négligé s’est déroulée. Pérennisaant une tradition ancrée, elle a débuté par l’installation du nouveau chef sur son siège, suivi du port du bonnet qui a tout son sens (respect, protection, considération et responsabilité). Mahamady Sissoko, ensuite, reçu sa médaille des mains du chef d’arrondissement de Oualia, lui conférant le pouvoir d’exercer. Le sous-préfet, Youssouf Konaté, dans son mot de circonstance, a exhorté le nouveau chef de village a s’inscrire dans la dynamique du développement. Quant au nouveau chef de village, Mahamady Sissoko, en réponse, il a sollicité « l’accompagnement de tous pour la réussite de sa mission. » BM/MD (AMAP)
Ségou : Concertation des forces vives sur le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation
Ségou, 24 fév (AMAP) Ségou a abrité lundi, la concertation régionale sur l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, à l’instar des autres régions, au cours d’une journée où les forces vives ont échangé sur plusieurs thématiques ayant trait à la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles ont également formulé des recommandations afin d’enrichir le document de l’avant-projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Dans son allocution, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a salué cette initiative inclusive impulsée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, l’objectif est de doter notre pays « d’un document cadre de politique publique qui servira de socle et constituera le bréviaire des actions qui fonderont durablement la paix et la réconciliation nationale indispensables pour promouvoir le développement harmonieux de nos territoires. » « Je demeure convaincu que notre région, imbue de ses valeurs culturelles multi séculaires de maaya, de dialogue et de pardon saura tirer le meilleur parti de cette heureuse opportunité. Une rencontre d’échange qui permettra à nos forces vives de verser leurs observations et contributions concourant à l’avènement d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dont les Maliens se reconnaîtront », a-t-il dit. Pour sa part, le gouverneur de la Région de Ségou, le Commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré. qui a présidé l’ouverture des travaux, dans la salle de conférence du gouvernorat, a fait noter que c’est pour assurer une inclusivité maximale à ce processus que ces consultations sont organisées. « L’objectif est de recueillir un large éventail d’opinions et de propositions en vue d’améliorer ce document dans le cadre de l’apaisement du climat sociopolitique et l’amélioration de la gouvernance au mali », a indiqué Soulaïmane Traoré. En présence de son directeur de cabinet, Boureïma Ongoïba, et du préfet du Cercle, Daouda Diarra, il a invité les différents acteurs à plus d’implication et d’assiduité et à des débats francs et constructifs pour que les résultats des travaux contribuent à l’enrichissement des réflexions au niveau national. MS/MD (AMAP)
Kati : Campagne de paiement collectif des taxes
K Kati, 24 fév (AMAP) Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)
Lancement du drapeau de la Confédération des États du Sahel (AES)
Bamako, 22 fév (AMAP) Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), réunis à Bamako dans le cadre de leur rencontre de travail, ont procédé, ce samedi 22 février 2025, au lancement du drapeau de la Confédération AES, a annoncé le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) du Mali, dans un communiqué. Selon le Bureau de l’information et de la Presse des Affaires étrangères, ce lancement, sous la présidence du général de Division Abdoulaye Maiga, Premier ministre, Chef du gouvernement du Mali, intervient « après sa validation par les chefs d’État des pays membres. » « D’une forme rectangulaire, le drapeau de la Confédération AES a un fond vert comportant en son centre le logo de la Confédération », indique le communiqué. « En effet, la couleur verte, souvent associée à la croissance, symbolise l’espoir et la prospérité ; la renaissance et le renouveau. Elle représente ainsi les immenses ressources naturelles de l’espace confédéral pour un avenir de prospérité partagée », ajoute la même source. MD (AMAP)
Kangaba : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales
Kangaba, 22 fév (AMAP) Une mission de suivi et de supervision des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales, conduite par le commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioila, Harouna Sissoko, a séjourné à Kangaba, vendredi, où il a rencontré les coordonnateurs AIGE des communes du cercle. La mission vise à assurer le suivi et la supervision de la Révision annuelle des listes électorales (RALE) en mettant un focus sur le dispositif de mise en œuvre de l’ordonnance portant modification de la loi électorale et la décision relative à la prorogation de la durée de la RALE de 2024. Pendant une journée, la mission a vérifié non seulement l’effectivité et la qualité des kits mis à disposition mais, aussi, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Le Coordinateur régional a, également, supervisé les opérations d’inscription proprement dites, de radiation et de transfert des électeurs. Il a constaté la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE et la présence des représentants des partis politiques. Harouna Sissoko a requis des informations sur les conditions de travail des Commissions administratives entre autres. A l’issue de la rencontre, il a remis des kits aux participants et s’est dit satisfait de l’évolution des travaux. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la RALE a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans le cadre de la supervision de cette phase de prorogation que l’AIGE a planifié des missions dont celle à Kangaba conduite par le coordinateur AIGE de la Région de Koulikoro. SD/MD (AMAP)
Kolondièba : Journée nationale pour la paix et la réconciliation
Kolondièba, 21 fév (AMAP) Une cinquantaine de responsables du Cercle de Kolondièba, sous la présidence du préfet Boubacar Oumar Traoré, se sont réunis, jeudi, pour une lecture expliquée de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a constaté l’AMAP. Cette rencontre a regroupé plusieurs personnalités dont les maires, l’administration, les partis politiques les services techniques, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), les forces de défense et de sécurité, la Jeunesse, la société civile dans son ensemble. Le représentant de l’État, Boubacar Oumar Traoré, et le facilitateur Tièoulé Keïta ont édifié les participants sur plusieurs thèmes relatifs à la stabilité de l’État, entre autres, la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Plusieurs questions ont été posées et des suggestions faites. Le représentant de l’État n’a pas caché sa satisfaction quant à la participation active des participants. Il s’est réjoui de la connaissance du texte par tous et surtout de la présence des partis politiques qui jouent un rôle pédagogique dans l’information et la sensibilisation des citoyens. Pour une large information et de mise au même niveau, les autorités du pays ont initié ces rencontres à travers tout le pays, en vue d’asseoir une base solide pour la paix et la réconciliation. En effet, le Mali traverse depuis plusieurs années des crises multidimensionnelles profondément marquées par des actions terroristes, des conflits communautaires et des divisions internes. Ces crises mettent à rude épreuve la sécurité, la paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. C’est dans ce contexte que le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, a initié le Dialogue inter-maliens (DIM). Le DIM a recommandé la rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale qui pose les bases d’un avenir harmonieux pour le peuple malien. Pour assurer une inclusivité maximale, les forces vives de la nation, les institutions de la République, les anciens chefs d’État, les anciens Premiers ministres, les universitaires et des personnes ressources ont été consultés à Bamako et dans les régions. NK/MD (AMAP)

