Programme Sahel : Une journée d’échanges pour renforcer l’humanisation de la Maison d’arrêt de correction (MAC) de Ségou

Ségou, 24 sept (AMAP) La Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DRAPES), avec l’appui financier de l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO), a organisé, jeudi dernier, à Ségou, une journée d’échange avec les acteurs de la chaîne pénale. Le substitut du procureur près du Tribunal de grande instance de Ségou, Moussa Diallo, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a souligné que la Maison d’arrêt est un lieu où sont détenus des êtres humains qui ont eux aussi des droits. En sa qualité de vice-président du Cadre de concertation des acteurs de la chaine pénale de Ségou, le substitut du procureur a félicité IDLO pour son initiative bienveillante, de bien vouloir accompagner la Justice malienne et d’autres de la Sous-région, en l’occurrence le Burkina Faso et le Niger, « dans leur mission quotidienne de dire le droit, encore plus en cette période que traverse le Mali et où les justiciables ont soif de justice. » La rencontre d’une journée visait à renforcer l’humanisation de la MAC de Ségou. Il s’agissait particulier d’aborder les conditions de prise en charge des personnes détenues dans la MAC de Ségou ; tenir informés les différents acteurs du milieu pénal et les Organisations de la société civile (OSC) des protocoles de sécurité applicables aux établissements pénitentiaires et favoriser un échange constructif sur les questions de justice pénale et sur la manière d’améliorer l’accès à la justice. Le Directeur régional de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Ségou, l’inspecteur principal Abdoulaye Séméga a exprimé tout l’honneur de la DRAPES « d’accueillir la première rencontre des acteurs de la chaîne pénale d’échanger sur des sujets d’actualité comme la gestion des EPES et les mesures de sécurité en milieu carcéral. » « Thématique d’actualité au regard de la dégradation sécuritaire du pays en général et celle de la Région de Ségou en particulier dont les EPES sont impactés car étant des lieux légaux des personnes détenues », a-t-il-dit. Le Mali fait face, depuis 2012, à une crise sécuritaire dont les conséquences ont impacté le bon fonctionnement de l’État, en particulier dans le domaine de la justice. Des établissements pénitentiaires ont été attaqués et détruits accompagnés d’enlèvements et de meurtres d’agents pénitentiaires. En plus des détenus ordinaires que nous connaissons, nous assistons à l’apparition d’une nouvelle catégorie de détenus en lien avec le terrorisme. La Région de Ségou n’échappe pas aux conséquences de cette crise. C’est pourquoi, dans le but d’appuyer le gouvernement à faire aux besoins sécuritaires, l’OIDD/IDLO, à travers son Programme Sahel, « vise à renforcer la qualité de la justice pénale, afin qu’elle soit plus accessible, rapide et responsable. » Au cours des différentes présentations, les experts ont expliqué entre autres les conditions de détention, les mesures de sécurité, les conditions de travail du personnel, la discipline et le travail en milieu carcéral. A la fin de la journée les participants ont recommandé, sur le plan sécuritaire, d’augmenter l’effectif du personnel surveillant en tenant compte de l’aspect genre et d’améliorer la sécurité des établissements pénitentiaires. Ils ont préconisé, sur le plan alimentaire, de former les détenus cuisiniers dans la préparation des menus pour l’amélioration de la qualité des repas et aussi pour faciliter leur réinsertion. Et de tenir compte du renouvellement des provisions à temps. Ils ont, également suggéré, d’organiser des séances d’explication du contenu du R.I à tous les détenus des MAC pour une meilleure compréhension et de renforcer et équiper les ateliers de formation et de production. Renforcer les actions de sensibilisation et d’éducation par la société civile au niveau communautaire faciliter, à travers des actions de la société civile, la réinsertion des détenus, ont été d’autres recommandations fortes de cette journée d’échange. ADS/MD (AMAP)  

Ségou : 21 journalistes et bloggeurs formés sur le journalisme sensible aux conflits

Ségou, 24 sept (AMAP) Vingt-un journalistes et bloggeurs de la Région de Ségou (Centre) ont pris part du 20 au 21 septembre, à un atelier de formation sur le journalisme sensible aux conflits, a c9nstaté l’AMAP. Cette session a été financée par l’ambassade des États-Unis au Mali et initiée par le formateur et ancien directeur général de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo. L’atelier de formation a abordé, entre autres modules, des consignes de sécurité dans le cadre d’une couverture médiatique, à l’éthique et la déontologie du journalisme, la loi sur la cybercriminalité, les fake news et deepfakes aux principes du journalisme économique. Les participants repartis en 4 groupes ont également effectué des exercices dans les conditions du direct suivis d’une séance de correction avec le formateur Salif Sanogo. L’objectif visé à travers cette session est de promouvoir un journalisme éthique, professionnel et sensible aux conflits. D’après Salif Sanogo, le Mali est victime d’une guerre informationnelle. Face à cette situation, il faut que les journalistes sachent décrypter les messages et ce qui est approprié de dire et de faire dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie de notre profession, a-t-il expliqué. Dans un monde en constance évolution, l’apprentissage continu permet de se démarquer et de répondre aux enjeux actuels. M. Sanogo estime qu’ «on a beau avoir des formations diplômantes et toutes les attestations du monde, de temps à autre, il est indispensable de se recycler pour actualiser ses connaissances et rester à jour dans son domaine. » Quant à Amadou Abdoulaye Haïdara, au nom du bureau de la coordination régionale de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL) de Ségou, il a adressé ses remerciements les organisateurs de cet atelier pour le choix porté sur Ségou pour abriter cette session de renforcement de capacités. Quant au directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a presidé l’ouverture de l’atelier, il a souligné que les journalistes jouent un rôle éminemment important dans le traitement et la diffusion de l’information en temps de crise. Selon lui, « cet espace du donner et du recevoir permettra aux journalistes et bloggeurs d’œuvrer au renforcement de la cohésion social et du vivre-ensemble. » À l’issue des deux jours de travaux, les participants ont, chacun, reçu un certificat de participation. MS/MD (AMAP)  

Mali : Ségou (Centre) a commémoré le 22 septembre :

Ségou, 24 sept (AMAP) La Région de Ségou (Centre) a célébré dimanche dans l’allégresse le 64ème anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, à l’instar de Bamako et des autres localités du pays, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie, qui s’est déroulée à la Place d’arme du Camp militaire Amadou Sékou Tall de Ségou sous la présidence du gouverneur de la Région, le Contrôleur général de police, Alassane Traoré, a été marquée par une cérémonie des couleurs, la revue des troupes, le dépôt de gerbe, un défilé militaire et la remise de lettres de félicitation aux militaires qui se sont distingués par leurs comportements remarquables et leur abnégation dans le travail. En présence du commandant de la 2ème de la zone de défense N2, Souleymane Doumbia et des autorités administratives, coutumières, le chef de l’exécutif de la région a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui, « de haute lutte et parfois au prix de leur vie, ont pris une part déterminante dans la libération de notre pays du joug colonial. » « A ces pères de l’Indépendance, martyrs et pionniers de la lutte de libération nationale, la Région toute entière, par ma voix, rend un vibrant hommage. J’associe à ces hommages, tous ceux qui, civils comme militaires, ont été arrachés à notre affection, après avoir rendu de loyaux services à la nation » a-t-il-indiqué tout en ayant une pensée toute particulière à nos vaillants soldats tombés sur le théâtre des opérations pour la défense de la liberté, de l’unité et de l’intégrité du territoire national. Par ailleurs le contrôleur général de police a souligné que la fête nationale de l’indépendance « nous rassemble plus que toute autre. » « Par-delà nos diversités, elle incarne et exalte le vivre ensemble hérité de nos anciens et que nous devons transmettre à nos enfants et aux générations futures », a-t-il-dit. Le contrôleur général de police a expliqué qu’au cours des douze derniers mois, au plan politique et administratif, la Région de Ségou a su relever le défi de l’organisation des phases communales et régionale du « Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale », initié par le président de la Transition, Assimi Goïta. A cet effet, il a adressé ses vives félicitations à toutes les forces vives de la Région de Ségou pour leur constance dans le soutien aux autorités de la Transition à tous les grands rendez-vous de la nation. Dans le domaine de l’Administration générale, le chef de l’exécutif régional a souligné que la déconcentration de la représentation de l’Etat se consolide avec la nomination des préfets et sous-préfets au niveau des circonscriptions administratives nouvellement créées. « Les préfets des nouveaux cercles de Dioro, Markala, Farako, Sokolo, Nampala et Sarro ainsi que les sous-préfets des 09 nouveaux arrondissements nommés en juillet 2024, ont effectivement pris service, toute chose qui marque le début de l’opérationnalisation effective des nouvelles circonscriptions administratives de la Région », a-t-il-fait savoir. « Quant à la décentralisation, les collectivités territoriales de la Région se portent bien malgré les difficultés conjoncturelles que traverse notre pays. Les ressources des collectivités territoriales, au 20 Septembre 2024, se chiffrent à plus de 38 milliards de recettes », s’est-il réjoui. Il a souligné qu’« en matière de sécurité des personnes et des biens, la région déplore la persistance de l’insécurité, notamment dans les Cercles de Macina, Niono et dans les localités situées dans l’inter fleuve du Cercle de Ségou où les populations sont menacées par les Groupes armés terroristes. » De même, la criminalité et les accidents graves de la circulation dans les villes et sur les axes routiers persistent, en dépit des efforts déployés au quotidien par les services de sécurité. Quant à la campagne agricole en cours, le gouverneur a dit qu’elle a été marquée par l’installation tardive de l’hivernage et les fortes précipitations enregistrées en juillet et août, qui ont occasionné des inondations dans plusieurs localités, notamment dans les Cercles de Bla, Baraouéli et Ségou. « L’élan de solidarité aussitôt manifesté en faveur des victimes par le Gouvernement, le Système des Nations Unies et par d’autres partenaires, a permis d’atténuer les conséquences du sinistre. En dépit de ces inondations a-t-il-dit, l’état végétatif des cultures fait espérer des récoltes abondantes et des pâturages bien fournis », a-t-il-dit. Au plan économique, le contrôleur général de police a salué l’engagement des acteurs publics et privés « qui conforte sans cesse la réputation de poumon économique du pays », que porte la région Ségou. Il a révélé que, dans le domaine financier, la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’élève à trente milliards trois cent soixante-quinze millions- vingt-neuf mille six cent-vingt-huit (30 365 029 628) Fcfa. ADS/MD (AMAP)

Transfert football : Aguissa Diarra, la joueuse malienne au PSG

Bamako, 22 sept (AMAP) L’attaquante vedette des Aigles dames, Agueissa Diarra, en provenance de Sporting club de Casablanca, a signé, vendredi, pour deux ans au Paris Saint-Germain (PSG), annonce le club français sur sa page Facebook. « Le Paris Saint-Germain est heureux d’annoncer l’arrivée de Agueissa Diarra. L’attaquante internationale malienne rejoint le Club pour deux saisons », peut-on lire sur cette page. Meilleure buteur du championnat féminin du Maroc, la saison dernière, avec 30 réalisations en 26 matchs joués, la joueuse de 25 ans évoluera cette saison en L1 française. Agueissa Diarra devient, ainsi, la première joueuse malienne au PSG. Elle rejoint ainsi en France sa compatriote, Aïssata Traoré, qui évolue avec Fleury 91. L’ancienne joueuse des Super Lionnes n’a pas caché son enthousiasme. «Je suis très fière et honorée de vous annoncer officiellement ma signature au PSG Féminines. Ceci est pour moi une première expérience hors d’Afrique. J’ai enfin réalisé mon rêve de signer pour ce club prestigieux », a-telle dit. Elle a adressé ses remerciements á son ancien club, partenaires, staff et dirigeants « pour ces moments passés ensemble. » ajoutant : « Un grand merci à Bassirou Dembélé et Franck Belhassen pour l’accompagnement au sein de l’agence SVF FOOT CONSULTING. « Je remercie également l’ensemble des personnes qui m’ont soutenu, accompagné et encadré du début de ma carrière jusqu’à maintenant. Allez Paris, Paris est magique. Tout le monde sait que c’est un grand club », s’est-elle exclamée après sa signature. Et de poursuivre : « Je suis attaquante, mais j’aime aussi évoluer sur les côtés. J’encourage les supporters à venir nous soutenir. Je suis sûre qu’on fera de grandes choses cette saison. Mon objectif est de m’imposer comme je l’ai fait dans les autres clubs où je suis passé. J’espère avoir le soutien et surtout les bénédictions de tout le Mali. » Née le 30 juillet 1998 à Bamako, Agueissa Diarra a commencé à jouer au football en 2010 avec les Super Lionnes d’Hamdallaye. Elle a passé une décennie dans cette équipe, avant de décrocher son premier contrat pro, en décembre 2020, avec le club marocain, la Municipale de Lâayoune. Dès sa première saison, la Malienne s’est illustré en marquant 26 buts en autant de matchs de championnat. En 2022, elle a quitté la Municipale Lâayoune pour le Wydad Casablanca où elle a terminé quatrième meilleure buteur du championnat avec 16 buts. En août 2023, l’attaquante a signé au SC Casablanca, club avec lequel elle a atteint la finale de la Ligue des champions féminine 2023. Sur la scène internationale, Agueissa Diarra a participé à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2026 et à l’édition de 2018 avec les Aigles dames. Un an plus tard (2019), elle s’est illustrée avec la sélection nationale au tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A) en Sierra Leone, en remportant le Soulier d’or (7 réalisations). Avec ce nouveau trophée, l’ex-sociétaire des Super Lionnes est devenue, à 26 ans, l’une des attaquantes les plus prolifiques de l’histoire du football féminin du Mali DB/MD (AMAP)

Discours du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de l’indépendance du Mali

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous, à la veille de la célébration de l’accession de notre pays à l’indépendance. Le 22 septembre est gravé dans notre mémoire collective comme le jour où le peuple malien a décidé de mettre fin à la domination coloniale en proclamant le nouvel Etat libre du Mali. En ce moment solennel, je rends un vibrant hommage aux pères de l’indépendance, avec à leur tête le Président Modibo Keita. Cet hommage revêt une signification toute particulière au moment où le Mali est engagé dans la reconquête de sa véritable souveraineté. Nous devons suivre résolument la voie tracée, il y a 64 ans. Je m’incline également devant la mémoire de celles et ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la patrie, qui leur sera éternellement reconnaissante. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La commémoration de notre indépendance est une occasion précieuse de se rappeler les efforts constants de notre peuple en vue de l’édification d’un Etat fort et d’une nation prospère. Sur mes instructions, le Gouvernement a, pour sa part, poursuivi les actions pour la satisfaction des besoins de nos populations dans plusieurs domaines. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La question sécuritaire demeure la préoccupation prioritaire du peuple malien. Cette année, notre fête nationale est célébrée dans un contexte marqué par la grande opération stratégique de reprise de terrain, conduite par les FAMAs et visant à restaurer l’intégrité territoriale du pays et à le débarrasser définitivement de la menace terroriste. Les Forces Armées et de Sécurité ont en effet mené des opérations de stabilisation et de reconstruction dans les régions reprises, permettant ainsi le retour progressif des services publics, des écoles et des infrastructures essentielles. Ces succès remarquables résultent de la coordination des opérations militaires et du redéploiement des Forces à Ber, Tessalit, Anéfis, Kidal et Aguelhok. Les attaques terroristes survenues le mardi 17 septembre dernier nous rappellent, une fois de plus, l’impérieuse nécessité de demeurer vigilants et de maintenir une posture opérationnelle exemplaire en toutes circonstances. En m’inclinant devant la mémoire des innocents lâchement assassinés  lors de cette agression barbare, j’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés et salue le professionnalisme des forces d’intervention. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Les efforts d’investissement continuent dans le cadre de l’acquisition d’équipements militaires et des réformes pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes, afin de renforcer les capacités opérationnelles des Forces Armées et de Sécurité. Par ailleurs, la mutualisation des capacités et le soutien opérationnel dans le cadre de la Confédération des États du Sahel se poursuivent. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Dans le but de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, notamment l’institution judiciaire, notre justice s’est largement adaptée au contexte de lutte contre l’impunité avec la création de nouvelles structures. La mise en œuvre de réformes majeures, comme la relecture du Code Pénal, du Code de Procédure Pénale ainsi que l’adoption par le conseil des ministres du projet d’ordonnance portant Statut de la Magistrature, vise à rendre la justice plus efficace, accessible et respectueuse des droits des citoyens. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je salue la résilience du peuple malien qui reste digne, malgré un contexte économique difficile. Les autorités de la transition travaillent inlassablement pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble de nos concitoyens. Cependant, il est important de rappeler que notre économie subit l’impact des crises sécuritaires qui ont conduit à l’augmentation des dépenses militaires au détriment d’autres secteurs. Malgré ces défis, notre pays a maintenu une gestion efficiente des finances publiques, maîtrisant l’inflation en dessous de la norme communautaire de 3%. Au 31 juillet 2024, les recouvrements effectués par les structures de recettes se sont établis à 1 291 milliards de FCFA. Dans le même temps, le Trésor a mobilisé sur le marché financier régional un montant total de 479 milliards FCFA afin de financer le déficit du Budget d’Etat, malgré un contexte caractérisé par une augmentation des coûts du financement et une tension de liquidité dans l’UEMOA. Toute chose qui témoigne de la confiance des investisseurs en la signature du Mali. Les ressources transférées aux Collectivités territoriales s’élèvent à 440 milliards de FCFA en 2024 contre environ 412 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 6,82%. Par ailleurs, pour assurer un approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité à un prix maitrisé, sur la période du 1er septembre 2023 au 31 juillet 2024, les exonérations des droits et taxes accordées au cordon douanier se sont chiffrées à plus de 274 milliards FCFA, soit 34,62% des recettes réalisées au cours de la période concernée. Je salue l’ensemble des acteurs qui contribuent aux efforts de développement économique, notamment ceux des secteurs rural, industriel, du commerce, des services et de l’artisanat. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, En 2024, le Recensement Général Agricole a été lancé, ouvrant la voie à la digitalisation des exploitations. Les aménagements hydroagricoles se poursuivent pour exploiter durablement le potentiel des fleuves Niger et Sénégal. Le Gouvernement renforce l’approvisionnement en intrants, réajuste le prix du coton graine, et développe la recherche agricole pour améliorer les semences. Malgré les défis, des mesures sont prévues, dont la promotion de méthodes alternatives, l’élaboration d’une loi pour les investissements agricoles et la création de pôles agro-industriels. Ces actions témoignent de notre engagement pour un Mali agricole résilient et prospère. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Dans le domaine de la santé et du développement social, des efforts ont été consentis pour améliorer l’accessibilité des services de santé à la population, à travers la construction ou la réhabilitation, ainsi que l’équipement de plusieurs infrastructures sanitaires. Par ailleurs, des actions de solidarité et de lutte contre l’exclusion ont été menées en direction de nos populations vivant dans la précarité ou frappées par des crises de diverses natures. Conscientes du rôle de la jeunesse dans la construction nationale, les autorités de la Transition ne ménagent aucun effort pour qu’elle soit en bonne santé, bien formée, ayant l’amour de la patrie

Réunion des ministres des Affaires étrangères de l’AES à Bamako :  De fortes recommandations pour l’opérationnalisation de la confédération

Bamako, 18 sept (AMAP) Les ministres chargés des Affaires étrangères des trois États du Sahel ont défini, à Bamako, un cadre de coordination de l’action diplomatique de la Confédération., annonce le communiqué de presse, sanctionnant la 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération. Au terme de cette réunion tenue sous la présidence du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop et ses homologues Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso et Bakary Yaou Sangaré du Niger ont salué le leadership éclairé des chefs d’État de l’AES qui ont placé « au cœur de leur vision commune la satisfaction des aspirations profondes de leurs peuples frères. » Selon eux, la création de la Confédération des États du Sahel, le 6 juillet 2024 à Niamey, constitue, à cet égard, un engagement résolu et panafricain des autorités des trois pays pour l’atteinte de leur objectif d’intégration socio-économique et de prospérité partagée dans l’espace AES. Les ministres ont, aussi, apprécié les annonces fortes du colonel Assimi Goïta, président de la Confédération au peuple de l’AES à l’occasion de l’An 1 de la Charte du Liptako-Gourma. Dans cette perspective, les chefs de la diplomatie de l’AES ont réitéré leur engagement « à prendre toutes les dispositions et mesures utiles pour la mise en œuvre des décisions et conclusions du Sommet de Niamey ». Ils ont « réaffirmé la portée symbolique et politique de cette évolution majeure dans le parcours des trois pays vers une intégration continue pour, à terme, parvenir à une Fédération réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. » Ils, ont, également condamné « fermement l’intervention, désormais assumée de certains sponsors étatiques étrangers qui abritent, entretiennent et soutiennent les bandes terroristes. » À ce titre, les ministres ont « dénoncé le soutien actif et publiquement revendiqué de l’Ukraine aux groupes terroristes qui ont attaqué la localité de Tinzawatène. » Au cours de leurs délibérations, les ministres des Affaires étrangères ont défini un cadre de coordination de l’action diplomatique de la Confédération. Désormais, au-delà des ministres des Affaires étrangères, les ambassadeurs des pays de la Confédération AES parleront, aussi, de voix concordante pour défendre l’intérêt de l’espace. Les chefs de la diplomatie de l’AES ont, enfin, procédé à l’identification des actions et mesures concourant à la mise en œuvre du volet diplomatie de la feuille de route de la Confédération des États du Sahel. La date anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES), le 16 septembre 2023, a coïncidé avec la tenue à Bamako de cette 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération. OD/MD (AMAP)

Confédération AES : Le président Goïta reçoit en audience les ministres des Affaires étrangères

Bamako, 18 sept (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a reçu, lundi dernier au palais de Koulouba, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel, rapporte l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) Abdoulaye Diop et de ses homologues Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso et Bakary Yaou Sangaré du Niger étaient venus restituer au chef de l’État et président de la Confédération AES les travaux de la 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération tenue lundi. Au terme de l’audience, le ministre des Affaires étrangères nigérien a rappelé que le 16 septembre dernier était l’an I de la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). Bakary Yaou Sangaré a ajouté qu’ils ont fait à dessein de coïncider leur réunion avec cet anniversaire. « Cela, a-t-il indiqué, pour se retrouver afin de faire le point des réalisations. » Il a aussi rappelé que depuis le 6 juillet dernier, le Mali assure la présidence de la Confédération AES. Le chef de la diplomatie nigérienne a, également, rappelé que la Confédération est bâtie sur trois piliers à savoir la défense, la diplomatie et le développement. Tout en affirmant que le Mali, dans le cadre de sa présidence, a soumis à l’organisation une feuille de route qui a été validée par les autorités de l’Alliance. « Il s’est agi pour nous de passer en revue cette feuille de route, notamment en ses différentes articulations, les actions, les activités qui sont prévues et puis de donner un chronogramme pour qu’on puisse faire un moment le bilan », a déclaré Bakary Yaou Sangaré. Il a ajouté qu’ « au total, 21 activités ont été passées en revue et parmi elles 13 sont proprement diplomatiques. » Cette audience intervient à la veille de l’Assemblée générale des Nations unies. Pour le ministre burkinabé, c’est une aubaine pour que « nous puissions accorder nos violons, harmoniser nos points de vue, discuter et se concerter sur un certain nombre de questions qui vont être abordées à New-York. » BD/ MD (AMAP)

Mali : L’école de gendarmerie de Faladié à Bamako, ciblée par une attaque terroriste (Officiel)

Bamako, 17 sept (AMAP)  « Un groupe de terroristes a tenté de s’infiltrer dans l’école de gendarmerie de Faladié. Les opérations de ratissage sont actuellement en cours dans toute la zone », a annoncé, ce mardi matin, l’État-major général des Armées maliennes. Dans un communiqué, la même source assure que « la situation est sous contrôle. » « Nous invitons les habitants de la zone à garder leur calme et à suivre les consignes des forces de sécurité », ajoute-elle. L’Etat major des Armées qui « salue la prompte réaction » des forces armées maliennes (FAMa), « invite les populations à éviter le secteur et à rester à l’écoute des informations officielles qui seront diffusées régulièrement » Très tôt, des individus armés non identifiés ont tenté de s’infiltrer dans l’établissement ce qui se trouve dans la Commune Vl de Bamako. « La réaction prompte et vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de repousser l’attaque et de maîtriser la situation qui est désormais sous contrôle, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) dans un flash sur ses plateformes digitales. AT/MD (AMAP)

UEMOA : Le Président de la commission souligne le rôle crucial de la presse dans la vie économique et sociale des pays

Aminata Dindi Sissoko Envoyée spéciale Ouagadougou, 17 sept (AMAP) Après cinq jours d’échanges enrichissants les travaux de l’atelier de sensibilisation des journalistes sur les chantiers de l’Union ont pris fin, vendredi dernier, à Ouagadougou, au Burkina Faso. La cérémonie de clôture de la rencontre était présidée par le Directeur de la Communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Yendu-Bé Babakan, en présence du coordonnateur de la Plateforme Medias UEMOA, Léonard Dossou, du Chef de la division de la communication internes et des relations publiques, Mora Dandagui Sero, et de la quarantaine de journalistes venus des pays membres de l’UEMOA. Au cours de cette session, les journalistes ont été suffisamment formés sur divers thématiques. Entre autres, UEMOA, 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes » ; les enjeux et défis de la cybersécurité dans l’espace UEMOA ; l’Opérationnalisation du mécanisme de promotion des entreprises et industries culturelles et créatives; la libre circulation et droit d’établissement dans l’espace UEMOA. Dans son intervention de clôture, le Directeur de la Communication de la Commission de l’UEMOA a réitéré ses remerciements à la plateforme Médias UEMOA pour son accompagnement sans faille. « Nous avons commencé un chantier nous le poursuivrons. Notre souhait est que ce chantier aille en s’améliorant davantage. Au vu de ce que nous avons partagé au cours de cette session nous n’avons aucun doute » a-t-il-dit. Tout en réaffirmant leur volonté à poursuivre la collaboration avec la Plateforme Médias UEMOA. En marge des travaux de l’atelier les hommes des médias ont été reçus en audience par le Président de la commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, le jeudi dernier au siège de l’Institution. A la tête de la quarantaine de journalistes, Léonard Dossou a, au nom du bureau de la Plateforme Médias UEMOA, salué la qualité de la collaboration entre la Commission et les médias « L’histoire aura retenu que c’est sous votre mandature que la presse des pays membre de l’espace UEMOA ont eu la meilleure collaboration avec la commission de l’UEMOA » a-t-il-dit. Avant d’exprimer au Président Diop toute la gratitude des membres de la Plateforme pour sa contribution au rayonnement des médias malgré les défis de l’heure. Depuis 2011 la Plateforme fonctionne à merveille et a finalisé sa phase d’enregistrement. Elle entend dynamiser les comités nationaux afin de contribuer à la réussite des initiatives de l’Union a, par ailleurs, fait savoir Léonard Dossou. Il a informé Monsieur Diop de la volonté de la Plateforme d’organiser l’année prochaine un colloque sous régional sur la problématique de la contribution des médias au développement économique et social de l’espace communautaire. Et de solliciter son accord pour que cet évènement soit placé sous son haut parrainage. Abdoulaye Diop a d’emblée accepté cette sollicitation en assurant d’un accompagnement sur le plan technique, scientifique et financier au regard du thème très important et central de la future rencontre. Par ailleurs, le Président en exercice à la Commission de l’UEMOA a souligné le rôle crucial de la presse dans la vie économique et sociale des pays, des institutions et organes. Qualifiant les médias d’outil d’aide à la décision, il a salué les journalistes pour leur accompagnement dans le cadre de la vulgarisation des activités de la Commission dans le processus d’intégration sous-régionale. « Nous avons connu des avancées importantes dans beaucoup de domaines et c’est grâce aux journalistes, au travail des médias que ces résultats ont pu être partagées avec la communauté économique et financière et les populations » a-t-il-dit. L’UEMOA célèbre cette année le trentième anniversaire de sa création sous le thème « 30 ans, une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes ». Justifiant le choix de ce thème, Abdoulaye Diop a expliqué que le monde a connu des chocs très importants ces dernières années. « Ces chocs de natures différentes ont impacté la marche du monde, la marche de l’Union. Si nous caractérisons ces chocs sur dix ans et même un peu plus cela permet de dire que le monde de facon générale pour les années à venir aura à vivre d’autres types de chocs. L’analyse que nous avons faite nous a permis de démontrer que nous avons su être résilients. Cet atout de notre union doit être capitalisé pour faire face aux chocs à venir et en même temps asseoir des politiques qui permettent d’aller plus loin dans le développement économique » a-t-il-préconisé. Précisant que ce travail se poursuit au niveau des bureaux de représentations de l’UEMOA. Il a remercié les médias pour leur appui dans le cadre de la célébration du 30ème anniversaire dans les états respectifs. Abdoulaye Diop a aussi renouvelé l’engagement de la commission à poursuivre la formation des journalistes malgré les contraintes de l’heure et réitérer leur disponibilité à poursuivre le partenariat afin de relever les différents défis. ADS/MD (AMAP)      

Campagne agricole au Mali : Une situation globale en dents de scie

Par Makan SISSOKO Bamako, 13 sept (AMAP) La campagne agricole bat son plein sur l’ensemble du territoire malien. La bonne santé des cultures est indispensable dans l’atteinte des objectifs de production agricole. Au regard de l’importance du secteur agricole pour l’économie nationale, les services techniques d’encadrement de l’agriculture et de la protection des végétaux sont à pied d’œuvre aux côtés des producteurs pour limiter les dégâts des inondations et des nuisibles. À ce stade, la situation phytosanitaire de la campagne est jugée relativement calme dans l’ensemble, dans les différents bassins de production et l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Malgré ces appréciations des techniciens de l’agriculture, les producteurs gardent toujours en souvenir les attaques des parasites lors de la campagne précédente. L’on se rappelle que ce contre coup a affecté la production végétale. L’inquiétude des paysans est montée d’un cran face à la réapparition de ces ravageurs malgré la disponibilité des produits dont la qualité est diversement appréciée. Noumou Keïta, un producteur de la zone de Kita (Ouest), cultive notamment du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du coton, de l’arachide et de la patate douce sur environ 102 hectares de champs dans les différentes agglomérations de sa zone. Contacté par téléphone, il explique que la campagne se déroule normalement dans sa localité malgré quelques infestations sur les cultures et des cas d’inondations sur les cultures de maïs, de coton et d’arachide qui vont certainement affecter les rendements. Ces cultures de choix de la zone supportent difficilement l’humidité contrairement au sorgho et au riz. Aussi, après plusieurs traitements, le producteur n’arrive toujours pas à se défaire des nuisibles. « Cette année, les produits qui sont mis à notre disposition ne sont pas aussi efficaces pour lutter contre les ravageurs. Après plusieurs traitements, les parasites sont toujours présents sur le cotonnier et sur d’autres cultures maraîchères », explique Noumou Keïta. Les nuisibles ont globalement causé des dégâts sur ses exploitations d’environ 16 hectares. Cette situation donne des soucis au producteur qui commence déjà à se préoccuper pour sa production qui pourrait chuter cette année. Hormis ces difficultés, il juge qu’à ce stade, l’état végétatif des cultures s’est beaucoup amélioré contrairement à l’année précédente. Par ailleurs, Noumou Keïta regrette de ne pas avoir accès aux produits utilisés l’année dernière contre les jassides. Il réclame ces produits qui ont permis, selon lui, de sauver sa production lors de la campagne dernière. Face à cette situation, il exprime son souci sur sa capacité à pouvoir rembourser les dettes contractées qui lui ont permis de s’assurer les services de main-d’œuvre et d’acquérir des intrants agricoles pour cette campagne. DIFFICULTÉS IDENTIQUES – Selon nos informations, ces pesticides qui ont produit un effet foudroyant sur les jassides, ont été conseillés par le programme coton dans l’ensemble des pays producteurs de la plante de l’Afrique. Toutefois, des préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire ont été posées. Raison pour laquelle, l’utilisation de ces produits a été interdite au Mali, en attendant la finalisation de son processus d’homologation en cours pour confirmer leur efficacité et leur non toxicité pour l’environnement et pour les personnes. Modibo Camara est le président de la Fédération des producteurs de coton de la Région de Kita. Il possède 20 hectares de coton sur une exploitation globale de 60 hectares et espère un bon rendement cette année. Mais, la présence des nuisibles et l’inondation des cultures suite à l’abondance des pluies sont aussi des difficultés qui affectent ses cultures. La zone est également confrontée à la mise à disposition à temps des intrants agricoles. « À cette étape de la campagne, le cotonnier est très sensible aux attaques des parasites. Les insectes piqueurs sucent la sève des plantes provoquant l’arrêt de leur croissance. Cela peut réduire considérablement la qualité de la production », dit le producteur dont le désarroi est palpable. « L’efficacité des produits phytosanitaires diffère selon les zones agro-écologiques », croit savoir le président des producteurs de coton de Kita. Contrairement à Noumou Kéita, il affirme que les produits disponibles pour cette campagne se montrent efficaces dans le traitement de ses champs. Il espère de ce fait rattraper les pertes enregistrées l’année dernière, à cause des attaques des jassides. Il souhaite que la recherche agricole trouvera une alternative de traitement plus efficaces dans la lutte contre les ravageurs afin de tirer le maximum de profits des productions. Ces mêmes difficultés sont vécues par les producteurs de la Région de Koutiala (Sud). Dans ces localités visitées le mois dernier, les producteurs étaient confrontés, entre autres, aux problèmes de qualité des engrais, à l’inondation des cultures ainsi que l’apparition des jassides sur le cotonnier. Au rythme où se déroule la campagne agricole avec des orages abondants sur l’ensemble du pays, il n’est plus étonnant que toutes les zones de culture connaissent les mêmes inquiétudes quant aux prochaines récoltes au regard des cas d’inondations, d’attaques de nuisibles et d’insuffisance d’engrais minéraux. BIOPESTICIDES CONSEILLÉS – Interrogé sur la question, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV) explique que, de façon globale, la situation phytosanitaire de la campagne est relativement calme dans l’ensemble. Toutefois, Halidou Mohomodou rassure qu’à ce stade, les jassides sur le cotonnier et les nuisibles sur les cultures céréalières et maraîchères sont maîtrisés avec les différents programmes de traitement en cours. Par ailleurs, il indique que la chenille légionnaire d’automne est la principale préoccupation qui cause énormément de pertes avec des attaques sur le maïs. Fort heureusement, à ce jour, le pays ne connaît pas de nuisibles susceptibles de causer des pertes significatives sur la production agricole, rassure le directeur général de l’OPV. «Malgré les attaques en dents de scie, il faut souligner que le niveau de la pluviométrie joue beaucoup sur le développement des ravageurs. Là où il y a eu des infestations, des traitements ont été conseillés aux producteurs », affirme-t-il. « Il leur a été demandé de faire remonter toutes les informations relatives aux infestations aux services de la protection des végétaux et aux services régionaux et locaux de l’agriculture», ajoute-t-il.