Tragédie sur la RN7 à Bougouni : trois morts et huit blessés graves dans un accident de car

Bougouni, 13 avr (AMAP) Un grave accident de la route survenu ce dimanche sur la RN7, au virage de Diallobougou, près de Bougouni (Sud), a fait 42 victimes dont trois morts et huit blessés graves, dont pour lesquels les autorités locales se sont mobilisées pour la prise en charge. L’excès de vitesse serait la cause de cette tragédie impliquant un car de la compagnie AK Transport, en provenance de Yanfolila pour Bamako. Il s‘est renversé vers 6h30 au virage de Diallobougou, entre Kokélé et Zambouroula, dans le Cercle de Bougouni. « Le chauffeur roulait trop vite dès la sortie de Yanfolila », ont témoigné plusieurs passagers interrogés sur place. « Nous avons admis 42 victimes au Centre de santé de référence (CSReF) de Bougouni, dont 17 femmes et 25 hommes », a indiqué le Dr Malla Sylla, médecin-chef du CSREF. Parmi elles, trois personnes ont succombé à leurs blessures à leur arrivée : deux enfants, âgés de 1 et 6 ans, et une personne de 70 ans. Huit cas graves ont été recensés dont un polytraumatisé, transféré d’urgence à Kati, en raison de son état critique. « Toute notre équipe s’est mobilisée pour administrer les premiers soins », a ajouté le Dr Sylla. Alerté, le gouverneur de la Région de Bougouni a dépêché une délégation conduite par son directeur de cabinet, Dramane Diakité, accompagné du conseiller à la sécurité, le colonel Bassirou Diarra, et du préfet du Cercle, Hamadoun Tamboura. « Nous nous sommes rendus au chevet des blessés au CSREF pour évaluer leurs besoins », a déclaré M. Diakité. Sur ses instructions, des mesures ont été prises pour la prise en charge immédiate des victimes, Quatre blessés graves ont été évacués vers Bamako pour des soins spécialisés. La protection civile de Bougouni a joué un rôle clé dans l’évacuation des victimes vers le CSREF. « Nos équipes sont intervenues rapidement pour secourir les passagers coincés », a rapporté un responsable sur place. Cet accident relance le débat sur la sécurité routière, l’excès de vitesse étant régulièrement dénoncé sur la RN7, connue pour sa dangerosité. « Nous espérons que le ministère des Transports prendra des mesures fermes pour endiguer ce fléau », a plaidé un soignant du CSREF. BHT/OS/MD (AMAP)  

Cinéma : L’avant-première du film « I Janto » prévu pour le 19 avril au cinéma Babemba

Bamako, 12 avr (AMAP) La réalisatrice du film documentaire intitulé « I Janto », Soussaba Cissé, a annoncé, ce samedi 12 avril que la projection en avant-première de son oeuvre aura lieu, le 19 avril 2025, au Magic cinéma (ex-Babemba) à partir de 15H 30. Lors cours d’une conférence de presse au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel d’Afrique de l’Ouest (UCECAO), la fille du défunt cinéaste, Souleymane Cissé, a parlé de ce « film documentaire et long métrage de 90 mn qui met en lumière la crise socio-économique au Centre du Mali, notamment les populations de Bamako, Sékou, Mopti. » La réalisatrice du film et conférencière fait recours à des témoignages poignants de populations directement et indirectement touchées par l’instabilité et l’insécurité. Elle a également indiqué que ce film ‘I Janto’ « vise à dévoiler des aspects méconnus du conflit intercommunautaire et à le porter à la connaissance de l’opinion publique nationale comme internationale ». « Des réalités trop souvent passées sous silence », a ajouté Soussaba Cissé. Elle a également rappelé que la réalisation de « I Janto » a commencé en 2019 et pris fin en 2025. Selon elle, ce temps pour la réalisation est dû à de nombreuses difficultés, notamment des problème de financement, la situation sécuritaire que connait le Mali. Le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Sidiki Touré, a souligné que ce film « I Jan To » est un document d’actualité qui « explore avec justesse et sensibilité la situation sécuritaire du Mali entre 2012 à 2025. » « A travers des témoignages forts et une narration intime, ce film nous plonge au cœur d’une réalité bouleversante, entre douleur, résilience et espoir à soutenir. Au-delà, ce film est un hymne à la résistance et nous invite à soutenir nos forces de défense et de sécurité dans leur mission régalienne », a-t-il dit. Un hommage a été à feu Souleymane Cissé, cinéaste et feu Adama Namakoro Fomba, artiste musicien qui a accepté l’utilisation de sa musique pour la réalisation du film avant son décès. ST/MD (AMAP)  

Forum virtuel Tounkan Blon :  Le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur écoute la diaspora

Bamako, 12 avr (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a présidé ce samedi 12 avril 2025, au ministère en charge de la Communication, la deuxième session du forum virtuel dénommé Tounkan Blon (le Vestibule de la Migration). Ces échanges sont désormais institutionnalisés par le département en charge des Maliens établis à l’extérieur comme un cadre stratégique de dialogue, d’écoute et de co-construction avec tous les Maliens établis à l’extérieur. Inauguré le 31 janvier 2025, Tounkan Blon porte une signification profonde et symbolique. Il incarne une volonté commune de construire un espace fondé sur la confiance et mettant en perspective une coopération durable entre le Gouvernement et la diaspora. La session regroupe les représentants des Maliens vivant dans des zones aussi diverses qu’importantes, notamment le Nigeria, la Guinée, la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Turquie.   Cette rencontre s’inscrit pleinement dans l’axe 7 de la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui instruit de renforcer la protection des Maliens établis à l’extérieur et de créer les conditions de leur pleine implication dans la vie nationale. SS/MD (AMAP)

Le ministre de la Communication s’engage à promouvoir l’assurance volontaire avec l’INPS

Bamako, 12 avr (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, s’est engagé à soutenir l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) dans la promotion de l’assurance volontaire auprès des travailleurs indépendants, annonce, vendredi, le Service de relations publiques de l’INPS. Le chef du service de l’assurance volontaire de l’INPS, Modibo Danion, accompagné d’une délégation, reçu en audience, jeudi, par Ag Ilyène, a sollicité l’appui du ministère pour élargir la couverture sociale à cette catégorie professionnelle. « Promouvoir l’assurance volontaire, c’est offrir à chaque Malien la possibilité de s’auto-assurer et de garantir son avenir », a déclaré le ministre Ag Ilyène, saluant l’initiative de l’INPS. La structure de protection sociale, déterminée à intensifier ses efforts, mise sur une collaboration renforcée avec le département de la Communication pour sensibiliser davantage les travailleurs indépendants. OS/MD (AMAP)

Un regroupement d’associations exige des mesures contre la hausse illégale du prix du carburant à Gao (Communiqué)

Bamako, 12 avr (AMAP) La Fédération des organisations de la résistance civile de Gao (FORC-G) dénonce la hausse récurrente du prix du carburant dans le Cercle de Gao (Nord) et appelle les autorités à agir rapidement pour rétablir l’ordre, selon un communiqué publié le 11 avril 2025. La FORC-G exige l’application stricte du prix officiel de l’essence, fixé à 775 FCFA le litre par le ministère de l’Économie et des Finances le 25 mars 2025, et demande une harmonisation des prix avec les régions du sud. « Si aucune action n’est entreprise dans un bref délai, la FORC-G se verra obligée de prendre ses responsabilités », a averti son président dans le communiqué. Lors d’une réunion le 15 mars 2025 avec le Conseil communal de la jeunesse, la Coordination des organisations et organisations féminines (CAFO) locale, la Société civile et l’Sssociation des revendeurs de carburant, la FORC-G a recensé plusieurs irrégularités. « Des taxes non officielles sont prélevées à l’entrée et à l’intérieur de la ville par des agents de sécurité », a révélé le président de la FORC-G, Ibrahim Touré. Il a, également, pointé du doigt « l’absence de documents administratifs interdisant la sortie du carburant vers d’autres destinations, facilitant ainsi les spéculations. » À Ménaka, dans le Nord du Mali, la situation est encore plus alarmante. Vendedi, le litre d’essence a atteint 5 000 Fcfa, contre 2 000 Fcfa avant la crise actuelle, selon Abdoulaye Traoré, résident de la ville, contacté par l’AMAP. Cette flambée, aggravée par des blocus imposés par des groupes armés et une perturbation des importations depuis l’Algérie, principal fournisseur, s’accompagne d’un opportunisme de certains commerçants qui exploitent les rumeurs pour gonfler les prix. OS/MD (AMAP)

Nouveau délai pour l’interdiction de la transhumance des animaux maliens en Guinée

Bamako, 12 avr (AMAP) La date de l’interdiction de la transhumance des animaux maliens  vers la Guinée a été prorogée au 02 mai 2025, initialement fixée au 1er mars 2026, après une rencontre entre autorités maliennes et guinéennes, annonce, vendredi, le ministre malien de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans un communique. Cette décision, qui fait suite à une mission conduite par M. Ba à Conakry, du 6 au 8 avril 2025, à l’invitation de son homologue guinéen, est destinée à permettre un retour coordonné et apaisé des éleveurs maliens de Guinée. Les discussions ont porté sur la gestion de l’interdiction de la transhumance transfrontalière, décrétée par la Guinée le 23 janvier 2025, « en raison des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens, exacerbés par une mauvaise gestion des ressources naturelles et un manque d’espaces pastoraux. » Pour anticiper la mesure, le ministère malien a organisé, du 3 au 6 mars 2025, une campagne de sensibilisation dans les régions de Koulikoro, Kita et Bougouni, frontalières avec la Guinée, « visant à promouvoir une transhumance paisible à l’intérieur du Mali. » Une rencontre est prévue à Bamako, avant fin avril 2025, pour réviser le protocole d’accord sur la transhumance entre les deux pays. Le ministre appelle ses compatriotes éleveurs maliens « au respect strict de la date limite du 2 mai 2025 et à l’apaisement. » Il assure que « des mesures, comme l’aménagement de périmètres pastoraux et la distribution d’aliments pour bétail, sont en cours pour accompagner les transhumants. » Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande, Mouhamadou Doucouré faisait partie de cette mission. Joint par l’AMAP, il confirme que les raisons de cette mesure d’interdiction par la Guinée sont liées aux conflicts entre les agriculteurs et les éleveurs. « Il va falloir vraiment réfléchir beaucoup sur le protocole d’accord’’, souligne M. Doucouré. Il indique aussi que « les Guinéens disent que les estimations qui rentrent en Guinée, sont souvent le triple’’. Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande assure que des dispositions sont en cours pour minimiser les conséquences de cette décision sur les animaux maliens. Parmi celles-ci l’aménagement d’espaces pastoraux le long de la frontière Mali-Guinée. « Sur le retour des animaux, il est prévu de faire au moins 20 forages autour des frontières Mali-Guinée pour faciliter l’abreuvement des animaux’’ a précisé Mouhamadou Doucouré. « Et les dispositions sont en cours aussi, afin de les accompagner en termes d’aliments bétail, pour minimiser les conséquences’’ a-t-il conclu. Il faut préciser que l’interdiction ne concerne pas que les éleveurs maliens installés définitivement en Guinée. OS/MD (AMAP)

Kangaba: Recueil des attentes, besoins et préoccupations de la population par une mission du CESEC

Kangaba, 11 avril (AMAP) Une mission du Conseil économique social environnemental et culturel (CESEC) a rencontrer, jeudi, à Kangaba, les forces vives du Cercle afin de recueillir les attentes, besoins et préoccupations de la société civile et avec élaborer le recueil annuel au titre de l’exercice de l’année 2025, a constaté l’AMAP. La mission conduite par le conseiller national de l’Institution, Cheick Oumar Diouane Maiga. a tenu sa rencontre dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba. C’était en présence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, qui a fait savoir que cet exercice se déroule chaque année. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a rappelé que l’article 165 de la nouvelle Constitution de 22 juillet 2023, stipule que « le CESEC collecte annuellement les besoins, les attentes et les problèmes de la société civile et rédige un rapport avec des orientations et des propositions. Ce rapport est ensuite adressé au président de la République, au Premier ministre et aux présidents des deux (02) chambres du Parlement », a rappelé le préfet Abou Dao. Après cette mise au point du préfet, les participants, comme à l’accoutumée, ont procédé à la lecture des données recueillies l’année dernière, secteur par secteur. Ce qui a permis aux participants d’ajouter de nouveaux problèmes pertinents et supprimer ceux qui ont trouvé des solutions. Au nombre des nouveaux problèmes, on peut citer la restauration des anciens sites d’orpaillage, le non-respect des lois régissant la transhumance, l’insuffisance d’ouvrage d’assainissement notamment, les dépôts d’ordures de transit et final, l’inexistence des comités villageois de feu, la caducité du réseau d’addiction d’eau de Kangaba. Il y a, également, le non-respect des textes législatifs et réglementaires régissant les mines, le manque de spécialistes gynécologie, traumatologie, pédiatrie, ophtalmologie, dermatologie, endocrinologie et scanner entre autres. Certaines préoccupations recensées l’année dernière ont trouvé solution :  à savoir le commissariat de police, la protection civile et les camps militaires qui sont désormais opérationnels. A cela s’ajoute l’ouverture de quelques écoles professionnelles, la présence d’ONG pour les actions de sensibilisation dans la lutte contre les maladies sexuellement transmissible. Le chef de la délégation du CESCE a remercié les participants pour la réussite de la mission. Il a émis le vœu que plusieurs des problèmes du Cercle de Kangaba trouvent des solutions au cours de l’année 2025. SD/ST/MD (AMAP)      

Ménaka : le litre d’essence s’envole à 5 000 FCFA dans une ambiance de tensions et de spéculations

Ménaka, 11 avr (AMAP) Le litre d’essence atteint désormais 5 000 Fcfa, contre 2 000 Fcfa avant la crise actuelle à Ménaka, dans le Nord du Mali, a confirmé Abdoulaye Traoré, sociologue, résident de la ville que l’AMAP a joint. Cette flambée des prix, exacerbée par la situation sécuritaire, trouve ses racines dans les blocus imposés par des groupes armés hostiles à l’approvisionnement en carburant de l’armée. À cela s’ajoute une perturbation des importations depuis l’Algérie, principal fournisseur d’hydrocarbures de la région. M. Traoré dénonce également l’opportunisme de certains commerçants, qui profitent des rumeurs pour gonfler les prix. « La situation peut changer du jour au lendemain », estime-t-il, soulignant l’instabilité du marché local. Les habitants appellent à une intervention des autorités, qui n’ont pour l’heure annoncé aucune mesure. OS/MD (AMAP)

Bafoulabé : Les acteurs locaux ont rencontré la mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Bafoulabé, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel, conduite par Abdoulaye Coulibaly a réuni les acteurs locaux de Bafoulabé, ce vendredi, 11 avril 2025, dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel 2025, des attentes, des besoins et des problèmes de la population. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, a été présidée par l’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré. Le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a salué la mission du CESEC pour la persévérance dans les missions d’élaboration du recueil. Il a exprimé sa reconnaissance au chef de mission du Conseil pour avoir porté le choix sur sa commune pour abriter un tel événement. Le chef de mission, Abdoulaye Coulibaly, a expliqué les prérogatives du CESEC dont celle qui consiste à recueillir les attentes, les besoins et les problèmes des populations afin d’en élaborer un rapport qui sera transmis aux autorités. Il a souligné que l’ensemble des documents sera finalisé à la prochaine session de l’Institution et que d’autres efforts seront faits au bonheur des populations. L’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré, a souhaité la bienvenue à la mission au nom du préfet du Cercle de Bafoulabé. Il a rappelé que les autorités seront informées des préoccupations des braves populations à l’issue de cette mission à travers un rapport que le Conseil rédige assorti des orientations et des propositions. Au terme des échanges, certaines préoccupations ont été jugées satisfaisantes mais beaucoup d’autres restent à faire. Le premier adjoint au préfet a ajouté que la solution aux problèmes posés prendra certes du temps dans une situation normale, mais qu’elle se fera, car il y va de l’avenir de notre pays. BM/MD (AMAP)

Mopti : Formation des journalistes pour une communication sensible au conflit

Mopti, 11 avr (AMAP) Une quarantaine de journalistes des Régions de Mopti, Bandiagara et Douentza (Centre) participent, depuis le jeudi 10 avril, à un atelier de formation de deux jours à Sévaré visant à renforcer les capacités des professionnels des médias sur la communication sensible au conflit. Initiée par l’UNICEF, en partenariat avec l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’autonomisation et d’employabilité des jeunes dans les zones affectées par la crise humanitaire au Mali (PAFEEM), financé par la Banque mondiale, à travers l’UNICEF et exécuté par l’ONG APIDEV. Il réunit des représentants de la presse écrite et audiovisuelle pour aborder des thématiques du concept de communication sensible au conflit, le rôle des médias dans la prévention et la résolution des conflits, ainsi que les techniques pour promouvoir le dialogue et éviter l’escalade des tensions. « Dans un contexte de fragilité, une gestion efficace de la communication sensible au conflit est cruciale pour garantir la paix et la cohésion sociale », a déclaré Léon Paul Rabarijoana, représentant du chef de bureau UNICEF Mopti, lors de la cérémonie d’ouverture. « Nous voulons outiller les journalistes pour traiter l’information de manière impartiale et promouvoir la paix », a-t-il ajouté. Il a souhaité que les participants créent des cellules locales de communication de crise pour contrer les fausses informations avant qu’elles ne nuisent à la coexistence pacifique. Pendant deux jours, les participants échangeront sur des sujets pratiques, tels que les bonnes pratiques pour une utilisation responsable des réseaux sociaux, le fact-checking et la vérification des informations en ligne. Ils aborderont, également, le traitement de l’information par les médias locaux en période de crise et la communication pour renforcer le vivre-ensemble. « Cette formation est une opportunité pour nous, journalistes, d’apprendre à mieux gérer les informations sensibles et à jouer un rôle actif dans la prévention des conflits », a souligné Oumar Diabaté, coordinateur de l’URTEL Mopti. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Mopti, Abdoulaye Daga Thera, en présence de la chargée de communication de l’UNICEF Bamako, Fatou Dieng, et du chef d’antenne régionale du PAFEEM, Gouro Étienne Kassogué. « La presse joue un rôle essentiel dans la reconstruction du tissu social. Renforcer les capacités des femmes et des hommes qui animent ces organes est une priorité », a affirmé Abdoulaye Daga Thera. Il a également salué les efforts de l’UNICEF et de ses partenaires pour le relèvement économique et social des régions affectées par la crise. Cette initiative vise à doter les médias locaux d’outils pour promouvoir la paix et contrer la désinformation. Les organisateurs espèrent que les acquis de cet atelier permettront aux journalistes de devenir des acteurs clés dans la consolidation de la cohésion sociale au Mali. DC/OS/MD (AMAP)