Table ronde de la BAL : La NBA veut développer le basket africain avec des actions pérennes
Par Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 22 avr (AMAP) Bâtie sur les rives du fleuve Bouregreg et de l’Océan atlantique, la capitale marocaine, Rabat, a accueilli pour la première fois une Conférence de la Basketball Africa league (BAL) du 5 au 13 avril. La ville recevait jusque-là la BAL Combine. En effet, à quelques heures du terme de la Conférence Sahara, il y a eu une table ronde. Elle était animée par Mark Tatum, vice-président de la NBA, Clare Akamanzi, directrice de la NBA Africa et Amadou Gallo Fall, président de la BAL. Cette rencontre avec la presse locale et étrangère s’est tenue dans un hôtel dela capitale chérifienne et a été l’occasion pour les trois personnalités de revenir sur plusieurs sujets ayant trait au développement du basket en Afrique. Sur le continent, la NBA a lancé des initiatives comme la Basketball Without Borders, la Jr NBA, la NBA Africa, sans oublier la Basketball Africa League en partenariat avec la FIBA. D’entrée de jeu, le N°2 de la NBA, Mark Tatum dira : «Je suis content de venir au Maroc pour cette saison historique de la BAL. Rabat a répondu aux attentes avec cette forte affluence près de 30 000 personnes entre mardi et ce week-end. Je crois que le Maroc est un bon hôte. Cela montre toute l’attention des autorités marocaines sur ce que nous faisons. » Et de poursuivre : « Il y a beaucoup d’initiatives en Afrique. On peut citer la Jr NBA, la Basketball Without Borders et autres. On a lancé la collaboration entre NBA Africa et l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P) qui sera mise en œuvre par EVOSPORT, en collaboration avec Act4Community. On lancera quatre ligues Jr. NBA qui toucheront près de 2 000 garçons et filles de 18 ans et moins chaque année à Khouribga, Gantour, Laayoune et El Jadida, ainsi que les premières écoles de basketball NBA du Maroc dans les quatre villes. Plus de 200 entraîneurs locaux participeront également aux ateliers des entraîneurs Jr. NBA dans chaque ville. L’objectif est de développer le basket sur le continent avec des actions pérennes ». Pour sa part, la directrice de la NBA Africa, Clare Akamanzi, a salué l’impact de la BAL en Afrique et s’est dite satisfaite de la bonne tenue de cette Conférence Kalahari. « Sur les 4 premières saisons, la BAL a injecté 250 millions de dollars (environ 125 milliards de Fcfa) dans l’économie africaine sans compter les 37 000 emplois générés. L’impact est réel et on sent cet engouement au fil des années. En plus, les fans peuvent aujourd’hui se procurer les articles de la BAL sur BAL Store. Tout cela contribue à l’essor de la Ligue. On est motivé de voir l’intérêt des fans au Maroc. On va continuer à développer le basket en Afrique», a-t-elle annoncé. Le président de la BAL, Amadou Gallo Fall adit: « Nous sommes extrêmement fiers du déroulement de la Conférence Kalahari. Rabat a répondu à nos attentes. Nous sommes bien accueillis et nous sentons le soutien des autorités locales. Le Maroc offre toutes les commodités et c’est ce que nous demandons. Sur le terrain, la compétition se déroule très bien et nous allons vers un week-end de feu avec les 4 derniers matchs de la Conférence. » « La BAL, c’est le basket mais aussi la culture, la mode, l’art, l’entreprenariat. On a su mettre le curseur sur chacune de ses activités qui contribuent à l’essor de l’industrie du sport »,a indiqué M. Fall. Interrogé sur l’organisation de la Basketball Africa League dans un avenir proche au Mali, le premier responsable de la Ligue a dit : « Nous sommes toujours ouvert à explorer les opportunités, les possibilités, à aller dans des endroits où nous avons le maximum de chances d’avoir de la réussite. Parce qu’il nous faut des infrastructures de certain niveau et un public chaleureux pour supporter les équipes. On n’est pas fermé. On va continuer à évaluer ». « Déjà, nous sommes au courant qu’au Mali il y a un projet de construction d’une salle moderne (Arena Mali). Je pense que c’est ce genre d’initiative qui facilitera la décision d’aller évoluer au Mali. Mais, en attendant, je pense qu’il y a d’autre opportunités, sois en travaillant avec notre partenaire Fiba quant à l’organisation d’une des fenêtres des éliminatoires de BAL à Bamako », a-t-il ajouté Cette Conférence Kalahari est la troisième participation des clubs maliens à la BAL avec L’AS Police (2021) et le Stade malien de Bamako (2023 et 2025). SSK/MD (AMAP)
Tombouctou : Relecture de la charte des partis politiques
Tombouctou, 22 avril (AMAP) Les 16 et 17 avril 2025, se sont tenus dans la salle de conférence de la Délégation Régionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIM) de Tombouctou, les travaux de la consultation régionale des Forces vives de la région de Tombouctou sur la relecture de la loi n°05/047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques, a constaté l’AMAP. Ces présents sont placés travaux sous la présidence du Contrôleur Principal de Police Bakoun Kanté gouverneur de la région de Tombouctou. Cette consultation a regroupé l’ensemble des forces vives à savoir les élus locaux, les autorités et légitimités traditionnelles et religieuses, les représentants des partis politiques, des organisations de Femmes et celles des Jeunes, des représentants de l’Etat et des services techniques régionaux. Le Contrôleur Principal de Police Bakoun Kanté, en ouvrant les travaux a rappelé certains objectifs de la consultation régionale à savoir de soumettre aux participants les propositions des partis politiques et des organisations de la société civile suite à la consultation engagée, depuis le 19 décembre 2024 par le Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles, de recueillir les observations des forces vives de la région sur les propositions enregistrées, et enfin, de collecter les avis et recommandations des forces vives présentes pour amorcer la relecture de la Charte des partis politiques, formulées dans le cadre de la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques. A l’issue des 2 jours de débats , il a été recommandé de dissoudre purement et simplement tous les partis politiques existants, de supprimer la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable à partir de 2025, de relire tous les textes régissant les partis politiques à travers des concertations sur les conditions de création et de fonctionnement des partis en limitant leur nombre (3 à 5 partis), de supprimer le statut de l’opposition, de supprimer le statut de chef de file de l’opposition , de faire l’audit du financement des partis politiques existants , de faire l’audit du fichier électoral sans la participation des partis politiques. A la clôture des concertations, le Gouverneur de région a pris l’engagement de transmettre fidèlement les conclusions des travaux de consultation au niveau hiérarchique. Il a souligné que le document produit est un document de qualité qui sera défendu à Bamako lors de la phase nationale, par lui-même, accompagné des représentants de la région qui ont été désignés à cet effet. Il a affirmé que les conclusions des travaux reflètent parfaitement le ressenti des populations de Tombouctou. Moulaye Saya (AMAP)
Les Forces armées maliennes (FAMA) annoncent la neutralisation de plusieurs groupes armées à Talhandak, (Nord)
Bamako, 22 avr (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMA) annoncent, dans un communiqué publié ce mardi 22 avril 2025, la neutralisation de plusieurs groupes armés terroristes dans le secteur de Talhandak, situé à 82 km au nord-est de Tessalit, dans la région de Kidal (Nord). Grâce à l’exploitation de renseignements d’intérêt militaire, les FAMA ont « suivi et confirmé, tout au long de la journée et de la soirée du 21 avril 2025, les mouvements de plusieurs véhicules terroristes. » « Les nombreuses filatures ont permis d’identifier l’attitude hostile de trois cibles terroristes », précise le communiqué. Dans la nuit du 21 au 22 avril 2025, une série d’opérations ciblées a été menée avec succès. « Les deux premières salves ont détruit deux véhicules et neutralisé une dizaine de combattants terroristes », indique l’état-major général des Armées. La troisième salve a permis de détruire un troisième véhicule, un dépôt de carburant et cinq combattants terroristes. « Le souffle des explosions et les incendies provoqués confirment la neutralisation d’objectifs terroristes importants », ajoute le communiqué. L’état-major général des Armées salue « le professionnalisme des personnels engagés dans cette opération. » Il appelle les populations à « continuer à se démarquer des terroristes » et réaffirme l’engagement des FAMA à poursuivre « avec détermination leur noble mission de défense de l’intégrité territoriale, de protection des personnes et de sécurisation des biens sur l’ensemble du territoire national ». OS/MD (AMAP)
Tombouctou : L’UNICEF et ses partenaires outillent les hommes des médias
Tombouctou, 22 avril (AMAP) Le gouverneur de la région de Tombouctou le contrôleur principal de police Bakoun Kanté a présidé mardi 15 avril 2025, les travaux de la formation des journalistes de la région sur la communication sensible au conflit, a constaté l’AMAP. La session a été organisée par le ministère de l’économie et des finances à travers l’unité de gestion du projet « UGP » du PAFEEM« Promotion de l’Accès au Financement de l’Entreprenait et de l’Emploi au Mali » financée par la banque mondiale et mise en œuvre par l’Unicef à travers l’AMSS. Cette troisième composante « appui aux activités génératrices de revenus, et la Création d’emplois » vise à renforcer les capacités des hommes de media sur la communication sensible aux conflits. Au cours de cette formation de 2 jours, tenue à l’hôtel Hendrina Khan, les hommes des médias ont abordé 4 thèmes à savoir la communication sensible au conflit, le bon usage des réseaux sociaux en période de crise, le traitement de l’information par les médias locaux en période de crise, le vivre ensemble à travers des cellules de communication. Le représentant du PAFEEM Aliou Kassogué spécialiste en AGR « Activités génératrices de revenus » et TP-HIMO « Travaux Publics à Haute Intensité de Main d’œuvre » a au cours de sa prise de parole souligné que cet atelier qui nous réunit ce matin vise à améliorer les connaissances sur les différents outils de communication et à v aider à maitriser vos rôles et responsabilités dans leur mise en œuvre participative et efficace dans les zones touchées par le conflit. Ces outils, objet du présent atelier, permettront aussi de développer et de diffuser des modules qui ont fait leurs preuves dans d’autres zones de conflit en termes de prise en charge des conséquences comportementales, de l’exposition aux traumatismes et à la violence. Pour ce faire, il est impératif que les acteurs de médias soient outillés afin que la population soit mieux informée et mieux conseillée de façon efficace et efficiente à travers les médias sociaux. En terminant il dira « nous sommes convaincus que l’Unité de Gestion du Projet (UGP) et de l’équipe de l’UNICEF prendront toutes les dispositions nécessaires pour la mise œuvre participative des activités de communication en période de crise dans les zones touchées par le conflit. » La cheffe du bureau UNICEF de Tombouctou Mawa Soro pour sa part a fait savoir que c’est dans un élan de solidarité, le Gouvernement du Mali et la Banque mondiale, ont lancé le Projet de Promotion de l’Accès au Financement, à l’Entrepreneuriat et à l’Emploi au Mali (PAFEEM), dont la composante 3 est confiée l’UNICEF pour sa mise en œuvre. Cette composante a permis de soutenir les Activités Génératrices de Revenus en faveurs de 2538 ménages et restaurer les infrastructures communautaires à travers des Travaux Publics à Haute Intensité de Main-d’œuvre pour 2087 ménages/participants dans les régions de Tombouctou et Taoudenni. (Tombouctou AGR : 1700, et 1252 TP HIMO Taoudenni AGR : 838 et 835 TP HIMO) Ces efforts ont contribué à renforcer l’entrepreneuriat et l’employabilité des femmes et des jeunes, à travers 8 communes de Tombouctou et 5 communes à Taoudéni. Pour valoriser les fruits de ces initiatives au Mali et dans notre région, il faudra mettre l’accent sur la communication souvent négligée. Sachant qu’en période de crise, le rôle des médias et des journalistes devient indispensable, car ils sont les sentinelles de l’information, les constructeurs de ponts entre les communautés et les acteurs clés pour promouvoir le vivre ensemble. Le gouverneur de la région de Tombouctou le contrôleur principal de police Bakoun Kanté lui en ouvrant les travaux s’est beaucoup appesanti sur le rôle et les qualités du journaliste. Il a ensuite exhorté les journalistes à être assidus et ponctuels afin de cerner et comprendre les modules qui vont être débattus afin mieux relayer la bonne information positive et constructive. Apres ces discours les participants ont suivi des cours sur la communication en période de crise et le jour des exercices pratiques ont été organisés sur le terrain pour voir l’impact du projet dans le village de Hondou-boumo . Moulaye Saya (AMAP)
Cité des Enfants : Célébration de la journée mondiale et de la semaine de la santé bucco- dentaire
Bamako, 22 avril (2025) La Cité des Enfants a célébré lundi dans ses locaux, archi-comble, la journée mondiale et la semaine de la santé Bucco- dentaire, organisée habituellement le 20 mars et reportée à cause du mois de ramadan et de la canicule, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille, Mme Théra Awa Kéïta, Cheffe de Cabinet. C’était en présence des représentants du Conseil National de Tansition, de M. Adama Diamouténé, Conseiller Technique, de la marraine Dr Traoré Coumba Dembélé, des représentants de la mairie, des notabilités, des membres de l’association des odonto stomalogistes du Mali, de l’ordre des médecins. Etaient également présent la directrice générale de la Cité des Enfants, Koumaré Amina Cissé, de son adjoint Famara Kéïta et de plusieurs autres invités de marque. Le représentant du ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a, dans son allocution, déclaré que de nos jours les affections bucco – dentaires constituent un réel problème de santé publique, avant de préciser que la sensibilisation et la communication jouent un rôle primordial dans l’amélioration de la santé bucco – dentaire. « Un monde avec zéro affection bucco – dentaire est possible, mobilisons-nous pour le réaliser » a – t-il conclu. Pour sa part, le représentant du ministre de la Santé et du développement social, Adama Diamouténé, Conseiller Technique, a saisi l’occasion pour affirmer que la santé bucco – dentaire est inscrite comme priorité au niveau des différents documents de politiques, dans les programmes et plans du secteur de la santé. « Aussi, le Gouvernement déploie de gros efforts en vue de l’amélioration de la santé bucco- dentaire. Au nombre des actions menées, vous avez entre autres, l’extension de la couverture en matière de santé bucco- dentaire, le développement des ressources humaines en vue de la prise en charge efficace des affections bucco- dentaires, la communication pour le changement de comportement et le renforcement du partenariat dans la prévention et la lutte contre les affections bucco – dentaires. La journée a pris fin par une conférence de presse sur l’Hygiène bucco – dentaire, animée par le Pr Ousseynou Diawara. Pr Diawara a affirmé que 60 à 90 % des enfants scolarisés sont sujets aux caries et que 100% des adultes également sont sujets à cette maladie, avant d’affirmer que la prévention et la sensibilisation sont nécessaires sur les plans scientifique, professionnel et économique, entre autres. Il est à noter que la journée mondiale et de semaine bucco- dentaire est organisée par l’Association des odonto stomalogistes du Mali dans notre pays depuis dix ans. Kader MAIGA (AMAP)
Le CSREF de la Commune III et le CNTS dotés de kits solaires grâce aux œuvres sociales du Président de la Transition
Bamako, 20 avr (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSREF) de la Commune III et le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) ont été équipés d’installations solaires dans le cadre des œuvres sociales du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Une cérémonie d’inauguration s’est tenue ce samedi à Bamako, en présence du ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, du Conseiller spécial du Président, Aguibou Dembélé, et de plusieurs autorités locales et sanitaires. Le CSREF de la Commune III a reçu un kit solaire de 486 plaques de 575 watts, soit 280 kW, avec une batterie de 600 kWh, tandis que le CNTS a été doté de 288 plaques de 575 watts, soit 165 kW, pour 400 kWh de batterie. Ces installations visent à réduire la dépendance aux groupes électrogènes, coûteux en carburant. « Nous dépensions environ 2 500 000 Fcfa par mois pour le carburant du groupe électrogène. Ces installations solaires vont permettre de prendre en charge plus de patients », a déclaré le médecin-chef du CSREF, Dr Albachar Hamidoun, promettant un usage optimal des équipements. Au CNTS, le Directeur Général, le médecin Colonel Professeur Alassane Bah, a salué une solution aux coupures d’électricité qui compliquent la collecte de sang. « Ces équipements, qui desservent tout le bâtiment, réduiront nos dépenses de 2 à 3 millions Fcfa par mois en carburant », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de cette alternance avec EDM-SA pour un fonctionnement 24h/24. Un engagement fort pour la santé- Le ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré, a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition. « Le généreux donateur promet de faire plus chaque jour pour la santé. Des techniciens seront formés pour assurer l’entretien et la durabilité de ces installations », a-t-elle assuré. Aguibou Dembélé, Conseiller spécial du Président, a rappelé que ces initiatives s’inscrivent dans l’engagement du général Goïta, qui consacre plus de 50% de son Fonds de souveraineté aux œuvres sociales. « Ces installations représentent un investissement important. Nous recommandons d’en faire bon usage », a-t-il insisté. Une cérémonie clôturée par une visite des locaux La cérémonie s’est achevée par une visite des installations solaires au CNTS, marquant une étape significative dans l’amélioration des infrastructures sanitaires au Mali grâce aux œuvres sociales présidentielles. OS/MD (AMAP)
Région de Kayes : Succès et défis de la campagne SIAN-C pour protéger les enfants
Kayes, 20 avril 2025 (AMAP) La campagne de supplémentation en vitamine A et de dépistage de la malnutrition (SIAN-C), deuxième passage en décembre 2024, a enregistré des progrès significatifs dans la région de Kayes, avec un taux de couverture dépassant 100%, a appris l’AMAP auprès des services sanitaires. Ces résultats ont été présentés le 16 avril 2025 lors d’un atelier de restitution tenu à la Direction régionale de la santé (DRS), sous la présidence du lieutenant-colonel Adama Bamba, conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, en présence du Dr Issa Sanogo, directeur régional de la Santé. Organisée par la DRS, en partenariat avec Helen Keller International, la campagne a couvert les dix districts sanitaires de la Région : Kayes, Bafoulabé, Kéniéba, Yélimané, Oussoubidiagna, Kita, Sagabari, Séféto, Diéma et Nioro. Elle visait à réduire la mortalité et la morbidité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois, en supplémentant au moins 90% d’entre eux et en dépistant la malnutrition à l’aide de la bande de Shakir. Les chiffres témoignent du succès : sur 62 849 enfants ciblés de 6 à 11 mois, 112% ont été atteints (115% pour les filles), et sur 565 634 enfants de 12 à 59 mois, 102% ont été couverts (105% pour les filles). « Ces résultats montrent l’engagement des équipes sur le terrain », a déclaré le Dr Amidou Tiona Coulibaly, point focal de la campagne. En parallèle, 875 276 enfants avaient été dépistés lors du premier passage en 2024. La SIAN-C a cherché à prévenir la xérophtalmie et la cécité nutritionnelle, tout en promouvant la consommation d’aliments riches en micronutriments (vitamine A, fer, iode) et de sel iodé. Des séances de Communication pour le changement social et comportemental (CCSC) ont sensibilisé les communautés à l’importance de ces pratiques. Les agents ont, également, recherché les cas de cécité crépusculaire chez les enfants et les femmes en âge de procréer, orientant les cas détectés vers les centres de santé. « La consommation d’aliments riches en nutriments, alliée à l’allaitement, est essentielle pour la santé des enfants. Les micronutriments sont indispensables au développement du cerveau, des os et du corps », a souligné le Dr Coulibaly. Malgré ces avancées, l’atelier a révélé des obstacles, notamment l’absence de supervision dans certaines aires de santé des districts de Diéma et Kayes en raison de l’insécurité. Les participants ont recommandé de renforcer la communication autour de la SIAN-C, de mieux dépister les œdèmes nutritionnels et la cécité crépusculaire dans les familles, et de promouvoir les bienfaits des produits locaux riches en vitamine A. Les résultats de cette campagne témoignent de l’efficacité des efforts conjoints des autorités sanitaires et de leurs partenaires. En poursuivant la sensibilisation et en surmontant les défis logistiques, la région de Kayes s’engage à protéger ses enfants contre la malnutrition et ses conséquences, pour un avenir plus sain. BMS/OS/MD (AMAP)
La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy
Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)
Célébration vibrante de Pâques à Mandiakuy : Un message de responsabilité et de paix
Mandiakuy, 20 avr (AMAP) La paroisse Notre-Dame du Sacré-Cœur de Mandiakuy a vibré, dimanche, au rythme de la fête de Pâques, rassemblant des fidèles venus des secteurs de Bénéna, Manina, Mandiakuy, Tiou-Tiou, Lénékuy et Vanékuy pour célébrer la résurrection du Christ, point culminant du calendrier chrétien. L’abbé Jean Koné, curé de la paroisse, a présidé la cérémonie, soulignant l’importance de cette fête. « Pâques symbolise la joie car, le Christ est ressuscité. C’est la plus grande fête pour nous, chrétiens », a-t-il déclaré. l a rappelé que les 40 jours de jeûne précédant Pâques invitent les fidèles à accepter les souffrances, à l’image du Christ. Le thème de cette année, axé sur la responsabilité individuelle, a été au cœur de son homélie. « Chaque chrétien doit se prendre en charge, être responsable de sa famille et de sa communauté », a insisté l’abbé Koné. Il a également exhorté les fidèles à entreprendre et à promouvoir la paix et la stabilité dans leurs actions quotidiennes. En clôture, les autorités religieuses, locales et administratives ont adressé des vœux aux hautes autorités du Mali. « Que le Seigneur leur accorde santé et une vision claire pour diriger la nation », ont-elles formulé, dans un élan de bénédictions pour le pays. Cette célébration a une fois de plus illustré l’unité et la ferveur de la communauté chrétienne de Mandiakuy, portée par un message d’espoir et d’engagement. JD/OS/MD (AMAP)
FESMAMAS 2025 : Le ministre Mamou Daffé lance les festivités à Markala pour célébrer le Sogobo
Bamako, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a parrainé l’édition 2025 du Festival des masques et marionnettes de Markala (FESMAMAS) qui s’est tenue à Markala samedi, Accueilli chaleureusement par les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que par le directeur du complexe culturel BlonBa, Alioune Ifra N’Diaye, les membres du Club de Markala et de nombreux festivaliers, le ministre a donné le coup d’envoi des festivités. Placé sous le thème « Quelle identité pour le Mali du 21e siècle ? », le FESMAMAS 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Après l’exécution de l’hymne national, le ministre Daffé a assisté à la course de pirogues, un temps fort du festival. Cette activité, accompagnée des chants de la cantatrice Mamou Thiero, met en lumière les pratiques ancestrales de la pêche de la communauté bozo, un pilier du patrimoine culturel régional. Le ministre Daffé a salué l’élan novateur du FESMAMAS, qui renforce son statut d’événement culturel majeur. « Cette nouvelle dynamique contribue au rayonnement de notre patrimoine », a-t-il déclaré, félicitant Alioune Ifra N’Diaye, le Club de Markala et la mairie pour l’organisation de cette édition. Il a également souligné l’importance de préserver et de valoriser les traditions maliennes pour répondre aux enjeux identitaires du 21e siècle. OS/MD (AMAP)

