Meeting des partis politiques : L’accès du palais de la Culture interdit

Bamako, 03 mai (AMAP) Des partis politiques du Mali qui avaient prévu de tenir un meeting d’information au palais de la culture Amadou Hampâté de Bamako, samedi 03 mai pour protester contre leur dissolution des partis politiques ont trouvé l’entrée des lieux bloquée par les forces de l’ordre. Devant le palais de la culture est des partisans de la Transition tenaient les lieux, scandant des slogans favorables au pouvoir et louant les mérites du président de la Transition, le général d’armée, Assimi Goïta. Les lieux étaient plutôt envahis par les soutiens des autorités maliennes. qui, par moment, entonnaient l’hymne national. La phase nationale de la concertation des « Forces vives de la Nation » et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique, tenue les 28 et 29 avril, a recommandé, mardi, la dissolution de tde toutes les formations politiques. Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants ont également proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. MK/MD (AMAP)

Morosité dans la vente de journaux : Les kiosques sont désertés

Par Moussa M. DEMBÉLÉ Bamako, 03 (AMAP) Pas d’affluence devant les kiosques à journaux. De kiosques à journaux, il n’y en a plus des tonnes ! Les quelques rares clients jettent un coup d’œil et passent leur chemin. Il est environ 10 heures à la Place de la liberté, à Bamako où se trouve un kiosque. Qu’est-ce qui peut justifier ce manque d’engouement pour les publications. Les explications sont multiples. Si certains lecteurs, rencontrés sur place, soulignent un manque de sérieux dans les parutions aujourd’hui, d’autres, des distributeurs ou encore des professionnels des médias, estiment que les journalistes vivent et travaillent dans des conditions précaires qui peuvent déteindre sur la qualité de l’information. Dans un kiosque, nous avons croisé un client, Drissa Dembélé, qui, d’ailleurs, n’est pas venu acheter un journal mais, plutôt, lire la Une de certaines parutions que la Chambre de commerce de Bamako, où il livre les journaux, depuis plus de 20 ans, ne reçoit pas. Selon notre interlocuteur, les journaux restent une source fiable d’information. « Tous les matins, je regarde la presse pour être au diapason de l’actualité, parce que c’est un média traditionnel, qui donne des bonnes informations » avance-t-il. Reconnaissant que les gens ne s’intéressent plus aux journaux comme auparavant, il en ignore les vraies raisons. Quelques minutes après, un autre client fait son entrée sous le petit hangar où les journaux sont bien alignés. Comme la plupart des lecteurs, ce vieux retraité âgé de plus de 70 ans, est également venu dire « bonjour » à son ancien client, car il achète rarement des journaux. « J’ai arrêté de donner mon avis sur les parutions de journaux, parce que cela ne change rien. Aujourd’hui, je lis rarement les journaux, tout simplement, parce que les contenus laissent à désirer. Et je l’ai dit maintes fois, mais je ne constate aucune évolution », regrette le vieux, sans plus de commentaires. LE BON VIEUX TEMPS – Madou Sidibé, un revendeur de journaux depuis de plus de 30 ans, affirme que les lecteurs n’achètent plus les journaux, parce qu’ils trouvent que leur contenu est inintéressant. Ceux que nous avons rencontrés, attendent la publication d’informations fiables par les journalistes. C’est ce que nous explique, le revendeur. « Aujourd’hui, il y a peu de gens qui s’intéressent aux journaux. Et cela peut s’expliquer par un manque de confiance entre lecteurs et producteurs d’information. Avant, nos clients s’informaient à travers nos journaux parce que, selon eux, les vraies informations s’y trouvaient », dit-il. Avant de rappeler que dans les années 90 jusqu’à 2000, les points de vente des journaux étaient toujours bondés de monde. « A cette époque, notre activité était une bonne affaire mais, aujourd’hui, elle est devenue une perte de temps. Je pouvais vendre 100 exemplaires du quotidien national L’Essor et d’autres parutions privées avant 11 heures. Mon kiosque était déjà vidé à cette heure, contrairement à aujourd’hui où je ne prends que deux numéros du journal L’Essor, faute de clients », regrette Madou Sidibé. Cependant, le vendeur de journaux reconnaît qu’aujourd’hui, le quotidien national d’information du Mali fait des efforts remarquables pour améliorer son contenu. Le constat de la désertion des lieux de vente de journaux est le même dans ce kiosque à Badalabougou, en commune V du District de Bamako. Selon Mohamed Diallo, le vendeur, le journal ne nourrit plus son homme. « La plupart de nos clients étaient des hommes politiques, qui ne font pas beaucoup d’activité actuellement », déplore-t-il. En précisant que les fournisseurs leur cèdent les journaux à 250 Fcfa pour qu’ils puissent les revendre à 300 Fcfa, pour gagner un bénéfice de 50 Fcfa. Pratiquement, tous les revendeurs ou distributeur de journaux interrogés, abondent dans le même sens. Mais, pour certains, les journaux ne sont plus achetés, parce que les articles sont déjà publiés sur Internet, au moment de la parution. « Je pense que ce sont les journalistes mêmes qui sont à la base de cette mévente des journaux. Les articles publiés dans les journaux, sont directement mis sur l’internet au même moment. C’est ce qui fait que, beaucoup de lecteurs s’informent sur les réseaux sociaux », soutient Bamoussa Coulibaly, revendeur de journaux. Sur son lieu de vente des journaux, aucun client, depuis le matin. Il est 12 heures. M. Coulibaly, qui n’a fait aucune vente, craint une disparition des journaux avec la concurrence du numérique. Les conditions précaires des journalistes seraient également un frein pour à la bonne qualité des informations. Rares sont ceux qui travaillent dans de meilleures conditions, notamment salariales. « Les journalistes reporters ne sont pas bien payés. Beaucoup parmi eux, ne bénéficient ni de la protection sociale de l’INPS, ni de la couverture médicale de l’AMO. Ce sont des patrons de presse qui en profitent seuls », constate un distributeur, sous couvert d’anonymat. Il juge que cette condition des reporters, peut expliquer la multiplication des journaux. « Chacun veut créer son propre journal. C’est pour gagner de l’argent. Nous avons environ 200 titres de journaux. Même si les contenus restent toujours les mêmes. C’est à travers l’abonnement de que souscrivent certaines structures que beaucoup arrivent survivre, sinon pas ce n’est pas la vente au numéro », analyse-t-il. Plusieurs facteurs sont à la base de la mévente des journaux à Bamako. Traditionnellement, le Mali n’est pas un pays où la lecture est une priorité. « Nous n’avons pas un public de lecteurs. Dans les années 1991, le public s’intéressait aux journaux pour s’informer car il n’y avait pas beaucoup de médias. Pendant cette époque, les kiosques étaient partout à travers la ville, mais aujourd’hui ces lieux de vente se font rares » reconnait, Seydou Sissouma, journaliste, membre de la Haute autorité de la communication (HAC) et chargé de cours à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication de Bamako (ESJSC). S’agissant du désintérêt du public pour les journaux, M. Sissouma confirme que « la pauvreté du contenu » est à la base du constat même s’il est convaincu qu’une bonne production nécessite des moyens financiers. Cette hypothèse est soutenue par le doyen Diomansi Bomboté journaliste. « Les journaux doivent traiter le

Politique nationale de migration : Le processus de relecture lancé

Bamako, 03 mai (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a lancé officiellement vendredi 2 mai 2025, à Bamako, le processus de relecture de la Politique nationale de migration (PONAM) et son plan d’action, a constaté l’AMAP sur place. « Cette relecture est inspirée par la nécessité de mettre en adéquation notre politique avec les réalités du moment et en prenant en compte les changements et défis intervenus dans le champ de la migration de 2014 à nos jours », a dit Mossa Ag Attaher. « Elle se veut une volonté politique du gouvernement du Mali à se doter d’une politique qui soit conforme aux attentes de nos compatriotes de la diaspora mais aussi qui soit en adéquation avec un certain nombre d’engagements du gouvernement du Mali », a ajouté le ministre en presence de l’ensemble des partenaires techniques et financiers du département en charge des Maliens établis à l’extérieur ainsi que des acteurs concernés.. Entre 2014 et 2025, le monde a évolué. Ainsi, dix années après son adoption, il est maintenant nécessaire d’évaluer la mise en œuvre de la PONAM et son plan d’action, de proposer des solutions appropriées aux questions émergentes dans le domaine de la migration, notamment celles liées au genre. Cela, en vue de relever les avancées enregistrées, les bonnes pratiques, ainsi que les difficultés rencontrées. Il s’agira également de définir les perspectives en matière de migration en tenant compte des priorités actuelles. Enfin, cette relecture permettra au Mali de se doter d’ une véritable politique qui prend en charge les réalités nouvelles, les dynamiques migratoires etc. SS/MD (AMAP)

Invasion acridienne : la FAO alerte l’Afrique du Nord-Ouest à agir

Bamako, 03 mai (AMAP) L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle les pays d’Afrique du Nord-Ouest à intensifier la surveillance et à prendre des mesures urgentes face à l’arrivée de groupes de criquets pèlerins, menaçant les cultures et les pâturages en pleine saison de reproduction printanière, indique un communiqué de l’organisation onusienne. « Les conditions écologiques favorables, marquées par des pluies hivernales et printanières, ont conduit à des infestations bien plus importantes que d’habitude », alerte Cyril Piou, responsable de la surveillance et de la prévision acridienne à la FAO. Depuis février, l’activité acridienne s’intensifie en Algérie centrale, dans l’Ouest de la Libye, le Sud de la Tunisie et au Maroc, avec des criquets migrant depuis le Sud de l’Algérie, le Nord du Mali, le Niger et le Tchad. Au Mali, la situation reste sous contrôle pour l’instant. « La situation actuelle du criquet pèlerin est calme, et nous ne nous attendons à aucun développement immédiat en raison de la saison sèche », explique Dr Sory Cissé, directeur du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin. Toutefois, il ajoute : « Un plan de prévention et un plan d’urgence sont déjà élaborés, et nous préparons la riposte en cas d’arrivée d’essaims pendant la campagne agricole. » La FAO classe la région occidentale en « vigilance accrue », soulignant le risque de formation de petits essaims d’ici mai-juin. « Sans intervention, ces essaims pourraient dévaster les cultures et les pâturages », prévient Cyril Piou, rappelant qu’un kilomètre carré d’essaim peut consommer en une journée l’équivalent alimentaire de 35 000 personnes. Pour contrer la menace, la FAO recommande des relevés terrestres intensifs dans les zones de reproduction, du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara algérien, en passant par la Tunisie et la Libye. Grâce à son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et à la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’organisation fournit un soutien technique et des mises à jour en temps réel. Les opérations de lutte menées en Afrique du Nord, notamment au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye, ont permis de traiter des milliers d’hectares depuis avril. « Si ces efforts se maintiennent, les arrivées d’essaims au Mali avec les pluies estivales seront insignifiantes », assure Dr Cissé. La FAO insiste cependant sur l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide pour éviter une crise régionale plus large. OS/MD (AMAP)

Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons  

Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Visite de l’ambassadrice des États-Unis au CSRef

Ouélessébougou, 1er mai (AMAP) L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique au Mali, Mme Rachna Korhonen, accompagnée d’une délégation, a rendu une visite, jeudi 1er mai 2025, à l’équipe d’ophtalmologues américains, au Mali pour la campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits des maladies de l’œil, de l’ONG américaine Utah Alliance, en cours depuis le début de la semaine. La diplomate américaine est venue s’enquérir de l’état d’avancement des opérations de soins et de chirurgie gratuits assurées par des compatriotes et s’imprégner de leurs conditions de travail. Elle s’est réjouie du bilan de la campagne de la mission médicale. Au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, où opère l’équipe médicale américaine, Mme Korhonen a été accueilli par les autorités administratives, communales et le personnel du centre. Après les salutations d’usage aux autorités locales, la diplomate s’est, tout d’abord, rendue à l’Unité d’ophtalmologie où elle a pu constater le travail de l’équipe sur place, dirigée par Michael Clayton. Le médecin a fait à ses visiteurs le bilan des soins déjà prodigués au cours de la campagne. La représentante américaine s’est félicitée de la présence de mission médicale de son pays au Mali, plus particulièrement de l’équipe chargée de la prise en charge gratuite de maladies de l’œil de personnes vulnérables, tout en saluant « l’implication et la mobilisation des autorités locales et les responsables du CSRef pour la réussite de cette activité. » Pour sa part, le préfet du Cercle, Moussa Sagara, a salué la visite de la diplomate qui rentre dans le cadre de la bonne coopération, entre le Mali et les États-Unis d’Amérique, à travers l’ONG Utah Alliance. Il a, ensuite, dit sa « gratitude envers les ophtalmologues américains, pour leurs efforts consentis, depuis des années, en faveur des populations du Cercle de Ouélessébougou. » Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration locale. La délégation s’est successivement rendue dans toutes les unités du centre, visité les malades et s’est imprégné des conditions de travail du personnel. AC/MD (AMAP)  

La concertation sur la relecture de la Charte des partis politiques dit oui à la dissolution de tous les partis politiques

Bamako, 30 avr (AMAP) La phase nationale de la concertation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique a recommandé, mardi, la dissolution de tous les partis politiques, a constaté l’AMAP. Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants, elles ont également proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. Les participants ont planché sur la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition ainsi que le nomadisme politique en cours de mandat. Ainsi, des propositions, des reformulations et des recommandations ont été formulées pour le renouveau de l’arène politique dans notre pays. Au terme des débats autour de la première thématique (réduction du nombre des partis politiques), les participants ont, également, recommandé l’instauration de « plus de rigueur dans le fonctionnement » des formations politiques. Ainsi, les chefs de village, de fractions ou de quartiers, les leaders religieux ne doivent plus, de l’avis du groupe thématique, participer aux campagnes électorales. Cette recommandation est aussi valable pour les organisations de la société civile. S’agissant de la deuxième thématique, les forces vives de la Nation ont recommandé de supprimer le statut de chef de file de l’opposition. Et la troisième, interdit purement et simplement le nomadisme politique. Dans le volet de la recommandation sur un mandat de cinq ans renouvelable, à partir de 2025, à un « président de la République », à l’instar de ses pairs de l’AES, les participants l’ont justifié par le fait de « donner le temps qu’il faut aux dirigeants actuels de continuer la gestion de l’État, maintenir les organes actuels et de suspendre toutes questions électorales jusqu’à la pacification du pays. » Il s’agit, également, de faire l’audit du fichier électoral par une structure indépendante après la dissolution des partis politiques, de soumettre une demande d’autorisation de manifestation au représentant de l’État avant toute activité de manifestation, d’interdire les alliances contre nature dans la Charte des partis. De même, ils ont proposé l’augmentation du montant de la caution pour l’élection du président de la République à 250 000 000 Fcfa ou de la monnaie en vigueur et l’instauration d’un scrutin à un seul tour. Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie de clôture, a salué l’engagement et la détermination des Maliens à la réussite de cette concertation. Le général de division Abdoulaye Maïga a rappelé la lettre de cadrage du Chef de l’État, le Général d’armée, Assimi Goïta. Selon lui, la relecture de la Charte des partis politiques fait partie d’un paquet de projets de textes légitilatifs devant contribuer à l’application de la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023. « La concertation a abouti à des recommandations claires et précises permettant au pays d’avancer et de tourner des pages obscures qui ont conduit à l’effondrement du Mali », a souligné le Premier ministre. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement dont le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré. NK/MD (AMAP)  

Mali : Lancement de l’opération « Dougoukoloko » pour rétablir la souveraineté nationale

Bamako, 30 avr (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, a institué, par décret l’opération militaire « Dougoukoloko » qui vise à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien, en s’appuyant « sur les Forces armées et de sécurité pour garantir un environnement stable et répondre aux aspirations du peuple malien. » « L’opération ‘Dougoukoloko’ a pour ambition de réaffirmer la souveraineté de l’État, d’éradiquer les menaces terroristes et criminelles et d’assurer la libre circulation ainsi que la protection des personnes et de leurs biens », indique le décret présidentiel n°2025-0268/PT-RM du 25 avril 2025. L’objectif final est un Mali sécurisé, avec une administration publique performante et une cohésion sociale restaurée. L’opération couvre l’intégralité du territoire national, divisé en trois théâtres d’opérations : (Théâtre Est (Gao, Ménaka, Kidal), avec un poste de commandement interarmées (PCIAT) à Gao ; Théâtre Centre (Ségou, San, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudenni), basé à Sévaré, Théâtre Sud (Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Nara, Dioïla, Sikasso, Bougouni, Koutiala), localisé à Sénou. Le chef d’État-major général des Armées, désigné commandant de l’opération, aura la charge de coordonner les actions et de proposer les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. Les commandants de théâtre, nommés par décret présidentiel, « disposeront d’une autorité étendue sur les forces engagées et pourront prendre des mesures comme des restrictions de circulation ou des opérations de bouclage et de fouille. » Ils collaboreront avec les représentants de l’État pour assurer la sécurité et la défense civile. L’opération « Dougoukoloko » s’inscrit, également, dans une dynamique de coopération transfrontalière, régionale et internationale. Elle bénéficie du soutien des autres ministères, coordonné par le ministre chargé des Forces armées. Ce décret abroge l’opération « Maliko », instituée en 2020, et marque une nouvelle étape dans la lutte pour la stabilisation du Mali. MMD/MD (AMAP)

Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes : Geste d’apaisement du Directeur régional de la police

Kayes, 29 avr (AMAP) La Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes a ordonné la reprise des cours mercredi 30 avril 2025 au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK) et dans d’autres établissements scolaires de la Cité des rails, après les excuses, la veille, du Directeur régional de la police, Issa Traoré domt le service est accusé de « violation du domaine scolaire. » Cette synergie qui regroupe le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivité (SYPESCO), le Syndicat national des enseignants du Mali (SYNEM), le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat libre de l’enseignement fondamental (SYLBEF )et le Syndicat national des enseignants secondaire de l’état et des collectivités (SYNESEC), avait invité mardi ses militants à une Assemblée générale (AG) dans l’enceinte du LDKK pour parler de la « violation du domaine scolaire par la police ». Les deux lycées publics de la ville (Lycée Dougoukolo Konaré et Lycée de Kayes N’Di) sont secoués par des histoires de violences perpétrées par des individus incontrôlés. Le cas le plus récent est survenu au LDKK, qui compte plus de 3 000 élèves et est situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal, celui de Kayes N’Di étant sur la rive droite de ce cours d’eau qui divise la ville de Kayes en deux (Kayes-ba et Kayes N’Di). \ « L’incident qui nous a réuni ce matin, s’est déroulé samedi 19 avril 2025, aux environs de 17 heures. Un individu armé s’est introduit dans l’enceinte du lycée, à l’étage. Le gardien, ayant constaté qu’après 30 minutes, personne n’est ressortie, s’est rendu sur les lieux pour voir ce qui s’est passé. A sa grande surprise, il a trouvé les deux malfrats. Il a réagi et s’est retrouvé sous leur contrôle », raconte Bakary Sissoko, professeur de français au Lycée Dougoukolo Konaré, également secrétaire général de la SYPRESCO. Le gardien a fait savoir aux inconnus que de telles actions ne doivent pas se dérouler dans une école. Ne se limitant pas à cette remontrance, il a invité les assaillants à sortir. « La personne a réagi violemment, en insultant le gardien. Elle a porté un coup au cou de sa victime, qui est tombée. N’eut été l’intervention des personnes présentes, l’incident aurait pris une tournure dramatique », souligne le leader syndical. Entre-temps, les gardiens ont confisqué la moto de l’intéressé pour la mettre à la disposition de l’administration scolaire. Ainsi, ils envisageaient d’entamer les négociations avec les assaillants afin de situer les responsabilités si ces derniers revenaient le lendemain. A la grande surprise des travailleurs du Lycée Dougoukolo Konaré, la personne qui a violé l’espace scolaire est allée porter plainte contre le gardien au Commissariat spécial de police. Alors qu’auparavant, la victime s’était rendue au niveau de la gendarmerie pour porter plainte contre son agresseur. « Sans chercher à comprendre le fond de l’histoire, les policiers (deux) sont venus, dans un pick-up, pour interpeller le gardien dans l’enceinte du lycée. Ce qui constitue une violation du domaine scolaire », déclare Bakary Sissoko du SYPESCO. Selon lui, le syndicat a suivi l’affaire jusqu’au niveau du parquet où il y a eu un non-lieu. « Pour nous, même si l’action judiciaire est terminée, il faut que le syndicat engage d’autres actions pour éviter que de telles choses ne se répètent », souligne-t-il. De ce fait, la branche syndicale de la Synergie a rencontré le proviseur du LDKK, le Comité de gestion scolaire (CGS). Ensuite, elle a convoqué une AG pour manifester son mécontentement et décréter un arrêt de travail de 48 heures qui a été bien suivi. Apparemment, ces actions n’ont pas porté les fruits escomptés. C’est pourquoi, le syndicat a déposé des lettres à l’administration scolaire, avec ampliation à la Mairie, l’Académie d’enseignement et le gouvernorat. Malheureusement, les syndicalistes déplorent le fait que ces lettres soient restées sans effet. « Mais quand la Synergie a pris l’affaire en main, on a mis une note sur les réseaux sociaux pour dire qu’il y aura une Assemblée générale, suivie d’un arrêt de travail. Les autorités scolaires, inquiétées d’une éventuelle grève, se sont précipitées pour nous rencontrer à l’Académie d’enseignement de Kayes pour éviter ce mouvement », explique le secrétaire général du SYPESCO. Soucieuse de maintenir la quiétude à l’école à moins d’un mois des examens de fin d’année, les autorités ont invité la Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes à des pourparlers au gouvernorat. « Le gouverneur a fait savoir qu’il va prendre le dossier en main et nous a demandé d’œuvrer dans le sens de l’apaisement. Ce qui relève du ressort de l’Assemblée générale, notre instance de prise de décision », lâche Bakary Sissoko, à l’issue de l’AG de mardi. Selon lui, le chef de l’exécutif régional avait prévu une réunion du Conseil régional de sécurité pour donner « des instructions fermes » au Directeur régional de la police par rapport à la violation du domaine scolaire. La Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes avait donné ces informations à sa base. Certains enseignants avaient pris la parole pour demander le départ du Commissaire chargé des enquêtes et de ses éléments du Commissariat spécial de police de Kayes. Les enseignants s’étaient indignés du fait qu’on leur avait suggéré de transférer l’affaire à la police, même si la ville est de son ressort. Mais, l’assemblée a vite pris fin quand un orateur a, sous le coup de l’émotion, demandé aux enseignants de reprendre les cours dès le lendemain, sans attendre les recommandations et la décision finale, créant du coup un sentiment de frustration chez certains participants qui avaient commencé à vider les lieux. Les syndicats avaient envisagé d’accorder un temps au gouverneur pour la gestion de leurs doléances. Les choses sont allées plus vite que prévues. En optant pour l’apaisement, le Directeur régional de la police s’est rendu dans l’établissement scolaire, juste après l’AG, pour présenter ses excuses au nom de ses éléments. Un geste qui a été fortement salué par les syndicalistes qui

2025, année de la Culture :  Le parrain du mois d’avril, l’artiste peintre, Abdoulaye Konaté, donne sa 2e conférence

Bamako, 29 avr (AMAP) Le parrain du mois d’avril de l’année de la culture, l’artiste peintre, Abdoulaye Konaté, a animé une conférence de presse, mardi, au Mémorial Modibo Keita, sous le thème : « les étudiants et la culture africaine. » L’évènement, qui se situe dans le cadre des activités de 2025 année de la culture au Mali, décrété par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a été organisé par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon le représentant du ministre chargé de la Culture, Abdoulaye Diombana, le thème de la conférence démontre tout l’intérêt des plus autorités « à bien former les enfants et les jeunes pour un avenir radieux pour notre pays. » Il a rappelé que le parrain et conférencier est un éminent cadre des arts et de la culture. « Il est un pionnier dans son domaine et l’un des plus grands des arts classiques sur le continent africain, lauréat de plusieurs grands prix », a-t-il dit. Il a fait savoir que l’apprenant universitaire doit être en mesure de renforcer l’identité culturelle avec des contenus qui résonne avec leur environnent. Il a, ce propos, paraphrasé le ministre Mamou Daffé qui a affirmé : « il n y a pas d’indépendance viable sans renaissance culturelle. » Le conférencier et parrain du mois d’avril de 2025, année de la culture au Mali, Abdoulaye Konaté a expliqué que la jeunesse est l’ossature future du pays.  « Dans ce sens, il est important que vous preniez conscience de ce que vous êtes en termes de culture et en termes de connaissance de votre continent, de votre pays », a-t-il dit à l’endroit des jeunes. « Bien sûr, on a étudié d’autres cultures. Mais, le défi principal que nous avons est que nos cultures ne sont pas enseignées dans les universités. A un moment, époque où l’intelligence artificielle fait émergence au niveau de la jeunesse, dans le monde entier, il est important que les jeunes prennent conscience non seulement du rôle qu’ils doivent jouer dans la société mais aussi au niveau culturel. Ils sont différents des jeunes des autres continents. Il faut qu’ils prennent conscience de cela », a dit le conférencier. Il a également évoqué que le combat culturel est sans pitié aujourd’hui. « Tout le monde veut anéantir l’autre par sa culture. Aujourd’hui, on est inondé par les nouvelles technologies.  Il faut que les jeunes que vous êtes, parviennent à prôner un compte unique à ces réseaux sociaux, en se basant sur vos cultures, sur nos réalités africaines », a-t-il conseillé. « Si ce n’est pas le cas, votre cerveau, vos raisonnements, votre esprit, votre économie tout ira de l’autre côté du monde. C’est pour cela, je pense que c’est important et urgent pour les jeunes de s’intéresser à nos format culturelle », a-t-il alerté. Cette conférence a enregistré la présence de nombreux étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté, l’Institut national des arts (INA) et l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). Ces jeunes ont dit avoir beaucoup appris et apprécié l’intervention du conférencier. ST/MD (AMAP)