Dioila : Victimes d’inondations, soixante ménages reçoivent des dons

Dioila, 16 déc (AMAP) Quelque soixante ménages de la Région de Dioila ont reçu, jeudi, chacun un kit d’un sac de 50 kg de riz, 25 kg de sucre, 5 litres d’huile et une natte de deux places, lors d’une cérémonie de remise de don par le Bureau régional de Plan International Mali, à travers son Sponsorship project agreement document (SPAD). Il s’agit de 31 ménages à Kola Bamanan, Kola Foulala, deux villages de la Commune rurale de Les différents chefs de village ont, dans leur allocution, salué les efforts de l’ONG plan international pour ses appuis multidimensionnels. Ils ont, en outre, sollicité plan international pour trouver une « solution définitive aux causes des différentes inondations de leurs villages. » Les autorités politiques ont également loué les efforts et l’assistance de plan au profit des populations, singulièrement les enfants et la jeune fille. L’administratrice de l’ONG plan, Dr Djeneba Doumbia, a tout d’abord salué la disponibilité des populations, l’administration, les services techniques et les élus locaux. Elle a, ensuite, présenté ses excuses pour le retard dans la réalisation de ce « geste de générosité » envers les victimes des inondations. La première responsable de Plan international Mali-Bureau de Dioila a promis de s’investir « dans la mesure du possible pour la cause des enfants et la jeune fille, conformément au lettre de cadrage de sa structure et à côté de l’État malien. » Le représentant du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire. …. a donné la situation des ménages touchés, cette année, par les différentes inondations. Il a, en conclusion, mis un accès particulier sur les immenses efforts de l’ONG Plan international au côté de son service. Après le lancement officiel de la cérémonie de don par le représentant du directeur régional de la protection civile, le porte-parole des bénéficiaires, Kalifa Fomba, ému, a salué l’ensemble des acteurs qui ont contribué à ce geste. Il a émis le vœu de voir Plan international Mali trouver les solutions aux causes des inondations « afin de ne plus vivre ce cycle de main tendue. DF/MD (AMAP)

Déclaration du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur la libre circulation, le droit de résidence et d’établissement des ressortissants de la CEDEAO dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel

Le Collège des Chefs d’Etat ; Vu le traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES) adopté à Niamey le 06 juillet 2024 ; Vu la Charte du Liptako-Gourma du 16 septembre 2023, instituant l’Alliance des Etats du Sahel ; Convaincu de la nécessité de poursuivre les luttes héroïques menées par les peuples et les pays africains pour l’indépendance politique, la dignité humaine et l’émancipation économique ; Fidèle aux objectifs et idéaux de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine ; Guidé par l’esprit de fraternité, de solidarité et d’amitié ; Engagé à renforcer les liens séculaires entre les Peuples d’Afrique. DECLARE : 1 – La Confédération des Etats du Sahel (AES) est un espace sans visa pour tout ressortissant des Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 2 – Les ressortissants de la CEDEAO ont le droit d’entrer, de circuler, de résider, de s’établir et de sortir sur le territoire des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel dans le respect des textes nationaux en vigueur. 3 – Toutefois, les Etats membres de la Confédération se réservent le droit, conformément à leurs lois et règlements, de refuser l’entrée sur leurs territoires à tout ressortissant de la CEDEAO entrant dans la catégorie des immigrants inadmissibles. 4 – Les véhicules particuliers immatriculés sur le territoire d’un Etat membre de la CEDEAO pourront entrer sur le territoire d’un Etat membre de la Confédération conformément aux textes en vigueur. 5 – Les véhicules à usage commercial immatriculés sur le territoire d’un Etat membre de la CEDEAO et transportant des passagers pourront entrer sur le territoire d’un Etat membre de la Confédération AES, conformément aux textes en vigueur. Fait à Bamako, le 14 décembre 2024. Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, Président de la Confédération des États du Sahel (AES)

Sikasso : Lancement régional de la campagne de lutte contre le SIDA

Sikasso, 16 décembre (AMAP) Le lancement régional de la campagne de lutte contre le SIDA, qui s’inscrit dans le cadre des activités du mois de la lutte contre la pandémie, a été présidé jeudi par le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Ibrahim Mahamane, a constaté l’AMAP. L’évènement s’est déroulé au lycée technique de Sikasso sous le thème national « Promouvoir les droits humains, c’est contribuer à éliminer le sida ». La rencontre a regroupé le Secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA(HCNLS) Mamadou Oury Bah, le directeur régional de la Santé, Dr Dramane Traoré, plusieurs chefs de services régionaux, les acteurs de lutte contre le sida, les enseignants et des élèves. Dans son allocution, le Secrétaire exécutif régional du HCNLS Mamadou Oury Bah a fait savoir que le 1er décembre est l’occasion de se rappeler des personnes infectées et affectées par le VIH. « En 2024, dans les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala, l’activité de prévention de la transmission mère-enfant est disponible dans 277 sites. Cela a permis de conseiller et sensibiliser 97 327 femmes enceintes lors des consultations prénatales. Parmi celles-ci, 70% ont accepté de faire le test de dépistage du VIH et 205 ont été testées séropositives. Ainsi, 101 de ces femmes bénéficient de la prophylaxie ARV », a affirmé Mamadou Oury Bah. Il a précisé que dans le cadre de la prise en charge, ils ont 5 322 patients sous ARV et suivent régulièrement 268 enfants… Cependant, leurs défis sont notamment relatifs à la pérennisation des acquis à travers la mobilisation des ressources internes car les financements extérieurs se font rares, la maîtrise de l’épidémie dans les groupes vulnérables et marginalisés ainsi que l’intensification de la prévention dans les zones à risque (les sites d’orpaillage, mines…). Le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Ibrahim Mahamane a, pour sa part, affirmé que le thème entend encourager les acteurs à mettre l’accent sur le respect des droits humains dans la lutte contre le sida d’ici à l’horizon 2030. Le représentant du Chef de l’exécutif régional a salué l’engagement des organisateurs avant d’inviter la population à participer activement aux activités de sensibilisation et de dépistage. La séance de dépistage du SIDA, le slam d’Alimatou Samaké sur le sida, le sketch et les jeux concours sur le VIH/ SIDA ont été les temps forts de la cérémonie. MD/KM (AMAP)

Crue exceptionnelle 2024 à Niafunké : Possible déficit agricole

Par Sékou A. MAIGA Niafunké, 12 déc (AMAP) Niafunké, dans le Nord du Mali, était, autrefois, appelé Cercle d’Issa Ber (grand fleuve en sonrhaï) á cause de ses grandes superficies arrosées par le fleuve Niger et ses affluents qui alimentent les nombreux mares et lacs autours desquels sont installés de milliers de personnes, à l’image des lacs Takadji, Koboro, Dagna, Tanda, Kabara, Bili 1 et 2, Soumpi, Goubo etc. Selon beaucoup de vieux sages, la crue de cette année rappelle celle de 1965, d’autres disent qu’elle pourrait même la dépasser voire de loin. Ce qui est clair, très peu de ceux de la génération des années 60 ont vu une telle crue. Elle est exceptionnelle, elle remplit et continue de remplir les mares et lacs autrefois abandonnés ou à moitié exploités à cause de la sécheresse et la rareté des eaux du fleuve. Cette situation climatique qui s’est manifestée par une grande sécheresse telle que vécue par les populations, dans les années 1973 et 1984, en réduisant fortement les zones cultivables, les zones de pâturages avec des conséquences incalculables, en termes de production agricole et de cheptel perdus durant une longue période de sécheresse caractérisée par une rareté des pluies et sa mauvaise répartition, une faible crue. L’instinct de survie aidant, les populations ont multiplié les périmètres rizicoles tout au long des rivières et passages des eaux du fleuve Niger. Cette nouvelle stratégie d’installation de périmètres rizicoles parfois sur des passages ou dans le lit du fleuve durant des années. Cette année, à la surprise générale, la crue, même tardive, a amorcée sa descente depuis juillet et se poursuit à présent, noyant ainsi plusieurs périmètres rizicoles, des mares des lacs. Il faut tout de même signaler que, que ce sont les populations qui ont occupé les passages et réservoirs d’eaux en se disant que, vu la sécheresse, les eaux, en aucun cas, ne pourront atteindre leurs installations. Les mauvaises crues et pluviométries ont été la cause de beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs et, quelques fois, avec des pêcheurs, les zones exploitables étant limitées. Chaque année, les textes de gestion de ces mares et lacs subissent des amendements sans satisfaire tout le monde. A tous ces maux, s’ajoutent la situation sécuritaire de 2012 á nos jours avec la présence de groupes armés radicaux qui imposent des lois. A Niafunké cette année, les villages de Dagodji, N’Gourouné et bien d’autres ont été contraints, en pleine campagne de fuire et d’abandonner leurs périmètres rizicoles déjà en exploitation. Le fleuve Niger ayant débordé a inondé des mares et lacs, de milliers d’hectares de terres cultivées et cultivables sont perdues. Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Niafunké, le cercle dans son ancienne configuration, c’est-à-dire les 8 Communes de Soboundou, Soumpi, Léré, Dianké. Saraféré, Koumaira, N’Gorkou et Banikane, donne les chiffres suivants : En riz sur une superficie réalisée de 31 805 hectares, 6 159 sont irrécupérables ; en sorgho sur 5 260 ha, 830 sont perdus ; en mil sur 52 600 ha réalisés, on dénombre 4 519 ha perdus, soit une perte de 10 508 ha sur 89 665 ha réalisés. Face à cette situation inattendue et au possible déficit de rendement agricole et des milliers de personnes sans récoltes, le préfet du cercle, Modibo Kane Togo, a convié mercredi 27 novembre dernier tous les acteurs du secteur afin d’anticiper les risques de mauvaises récoltes dans une campagne qui serait sans doute déficitaire. A cette rencontre, l’ensemble des présidents des Unions de coopératives agricoles des Communes de Soumpi, Soboundou et Banikane ont pris part ainsi que les sous-préfets de Soumpi et Soboundou, les maires de Niafunké et de Soumpi, le chef secteur de l’Agriculture. Cette rencontre doit accoucher de stratégies afin de trouver des solutions alternatives surtout que le chef secteur Agriculture, en faisant l’état des lieux de la campagne agricole 2024-2025, a alerté les autorités et les producteurs. Le cercle connaîtra des difficultés et il a proposé, déjà, une campagne de sensibilisation des populations et des producteurs sur les réalités de la campagne. Il faut multiplier les rencontres entre producteurs á travers les unions, entre les producteurs par zone et par village pour une bonne gestion et rationnelle des récoltes. Il faut parvenir à murir la réflexion sur comment transformer les difficultés en atouts et trouver des solutions alternatives, tels que : faire des cultures de contre saison et de rente là où c’est possible; sensibiliser les producteurs afin qu’ils évitent de brader leurs récoltes, mieux organiser les paysans pour faire face à cette nouvelle réalité. A la fin de la rencontre, le préfet a appelé les acteurs à poursuivre la réflexions et lui faire des propositions, « car, dit-il, gouverner c’est prévoir. » SAM/MD (AMAP)     

Sikasso : Ouverture de la 6ème édition de la Foire agricole

Sikasso, 15 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 6ème édition de la Foire agricole de Sikasso (FAS- 2024), s’est déroulée samedi dans la Capitale du Kénédougou, sous la présidence du ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kelema, a constaté l’AMAP. Sous le parrainage du président de la délégation régionale de la chambre d’industrie et de commerce de Sikasso Abdoulaye Diawara, la rencontre a regroupé le  chef de cabinet du gouverneur Bernard Coulibaly, le représentant de l’Assemblée permanente des chambres d’agricultures du Mali (APCAM) Abdoulaye Bamba et le représentant de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) Bakary Diarra. Etaient également présents, le président du conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba et plusieurs invités des pays voisins dont le Burkina Faso et la Côte d’ivoire. Cette 6ème édition qui se tiendra au Stade Babemba Traoré du 14 au 19 décembre 2024, a retenu comme thème : « L’agriculture durable, facteur de développement économique et d’emploi pour un avenir meilleur ». L’objectif de la FASKO est de mettre en valeur les produits agricoles, favoriser les échanges commerciaux et à développer la synergie d’action entre les acteurs agricoles. Il s’agit aussi de promouvoir le savoir-faire des exploitants agricoles, de donner de la visibilité au potentiel agricole de la région et de promouvoir l’adoption des technologies agricoles par les exploitants agricoles. Il est prévu, entre autres, des conférences-débats sur les changements climatiques, la transformation agroalimentaire… la foire agricole, des prestations artistiques, des remises d’attestions et de kits aux lauréats de la compétition des jeunes talentueux dans le domaine de l’agriculture etc. S’exprimant sur la FASKO, le ministre a déclaré qu’elle constitue un évènement majeur qui rassemble les acteurs des filières agricoles et qu’elle cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités de favoriser la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous régionale des marchés agricoles et agroalimentaires. Le ministre a, par ailleurs, précisé que l’Etat est à pied d’œuvre pour instituer en concertation avec la profession agricole, des bourses de produits agricoles primaires. Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour remercier les exploitants agricoles pour leurs efforts et les initiateurs pour la bonne organisation de la rencontre. Pour leur part, le président du conseil régional Yaya Bamba et celui de l’AOPP Bakary Diarra, ont exprimé leur joie pour l’organisation de la foire. Selon eux, cette foire permet au public de découvrir le génie créateur des entrepreneurs   agricoles et le caractère innovant de leurs produits. Il a exhorté les femmes et les jeunes entrepreneurs porteurs de projets à faire une participation active aux échanges lors des différents panels. De son côté, le représentant de l’APCAM, Abdoulaye Bamba a évoqué les multiples avantages de l’agriculture avant d’inviter les jeunes à éviter l’exode rural. Il les a conseillés à s’intéresser à l’agriculture car, selon lui, tout le monde ne peut pas devenir bureaucrate.  MD/KM (AMAP)

Bougouni valide le rapport d’évaluation des procès-verbaux de conciliation

Bougouni, 14 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du rapport d’évaluation des procès-verbaux de conciliation a été présidée jeudi à Bougouni par le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Fassoun Coulibaly, en présence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. Après les mots de bienvenue du maire de la Commune Urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, le ministre du Travail et de la Fonction Publique a rappelé que le pacte de stabilité sociale et de croissance offre à notre pays, un bel outil de gouvernance au monde du travail. Le ministre a, par ailleurs, précisé que l’objectif général du pacte de stabilité est de favoriser l’instauration et la consolidation d’un climat social apaisé, propice à l’émergence économique du Mali, à travers une transformation structurelle de l’économie nationale, en vue de la réalisation de la justice sociale et du travail décent pour les masses laborieuses. Le Responsable en charge de la Fonction Publique a saisi l’occasion pour remercier les travailleurs du Mali, les employeurs et leurs organisations syndicales respectives qui ont privilégié le dialogue à l’interne pour la résolution de leurs doléances. Enfin, le ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Bougouni avant de se rendre à la Direction régionale du Travail de Bougouni pour s’enquérir des conditions de travail du Directeur et de son équipe. BHT/KM (AMAP)

Le ministre de l’Éducation nationale visite des infrastructures qui étaient inondées

Bamako, 12 déc (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, accompagné d’une forte délégation de membres de son cabinet, a visité, vendredi, les écoles de « Père-Tim » et Séga Diallo inondées parmi tant d’autres, par de fortes pluies qui ont gravement endommagé plusieurs infrastructures scolaires pendant la dernière saison de pluie. La première étape de la visite a concerné l’école communautaire « Père-Tim », au quartier Sans Fil, composée de six classes et d’un jardin d’enfants d’un effectif de 228 élèves. L’étape deux de la visite a concerné l’école « Séga Diallo », au quartier Bozola, qui a un effectif de 1 045 élèves et compte 25 salles de classes. Ces deux établissements se trouvent en Commune II du district de Bamako. La visité était guidé par la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, du district de Bamako, Mme Aminata Dramane Traoré, qui a expliqué que dans une approche décentralisée, ils ont pris à cœur leur mission dans les secteurs de la santé, de l’éducation, et bien d’autres. « Après la catastrophe qui a touché les quartiers inondés, nous avons jugé impératif de reloger les sinistrés dans des salles de classe. Certes, de nombreuses écoles ont été visitées, mais l’état de l’école de Bozola était particulièrement préoccupant. C’est pourquoi, au niveau de la délégation, nous avons voulu démontrer qu’avec des moyens modestes, il est possible de réhabiliter ce type d’établissement et de lui redonner une seconde vie », a dit Aminata Traoré « Nous voulons faire de la Commune II un exemple pour montrer que Mali Kura revendiqué par nos autorités, doit se voir dans nos écoles et sur le terrain. C’est dans cet esprit que notre plan d’action communale, intitulé « Siguida Kura », a été lancé », a également dit Mme Traoré. « En très peu de temps et avec des moyens limités, nous avons mobilisé les membres du quartier pour réaliser des travaux exemplaires. Cette visite est l’occasion de montrer ces efforts et d’ouvrir un débat sur les besoins du  quartier », a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu’après ce type d’investissement, il est important d’identifier les exigences pour pérenniser ces acquis. Aminata Dramane Traoré a rappelé que les ressources mises à la disposition de la collectivité commencent tout juste à arriver. « Nous avons donc, mis en place un comité de gestion et de suivi des travaux pour garantir que tout se fait dans la transparence et avec efficacité « , a-telle dit, Elle a exprimé son optimisme estimant qu’avec une telle dynamique, « nous pourrons réhabiliter non seulement les écoles des 13 quartiers, mais aussi les centres de santé et de la mairie. » Le ministre en charge de l’Éducation nationale a, pour sa part, rappelé que quand les établissements ont été occupés par les populations sinistrées, quand certains établissements ont été inondés, il a entrepris une série de visites de terrains pour constater ce qui s’y passe. Pour évaluer les dégâts qui étaient importants. « Des établissements qui ont envahis par les eaux et certains autres ont accueillies les populations, c’était un problème humanitaire qu’il fallait constater sur place et voir l’état d’occupation de ces établissements par les populations sinistrées », a rappelé le ministre Amadou Sy Savané. « J’avais commencé par ces deux établissements le 3 octobre et, aujourd’hui, je reviens les visiter l’un après l’autre. Et évidemment, ce que je constate, c’est que la situation s’est beaucoup améliorée parce que quand je venais, ce n’était pas en bon état. Dans les deux établissements, les latrines ont été vidangées et on n’a pas besoin de se pincer les nez pour y rentrer », a a constaté le ministre. Selon lui, même s’il reste encore des travaux, l’essentiel est là, précisant que les tables bancs ont été repeintes et les murs aussi tandis que la cour est rendue à la vie scolaire. « Cela donne envie de rester ici », s’est réjoui le chef du département de l’Education. Concernant les doléances, entre autres, le manque d’enseignants, les conditions de travail, il a assuré que le gouvernement travaille au quotidien sur ces problèmes. « On est donc en phase donc il n’y a pas de doléance qui ne sera pas étudiée », a lancé Amadou Sy Savané. Cette situation d’innondation a entraîné les autorités nationales à déclarer l’état de catastrophe naturelle, le 23 août dernier et à reporter la rentrée scolaire 2024-2025 d’un mois, initialement prévue le 03 octobre et ramenée au 04 novembre dernier. SST/MD (AMAP)

Kolondiéba lance les travaux d’aménagement de deux plaines

Kolondiéba, 12 Décembre (AMAP) La cérémonie de lancement des travaux d’aménagement des plaines de Néguéla (commune de Kolosso) et de Banakoro (commune de Kolondièba),dans le cercle de Kolondiéba, du programme de jeunesse et stabilisation (PROJES, phase II) a été présidé jeudi par le préfet de cercle, Oumar Traoré, a constaté l’AMAP. C’était en présence du coordinateur du ROJES, Mamourou Sangaré, du coordinateur de l’ONG HD Abdouramane Diallo, des Maires des communes de Kolosso,  Kolondièba, Tousseguela et Kadiana, du chef service régional du génie rural ,Ibrahima  Koné, des services techniques concernés et des représentants des villages concernés . Le maire de Kolosso, N’piè Koné a remercié l’administration, l’ONG HD et le PROJES pour leurs contributions dans le développement des villages riverains du bras de fleuve Baflatiè. Enfin, il a promis que bon usage sera fait de ces aménagements . Le chef de l’exécutif local, Boubacar Oumar Traoré très ému a exhorté la population à se concentrer sur ces infrastructures qui seront bientôt réalisées et de faire une large ouverture aux autres exploitants agricoles aux bénéfice de la localité. Pour lui c’est l’occasion de booster leur état actuel de développement. Il a remercié l’ONG HD pour son initiative dans la méditation, et le PROJES pour l’aménagement de ces deux infrastructures qui seront bientôt réalisées. Quant au coordinateur du P ROJES, Mamourou Sangaré, il a fait un aperçu de son projet tout en invitant la population bénéficiaire de faciliter ces  réalisations une aubaine pour cette population essentiellement agricole d’un coût de plus de 246 millons de francs CFA. La mise en œuvre est assurée par l’entreprise Ourobougou SARL. Le PROJES est né suite au constat de la fragilisation des régions du centre du Mali par la crise sécuritaire de 2012. Il est la deuxième phase du Programme Jeunesse et Stabilisation financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par la GIZ. Elle fait suite au PROJES  qui a  été mis en œuvre de 2018 à 2022et couvrait les régions du centre du Mali (Ségou,San, Mopti Bandiagara et Dountza). Le PROJES est financé par l’Union Européenne à hauteur de 8 .724.228 100 Francs CFA,la mise en œuvre de ses activités est assurée par la GIZ Ins. Il est placé sous la tutelle du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation et couvre les régions de Bougouni,Koutiala, Sikasso et Nioro du Sahel.  NK/KM (AMAP)

Kati : Ouverture du 13è camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne

Kati, 12 déc (AMAP) Le 13è Camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne s’est ouvert jeudi au stade Salif Keita dit Domingo de Kati, près de Bamako au cours d’une cérémonie présidée par le représentant du ministre de la Jeunesse des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Bagna Baby qui avait à ses côtés les autorités administratives, politiques, et coutumières de Kati. S’exprimant au cours de ce lancement, le secrétaire de général national de la Croix Rouge, Nouhoum Maiga, a justifié le choix de la ville de Kati pour abriter l’édition 2024. « Les hommes et les femmes qui animent la croix rouge à Kati sont engagées et dédiées à la croix rouge et ont fait leur preuve, montré leur connaissance de la croix rouge et aussi leur engagement volontaire pour les communautés ’’, a-t-il affirmé. Quant à la présidente nationale de la Croix Rouge malienne, Mme Assitan Coulibaly, elle a adressé un message fort aux volontaires avant de les inviter à rester unis dans « la conviction partagée d’une humanité qui se lève face aux épreuves, portée par l’idéal intemporel d’Henry Dunant dont les pas continuent de les guider. » Au nom du ministre en charge de la Jeunesse, son représentant Bagna Baby a salué les efforts de la Croix Rouge malienne dans le domaine humanitaire au profit des communautés du Mali, avant de se réjouir de l’initiative. Selon lui, « c’est une opportunité pour les jeunes de renforcer leurs capacités, approfondir leurs connaissances et développer des compétences qui les accompagneront sans nul doute tout au long de leur parcours au service de notre nation. » Ce camp national, initié depuis 2009 par la Croix Rouge malienne, qui s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale des volontaires commémorée chaque mois de décembre, vise d’une part à célébrer les 15 ans de l’initiative, d’autre part à renforcer l’esprit de volontariat de la croix rouge au sein de la jeunesse malienne. L’édition de cette année a comme thème « la Croix Rouge avec la jeunesse ensemble pour une action humanitaire durable » Durant 4 jours, 60 jeunes volontaires venus de tout le Mali vont partager les expériences, se côtoyer afin de renforcer davantage les liens de coopération, d’amitié et d’actions entre les volontaires et la Croix Rouge malienne et renforcer aussi leur cohésion pour l’idéal d’atteindre les communautés les plus vulnérables par le couloir de l’humanitaire. Cet espace est aussi idéal pour les participants, surtout les nouveaux volontaires, de s’informer sur le Mouvement de la Croix Rouge en général et de la Croix Rouge malienne en particulier, de renforcer les connaissances et aptitudes des volontaires, afin qu’ils répondent mieux aux exigences de leur mission, de contribuer à une meilleure visibilité de la Croix Rouge malienne. Les activités de cette 13è édition du Camp national, qui prennent fin dimanche, comportent des exposés et conférences-débats autour des activités des projets et programmes de la Croix Rouge malienne et des thèmes spécifiques abordant le Mouvement de la Croix Rouge, des prestations culturelles, des jeux-concours, des projections de films, des remises de prix honorifiques individuels et collectifs. Le représentant de la maire de Kati, chargé d’expédier les affaires courantes, la représentante du Comité international de la Croix rouge (CICR), les membres du comité directeur et du comité régional de la Croix Rouge ont pris part à cette cérémonie d’ouverture. AK/MD (AMAP)

En visite à la Maison de la Presse : Le Premier ministre promet d’aider les médias

Bamako, 12 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a promis, jeudi, à Bamako, d’aider la presse et de voir les doléances de la profession. Le chef du gouvernement, dans le cadre de sa prise de contact avec les couches sociales et professionnelles du pays, a rencontré à la Maison de la Presse, les hommes de médias pour échanger et partager avec eux des préoccupations de la corporation. Après avoir écouté les intervenants, des hommes de médias, sur certaines de leurs préoccupations, le général de division Abdoulaye Maiga a promis une réponse « après avoir vu avec les services centraux et déconcentrés compétents. » Au cours des échanges, le Premier ministre a expliqué que le Mali est dans une période exceptionnelle et que « nous sommes tous des Maliens qui nous devons, tous, travailler pour l’intérêt du Mali. » Il a demandé la cohésion nationale autour du Mali, que chacun fasse sa part et joue son rôle pour l’édification du Mali. Il a souligné que la presse joue un rôle important dans cette édification de la nation. Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, s’adressant à la presse après les echanges, a exprimé ses remerciements au Premier ministre pour cette marque « de respect et de considération » à l’endroit de la presse malienne, en se déplaçant « pour venir nous écouter, échanger et partager des préoccupations avec nous. » « Nous sommes très contents et nous sommes reconnaissants de sa présence ici, ce matin, à la Maison de la Presse. Avec lui, nous avons abordé toutes les questions essentielles, notamment celles liées à la liberté de la presse, celles de nos textes qui sont en souffrance depuis 2021 et l’aide à la Presse », a fait savoir Bandiougou Danté. En réponse à une question d’une consœur, à savoir « si on peut espérer quelques actions venant du Premier ministre », M. Danté a répondu : « Nous devons espérer quelque chose venant du cgef du gouvernement. » « Le Premier ministre est dans une logique de rassembler les Maliens et de faire en sorte qu’on puisse trouver ensemble des solutions aux problèmes du Mali. Nous sommes tous des Maliens avant tout », a-t-il dit. La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, du président de la Haute autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly, du président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, des patrons de presse publique, notamment le directeur général de l’ORTM, Alassane Baba Diombélé, le directeur général de l’Agence malienne de presse été de publicité (AMAP), Alassane Souleymane et de la presse privée ainsi qu’un parterre de journalistes. Sadou Yattara, journaliste, réagissant à la visite du Premier ministre à la Maison de la Presse, a souligné qu’elle a été « très utile. » « D’abord, cela permet d’actualiser tous les dossiers chauds que la presse a soumis au gouvernement. Celui qui était là, c’est le chef du gouvernement avec qui on a actualisé nos dossiers. »  « Ensuite, il a pris des engagements. Ce qui donne toute son importance à cette rencontre. « « Un autre aspect de cette visite est qu’elle doit être la troisième ou quatrième que le premier ministre a rendue à des structures depuis sa prise de fonction. A mon avis, cela dénote de l’importance que la Presse aux yeux du chef du gouvernement », a analysé M. Yattara. Il a estimé que c’est une opportunité qu’il fallait saisir au bond et la matérialiser ajoutant que « ce n’est pas tous les jours que le Premier ministre se déplace pour voir la presse. » Il a qualifié la démarche du chef du gouvernement de « pédagogique » pour échanger avec l’ensemble des couches socio-professions « afin d’établir une feuille de route pour son mandat. « Nous lui avons dit les vérités sur nos préoccupations et il nous a fait des propositions », a fait savoir Abdoulaye Handane, directeur général de radio Kledu. « Si souvent, les gouvernants descendent pour voir les gouvernés et, surtout, les structures, pour s’enquérir de leurs problèmes le pays ira de l’avant », a ajouté le directeur général de radio Kledu. SST/MD (AMAP)