Bamako : Le café creuse son sillon face aux traditionnels trois normaux
Par Moussa M. DEMBÉLÉ Bamako, 9 avr (AMAP) À Bamako, le thé longtemps roi dans les « grins » et dans les foyers, cède peu à peu du terrain à une boisson qui séduit, de plus en plus, les jeunes : le café, « noir », comme on le dit dans le milieu des chauffeurs de gros porteurs ou de taxis ou encore de transports en commun, le « p’tit noir », comme on dirait au comptoir d’un bistrot ou devant la machine à café de l’entreprise. De nouveaux produits, notamment le café noir pressé, connaissent un véritable engouement auprès d’une population avide de nouveauté et en quête d’énergie. Boisson stimulante par excellence, le café — obtenu à partir de la torréfaction des graines de l’arbuste Coffea — fait désormais partie du quotidien de nombreux Bamakois, au bureau avec la machine à expresso neuf ou de seconde main, dans la rue avec les vendeurs de café instantané sur des pousses-pousses aménagés en service de café ou au bord de passages fréquentés ou même dans les marchés. Qu’il soit consommé pour le plaisir, la concentration ou la motivation, le café s’impose progressivement dans les habitudes. Yacouba Mallé, étudiant en histoire-géographie à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLASH), est un amateur de la petite tasse de noir. « J’ai goûté au café pour la première fois fin 2023, et depuis, je ne peux plus m’en passer. J’ai même abandonné le thé », confie-t-il. À Dialakorobougou, où il réside, il partage cette passion avec d’autres jeunes. Du côté de Yirimadio, un « grin » s’est formé autour de la consommation du café noir pressé. Yaya Coulibaly, ingénieur en topographie et chef du « grin », affirme que cette tendance est apparue courant 2024. Ce sont sept jeunes, qui ont terminé avec leurs études. Certains travaillent, d’autres sont toujours à la recherche d’emploi. Chaque soir, ils se retrouvent au « grin » autour du café. « Avant, nous étions tous amateurs de thé. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous préfèrent le café pour sa puissance et son goût plus prononcé », affirme-t-il, assis près de l’appareil à café. « La plupart d’entre nous, trouvent que le café est plus intéressant que le thé. Au « grin », le thé est toujours consommé mais très modérément», a-t-il conclu MARCHE EN PLEINE EFFERVESCENCE – Si certains ont découvert le café récemment, d’autres en sont des consommateurs de longue date. Soucko Diarra, vendeur d’appareils électroniques au quartier du Fleuve, en consomme depuis 1987,et a découvert le breuvage en Côte d’Ivoire. Depuis lors, il est resté toujours accro à cette boisson excitante. « Le café m’apporte motivation et énergie. Quand je n’en consomme pas avant d’entamer mes activités, c’est difficile d’avoir une motivation. Je trouve même que c’est bon pour ma santé », se lance-t-il. « Je peux en boire plusieurs tasses par jour, même avant de manger. Le thé, en revanche, me cause des maux de ventre », confie-t-il. L’engouement pour le café se traduit également sur les étals du marché. À Dabanani, dans au grand marché de Bamako, les vendeurs de café moulu enregistrent une forte demande. Ce mercredi 02 avril 2025. Il est 09h26 précises, sous un soleil ardent, la circulation est encore assez fluide en ce quatrième jour après la fête de ramadan. Les commerçants sont installés au bord de la route qui traverse le grand marché. Ici, ce sont des marchandises, tout genre et tout type confondu : vêtements, chaussures, thé, jus et café noir moulu. Drissa Coulibaly, ancien vendeur de thé, a opéré un virage stratégique vers le café. « Je gagne mieux avec le café. Mes recettes journalières varient entre 50 000 et 250 000 Fcfa grâce aux ventes en gros à des détaillants qui viennent de plusieurs quartiers de la capitale », explique-t-il. Selon Drissa Coulibaly qui évoluait dans la vente du thé et est sur le point d’abandonner au profit de celle du café, « tout le monde s’intéresse au café ces deux dernières années. C’est pourquoi j’ai commencé à vendre du café. « Et je peux dire que je gagne plus dans la vente du café que le thé », dit le grossiste de café, entouré de clients. Le café commercialisé à Bamako provient principalement de la Côte d’Ivoire, un pays qui de production par excellence. Plusieurs variétés sont proposées, mais celle parfumée au gingembre est particulièrement prisée. Les prix oscillent entre 1 000 et 5 000 Fcfa le sachet. Face à cette popularité croissante, les autorités ont renforcé le contrôle des importations aux frontières depuis 2024. Avant, nous importons le produit sans payer mais depuis 2024, nous payons des taxes à la frontière », nous révèle Alou Samaké. Ce vendeur de café au grand marché n’a pas voulu révéler si la vente du café lui rapporte des bénéficies. Toutefois, il confirme qu’il arrive « à mieux s’en sortir. » « Aujourd’hui, beaucoup de Maliens s’intéressent au café même si j’ignore bien les raisons. C’est qui a fait que les autorités ont commencé à contrôler l’importation du café aux frontières », explique notre interlocuteur. Dans la même foulée, un client nous a répondu, sous couvert d’anonymat, qu’il préfère le café au gingembre plus que l’ordinaire. « Chaque semaine, je viens payer un sachet de café », lance-t-il, avant d’effectuer son achat. Avec l’essor du café, les appareils permettant sa préparation connaissent également une hausse des ventes. À Bamako, ces petits outils — souvent vendus entre 2 500 et 4 000 Fcfa — sont de plus en plus présents dans les ménages. « Il y a deux ans, peu de gens s’y intéressaient. Aujourd’hui, je fais de bonnes affaires », témoigne Ali Diarra, commerçant au quartier du Fleuve. BIENFAITS INSOUPÇONNES – Selon le nutritionniste, endocrinologue et diabétologue, Dr Djibril Traoré, le premier avantage à boire du café noir est sa capacité à améliorer la vigilance et la concentration. « La caféine présente dans la boisson stimule le système nerveux central en augmentant l’énergie, améliore la mémoire, l’humeur et la vigilance, signalant aux cellules adipeuses de décomposer les graisses corporelles », a-t-il expliqué. La caféine peut augmenter les niveaux d’adrénaline et libérer des acides gras des tissus
Une mission du Conseil économique, social et culturel à Kolondièba pour recueillir les attentes et préoccupations des populations
Kolondièba, 7 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social et culturel (CESC), conduite par Alou Konaté, a rencontré lundi les populations des cercles de Kolondièba, Kadiana et Fakola pour recueillir leurs attentes et identifier les problèmes majeurs de la localité. Présidée par le préfet du cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, cette rencontre a mobilisé l’administration, les collectivités, les services techniques, les Forces de défense et de sécurité, les partenaires au développement, la Coordnation des associations et organisations féminines (CAFO), la jeunesse et la Société civile. Au cours de cette rencontre, la méthodologie a consisté à analyser secteur par secteur l’ancien rapport de 2024. « Certains problèmes soulevés l’an dernier ont trouvé des solutions, d’autres persistent et de nouvelles attentes ont émergé », a résumé Alou Konaté, chef de la mission. Les débats, qualifiés de « passionnés » par les participants, ont permis de passer en revue tous les secteurs de développement. DES DEFIS PERSISTANTS – Dans le domaine de l’agriculture et du maraîchage, les participants ont déploré « l’insuffisance du personnel au service de l’Agriculture et la dégradation des infrastructures hydro-agricoles ». Comme solutions, ils ont proposé un renforcement du personnel et un entretien régulier de ces infrastructures Concernant l’élevage, « l’insuffisance du personnel technique, les difficultés d’approvisionnement en aliment bétail et le manque d’aménagement des mares et abreuvoirs » ont été signalés. « Il faut faciliter l’approvisionnement en aliment bétail, curer les mares et multiplier les points d’eau », a suggéré un éleveur présent. La pêche, faiblement développée, souffre également d’un manque d’agents au service local et d’un retard dans la pisciculture. « Nous proposons une formation et un appui aux pêcheurs, ainsi qu’un renforcement du personnel pour promouvoir la pisciculture », a plaidé un représentant des pêcheurs. DES MESURES URGENTES – La diminution inquiétante de la faune, l’absence d’abreuvoirs pour les animaux sauvages et les dégâts causés par les éléphants ont été évoqués. « Il est urgent de créer des habitats protégés et des points d’eau pour la faune, tout en protégeant les populations et les cultures contre les éléphants », a insisté un participant. Sur le plan environnemental, l’occupation anarchique des forêts classées et la pollution des cours d’eau par les dragues des orpailleurs préoccupent. « Nous devons réglementer l’installation des orpailleurs et dégager les dragues existantes pour préserver nos rivières », a proposé un membre de la Société civile Le réseau d’adduction d’eau de Kolondièba ville, jugé inadapté, et l’insuffisance des réseaux d’eau et d’électricité dans le Cercle ont été relevés. « Le coût élevé de 250 Fcfa par kWh de l’opérateur Yelenkura est un frein », a dénoncé un habitant. Parmi les solutions : réhabiliter les installations hydrauliques, étendre les réseaux et connecter Kolondièba au barrage de Sélingué ou à la Côte d’Ivoire. Dans le domaine des industries et des mines, l’absence d’unités de transformation, d’usine d’égrenage de coton et de comptoirs d’achat d’or a été déplorée. « Installer une usine d’égrenage et organiser les sites d’orpaillage sont des priorités », a suggéré un participant. Enfin, le faible développement de l’artisanat et des sites touristiques a été abordé. « Nous devons promouvoir l’artisanat et aménager les sites touristiques pour attirer des visiteurs », a lancé un artisan local. Tous les secteurs, de la santé à l’éducation en passant par les infrastructures et la sécurité, ont été examinés. Le préfet Boubacar Oumar Traoré a salué la cinquantaine de participants pour leur implication active. « Ces échanges riches permettront de mieux orienter les actions de développement », a-t-il conclu. NK/MD (AMAP)
10ème anniversaire de l’APDP : Un colloque international de deux jours pour le bilan et les perspectives de sa législation
Bamako, 08 avril (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) organise à la Faculté des sciences administratives et politiques un colloque international, de du 09 au 10 avril 2025, sous le thème : « la protection des données à caractère personnel : acquis, défis et opportunités pour l’Afrique », en partenariat avec l’université Kurukanga de Bamako. L’évènement vise à mettre en lumière 10 ans de réalisations de l’APDP et à sensibiliser le grand public ainsi que les organismes aux enjeux de la protection des données. Également au cours de ces deux jours d’échange, plusieurs thématiques comme « la conciliation de protection des données à caractère personnel avec les traditions juridiques africaines », « l’université africaine face aux défis de la protection des données à caractère personnel » seront animées par des experts et des présidents d’organes similaires du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Maroc, de Madagascar, de la République de Guinée et du Sénégal. « le contrôle institutionnel des données personnelles : modèles et effectivité dans un contexte globalisé » ; « les faiblesses des cadres normatifs et institutionnels sur les données à caractère personnel » ; « La protection des données à caractère personnel en République de Guinée : le vide institutionnel facteur d’assouplissement du dispositif juridique », feront aussi l’objet de présentation. Dans un monde où la technologie est en constante évolution, il est important d’adapter la législation pour faire face aux nouvelles menaces et aux avancées technologiques. C’est pourquoi l’APDP a été mise en place en 2015. De cette date à aujourd’hui, le travail de 10 ans de l’organe a porté ses fruits. La cérémonie d’ouverture de ce colloque était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kanssaye, qui a souligné que l’extension progressive du numérique « à tous les domaines de la vie sociale et économique en Afrique constitue, à la fois, un espoir et une source d’inquiétude au regard des vulnérabilités caractéristiques de nos États et de l’envergure de la fracture numérique au sein de la population. » Le ministre Kansaye a dit que les différents thématiques proposés « augurent d’échanges fructueux qui favoriseront l’éclosion d’idées novatrices à la hauteur des défis actuels et futurs du cyberespace africain, en général et dans le domaine de la protection des données à caractère personnel, en particulier. » Le président de l’APDP, Mamoudou Samasékou a souligné que durant ces deux jours, les échanges scientifiques, les partages d’expériences et les réflexions croisées « permettront non seulement de dresser un état des lieux réaliste des acquis obtenus dans nos pays respectifs, mais aussi de mieux cerner les défis qui nous attendent.» Il s’agit « aussi d’entrevoir, ensemble, les opportunités que nous pouvons saisir pour construire un avenir numérique africain éthique, inclusif et respectueux des droits humains », a-t-il ajouté ST/MD (AMAP)
Kangaba : les forces de l’ordre intensifient la lutte contre le dragage illégal
Kangaba, 08 avr (AMAP) Les forces de l’ordre ont saisi des dragues le long de la Route nationale (RN 24, au cours d’opérations qui se poursuivent actuellement, à la suite de la décision interdisant toute activité de dragage dans le cercle de Kangaba (Ouest), a constaté l’AMAP. « Conformément à la loi, les dragues saisies sont remises à la justice », a déclaré un responsable des forces de l’ordre impliqué dans l’opération. Ces interventions mobilisent des éléments de la police et de la gendarmerie, composés d’unités spécialement déployées pour faire respecter l’interdiction. Cependant, la situation reste tendue. Une mission conjointe de l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN) et du service local de la pêche a été stoppée par des propriétaires de dragues en colère. « Malgré la présence d’une vingtaine d’éléments des forces de l’ordre, nous avons dû interrompre la mission pour éviter des affrontements », a expliqué un membre de la délégation. SD/OS/MD (AMAP)
Conseil national de Transition : une session d’avril sous le signe de la refondation et de l’unité
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) du Mali a commencé, lundi, sa session ordinaire d’avril à Bamako, en présence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement, d’ambassadeurs et de nombreuses personnalités, annonce la Cellule Communication du CNT. Conformément à l’article 107 de la Constitution, cette session, limitée à 90 jours, s’ouvre dans un contexte de défis mais aussi de progrès. Avec 39 textes à examiner, dont 27 nouveaux, les travaux s’annoncent intenses. Le président a conclu en citant Nelson Mandela, lançant un appel à la mobilisation collective avant de déclarer la session ouverte. L’intersession a été marquée par des ateliers sur la loi organique des finances, la Charte nationale pour la paix et la lutte contre la pollution plastique, renforçant les capacités des parlementaires. Sur la scène internationale, le CNT a assisté à l’investiture de Nicolás Maduro au Vénézuela, à la 69e session de la Commission de la femme à New York et au forum de Rabat, où le membre du CNT, Aboubacar Sidiki Koné, a été élu 1er vice-président. À l’interne, l’adoption du Règlement administratif, du Règlement financier et, pour la première fois, d’un Règlement intérieur du personnel, vise à moderniser l’institution. Dans son discours, le président du CNT a réaffirmé le rôle clé de l’institution dans la Transition et appelé à l’unité pour un « Mali Kura » prospère. « La Transition est un combat générationnel porté par le peuple malien », a déclaré le président du CNT, saluant les avancées comme l’amélioration de la fourniture d’électricité grâce aux taxes sur les services téléphoniques. La Confédération des États du Sahel (AES), unissant Mali, Burkina Faso et Niger, a été qualifiée de « réalité porteuse d’espoir ». « Le passeport commun, la Banque confédérale dotée de 500 milliards de Fcfa et la sortie de la Francophonie sont des pas décisifs », a souligné le président. Il a dénoncé l’Algérie pour la destruction d’un drone malien à Tin-Zaouatène le 31 mars 2025, un acte perçu comme « un soutien au terrorisme international ». Sur le plan sécuritaire, le CNT a salué la fermeture de sites d’orpaillage dangereux et le lancement du processus Désarmement, démobbilisation réinsertion (DDR), tandis que la solidarité envers la diaspora malienne et le peuple palestinien a été réaffirmée. En écho à l’« Année de la Culture » décrétée pour 2025 par le président Goïta, le « sinankouya » et la solidarité ont été mis en avant comme remparts contre la division. OS/MD (AMAP)
Réunion du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes
Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné, ce lundi 7 avril 2025, sous la présidence du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, l’état d’avancement du Plan d’actions visant à libérer les servitudes et les lits des marigots dans le district de Bamako, un dispositif destiné à limiter les risques d’inondation et de pollution dans la capitale, rapporte le service de la Primature. « La balle est dans notre camp. Le chef de l’État nous a ouvert la voie. Je souhaite que ce comité soit celui de l’anticipation. Nous devons faire le maximum avant l’hivernage », a déclaré le Premier ministre en clôture de la réunion, exhortant les membres à s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des mesures décidées. Au cœur des discussions, les travaux des sous-commissions ont porté sur des priorités clés : la sensibilisation des populations, la libération des servitudes des collecteurs naturels, l’accompagnement et l’indemnisation des personnes affectées. Des actions communautaires, incluant des rencontres avec les notabilités des zones concernées, sont également prévues. Concernant les collecteurs de Missabougou, des études ont mis en lumière des infrastructures défectueuses, pour lesquelles des solutions ont été proposées. La réunion a aussi abordé des problématiques spécifiques, comme les inondations à Bla (Centre), le contournement du pont de Woyowayanko et de Kassaro pour relancer le trafic ferroviaire, ainsi que le curage et l’aménagement des caniveaux à Bamako, dans une optique de prévention durable. En parallèle, des réformes contre la pollution et les nuisances ont été évoquées, avec des sessions de formation, des campagnes de vulgarisation et un encadrement renforcé. Dans le secteur éducatif, des efforts d’anticipation ont été soulignés pour assurer une rentrée scolaire 2025-2026 sans perturbations. Le Premier ministre a félicité les sous-commissions pour leurs avancées, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis à venir. OS/MD (AMAP)
Prévisions météo hebdomadaires : Entre soleil ardent et pluies localisées
Bamako, 7 avr (AMAP) La semaine du 07 au 13 avril 2025 s’annonce majoritairement ensoleillée sur l’ensemble du Mali, selon les prévisions de l’Agence Mali-Météo publiées lundi. « Le ciel sera clair à peu nuageux, mais la visibilité restera réduite par la poussière en suspension », a indiqué un responsable de la Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures (MTI), précisant les grandes tendances climatiques à venir. La chaleur restera intense avec une hausse continue des températures. « Les maximales oscilleront entre 37°C et 47°C, avec des pics attendus à Kayes (Ouest), Gao, Menaka (Nord) et Nara (Nord-Ouest) », a détaillé l’Agence. Les minimales, quant à elles, varieront entre 19°C et 28°C, les valeurs les plus basses étant prévues dans la région de Kidal (Nord). Une bonne nouvelle vient nuancer ce tableau : des pluies sont attendues dans certaines zones entre mardi et jeudi. « Des averses concerneront le District de Bamako ainsi que les régions de Sikasso, Bougouni (Sud), Kita (Ouest) Dioila et Koulikoro », a annoncé Mali-Météo, offrant un répit bienvenu face à la canicule ambiante. Ces prévisions appellent à la vigilance, notamment dans les zones de forte chaleur, tandis que les pluies localisées pourraient soulager les populations des régions concernées. OS/MD (AMAP)
Mali-Royaume d’Espagne : Vers le renforcement de la coopération à travers la formation
Bamako, 7 avr (AMAP) Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Bouréma Kansaye, a reçu, ce lundi 7 avril 2025, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Son Excellence Antonio Guillén Hidalgo, pour une audience visant à renforcer la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la formation et les échanges éducatifs, rapporte le service de presse. du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) « Il y a plusieurs Maliens en Espagne qui rencontrent des problèmes d’insertion, souvent parce qu’ils n’ont pas appris la langue du pays d’accueil », a déclaré l’ambassadeur espagnol, soulignant la nécessité de programmes certifiés en langue espagnole au Mali cité par la memme source. Il a également exprimé le souhait de son pays d’ouvrir un centre de certification sous l’égide de l’Institut Cervantes à Bamako, tout en plaidant pour davantage de bourses d’études. Le diplomate espagnol a loué la conduite exemplaire des Maliens en Espagne, affirmant qu’elle « est en parfaite harmonie avec celle du peuple du Royaume d’Espagne ». Il a insisté sur le renforcement des liens déjà solides entre les deux nations. En réponse, le ministre Kansaye a salué la qualité de cette coopération. « C’est pendant les périodes de difficultés que l’on reconnaît ses vrais amis », a-t-il affirmé, rappelant que « les liens entre nos deux pays sont bons et datent de très longtemps ». Il a qualifié l’initiative du centre de certification de « très salutaire », ciblant des structures maliennes prêtes à y contribuer. Le ministre a également mis en avant l’importance des échanges universitaires, notamment la mobilité des enseignants et des étudiants. « Je suis disponible pour soutenir toute initiative respectant les trois principes guidant l’action publique au Mali », a-t-il conclu, réaffirmant son engagement à entretenir les acquis de cette relation bilatérale. OS/MD (AMAP)
L’Algérie réfute les accusations du Mali et dénonce une violation répétée de son espace aérien
Bamako, 07 avr (AMAP) L’Algérie a fermement rejeté, lundi, les accusations maliennes et de et la Confédération des États du Sahel (AES) mettant en cause son armée dans la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone malien, selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères à Alger. « Ces allégations mensongères traduisent une tentative vaine de faire de l’Algérie un bouc émissaire face à l’échec manifeste d’un projet putschiste », déclare le ministère des Affaires étrangères dans son communiqué dans lequel Alger exprime sa « grande consternation » face à ces déclarations jugées « malveillantes. » L’incident au cœur de la discorde concerne la destruction d’un aéronef sans pilote malien par les Forces algériennes de défense aérienne du territoire. « À minuit huit minutes, le drone viole notre espace aérien sur 1,6 km, s’éloigne, puis revient avec une trajectoire offensive », précise le communiqué. Qualifiées de « manœuvres d’hostilité caractérisée », ces actions entraînent l’ordre de destruction du drone, confirme le ministère de la Défense Nationale. « Ce n’est pas une première », insiste Alger. Deux violations similaires sont signalées les 27 août et 29 décembre 2024. « Toutes les données, y compris les images radar, sont disponibles dans nos archives », ajoute le gouvernement algérien, qui rejette les accusations maliennes et dénonce « une junte cherchant à masquer ses revers politiques, économiques et sécuritaires. » Le ministère algérien en charge des Affaires étrangères fustige également l’alignement du Niger et du Burkina Faso sur la position malienne. « Nous condamnons avec une extrême fermeté ce langage outrancier et injustifié », dit le communiqué. En réponse, l’Algérie rappelle ses ambassadeurs au Mali et au Niger pour consultations et diffère la prise de fonction de son nouvel ambassadeur au Burkina Faso. OS/MD (AMAP)
Le Mali ferme son espace aérien aux avions en provenance ou à destination de l’Algérie (Communiqué)
Bamako, 07 avr (AMAP) – Le ministère malien des Transports et des Infrastructures a annoncé, ce lundi 07 avril 2025, la fermeture « immédiate de l’espace aérien malien à tous les aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie », selon un communiqué officiel dont l’AMAP reçu copie. « En raison de la persistance du régime algérien à parrainer le terrorisme international et en guise de réciprocité, l’espace aérien national est fermé à tous les aéronefs en partance ou à destination de l’Algérie à compter de ce lundi 07 avril 2025, et ce, jusqu’à nouvel ordre », a déclaré la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, dans le communiqué. Cette décision intervient en réaction à la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions maliens, communiquée plus tôt dans la journée par le ministère algérien de la Défense annoncée par voie de presse. La ministre qui dit avoir appris la mesure algérienne « par voie de presse, aoute savoir compter « sur la bonne compréhension de tous », appelant « à l’adhésion des populations et des partenaires » à cette décision. OS/MD (AMAP)

