Destruction d’un drone des Forces armées maliennes : Le ministre des Affaires étrangères a protesté vivement devant l’ambassadeur d’Algérie au Mali

Bamako, 07 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a protesté vivement, lundi, contre la destruction d’un drone des Forces armées maliennes par l’Algérie et dénoncé une collusion avec les groupes terroristes, devant l’ambassadeur d’Algérie, Kamel Retieb, convoqué au ministère des Affaires étrangères à Bamako « Il est incompréhensible que le gouvernement algérien ait pris la décision extrême de détruire un drone d’un pays voisin, souvent appelé ‘frère’, alors que cet appareil est resté à tout moment dans l’espace aérien malien », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la télévision nationale. La destruction d’un drone des Forces armées et de sécurité maliennes par un tir algérien, survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, a été qualifié d’ « acte hostile » par le gouvernement malien, dans un communiqué lu, lundi, à la télévision nationale par Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine. Au nom des autorités maliennes, le ministre Diop a exprimé une « vive protestation » contre cette agression. Le ministre a déploré « l’attitude belliqueuse de l’Algérie, » soulignant que « là où le peuple malien attendait légitimement de la solidarité, en raison de l’engagement historique du Mali pour l’indépendance du peuple algérien, les autorités actuelles (de l’Algérie) ont choisi la voie de la belligérance ». Il a ajouté que cet acte confirme « une nouvelle fois la collusion entre le régime algérien et les groupes terroristes qui reçoivent asile, protection et soutien de l’Algérie. » Selon le M. Diop, la destruction de ce drone, qui effectuait une mission ordinaire de surveillance du territoire malien, « compromet les efforts de lutte contre le terrorisme dans la région. » « Cette attitude agressive ouvre la voie à l’instabilité et à la violence au Sahel, alors que les États de la Confédération AES sont résolument engagés dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes », a-t-il averti. Face à cet incident jugé « d’une extrême gravité », il a réitéré la « ferme condamnation » du Mali, déplorant que cette action ait entravé la neutralisation de terroristes de haut rang. « Cela démontre, hélas, la voie conflictuelle choisie par les autorités algériennes, malgré les mesures de confiance et d’apaisement longtemps privilégiées par le Mali », a-t-il regretté. En conclusion, Abdoulaye Diop a réaffirmé la détermination du gouvernement de la Transition à intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. « Pour la paix et la sécurité au Mali et dans l’espace AES, nous poursuivrons sans relâche notre engagement », a-t-il assuré. OS/MD (AMAP)

Ouélessébougou : le prix du kilogramme de viande est désormais fixé à 2 500 Fcfa

Ouélessébougou, 07 avril (AMAP) Le préfet de Ouélessébougou, Moussa Sagara, et le Syndicat local des bouchers ont tenu une importante réunion, ce lundi 7 avril 2025, à la préfecture, qui a décidé de fixer, de commun accord, le prix du kilogramme de la viande à 2 500 Fcfa. La rencontre, qui a considéré ce prix de la viande sur les marchés comme « convenable », tenant en compte lde a situation actuelle des populations, a également vu la participation de plusieurs personnes, dont le représentant du chef de village et du maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président de la jeunesse et les acteurs du commerce. Au cours des échanges, le chef de l’exécutif local, a tout d’abord remercié les bouchers pour la qualité des viandes distribuées sur les marchés locaux, lors de la fête de l’Eïd El Fitr. Selon son constat, expliquant les raisons de cette hausse légère du prix de la viande, il a évoqué quelques difficultés, notamment l’augmentation du prix des animaux et de l’aliment bétail. Sagara a aussi invité ses interlocuteurs « au respect strict du nouveau prix », en mettant un accent particulier sur la vente d’une bonne qualité de viande aux populations. Pour leur part, les représentants des bouchers, ont salué la bonne collaboration avec les autorités, appelant la population à comprendre le contexte dans lequel ils ont sollicité cette augmentation. A la suite, le représentant du chef de village, Daba Samaké, a apprécié la démarche du représentant de l’Etat, plaçant l’intérêt « de la population au cœur de (ses) préoccupations. » S’adressant aux vendeurs de viande, M. Samaké, a loué leur patriotisme pour avoir stabilisé le prix, durant le ramadan passé, tout en les invitant « au respect du nouveau prix convenu. » Pour conclure, il a assuré de l’adhésion de la chefferie aux résultats de cette rencontre. AC/MD (AMAP)

Enseignement supérieur : Le CEN-SNESUP maintient son mot d’ordre de grève de 144 heures

Bamako, 7 avr (AMAP) Le Comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (CEN-SNESUP), à travers un communiqué rendu public, samedi 5 avril, a annoncé le maintien de sa grève de 144 heures, prévue du lundi 7 au samedi 12 avril prochain, conformément à son préavis déposé le 20 mars dernier. Dans ce préavis, le CEN-SNESUP exige « le paiement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires et des tâches liées aux examens, en particulier pour les enseignants non permanents, qui jouent un rôle essentiel dans les activités pédagogiques et de recherche au sein des Institutions d’enseignement supérieur (IES). » En outre, le CEN-SNESUP déplore l’absence de toute tentative de conciliation de la part du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, malgré les opportunités données au gouvernement pour trouver une solution. Dans la même veine, il regrette la non mise en place d’une commission de dialogue. Le syndicat juge, également, « insuffisants les paiements symboliques faits jusqu’ici, sans calendrier précis », estimant qu’ils « créent une injustice entre les différentes IES et participent au désengagement croissant du personnel non permanent. » En conséquence, le CEN-SNESUP « appelle l’ensemble de ses militants à observer strictement ce mot d’ordre de grève, qui sera automatiquement renouvelable jusqu’à la satisfaction des revendications. » MS/MD (AMAP)          

Trouble érectile : Sous le manteau de la honte

Dossier réalisé par Baya TRAORE Bamako, 7 avr (AMAP) Le trouble érectile, ce mal que tous les hommes ont honte d’avouer n’est pourtant pas une fatalité. Devenu le cauchemar des femmes, le trouble érectile, différent de la stérilité ou encore de l’éjaculation précoce, n’est pourtant pas une maladie. Il peut dériver de problèmes physiques ou psychologiques. On peut donc en guérir, avec des traitements adéquats. C’est la grande honte chez les hommes ! La confiance en soi baisse, le stress monte et le manque de concentration s’installe. Le trouble érectile constitue le cauchemar des femmes, surtout que le mal prend des proportions inquiétantes. Oumou Diakité, une jeune dame de 29 ans, en a perdu le sommeil à cause des troubles d’érection de son mari.  « Je me suis mariée depuis l’âge de 21 ans. Mon mari en n’avait 44 ans. Depuis quelques années, mon époux a des troubles érectiles. Je n’en dors. Je pleure seule tout le temps. Je me retiens d’aborder le sujet avec lui parce que j’ai honte. Et j’ai honte d’en parler avec mes parents car j’ai des enfants avec lui », confesse Oumou. Marie Antoinette, une infirmière, et son mari vivent la même situation. « Entre mon mari et moi, il peut se passer des semaines sans acte sexuel entre nous. Il sort tôt le matin, rentre tard la nuit. Au début, je pensais qu’il me trompait avec d’autres femmes. Après avoir mené des enquêtes, j’ai réalisé qu’il me ne trompait pas », a dit la pauvre.  « Comme je suis un agent de santé, nous sommes allés voir un médecin. Après les explications, le médecin nous a affirmés que ses troubles étaient liés au stress extrême à son travail », ajoute notre interlocutrice. Ainsi, les hommes atteints par ce mal ne parviennent pas à avoir une érection suffisante ou à la maintenir lors de rapports sexuels. Si ces troubles surviennent de façon répétée, on parle de « dysfonctionnement érectile ». C’est alors que le diagnostic de la dysfonction érectile est posé. Urologue à l’Hôpital du point G, le Pr Mamadou Lamine Diakité, explique que les causes des troubles érectiles sont de deux types : organiques et psychologiques qui représentent 70% des cas.  Ainsi, le Pr dessine le mal à travers trois manifestations : « une érection molle, une érection instable, qui vient et part au cours du rapport sexuel ou une absence totale d’érection. » « Ni érection nocturne, ni érection matinale encore moins pendant qu’on se masturbe. Rien » dit-il. « En fait, un homme a des difficultés à avoir une érection quand cela blogue au niveau de l’excitation sexuelle. Il faut simplement se demander ce qui l’excitait et ce qui ne l’excite plus. Mais, aussi, savoir par quoi son cerveau est occupé et qui fait qu’il ne peut plus avoir une excitation sexuelle », explique l’urologue. Le cas est plus grave quand certaines maladies comme le diabète, hypertension artérielle ou le cancer interfèrent. Avec les effets secondaires des médicaments hypertensifs, des troubles érectiles peuvent, aussi, survenir. Il y a des facteurs de risque dont le tabagisme chronique, l’alcoolisme chronique, le sédentarisme et l’obésité qui peuvent aussi provoquer les troubles d’érection. PAS DE CATASTROPHE – « Chez un sujet jeune, il est important de le signaler. Mais pour les hommes d’un certain âge, avoir une érection insuffisante ou pas d’érection du tout rendant les rapports sexuels difficiles n’a rien de catastrophique. Car le trouble érectile est une maladie de vieillesse. Une fois la cinquantaine entamée, il faut toujours faire des analyses annuelles pour surveiller son taux de sucre, son taux de cholestérol et avoir une maitrise de sa vie sexuelle », conseille le Pr Diakité. Corroborant les propos du professeur, Aminata Konaté une femme de 31 ans, précise : « Mon mari est un jeune chauffeur. A cause de sa dépendance à l’alcool et au tabac, il n’arrive jamais à me satisfaire. Tous les soirs, c’est la guerre entre nous. On se bagarre, parfois, jusqu’au petit matin. » Tradithérapeute, à Kalaban Coro (Gouana), Ibrahima Bathily dit Wara, affirme sans hésitation et précaution de langage, que 50% des hommes au Mali souffrent de trouble érectile. La raison, selon lui, tient essentiellement à l’alimentation, » avec la consommation excessive de bouillons ». Il déconseille au femme l’utilisation abusive des bouillons dans les nourritures. « Chez les jeunes, c’est la masturbation qui en est la cause. Il regarde des films ou des images pornographiques et jouent avec leur sexe. A force de le faire, on peut arriver à tuer les nerfs du sexe », soutient le tradithérapeute sans une démonstration scientifique. L’explication vaut ce qu’elle vaut, mais les spécialistes de la médecine moderne maintiennent que si le trouble est établi, il est soit d’ordre organique ou psychologique. Mais l’inquiétude ne manque jamais de surgir chez les hommes. C’est la raison pour laquelle les charlatans sont si nombreux et les faux médicaments si omniprésents. Il n’est certes pas interdit de se « doper », mais il faut savoir taper à la bonne porte. « La prescription médicale, est d’une importance vitale, car l’automédication peut entrainer des « arrêt cardiaques », selon Pr Diakité. Le sexe joue un rôle fondamental dans un couple, Chez l’homme, souvent, on est prêt à succomber à tous les appels de sirènes. Pour le psychologue Ousmane Touré, l’érection est la manifestation de la masculinité. » C’est le signe qu’un homme a les attributs pour la reproduction. Lorsqu’il est confronté à une impuissance sexuelle, l’estime de soi de l’homme et l’image qu’il a de lui-même peuvent en pâtir », dit-il. « Mais, poursuit-il, il ne faut, souvent, pas chercher loin. Les causes psychologiques reviennent encore. L’anxiété de la performance sexuelle en est une. Il y a une pression de conformité qui impose à l’homme une exigence de performance à tous les niveaux, notamment dans le domaine de la sexualité. Il faut éviter d’y succomber. » « Il y a aussi l’identité sexuelle qui peut être compliquée chez certains hommes, avec les difficultés rencontrées lors d’une précédente relation qui peuvent créer un traumatisme. Mais, dans la vie actuelle, tout ce qu’il y a comme stress, consécutif à des difficultés d’ordre professionnel, à une perte d’emploi, un souci financier, etc. peut conduire

La Confédération AES condamne la destruction d’un drone de l’Armée malienne par l’Algérie (Communiqué)

Bamako, le 06 avr (AMAP) Le Collège des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) a condamné, dans un communiqué datant de ce dimanche, « avec la plus grande énergie » l’acte « irresponsable algérien » ayant détruit, dans la nuit du 31 mars au 1er avril dernier, un drone des Forces armées maliennes (FAMa), à Tin-Zaouatène, cercle d’Abeibara, dans la Région de Kidal (Nord). Dans ce communiqué que l’Amap a consulté et signé par le président de la Transition, président de la Confédération de l’AES, le général d’armée Assimi Goïta, le Collège des chefs d’Etat regrette la destruction de cet appareil des Fama, immatriculé TZ-98D, « suite à un acte d’hostilité du régime algérien ». Il considère, selon la même source, cet acte « comme une agression visant tous les Etats membres de la Confédération AES et une voie perfide de promouvoir le terrorisme ainsi que de contribuer à la déstabilisation de la Région. » « Cet incident est d’autant plus grave, qu’il ressort des conclusions de l’enquête, que la destruction du drone a empêché la neutralisation d’un groupe de terroriste qui planifiait des actes terroristes contre l’AES », poursuit le texte. Et le Collège des chefs d’Etat de la Confédération AES de condamner avec la plus grande énergie cet acte « irresponsable du régime algérien », en violation du droit international et à rebours des relations historiques et fraternelles entre les peuples de la Confédération AES et celui de l’Algérie. En réaction, toujours selon le document, le Collège des chefs d’Etat a décidé de rappeler « pour consultations » les ambassadeurs des Etats membres accrédités en Algérie. D’une part, le Collège rappelle au « régime algérien » que l’éradication du terrorisme demeure une lutte existentielle pour l’AES. Et d’autre part exige de lui d’adopter une posture constructive et « de contribuer, enfin, à la promotion de la paix et de la sécurité dans notre région. » OD/MD (AMAP)  

La Confédération AES et le Mali condamnent l’Algérie pour la destruction d’un drone malien (Communiqués)

Bamako, 6 avr (AMAP) La Confédération des États du Sahel (AES) et le gouvernement de Transition du Mali ont vivement réagi à la destruction d’un drone malien par l’Algérie, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, à Tinzawatène, dans la région de Kidal (Nord). Dans deux communiqués distincts, l’AES et Bamako qualifient cet incident d’« acte d’agression » ravivant les tensions entre le Mali et l’Algérie et les accusations de soutien au terrorisme. Selon le communiqué du gouvernement de transition malien, « le drone des Forces armées et de sécurité, immatriculé TZ-98D, s’est écrasé à 9,5 km au sud de la frontière Mali-Algérie, à la suite d’une « action hostile » attribuée à l’Algérie. « Les données précises de la trajectoire prouvent sans ambiguïté que l’appareil n’a jamais quitté l’espace aérien malien », affirme le communiqué, ajoutant que « le silence coupable du régime algérien » face aux demandes d’explications de Bamako confirme sa responsabilité. L’enquête malienne conclut que « l’aéronef a été abattu par des tirs de missiles, empêchant la neutralisation d’un groupe terroriste planifiant des attaques. » Le Collège des chefs d’État de l’AES partage la même analyse et considère cet acte comme « une agression visant tous les États membres de la Confédération » ainsi qu’une tentative de « promouvoir le terrorisme » dans la région. « Cet incident est d’autant plus grave qu’il a empêché la neutralisation d’un groupe terroriste », déplore le communiqué de l’AES. En réponse, l’AES a décidé de rappeler « pour consultations » les ambassadeurs de ses États membres en Algérie, tandis que le Mali a convoqué l’ambassadeur algérien à Bamako, annoncé son retrait immédiat du Comité d’État-major conjoint (CEMOC) et promis de porter plainte devant des instances internationales. Le gouvernement de Transition accuse l’Algérie de « parrainer le terrorisme international » et de « servir de base arrière aux groupes terroristes ». « Comment l’épave du drone se serait retrouvée à 9,5 km de la frontière malienne si l’appareil avait violé l’espace algérien sur 2 km, comme le prétend Alger ? », s’interroge le communiqué malien, qualifiant cette justification d’« absurde ». L’AES et le Mali réaffirment leur détermination à éradiquer le terrorisme, présenté comme une « lutte existentielle ». « Les Forces de défense et de sécurité demeurent pleinement mobilisées pour assurer la sécurité et défendre l’intégrité de l’espace confédéral », assure le Collège des Chefs d’État. Le Mali souligne que, malgré cet incident, « d’importantes cibles terroristes ont été frappées avec succès » à Tinzawatène dans les heures suivant l’attaque, sous le leadership du président Assimi Goïta. Les deux communiqués exhortent l’Algérie à adopter une « posture constructive » pour la paix régionale. « Le régime algérien doit cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité », insiste le gouvernement malien, rappelant le soutien historique du Mali à l’indépendance algérienne. L’AES, quant à elle, exige d’Alger « de contribuer enfin à la promotion de la paix et de la sécurité dans notre région. » OS/MD (AMAP)

Funérailles d’Amadou Bagayoko : l’Adieu de milliers de personnes à l’artiste

Bamako, 6 avr (AMAP) Des milliers de personnes ont assisté à la cérémonie funèbre de l’artiste de renommée internationale et virtuose de la guitare, Amadou Bagayoko, ce dimanche, 06 avril 2025, au terrain de football du quartier Garantibougou, communément appelé « Terrain laitcran » La nation, ses parents, amis et le monde de la musique étaient venus nombreux ainsi que les officiels comme le ministre de la Culture, de l’Artisanat, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, et son collègue des Affaires religieuse et du Culte, Mahamadou Koné. On notait également la présence de l’ancien Premier ministre, Moussa Marra et l’ex-ministre, Me Mountaga Tall, des cadres de la Culture et du monde des artistes, notamment les vedettes de la chanson Salif Keita et Nahawa Doumbia. « Certes à Allah appartient ce qu’il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’il a donné et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Sois endurant et espère la récompense d’Allah. Qu’il accroisse ta rétribution, t’accorde les meilleures condoléances et pardonne à ton défunt », c’est par cette invocation du Tout-Puissant, clément et miséricordieux que le ministre Mamou Daffé, a reconnu que « le simple, patient, humble, humaniste artiste Amadou Bagayoko représentait un baobab de la culture malienne. » « C’est un géant qui s’est incliné. Et, c’est le lieu d’avoir une pensé profonde pour son épouse qui a partagé avec lui les grandes scènes du monde entier. Amadou était d’abord d’une humilité et d’une générosité tant dans la musique que dans le social. Il était aussi un grand religieux, un grand croyant », a dit Mamou Daffé. Au nom des autorités du Mali, notamment le président de la Transition, Assimi Goita, le Premier ministre Abdoulaye Maiga et de l’ensemble des membres du gouvernement, il a adressé ses condoléances les plus émus. Pour Aminata Kouyaté, actrice de cinéma dite « Amion ka Awa », « Amadou Bagayoko était un messager. » « Il a rempli sa mission. C’est à nous de suivre ses pas. Il a montré la preuve que le vrai handicap se trouve dans la tête. Amadou a eu un accident visuel mais cela l’a forgé. Il a rempli toutes les cases sociales avant de partir. Et, je retiens de lui un homme pieux », a encore dit l’actrice de cinéma. L’artiste-musicien Salif Keita a témoigné que le défunt était quelqu’un de particulier. « Il ne répondait jamais aux provocations et il ne provoquait jamais personne. Amadou était simple et humble. Il était la fierté de la culture africaine et du Mali en particulier. Il a fait réussir le Mali partout ou pouvait s’entendre la musique dans le monde », a précisé Sali Keita. Animateur à l’ORTM, à la retraite, Adama Kouyaté a souligné qu’il était un grand Monsieur de la culture malienne. « Il a donné à la culture malienne une autre dimension. Il était en amitié, très attachant et ouvert. Vraiment, c’est une perte énorme pour le Mali. Nous prions pour lui », a-t-il dit. Amadou Bagayoko était originaire de la Région de Bougouni (Centre), du village de Tora. L’artiste a définitivement déposé sa guitare vendredi 04 avril 2025, à Bamako, à l’âge dans sa soixante-onzième année. En effet, il est né le 24 octobre 1954 à Bamako. Il a commencé sa carrière musicale dans les années 1975-176 avec Abdoulaye Diabaté dans le « Kouléstar » de Koutiala et de « Kénéstar » de Sikasso. avant de connaitre un énorme succès à l’international. Dors en paix, légende de la musique malienne. ST/MD (AMAP)  

Basketball Africa League : le Stade malien de Bamako concède une deuxième défaite

Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 6 avr (AMAP) Après sa défaite de la journée inaugurale face à Rivers Hoopers du Nigeria 60-81, le Stade malien était condamné à l’exploit pour se relancer dans la compétition. La mission a été dure pour les Blancs de Bamako qui, après avoir dominé les trois premiers quart temps, finiront par être renversés par les Égyptiens d’Al Ittihad dans les ultimes secondes de la partie 69-72. Ainsi, avec cette deuxième défaite consécutive, les hommes du technicien Boubacar Kanouté occupent la dernière place du groupe avec 2 points. Leur adversaire du jour, prend provisoirement la tête du groupe avec 4 points. Et pourtant, dans cette deuxième journée, les Blancs de Bamako ont affiché d’entrée de jeu leur ambition et remportent le premier quart temps d’une courte tête 21-19. Au deuxième quart temps, le technicien malien, Boubacar Kanouté et ses protégés continuent avec le même système de zone avec une bonne défense pour faire avorter les attaques adverses. Chose qui marche bien pour le capitaine Mahamane Coulibaly et ses coéquipiers. Résultats ? Les champions du Mali conservent leur avance au score pour aller à la pause avec un écart de 6 points, soit 43-37. Au retour des vestiaires, les pensionnaires de Sotuba reviennent avec le même engagement et dynamisme tout en gardant la possession du ballon. Logiquement le Stade malien de Bamako s’impose encore d’une courte tête dans ce troisième acte 54-52, seulement un panier de différence. Tout se jouera alors dans le dernier quart temps. Dans cette dernière partie, le Stade malien sera dans le dur à cause de la défense adverse. Al Ittihad égalise (61-61) à 6 minutes de la fin. Majok Deng s’offre un dunk et permet à Al Ittihad de passer devant (63-61). Il rajoute 3 points supplémentaires sur la ligne des 3 points et corse l’addition (66-61). A trois minutes du terme, Al Ittihad mène 68-61. Mouhamed Doumbya apporte 5 points et maintient le Stade malien de Bamako en vie (68-66, 2 minutes à jouer). Mais Al Ittihad s’impose finalement (72-69) et prend provisoirement la 1ère place de la Conférence Kalahari. Majok Machar Deng termine meilleur marqueur du match avec 21 points. Stade malien (2 points -24) est lanterne rouge. «Nous étions venus, ce dimanche, avec un seul mot à l’ordre du jour, la victoire face à l’Al Ittihad pour nous relancer dans la compétition. Ça n’a pas marché malheureusement. Nous présentons nos excuses à la famille blanche et à tout le public sportif malien », a déclaré le coach Boubacar Kanouté en conférence de presse d’après match. Même son de cloche pour le meneur Stadiste, Cartier Diarra auteur de 16 points. Pour lui c’est les phases aller, et les Blancs ont encore des points à prendre. « Certes, nous avons perdu deux matches, mais les carottes ne sont pas quittes pour nous. On a des choses à faire valoir. Nous nous battrons pour avoir notre place dans la prochaine étape », a expliqué Cartier Diarra. SK/MD (AMAP)

Premier grand prix cycliste de l’ORTM : Daouda Djiré d’Airness de Niéna vainqueur

Bamako, 06 avr (AMAP) – Daouda Djiré d’Airness de Niéna, a remporté, ce dimanche 06 avril 2025, le trophée de la première édition du « Grand prix cycliste de l’ORTM », organisé en partenariat avec la Fédération malienne du cyclisme et couru sur 130 km, pendant quatre heures, sur le Boulevard de l’indépendance à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Nasirou Sorgho, de l’équipe Bissel du Burkina Faso, 2ème et Tiémoko Diallo 3ème place, également de l’équipe Airness de Niéna complètent le podium de la compétition dont les trois premiers ont reçu une enveloppe de deux millions de Fcfa pour le premier, 1 million de Fcfa pour le deuxième et le troisième 500 000 Fcfa. Au total, 126 cyclistes dont 94 maliens, 26 burkinabè parmi lesquels 2 jeunes dames et 6 nigériens étaient en compétition, venant des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Le départ a été donné à 08h06 par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga qui a présidé l’évènement, placé sous l’égide du général d’Armée Assimi Goïta, président de Transition, en présence de plusieurs membres du gouvernement et le directeur général de l’ORTM, Hassane Diombélé, et d’autres invités. « Nous avons vu une belle course avec des cyclistes venus des pays de l’AES, notamment. C’est une compétition très saine et nous avons vu un engagement de tout le monde », a déclaré le directeur général de l’ORTM, Hassane Diombélé. La première place occupée par l’équipe Airness de Niéna, « ne me surprend pas, parce que vous avez, au Mali, c’est la Région de Sikasso, précisément la localité de Niéna, est celle du vélo », a dit le directeur général de l’ORTM, avant de féliciter le vainqueur Daouda Djiré et tous les coureurs. Selon le Premier ministre Abdoulaye Maïga, les objectifs de cet événement sportif, sont « de renforcer les liens de fraternité entre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de promouvoir le cyclisme dans notre espace confédéral ». Le chef du gouvernement d’ajouter que ces objectifs ont été atteints. Pour les prochaines éditions, il souhaite que cette compétition soit organisée à l’échelle des pays de l’AES, avant d’assurer que « les organisateurs seront aidés dans leur activité par les autorités de la Confédération ». Pour conclure, M. Maïga a félicité les deux coureuses venues du Burkina Faso et salué le professionnalisme des cyclistes en général. Quant au vainqueur, Daouda Djiré, il a exprimé toute sa satisfaction. « Je suis très content d’avoir remporté ce premier prix du grand cycliste de l’ORTM. Je dédie victoire à toute l’équipe Airness Niéna. C’est l’AES qui a gagné », a le vainqueur de cette première édition. Il a remercié les organisateurs pour la bonne tenue de l’événement. MD/MD (AMAP) [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

Tuberculose au Mali : Plus de 8 000 cas notifiés en 2024, selon la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales

Bamako, 06 avr (AMAP) La coordinatrice de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH), Dr Coulibaly Madina Konaté, a annoncé, vendredi, que 8 632 cas de tuberculose ont été notifiés, en 2024, au Mali contre 8 206, en 2023, soit un taux de notification de 37 cas pour 100 000 habitants, selon un communiqué publié le 05 avril 2025 par le ministère en charge de la Santé. Dr Coulibaly, qui intervenait lors d’une conférence de presse, au ministère de la Santé et du Développement social pour dresser le bilan de la tuberculose au Mali, a, selon la même source, indiqué que le taux de succès thérapeutique est passé de 84 % en 2014 à 85 % en 2023, tandis que les décès ont légèrement diminué, passant de 499 en 2023 à 491 en 2024, soit une réduction de 6 %. Cependant, elle a souligné un déficit dans la détection, déclarant que « l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait à 11 329 cas, mais seuls 8 632 ont été recensés, laissant 2 697 cas non détectés. » Elle a ajouté que 57,7 % des cas touchent les jeunes adultes de 24 à 54 ans, une population clé, relevant qu’il y a encore des efforts nécessaires pour enrayer la maladie. Le ministère rapporte également que Dr Coulibaly a listé les défis persistants, notamment, une couverture insuffisante des Centres de diagnostic et de traitement (CDT), un faible taux de détection, un manque de personnel dans les laboratoires et une contribution étatique limitée pour les intrants et médicaments. De son côté, Pr Yacouba Toloba, du Centre hospitalier et universitaire (CHU) du Point G, a rappelé que la tuberculose, qualifiée d’« urgence de santé publique » par l’OMS en 2006, présente des formes variées dont 10 à 15 % hors des poumons. « Avec 110 CDT, nous visons un taux de 49 cas pour 100 000 habitants », a-t-il précisé. Le représentant du ministère, Dr Abdoulaye Keita, a réaffirmé, selon le communiqué, l’engagement du gouvernement à soutenir la CSLS-TBH pour éliminer la tuberculose d’ici 2030, en lien avec le thème de la Journée mondiale du 24 mars : « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose : s’engager, s’investir, agir ». Cette conférence met en lumière l’urgence d’intensifier les efforts pour relever ces défis. OS/MD (AMAP)