Modernisation de l’Administration publique : les ministres inspectent le système intégré de gestion des ressources humaines
Bamako, 20 juin (AMAP) Plusieurs membres du gouvernement ont effectué. ce jour, des visites de terrain à la Société malienne de transmission de données (SMTD), ainsi qu’aux Directions des ressources humaines (DRH) du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du Conseil national de ;la Transition (CNT) et du secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur, a constaté l’AMAP. Selon le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, l’objectif de cette mission est de constater le fonctionnement du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État (SGRH) dans les différentes DRH. « Ce système a été installé dans plusieurs structures et, à la veille de son lancement officiel, il est important de faire le point sur son fonctionnement », a-t-il précisé. Cette visite visait donc à vérifier si le système fonctionne correctement sur le terrain. « Nous pouvons être satisfaits. À la SMDT, le serveur est fonctionnel, sécurisé et hébergé au Mali. Nous disposons d’un système intranet dédié à l’administration publique, permettant le transfert des bases de données via la fibre optique, avec une interconnexion et des réseaux locaux déjà mis en place » a indiqué le ministre, Bakary Traoré. Toutefois, dans certaines DRH, le système n’est pas encore pleinement opérationnel. « Malgré cela, les objectifs de départ sont globalement atteints », a conclu le ministre. La visite s’est déroulée en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum Coulibaly. AC/MD (AMAP)
43ème Assemblée générale de la CICA-RE : Sur fond de progrès et de solide performance
Bamako, le 19 juin (AMAP) La Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CICA-RE) a fait noter, jeudi, à Bamako, que l’année 2024 a été marquée par de nombreux défis mais, également, par d’indéniables progrès et de solide performance. Lors de la 43ème Assemblée générale de la CICA-RE, dans la capitale malienne, présidée par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, en présence des administrateurs et d’autres participants venus des 12 pays membres de la CICA-RE, la présidente du Conseil d’administration, Mme Aboui Marie Jubilaire Mandoua, a indiqué : « En dépit d’un environnement régional et international instable, parfois incertain, la Compagnie a su se maintenir sur une trajectoire ascendante. » Cela, « fidèle à sa mission fondatrice de consolidation des capacités locales de réassurance, d’intégration financière régionale et de soutien au développement des marchés nationaux. » « Les chiffres parlent d’elles-mêmes : un chiffre d’affaires de 136 milliards de francs Cfa réalisé au terme de l’exercice 2024 et un résultat net de 11 milliards de francs Cfa, traduisant la robustesse de notre modèle économique, la discipline financière appliquée avec rigueur et la pertinence de la stratégie déployée », s’est-elle réjouie. Elle a fait noter que ces performances ne sont pas fortuites mais résultent d’un travail collectif mené avec rigueur. Le ministre Alousséni Sanou a félicité les dirigeants de la CICA-RE pour les bons résultats et les performances financières qu’affiche constamment la Compagnie commune. « En ma qualité du président du Conseil des ministres de la CIMA, je vous exhorte à persévérer dans l’excellence et, surtout, dans l’accompagnement des sociétés d’assurance de notre espace intégré en vue de promouvoir un développement harmonieux de l’industrie des assurances », a-t-il dit aux responsables de la CICA-RE. OD/MD (AMAP)
PMU-Mali offre une centaine de lampadaires solaires à l’Université de Ségou pour 15 millions de Fcfa
Ségou, 19 juin (AMAP) La société du Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali) a offert, lors d’une cérémonie, jeudi, une centaine de lampadaires solaires à l’Université de Ségou, d’un coût de 15 millions de Fcfa, ces lampadaires solaires destinés à offrir un meilleur cadre d’apprentissage aux étudiants, a constaté l’AMAP. Prenant la parole, le représentant du maire de la Commune rurale de Sébougou, Sékou Coulibaly a salué ce geste symbolique du PMU-Mali envers l’Université de Ségou. M. Coulibaly a exhorté la communauté universitaire à faire un bon usage des équipements reçus. De son côté, le recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mory Sidibé, a déclaré que « ces lampadaires solaires permettront, sans nul doute, de lutter contre l’insécurité à travers l’éclairage de la cour et des voies d’accès de l’Université de Ségou malgré les coupures d’électricité. » « Au-delà de l’aspect sécuritaire, les calendriers académiques pourraient se dérouler normalement, car on pourrait envisager les doubles et triples vacations et cela permettra de réduire les baux. L’Université de Ségou vous dit merci pour ce geste inoubliable », a indiqué Dr Sidibé. Il a souligné que l’enseignement supérieur est un espace de lutte contre l’obscurité sous toutes ses formes. « PMU-Mali dans ses actions sociales, vient encore de prioriser l’éducation et la recherche qui sont incontournables pour le développement de toute nation », a dit le recteur par intérim de l’Université de Ségou, avant d’ajouter que ce geste permettra aux 17 000 étudiants de l’Université et au personnel enseignant de poursuivre leurs activités en toute tranquillité. D’après le directeur général du PMU-Mali, Fassery Doumbia, l’entreprise, à travers cette donation, entend améliorer les conditions de travail et renforcer la quiétude au sein de l’Université de Ségou. « Ensemble sur tous les fronts, nous devons conjuguer nos efforts pour bâtir notre pays et atteindre la souveraineté », a-t-il affirmé Fassery. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé la cérémonie de réception, a adressé ses remerciements à l’entreprise PMU-Mali pour son rôle déterminant dans l’amélioration des conditions d’études à l’Université de Ségou. « Désormais, la cour et les alentours de l’établissement seront illuminés », s’est-il réjoui. La cérémonie a été marquée par le lancement de l’installation des lampadaires solaires. MS/MD (AMAP)
Affaire « avion présidentiel et équipements militaires » : L’ancien ministre délégué Madani Touré témoigne par visioconférence
Bamako, 19 juin (AMAP) L’ancien ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Madani Touré, cité à comparaître comme témoin, a livré, jeudi, par visioconférence, sa version des faits sur les contours et les conditions d’exécution des deux contrats dans l’Affaire de l’achat du Boeing présidentiel et l’acquisition des équipements militaires. Répondant aux questions du parquet général sur le rôle exact qu’il a joué dans le processus, M. Touré a reconnu avoir reçu la lettre d’intention par mail du conseiller Marc Gaffajoli qu’il a ensuite transférée à l’ancien ministre Moustapha Ben Barka pour traitement avant de la soumettre à la ministre Bouaré Fily Sissoko pour décision. « Au-delà de cette tâche, je n’ai pas été impliqué dans le reste de la procédure. C’est la ministre de l’Economie et des Finances qui a assuré et ordonné les décaissements pour toutes les factures », a déclaré Madani Touré. Sur le contrat d’achat des équipements militaires, l’ancien ministre chargé du Budget dit n’avoir été nullement associé à ce processus. Tout comme pour la conception et le traitement du dossier de prêt au niveau de la Banque de développement du Mali (BDM) pour l’achat de l’avion, a précisé le témoin. Le parquet général a denoncé un manque de transparence qui a émaillé le processus d’exécution des deux contrats y compris les deux conventions de financement supplétives. Le ministère public a singulièrement décrié « des décaissements sans ordonnancement effectués sur ordre de Mme Bouaré Fily Sissoko. » Cela, dans la mesure où l’intégralité des factures concernant l’achat de l’avion présidentiel a été acquittée par la ministre de l’Economie et des Finances avant la réception formelle des contrats. Dans son intervention, le représentant du parquet Kokè Coulibaly a déploré que les dispositions idoines n’aient pas été prises par la ministre Bouaré Fily Sissoko pour protéger les finances publiques et assurer la transparence nécessaire dans le processus d’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Il s’est longuement interrogé sur les motivations réelles qui ont prévalu à l’initiative de l’achat de cet avion au moment où les caisses de l’État étaient vides. En définitive, le parquet estime que l’avion présidentiel « n’a pas été payé dans les bonnes conditions qui respectent les règles de la comptabilité publique. » Pour sa défense, Mme Bouaré Fily Sissoko a indiqué que le coût d’achat de l’aéronef présidentiel n’était pas inscrit dans le budget. Donc, il fallait impérativement trouver un financement pour l’acquisition de l’avion et dans l’urgence. Selon l’ancien ministre délégué chargé du Budget Madani Touré, c’est Moustapha Ben Barka sur instruction de Mme Bouaré Fily Sissoko qui a mené les négociations avec le vendeur. à travers le conseiller du gouvernement, en la personne de Marc Gaffajoli, qui disposait d’un mandat exclusif de recherche de l’avion attribué par le ministre de la Défense et des anciens Combattants de l’époque. L’ancienne ministre de l’Economie et des Finances s’est défendue en précisant que Madani Touré a reçu directement la lettre d’intention d’achat déjà signée engageant ainsi les deux parties, envoyée par Marc Gaffajoli. « C’est Madani Touré, à son tour, qui a confié le suivi du dossier au ministre délégué Moustapha Ben Barka », a déclaré Mme Bouaré. Avant d’ajouter que c’est, également, « le même Madani Touré qui a ordonné les deux premiers décaissements au directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique pour suite à donner. » À noter que Marc Gaffajoli est le directeur d’Afrijet, une société de location d’avions au Gabon. Les témoignages vont se poursuivent ce vendredi avec l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et Madani Touré également par visioconférence. AT/MD (AMAP)
Le président de la Transition malienne attendu en visite officielle à Moscou ce samedi
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP (photos) Moscou, 20 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta effectuera, du 21 au 26 juin 2025, une visite officielle en Fédération de Russie, sur invitation de son homologue russe, le président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. Cette visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. Le Président de la Transition avait également réservé à la Fédération de Russie son premier déplacement hors des frontières nationales, à l’occasion de sa participation au 2e Sommet Russie-Afrique, tenu à Saint-Pétersbourg du 27 au 30 juillet 2023 », précise une note d’information des services de la Présidence malienne. La note relève le lien important de cette visite avec la présidence de la Confédération AES assurée par le Mali. C’est surtout une occasion de haute portée diplomatique. C’est la première fois que le président Goïta sera face à son homologue russe dans un cadre purement bilatéral. Il y a deux ans, les deux dirigeants se sont remncontrés, pour la première fois, dans un cadre multilatéral, à l’occasion du sommet Russie-Afrique les 27 et 28 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg. En marge, les deux parties ont signé un « Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements ». Les deux chefs d’État ont pu jauger le niveau d’estime réciproque et passé en revue l’état des relations bilatérales, à un moment où le Mali connaissait une agression accrue des groupes armés terroristes et la mise en œuvre complexe du défunt Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Deux ans après Saint Pétersbourg, les présidents Goïta et Poutine auront l’occasion, dès ce samedi, de faire un large tour d’horizon de tous les secteurs de coopération entre nos deux pays, notamment la défense, la sécurité, l’économie, l’éducation, les technologies. En vue d’affermir les liens politiques, diplomatiques, économiques, il est attendu la signature de plusieurs accords dans les domaines prioritaires : énergie, économie, défense, enseignement supérieur, culture, agriculture ou encore des nouvelles technologies de la communication. Sur le plan multilatéral, les relations entre la Fédération de Russie et la Confédération des États du Sahel (AES) sera également au menu. On se rappelle, à l’invitation du gouvernement de la Fédération de Russie, la première session des consultations des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie s’est tenue à Moscou le 3 avril 2025. Dans le domaine de la sécurité et de la défense, les Parties russe et confédérale ont convenu d’établir un partenariat stratégique pragmatique et solidaire. Elles ont, également, exprimé leur engagement pour intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité sous toutes ses formes dans l’espace AES. De part et d’autre, les visites de travail au niveau technique, stratégique et diplomatique se sont multipliées. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a séjourné à Bamako, le 28 novembre 2024 et les 3 et 4 avril 2025, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est rendu à Moscou, avec ses deux homologues de la Confédération AES pour discuter avec le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov. ENJEUX ET ATTENTES – Le lundi 16 juin dernier, s’adressant à la presse à l’issue de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or à Sénou, le président Goïta a rappelé l’esprit qui anime son homologue russe et lui-même, sur le rythme à imprimer à la coopération entre les deux pays. Du point de vue des deux dirigeants, le partenariat sur le plan sécuritaire étant déjà en place, il faut, désormais, mettre l’accent sur la coopération économique. La présence du groupe russe Yadran comme partenaire stratégique et investisseur sur le projet de raffinerie atteste de cette trajectoire, à la veille de cette visite d’État du président malien en terre russe. Dans le domaine économique et commercial, des actions significatives ont déjà été posées et qui fondent l’espoir en un avenir prometteur. Livraisons de blé, d’engrais, d’hydrocarbures et d’huile de tournesol ont ouvert la voie d’une coopération économique mutuellement avantageuse. Dans le sillage de cette visite présidentielle, la coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, l’agriculture, les infrastructures et l’exploitation minière sera davantage explorée, comme une suite de la visite du vice-Premier ministre russe en novembre dernier. Les deux gouvernements mettront à profit cette nouvelle opportunité diplomatique pour réfléchir à la mise en place d’un mécanisme de paiement direct entre les institutions bancaires maliennes et la Banque centrale de Russie, pour promouvoir le développement des investissements russes au Mali, le transfert de technologies pour la digitalisation de l’administration fiscale et pour poursuivre le renforcement de la coopération militaire, notamment par l’examen de solutions alternatives pour les paiements des équipements. Autant de leviers qui encourageront Maliens et Russes à rendre effective l’opérationnalisation de la Commission intergouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Au plan de la coopération sécuritaire et militaire, l’ambassadeur du Mali à Moscou, Seydou Kamissoko, a participé, jeudi, à la sortie de promotion de militaires maliens en formation en Russie. À Bamako, la prise de fonction de l’Attaché de Défense à l’ambassade de Russie et l’entrée en vigueur de l’Accord de coopération militaire en janvier 2025 sont des preuves du dynamisme de cette coopération exemplaire et enviée sous d’autres cieux. Le Mali et la Fédération de Russie sont engagés, dans un partenariat, à la construction d’un monde plus juste, multipolaire et orienté vers le respect des souverainetés des Etats, dans tous les domaines, dans une conjoncture géostratégique de sanctions et ou d’hostilités AS/MD (AMAP
Primature : 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques
Bamako, le 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a invité, jeudi, la 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) à formuler des recommandations pertinentes qui permettront de mieux orienter l’organe dans sa mission, a constaté l’AMAP sur place. « u regard du contexte marqué par la progression du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la criminalité transnationale organisée, il faut réfléchir aux moyens adéquats permettant au Centre de suivre l’évolution de ces problématiques et de proposer des réponses adaptées », a déclaré le chef du gouvernement qui présidait la session dans les locaux de la primature. Les participants dont des membres du gouvernement et ceux du CNAP ont donc adopté des résolutions pertinentes en vue de renforcer la capacité d’anticipation et de mise en cohérence des réponses pour contrer les menaces à la bonne gouvernance, à la sécurité et à la paix au Mali et au Sahel. « Nous examinerons l’état d’exécution des recommandations de la précédente session. Nous formulerons, par la même occasion, des recommandations en vue d’aider le CNAP à relever les défis majeurs auxquels il est confronté », a indiqué le Premier ministre. On rappelle que le CNAP a pour rôle principal d’alerter les autorités nationales sur les risques émergents et de coordonner les réponses appropriées. En dépit d’un environnement marqué, selon le général Maiga , par des menaces à la paix et à la sécurité, « le Centre a pleinement contribué à l’orientation des politiques publiques, à travers des diagnostics et des pronostics sur des questions de sécurité humaine ainsi que des propositions de mesures d’atténuation. » OD/MD (AMAP)
Youwarou : La nouvelle crue s’annonce trop tôt, la population s’inquiète
Par Sadou CISSE Youwarou, 19 juin (AMAP) La nouvelle crue de 2025, depuis le mois de mai, s’est annoncée à Youwarou (Centre), suscitant l’angoisse de la laborieuse population de la contrée qui s’inquiète des conséquences qu’elle peut engendrer si elle devenait plus importante. Avec la crue de 2024, des cas d’inondations ont été constatés dans les sept Communes rurales du cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou.) Des concessions entières ont été réduites à néant, de grandes superficies de pâturage, de culture ont été submergées. Les récoltes n’ont pas été fameuses occasionnant le déplacement interne d’une frange importante de la population (hameaux de culture, campements de pêche, villages riverains du fleuve et du lac Débo). La population a fait face à des dépenses considérables, entre autres, pour la confection de diguettes avec des sacs remplis de terre en banco et à de pertes de vivres, de matériels de maison, On a aussi comptabilisé des victimes de maladies liées à l’eau. Les ressortissants du Cercle résidant à Bamako, à Mopti, (Centre) capitale régionale et des personnes de bonne volonté ne sont pas restés indifférents à cette situation. Ils ont fourni, comme aide à la population, 5 000 sacs vides de 100 kg, une somme de près d’un million de francs Cfa. La crue, généralement, commence au début du mois de juillet. Elle arrive cette année plus tôt ! D’où les inquiétudes de la population du Cercle de Youwarou situé en plein Delta du Niger devant de multiples risques d’inondations, de faibles récoltes, de maladies. SC/MD (AMAP)
Rencontre entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles de Ouélessébougou
Ouélessébougou 19 juin (AMAP) La réunion du cadre d’échange entre l’administration et les légitimités traditionnelles de la commune de Ouélessébougou, au titre du deuxième trimestre de l’an 2025, s’est tenue jeudi 19 juin 2025 dans la salle de délibération du Centre féminin de formation et d’appui au développement en milieu rural (CFADR) de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette rencontre, sous la présidence de Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale de Ouélessébougou, qui se tient chaque trimestre, a pour objectif : expliquer les grandes décisions prises par le gouvernement dans les trois derniers mois et recueillir l’avis des légitimités traditionnelles sur ces orientations, échanger également sur les problèmes auxquels la commune fait face, tout en proposant des solutions passives. On y a noté la présence du 1er adjoint au maire, Noko Samaké, les représentants des 44 chefs de villages de la Commune de Ouélessébougou, de la Confrérie des chasseurs, des représentants des leaders religieux, la représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et la jeunesse communale. Dans son intervention, Mme Mounkoro, a tout d’abord salué les notabilités, soulignant que leur présence témoigne de leur disponibilité pour l’administration, malgré les occupations en cette veille d’hivernage. Elle a, ensuite, rendu un hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) « qui se battent jours et nuits pour la défense de notre patrie. » Elle a également sollicité le soutien et l’accompagnement de toute la population aux autorités nationales, surtout en cette période d’insécurité. S’agissant des grandes initiatives gouvernementales, la sous-préfète centrale a évoqué, l’adoption du Projet de loi portant révision de la Charte de la Transition pour accorder au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, un mandat de 5 ans renouvelables, à partir de 2025, l’abrogation de la loi relative à la Charte des partis politiques, le Décret portant dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique en, la suppression du statut de chef de fil de l’opposition et l’annulation du financement des partis politique. Mme la sous-préfète a aussi cité la création de l’hymne de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la pose de la première pierre de la première raffinerie d’or, à Senou, d’une capacité de 200 tonnes par an, dont l’État détient une part de 62% du capital social, dans le cadre du partenariat entre l’État malien et la société russe Yadran. « Cette initiative est la suite logique des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) au cours desquelles le peuple malien a sollicité que notre or puisse briller pour nous les Maliens », a ajouté Mme Mounkoro. Il y a eu plusieurs intervenants dont le 1er adjoint au maire, Noko Samaké, et le représentant du chef de village Daba Samaké qui ont ouvert la réunion, en saluant cette initiative du représentant de L’Etat qui vise à informer les populations sur l’état actuel du pays. Lassine Soumaoro, représentant le Haut conseil islamique local, a invité les imams à plus de vigilance et de dénoncer auprès des Forces de sécurité, toute personne suspecte détectée dans les mosquées. Il a rappelé la grande prière initiée par le bureau national du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), à l’intention de toute la communauté musulmane pour la stabilité du pays et un bon hivernage. A l’issue de cette rencontre, les notabilités de Ouélessébougou ont souligné leur adhésion à toutes les initiatives gouvernementales évoquées par la représentante de l’Etat et se sont dit favorables au mandat de 5 ans renouvelable, accordé au général d’Armée Assimi Goïta. AC/MD (AMAP)
Les Aéroports du Mali étrennent un nouveau siège et une passerelle
Bamako, 19 juin (AMAP) Les Aéroports du Mali (ADM) ont inauguré, ce jeudi, leur nouveau siège social et une passerelle à l’Aéroport international Modibo Keita de Bamako-Senou, d’un coût total estimé à 6 219 491 103 Fcfa et un délai d’exécution de 24 mois, a constaté l’AMAP. Quant à la passerelle, son coût s’élève à 749 000 000 Fcfa, avec un délai d’exécution de 10 mois. L’ensemble du projet a été financé entièrement sur fonds propres par les ADM L’objectif global est d’améliorer les conditions de travail du personnel, de moderniser les infrastructures, de renforcer la notoriété des ADM et de mettre à disposition des outils performants. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie , en accompagné du ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et du Président-directeur général des Aéroports du Mali, le colonel Lassana Togola, a déclaré: « l’inauguration de la passerelle reliant le terminal 2 au terminal 1 permettra d’accroître la capacité d’accueil, de moderniser les infrastructures aéroportuaires et de rehausser le niveau de confort à l’aéroport. Le nouveau siège social contribuera, sans doute, à renforcer l’efficacité de cette entreprise. » Le Premier ministre a ajouté que « toutes ces actions cohérentes et articulées traduisent l’engagement, la détermination et l’implication du chef de l’État à promouvoir le secteur aérien, désenclaver notre pays et renforcer la sécurité et la sûreté aéroportuaire ». Il a, également, souligné que « toutes ces infrastructures ont été réalisées sur fonds propres de l’État et par des entreprises maliennes. » Le Pdg des ADM, a expliqué que la construction du nouveau siège s’inscrit dans une volonté d’améliorer les conditions de travail, à travers le regroupement de tout le personnel sur un même site. Ce choix permet, selon lui, d’optimiser les ressources de l’établissement, d’apporter plus d’efficacité et de célérité dans le traitement des dossiers. Il a précisé que le siège est bâti sur un terrain de 1,5 hectare, situé sur une parcelle rectangulaire de 104 mètres en façade sur l’avenue de l’AES et de 150 mètres de profondeur. Le bâtiment principal est un R+2 avec une terrasse supérieure, pour une surface bâtie totale de 6 510 m² et une emprise au sol de 2 193 m². Le complexe comprend également un magasin de stockage, des postes d’entrée, des blocs sanitaires, 72 bureaux, 17 blocs de toilette, une salle de conférence, une cantine et 11 locaux techniques équipés. De son côté, la ministre des Transports et des Infrastructures, a rappelé que ADM est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), chargé de la gestion des aérodromes, de l’exploitation et du développement des installations, ouvrages et services commerciaux des aéroports. Elle a indiqué que la réalisation de ce bâtiment R+3 pour abriter l’ensemble des services des ADM constitue « un témoignage fort de l’engagement souverain des plus hautes autorités à doter le personnel d’un cadre approprié, afin qu’il puisse fournir des services de qualité en matière de gestion aéroportuaire. » MMD/MD (AMAP)
Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué : le Premier ministre lance la 2e phase
Bamako, 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a lancé, mercredi, à Bamako, la 2e phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) qui prévoit d’aménager 10 240 nouveaux hectares, la réalisation de 135 Km de pistes agricoles et plusieurs activités d’accompagnement, pour un montant total de 47,4 milliards de Fcfa sur lesquels 30 milliards sont financés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD). La première phase a permis, malgré le contexte sécuritaire difficile, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels ; l’aménagement hydro-agricole de 36 500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et 3 668 emplois créés sur les différents sites. La 2e phase, va soutenir davantage le développement de l’agriculture irriguée pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de production maîtrisée et rentable et permettra de créer les conditions d’une forte contribution de notre secteur agricole à l’économie nationale. Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région En lançant ce nouveau programme, le Premier ministre a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063. Abdoulaye Maïga, a déclaré que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Pour le Coordinateur du PDI–BS, Amadou Diadié Daou, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. M. Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus. Le PDI-BS, est une initiative du Gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers. Il intervient dans les zones de Sélingué, Bla et San, et Djenné (Centre). AMK/MD (AMAP)

