Kangaba : Cérémonie de sacrifice pour les victimes de l’éboulement sur le site de Bagama Mining

Kangaba, 04 fév (AMAP) Une cérémonie de sacrifice en hommage aux 12 morts dans l’éboulement survenu, le 29 janvier, sur le site de Bagama Mining, a eu lieu lundi, sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, et en présence des légitimités traditionnelles de Danga et environs. Le bilan définitif est de 12 morts dont 11 femmes et 01 garçon de 02 ans. Les éléments de la protection civile, en accord avec le service local du Développement social et les bonnes volontés, après trois jours d’efforts, ont décidé d’arrêter les recherches. Les services sociaux ont alerté sur des risques sanitaires, environnementaux, de contaminations du sol, de l’eau et de l’air, sur les lieux de l’éboulement. Pour éviter ces risques, ils ont recommandé de renforcer la surveillance épidémiologique dans la zone, de mettre en place un réseau d’alerte et de renforcer des activités de sensibilisation. Les légitimités traditionnelles de Danga ont formulé des bénédictions et remercié les autorités de la Transition « dont l’appui a permis de faire des sacrifices pour les victimes. » Elles ont, également, prié « pour que de tels sinistres ne se produisent plus. » Pour sa part, le préfet du Cercle de Kangaba a, au nom des autorités nationales, invité les populations et les détenteurs de permis « à travailler dans la légalité en vue d’éviter de telles catastrophes. » SD/MD (AMAP)

Confédération AES : Les experts proposent l’appellation « Visa Liptako » pour les déplacements communautaires

Bamako, 3 fév (AMAP) Les experts de la Confédération des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger) ont proposé le nom de « Visa Liptako » au document de voyage communautaire, en attendant l’appréciation des trois chefs d’Etat de l’AES, a appris l’AMAP, au terme de leurs travaux sur l’instauration d’un visa communautaire, lundi, à Bamako Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, le général Daoud Aly Mohammedine, qui a présidé cette cérémonie, a rappelé que ces travaux font écho à la Déclaration des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, qui fait de l’espace communautaire « un espace ouvert d’une part, et à la mise en circulation, le 29 janvier dernier, du passeport AES d’autre part. Selon lui, l’idée en arrière-plan de cette réunion est de déterminer les conditions d’accès à l’espace confédéral. « Et le visa Liptako…permettra sans nul doute de contribuer et de maîtriser le flux migratoire au sein de notre espace commun », s’est-il réjoui. Et d’ajouter que notre objectif est « plutôt de réfléchir aux modalités les plus heureuses pour fluidifier le déplacement de nos citoyens et conférer le même confort à ceux qui nous visitent. » Les conclusions des travaux de ces experts ont porté sur la mise en place d’une plateforme e-Visa Liptako ; le projet de vignettes au sticker Liptako avec ses spécifications techniques et l’élaboration d’une feuille de route assortie de recommandations. « Quel que soit le contexte du moment, nous ne perdons jamais de vue que le Sahélien fait partie d’un peuple d’action, un peuple en mouvement, un peuple explorateur des possibilités et des potentialités que lui offre le monde qui l’entoure », a dit le général Daoud Aly Mohammedine. Depuis un an, des secteurs des pays membres de l’AES travaillent sur différentes matières pour la mise en place des structures de l’espace communautaire, faisant dire au ministre malien chargé de la Sécurité qu’ils s’habitueront « fort heureusement au travail en équipe et sous pression et sous le poids de la responsabilité vis-à-vis des peuples de la Confédération et le sentiment gratifiant d’avoir fait leur part du travail. » OD/MD (AMAP)  

Restauration des terres dégradées au Mali : 118 sous-projets signés

Bamako, 30 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidé, jeudi, à Bamako, la cérémonie de signature de 118 sous-projets, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRDT-Mali), a constaté l’AMAP. Le PRDT cible les zones stratégiques du Mali comme le delta intérieur du fleuve Niger et le tracé de la Grande muraille verte dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro (Ouest), Nara, , Ségou, Mopti, Douentza (Centre) et Koulikoro. C’est une initiative du gouvernement malien avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, qui reflète l’engagement du Mali en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité des communautés locales. Le projet concerne 87 communes bénéficiaires dans ces huit régions ci-dessus citées, d’un coût global de 90 milliards de F Cfa. Selon le général de division Abdoulaye Maiga, ce projet « cadre bien la lettre de cadrage du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État, adressée au gouvernement, à savoir la satisfaction des besoins de la population grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration du système éducatif et l’emploi, notamment l’emploi des jeunes, a fait remarquer le premier ministre. » Il a rappelé que la Muraille verte a pour objectif de réhabiliter environ cent millions d’hectares de terres d’ici 2030 « tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales grâce à la protection de l’eau, la création d’emploi et la préservation de la biodiversité et concerne tous les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). » La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa, a précisé que ces 118 sous-projets communautaires soutiendront la restauration des paysages du delta intérieur du Niger et de la Grande Muraille verte au Mali, avec des actions telles que la réhabilitation des berges, le reboisement, l’aménagement de terres pour l’agriculture et la création de plans d’eau. Étaient présents le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et plusieurs autres membres du gouvernement, le coordinateur du PRDT-Mali, Madou Diallo, le maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo. ST/MD (AMAP)    

Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment

Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)

Paix et réconciliation au Mali : Les travaux d’élaboration de la Charte nationale lancés

Bamako, 28 janv (AMAP) La Commission nationale de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale a lancé ses travaux, mardi, pour élaborer la Charte nationale pour la paix et réconciliation, a constaté l’AMAP sur place. Ce document « extrêmement important » est destiné à être « une référence pour toute action allant dans le cadre de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. » L’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, président de la Commission nationale de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a présidé les travaux de lancement en présence de certains membres du gouvernement qui doivent participer à l’élaboration de ce document de base. Le projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale est une résolution du Dialogue inter-Maliens (DIM) qui avait pour objectif de décider de solutions pour la conduite des affaires du pays. Et, également, de rechercher la paix à la réconciliation nationale et la cohésion sociale ainsi que le vivre ensemble. Selon Ousmane Issoufi Maïga, deux commissions : Paix/sécurité et Réconciliation nationale/cohésion sociale/vivre ensemble sont mises en place pour atteindre les objectifs de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. OD/MD (AMAP)

Culture : la 12e édition du Festival international du « Didadi » à Bougouni

Bougouni, 25 mai (AMAP) La 12e édition du Festival international du « Didadi », placée sous le thème : « Traditions et cultures dans la consolidation du Mali Kura », a été lancée vendredi, à Bougouni (Sud), par le conseiller aux Affaireséconomiques et financières du gouverneur, Arouna Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. « Ce festival installé dans l’agenda culturel du Mali et celle de Bougouni en particulier se donne pour objectif, depuis plus d’une décennie, de promouvoir le développement socio-économique, culturel et touristique de la Région de Bougouni », a rappelé le représentant du maire, Bani Touré a dans son intervention. Pour le directeur du festival, Seydou Coulibaly, le thème de cette année est évocateur et « cadre parfaitement avec la vision des autorités de notre pays. D’autant plus qu’elles ont décrété 2025 Année de la culture. » Il a ensuite dit merci à l’ensemble de la presse nationale audiovisuelle et écrite sans oublier la presse privée et en ligne pour leur « accompagnement inestimable. »  M. Coulibaly a ensuite remercié les autorités administratives et politiques, les partenaires, parrain et marraine, le ministère de tutelle de la culture pour leur « accompagnement qui n’a jamais fait défaut. » Quant au Directeur régional de la Culture de Bougouni, M. N’Faly Diallo, il a appelé l’ensemble des acteurs de la Région « à s’approprier ce festival qui est un vrai outil de valorisation de la culture de la Région de Bougouni. » Dans son discours de lancement, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur a dit : « Le Festival Didadi n’est pas seulement une fête, c’est un espace de réflexion, de transmission et de créativité. C’est une tribune qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons pour célébrer l’unité dans la diversité. » Selon Arouna Dembélé, l’évènement « est, également, un outil de rayonnement culturel et économique pour la Région de Bougouni, contribuant au développement local et à la promotion de notre patrimoine à l’échelle internationale. » C’est pourquoi, il a vivement appelé « toutes les forces vives de notre Nation, autorités, partenaires, acteurs culturels et citoyens à s’investir davantage dans la sauvegarde de notre héritage commun. » Les organisateurs ont répondu à quelques questions pour édifier les acteurs culturels et les invités sur les grandes innovations de cette 12e édition. Le Directeur du festival monsieur Seydou Coulibaly a annoncé « l’arrivée de plusieurs grands artistes de notre pays et à l’international et une foire marchande qui offrira aux festivaliers des articles et produits de notre culture authentique. » On a noté la présence du préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des autorités administratives et politiques et des démembrements de la société civile. BHT/MD (AMAP)

Cercle de Nèguèla : Le sous-préfet de Daban, Alassane Ballo, installé

Kati, 25 janv (AMAP) Le tout premier sous-préfet, Alassane Ballo, du nouvel arrondissement de Daban, dans la Commune rurale du même nom, du nouveau Cercle de Nèguèla, Région de Koulikoro, a pris fonction, samedi 25 janvier 2025, lors d’une cérémonie couplée avec l’inauguration de la toute nouvelle sous-préfecture de la localité, a constaté l’AMAP. « Nous veillerons strictement au respect des textes de la République. Pour cela, je réaffirme tout mon engagement à soutenir les initiatives du développement de Daban », a déclaré le nouveau chef de l’exécutif local à Daban, dans son discours de prise de fonction. Alassane Ballo, qui s’est dit honoré par l’accueil de la population, a promis d’être « à l’écoute de ses administrés pour l’objectif commun de développement de la zone. » Le parrain de la cérémonie, Siraba Traoré, a expliqué que le combat mené par leurs ancêtres vient de voir son aboutissement. « Après 91 ans de lutte de nos ancêtres qui se sont battus corps et âmes pour que Daban soit ainsi, aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité », a dit M. Traoré, ancien technicien de l’ORTM installé en Allemagne. Il s’en est réjoui et a dit au sous-préfet : « Vous êtes chez vous ! ». « Soyez donc rassuré que nous vous accompagnerons dans cette mission. Ensemble, si nous nous donnons la main, nous pouvons aller loin », a lancé le parrain de cette cérémonie. De son côté, le maire de la Commune de Daban, M’piè Traoré, a invité les habitants de la zone à soutenir les décisions du nouveau sous-préfet « afin de faire face au développement de leur localité. » Prenant la parole, la présidente des femmes de l’arrondissement de Daban, Mme Fèrè Traoré, s’est félicité « du rapprochement de l’administration des habitants » de la localité. « C’est une nouvelle ère qui souffle à Daban. Nous nourrissons l’espoir que sous-préfet soit un représentant de l’Etat au service de toute la Commune de Daban », a poursuivi Mme Traoré. « Pour leur part, toutes les femmes des dix villages de l’arrondissement seront à l’écoute », a assuré leur présidente. L’événement, sous la présidence du préfet de Néguèla, Ousmane Keita, s’est déroulée en présence des 10 chefs de village de la commune, les maires des autres communes du Cercle de Néguèla, ainsi que de plusieurs notabilités mais aussi des femmes et jeunes de la zone venus apporter tout leur soutien au nouveau sous-préfet. Toute cette cérémonie d’inauguration de la nouvelle sous-préfecture de Daban et de prise de fonction du nouveau sous-préfet, s’est deroulée au son des musiques du terroir dont le Kotè, le Ngousoun et le Tibletiè. ALK/MD (AMAP)  

Signature de convention entre la CMDT et la BDM : 150 milliards pour financer la campagne cotonnière 2024-2025

Bamako, 24 janv (AMAP) Une convention d’un montant de 150 milliards de Fcfa a été signée, vendredi, entre le pool bancaire représenté par la Banque de développement du Mali (BDM) et la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dans un hôtel de la place. Ce financement  la disponibilité et la s’est ré5iere 2024-2025: la campagneexibilité des banques partenaires en particulier la BDM dans lma mis permettra à la CMDT, qui table pour la campagne cotonnière 2024-2025 sur une production de 235 992 tonnes de coton graine, d’acheter le coton auprès des producteurs, de l’égrener dans ses usines et de l’acheminer vers les ports pour sa commercialisation sur les marchés internationaux. Dans son intervention, l’Administrateur directeur général de la BDM, Ibrahima N’Diaye, a exprimé au nom du pool bancaire, « l’engagement des établissements financiers dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la campagne cotonnière. » M. N’Diaye a aussi souligné que le partenariat de longue date entre la CMDT et la BDM-Sa témoigne d’une franche collaboration fructueuse et efficace, consolidée année après année. De son côté, le Président directeur général de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, s’est réjoui « de la conclusion de cette convention essentielle, à la fois, pour assurer la culture du coton et sa commercialisation » Il a salué « la disponibilité et la flexibilité des banques partenaires, en particulier la BDM, dans la mise à disposition des ressources indispensables à la campagne. La cérémonie de signature qui a rassemblé 13 banques installées au Mali et la BOA BMCE Group Maroc, partenaire stratégique, a été co-présidée par le Président directeur général de la CMDT et l’Administrateur directeur général de la BDM. AMK/MD (AMAP)

Confédération AES : Les passeports mis en circulation à partir du 29 janvier (Communiqué)

Bamako, 24 janv (AMAP) Les passeports de la Confédération des États du Sahel (AES) comprenant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, seront mis en circulation à partir du 29 janvier prochain, a annoncé jeudi un communiqué signé du président de la Transition, Président en exercice de l’AES), le général d’armée Assimi Goïta. « Dans le cadre de la mise en œuvre de sa feuille de route, en particulier les aspects relatifs à la libre circulation des citoyens, le Président de la Confédération des États du Sahel informe l’opinion confédérale et internationale de la mise en circulation des passeports de l’AES, à compter du 29 janvier 2025 », précise le communiqué. Toutefois, signale le texte, les anciens passeports demeurent valables jusqu’à leur date d’expiration. « Cependant, les citoyens de la Confédération détenteurs des anciens passeports arborant le logo de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en cours de validité peuvent les faire remplacer par des nouveaux passeports de l’AES conformément aux règles en la matière », précise le communiqué du Président de la Confédération. Le Général d’armée Assimi Goïta assure aux populations de l’espace confédéral que « toutes les dispositions utiles seront prises pour garantir l’effectivité de la libre circulation des personnes et de leurs biens. » Cette annonce de mise en circulation des passeports intervient suite à la rencontre de validation des spécifications techniques harmonisées des documents de voyage et d’identité de la Confédération AES, tenue en novembre dernier à Bamako. Cette rencontre avait réuni le ministre chargé de la Sécurité du Mali, le général de division Daoud Aly Mohammedine et ses homologues du Niger, le général de brigade Mohamed Toumba et du Burkina Faso, le Commissaire-divisionnaire de police Mahamadou Sana. Cette validation des spécifications techniques harmonisées des documents de voyage et d’identité (passeports et cartes nationales d’identité) « a pour but de favoriser la libre circulation des personnes et des biens dans une dynamique d’intégration plus poussée, conformément à la vision des autorités de Transition des trois pays. » BD/MD (AMAP)

La BCEAO ouvre une agence auxiliaire à Kayes (Ouest)

Kayes, 24 janv (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a ouvert, jeudi, une agence auxiliaire à Kayes, dans l’Ouest du Mali afin de booster l’économie dans la capitale de la 1ère région administrative du Mali. Cette agence auxiliaire, qui accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires et la création d’activités et d’emplois directs et indirects, est la quatrième au Mali après celle de Bamako, de Mopti (Centre), Sikasso (Sud). « C’est avec une immense fierté que j’ai procédé à la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration de la quatrième agence de la BCEAO au Mali. L’ouverture de cette agence accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires Elle contribuera à embellir la ville de Kayes et à favoriser l’expansion de toute la région qui connait déjà un regain de vitalité avec la réalisation récente ou en cours d’infrastructures sanitaires, sportives, socio-éducatives, universitaires et de transport », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséini Sano. M. Sanou, qui a présidé l’inauguration avait à ses côtés son homologue de la Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Adama Coulibaly, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou et le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Le ministre malien a invité les institutions financières de la place (banques et structures de microfinance) à bien accompagner les opérateurs économiques de la région en réponse aux besoins des industries minières et culturelles, de l’agriculture et de l’élevage en droite ligne de la Vision du Mali 2063. Alousséini Sanou a rappelé que le gouvernement vient d’adopter les documents prospectifs de la Vision du Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033 réalisées de façon inclusive. « Pour atteindre les objectifs de cette vision, les chefs d’entreprises opérant dans la région doivent, selon le ministre de l’Économie et des Fiances, poursuivre la définition de projets pertinents qui bénéficieraient d’un accompagnement adéquat de l’État et de financements bancaires appropriés notamment le bénéfice du Dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la BCEAO et l’accompagnement des Structures d’appui et d’encadrement (SAE) agréées par elle, à savoir l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles (BRMN), le Centre du secteur privé (CSP) et le Réseau malien des petites et moyennes entreprises (REMAP). Selon Jean-Claude Kassi Brou, l’ouverture de l’agence auxiliaire de Kayes s’inscrit dans le cadre du programme d’extension du réseau des agences de la Banque centrale. « L’objectif visé par ce programme est d’accompagner le système bancaire et des Systèmes financiers décentralisés de l’Union monétaire ouest-africaine qui regroupe le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin », a-t-il indiqué. « Le choix de la ville de Kayes, communément appelée cité des Rails, se justifie par les importantes potentialités économiques de la ville et des régions aux alentours. En effet, première région administrative du Mali, avec une superficie de 63 210 km2 et une population de près de 2 millions d’habitants, la Région de Kayes contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15% environ, avec une prépondérance pour le secteur secondaire (33%)», a dit le gouverneur de la BCEAO. Kayes abrite deux grandes sociétés de production d’or de taille mondiale comme Fékola ou encore le complexe Loulo-Gounkoto. La production d’or de la région s’est élevée à environ 45 tonnes en 2024, soit 79% de la production industrielle du pays. La région compte également trois barrages hydroélectriques sur le fleuve Sénégal (Manantali, Félou et Gouina) qui alimentent en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. La  Région de Kayes reçoit de nombreux flux financiers en provenance de sa diaspora. En moyenne, 28% des migrants internationaux du Mali viennent de la Région de Kayes qui est le premier réceptacle d’envois de fonds (près de 100 milliards de Fcfa par an) et d’nvestissements sociaux de la diaspora malienne. Ces investissements visent notamment des infrastructures socio-sanitaires et économiques qui contribuent à améliorer les conditions de vie de la population. L’écosystème bancaire et financier compte 13 banques et 12 institutions de microfinance qui sont actives dans la région Ouest qui comprend Kayes et les Régions voisines de Nioro et Kita. Dans cette région, on dénombre 37 agences bancaires et 124 agences d’institutions de microfinance, soit un total de 161 agences pour accompagner le financement des activités locales. Après la coupure du ruban symbolique suivie de la remise de la médaille inaugurale au ministre Alousséini Sanou et à d’autres officiels par le gouverneur de la Bceao, les officiels ont visité les locaux de l’imposant bâtiment érigé sur une superficie de 2 hectares. Le public (responsables administratifs et politiques, chefs de services régionaux, cadres d’institutions financières, opérateurs économiques de la place, les légitimités traditionnelles et la société civile) a assisté à une projection vidéo sur la nouvelle agence auxiliaire. BMS/MD (AMAP)