Bourem: Sensibilisation sur la révision de la liste électorale     

Bourem, 06 fév (AMAP) Les autorités administratives de la préfecture de Bourem, dans le Nord du Mali, Région de Tombouctou, ont tenu un cadre d’échanges sur la prorogation des opérations de la révision annuelle des listes électorales en cours dans notre pays, a constaté l’AMAP sur place. « Les échanges ont permis aux participants (représentants de partis politiques, de la société civile, légitimités traditionnelle) de remonter certaines lacunes dans ces opérations et des erreurs de destination des cartes biométriques ainsi que des incorrections sur lesdites pièces », a-t-on appris. Cette initiative fait suite à la Décision n° 2024- 000665/ MATD – SG adoptée, le 31 décembre 2024, par le gouvernement, autorisant la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales 2024. La rencontre de sensibilisation à Bourem était présidée par le représentant du préfet, le sous-préfet central, Patrice Dakouo, qui a partagé avec les participants les conditions des opérations d’enrôlement, du renouvellement, de validation et des conditions indiquées à l’article 55 alinéa 3 de la loi n° 2022-019 du 24 Juin 2022 modifiée, portant loi électorale, de la révision spéciale des listes électorales. Patrice Dakouo a dit avoir pris bonne note des préoccupations soulevées tout en insistant sur la présence massive à ces rencontres d’information et de sensibilisation des partis politiques figurant dans sa circonscription administrative. TT/OD/MD (AMAP)

Protection des enfants : Un atelier national de deux jours pour valider la stratégie nationale de la justice pour enfants

Bamako, 06 féb (AMAP) Un atelier national deux jours de validation de la Stratégie nationale de la justice pour enfants, plan d’action 2025-2029 a ouvert jeudi, à Bamako, avec pour objectif d’assurer aux enfants en conflit avec la loi une justice restauratrice, une justice respectueuse de la dignité de l’enfant, une justice réparatrice qui priorise l’éducation sur la répression. Les participants, à cet atelier qu’organise le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, en partenariat avec l’UNICEF, analyseront la situation, les stratégies de mise en œuvre et le plan d’actions, le schéma de financement et de mobilisation des ressources entre autres. Le secrétaire général du ministère en charge de la Justice, Boubacar S. Diarrah, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné la conviction générale que « toutes ces mesures, envisagées pour répondre aux défis et aux enjeux actuels et futurs de la justice juvénile dans notre pays, sont amplement justifiées, au regard du poids démographique des enfants qui représentent 54% de la population malienne. » Selon, « il faut, nécessairement, des politiques publiques stratégiques et réalistes à la hauteur des enjeux, car les défis auxquels fait face cette forte population jeune nécessitent des réponses adéquates à des questions liées à l’éducation, à la santé et à la protection. » Le secrétaire général a exprimé à l’UNICEF sa profonde gratitude, au nom du gouvernement de la Transition, pour son appui constant au département en charge de la Justice dans la conduite de cette réforme, « se traduisant par son soutien tant technique que financier à la tenue de l’atelier relatif à l’élaboration des textes portant création, organisation et fonctionnement d’une Direction nationale de la Justice pour enfants.» « L’accès à une justice équitable et réparatrice permettra à tous les enfants, filles et garçons, sans discrimination, d’exercer leur droit à la protection et de bénéficier d’un traitement judiciaire et administratif adapté », a fait savoir le représentant résident de l’UNICEF au Mali, Dr Pierre Ngom. ST/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : -adopté des projets de texte ;. -procédé à des nominations ; -et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. Depuis 2009, notre pays met en œuvre un programme de modernisation de son Système d’état civil à travers le Recensement Administratif à Vocation d’état civil dont l’objectif est de constituer un répertoire des Maliens de l’intérieur et ceux établis à l’extérieur, identifiés par un Numéro d’Identification National. En vue de consolider et de pérenniser les acquis de ce recensement, le Gouvernement a créé le Centre de Traitement des Données de l’état civil chargé de la centralisation, du traitement des données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil. Dans l’accomplissement de ses missions, le Centre de traitement des données de l’état civil est confronté à des difficultés liées, entre autres, à la faible synergie entre les acteurs et à la faible sécurisation des actes d’état civil. Les projets de texte, adoptés, visent à corriger ces insuffisances à travers la création de l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil avec pour mission l’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état civil. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali. Le Fonds d’Entretien routier du Mali dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0429/PT-RM du 21 juillet 2022, a pour mission d’assurer le financement et l’entretien du réseau routier national. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances décelées en ce qui concerne les modalités de nomination du Président de son Conseil d’Administration. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. L’Annexe fiscale à la Loi n°2012-063 du 26 décembre 2012 portant loi de Finances pour l’exercice 2013 a institué, au profit du budget d’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public ». Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est applicable à toute personne titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication. Le secteur des télécommunications a connu un essor prodigieux au cours des 20 dernières années grâce à l’utilisation généralisée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette croissance devrait entraîner une hausse substantielle des contributions fiscales des opérateurs du secteur. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie le Code général des Impôts et porte à 7% le taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public. un projet d’ordonnance portant institution de la contribution spéciale de solidarité et d’une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services. Le Programme de Transition fiscale de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ambitionne de réaliser le transfert progressif de la pression fiscale de la fiscalité de porte vers la fiscalité intérieure tout en contribuant à la consolidation du marché commun. La mise en œuvre de ce Programme au niveau national a entraîné une rationalisation et une baisse importante des taux nominaux des droits de porte suite à la mise en place du Tarif Extérieur Commun. La baisse des droits de porte a entraîné une réduction de leurs contributions aux ressources budgétaires de l’Etat. Le projet d’ordonnance, adopté, institue une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. des projets de texte portant création, organisation et modalités de gestion du Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social. Dans la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain inclusif et durable, les principales problématiques qui se posent à notre pays sont relatives, notamment au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du système productif national. C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social destiné à soutenir financièrement les initiatives publiques visant à améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux infrastructures essentielles dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Ce Fonds sera abondé exclusivement par un prélèvement spécifique sur : -la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ; -les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur. Les Maliens établis à l’Extérieur, estimés à plusieurs millions de personnes, sont organisés en associations pour se porter secours mutuellement et promouvoir la solidarité et l’entraide en leur sein. La pluralité des associations des Maliens établis à l’Extérieur évoluant parfois dans les domaines constitue un défi pour leur gestion. Le projet de décret, adopté, crée un Cadre de Concertation avec pour mission de contribuer à la cohésion, l’entente, l’unité et la solidarité entre Maliens établis à l’extérieur et de faciliter le dialogue avec le Gouvernement, conformément aux recommandations

Partenariat : Le directeur général de l’AMAP à l’UNICEF et à l’Université des Lettres et des Sciences humaines

Bamako, 5 février (AMAP) Le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité, Alassane Souleymane, accompagné de certains de ses collaborateurs, s’est rendu, mercredi, à l’UNICEF où il a été reçu par le Représentant résident, Pierre Ngom, au siège de l’institution onusienne à Niamakoro, en commune VI du District de Bamako. Les entretiens entre les deux personnalités ont porté sur le partenariat entre L’UNICEF et l’AMAP notamment le projet « Enfant et Médias au Mali », la signature du protocole d’accord et le plan annuel de travail 2025 sur la promotion des droits de l’enfant entre les deux parties, entre autres. Le représentant résident de l’UNICEF s’est réjoui du « partenariat dynamique » entre l’UNICEF, le Mali et avec l’AMAP. Il a félicité le nouveau directeur de l’AMAP pour son « engagement et la confiance pour l’appui » de sa structure à la couverture médiatique et la visibilité des actions de l’UNICEF partout au Mali . « Nous serons toujours là, à vos côtés, pour le bien-être des enfants » a-t-il conclu, après avoir remercié son équipe de communication qui entretient une bonne collaboration avec l’AMAP. Le directeur général de l’AMAP a, pour sa part, félicité et remercié l’UNICEF, un organisme réputé du système des Nations Unies, pour le partenariat fructueux  avec notre pays et l’AMAP. « Nous ferons encore des choses plus belles, ensemble, pour l’intérêt des Nations Unies et de notre pays ». a-il assuré. Après l’UNICEF, à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines, le Recteur, Pr Belko Ouologuem, en compagnie de son vice-recteur, Dr André Koné et de son chef de service extérieur, Aboubacar Sidiki Coulibaly, a reçu Alassane Souleymane. Les échanges ont porté sur le partenariat qui sera matérialisé entre l’AMAP et l’Université des Lettres et des Sciences humaines, l’appui conseil, la formation surtout au niveau de l’Institut universitaire de technologies (UIT), la couverture médiatique des activités de l’Université et sa visibilité, les supports de communication de l’Agence, entre autres. Le Recteur a assurer l’AMAP de la collaboration de l’institution universitaire dans plusieurs domaines, avant de mettre l’accent sur l’organisation prochaine de la Journée portes ouvertes de l’Université. Pour sa part, le directeur de l’AMAP s’est réjoui de la rencontre avec les responsables de l’Université avant de donner l’assurance qu’il s’emploiera « à raffermir le partenariat entre les deux parties. » KM/MD (AMAP)          

Culture et Artisanat : Les premiers pas vers une politique commune de la Confédération des Etats de Sahel

Ségou, 04 fév (AMAP) Les ministres chargés de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, lundi, à Ségou, une convention relative à la validation des documents de Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de Sahel (AES) et de stratégie de développement de l’artisanat dans la Confédération. Les ministres présents à l’occasion du Ségou’Art Festival sur le Niger Mamou Daffé du Mali, Pingdwendé Gilbert du Burkina Faso du Niger, Mme Guichen Aghaichata Atta et le colonel-major Abdourahmane Amadou du Niger ont paraphé cette convention qui répond à la vision des chefs d’État de l’AES de mutualiser les efforts et de faire de la culture la pierre angulaire du développement socioéconomique de la Confédération. Le mémorandum jette les bases des prochaines étapes pour la mise en œuvre effective de la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération AES et de la Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de l’AES. Les États du Sahel font face à des défis sécuritaires, économiques et politiques majeurs, compromettant la stabilité et le développement. Dans ce contexte, la Confédération des États du Sahel (AES) considère la culture comme un levier stratégique pour la défense, la diplomatie et le développement. « La mise en place d’une politique culturelle commune vise à renforcer l’identité régionale, promouvoir la cohésion sociale et stimuler les industries culturelles et créatives », indiquent les documents. Elle a pour vision de faire du patrimoine culturel et de la créativité des États du Sahel un pilier du développement socio-économique durable, avec une identité commune d’ici 2063. Selon le directeur national de l’Action culturelle Alamouta Dagnoko, le plan opérationnel prévoit des actions concrètes comme la mise en place d’un Fonds d’appui aux activités culturelles, l’organisation de festivals et événements culturels, la création d’une plateforme numérique pour la promotion des cultures sahéliennes, la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic illicite, le développement d’incubateurs pour les industries culturelles. Quant à la stratégie commune de Développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES), elle vise à faire de la créativité artisanale et des potentialités du secteur de l’artisanat de la Confédération un pilier de développement humain durable à l’horizon 2063. L’objectif général est de développer le secteur de l’artisanat par l’exploitation de ses potentialités, en vue de créer des emplois durables et d’accroître les revenus des artisans à l’horizon 2063. Selon le directeur national de l’Artisanat, Daha Niasse, la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES) comporte trois (03) axes stratégiques : dynamisation du secteur de l’artisanat en faveur de la paix et la cohésion sociale au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; amélioration de la diplomatie culturelle et promotion des produits artisanaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; professionnalisation et amélioration de la compétitivité et de la productivité des entreprises ou industries artisanales de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Les ministres ont salué cette nouvelle étape dans la construction de l’Etat fédéral. « Cette initiative va marquer en lettres d’or l’histoire de la Confédération AES. On a un riche patrimoine dans les trois pays et ce riche patrimoine gagnerait à être mis en commun pour que nous puissions de part et d’autre nous soutenir au quotidien », a indiqué le ministre Pingdwendé Gilbert. Mme Guichen Aghaichata Atta a dit que les pays de l’AES ont un atout, un savoir-faire et « nous devrons travailler en synergie pour amener l’artisanat très loin. » Pour son collègue de la jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, « la culture comme l’artisanat, constituent le socle de tout développement pour nos pays. » « S’il y a quelque chose qui nous unit, c’est cette culture et cet artisanat », a-t-il ajouté. ADS/MD (AMAP)  

Kangaba : Cérémonie de sacrifice pour les victimes de l’éboulement sur le site de Bagama Mining

Kangaba, 04 fév (AMAP) Une cérémonie de sacrifice en hommage aux 12 morts dans l’éboulement survenu, le 29 janvier, sur le site de Bagama Mining, a eu lieu lundi, sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, et en présence des légitimités traditionnelles de Danga et environs. Le bilan définitif est de 12 morts dont 11 femmes et 01 garçon de 02 ans. Les éléments de la protection civile, en accord avec le service local du Développement social et les bonnes volontés, après trois jours d’efforts, ont décidé d’arrêter les recherches. Les services sociaux ont alerté sur des risques sanitaires, environnementaux, de contaminations du sol, de l’eau et de l’air, sur les lieux de l’éboulement. Pour éviter ces risques, ils ont recommandé de renforcer la surveillance épidémiologique dans la zone, de mettre en place un réseau d’alerte et de renforcer des activités de sensibilisation. Les légitimités traditionnelles de Danga ont formulé des bénédictions et remercié les autorités de la Transition « dont l’appui a permis de faire des sacrifices pour les victimes. » Elles ont, également, prié « pour que de tels sinistres ne se produisent plus. » Pour sa part, le préfet du Cercle de Kangaba a, au nom des autorités nationales, invité les populations et les détenteurs de permis « à travailler dans la légalité en vue d’éviter de telles catastrophes. » SD/MD (AMAP)

Confédération AES : Les experts proposent l’appellation « Visa Liptako » pour les déplacements communautaires

Bamako, 3 fév (AMAP) Les experts de la Confédération des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger) ont proposé le nom de « Visa Liptako » au document de voyage communautaire, en attendant l’appréciation des trois chefs d’Etat de l’AES, a appris l’AMAP, au terme de leurs travaux sur l’instauration d’un visa communautaire, lundi, à Bamako Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, le général Daoud Aly Mohammedine, qui a présidé cette cérémonie, a rappelé que ces travaux font écho à la Déclaration des chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, qui fait de l’espace communautaire « un espace ouvert d’une part, et à la mise en circulation, le 29 janvier dernier, du passeport AES d’autre part. Selon lui, l’idée en arrière-plan de cette réunion est de déterminer les conditions d’accès à l’espace confédéral. « Et le visa Liptako…permettra sans nul doute de contribuer et de maîtriser le flux migratoire au sein de notre espace commun », s’est-il réjoui. Et d’ajouter que notre objectif est « plutôt de réfléchir aux modalités les plus heureuses pour fluidifier le déplacement de nos citoyens et conférer le même confort à ceux qui nous visitent. » Les conclusions des travaux de ces experts ont porté sur la mise en place d’une plateforme e-Visa Liptako ; le projet de vignettes au sticker Liptako avec ses spécifications techniques et l’élaboration d’une feuille de route assortie de recommandations. « Quel que soit le contexte du moment, nous ne perdons jamais de vue que le Sahélien fait partie d’un peuple d’action, un peuple en mouvement, un peuple explorateur des possibilités et des potentialités que lui offre le monde qui l’entoure », a dit le général Daoud Aly Mohammedine. Depuis un an, des secteurs des pays membres de l’AES travaillent sur différentes matières pour la mise en place des structures de l’espace communautaire, faisant dire au ministre malien chargé de la Sécurité qu’ils s’habitueront « fort heureusement au travail en équipe et sous pression et sous le poids de la responsabilité vis-à-vis des peuples de la Confédération et le sentiment gratifiant d’avoir fait leur part du travail. » OD/MD (AMAP)  

Restauration des terres dégradées au Mali : 118 sous-projets signés

Bamako, 30 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidé, jeudi, à Bamako, la cérémonie de signature de 118 sous-projets, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRDT-Mali), a constaté l’AMAP. Le PRDT cible les zones stratégiques du Mali comme le delta intérieur du fleuve Niger et le tracé de la Grande muraille verte dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro (Ouest), Nara, , Ségou, Mopti, Douentza (Centre) et Koulikoro. C’est une initiative du gouvernement malien avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, qui reflète l’engagement du Mali en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité des communautés locales. Le projet concerne 87 communes bénéficiaires dans ces huit régions ci-dessus citées, d’un coût global de 90 milliards de F Cfa. Selon le général de division Abdoulaye Maiga, ce projet « cadre bien la lettre de cadrage du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État, adressée au gouvernement, à savoir la satisfaction des besoins de la population grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration du système éducatif et l’emploi, notamment l’emploi des jeunes, a fait remarquer le premier ministre. » Il a rappelé que la Muraille verte a pour objectif de réhabiliter environ cent millions d’hectares de terres d’ici 2030 « tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales grâce à la protection de l’eau, la création d’emploi et la préservation de la biodiversité et concerne tous les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). » La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa, a précisé que ces 118 sous-projets communautaires soutiendront la restauration des paysages du delta intérieur du Niger et de la Grande Muraille verte au Mali, avec des actions telles que la réhabilitation des berges, le reboisement, l’aménagement de terres pour l’agriculture et la création de plans d’eau. Étaient présents le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et plusieurs autres membres du gouvernement, le coordinateur du PRDT-Mali, Madou Diallo, le maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo. ST/MD (AMAP)    

Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment

Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)

Paix et réconciliation au Mali : Les travaux d’élaboration de la Charte nationale lancés

Bamako, 28 janv (AMAP) La Commission nationale de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale a lancé ses travaux, mardi, pour élaborer la Charte nationale pour la paix et réconciliation, a constaté l’AMAP sur place. Ce document « extrêmement important » est destiné à être « une référence pour toute action allant dans le cadre de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. » L’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, président de la Commission nationale de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a présidé les travaux de lancement en présence de certains membres du gouvernement qui doivent participer à l’élaboration de ce document de base. Le projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale est une résolution du Dialogue inter-Maliens (DIM) qui avait pour objectif de décider de solutions pour la conduite des affaires du pays. Et, également, de rechercher la paix à la réconciliation nationale et la cohésion sociale ainsi que le vivre ensemble. Selon Ousmane Issoufi Maïga, deux commissions : Paix/sécurité et Réconciliation nationale/cohésion sociale/vivre ensemble sont mises en place pour atteindre les objectifs de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. OD/MD (AMAP)