Le Projet d’irrigation N’Débougou IV, fruit de la coopération allemande

Ségou, 12 fév (AMAP) le Projet d’irrigation N’Débougou IV dont le Chef du gouvernement va lancer, samedi, les travaux en zone Office du Niger, est financé par la coopération allemande (KFW) pour un coût global de 33 474 860 595 Fcfa dont 26 238 280 000 sous forme d’aide financière. Il vise à augmenter la production agricole des petits agriculteurs par la réhabilitation des périmètres d’irrigation agricole dans la zone N’Débougou de l’Office du Niger. Le Projet s’appuie sur trois volets : Réhabilitation et construction d’infrastructures, Mesures d’accompagnement pour la mise en valeur des infrastructures, Renforcement de la gouvernance de l’Office du Niger. Il s’agit notamment de réhabiliter le canal adducteur Grüber ; recalibrer le marigot DINA et confectionner la digue piste ; réhabiliter les drains de N’Débougou et de Siengo ; le casier de N’Débougou sur 4 200 ha, prolonger le drain collecteur du Kala inférieur est (KIE) jusqu’au troisième bief du Fala de Molodo (33 km). Le projet va renforcer la gouvernance de l’Office du Niger à travers la formation, l’encadrement, le renforcement des Organisations paysannes – agricoles (riz, maraichage), le renforcement en technique de production maraichère en contre-saison froide, Environnement – programme pilote élevage. En ce qui concerne le volet renforcement de la gouvernance foncière de l’Office du Niger, le Projet d’irrigation N’Débougou IV prévoit de renforcer les capacités en gestion foncière ; actualiser les logiciels SIGON et le registre foncier ; améliorer les procédures et méthodes. Il est aussi question d’améliorer les connexions réseaux et de mettre en place de payement numérique de la redevance, audit des baux de la zone Office du Niger). ADS/MD (AMAP)

Mopti : Fin des travaux de la session de la Cour d’assise des mineurs

Mopti, 14 février (AMAP) Les travaux de la session de la Cour d’Assises et de la Cour d’Assises des mineurs au titre de l’année 2024- 2025 de la Cour d’Appel de Mopti ont pris fin le lundi, a constaté l’AMAP. C’était à la faveur d’une cérémonie présidée par le premier président de la Cour d’Appel de Mopti, Gaoussou Sanou en présence des acteurs de la famille judiciaire  singulièrement le Procureur Général près la Cour d’Appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara, le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Mahamadou Sidibé et plusieurs personnalités dont le gouverneur de la région, le général de brigade Abass Dembélé et le président du conseil régional, Abdoulaye Garba Maïga. Débuté le lundi 05 aout dernier avec 43 affaires criminelles inscrites au rôle, la session qui avait été suspendue pour les difficultés de transfèrement des accusés détenus à Ansongo, Gao, Diré, Nianfunké, Tombouctou, Douentza et Koro et reprise le 3 février a finalement examiné et jugé 56 dossiers et un autre sur les intérêts civils impliquant 111 accusés pour un pourcentage d’exécution de 100%. Au cours de ces assises, la cour a prononcé des sanctions à la hauteur des infractions criminelles commises. Les jurés ont, durant la session rendus 72 arrêts permettant aux accusés d’être fixés sur leur sort. Ainsi, 10 accusés ont écopé de la peine capitale, 06 de la réclusion à perpétuité, 43 autres de la réclusion à temps (5 à 20 ans de prison), 20 condamnations à la peine d’emprisonnement ferme (de 2 à 5 ans) et 8 arrêts d’acquittement concernant 9 présumés. La Cour a délibéré sur 08 arrêts de condamnations civiles et une extinction d’action publique pour cause de décès. Le  montant total des condamnations civiles est de plus de 15 millions de FCFA et les amendes prononcées sont de  deux millions cent mille FCFA. Dans son réquisitoire, le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara a rappelé la nature des affaires examinées et toutes jugées lors de cette session à savoir 13 cas d’assassinat, 04 cas de meurtre, 10 cas de coups mortels, 02 cas d’infanticide, 07 cas de coups et blessures volontaires. A celles-ci s’ajoutentt 11 cas de viol (souvent commis en bande) ; un cas d’attentat à la pudeur ; 13 cas de vol qualifié (souvent commis à main armée), 6 cas d’association de malfaiteurs. Selon le magistrat, toutes ces affaires sont des infractions de violence physique, corporelle ou psychologique qui nous renseignent clairement que notre société s’est résolument installée dans la barbarie, aggravée à la faveur du conflit multidimensionnel et la guerre asymétrique imposés à notre pays par des forces obscures sans foi ni loi. « Les victimes survivantes et les ayants-droits de celles qui n’ont pas survécu à cette barbarie inédite, n’ont demandé lors de leur comparution qu’une seule chose à savoir de rendre justice en renonçant à la réparation matérielle ou pécuniaire. Ainsi, la justice sans faiblir doit jouer pleinement sa partition et l’analyse  rétrospective des décisions rendues par la Cour lors de cette session donne confiance que notre justice, loin de se résigner, apporte la réponse adéquate et appropriée face aux crimes » a indiqué le procureur. Il a salué le courage, l’abnégation, la détermination et l’engagement appréciable de tous les acteurs, sans exclusion aucune qui ont permis l’atteinte des résultats très satisfaisants. Car, selon lui, des magistrats, des avocats, des huissiers-commissaire de justice, des greffiers et secrétaires de greffes, assesseurs, des officiers de police judiciaire jusqu’aux surveillants de prison, avec une mention spéciale aux FAMAs pour avoir sécurisé le transfèrement des détenus et le piquet d’honneur des audiences, chacun a joué sa partition, en toute responsabilité. Nous devons toujours continuer à cultiver cette saine émulation qui a pour mot d’ordre « la gestion axée sur le résultat a conclu le Procureur général ». Le représentant du barreau, Me Mahamadou Sidibé a félicité la Cour pour la diligence dans l’organisation de la session et la qualité des décisions nonobstant des cas de condamnation à mort. Il a aussi plaidé pour que la période transitoire entre les sessions d’assises et l’organisation de chambres criminelles, ne soit pas trop longue pour que les détenus en arrêt soient fixés sur leur sort comme ceux de ce programme. Le premier Président de la Cour d’appel, Gaoussou Sanou s’est réjoui des peines de condamnation à la mort et d’acquittements prononcées qui, selon lui, sont à hauteur des crimes pouvant dissuader certains délinquants. Tout en saluant le barreau pour sa pleine participation aux débats, tout en rappelant que l’assistance de l’avocat est une exigence légale. DC/KM (AMAP)

Musique : Lancement de la 20ème édition Mali Festi Reggae

Bamako,13 février (AMAP) La 20è édition de Mali Festi Reggae se tient du 13 au 15 février 2025 Palais de la Culture Amadou Hampâté BA, sous le thème « One love », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. L’annonce a été faite jeudi 13 février 2025 au palais de la culture Amadou Hampâté Ba», au cours du lancement de l’activité, par la marraine, le Général Néma Sagara. « Il s’agit d’une invitation à la solidarité, à l’union des cœurs et des esprits, à cette communion qui transcende les différences pour nous rappeler que nous formons une seule et même humanité », a-t-elle expliqué. Elle ajoutera que le reggae, porté par les voix des opprimés, les rythmes de la résistance et la poésie de la liberté, est un vecteur de réveil des consciences. « Il nous pousse à questionner le monde, à rejeter l’injustice et à rêver d’un avenir plus juste et plus harmonieux », a déclaré la marraine. Et d’annoncer que cette édition est particulièrement symbolique car elle est placée à la mémoire de Tenin Aoua Thiéro Sangaré, « notre sœur, notre mère et amie ». Selon le directeur National de l’Action Culturelle, Alamouta Dagnoko, le Mali Festi Reggae demeure un médium pour réguler les rapports individuels et collectifs de sorte à assurer en permanence l’unité nationale, la paix, l’amour, la tolérance, la concorde la cohésion sociale et le vivre ensemble. « Cette édition est évocateur, car il renferme les ingrédients et les ressorts sur lesquels notre peuple devrait s’appuyer pour rebâtir le havre de paix. Ce festival est un espace de transmission de valeurs aux jeunes », a-t-il apprécié. La cérémonie de lancement a été marquée par la remise d’attestation à 15 jeunes journalistes, blogueurs et web activistes, qui ont suivi une formation  au journalisme mobile (Mojo), tenue à la Maison de la Presse du 27 au 31 janvier 2025. BT/KM (AMAP)  

Mali : Célébration de la Journée internationale de la Radio

Bamako, 14 février (AMAP) Notre pays, à l’instar de la communauté internationale a célébré le 13 février 2025, la journée internationale de la Radio, sous le thème  » La radio face aux urgences climatiques : alerter, sensibiliser, agir pour un Mali résilient », a constaté l’AMAP. La radio est un moyen de communication et d’information, un média traditionnel, accessible et rapide pour toutes catégories de personnes confondues. Malgré l’avènement des réseaux sociaux, la radio occupe toujours le premier rang, dans le domaine de l’information, de la communication et de divertissement. Elle s’est bien adaptée au contexte du monde notamment son évolution. De nos jours, les auditeurs peuvent écouter les radios à travers des téléphones portables, ainsi que via l’Internet.  La radio joue également un rôle capital dans le processus de la consolidation de la cohésion sociale et le changement de comportement des gens Selon Tiona Mathieu Koné, journaliste, formateur à l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), affirme que “la radio peut beaucoup contribuer à éradiquer cette problématique de changement climatique, à travers des émissions de sensibilisation, dans lesquelles, les hommes de radio invitent les auditeurs à un changement de comportement. La radio s’adapte à l’évolution du monde. Si l’autre fois, elle était écoutée uniquement avec des radios de piles, aujourd’hui, c’est devenu plus facile.  Avec un téléphone portable, l’auditeur peut avoir accès à tous les programmes radiophoniques. « Je ne dirai pas que la radio va disparaitre un jour ,car elle s’est déjà adaptée à l’avancement du monde. En dehors des téléphones portables, nous avons des informations de la radio sur l’internet à travers des pages, « nous confie Bamoussa Cissé, commerçant résident au quartier du fleuve. Contrairement aux précédents interlocuteurs, Yacouba Kandy trouve que les réseaux sociaux ont impacté l’utilisation de la radio. Il argumente que tout ce qui se trouve sur les radios, se passe actuellement sur l’internet, sans penser aux conséquences néfastes de cette plateforme. Proclamée en 2011 par les États membres de l’UNESCO et adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 2012 comme Journée internationale des Nations unies, le 13 février est devenu la journée mondiale de la radio (JMR). MMD/KM (AMAP)

Livres: La 17e édition de la Rentrée littéraire se déroulera du 18 au 22 février à Bamako

Bamako, 12 février (AMAP) La 17e édition de La Rentrée littéraire du Mali se déroule du 18 au 22 février à Bamako, sous le thème « L’Afrique des jeunes », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Cette édition, organisée en collaboration avec Binthily Communication, va regrouper une trentaine d’auteur(e)s, de responsables de festival, des éditeurs et des libraires venant de 16 pays et de notre pays, avec de jeunes auteurs maliens qui seront sous les projecteurs. L’objectif de la rencontre est de contribuer à la structuration et à l’intégration de la filière du livre en Afrique en général, et au Mali en particulier, en portant un éclairage fort sur la production éditoriale africaine. Il s’agit également de faire de Bamako un lieu de référence pour les créateurs et intellectuels du continent. Il est prévu des tables-rondes et cafés littéraires dans les lieux culturels partenaires et dans les universités de Bamako, des spectacles, projections de films, expositions, ateliers, et la remise de prix littéraires. Les lycées de Bamako reçoivent également chaque jour les auteurs de la Rentrée pour des rencontres-dédicaces très appréciées du public scolaire. Pour rappel, en 2024 a été lancée pour la première fois la Librairie de la Rentrée littéraire, offrant un espace dédié pendant la durée du festival aux éditeurs et libraires, et où de nombreuses manifestations autour du livre sont accueillies. La « librairie éphémère » de La Rentrée littéraire du Mali, lancée en 2024, est une nouveauté du festival. Sa deuxième édition se tiendra cette année encore au Musée Muso Kunda.  En 2023, la Rentrée littéraire a organisé le premier Forum africain des manifestations littéraires, regroupant les représentants de 20 salons du livre et rencontres littéraires dans les différentes aires géographiques, culturelles et linguistiques du continent. A la suite de l’initiative, un Réseau Africain des Manifestations Littéraires (RAMALI) a vu le jour. OS/KM (AMAP)                                                                                     

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 12 février 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 12 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. 1.Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant modification du décret fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. A l’application, le dispositif institutionnel prévu par le Décret n°2024-0327/PT-RM du 04 juin 2024 a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger pour mieux faire face aux enjeux liés à la Réforme du Secteur de la Sécurité. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de l’Agence comptable centrale du Trésor ; des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de l’Agence comptable centrale des Dépôts. L’Agence comptable centrale du Trésor a été créée par l’Ordonnance n°02-031/P-RM du 04 mars 2002 avec pour mission, entre autres, la centralisation et la vérification des documents et situation des comptables supérieurs, la production et le contrôle des documents périodiques et définitifs en vue de l’établissement de diverses statistiques et de comptes généraux et l’élaboration des plans prévisionnels de trésorerie. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°02-128/P-RM du 15 mars 2002 et le Décret n°02-237/P-RM du 10 mai 2002. Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement de l’administration publique et à la non prise en compte des innovations introduites par les normes communautaires et internationales en matière de comptabilité publique et de statistiques des finances publiques. Au regard de ces insuffisances, l’étude diagnostique réalisée, en 2022, par le Ministère de l’Economie et des Finances a recommandé la réorganisation de l’Agence comptable centrale du Trésor et la suppression de ses missions, celle relative à la gestion des dépôts et consignation. L’étude diagnostique a aussi recommandé, compte tenu de l’obligation faite aux organismes publics de déposer leurs fonds au Trésor public, la création de l’Agence comptable centrale des Dépôts dédiée à la gestion des dépôts et consignations des organismes publics et des projets et programmes. Les projets de texte, adoptés, créent sous forme de services rattachés à la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique l’Agence comptable centrale du Trésor avec pour mission de gérer la trésorerie de l’Etat, de tenir la comptabilité et de produire les états comptables et financiers de l’Etat et l’Agence comptable centrale des Dépôts avec pour mission de gérer les dépôts et fonds des organismes publics, des projets et programmes et/ou ceux des particuliers qui lui sont confiés. L’adoption de ces textes permet également de prendre en compte les innovations apportées dans la gestion des finances publiques, suite aux réformes communautaires et internationales transposées transposées dans la législation nationale et les changements induits par l’érection de la Direction nationale du Trésor et de la Comptabilité publique en Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Convention d’établissement pour la phase d’exploitation conclue entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société Nampala-S.A. pour l’exploitation de l’or. Le Gouvernement a signé avec la Société Ressources Robex Mali-Sarl une Convention d’établissement le 27 décembre 2011 pour la recherche et l’exploitation de l’or et des substances minérales du groupe 2 sur le périmètre de Mininko, dans la Région de Sikasso. Les travaux de recherche géologiques effectués par la Société ont permis de mettre en évidence un gisement dont les réserves minérales sont estimées à 17 351 000 tonnes avec une teneur en or de 0,70 grammes par tonne pour une durée d’exploitation de 8 ans, à raison de 1,439 tonnes d’or par an. Par le Décret n°2012-190/PM-RM du 21 mars 2012, un permis d’exploitation a été a attribué à la Société Ressources Robex-Sarl pour l’exploitation du gisement de Mininko. Dans le cadre des réformes opérées dans le secteur minier, l’Etat du Mali, les sociétés Ressources Robex INC et Nampala-S.A. ont signé un protocole d’accord, le 12 septembre 2024 qui consacre l’augmentation et la transformation des parts détenues par l’Etat dans le capital de la société en des participations non contributives, non diluables donnant droit à des dividendes prioritaires. Le projet de décret, adopté, approuve la nouvelle Convention d’établissement signée entre les parties en vue de prendre en compte les changements intervenus. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant modification du décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil supérieur de la Jeunesse. Le Conseil supérieur de la Jeunesse a été créé par la Loi n°2019-059 du 05 décembre 2019 avec pour mission de veiller à la mise en œuvre des politiques et programmes de plein épanouissement des jeunes. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°20l9- 0976/P-RM du 19 décembre 2019. Dans l’exécution de sa mission, le Conseil supérieur de la Jeunesse est confronté à des difficultés qu’il convient de corriger pour l’atteinte des résultats escomptés. Le projet de décret, adopté, crée un secrétariat permanent unique pour le Conseil supérieur de la Jeunesse et le Comité exécutif national en vue de renforcer la synergie d’actions entre les services en charge du plein épanouissement

Culture : Le Festival international du Wassulu prévu du 20 au 22 février 2025

Bamako 12 février (AMAP) La 8ème édition du Festival international du Wassulu, se déroulera du 20 au 22 février 2025 à Yanfolila, sous le thème « la valorisation de la culture de wassulu », a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. L’annonce a été faite mercredi par la diva Malienne, Oumou Sangaré, promotrice et initiatrice du festival international du wassulu (FIWA) au cours d’une conférence de presse à  l’hôtel la résidence wassulu, à Kalaban-coro, en commune V du district de Bamako. L’objectif de cet évènement dont le budget s’élève à plus de 70 millions, est de promouvoir la culture, l’art et le développement du wassulu. Il est prévu des prestations des artistes de renommée nationale et internationale, des balades de Tourisme dans le Wassulu, des manifestations des Bozo et somono, notamment la course de pirogue. La diva Oumou Sangaré a saisi l’occasion pour lancer un appel aux maliens et maliennes que tout le monde se lève de faire ce qu’il sait faire pour la liberté totale de nous tous. « Et, cela ne peut pas se faire sans l’implication de chacun de nous », a-t-elle soutenu. Avant de remercier les autorités de la Transition et le peuple malien pour la distinction qui lui a été donné. Elle a également fait comprendre que la culture est très importante dans un pays, car, elle fait vivre des centaines de familles et milliers de personnes.  À ce propos, la promotrice du FIWA a remercié le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goita pour sa décision de dédié l’année 2025 comme l’année de la culture. « Cette décision du Chef de l’État nous a beaucoup touché. On est très reconnaissant envers lui. Cette action montre déjà qu’il considère la culture. Et, c’est une lourde tâche pour nous et de tous faire pour ne pas décevoir le Président de la Transition », a conclu, Oumou Sangaré. Le représentant de la marraine de l’édition, la présidente du Mouvement Anbiko, Batouly Niané,  Lassana Cissé, directeur général de l’entreprise Touly’s et coordinateur des activités du mouvement An-Biko, a salué la perspicacité de la diva Oumou Sangaré. Il  a souligné que l’amitié qui existe entre sa présidente et Oumou Sangaré est une histoire qui va au-delà de ce que « nous voyons, je dirai un partenariat de longue date, et nous ménagerons aucun effort pour la réussite totale du FIWA », a-t-il dit. ST/KM (AMAP)

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga attendu vendredi à Ségou

Ségou, 12 fév (AMAP) Le Premier ministre, Chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, séjournera, du 14 au 15, dans la Région de Ségou (Centre), à environ 235 kilomètres de Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Au programme de cette visite, le Premier ministre présidera, le vendredi matin, une réunion des cadres. Il est également prévu la pose de la pierre du vestibule des légitimités traditionnelles et l’inauguration du stade Amary Ndaou, complètement rénové, agrandi et modernisé. Après l’étape de Ségou, le Chef du gouvernement se rendra, samedi, à N’débougou pour lancer les travaux du projet d’irrigation N’débougou IV en zone Office du Niger. Il poursuivra son agenda, dimanche, dans la Région de Doïla. Une commission d’organisation, créée pour la circonstance sous la présidence du chef de Cabinet du gouverneur de Ségou, est à pied d’œuvre depuis plusieurs jours pour faire de ce périple une réussite totale. Pour le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, cette visite est d’une importance capitale pour la région. Il a mis l’accent sur l’importance d’une de nos valeurs sociétales, à savoir le respect de la parole donnée. « Le chef de l’Etat a fait une promesse et il l’a tenue. C’est un acte de reconnaissance que nous entendons démontrer au Premier ministre à l’endroit du chef de l’Etat dont les œuvres concourent au développement de notre commune, de la Région de Ségou » a-t-il-dit. Le maire Nouhoun Diarra a remercié les autorités « pour toutes les actions concrètes qui seront posées, vendredi, et qui confortent la confiance de tout Ségou en le Mali. ». Il a appelé l’ensemble de la population de Ségou à sortir massivement pour faire de cette visite un évènement grandiose. Pour le directeur régional de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, Attaher Sofiane l’inauguration du Stade Amary Daou de Ségou « est un instant solennel de reconnaissance et de remerciements au général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition pour l’intérêt témoigné à la jeunesse malienne en général et celle de Ségou en particulier ». Le coordinateur régional des chefs et conseillers de villages, fractions et quartiers de Ségou, Oumar Togora, lui, ne cache pas la joie des légitimités de voir la pose de la première de leur vestibule « La coordination est à pied d’œuvre pour mobiliser toute la population de la région de Ségou ainsi que plus de 2 500 chefs et conseillers de villages fractions et quartiers. Cette visite est très significative pour nous car notre rêve va devenir une réalité avec la pose de la première pierre de notre vestibule », a-t-il indiqué. Le Premier ministre va lancer un des plus grands projets de l’Office du Niger qui pour le Pdg, Badara Aliou Traoré, « va insuffler un nouveau sang à (sa) structure. » ADS/MD (AMAP)

Crise au Mali : Le gouvernement annonce l’intégration et la réinsertion de 3 000 ex-combattants (Officiel)

Bamako, 11 fév (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, mardi, l’intégration de 2 000 ex-combattants issus des groupes républicains d’autodéfense dans les Forces armées de défense en tant que soldats de 2è classe et la réinsertion socioéconomique de 1 000 ex-combattants au compte des inaptes du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC). Lors d’une conférence de presse de lancement officiel du processus de désarmement- démobilisation-réinsertion et intégration (DDR-I), le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée Ismaël Wagué, a expliqué que « ces 2 000 ex-combattants à intégrer contribueront à la sécurisation du pays ainsi qu’à la protection de nos concitoyens. » Quant aux 1 000 autres à réinsérer, « ils bénéficieront d’une prise en charge pour leur réinsertion socioéconomique ». Ils seront issus des rangs des anciens mouvements signataires du défunt Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des anciens mouvements sédentaires de la Région de Gao (Nord), des milices d’autodéfense de Bandiagara, Djénné, Ségou, Macina (Centre), des donzos (chasseurs), des mouvements peulhs, entre autres. Le général de corps d’armée Ismaël Wagué a précisé que les mouvements armés opposés à l’Etat ne sont pas concernés par ce processus. « Car, a-t-il soutenu|, il faut que la justice s’exprime d’abord sur ces cas, sachant bien que certains d’entre eux sont reconnus coupables de l’attaque du bateau Tombouctou, il y a quelques années. » Le ministre a rappelé que le programme s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du Dialogue inter-Maliens (DIM), où l’intégration et la réinsertion des ex-combattants ont été une recommandation forte. OD/MD (AMAP)      

Sikasso échange sur les cas de divorce

Sikasso, 11 février (AMAP) Le ministre des affaires religieuses, du culte et des coutumes, Dr Mahamadou Koné a présidé, la semaine dernière à Sikasso, une rencontre autour du divorce, en présence du Gouverneur de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur national de la promotion de la femme, Harouna Samaké, de la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo et du prêtre diocésain, Abbé Jean Baptiste Dembélé. Etaient également présents, de nouveaux couples (les jeunes fiancés), des couples mariés depuis 10 à 15 ans, ceux qui sont en instance de divorce au tribunal, les officiers d’état civil… Le thème retenu pour cette rencontre était « Le mariage à l’épreuve du temps », suite au constat de «381 cas de divorce en 2024.   L’évènement a été mis à profit pour évoquer tous les aspects relatifs au mariage et aux couples. La cheffe de l’exécutif régional a souligné l’importance capitale de la rencontre. A cet effet, elle a indiqué que le taux de divorce est très élevé à Sikasso (381 cas en 2024 soit 1cas de divorce/jour).La région, selon elle, est considérée comme la 2ème en termes de fréquence de divorces au cours de l’année 2024. A l’en croire, cette rencontre constitue un espace de sensibilisation qui permettra de sauver beaucoup de couples. Par ailleurs, le gouverneur dira qu’il poursuivra la session de sensibilisation afin de réduire le taux de divorce dans la région. « S’il n’y’a pas de stabilité dans nos foyers, il n’y en aura pas dans notre société… », a-t- elle conclu. Pour sa part, le directeur national de la promotion de la femme, Harouna Samaké a salué l’initiative qui, selon lui, mérite d’être accompagnée et publiée à travers le pays. Il a invité les couples à s’approprier les conseils prodigués. De son côté, le ministre des affaires religieuses, du culte et des coutumes a insisté sur la bonne sensibilisation de chacun des deux conjoints. Il a mis un accent particulier sur le respect mutuel entre les conjoints, la franchise, l’honnêteté, l’amour etc.  MD/KM (AMAP)