Mali : Financement de micro- entreprises pour des jeunes
Bamako, 6 mars (AMAP) La cérémonie de remise de financement aux jeunes bénéficiaires du programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ) de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports (CONFEJES), a été présidée ce jeudi, par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a appris l’AMAP de source proche de son département. Cet appui financier a été accordé à dix (10) jeunes, pour les accompagner dans la création et le développement de leurs microentreprises. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de la République du Mali à soutenir l’insertion économique des jeunes en leur offrant des opportunités concrètes d’auto-emploi et de contribution au développement du pays. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne a saisi l’occasion pour féliciter les bénéficiaires tout en les félicitant pour leur engagement et détermination. Avant de leur prodiguer des conseils pour la réussite de leurs projets Le chef du département en charge de la Jeunesse a enfin réaffirmé la volonté des autorités à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes comme un levier essentiel pour lutter contre le chômage et renforcer l’autonomisation de la jeunesse. Il est à noter que la Conférence des Ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES) est une institution intergouvernementale qui œuvre pour la promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs au sein de l’espace francophone, elle a été créée en décembre 1969. KM (AMAP)
Mine de lithium de Bougouni Mining : le Gouverneur visite les chantiers
Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala, un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)
8 mars à Niafunké : Cap sur Inna Dicko, véritable femme leader et militante des droits des femmes
Niafunké, 6 mars (AMAP) Mme Hadjaratou Dicko, connue sous le nom de Inna Dicko, enseignante de son état, œuvre depuis plus de 10 ans pour l’unification, le rassemblement des femmes et le développement de Niafunké, sa Commune, ville natale du célèbre Chanteur Malien Ali Farka Touré, a appris l’AMAP de source locale. Cette femme dynamique multiplie également les rencontres, les émissions radiophoniques, les séances de sensibilisation pour la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le développement au niveau de la commune. Inna, comme l’appellent affectueusement les siens, finance avec les moyens dont elle dispose, la formation en savonnerie, en coupe – couture et la création des activités génératrices de revenus au profit des femmes déshéritées tant dans la ville de Niafunké que dans de nombreux villages de la commune. Toutes choses qui ont permis à de nombreuses femmes d’assurer leur autonomisation. Elle accompagne aujourd’hui le service de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille dans toutes ses luttes contre les VBG et autres injustices. Sa capacité de négociatrice lui a permis, à l’étonnement de tous, de rassembler les 2 tendances des femmes leaders de Niafunké et de réussir le 15 février dernier, la plus grande mobilisation de soutien aux autorités de la Transition à la place de l’Indépendance. Ce jour elle a, dans un discours affirmé : « les femmes de Niafunké doivent se donner les mains autours des jardins potagers, maraichages, rizières, associations pour un lendemain meilleur pour cette localité qui à laisser beaucoup de plumes á cause des divisions et querelles inutiles. Son engagement, sa détermination et sa disponibilité lui ont valu la confiance de ses sœurs prendre la tête de la CAFO, des groupements des femmes enseignantes, les artisanes de la paix, entre autres. Inna est également marraine de plusieurs associations féminines dans le milieu scolaire et dans bien d’autres milieux. Sur le plan professionnel, Inna dispose d’une grande boutique de prêt á porter, où elle vend des bijoux, tissus, chaussures, parfum hommes et femmes tout style confondus pour jeunes et vieux. Connue pour sa gentillesse et sa largesse, elle apporte chaque année les pagnes du 8 mars qu’elle achète par dizaines de balles pour faciliter l’accès des autres femmes à ce symbole dans la célébration de leur fête. Agée Aujourd’hui de 40 ans, Inna incarne un modèle de femme leader qui contribue à apporter la réconciliation, la paix et le développement dans une communauté avec des idées novatrices. SM/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 mars 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’entame de la session, Son Excellence le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a prié pour le repos de l’âme des disparus, présenté ses condoléances à leurs familles et formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés, suite aux drames survenus sur les sites d’orpaillage à Kokoyo, village de Danga, Cercle de Kangaba et à Bilalikoto, Cercle de Kenieba. Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de renforcer les mesures pour éviter les drames humains et environnementaux dans notre pays. Le président de la Transition, Chef de l’Etat a en outre instruit : l’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs directement impliqués dans la survenance desdits incidents : Préfet, Sous-préfets, responsables des Forces de Sécurité (Police, Gendarmerie, Garde), des services locaux des Eaux et Forêts, services d’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, services subrégionaux de la Géologie et des Mines ; la relecture de certains textes juridiques pour, entre autres, mettre fin à la transaction dans le domaine environnemental, faciliter la récupération des équipements impliqués dans l’orpaillage, et leur affectation au patrimoine de l’Etat ; la suspension des permis d’exploitation des mines artisanales octroyé à des personnes de nationalité étrangère ; le lancement de la procédure de dissolution du Conseil communal de Dabia. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention d’appui budgétaire comprenant un prêt, signé à Bamako, le 26 février 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds du Qatar pour le Développement. Par cette convention, le Fonds du Qatar pour le Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un appui budgétaire d’un montant de 50 millions de dollars américains, soit 31 milliards 447 millions 500 mille F CFA environ, composé d’un prêt de 45 millions de dollars américains, soit 28 milliards 302 millions 750 mille F CFA environ. Cet appui budgétaire permettra de soutenir les secteurs de l’aide humanitaire, du développement économique et de la santé, notamment la fourniture de denrées alimentaires, la réalisation de points d’eau, la réhabilitation et la construction d’infrastructures et le renforcement des moyens d’action de l’Administration et des Collectivités territoriales. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali pour tirer davantage profit de la rente minière. Ce nouveau Code a introduit dans le dispositif minier une convention d’établissement pour la phase de recherche et une autre pour la phase d’exploitation, réduit la période de stabilité du régime fiscal, institué la redevance de la surproduction et la taxation des superprofits, augmenté la participation de l’Etat dans le capital de la société d’exploitation minière et supprimé les exonérations douanières en phase d’exploitation. Il a également introduit la progressivité du taux de la taxe ad valorem et a permis la conclusion des protocoles d’accord entre le Gouvernement de la République du Mali et des sociétés minières. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie les article 240 et 425 en vue d’adapter le Code général des Impôts au nouveau Code minier. Cette modification apporte les innovations ci-après : l’élargissement du champ d’application de l’Impôt Spécial sur Certains Produits aux marbres, aux lingots d’or et aux autres produits miniers ; la réduction du taux minimal de l’Impôt Spécial sur Certains Produits pour les marbres, les lingots d’or et les autres produits miniers de 5% à 3% ; l’extension du droit de timbre sur les intentions d’exportations à tous les produits miniers. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé. Le processus a abouti, après la mise en place du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire et du Régime d’Assistance Médicale, à l’adoption de la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle nécessite un système de conventionnement qui définit clairement les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé. Ainsi, le Décret n°10-577/P-RM du 26 octobre 2010 fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre les prestataires de santé et la Caisse nationale d’Assurance Maladie a été adopté pour la mise en œuvre du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire. L’application de ce décret a révélé des insuffisances dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle qu’il convient de corriger pour étendre, notamment la prise en charge à toutes les catégories de travailleurs. Le projet de décret, adopté, permettra d’organiser efficacement la prise en charge de tous les assurés et bénéficiaires du Régime d’Assurance Maladie Universelle. un projet de décret portant approbation des conventions types de délégation de gestion dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle prévoit la possibilité pour la Caisse nationale d’Assurance Maladie de déléguer, sous son contrôle, certaines missions à des organismes gestionnaires délégués et d’impliquer des sociétés commerciales dont l’expertise est avérée en matière de gestion du risque maladie. Le projet de décret, adopté, permettra de mettre en place un mécanisme pour assurer le partage,
Journée mondiale des femmes à San : La mairie organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux
San, 6 mars (AMAP) La mairie de San, à l’instar des autres régions du Mali célèbre le 8 mars, la journée Mondiale de la femme, sous le thème « Femme et Culture », a appris l’AMAP de source municipale. L’annonce a été faite par Le Maire de la Commune Urbaine de San, Mme Félicité Diarra au cours d’un entretien avec notre équipe, dans les locaux de sa municipalité, le 20 février dernier. La première responsable de la Mairie rassure que les préparatifs vont bon train avec une Commission mise sur place à cet effet pour réussir l’évènement. « La Mairie de San en collaboration avec Hevetas, le service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et d’autres partenaires locaux, organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux, à la Maison des Jeunes de San » a déclaré Mme Félicité Diarra. Mme le Maire a également précisé que cette exposition va regrouper toutes les femmes de San et celles des localités environnantes, pour exposer leur savoir-faire et de se faire connaître. Cette exposition sera précédé d’une conférence de presse sur le thème retenu à savoir « Femme et Culture », surtout que cette année a été dédiée par le président de la Transition, Assimi Goïta, à la Culture. A la question votre mot sur la journée Internationale de la Femme, le Maire de la Commune urbaine de San s’est exprimé ainsi « Que les femmes travaillent, seul le travail paye. Il faut que la femme travaille pour s’épanouir, pour préparer l’avenir de ses enfants et aider son mari. « Il faut aussi inciter l’Etat à accompagner davantage les femmes. Beaucoup de femmes dans le monde rural ont besoin d’un accompagnement. Elles font beaucoup d’activités non visibles et non accompagnées. Les autorités doivent encourager le savoir-faire des femmes, surtout dans les zones rurales. Au cours de notre entretien, nous avons fait avec Mme le Maire, un tour d’horizon, sur les réalisations dans sa Commune, ainsi que les difficultés, les défis et les perspectives. Actions menées par les autorités communales Sur les actions menées ces derniers temps, Mme le Maire a évoqué l’élimination de plusieurs dépôts anarchiques dans la ville de San, plusieurs activités de protection de l’environnement à travers des campagnes de reboisement et le curage de caniveaux. « Sur la question de l’environnement, une équipe de 15 personnes avec deux bennes nouvellement acquises par la Commune, est dédiée exclusivement à l’assainissement de la ville », a soutenu Mme Félicité DIARRA. La mairie a, par ailleurs, mené plusieurs actions qui contribuent à la modernisation de la nouvelle région, qui est la 17ème. Il s’agit de la rénovation de la mairie sur fonds propres pour un montant de 35 millions, l’acquisition d’un véhicule Hilux, également sur fonds propres pour 35 millions, la réalisation d’un monument du fondateur de la ville, Bakorè Traoré et la matérialisation de l’historique (mare sacrée, bois sacré et puits sacré) pour 11 millions de nos francs et la réalisation de points d’eau dans la ville de San et dix autres villages avec des partenaires comme APCM, PROADIDES, PDI. BS et Caritas. D’autres actions non moins importantes et dont les importants, ont été réalisés pour le bien être des communautés. Parmi celles-ci, il est à retenir, la construction et l’équipement et l’électrification d’un Centre de Santé Communautaire à Paridara, un hameau entouré de plusieurs villages ; la construction de six (6) salles de classe à Paridara et à Gélékoro et la réalisation et le dallage de 400 m de caniveaux à SAntoro, au Marché de San, à Lafiabougou et à Sienso, en partenariat avec l’Etat et d’autres partenaires. Mme le Maire a également évoqué comme réalisation, la direction de cinq (5) directions avec des magasins pour des écoles de la Commune, avec le Programme déplacement des Ressources de l’Etat aux collectivités et de riposte au covid 19, pour un coût de 30 millions de nos francs., la clôture du Groupe scolaire Santoro – Extension avec un point d’eau et une maison pour gardien avec la Banque Mondiale, la coopération Suisse, le Pays Bas et Lux Développement. Enfin la responsable de la municipalité a mis l’accent sur l’aménagement par la Mairie du Parc à Bétail, de la construction du Bureau moderne Agent voirie sur fonds propres pour 17 millions de FCFA, l’aménagement de 2000 ha des plaines avec le PIDS et le Moyen Bani, la formation aux nouvelles techniques agricoles et l’accompagnement des femmes en semences améliorées. Difficultés rencontrées par la Mairie Malgré les ces actions de grande envergure menées dans une nouvelles région, la mairie reste confronter à entre autres difficultés, la mobilisation des ressources propres en cette période d’insécurité, la réduction, ces dernières années, des ressources à elle allouée par l’ANICT, le faible accompagnement des partenaires, les inondations récentes qui ont ravagé plus de 5000 ha de parcelles ainsi que des maisons, des routes et d’autres voies d’accès, le faible plateau technique et des ressources humaines au niveau du CSCOM et le vaste mouvement des personnes déplacées. Besoins immédiats Mme le Maire qui a salué les autorités pour l’ouverture du Camp militaire de San et l’aménagement de la Route Nationale 6 (RN6), a cependant mis l’accent sur des besoins immédiats dans sa commune à savoir, le renforcement du stock de sécurité pour les sinistrés et les femmes veuves, la clôture de la Brigade Territoriale, l’aménagement du poste de sécurité de Sienso, la réouverture du poste de péage de Sienso et la sécurisation de l’inter fleuve. Perspectives La première responsable de la Commune reste convaincue que la municipalité avec l’appui des autorités et singulièrement du Gouverneur de région et tous les services rattachés et déconcentrés ainsi que des opérateurs et des populations, ne ménagera aucun effort pour un véritable développement de la région de San qui a déjà amorcé son processus d’évolution. Kader MAIGA (AMAP)
Football : L’AG extraordinaire de la FEMAFOOT aura lieu le 17 mars prochain
Bamako, 5 mars (AMAP) L’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football (Femafoot) aura lieu le 17 mars prochain à son siège, sis à l’ACI 2000, a appris l’AMAP. L’information a été donnée par le secrétaire général de la Femafoot, Sidi Békaye Magassa à travers une correspondance en date du 3 mars et adressée aux secrétaires généraux des clubs et des ligues. Le secrétaire général de l’instance dirigeante du football national note que l’assemblée générale est convoquée pour adopter le budget 2025 et réviser certains textes de la fédération. Les délégués viendront des 9 Ligues régionales (3 délégués par ligue), des 14 clubs de première division, des 9 clubs champions de 2è division (2 délégués par club) et des 3 groupements sportifs (1 délégué par groupement). Il est à rappeler que les assises étaient initialement prévues le 28 février, mais ont été suspendues « pour permettre à la commission de relecture d’intégrer les observations des experts de la Fédération internationale de football (FIFA) au projet de révision et de proposer un projet final». BK/KM (AMAP)
8 mars : La rossignole du Santoro et Karantela émerveille les populations
San, 21 février (AMAP) Grande de taille, d’un gabarit imposant, d’un sourire fine et d’un commerce agréable, la quarantaine, elle émerveille les populations de par ses chansons bambara et mandingues, lors des cérémonies officielles, de mariage et de baptême à San. Elle, c’est la chanteuse Assan Dembélé, connue de la Cité de Santoro et de Karantela, nom originel de San. Elle qui n’a pas eu la chance de fréquenter l’école contrairement aux autres membres de sa famille, est née à San, d’une famille d’artistes et de chanteurs. Fille d’un batteur de Tam-Tam, Dramane Dembélé et d’une ménagère, Awa Sanogo qui n’a jamais chanté. Elle a appris aux côté de sa tante Fafinè Dembélé qui était à l’époque sollicité aux cérémonies de mariage et de baptême et émerveillait-elle aussi par sa voix perçante et harmonieuse. Assan Dembélé qui n’a produit aucun album à cause selon elle, d’un manque de moyens et d’appui, a beaucoup d’admiration pour la grande cantatrice Kandia Kouyaté, originaire de la ville de Kita, berceau du savoir traditionnel et de la chanson. « Je chante plusieurs morceaux dont le plus célèbre et attirant est ‘Mougnou et Sabali’ ou encore la patience et la tolérance’ adressé aux femmes du monde, d’Afrique et du Mali. Toute chose qui contribue à la stabilité d’une famille et à son évolution. » Bien que n’ayant pas les moyens, elle fait ses répétitions avec ses joueurs dans sa famille paternelle avec le matériel dont elle dispose et le reste est loué. A notre interrogation, le bruit de la répétition ne dérange pas les voisins. Elle répond à la négative en affirmant qu’ils sont habitués et l’accompagnent dans sa quête de performance en assistant souvent aux entrainements. La rossignole comme l’appellent ses fans, a participé à deux semaines locales à San où sa formation a été primée en Solo, Balai, Ensemble instrumentale et danse. Elle a également pris part à la Semaine régionale où sa formation a été 2ème. Cette chanteuse qui fait la fierté du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE) n’a jamais participé à la biennale à cause, à l’époque de l’entretien de son nouveau bébé. Elle continue de conseiller aux femmes ; malgré souvent des difficultés dans leur milieu de vie, la patience et la tolérance et de son avis la réussite d’une famille est liée à une femme ainsi que celle d’une nation. Elle n’a pas manqué de faire le plaidoyer auprès des autorités afin qu’elles apportent leurs appuis aux femmes qui ont de l’ingéniosité surtout dans les zones rurales. Cette dame à la voix captivante qui continuent de faire vibrer les cœurs dans sa ville natale et autres localités, est mère de six (6) enfants. Kader MAIGA (AMAP)
Lancement de « Ramadan Tour 2025 » du Mouvement An-Biko : Distribution de 25. 000 kits alimentaires dans plusieurs localités du Mali
Bamako, 5 mars (AMAP) Le lancement officiel du Ramadan Tour 2025, organisé conjointement par le Mouvement An-Biko et Touly’s Groupe, s’est déroulé hier, mardi 04 mars, dans la cour de la mairie de Missabougou, en Commune IV du district de Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été co-présidée par le représentant de la mairie de la Commune VI du district de Bamako, Jonatane Poudjougou et la Vice-présidente du Mouvement An-Biko et du Touly’s Groupe, Mme Touré Binta Niane. Le lancement de cette vaste campagne de solidarité dont, l’objectif est de soutenir les populations sinistrées, vulnérables, vise à distribuer « 25.000 kits alimentaires », composés de riz, de sucre, de maïs, d’huile et dattes. Lors de cette première étape inaugurale un nombre significatif de kits a été remis aux sinistrées (comprises entre 200 à 300 sinistrées) des quartiers de Missabougou, Rimadio et de Magnambougou. Pour Jonatane Poudjougou, représentant de la mairie de la Commune VI, le mouvement An-Biko a choisi la Commune VI pour le lancement de son programme de « Ramadan Tour » pour la raison qui est tout simple. « Pendant ces deux dernières années la population de Missabougou, de Yirimadio et une parie de Magnambougou ont subi des dégâts suite à de grandes pluies que notre pays a connues et parmi les actions faites pour venir au secours des victimes d’inondation, c’est le mouvement An-Biko qui est l’un des premières partenaires à intervenir », a rappelé le représentant de la mairie de la Commune VI. Jonatane Poudjougou a ajouté que si aujourd’hui ce même mouvement choisit sa commune pour le lancement de son opération de Ramadan Tour 2025, « nous ne pouvons que s’en réjouir et remercie vivement les responsables du mouvement An-Biko et de Touly’s Groupe pour cette initiative qui consiste à soulager ces populations démunis et sinistrées de Missabougou, de Yirimadio et au de là ». Pour sa part, la Vice-présidente du mouvement An-Biko et du Touly’s Groupe a précisé que l’opération Ramadan Tour 2025 de ses organisations consiste à distribuer 25 000 kits alimentaires, composés de riz, de sucre, de dattes et de maïs. Mme Touré Binta Niane a fait savoir que l’opération va concerner plusieurs localités du Mali. Elle a précisé qu’en plus de ces sinistrées et victimes d’inondations, seront bénéficiaires aussi de ces kits alimentaires, les chefs de quartier, les imams, les personnes démunis, les veuves, les blessés de guerre et la distribution va continuer pendant la période de ramadan. Siné S. TRAORE
Diéma : Le foin si cher !
PPar Ouka BA Diéma, 05 mar (AMAP) A Diéma, en cette période, la vente d’herbe est florissante. C’est une activité rentable. De nombreux jeunes s’y adonnent. Le foin coûte excessivement cher à Diéma or, cette nourriture des animaux a réussi cette année dans cette partie de la bande sahélienne, soumise parfois, à des aléas climatiques rudes. A cause de son exploitation excessive, l’herbe commence à se raréfier en brousse. Pour avoir de l’herbe aujourd’hui, il faut aller à des dizaines de kilomètres. Une charretée d’herbe est vendue à 3 000 Fcfa. Pour le contenu d’un tricycle, on vous demande jusqu’à 15 000 Fcfa. « C’est à prendre ou à laisser ! », lance Kantara Dicko, qui arrive d’un campement maure avec ses chargements. Il n’hésite pas, de mauvaise humeur, à jeter ce genre de phrases à la figure de clients qu’il accuse de saboter ses prix. Certains éleveurs prennent le soin de constituer des stocks de sécurité sur leur hangar pour assurer l’alimentation en période de soudure de leurs troupeaux, jusqu’à la tombée des pluies. Un travailleur saisonnier, Adama Diarra, effectue quotidiennement trois tours avec sa charrette, s’intéressant surtout à l’espèce d’herbe dont raffolent les petits ruminants. Mais, avec la peur au ventre, il craint de de faire une mauvaise rencontre, en cette période d’insécurité. De l’avis d’Issouf Niakhaté, venu chercher yne pièce d’état civil, pour se procurer une charretée d’herbe, chez-eux, à Lambidou, il faut payer 4 000 Fcfa voire plus. « Généralement, poursuit notre jeune interlocuteur, ce sont les Maures qui vendent de l’herbe dans notre milieu. Mes frères et moi, avions déjà fini de constituer nos stocks d’herbe avant le retour de nos bovins. » Garan Dembélé, conducteur de moto-taxi, préfère se rendre jusqu’à Nioro, sur une distance d’environ 90 km, avec sa marchandise, pour gagner plus. Il n’a pas à se plaindre, un autre homme, qui préfère taire son nom. Avec sa charrette et son cheval trépignant de santé, il lui arrive, souvent, d’empocher journalièrement près de 30 000 Fcfa, rien qu’avec la vente de foin. Depuis le jour où le hangar de Mody Macalou, un coiffeur du coin, a pris feu, à cause de l’inadvertance de son enfant, transportant des braises, il a arrêté, par précautions, de stocker de l’herbe dans sa maison. L’emboucheur Harouna Samaké, lui, accorde plus d’importance au tourteau, qui, selon lui, donne plus de rforce et de resistance au cheptel. Avec ses deux moutons Balibaly Wolosso, Mme Sirandou Coulibaly, assure dépensee plus d’argent pour l’achat d’herbe ces derniers temps. OB/MD (AMAP)
Journée du 8 mars à Bafoulabé : Parcours de Mme Fatou Diallo, une vendeuse de charbon atypique
Bafoulabé, 5 mars (AMAP) Dans notre pays comme partout ailleurs dans le monde, nombreuses sont les femmes qui s’illustrent après avoir connu un parcours difficile. Tel est le cas de Mme Fatou Diallo, une vendeuse de charbon atypique, un exemple à Bafoulabé, cercle de la région de Kayes, à l’ouest de la capitale, a constaté l’AMAP. Née à Brigo (Kita), mariée à Bafoulabé, Mme Fatou Dialo, mère de 2 enfants est aujourd’hui âgée de 37 ans. Son mari qui a connu des ennuis de santé, n’arrivant pas à joindre les deux bouts, l’a obligé de redoubler d’ardeur et d’efforts pour affronter la vie et s’occuper de son foyer. Ainsi, avec le rappel à Dieu de son mari en 2009, elle a décidé, en plus de ses travaux de ménage, d’être lavandière pour subvenir aux besoins de sa famille, avant d’être bûcheronne et par la suite vendeuse de charbon. Comme dit le dicton, » on peut partir de rien pour réussir sa vie ». Fatou, comme l’appellent affectueusement les siens, a d’abord commencé à acheter du charbon par baignoire à 500 FCFA pour le revendre, avec 350 FCFA de bénéfice. D’une baignoire, elle passa à un sac qui a connu une variation de prix allant de 1000 FCFA à 2000 FCFA à nos jours, pour un bénéfice de 250 FCFA. Son activité devenait de plus en plus florissante car la demande était supérieure à l’offre. Pour faire face aux besoins des familles en charbon, Fatou a contracté un prêt d’1 000 000 de Francs CFA auprès de la caisse d’épargne de la localité de Bafoulabé, qui lui a permis d’améliorer ses conditions de travail. Aujourd’hui, grâce à ce prêt, Fatou achète des milliers de sacs par mois aux exploitants des villages environnants pour approvisionner le marché de Bafoulabé et environnants. Son imagination l’a poussé à payer régulièrement le permis d’exploitation, afin d’éviter des défaillances dans l’évolution de son activité. Aujourd’hui, grâce à son courage, son activité s’est beaucoup améliorée, lui permettant d’épargner de l’argent. Ce qui lui a permis d’acquérir une parcelle d’habitation, qu’elle a construite en dur. Avant d’aménagé un jardin potager au bord du fleuve et acheté une moto de livraison. Fatou, à n’en pas douter, est aujourd’hui une référence en matière de commerce de charbon à Bafoulabé. Mieux, avec son activité qui prospère, elle a recruté 2 jeunes qui sont rémunérés chacun à 20 000 FCFA par mois pour la livraison de son produit à Bafoulabé et environnants. Malgré les difficultés qu’elle a connues, Fatou se dit heureuse aujourd’hui. Cette dame dont le parcours est atypique encourage ses sœurs maliennes singulièrement celles de Bafoulabé à s’engager dans des activités génératrices de revenus pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leur famille. En tous les cas, les populations du premier cercle du Mali apprécient cette dame qu’elles ont vu évoluer avec courage et abnégation pour atteindre « le bout du Tunnel ». BM/KM (AMAP)

