Régulation du secteur de l’énergie : Les acteurs de l’AES pour une vision commune

Bamako, 06 mai (AMAP) Les régulateurs du secteur de l’énergie de la Confédération des États du Sahel (AES) tiennent, à Bamako, leur première rencontre, du 06 au 07, sur le thème : « Soutenir le développement du service public de l’électricité et de l’eau », avec pour objectif de concevoir et de définir une vision commune et partagée de la régulation du secteur de l’énergie dans l’espace confédéral. Il s’agit, de façon spécifique, de mettre en place un dispositif de régulation harmonisé du secteur de l’énergie, élaborer une feuille de route pour la mise en place d’un dispositif commun de régulation du secteur de l’énergie, entre autres. Selon le Chef du gouvernement malien, le général de Division Abdoulaye Maiga, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, depuis la création de la Confédération des États du Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger « mobilisent toutes les ressources nécessaires et consacrent leur temps à la concrétisation de nos objectifs de développement socioéconomiques. » « C’est dans ce cadre, qu’il est prévu de mettre en place un cadre de régulation harmonisé du secteur de l’énergie au sein des pays membres de la Confédération AES », a-t-il dit. Et le Premier ministre Maiga d’expliquer que « nous avons pour mission, au regard des objectifs assignés par notre Confédération, grâce à la vision de nos Chefs d’État, de faire de l’espace confédéral un espace de paix, de solidarité, de dignité, de prospérité et de souveraineté retrouvée ». « A travers le leadership de nos chefs d’États : le capitaine Ibrahim Traore, du Faso, le général d’Armée Abdourahmane Tiani, du Niger et le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, président en exercice de la Confédération AES, nous luttons pour le développement de notre espace AES », a indiqué Abdoulaye Maiga. Pour lui, cette rencontre de haut niveau entre régulateurs de l’énergie témoigne de l’unité de des trois pays, reflétant une position commune sur les grandes questions régionales. « A l’issue de vos rencontres et échanges, sortira une vision commune et partagée de la régulation dans l’espace confédéral à travers un mécanisme de mise en place d’un cadre de régulation harmonisé du secteur de l’énergie », a dit le chef du gouvernement malien. L’avantage d’un tel mécanisme sera « la réduction des coûts, l’efficacité du marché et la transition énergétique en facilitant l’intégration des énergies renouvelables », a fait savoir le général de Division Abdoulaye Maiga. Le président de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie du Mali, Mouroukoro Sangaré, a rappelé l’organisation de cet atelier des régulateurs de l’AES au Mali est une initiative de des Autorités de régulation du Burkina Faso et du Niger, prise au cours d’une rencontre, du 1er au 07 septembre 2024 à Niamey. Le choix de Bamako pour la tenue de cet atelier n’est pas fortuit, selon lui. Le Mali assure en effet la présidence de l’AES à travers le général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition du Mali, signalé M. Sangaré. Les présidents de l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie du Burkina Faso et du Niger, respectivement, Jean Baptiste Ky et Nomad Ibrahim participent à la rencontre. ST/MD (AMAP)      

Bamako accueille la 10e session de la Conférence des Ordres des Architectes de l’UEMOA*

Bamako, 6 mai (AMAP) La capitale malienne, Bamako, abrite, du 6 au 8 mai 2025, la 10e session ordinaire de la Conférence des ordres des architectes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (COA-UEMOA), organisée par la Commission de l’UEMOA, en collaboration avec l’Ordre des architectes du Mali et le ministère malien en charge de l’Urbanisme, a constaté l’AMAP. « La COA-UEMOA constitue un cadre précieux de dialogue, de concertation et de coordination entre les Ordres des architectes de notre espace communautaire », a déclaré Amadou Maïga, secrétaire général du ministère de l’Urbanisme. Il a salué l’engagement de l’UEMOA dans la dynamisation des professions libérales et souligné l’importance de la libre circulation des architectes, un objectif clé de cette conférence. « Assurer la mobilité des architectes, c’est mutualiser les compétences et enrichir les pratiques », a-t-il ajouté. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA, Roberto Alexandre Vieira, a mis en avant les progrès réalisés depuis la création de la Conférence en 2015. « Des résultats importants ont été obtenus, comme la mise en place de commissions techniques actives, la mobilisation pour la sauvegarde des intérêts de la profession ou encore la transposition avancée de la Directive N°01/2013/CM/UEMOA dans plusieurs pays comme le Mali et le Burkina Faso », a-t-il affirmé. Cette session permettra d’évaluer l’état de transposition de la Directive de 2013 qui vise à harmoniser les règles de la profession d’architecte dans l’UEMOA. Les participants examineront, également, la valise pédagogique pour la formation en architecture, un outil destiné à uniformiser les standards éducatifs. « Cet outil est un pas décisif vers une professionnalisation harmonisée », a insisté M. Maïga, soulignant l’urgence de répondre aux défis climatiques par des constructions durables et adaptées. Abdramane Filifing Sidibé, le président de la COA-UEMOA, a appelé à une architecture respectueuse des identités et des patrimoines. « Cette session est une opportunité de renforcer l’intégration de nos peuples à travers la culture bâtie et l’aménagement harmonieux de nos territoires », a-t-il déclaré, souhaitant des travaux « riches et porteurs d’initiatives concrètes ». Les architectes sont en première ligne pour répondre aux enjeux du changement climatique, des inondations urbaines et de l’habitat social. « L’architecture doit conjuguer innovation et sobriété, mémoire et modernité », a plaidé M. Maïga, appelant à revisiter les matériaux locaux et à intégrer les énergies renouvelables. Vieira a, quant à lui, salué le dynamisme de la Conférence, citant des initiatives comme le colloque sur l’architecture ouest-africaine et la participation aux salons internationaux. La session se penchera, aussi, sur le bilan du bureau sortant et adoptera le  programme du nouveau bureau. Le gouvernement malien, par la voix de M. Maïga, s’est engagé à accompagner les initiatives issues de cette rencontre pour promouvoir une architecture de qualité au service des populations. OS/MD (AMAP)

Ligue-1 pro Orange :  L’Union sportive de Bougouni (USB) et Afrique football élite font 0-0

Bougouni, 6 mai (AMAP) L’Union sportive de Bougouni (USB) et Afrique football élite, se sont quittées, lundi après-midi, au terme des 90 minutes réglementaires, sur le score vierge de 0-0, devant un public resté sur sa faim qui attendait une victoire des locaux. La rencontre, au stade UTA de Bougouni comptait pour la 20ème journée du Championnat national de football Ligue 1 Pro Orange, s’est déroulée devant le « premier supporteur » de l’équipe régionale en D1, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, en compagnie du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré Le président de l’USB, Ichaka Diakité, qui a accueilli les autorités au stade, avec  à ses côtés, le directeur régional de la Jeunesse et des Sports de Bougouni, Lamine Konaté. A la mi-temps du match, le gouverneur a réceptionné une tondeuse à gazon offerte pour l’entretien du stade par le président de l’USB, Ichaka Diakité. L’outil est destiné à permettre à cette infrastructure sportive d’étoffer son matériel d’entretien et la mise à niveau d’équipements conformément aux normes footballistiques. Un geste que le gouverneur a salué « à sa juste valeur » tout en remerciant le donateur qui n’en est pas à sa première action. Le général de Division Wélé a instruit sur place au Directeur régional de la Jeunesse et des Sports « d’en faire bon usage au grand bénéfice du sport. Le public sportif de Bougouni a apprécié le geste du donateur et les propos du chef de l’exécutif régional ovationnés pour tous leurs efforts dans le cadre du développement du sport dans la Région de Bougouni. Le chef de l’exécutif régional a salué l’esprit de fair-play qui a régné au stade durant tout le match. BHT/MD (AMAP)      

Sikasso : 2e édition de la célébration de la culture bwa

Sikasso, 6 mai (AMAP) La 2ème édition de la culture bwa dont l’objectif était de « valoriser la culture malienne en général et celle des Bwa en particulier », initiée par l’Association des femmes bwa de Sikasso, a eu lieu dans la salle de spectacle Cicaara de Sikasso, la semaine passée. Lors de l’ouverture de la cérémonie, sous la présidence de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, le parrain de l’évènement Wèrin Florent Dena et la marraine Mme Marie Reine Dackouo ont exprimé leur joie pour la tenue de cette fête. Le parrain a salué et félicité les autorités administratives et politiques de la région pour « leur soutien indéfectible à la promotion de la culture, au partage des valeurs traditionnelles et aux initiatives pour la promotion de la paix et la cohésion sociale entre les populations. » Quant à la porte-parole des femmes bwa de Sikasso, Hélène Théra, elle s’est réjouie de la décision politique du président de la Transition de décréter 2025 comme année de la Culture. « En valorisant la culture bwa, ces femmes contribuent à préserver une pratique précieuse de l’histoire commune en affirmant avec fierté la diversité culturelle qui fait la richesse de la région », a déclaré la gouverneure avant d’ajouter que « la culture définit notre identité. »  Elle a salué l’engagement des femmes en faveur de la culture, l’unité et le développement local. Les femmes, selon elle, sont les gardiennes des traditions et les piliers du développement. La cheffe de l’exécutif régional a, aussi, salué l’ensemble des organisatrices et toutes celles ou ceux qui ont contribué à faire de cet événement « un véritable hommage au patrimoine de notre culture ». Danses traditionnelles, chorégraphie sur la musique bwa et dégustation de plats traditionnels bwa ont été les temps forts de la cérémonie. Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, le directeur régional de la culture Sanoussy Traoré, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé, des bwa et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)

Production agricole : Des acteurs dégagent des pistes de promotion de la riziculture intensive

Bamako, 05 mai (AMAP) Le Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, de partage d’expériences de mise à échelle, de financement et institutionnalisation du Système de riziculture intensif (SRI) en Afrique de l’Ouest se tient à Bamako depuis lundi. Organisé par le ministère de l’Agriculture à travers l’Institut d’économie rural (IER), ce forum de trois jours, qui regroupe des participants venus de 13 pays ouest-africains, vise à créer un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur riz. Il donne l’occasion aux participants de partager les expériences et de dégager des pistes communes pour la promotion et le développement du SRI dans notre sous-région. En Afrique de l’Ouest, le riz constitue une denrée de base et occupe une place prépondérante dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Selon le chef du gouvernement malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, chaque année, 20 millions de tonnes de riz sont consommées au Mali avec une moyenne de 45 à 55 kilogrammes par habitant. Toutefois, la demande en riz est en perpétuelle progression à cause de la croissance démographique et de l’accroissement de la consommation qui dépasse désormais la production. « Cette demande croissante entraîne une augmentation constante des importations de riz. Il s’agit là d’une situation qui pèse lourdement sur les budgets publics et expose les pays africains à la volatilité du prix mondial d’achat du riz », a dit le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Il a fait noter qu’en plus des variabilités climatiques, la production de riz est assurée en grande partie par de petits exploitants agricoles dont les moyens de subsistance et les revenus demeurent très limités. En réponse à ces défis, le Premier ministre a rappelé qu’en 2013, une initiative régionale dénommée « Offensive Riz » a été lancée dans le but d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2025, en utilisant une approche de production résiliente au climat. « Les objectifs de cette initiative n’ont pas été atteints. C’est pourquoi, il est nécessaire de proposer des actions à court et moyen termes pour soutenir les producteurs vulnérables », a dit Abdoulaye Maïga. Avant de souligner que le secteur agricole a besoin d’un appui technique et surtout financier, à travers une véritable stratégie de relance axée sur l’intensification de la production agricole et la création d’un marché plus compétitif pour tous les acteurs de la filière riz. « Pour atteindre cet objectif, a-t-il estimé, le SRI s’avère être l’une des solutions fiables ». En effet, ce Système permet d’augmenter la production, tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. L’ouverture du forum a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. On notait également la présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly et le chef de coopération à l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Dr. Paul Bornkamm. MS/MD (AMAP)  

La traite des personnes et les pratiques assimilées persistent au Mali (Rapport annuel 2024)

Bamako, 05 mai (AMAP) « Le contenu de ce rapport nous interpelle. Il démontre que la traite des personnes est une réalité persistance, souvent, dissimulée dans l’ombre mais, profondément enracinée dans notre tissu social. », a déclaré, lundi, à Bamako, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. M. Kassogué recevait le rapport annuel 2024 sur la traite des personnes et les pratiques assimilées au Mali, remis par la présidente du Comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes et les pratiques assimilées (CNCLTPPA), Mme Samaké Oumou Niaré, lors d’une cérémonie que le ministre a présidée. Selon le ministre en charge des Droits de l’Homme, qui a également présidée la première réunion ordinaire du CNCLTPPA au titre de l’année 2025, ce rapport de 36 pages, tout comme les précédents « met en lumière une triste réalité qui nous concerne tous, à savoir l’exploitation des plus vulnérables parmi nous. » « Il est le résultat d’investigation et de recherche effectuées par des hommes et des femmes expérimentés à la matière, auxquels je ne cesserai de rendre un hommage appuyé et mérité », a poursuivi Mahamadou Kassogué. « En ma qualité de ministre des Droits de l’Hommes, il est de mon devoir et m’assurer que les crimes ne demeurent pas impunis quel que soit leurs auteurs et d’œuvrer à garantir pour que chaque victime puisse retrouver sa dignité et son autonomie », a dit le ministre. Les actions de protection ont concerné 629 victimes dont 42 hommes soit 7%, 250 femmes soit 40% et 337 enfants soit 53%. « Les femmes et les enfants demeurent les couches les plus vulnérables avec 93% des victimes », a souligné le ministre Mahamadou Kassogué, pour appréhender l’étendue du phénomène. Parlant des migrants maliens, il a révélé que le rapport en fait ressortir 822 qui ont été assistés dont 345 femmes, 221 hommes et 256 enfants. « Les femmes et les enfants totalisant 601 personnes voire 73% de l’effective globale », a également souligné le chef du département des Droits de l’Homme. Au chapitre des traitements judiciaires, il a indiqué qu’on peut retenir 93 dossiers d’enquêtes dans trois ressorts de Cours d’Appel, 430 enquêtés dont 291 hommes et 113 femmes. 95 dossiers de poursuites engagées contre les personnes impliquées dans la traite des personnes et les pratiques assimilées, 04 dossiers jugés, 10 personnes jugées dont 08 condamnées. « Ces chiffres montrent la persistance du phénomène », a-t-il dit. C’est convaincu de ces réalités que « le gouvernement du Mali a réaffirmé son engagement inébranlable à lutter contre la traite des personnes et les pratiques assimilées », a fait savoir le ministre. Avant de faire une mention spéciale aux acteurs de la Justice « pour l’engagement dont ils font preuve » autour de son département pour la mise en œuvre des activités concourant à l’atteinte des objectifs assignés au CNCLTPPA. ST/MD (AMAP)

Metéo : une semaine sous un ciel nuageux et des pluies attendues

Bamako, 5 mai (AMAP) La semaine du 5 au 11 mai 2025 sera marquée au Mali par un temps nuageux à couvert, avec des pluies prévues dans plusieurs régions du pays, annonce l’Agence Mali-météo, dans son bulletin hebdomadaire, conjointement avec la Cellule de communication du ministère des Transports et des Infrastructures. « Les températures oscilleront entre 22°C et 44°C et la visibilité restera globalement bonne », poursuiteMali-Météo qui prévoit « un ciel nuageux à couvert sur l’ensemble du territoire. » Des précipitations sont attendues dans plusieurs localités, notamment Sikasso, Bougouni, Dioila, Kita, Koulikoro, Koutiala, Ségou, San, Bandiagara, Mopti et le district de Bamako. « Ces pluies pourraient influencer les activités agricoles et la mobilité dans les zones concernées »,. Les températures minimales varieront entre 22°C et 33°C, tandis que les maximales atteindront 35°C à 44°C selon les régions. Malgré la couverture nuageuse, la visibilité devrait rester assez bonne, facilitant les déplacements. Les habitants sont invités à adapter leurs activités en fonction des conditions météorologiques. L’Agence Mali-Météo « recommande aux populations de suivre régulièrement ses bulletins météorologiques pour rester informées des évolutions du temps et de rester attentives aux « mises à jour pour mieux anticiper les conditions climatiques. » OS/MD (AMAP)

La Maison de la presse du Mali dénonce l’envahissement de ses locaux par des perturbateurs

Bamako, 05 mai (AMAP) La Maison de la presse a protesté contre l’envahissement, dimanche, de ses locaux par des perturbateurs, venus empêcher la tenue d’une conférence de presse initiée par des jeunes leaders politiques et de la société civile, a appris l’AMAP. Dans un communiqué date de ce lundi 5 mai et signé par son président, Bandiougou Danté, la Maison de la presse « condamne avec la plus grande fermeté cet acte d’agression barbare qui n’a pas sa place dans une société de droit.  » Elle signale que « dans la journée du 04 mai dernier, l’éruption de ces individus a créé un désordre dans (ses) locaux et des journalistes ont été agressés physiquement et verbalement ». La structure faitière de la presse malienne, par la voix de son président, M. Danté d’insister que la Maison de la presse «doit rester un sanctuaire de débats sereins, de respect mutuel, d’échanges pacifiques et non un lieu d’intimidation ou de violence. » L’organisation « invite les autorités à prendre leur responsabilité face à de tels actes qui ne favorisent pas la cohésion sociale ». Tout en exprimant sa solidarité envers les victimes, elle rappelle qu’«il est plus que jamais essentiel de promouvoir le respect, le dialogue et la non-violence. Selon Bandiougou Dantė, « cet acte inacceptable, perpétré dans un espace censé incarner la liberté d’expression et le dialogue, constitue une atteinte grave à la démocratie, à la liberté de la presse et au respect des droits fondamentaux. » OD/MD (AMAP)

Dioila : Le tournoi inter-quartiers de football a officiellement démarré

Dioila, 2 mai (AMAP) Le tournoi inter-quartiers de football de Dioila a officiellement démarré, vendredi 2 mai 2025, au stade municipal, sous présidence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l‘instruction Civique et de la construction, Abdoul Kassim Fomba dont le département a initié et organisé l’évènement, a constaté l’AMAP sur place. Après l’accueil par le gouverneur de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, la délégation s’est rendue auprès des légitimités traditionnelles afin de leur transmettre les « chaleureuses salutations » du président de la t\Transition, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goita. La délégation s’est ensuite tenue au stade municipal Mamadou Konaté où se sont pour la suite des activités. A l’entame, le maire du Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, a souhaité « la cordiale bienvenue » à la délégation avant d’assurer au ministre « l’accompagnement total de sa population à la Transition. » La présidente de la CRG, Mme Djeneba Diakité, au nom de la Jeunesse régionale, s’est félicitée du choix porté sur Dioïla pour le lancement du tournoi inter-quartiers par le département de la jeunesse. Elle a, ensuite, évoqué le besoin de Dioila d’avoir un stage de sports multifonctionnel pour promouvoir l’ensemble des disciplines. Quant ministre en charge de la Jeunesse, il a rappelé les raisons de la tenue de ces compétitions qui vise selon lui a détecter et répertorier les talents cachés dans toutes les disciplines. Le ministre Fomba a assuré la Jeunesse du Banico que « l’État n’oubliera personne et que le besoin en stage multifonctionnel est dans les priorités de son département. » C’est après ces mots que le chef du département des Sports a lancé officiellement les compétitions. Le match inaugural qui a opposé l’équipe de Socoura à celle de Bolibana, a pris fin sur la victoire de Bolibana par 1 but à 0. DF/MD (AMAP)    

Lutte contre la traite des personnes : le Mali renforce ses efforts avec un rapport 2024 et une nouvelle stratégie (Ministère de la Justice)

Bamako, 5 mai (AMAP) Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a accueilli ce mardi deux événements majeurs dans la lutte contre la traite des personnes : la remise officielle du rapport annuel 2024 et la première réunion ordinaire 2025 du Comité national de coordination, témoignant de l’engagement du Mali à éradiquer ce fléau, dans un contexte marqué par des défis structurels et sociaux, indique le ministère de la Justice Le rapport 2024 dresse un bilan des efforts accomplis : 629 victimes identifiées, 430 enquêtes ouvertes, 36 000 personnes sensibilisées et huit condamnations prononcées. Toutefois, il pointe des obstacles persistants, tels que « le manque de données fiables, l’insuffisance d’outils techniques, le besoin de formations spécialisées et une coordination opérationnelle perfectible. La porosité des frontières et une certaine tolérance sociale aggravent la situation. » Le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, a salué les progrès tout en appelant à une mobilisation accrue. « La traite des personnes est une réalité enracinée. Nous devons renforcer nos instruments juridiques et institutionnels pour y mettre fin », a-t-il déclaré. Il a annoncé que deux projets de lois, sur la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, sont en cours d’adoption, tandis que le nouveau Code pénal, désormais en vigueur] s’accompagne d’un plan de formation pour les acteurs judiciaires et sécuritaires. L’assistance aux victimes constitue un axe prioritaire de la stratégie nationale. « Nous adoptons une approche holistique, intégrant un accompagnement psychologique, une aide juridique et une réinsertion socio-économique », a précisé le ministre. Cette vision est portée par la présidente du Comité national, Oumou Elkaïrou Niaré Samaké, récemment distinguée par le Département d’État américain comme « Héros de la lutte contre la traite ». « Son leadership est une source d’inspiration pour nous tous », a ajouté M. Kassogué, exhortant les autorités locales, leaders communautaires, religieux, société civile et médias à s’engager pleinement. OS/MD (AMAP)