Zone Uemoa : Comment financer le développement autrement ?
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORE Lomé, 12 juin (AMAP) La 1ère édition des BOAD development days, qui se tient du 12 au 13 juin, démarré, jeudi, à Lomé sous le thème : «Le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunité et solutions». Dans la capitale togolaise, professionnels, leaders et experts dans les domaines de l’agriculture et de l’énergie discutent des défis, opportunités et solutions pour l’accès universel à l’électricité face aux exigences de la transition énergétique. Ils se penchent aussi sur le rôle de l’agro-industrie comme levier de souveraineté alimentaire dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « Parmi les défis auxquels nos pays sont confrontés, figurent les chocs externes, les défis climatiques, la crise sécuritaire, la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie, l’industrialisation et la création d’emplois décents pour une jeunesse de plus en plus nombreuse », a fait noter le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Après avoir souhaité la bienvenue aux 200 délégués des huit pays de notre zone à cet rencontre inédite, M. Barcola a, pour espérer relever ces défis, attiré l’attention sur l’urgence « d ’innover, de collaborer et de mutualiser nos efforts. » « Cela, a-t-il insisté, conformément à l’objectif de ces journées : créer un espace de dialogue constructif entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement. » Véritablement il s’agit de repenser les modèles de financement du développement, d’identifier des solutions innovantes et d’opportunités de financement dédiées à la sécurité alimentaire et à la transition énergétique. En la matière, le président de la BOAD a préconisé d’impliquer davantage le secteur privé dans l’offre de produits alimentaires et d’énergie. Cela compte tenu, selon lui, des besoins importants d’investissement de nos Plans nationaux de développement. Concernant les Institutions financières de développement (IFD) et les Banques multilatérales de développement (BMD), Serge Ekué a suggéré de leur permettre de jouer pleinement leur rôle contra-cyclique et catalytique, etc. Il a préconisé de promouvoir de nouvelles approches de financement, ainsi que les partenariats et les bonnes pratiques. Pour les États membres, il a demandé de poursuivre l’assainissement du cadre macroéconomique à travers notamment la mise en oeuvre de mesures et réformes incitatives visant une plus grande attraction de l’investissement privé dans l’agriculture et l’offre d’énergie. L’ancien Premier béninois, Lionel Zinzou, a, lui, expliqué comment « financer le développement autrement ». Selon lui, l’Afrique subsaharienne doit profiter de ses performances économiques qui sont parmi les meilleures au monde. Il s’agit, notamment, du taux de croissance, de la faible inflation, de la valorisation croissante de son foncier, de la jeunesse de sa population… « En effet, a-t-il argumenté, le mode d’octroie de crédit en vigueur dans nos pays exclut le secteur privé dont le niveau de financement tourne autour de 11% du Produit intérieur brut (PIB), contre plus de 100% en Chine et 60% en Europe. » Il a insisté sur le financement des logements des ménages. L’ancien Chef du gouvernement du Bénin a demandé de financer la production de l’énergie fossile au regard du fait que la contribution du continent à la pollution mondiale est marginale. Pour lui, le secteur bancaire mérite d’être soutenu avec des financements locaux surtout avec « le départ de certains partenaires qui ne veulent plus rester ». « Avoir des institutions financières qui prennent leurs décisions à Bamako, Lomé, à Cotonou est extrêmement important », a insisté Lionel Zinzou. Avant de demander de mettre à profit la digitalisation du cadastre, des factures… pour imposer le secteur informel qui représente près de 50% de notre Pib. Les ministres maliens chargés de l’Energie, Boubacar Diané et de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, prennent part aux travaux. Ce dernier interviendra demain en qualité d’expert. CMT/MD (AMAP)
Transformation économique de nos Etats : La BOAD prône de faire de l’énergie le secteur moteur
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORE Lomé, 12 juin (AMAP) La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) promet de faire de l’accès des populations à l’énergie durable et moins chère (toutes sources confondues) le moteur de la transformation économique de notre sous-région, a annoncé, mercredi, à Lomé, Serge Ekué, le président de l’institution de financement du développement dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). M. Ekué intervenait, au siège de la Banque, lors d’une conférence de presse avec les journalistes du Club de la presse de laBOAD et des confrères togolais, en prélude de l’ouverture de la 1ère édition de « BOAD Development Days», qui se tient dans la capitale togolais, du jeudi 12 au vendredi 13 juin 2025. Selon lui, « l’objectif est de faciliter et accélérer la transformation des produits agricoles et les matières premières de la sous-région, afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire, d’ajouter de la valeur, de créer des millions d’emplois pour les jeunes et des recettes pour les Etats, à travers taxes et impôts générés. » Le portefeuille qui était alloué à l’énergie devrait alors croître considérablement de 25 à 50%. Ce changement de cap, selon Serge Ekué, très volontaire, fait suite à une prise de conscience. « Un mauvais diagnostique avait, a-t-il déploré, amené la sous-région a considéré l’énergie comme un secteur parmi tant d’autres. » « Quelle erreur ! L’énergie n’est pas un secteur. On ne peut pas mettre l’énergie au même niveau que les autres secteurs », a insisté le président de la BOAD qui a motivé ce choix : « L’énergie, c’est la mère de toutes les batailles. « Il ne peut y avoir d’agriculture sans énergie. Il ne peut y avoir d’immobilier ou d’infrastructures de mobilité sans énergie. Il ne peut y avoir de santé ni d’éducation sans énergie. Donc, l’énergie, c’est l’Alpha et l’Oméga de tout », a-t-il soutenu. D’où la volonté de la Banque de développement sous régionale, selon lui, de faire de la question énergétique « le cœur de (son) action ». Toute chose qui justifie le choix du thème de cette rencontre de deux jours : « le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunités et solutions ». « Pour y arriver, a déclaré M. Ekué, il s’avère important de dépasser le débat relatif aux sources d’énergie afin de recentrer la réflexion et les financements sur les mécanismes à explorer pour améliorer l’accès des populations à l’énergie et à l’électricité. » « Une fois de plus, quand on sait que la moitié de nos concitoyens n’ont pas accès à la moindre source d’énergie, vous comprendrez que la priorité n’est pas la source d’énergie. La priorité, c’est l’accès à l’énergie », a-t-il argumenté. Une fois ce préalable réussi, la question de la transition, celle de la croissance durable, de l’énergie renouvelable suivront, a expliqué le patron de la BOAD, précisant que tout sera mis en œuvre pour trouver le juste équilibre entre « le brune et le vert » en vue de l’atteinte du mixte énergétique. L’énergie brune ou « brown power » est un terme inventé pour décrire l’énergie produite à partir de sources polluantes, par opposition à l’énergie verte issue de sources renouvelables et non polluantes. DEFIS ENERGETIQUES – La BOAD prévoit, pour ce faire, une enveloppe conséquente dont le montant est en cours de validation, selon ses experts. Son président promet, également, de mobiliser tous les partenaires et financements verts disponibles pour soutenir nos Etats et le secteur privé dans le cadre du partenariat public-privé. Cette réorientation de la politique de développement intervient dans un contexte de découverte ou de mise en service d’abondantes sources énergiques dans la sous-région, notamment du pétrole et du gaz au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Niger… « Au même moment nos pays sont confrontés à des défis énergétiques et alimentaires sans précédent. » Aussi les tarifs pratiqués dans la sous-région sont parmi les plus élevés en Afrique et au monde. Ce changement de cap peut alors être un tremplin pour le Mali pour résoudre durablement la question énergique qui est en train de plomber tous les efforts et acquis en matière de développement. Ces questions ont été récemment abordées entre le Premier ministre du Mali et le président de la BOAD, lors d’une visite à Bamako le 9 mai dernier. Les échanges avec le général de division Abdoulaye Maïga ont porté sur la vision « Mali kura 2063 » ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, qui s’inscrivent dans les objectifs de la Banque. Il s’agit, notamment, de l’Autosuffisance alimentaire, de la Santé, de l’Education, et surtout de l’Energie, avec une volonté d’accélérer les efforts dans ce secteur stratégique. Quant à l’Agriculture qui occupe plus de 60% de la population active, les interventions ont porté sur sa professionnalisation qui, selon les experts, est nécessaire pour réussir une transformation durable afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire. En la matière, la gestion et la maitrise de l’eau sont essentielles. Toute chose qui permettra de mettre en valeur les millions de terres arables dont regorgent le continent et la sous-région. La sensibilisation et la formation des paysans et des entrepreneurs agricoles sont indispensables. À ce jour, le portefeuille actif de la BOAD au Mali comprend 22 projets pour un montant total, en termes d’accords signés, de 377,147 milliards de Fcfa. Ces projets concernent, principalement, le secteur des Infrastructures routières avec six projets pour un montant engagé de 109,647 milliards de F Cfa, celui de l’Energie et de l’Eau avec sept projets pour un montant engagé de 124,500 milliards de Fcfa, le secteur de l’Agriculture avec huit projets pour un montant engagé de 118 milliards de Fcfa, et le secteur des Logements sociaux avec un projet pour un montant engagé de 25 milliards de Fcfa. CMT/MD (AMAP)
Les Forces de defense et de sécurité recoivent 150 véhicules
Bamako, 12 juin (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine a remis, ce jeudi matin, à l’École nationale de police, l150 véhicules, de type Pick-up mono cabine, aux Forces de sécurité du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise de clés des moyens roulants au chef d’état-major de la Garde nationale, au Directeur général de la Police nationale et à celui de la Gendarmerie nationale, rentre dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de sécurité du Mali. « Le contexte sécuritaire actuelle, marquée notamment par la perpétration d’actes désespérés par les groupes terroristes, leurs soutiens et alliés en pleine débandade, exige une plus grande vigilance et nous amène, de plus en plus, à renforcer à tout pris les capacités des Forces de défense et de sécurité », a expliqué le général de division Daoud Aly Mohammedine. Cela, « afin qu’elles puissent continuer d’obtenir les résultats à la dimension de nos attentes. » Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé aux bénéficiaires que « nous ne devons donc pas baisser la garde. » Et le Général de division Daoud Aly de se réjouir que, « ces derniers temps, sur les différents théâtres d’opération, nos Forces de défense et de sécurité ont démontré la preuve de leur professionnalisme, de leur réactivité et de leur efficacité opérationnelle, en infligeant de lourdes pertes aux Groupes armés terroristes (GAT) qui croyaient pouvoir s’adonner tranquillement à leur basse besogne, comme dans le passé. » Au nom des bénéficiaires, le chef d’état-major de la Garde nationale, le Général de brigade Foumouké Camara, tout en s’en félicitant, a indiqué que la remise de ces véhicules a été précédée par la répartition de plus 700 engins dont des véhicules et des motos aux trois corps de nos Forces de défense et de sécurité. OD/MD (AMAP)
Kati mobilisé pour les FAMa : Un meeting géant pour l’unité nationale et la vigilance citoyenne
Kati, 12 juin (AMAP) Un rassemblement de soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux autorités de la Transition, a rassemblé une grande foule, mercredi, à Kati, à la Maison des jeunes et de la culture, avec le mort d’ordre de renforcer le sentiment patriotique et appeler à la vigilance active des populations en cette période de conflit, a constaté l’AMAP sur place. L’événement, a servi de tribune pour lancer des appels clairs à la population et sensibiliser les populations à l’utilisation « des numéros d’urgence et à la bonne conduite en cas de menace terroriste a été au cœur des interventions. » Le président de l’Alliance Mali Tagné (AMATA) et porte-parole des Force vives, a insisté sur « l’importance pour chaque citoyen d’enregistrer les numéros d’urgence dans son téléphone. » « Cela permet d’alerter rapidement les autorités, en cas de problème », a-t-il souligné. Il a, surtout, mis l’accent sur la nécessité d’être extrêmement précis lors d’un signalement. « Quand vous voulez alerter les autorités, par rapport à une présence terroriste, vous devez être explicite. Donnez toutes les informations nécessaires : leur nombre, la nature des engins qu’ils utilisent et des armes qu’ils portent. » « Ces détails, a-t-il rappelé, sont indispensables pour une intervention adaptée et rapide des forces de sécurité. » UNION SACREE Boubacar Traoré, l’un des principaux organisateurs, a, quant à lui, repeté le thème de la cohésion nationale. Il a insisté sur « l’union sacrée des Maliens en cette période de sursaut national », appelant « chaque communauté, chaque individu, à dépasser les clivages et à se rassembler derrière les FAMAa et les institutions de la Transition pour faire face à l’adversité commune » Cette mobilisation citoyenne à Kati n’est qu’un premier acte. Les Forces vives ont annoncé qu’elle ouvrait la voie à deux temps forts spirituels pour la paix et la protection du pays : une lecture du Coran à la Grande mosquée de Kati, prévue le vendredi 13 juin 2025 et une grande prière à l’Église catholique de Kati, dimanche 15 juin 2025. Ces initiatives conjointes, à la fois civiques et spirituelles, sont destinées à montrer « la volonté de la ville de Kati de s’engager pleinement aux côtés des forces de défense et de sécurité et de participer activement à la sauvegarde de la Nation, en prônant l’unité, la vigilance et la foi. » ALK/MD (AMAP)
Kangaba: Réunion sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025
Kangaba, 11 juin (AMAP) Plusieurs personnes ont pris part, mercredi matin, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, à la rencontre d’information sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, initiée par le préfet Abou Dao, a constaté sur place l’AMAP. Cette rencontre intervient à la suite logique de la lettre du ministère chargé de la Culture en date du 29 avril 2025 sur la préparation de la prochaine Biennale artistique et culturelle, prévue à Tombouctou. Dans cette lettre, le ministère en charge de la Culture invite les préfets à préparer les troupes locales pour la phase régionale, en mettant en compétition celles des communes de leur ressort respectif, dans plusieurs disciplines artistiques et culturelles (pièce de théâtre, orchestre, ballet, ensemble instrumental traditionnel, exposition, danse traditionnelle, chœur, solo de chant et exposition des objets d’art). La réunion a planché sur comment organiser cette phase communale a Kangaba. Le préfet a précisé que les phases communales doivent se dérouler durant le mois de juillet 2025. Il a, également, cité les objectifs de la Biennale qui visent, entre autres, à sauvegarder l’identité culturelle nationale, faire connaître la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali, contribuer à la renaissance et au rayonnement de la culture malienne, détecter et promouvoir les talents artistiques et culturels, notamment jeunes. Il s’agit, aussi, de contribuer au renforcement du patrimoine, du civisme, de l’unité nationale, de la paix, du vivre ensemble et de la cohésion sociale, de contribuer au développement socio-économique et favoriser le développement des infrastructures culturelles au niveau régional et local. Les maires et les sous-préfets se concerteront, dans les communes, pour proposer des voies et moyens pour la bonne préparation de l’évènement, dans les délais. D’ores et déjà, les participants ont recommandé de tenir les prochaines Biennales pendant la saison sèche. Une autre rencontre sera bientôt organisée au cours de laquelle un calendrier sera fixé pour la phase locale. SD/MD (AMAP)
Cité des enfants : Célébration de la Journée internationale du jeu
Bamako, 11 juin (AMAP) La célébration de la 2ème édition de la Journée internationale du jeu (JIJ) a été présidée mercredi, à la Cité des Enfants par le Secrétaire Général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tall, sous le thème : « Jouer, apprendre, s’épanouir : un engagement durable pour chaque enfant depuis 2025 » a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du Cabinet du département en charge de la Promotion de la Femme, de la Directeur Général de la Cité des Enfants, Koumaré Amina Cissé, de son adjoint, N’Famara Kéïta, des représentants de l’UNICEF, du directeur Pays de Right To Play, Yacouba Déna, des autorités municipales, des membres du Parlement des Enfants de plusieurs autres invités de marques et de nombreux enfants venus des établissements scolaires et écoles spécialisées. Organisée par Right To Play, en partenariat avec l’UNICEF, le département en charge du département en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et de la Cité des Enfants, cette journée a été adoptée par une résolution des Nations Unies, le 25 mars 2024 par plus de 140 pays co-parrains. Ainsi, le 11 juin est officiellement la journée internationale du Jeu. L’objectif de cette journée est de valoir une approche unique et éprouvée de l’apprentissage par le jeu et une expertise approfondie dans le soutien de l’apprentissage. Car plus de 224 millions d’enfants sont confrontés à des obstacles pour jouer et s’éduquer en raison de la pauvreté, des conflits et des crises climatiques (UNICEF 2022). En effet, on estime que 160 millions d’enfants dans le monde travaillent au lieu de jouer ou d’apprendre. Au Mali, depuis 25 ans, au Mali depuis 2002, elle a touché des millions d’enfants chaque année dans certains endroits les difficiles de la planète en les aidant à l’école et à apprendre, à surmonter les préjugés, à guérir des traumatismes et à développer les compétences dont ils ont besoin pour s’épanouir. Pour ce faire, le jeu, l’une des forces les plus fondamentales dans la vie d’un enfant est exploité. Dans leurs interventions respectives, le coordinateur des Chefs de quartier du district de Bamako, Seydou Sangaré, l’agent chargé d’évacuer les affaires courantes de la Mairie de la CVI, Yaya Traoré et le Secrétaire Général du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tall et le directeur pays de Right To Plays se sont félicités de la célébration de la journée internationale du jeu dont l’importance n’est plus à démontrer. Ils ont remercié les autorités et les partenaires pour leur accompagnement. Avant de mettre l’accent sur l’impact positif de l’apprentissage sur l’enfant. Ils ont par ailleurs, soutenu le renforcement de l’apprentissage et du bien-être des enfants par le jeu, tout en proposant d’intégrer l’apprentissage dans les politiques éducatives, les programmes et les budgets de l’éducation et l’intensification de l’accompagnement des partenaires dans ce domaine. Au cours de la cérémonie, un panel a été développé sur l’impact de l’apprentissage par le jeu, avec des questions réponses sur des formes de jeu de mots qui constituent à éveiller l’esprit de l’enfant. La cérémonie a pris fin par la visite des officiels sur le site des différents jeux tels le remplissage des bidons d’eau par des jeunes, la mise des œufs dans une cuillère, le wali, le saute – mouton, etc. qui ont marqué l’évolution de notre société avec une démonstration des marionnettes. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 juin 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’entame de la session, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a présenté ses meilleurs vœux aux membres du Gouvernement ainsi qu’à leurs familles, à l’occasion de la Fête de Tabaski. Le Chef de l’Etat a formulé des vœux de succès à l’endroit des Forces Armées et de Sécurité qui se battent au quotidien contre les forces du mal. Il a également souhaité prompt rétablissement aux blessés et fait des prières pour le repos éternel de l’âme des disparus. Pour terminer, le Président de la Transition a exhorté les membres du Gouvernement à plus d’abnégation pour le bonheur de la population à travers le respect des principes constitutionnels qui guident l’action publique. En réponse, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présenté au Président de la Transition, Chef de l’Etat ainsi qu’aux membres de sa famille, les meilleurs vœux des membres du Gouvernement. Il a assuré le Chef de l’Etat de l’engagement de l’équipe gouvernementale à conduire l’action publique pour la satisfaction des besoins vitaux de la population dans le respect des principes édictés. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant modification du Décret n°2024-0328/PT-RM du 04 juin 2024 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; un projet de décret portant modification du Décretn°2024-0329/PT-RM du 04 juin 2024 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. La Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission nationale d’Intégration ont été créées respectivement par les Décrets n°2024-0328/PT-RM et n°2024-0329/PT- RM du 04 juin 2024. L’adoption de ces décrets a permis d’élargir les missions des deux Commissions à l’ensemble du territoire national et de prendre en compte l’ensemble des groupes armés dans la mise en œuvre des programmes de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et d’Intégration. A l’application, il a été constaté des insuffisances dans le fonctionnement desdites Commissions qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances pour une mise en œuvre efficace et efficiente desdits programmes sur l’ensemble du territoire national. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports. La Direction générale des Transports a été créée par l’Ordonnance n°2022-008/PT-RM du 11 mars 2022 avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale en matière de transport routier, ferroviaire, maritime et fluvial, la coordination et le contrôle technique des services extérieurs, régionaux, subrégionaux et rattachés ainsi que des organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Le Décret n°2022-0142/PT-RM du 11 mars 2022 qui fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement prévoit que l’activité de coordination et de contrôle de la Direction générale des Transports s’exerce sur les services rattachés, les services extérieurs, les services régionaux et subrégionaux des Transports placés sous l’autorité et la tutelle du ministre chargé des Transports. Le Décret n°2023-0085/PT-RM du 10 février 2023 portant création des Services régionaux et subrégionaux des Transports introduit dans l’organisation de la Direction générale des Transports des Bureaux locaux des Transports chargés, notamment de recueillir et d’enregistrer les données sur le fret et le transit des marchandises maliennes, d’établir les statistiques des compagnies de transports publics et les procès-verbaux pour l’immatriculation des véhicules. Ainsi, la relecture du Décret n°2023-0219/PT-RM du 31 mars 2023 fixant le cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports est apparue nécessaire pour prendre en compte le personnel à affecter aux Bureaux locaux des Transports. C’est dans ce cadre que le projet de décret, adopté, prévoit pour les cinq prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à la mise en œuvre des missions des Services régionaux et subrégionaux des Transports. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et du Soutien au Processus électoral, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Charte de la Transition. Les Assises Nationales de la Refondation, tenues du 27 au 30 décembre 2021, ont formulé 517 recommandations devant conduire à une refondation totale de l’Etat et surtout à la construction d’une nouvelle vision politique, demandée par le Peuple malien, à savoir : « Mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections ». La mise en œuvre de ces recommandations a permis, entre autres, l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum le 18 juin 2023 et promulguée le 22 juillet 2023 par le Président de la Transition, Chef de l’Etat. Depuis la rectification de la Transition et la lutte pour une souveraineté pleine, voulue par le peuple, le Mali est confronté à des défis dont certains sont soutenus par des sponsors étrangers. En plus des efforts nationaux, le Mali a créé avec les pays frères du Burkina Faso et du Niger, confrontés aux mêmes difficultés, la Confédération des Etats du Sahel, le 06 juillet 2024, après l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel, le 16 septembre 2023. Malgré l’adoption d’une nouvelle Constitution, le contrôle de l’ensemble du territoire par les Forces Armées et de Sécurité, ainsi que les résultats obtenus dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, notre pays et les autres pays de l’AES sont toujours confrontés à la menace de la déstabilisation internationale et l’atteinte aux intérêts vitaux des populations. Ainsi, se pose à notre pays, à l’instar des autres pays
Mali : Adoption d’un projet de loi pour un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable au président de la Transition (Communiqué du Conseil des ministres)
Bamako, 11 juin (AMAP) Le Conseil des ministres du Mali a adopté, mercredi, un projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au Chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur, selon une source officielle. « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. Parmi les avancées, « une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum le 18 juin 2023 et promulguée le 22 juillet 2023 par le président de la Transition. », poursuit le communiqué. Malgré ces progrès, le Mali, aux côtés de ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES), formée le 6 juillet 2024 avec le Burkina Faso et le Niger, fait face à des défis persistants, notamment des menaces de déstabilisation internationale et des attaques contre les intérêts des populations. Selon toujours le communiqué du Conseil des ministres, la création de l’AES, après l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, vise à renforcer la souveraineté et la sécurité régionales. Le texte adopté souligne que « se pose à notre pays, à l’instar des autres pays de l’AES, la question cruciale de la nécessité de poursuivre la Transition pour parvenir à la pacification totale de nos Etats. » OS/MD (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : L’ex directeur de cabinet de la Présidence, Mahamadou Camara, poursuit sa déposition devant la Cour
Bamako, 11 juin (AMAP) L’ex directeur de cabinet de la Présidence de la République, sous feu Ibrahim Boubacar Keita (IB), avec rang de ministre, Mahamadou Camara, a expliqué, ce mercredi matin, à la barre de la session spéciale de la Cour d’assises, le rôle de M. Sidi Mohamed Kagnassi dans le cadre du contrat de fourniture d’équipements militaires entre l’Etat du Mali et la société Guo Star Sarl. Dans cette « affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », M. Camara est accusé de faux et usage de faux en écriture, en délivrant un mandat exclusif à l’homme d’affaires, Sidi Mohamed Kagnassi, A la sixième journée du procès, l’accusé a fait savoir, devant la Cour dont les audiences se tiennent à la Cour d’appel de Bamako, que le mandat qu’il a donné à M. Kagnassi, sur « instruction verbale » du président de la République d’alors, feu Ibrahim Boubacar Keita, « est régulier. » Selon M. Camara, Sidi Mohamed Kagnassi a été mandaté pour identifier des partenaires qui pourront fournir des équipements militaires dont les besoins ont été exprimés par les autorités d’alors. Il a ajouté que M. Kagnassi avait un rôle de facilitateur. Auparavant, au début de l’audience du jour, les avocats des deux témoins absents au procès, ont informé la Cour les raisons de l’absence de leur client. Il s’agit respectivement de l’ex Premier ministre, Oumar Tatam Ly, actuellement au Canada et l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré, lui aussi, actuellement en Île Maurice. L’audience du 5 mai avait commencé par la demande de la défense de faire comparaitre M. Ly et son ex-ministre délégué chargé du Budget, au moment des faits, Madani Touré. D’après l’avocat de la défense, le premier a été destinataire initial de la lettre d’intention du contrat d’achat de l’avion présidentiel alors que le second a été associé par ampliation. L’accusée a, aussi, soutenu que la comparution de ces deux personnalités est cruciale, car elle pourrait même « inverser les responsabilités ». « Je sortirai frustrée de ce procès si je n’ai pas eu la chance de me confronter à ces deux personnalités », a déclaré me Bouaré Fily Sissoko. Dans son réquisitoire, le procureur général, Kokè Coulibaly, a expliqué avoir fait toutes les diligences pour faire comparaitre ces deux personnalités, « sans succès. » Il a qualifié cette demande de la défense de manœuvre « dilatoire », ajoutant que ces deux personnalités ont déjà été entendues dans le dossier. Après s’être retirés pour statuer sur la question, les membres de la Cour ont ordonné la poursuite du procès tout en assurant que les dispositions seront prises pour faire comparaitre ces personnalités citées dans le dossier. ST/MD
L’Hôpital du Mali rend hommage à la 29e mission médicale chinoise et accueille la 30e
Bamako, 11 juin (AMAP) La 29e équipe de la Mission médicale chinoise a été décorée, lundi à l’Hôpital du Mali, au cours d’une cérémonie de départ et l’accueil officiel de la 30e équipe, indique un communiqué publié, mercredi, par le ministère de la Santé et du Développement social. « L’amélioration de la santé des communautés est une préoccupation majeure pour l’État malien », a déclaré la médecin-colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social. La ministre a salué « la fidélité et le professionnalisme des employés maliens et chinois de l’hôpital », tout en soulignant les résultats impressionnants de l’équipe sortante : 27 426 consultations externes, 6 070 séances d’acupuncture et 580 explorations fibroscopiques réalisées entre avril 2022 et aujourd’hui. Elle a, également, mis en avant leur contribution au redémarrage de la radiothérapie, grâce à l’envoi d’un physicien senior et à la formation de plusieurs professionnels maliens en Chine. « Au nom du résident de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », elle a exprimé la gratitude du Mali envers le président chinois Xi Jinping et le peuple chinois pour leur soutien inconditionnel depuis le début de la coopération sanitaire en 1968. » Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, de soutien technique et de partage d’expériences entre les deux pays. Répartis selon leurs spécialités dans les services de l’Hôpital du Mali, les membres de la mission ont travaillé main dans la main avec les spécialistes locaux. La cérémonie a été ponctuée par la remise de diplômes honorifiques et de présents à la 29e équipe dirigée par le docteur Xu Xiaoping, en guise de reconnaissance nationale pour leur engagement. La 30e équipe médicale, dirigée par le docteur Sang Xudong, compte 23 membres – un de plus que la précédente – avec l’arrivée notable d’un physicien médical pour renforcer l’unité de radiothérapie. OS/MD (AMAP)

