Non-respect des prix : La direction du Commerce ferme des boutiques à Kayes

Kayes 10 mar (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes (Ouest), capitale de la 1ère région administrative du Mali, a procédé, lundi, à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, à la frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre, annonce la cellule de communication du gouvernorat. « La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations », explqiue la même source. A la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu en certains points de vente et magasins de la Cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes, Robo Bayo, et ses agents avaient saisi d’importantes quantité de produits périmés et avariés en certains points de vente de la ville de Kayes. Il s’agit de produits alimentaires et de médicaments d’une valeur de 455 millions de Fcfa. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 février 2025, en présence des services compétents dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore dépassé. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments, ne sont pas aérées », a expliqué M. Bayo qui a saisi la justice de Kayes le 21 janvier 2025. Dans un entretien avec l’AMAP, Robo Bayo a expliqué que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux « peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015/036/ du 15 juillet 2015 portant protection du consommateur. L’article 38 de cette loi stipule que « les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. » « Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. » D’après l’article 49 de la loi, « la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. » « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fêtes, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le M.  Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/MD (AMAP)

Sikasso a enregistré 32 millimètres de pluie ce matin

Sikasso, 10 mars (AMAP)La station Météo de la ville du Kénédougou a annoncé ce lundi entre 6H et 7H une quantité de pluie de « 32millimètres » dans la ville de Sikasso, a constaté l’AMAP. Selon  le coordinateur de la station météo  de Sikasso, Salif Diabaté , ces premières pluies sont considérées comme «les pluies  de mangues ». A l’en croire, ces  pluies  constituent des phénomènes cycliques qui  arrivent périodiquement. En terme météorologique, elles sont  dues à l’installation d’une dépression  sur le nord du Mali qui a aspiré un peu le sud . « C’est une situation passagère qui n’annonce pas l’hivernage. Ces pluies servent à dépoussiérer l’environnement», a déclaré Salif Diabaté. En tout   cas, ces pluies ont  été fortement appréciées par la population de Sikasso, surtout en cette période de ramadan et de carême. «Au moins aujourd’hui, on ne subira pas le soleil accablant et la forte  chaleur. Le jeun sera plus facile car il fait beau temps», s’est réjoui le jeûneur Hamidou Diarra. MFD/KM (AMAP)

Gao : Un aperçu sur l’Hôpital hangadoumbo Moulaye Touré

Gao, 10 mars (AMAP) L’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré (HHMT) de Gao est la seule structure sanitaire qui couvre les trois régions du nord (Gao, Ménaka et Kidal) en plus des pays voisins (le Niger, l’Algérie et la Mauritanie en matière de santé, a appris l’AMAP de source sanitaire. Le directeur général de la structure de santé de Gao, Dr Youssouf Almoustapha Touré précise que l’établissement a connu une période à la fois simultanée et exigeante. « Ainsi, de nombreux défis qui ont été l’occasion de réaliser des avancées significatives. Le soutien et à la collaboration de l’ensemble du personnel de la structure a permis à l’hôpital d’atteindre ses objectifs, essentiellement l’amélioration des services et le renforcement de la position de l’établissement de santé de référence pour le grand septentrion malien et même les régions voisines de certains pays limitrophes », a soutenu le Dr Touré. L’année dernière, certains projets ont été réalisés et qui ont donné un impact positif. Cela à travers l’amélioration des équipements médicaux et la formation continue du personnel.  Malgré ces faits, des défis ne manquent pas : tels que le financement des soins, l’attraction et la rétention des talents ainsi que l’optimisation de ressources font partie des priorités que la Direction et son personnel envisagent, a développé le DG de la structuré régional de la santé. Et déclare que le nombre des communautés venu de tous les horizons en ceinture dans la banlieue de la commune urbaine de Gao est élevé ; les blessés par arme à feu civilo-militaires qui reçoivent en bon nombre la gratuité des soins au niveau de l’hôpital et la gestion des dépouilles mortelles. Le Dr Youssouf Touré a, par ailleurs, souligné que la structure sanitaire doit s’adapter aux évolutions technologiques qui ont recours  à la concrétisation de certaines disciplines médico chirurgicales non encore réalisées dans l’établissement hospitalier  parmi lesquelles la formation en neurochirurgie d’un médecin à la Femos de l’Univesité de Bamako, la chirurgie enfantine à Marakech au Maroc ; la pédiatrie oncologique à la Femos, la pneumologie à la Femos , la kinésie thérapie, la cytopathologie en anatomie qui fera de l’hôpital régional de Gao quelques années le principal pôle d’expertises médico juridiques des juridictions de troisième niveau en République du Mali et ceux-ci s’inscrivent dans le cadre de la satisfaction des attentes croissantes  des populations en matière de santé . AT/KM (AMAP)

Célébration du 8 Maes à Kayes : L’implication des femmes et des jeunes dans la gestion des conflits en ligne de mire

Kayes, 10 mars (AMAP) La célébration de la Journée internationale de la femme a été couplée au lancement de la campagne de sensibilisation sur l’alerte précoce, la prévention des conflits et la lutte contre la corruption à Kayes. L’accent a été mis sur le rôle de la gente féminine et des jeunes, a constaté l’AMAP. Cette année, la Fête du 8 Mars (Journée internationale de la femme) a connu une autre dimension dans la Région de Kayes, grâce à la collaboration entre le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et celui en charge de la réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale. La cérémonie commémorative de cette journée a été couplée à celle du lancement de la campagne de sensibilisation sur l’alerte précoce, la prévention des conflits et la lutte contre la corruption à Kayes. Très tôt, les gens, dont plusieurs d’entre eux vêtus de pagnes du 8 Mars, ont convergé très tôt vers l’esplanade du Stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes pour être témoins de cette fête qui symbolise le combat des femmes qui se sont sacrifiées pour l’égalité des chances. Cette activité a été financée par le projet d’Appui à la Lutte contre la Corruption pour et par l’Egalité des Genres (LUCEG) afin de renforcer la participation des organisations des femmes et des jeunes dans les différents mécanismes de gestion des conflits qui sont relatifs, notamment au foncier, à l’esclavage par ascendance, aux problèmes de désignation des chefs de villages, dans la région de Kayes. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui reconnaît le rôle central des femmes dans le rétablissement de la paix et de la sécurité. Le Mali, à travers sa Politique nationale genre adoptée en 2010 et la Stratégie sectorielle genre du ministère de la réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, est résolument engagé à promouvoir l’équité et l’égalité des chances pour une participation effective des femmes à la consolidation et à la construction de la paix. Nul n’ignore que la crise sécuritaire et les conflits intercommunautaires qui affectent notre pays, depuis plus d’une décennie, ont eu des conséquences désastreuses sur nos communautés. Les femmes, les filles et les jeunes en sont les premières victimes d’où la nécessité, pour ce département que dirige le ministre, le général de corps d’armée Ismaël Wagué, d’impliquer ces actrices et acteurs dans les différents mécanismes de prévention des conflits pour le maintien d’une paix inclusive et de durable. D’après Mme Raïcha Wallet Altalata, qui représentait le ministre Wagué à Kayes, l’objectif de cette campagne est basé essentiellement sur la sensibilisation, le renforcement des capacités et l’engagement des femmes et des jeunes dans l’alerte précoce, la prévention des conflits et la lutte contre la corruption. Elle permettra également de créer un réseau dynamique de femmes et de jeunes déterminés à promouvoir la paix et la cohésion sociale au sein de leurs communautés. « Le choix de mener ces deux activités ensemble a tout son sens car, la célébration de la Journée Internationale de la Femme est un appel constant à un devoir de mémoire : la reconnaissance des luttes passées, les martyres tombées, le mérite des victoires conquises, les défis à relever pour la pleine jouissance des femmes de leurs droits afin d’atteindre leur autonomisation, gage d’un développement humain durable ; mais aussi et surtout d’une paix durable », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Il a salué la détermination et la résilience des femmes de la Région de Kayes qui, depuis des générations, jouent un rôle fondamental dans la vie socio-économique et culturelles de nos communautés. « Elles sont le pilier de nos familles, de nos villages, et contribuent activement à la construction d’un avenir meilleur pour tous. D’où le choix du thème de cette année Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », a-t-il souligné, en plaidant pour la pleine inclusion de la gent féminine dans tous les secteurs de la vie publique et privée. L’occasion était bonne pour le gouverneur de la Région de Kayes de faire observer une minute de silence à la mémoire des braves femmes qui ont perdu leurs vies le 15 Février 2025 suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba. S’agissant de la campagne de sensibilisation, le chef de l’exécutif régional a rappelé que la prévention des conflits et la gestion des crises ne peuvent se faire sans une participation active des femmes et des jeunes. « Les femmes sont souvent les premières à détecter les signes d’une situation de tension ou de conflit. Leur intuition, leur savoir-faire et leur engagement dans les communautés font d’elles des actrices clés dans l’alerte précoce. Ici en 2024, pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale, plus de 200 femmes ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur la prévention des conflits », assuré le gouverneur Moussa Soumaré. Des attestations de reconnaissance ont été remises au parrain de la cérémonie Paul Bamba Kéïta, professeur d’enseignement secondaire général et président de l’ONG FANDEMA, à la marraine Mme Nana Soukho et à d’autres personnes. L’assistance a suivi avec intérêt un sketch de la troupe « Douba Dance » sur le problème d’héritage, les violences conjugales et le rôle de la femme dans la gestion des conflits. Un jeu-concours a été organisé à l’intention des jeunes, notamment des élèves et étudiants.  BMS/KM (AMAP)

Fête du 8 mars à Koro : Les femmes célèbrent la fête à l’unisson

Koro, 10 mars (AMAP) Sous direction du service locale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en collaboration avec les CAFO, les femmes de Koro ont célébré à l’unisson la fête du 8 Mars, journée internationale des femmes, a constaté l’AMAP. C’est la tribune officielle de Koro, qui a servi de cadre pour la célébration du 8 mars 2025 à Koro. L’activité placée sous la présidence du 2ème adjoint au préfet du cercle de Koro Monsieur Mahamadou Coulibaly, a vu la participation des autorités administratives, politiques, sécuritaires, religieuses et coutumières de la ville de Koro.  Elle a été marquée par plusieurs activités à savoir une conférence débat sur le thème : « Investir dans l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement durable », la présentation d’un sketch sur les VGB, un plaidoyer des jeunes leaders pour l’implication de tous les acteurs locaux dans la lutte contre les VBG et des manifestations folkloriques. Elle a été l’occasion pour le 2ème adjoint au Préfet, de rendre un hommage mérité aux femmes de Koro pour leur engagement en faveur de la promotion de la paix et leurs apports multiformes dans le cadre du développement local. Les femmes de Koro ont profité de l’occasion pour remettre une enveloppe symbolique aux FAMA en mission dans le cercle de Koro, et ont formulé des bénédictions pour la réussite de leur mission au service du Mali. Les femmes refugiées et les femmes déplacées ne sont pas restées en marge de cette célébration, elles ont accompagné leurs sœurs pour la réussite de cette journée au niveau locale.  MN/KM (AMAP)

Fête du 8 mars à Sikasso : Exposition des produits locaux

Sikasso, 10 mars (AMAP) La Capitale de la 3ème région administrative, Sikasso, à l’instar des autres régions du pays, n’est pas restée en marge de la célébration du 8 mars, journée internationale de la femme, a constaté l’AMAP. L’évènement a été présidé, samedi dernier au gouvernorat, par la cheffe de l’exécutif régional Mme Kanté Marie Claire Dembélé, sous le thème national de cette 31ème édition : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ont pris part à la rencontre, Mme Aïda Koné, membre du Conseil National de Transition (CNT), le directeur régional par intérim de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Adama Camara, la représentante du parrain Mme Touré Rahamatou Bagayogo et la marraine et porte-parole des commerçantes du marché de légumes (américain sugu) Mme Sanogo Djalia Sanogo. Etaient également présents les représentants des autorités politiques et administratives, des associations féminines de la région et de plusieurs autres invités. Placés aux deux extrémités du tapis rouge menant vers les autorités régionales, des paniers remplis de légumes divers (aubergines, poivrons, choux, tomates, pomme de terre, persils, céleris, aubergine d’Afrique, piment) se suivaient en file indienne. Ce magnifique décor symbolisait le savoir-faire ou encore l’autonomisation des femmes du marché de légumes. « Nous, commerçantes du marché de légumes (américain sugu) sommes très engagées dans notre métier. Nous travaillons de 2 heures du matin jusqu’à des heures tardives dans la nuit. Nous nous réjouissons de l’honneur qui nous a été offert par les autorités régionales », a déclaré Mme Sanogo Djalia Sanogo, habillée du pagne 8 mars et d’un collier de légumes au cou. Et de poursuivre que nombres d’entre elles ne sont pas alphabétisées. Il existe également des veuves parmi elles. La porte-parole des commerçantes du marché de légumes (américain sugu) a fait savoir qu’elles sont très déterminées à être autonome. Pour sa part, le directeur régional de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Adama Camara a rappelé l’historique du 8 mars avant de préciser que notre pays célèbre la journée depuis 1994. Selon lui, cette date trouve ses origines dans la révolte des ouvrières des usines textiles de Chicago en 1857. Leur lutte pour l’amélioration des conditions de travail a été érigée en symbole mondial en 1977 par l’Organisations des Nations-Unies. Celle-ci a, par la suite, institutionnalisé le 8 mars comme la journée internationale des Femmes. S’exprimant sur la situation des femmes de Sikasso en termes d’autonomisation, Adama Camara a affirmé qu’il y’a eu des progrès. Il s’agit, notamment, de l’intervention de l’Etat et ses partenaires dans le domaine de l’autonomisation économique, politique et culturelle de la femme et de la fille ; la mise en place des fonds pour les femmes et les filles dans le cadre du renforcement de leurs activités génératrices de revenus ; l’accompagnement de la scolarisation et du maintien des filles à l’école… « Il faut une autonomisation psychologique pour que les femmes puissent retrouver leur place dans le concert des nations », a-t-il conclu. De son côté, la cheffe de l’exécutif régionale, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a indiqué que le thème de la présente édition est porteur d’espoir et d’engagement. « Il souligne à la fois, les avancées que nous avons réalisées et les défis qui reste à relever pour garantir l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes », a-t-elle affirmé. Elle a rendu hommage à toutes les femmes qui ont contribué à l’avancement de leurs droits. « Je réaffirme ici mon engagement et celui des autorités de notre pays à promouvoir des politiques favorisant l’autonomisation des femmes. Ce qui passe nécessairement par l’élimination des inégalités du genre, l’accès équitable aux ressources et aux opportunités… », a confié Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Le sketch de la troupe Tiébougou et le plaidoyer des femmes de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO) Sikasso sur la consommation des stupéfiants, le panel sur le mariage, la remise de tableaux de reconnaissance et d’attestation aux méritants, les prestations du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali (RECOTRADE) et des Korèdugaw ont été les temps forts de la célébration.   MFD/KM (AMAP)            

Le « Téré » : La simple superstition chemine avec la réalité ?  

Par Siné S. TRAORE Bamako, 10 mar (AMAP) Dans la société malienne, la question n’est pas du tout prise à la légère, surtout lorsqu’il s’agit de demander la main d’une fille. De très nombreuses personnes, en effet, qui marchent toujours sur les traces de nos traditions, sont profondément convaincues que chaque individu porte en lui un présage heureux ou malheureux, « téré » en bamanan. D’ailleurs, ne dit-on pas chez les Bambara : « Mogo téré tè i yéré nò yé » pour dire, littéralement, que personne ne décide de la positivité ou de la négativité du présage. Pour mesurer à quel point le présage est ancré de manière indéracinable dans le quotidien d’un nombre important de Maliens, il faut notamment s’intéresser au processus du mariage dans les différents milieux culturels de notre pays. Ainsi, aussitôt qu’une intention de mariage est exprimée chez les Sénoufo ou chez les Soninké, les Dogon, les Bwa, les Bambara, les Sonrhaï etc., procéder à l’observation rigoureuse du téré devient un préalable obligé dont la responsabilité incombe aux parents des deux bords familiaux. Le prétendant de notre fille, a-t-il un téré auréolé d’embellie ? Ou encore, cette fille que notre garçon veut épouser, n’a-t-elle pas un téré qui interdit toute union avec elle ? Ce sont là des interrogations qui assaillent des millions de parents au Mali dès lors que le mot « fiançailles » sort de la bouche d’un des leurs. Le téré, que d’aucuns qualifient de « démarche superstitieuse », est donc une considération à laquelle les Maliens sont viscéralement attachés. Il fait référence aux signes et gestes corporels prédisant des choses positives ou négatives dans la vie d’une personne et qui risquent de rejaillir sur son futur conjoint ou conjointe. Nouhoum Cissé, traditionnaliste et comédien, nous explique : « la question du téré est une réalité qui existe chez les Hommes. » Selon lui, traditionnellement, chaque personne a son présage qui définit son totem. « Il y a des gens qui ne peuvent pas avoir de bonheur au bord du fleuve. En revanche, d’autres n’ont pas intérêt à vivre sur les montagnes. Cela est dû à leur téré. C’est pourquoi, avant de se lancer dans n’importe quelle entreprise, l’Homme doit toujours consulter des traditionnalistes. », poursuit-il. « Avant tout mariage, il faut impérativement consulter les oracles, sinon les futurs époux risquent de fonder un foyer baigné dans le malheur. Ou encore, ils peuvent former un couple qui n’aura pas de bonheur ou ne vivra pas longtemps. Nos aïeux, eux, s’efforçaient de cerner le téré de chaque futur(e) époux et épouse, avant de célébrer l’union de deux personnes », explique M. Cissé. Le traditionnaliste va encore plus loin dans sa description en nous apprenant que « le téré » existe également chez les animaux. Aux dires de M. Cissé, « il est crucial de faire extrêmement attention au choix des animaux que l’on veut élever en famille. « J’ai connu un homme qui possédait un cheval dans sa demeure. Quand j’ai vu l’animal, je lui ai dit d’aller chercher deux litres de lait pour en donner au cheval. L’objectif était de voir si le cheval allait boire ou non le lait. Le but ultime était de savoir si le cheval avait un mauvais ou un bon présage. Ce qui devait arriver, arriva ! Nous avons découvert qu’il était porteur de malheur, tout simplement parce que le cheval a refusé de boire ce lait », narre-t-il. « Après cette découverte, j’avais pressé cet homme de se débarrasser du cheval sans hésiter. Il l’a fait. Et, après quelques jours, il devait voyager à l’étranger par voie aérienne. Le jour de son départ, il a eu un empêchement. Heureusement pour lui, l’avion qu’il devait voyager s’est écrasé et personne n’a survécu », a dit notre interlocuteur. Il en conclut, avec une conviction inébranlable, que « si l’homme ne s’était pas débarrassé du cheval, il aurait perdu la vie également, à cause du mauvais téré du cheval ». Concrètement, comment se manifeste le téré et à quels signes distinctifs faut-il se fier pour le détecter chez quelqu’un ? M. Cissé nous avertit : « Un homme peut se marier avec une femme qui est porteuse de bon présage. Après quelques années de mariage, l’époux peut connaitre le bonheur, notamment en devenant riche. Il va penser à se marier à une deuxième femme mais qui peut lui apporter le malheur dans le foyer. » MAUVAIS PRESAGE – Pourquoi ? « Eh bien ! Parce que la seconde épouse a certainement un mauvais présage. Les hommes doivent tenir compte cela. Nous pouvons également découvrir le présage d’une personne à travers ses démarches, ainsi qu’à travers son visage », nous dit doctement M. Cissé. Le traditionnaliste éclaire notre lanterne sur une confusion très fréquente. « Téré et dolo (étoile) ne doivent pas être confondus », souligne-t-il. Et Cissé de démêler l’affaire : « Le présage est une réalité à ne pas confondre avec le « dolo ». Chaque personne a sa source de création. Certaines personnes sont faites à base du feu, d’autres, à base d’eau, d’autres encore sont conçues à base de terre. Dans ce cas, ce sera difficile pour des gens de source de création différente de faire un couple heureux. » Notre traditionnaliste, en homme attaché aux us et coutumes maliennes, insiste sur l’importance à accorder aux pratiques divinatoires, à chaque fois que l’on doit entreprendre quelque chose. « Je peux dire que toute personne ou encore tout objet peut avoir de mauvais présages, Pour éviter de rencontrer un malheur, il faut toujours faire des consultations traditionnelles, exactement comme le faisaient nos aïeux », fait comprendre Nouhoum Cissé dit Bagnago. Le Dr Fodé Moussa Sidibé, enseignant-chercheur et écrivain, un autre connaisseur du Mali des traditions, nous a fait bénéficier de ses éclairages. Dr Sidibé,  un des intellectuels maliens qui s’intéressent énormément aux valeurs du terroir, au risque de contredire les explications communément admises, précise qu’il ne faut pas forcément chercher à faire du mot français « présage » l’équivalent du « téré » bambara. Il s’en explique : « Il ne faut pas obligatoirement traduire certaines de nos valeurs, car elles n’ont pas toujours d’équivalence en langue française. Dans tous les cas, il n’y

Tombouctou célèbre la journée internationale de la femme

Tombouctou, 8 mars (AMAP) La salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie de Tombouctou a abrité les festivités marquant le 8mars, journée internationale de la Femme, a constaté l’AMAP. La journée a été marquée par la visite de stands des produits maraichers et produits transformés par les femmes, et la conférence sur le thème national « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », ainsi que des chansons religieuses afférentes aux louanges du prophète Mohamed PSL, à cause du mois de carême. Lesquelles chansons sont exécutées par uniquement par les femmes musulmanes de Tombouctou. A l’entame de la cérémonie le chargé d’expédier les affaires courantes de la Mairie, Ibrahim Touré, la présidente de la CAFO Mme Gassamba Niamoye Alidji, le porte-parole des partenaires techniques et financiers humanitaires Mohamed Mahmoud Abdoulaye ont tour à tour magnifié cette journée mémorable. Le Gouverneur de la région, le contrôleur principal de police Bakoun Kanté a rappelé que cette Journée constitue une occasion unique de sensibiliser les opinions nationales et internationales, d’évaluer les progrès réalisés et de réaffirmer l’urgence d’atteindre l’égalité entre les sexes comme pilier fondamental du développement humain durable. Pour cette édition 2025, le thème choisi est : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », exprime l’engagement du Mali à renforcer les initiatives en faveur des femmes et des filles pour un développement inclusif, appelle à une action collective pour garantir entre autres : une autonomisation économique accrue des femmes notamment par un meilleur accès aux financements, aux facteurs de production et aux marchés, des réformes législatives et des actions de sensibilisation pour éliminer les discriminations et violences basées sur le genre, un accès équitable à la santé et à la protection sociale, et une éducation inclusive et de qualité pour toutes les filles. « Au Mali, les femmes constituent un pilier déterminant dans la transformation socioéconomique, politique et culturelle du pays. Ainsi, selon les données nationales et internationales, elles représentent près de 70 % de la main-d’œuvre agricole, contribuant de manière essentielle à la production vivrière et à la sécurité alimentaire. Les femmes maliennes jouent également un rôle significatif dans l’économie informelle, notamment dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et des services. » a dit le gouverneur. Au plan politique, bien que des progrès ont été réalisés, la représentation féminine reste insuffisante, avec seulement 27,4 % des sièges parlementaires occupés par des femmes en 2021, selon les données de l’Union Interparlementaire. Malgré ces défis, les femmes maliennes continuent de jouer un rôle vital dans la résilience communautaire et le développement durable. Investir dans leur autonomisation économique, améliorer leur accès à l’éducation et renforcer leur représentation politique sont des priorités essentielles pour favoriser une transformation durable au Mali. Après ces différents discours et témoignages, le chef d l’exécutif régional a visité les stands ou les femmes ont exposé leurs produits maraichers et produits transformés. Les activités de la journée se sont poursuivies par la conférence qui a développé le  thème de la présente édition à savoir « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». MS/KM (AMAP)    

CEDEAO-Alliance des Etats du Sahel : Le président du Ghana reconnait un manque de confiance

Bamako, 8 mar (AMAP) Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a reconnu, samedi à Bamako, un manque de confiance qui a prévalu entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des Etats du Sahel (AES) « Nous avons parlé des relations entre l’AES et la CEDEAO. Le manque de confiance est à la base des discordes, mais, nous pensons que c’est encore possible de trouver un terrain d’entente » a déclaré à la presse, à sa sortie d’une séance de travail avec son homologue malien, le général d’Armée Assimi Goïta. Le chef de l’Etat ghanéen, arrivé le matin à Bamako, pour une visite de travail et d’amitié, a confié qu’ « il devrait y avoir un minimum de respect mutuel » entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger). Cette visite du chef de l’Etat ghanéen, sur le plan régional, s’inscrit dans un contexte plus large. Après son déplacement en Côte d’Ivoire, mercredi 05 mars 2025, où il a été reçu par le président Alassane Ouattara, John Dramani Mahama s’est donné la mission de faciliter le retour des pays de l’AES, au sein de la CEDEAO. Il a insisté, au plan bilatéral, sur la nécessité de dynamiser la Grande commission mixte Mali-Ghana qui a tenu sa dernière réunion en 2011 à Accra. Avec le president Goita, « nous avons decidé de redynamiser la grande commission mixte Mali-Ghana », a-t-il dit. John Dramani Mahama a aussi évoqué, avec son hôte malien, les échanges commerciaux et la ferme volonté de son pays à mettre ses installations portuaires à la disposition du Mali pour le transport des marchandises. « J’ai rassuré Monsieur le Président et le peuple du Mali que les installations portuaires du Ghana sont à votre disposition », a indiqué le président ghanéen. Bamako et Accra ont affiché, ces derniers temps, leur volonté de raffermir leur relation. D’où la visite du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, au Ghana, porteur d’un message du président Goïta à son homologue John Dramani Mahama, nouvellement investi. NK/MD (AMAP)

Mali : Le président ghanéen John Dramani Mahama en visite de travail et d’amitié

Bamako, 08 mar (AMAP) Le Président du Ghana, John Dramani Mahama, est arrivé ce samedi 08 mars au Mali pour une visite de travail et d’amitié et a été accueilli à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou par son homologue malien, le général d’Armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. L’objectif principal de cette visite, qui marque une étape clé dans les relations entre les deux pays, est de renforcer la coopération bilatérale entre Bamako et Accra, qui s’est intensifiée ces derniers mois. En janvier 2025, le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, s’était rendu au Ghana pour transmettre un message du président Goïta à son homologue ghanéen, fraîchement investi, témoignant d’une volonté partagée de raffermir les liens. Sur le plan régional, cette visite s’inscrit dans un contexte plus large. Après son déplacement en Côte d’Ivoire, mercredi 05 mars 2025, où il a été reçu par le président Alassane Ouattara, John Dramani Mahama s’est donné la mission de faciliter le retour des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger, au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). À son arrivée vers 11 heures sur le tarmac de Bamako, le Chef de l’État ghanéen a été accueilli selon le protocole avec un salut aux drapeaux au son des hymnes nationaux, exécutés par la fanfare du génie militaire. Les deux présidents ont ensuite échangé en tête-à-tête pendant une quinzaine de minutes dans le salon présidentielle de l’aéroport, avant de rejoindre l’hôtel Radisson Collection, où le president Mahama a pris ses quartiers. L’événement a mobilisé de hautes personnalités, dont le président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que des membres du gouvernement et du corps diplomatique accrédité au Mali. BD/OS/MD (AMAP)