Communiqué du Conseil des ministres du 7 mai 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications.   AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant suspension des activités des partis politiques. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’Extérieur, tenues à Bamako, les 28 et 29 avril 2025, le Gouvernement a adopté en Conseil des Ministres, le 30 avril 2025, un projet de loi portant abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques. Depuis l’annonce de cette mesure par le Gouvernement, il est constaté la multiplication d’actions tendancieuses de la part de certains responsables politiques visant à saboter les actions du Gouvernement et à porter atteinte à l’ordre public. Au regard de ces constats, le projet de décret, adopté, suspend jusqu’à nouvel ordre, pour raison d’ordre public, les activités des partis politiques, des associations à caractère politique et de toutes autres organisations se réclamant d’un caractère politique sur toute l’étendue du territoire national. Son adoption permettra de juguler les manœuvres de déstabilisation par des poursuites judiciaires et des actions administratives de gestion de l’ordre public, conformément aux textes en vigueur. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant octroi d’un permis de recherche d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, issu de la fusion des permis de Menankoto-Sud et de Bakolobi, Cercle de Kéniéba. La Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL détient 2 permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 situés à Menankoto-Sud et à Bakolobi, Cercle de Kéniéba, représentés par des blocs distincts contigus. A la suite des recherches qui ont mis en évidence des ressources géologiques, la Société a sollicité la fusion des 2 permis en vue d’entreprendre des travaux sur l’ensemble des superficies concernées. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.       3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Bougouni et environs ; un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Dioïla et environs. Les villes de Bougouni et de Dioïla, respectivement chef-lieu de la Commune urbaine de Bougouni et de la Commune rurale de Kaladougou, couvrent une superficie de 5 808 et 1 335 hectares avec une population estimée à 74 647 et 22 808 habitants en 2022. L’expansion des 2 villes, leur érection en capitale régionale et l’ampleur des activités qui y sont menées ont rendu nécessaire la révision de leurs Schémas Directeurs d’Urbanisme approuvés respectivement en 2002 et 2001 pour prendre en compte les évolutions, mais aussi le développement harmonieux à court, moyen et long termes. Les Schémas directeurs d’urbanisme fixent les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement des villes de Bougouni, Dioïla et environs et définissent les principes d’organisation des agglomérations en matière d’habitat, d’activités, de voirie et de réseaux divers, de grands équipements, y compris de traitements des problèmes environnementaux. L’adoption de ces Schémas permet de doter les villes de Bougouni, Dioïla et environs d’instruments de planification et de gestion de leur développement pour les 20 prochaines années. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres des conclusions de la session exceptionnelle du Forum de Crans Montana, tenue à Casablanca au Royaume du Maroc, du 24 au 26 avril 2025. Au cours de cette importante rencontre de la diplomatie sous-régionale, régionale et internationale, le ministre Affaires étrangères et de la Coopération internationale a prononcé un discours, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a également a co-présidé des conférences de haut niveau et pris une part active dans des évènements organisés en marge de la rencontre, notamment un panel sur l’investissement au Burkina Faso. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, par ailleurs, été distingué par le Forum, à travers la remise de la Médaille d’Or de la Fondation Crans Montana. Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, a accordé une audience à la délégation des ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel.       2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres : de l’organisation de la 4ème édition du Grand Prix hippique «Président de la Transition, Général d’Armée Assimi GOITA», le 3 mai 2025, à Ségou.  Le Grand Prix du Président de la Transition est un évènement sportif qui joue un rôle primordial dans l’épanouissement et la promotion du sport équestre dans la Région de Ségou et au Mali. Ce Grand Prix vise entre autres : à créer des emplois pour les jeunes ; à mettre en place des écuries plus performantes et compétitives ; à renforcer les capacités des responsables techniques et gestionnaires du sport équestre ; à professionnaliser le sport équestre.       2.  de l’organisation du « Salon international du Dromadaire », le 8 mai 2025, à Bamako. Le «Salon International du Dromadaire» rassemble des éleveurs, des entrepreneurs, des décideurs et des passionnés pour explorer les immenses potentialités de cet animal hors du commun. Le thème du salon, en cette année 2025 de la Culture, est : «Le dromadaire, moteur de résilience, d’innovation et de cohésion dans le Sahel». Le Salon, qui prévoit plusieurs activités, vise entre autres :

Tourela : Vies précaires et dangereuses de chercheurs d’or

Bamako, 8 mai (AMAP) À la mine artisanale de Tourela, un village de la Commune de Sanankoroba, à une cinquantaine de km de Bamako, sur la route vers Bougouni (Sud), des hommes et des femmes traquent sans répit le filon d’or. Ils grattent la roche dans l’espoir de trouver ce métal jaune qui mérite à leurs yeux des conditions impossibles. Au prix de dur labeur, les plus chanceux parviennent à extraire quelques grammes de poussière d’or. Mais la réalité, c’est un quotidien précaire et dangereux. Des tentes de fortune servent d’abris. Et à quelques mètres de ces « maisons », des trous abandonnés après exploitation sont visibles, et certains sont encore occupés par des assoiffés d’or qui suffoquent dans l’obscurité de tunnels pouvant atteindre 50 mètres de profondeur. « J’ai passé deux jours dans ce trou. Tant qu’il y a de la nourriture et de l’air, je suis prêt à y rester pour obtenir ce que je veux», affirme un homme tirant une corde pour faire remonter à la surface un seau rempli de terre. Plus loin, le spectacle est saisissant. Femmes, jeunes et enfants exécutent de lourds travaux sous le soleil ardent. Tandis que certains creusent, d’autres transportent, à l’aide de tricycles appelés « Katakatani », le minerai extrait du placer jusqu’au fleuve pour le lavage. «La remontée du minerai consiste à le tirer vers la surface à l’aide d’une poulie munie d’un sac ou d’un seau. Ceux qui effectuent cette tâche sont payés en fonction du nombre de sacs remontés. Le lavage est une tâche principalement féminine», explique Madou Cissé, assis sous l’ombre, en sueur. L’or, une fois récupéré au bout d’un processus complexe, est vendu à des acheteurs qui viennent de la capitale. Pour s’établir à Tourela et avoir un accès continu à la mine, il faut payer 15 000 Fcfa à des responsables appelés «Tomboloma». Ici, on rencontre aussi bien des Maliens que des étrangers. Des paysans qui ont abandonné leurs champs aux élèves qui ont arrêté leurs études, en passant par des jeunes filles qui ont décidé de ne plus aller travailler à Bamako comme servantes, tous espèrent trouver le filon qui mettra fin à leur misère. «1g d’or fait 40 000 Fcfa, ce qui représente plusieurs mois de salaire pour une servante à Bamako. C’est pourquoi, malgré les difficultés et les préjugés, je reste ici. L’étiquette de prostituée est un préjugé qu’on colle à toutes les filles qui viennent chercher l’argent sur les sites d’orpaillage», confie Batoma Cissé. Et Boubacar Diallo, qui a abandonné l’école, affirme, le sourire aux lèves : « C’est quand on est riche qu’on étudie. Moi, grâce à ce que je gagne, j’aide mon père. Récemment, j’ai eu des millions. Donc, ça vaut le coup». L’extraction de l’or dans les placers nécessite une grande quantité d’eau. Sur le site de Tourela, qui se trouve à 3 km du fleuve Niger (et dont les rares rivières sont temporaires), l’eau devient une ressource précieuse obtenue par des forages profonds, alimentés par des motopompes. Chaque individu se débrouille seul. Sur ce site, il existe deux méthodes de lavage du minerai, à savoir le lavage à la calebasse et celui avec la rampe. Le lavage se fait soit près des rivières, soit dans un bassin alimenté par de l’eau achetée à des livreurs. «La récupération de l’or se fait après le lavage du minerai. Les métaux lourds restent au fond de la calebasse et sont récupérés par les mineurs pour l’amalgamation. Ce procédé consiste à mélanger le minerai avec du mercure pour former une boule d’or concentrée. Le produit amalgamé est ensuite chauffé dans une sorte de poêle à ciel ouvert. Sous l’effet de la chaleur, le mercure s’évapore, laissant la boule d’or. «Le mercure est fourni par des Bamakois, et son prix varie entre 10 000 et 40 000 Fcfa le litre», explique un autre orpailleur, préférant rester anonyme. IMPACTS NEGATIFS – Les dégâts causés par cette activité sont nombreux. «L’agriculture ne se pratique que pendant lasaison des pluies», souligne Moussa Diarra, étudiant. L’élevage est désormais impossible en raison de la destruction de l’environnement. « Nos animaux ingèrent du cyanure ou du mercure. On ne peut pas non plus les garder, car ils tombent dans les trous des orpailleurs», dit-il. Aussi, les orpailleurs laissent derrière eux des milliers de trous et de galeries non rebouchés, ce qui expose le sol à l’érosion. L’utilisation du mercure, dont les effets sont documentés par l’Organisation mondiale de la Santé, représente une menace pour la biodiversité. En effet, lorsqu’il est libéré dans l’environnement, il se transforme en méthylmercure, qui peut affecter la faune aquatique et perturber toute la chaîne alimentaire. Le mercure utilisé pour le traitement de l’or est potentiellement polluant pour l’air, les eaux de surface et les nappes phréatiques. «Nous réalisons l’impact de ces produits qui polluent l’air, mais c’est le prix à payer pour sortir de notre misère», avoue Seydou Cissé. Ces impacts négatifs sur l’environnement ont des répercussions directes sur la population. De plus en plus, il est difficile de se procurer du bois de chauffe pour les besoins domestiques. « Même pour construire des maisons et des hangars, il nous faut du bois. Or, aujourd’hui, il n’y en a plus. Nous sommes obligés de nous approvisionner dans d’autres villages», affirme un revendeur d’or. En dépit de la présence d’autres, l’orpaillage reste l’activité principale de ce village, malgré les menaces qui y sont associées, notamment les effondrements. « Nous avons assisté à des effondrements. J’en ai assisté à deux et il y a eu des pertes en vies humaines. Mais c’est le prix à payer», se dit philosophiquement Madou Touré. La vie sur le site d’orpaillage de Tourela est loin d’être attrayante. En plus des difficultés d’accès aux soins sanitaires et de l’impraticabilité des routes, les populations vivent dans une pauvreté extrême. AD/MD (AMAP) Par Aminata DJIBO

Le ministre Alhamdou Ag Ilyène : « La suspension des activités des partis politiques n’est ni une interdiction définitive, ni une remise en cause du pluralisme » 

Bamako, 8 mai (AMAP) Le ministre malien de la Communication, de l´Économie numérique et de la Modernisation de l´Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a précisé, mercredi, lors d’une conférence de presse, que « la décision de suspension des activités des partis politiques n’est ni une interdiction définitive, ni une remise en cause du pluralisme » Sur instruction du Président de la Transition, le ministre en charge de la Communication, a rencontré, dans les locaux de son département, les organisations faîtières des médias avec comme objectif, de leur expliquer la portée du décret présidentiel portant suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique. D’entrée de jeu, Alhamdou Ag Ilyène a signalé que cette décision s’appuie sur l’article 39 de la Constitution, « qui encadre strictement le rôle des partis politiques en leur assignant le devoir de respecter des principes fondamentaux de souveraineté nationale, d’intégrité territoriale, d’unité nationale, de démocratie et de laïcité. » D’après le ministre, la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques, qui constituait la base légale de leur action, a été abrogée en Conseil des ministres le 30 avril dernier, conformément aux recommandations des forces vives de la nation réunies, à Bamako, les 28 et 29 avril. « Cette suspension n’est ni une interdiction définitive, ni une remise en cause du pluralisme », a-t-il répété. « Il s’agit d’une mesure conservatoire prise pour préserver la paix sociale, empêcher tout trouble à l’ordre public et éviter que les groupes terroristes en profitent pour déstabiliser le pays », a assuré le chef du département chargé de la Communication. Alhamdou Ag Ilyène a ajouté qu’ « il sera procédé incessamment à la relecture et à l’adoption d’un nouveau cadre juridique et institutionnel, plus adapté aux réalités du Mali et aux ambitions de refondation de notre démocratie. » Il a révélé que « les écoutes ont commencé au Conseil national de Transition (CNT) afin qu’une loi soit sortie le plus tôt possible pour gérer les partis politiques et la vie politique nationale afin qu’elle soit plus appropriée et plus conforme aux intérêts du peuple malien. » Pour le ministre, l’abrogation de la loi portant Charte des partis politiques répond à une demande forte des Assises nationales de la refondation (ANR), qui ont recommandé une révision en profondeur de l’organisation des partis politiques, en vue de garantir la moralisation de la vie publique et la consolidation de l’intérêt général. Le ministre a, aussi, précisé que le décret s’applique aux partis politiques, aux associations et organisations se réclamant d’un caractère politique dans un souci de cohérence et d’équité. « Sa mise en œuvre permettra de prévenir les troubles, de protéger le processus de refondation et de poser les bases d’un nouveau cadre démocratique plus adapté », a-t-il expliqué. Avant d’inviter « les médias à accompagner le gouvernement avec lucidité et responsabilité. » Pour Alhamdou Ag Ilyène, le Mali a besoin de paix, de discernement et d’un climat de confiance pour réussir sa refondation. Pour ce faire, « le rôle des médias est crucial pour informer, rassurer et mobiliser le peuple malien autour du Mali. » Et de donner de « fortes assurances des autorités à poursuivre la construction démocratique (du Mali) par une meilleure réorganisation des partis politiques leur permettant de jouer pleinement leur rôle d’animateurs de la vie politique. » Assurant que le multipartisme ne sera pas remis en cause au Mali, Alhamdou Ag Ilyène a fait savoir que cette suspension sera levée dès que les conditions qui l’ont nécessitée prendront fin. « Nous travaillons au niveau du gouvernement pour que nous sortions le plus rapidement possible de cette situation », a-t-il déclaré. BD/MD (AMAP)            

Mali : Suspension des activités des partis politiques par décret présidentiel

Bamako, 7 mai (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goita, a ordonné par décret au Journal officiel, ce mercredi, « la suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre des activités des partis politiques et des associations à caractère politique sur l’ensemble du territoire national », invoquant des raisons d’ordre public. Selon l’article 1er du décret, la mesure concerne également toutes les organisations se réclamant d’un caractère politique. « Cette suspension vise à garantir la stabilité et la sécurité dans un contexte où les activités politiques pourraient perturber l’ordre public », indique le communiqué officiel. Cette décision, le décret n°2025-0318/PT-RM du 7 mai 2025, prise en Conseil des ministres, s’appuie sur plusieurs textes juridiques, notamment la Constitution, la Charte de la Transition, la loi n°04-038 du 5 août 2004 relative aux associations, et l’ordonnance n°36/PCG du 28 mars 1959 sur la liberté de réunion. Le décret, signé par le président de la Transition, est contresigné par plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Défense, général de Corps d’Armée Sadio Camara, et le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué. Samedi des partis politiques maliens qui avaient prévu de tenir un meeting d’information au palais de la culture Amadou Hampâté de Bamako, pour protester contre la dissolution des formations politiques ont trouvé l’entrée des lieux bloquée par les forces de l’ordre. Devant le palais de la culture est des partisans de la Transition tenaient les lieux, scandant des slogans favorables au pouvoir et louant les mérites du président de la Transition, le général d’armée, Assimi Goïta. Les lieux étaient plutôt envahis par les soutiens des autorités maliennes, qui, par moment, entonnaient l’hymne national. Lors de la consultation nationale sur la relecture de la Charte des partis, tenue les 28 et 29 avril, les « Forces vives de la Nation » ont proposé une série de recommandations dont la dissolution de toutes les formations politiques. Cette concertation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique a recommandé, mardi, la dissolution de tous les partis politiques, Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants ont, également, proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. Cette mesure d’interdiction des activités politiques intervient dans un contexte de transition politique au Mali, marqué par des réformes institutionnelles et des préparatifs pour des élections futures. OS/MD (AMAP)

Kangaba : Le CLOCSAD tient sa première session ordinaire 2025 pour booster le développement local

Kangaba, 7 mai (AMAP) La première session ordinaire 2025 du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD), présidée par le préfet Abou Dao, s’est tenue mardi, aux fins d’examiner les indicateurs clés du développement local, conformément au Document cadre de politique nationale de écentralisation (DCPND)i Organisée avec un léger retard par rapport au calendrier fixé par l’arrêté n°2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023, cette rencontre a accueilli, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, ce, les maires, secrétaires généraux, régisseurs des huit communes, chefs des services techniques, responsables des forces de l’ordre et représentants de la société civile. Le chef du service de la statistique, Mamadou Doumbia, a présenté une synthèse détaillée des données, couvrant plusieurs thématiques : la situation des comptes administratifs, la mobilisation des ressources financières, le paiement des salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales, le suivi-évaluation des projets, ainsi que l’accès aux services de base. « Cette présentation permet de mieux comprendre les dynamiques du Cercle, avec une densité de 46 habitants/km², un taux brut de scolarisation de 86,93 % et un taux de scolarisation des filles de 85 % », a-t-il expliqué. Les participants ont analysé des données spécifiques, notamment la proportion de la population vivant à moins de 5 km d’un centre de santé, l’accès à l’eau potable, le ratio de femmes en âge de procréer par sage-femme, ainsi que l’exécution des budgets des collectivités territoriales en 2024. La session a, également, permis d’évaluer les projets viables des deux dernières années, la gestion des centres d’état civil et le niveau de participation des chefs de village aux conseils communaux. Le préfet Abou Dao a clos la rencontre en insistant sur l’urgence de prioriser le paiement des salaires. « Les maires doivent faire des salaires une priorité absolue pour garantir la stabilité et le bon fonctionnement des collectivités », a-t-il déclaré. Il a également rappelé l’importance de respecter les échéances des sessions ordinaires, prévues initialement entre le 7 et le 15 avril selon l’arrêté de 2023. SD/OS/MD (AMAP)

Tombouctou : Lancement de trois projets pour l’emploi des jeunes et des femmes par la Ministre Oumou Sall Seck

Bamako, 6 mai 2025 (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, a lancé mardi trois projets structurants visant à promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes dans la région de Tombouctou, annonce son département. Organisée en marge du festival culturel « Toumboutou Lassal Terey », la cérémonie s’est tenue à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, en présence de nombreuses personnalités, dont le ministre de la Réconciliation, le général Ismaël Wagué, et le gouverneur de la région, Bakhoun Kanté. Ces initiatives, qui devraient générer 250 emplois directs et 350 indirects, comprennent : un projet de formation-insertion dans les métiers agricoles pour 100 bénéficiaires (femmes rurales, primo-demandeurs d’emploi et victimes des inondations), une formation en techniques de maraîchage et gestion de redevance pour 50 agriculteurs, et l’opération « Permis de conduire » pour 30 apprentis chauffeurs. Un chèque symbolique de 50 millions de Fcfa a été remis aux cinq cercles de la région – Goundam, Diré, Niafunké, Gourma-Rharous et Tombouctou – pour appuyer ces projets. Dans son discours, la ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement de Transition en faveur de l’emploi, priorité nationale. « Ces actions s’inscrivent dans la Feuille de R=route du gouvernement, notamment l’axe 2, point 1, visant à restaurer l’autorité et l’utilité sociale de l’État à travers la fourniture de services sociaux de base », a-t-elle déclaré. Elle a également exprimé la solidarité du président de la Transition, le général Assimi Goïta, et du Premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, envers les populations de Tombouctou. Mme Sall Seck a souligné la gravité de la situation économique dans la région, citant l’Afrobaromètre 2024 : « À Tombouctou, 57 % des habitants ont perdu leur emploi ou vu leurs activités interrompues, un taux alarmant qui exige des réponses concrètes. » Elle a détaillé les efforts de son ministère, notamment à travers des formations de six mois dans les métiers agricoles et le soutien aux apprenants chauffeurs, pour offrir des alternatives durables aux jeunes et aux femmes. Le représentant de la Chambre régionale d’Agriculture a salué ces initiatives, qui renforcent les capacités des collectivités territoriales dans leurs programmes sectoriels. Les partenaires, dont l’UNICEF et le projet « Filles et Éducation Résilientes », ont félicité le leadership de la Ministre et l’engagement du gouvernement pour l’autonomisation des jeunes. La cérémonie s’est conclue par la remise d’attestations et de kits d’insertion dans des domaines variés, tels que la transformation agroalimentaire, la coiffure esthétique et l’embouche, marquant un pas concret vers l’insertion professionnelle des bénéficiaires. OS/MD (AMAP)

Fin de la visite officielle de la Ministre congolaise Irène Mboukou Kimbatsa au Mali : un nouvel élan pour la coopération Sud-Sud

Bamako, 7 mai (AMAP) La Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire du Congo, Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa née Goma, a achevé mardi une visite officielle au Mali, entamée le 30 avril à l’invitation de son homologue malienne, le colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, annonce une le département chargé de la Santé. Accompagnée d’une délégation d’experts, cette première visite de la Ministre congolaise a marqué une étape clé dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Cette mission, inscrite dans une dynamique de coopération sud-sud, a permis des échanges fructueux sur la protection sociale, l’économie sociale et solidaire, la santé et l’action humanitaire. « Nous sommes satisfaits de la coopération exemplaire entre nos deux nations et des perspectives prometteuses pour consolider nos liens », a déclaré le Colonel Assa Badiallo Touré lors d’une rencontre bilatérale. Les deux parties ont convenu de l’urgence de signer un protocole d’accord pour soutenir la création d’une Agence dédiée à l’économie sociale et solidaire au Congo. Reçue en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la Ministre congolaise a transmis un message d’amitié et de solidarité de la part du Président Denis Sassou Nguesso. Elle s’est également entretenue avec le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, sur la gestion malienne des crises humanitaires et des catastrophes naturelles. « Le Mali dispose de dispositifs remarquables, notamment en matière d’alerte précoce et de résilience communautaire face au changement climatique », a-t-elle souligné. Le Premier ministre a salué l’initiative de la Ministre congolaise et l’impact positif du modèle malien. « Nous encourageons une visite de notre Ministre de la Santé et du Développement social au Congo pour approfondir cette coopération », a-t-il affirmé. Une visite de courtoisie au Ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a également ponctué le séjour. À l’issue de sa mission, Mme Mboukou Kimbatsa a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux du peuple malien. « Cette visite, empreinte de fraternité et de compréhension, symbolise les liens étroits entre nos deux pays », a-t-elle déclaré. Elle a invité son homologue malienne à effectuer une visite officielle au Congo, invitation acceptée, avec une date à fixer par voie diplomatique. Lors d’une dernière rencontre dans la salle de conférence du Ministère de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré a partagé un communiqué conjoint célébrant les succès de cette mission. La délégation congolaise a salué les résultats obtenus, témoignant de la volonté commune de dynamiser la coopération diversifiée entre Bamako et Brazzaville. OS/MD (AMAP)

Le Parquet général de Bamako met en garde contre les appels à la haine et les troubles à l’ordre public (Communiqué)

Bamako, 6 mai (AMAP) Le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, a lancé un appel ferme à la préservation de la paix sociale face à une montée des discours de haine et des troubles à l’ordre public. Dans un communiqué officiel publié mardi, il met en garde contre les agissements de « individus mal intentionnés » qui, depuis plusieurs jours, incitent à la division et portent atteinte à l’autorité de l’État. « Ces propos et agissements sont de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres et constituent un terreau favorable pour les criminels, y compris les terroristes », a déclaré le Procureur général. Il souligne que ces actes menacent directement « la paix, la quiétude et la tranquillité sociale » au Mali. Pour contrer cette situation, Hamadoun dit Balobo Guindo a ordonné à tous les Procureurs de la République relevant de la Cour d’appel de Bamako de faire preuve d’une vigilance accrue. « J’ai donné des instructions claires pour préserver l’ordre public et ne tolérer aucune violation de la loi, quel qu’en soit l’auteur », a-t-il précisé. Le communiqué annonce également une réponse judiciaire sans compromis : « La justice sévira avec la dernière rigueur contre de tels agissements. Nous identifierons, localiserons et interpellerons les auteurs de ces faits, conformément à la loi. » Enfin, le Procureur Général en appelle au sens civique de la population malienne, l’invitant à faire preuve de calme et de retenue. Il encourage les citoyens à dénoncer les responsables de ces actes perturbateurs pour garantir la stabilité du pays. OS/MD (AMAP)

Réunion du Comité technique mixte du Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro

Bamako, 06 mai (AMAP) La capitale malienne abrite depuis mardi matin la première réunion de l’année 2025 du Comité technique mixte (CTM) du Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro, indique communiqué de la Cellule de communication du Ministère des Transports et des infrastructures (MTI). La rencontre de Bamako s’inscrit dans le cadre du suivi-évaluation de l’état de mise en œuvre de ce projet routier structurant, qui constitue une réponse aux besoins de mobilité croissant des populations dans la zone du projet. Les travaux, qui s’étalent sur 4 jours, porteront sur plusieurs l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la réunion du CTM tenue à Korhogo du 29 mai au 03 juin 2023 ; l’évaluation des travaux routiers et des travaux connexes au Mali et en Côte d’Ivoire ; les modalités et le calendrier de mise en œuvre des activités restantes de la composante facilitation de transport et travaux connexes au Mali et en Côte d’Ivoire. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Secrétaire général du MTI, en présence du Représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire oueat-africaine (UEMOA) au Mali. Dans son propos d’ouverture solennelle des travaux, Mama Djenepo, Secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, a d’abord rappelé que « le processus de réalisation du projet routier a connu des difficultés d’ordre technique et sanitaire, qui explique que le taux d’exécution global est limité à 80 % pendant que la clôture du projet est prévue pour le 31 décembre 2025. » Djenepo ajoute qu’à ce jour, les travaux routiers, qui constituent l’activité principale du projet, sont terminés pour les deux pays. « Ces routes nouvellement construites font l’objet déjà de dégradations précoces essentiellement dues à la densité du trafic dominé par les véhicules gros porteurs surchargés dotés de gabarits hors normes », a-t-il souligné Il a réitéré l’interpellation adressée à l’ensemble des acteurs du secteur des Transports pour le respect des normes et des textes communautaires et nationaux qui participent de la préservation de nos réseaux routiers et de la sécurité routière. Sur ce point, il faut signaler que, depuis le 1er avril 2025, le Mali met en œuvre la mesure d’interdiction de circulation des véhicules hors normes et hors gabarit sur le réseau routier national. OS/MD (AMAP)    

Campagne agricole 2025 : Plus de 11 millions de tonnes de céréales et 682 000 de coton graine attendus  

Bamako, 7 mai (AMAP) Le Mali attend, cette année 2025, exactement 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine, a appris l’AMAP à la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture tenu mardi, dans la salle de banquets du palais de Koulouba. Dans une présentation liminaire, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kenema, a annoncé qu’ « en 2025, les objectifs de productions végétales visent 11 696 721 tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton graine, 243 280 tonnes de pomme de terre, 881 208 tonnes d’oignon/échalote et 810 900 tonnes de mangue. » « Les perspectives de production animales ciblent 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 tonnes de viande contrôlée, 684 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières). Il est prévu une production de 128 880 tonnes de poissons frais », a ajouté le chef du département de tutelle. En termes de projection, la production céréalière prévue, en 2026, est de 12 212 884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton, a encore dit le ministre qui a, auparavant, dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Pour cette campagne 2024, les productions végétales sont, ainsi, estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur lesproductions de céréales qui ont atteint 11 010 851 tonnes et 656 679 tonnes pour le coton graine. Avec 96 750 tonnes de viande contrôlée, 10 576 tonnes de lait collecté, 12 074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113 218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation. Sur les dix recommandations formulées lors de la 14è session, sept ont été exécutées et trois sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à un peu plus de 117, 36 millions de Fcfa en 2025, un peu plus de 147, 01 millions de Fcfa en 2026 et plus de 161,32 millions en 2027. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé, pour les mêmes périodes, à un peu plus de 31,01 milliards de Fcfa, un peu plus de 36,72 milliards de Fcfa et plus 36,72 milliards de Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 milliards de Fcfa en 2025, plus 13,33 milliards de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 milliards de Fcfa en 2027. Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. « Cela dénote de la grande att ention de l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoig ne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles », a rappelé le président Conseil supérieur de l’Agriculture, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens. C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel », a dit Assimi Goïta. Le chef de l’État a, aussi, réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs à travers la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles. À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14 000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3 000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1 500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17 500 Fcfa. En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. CAD/MD (AMAP)