Géolocalisation : Ninacad-Adresse couvre plus d’un million lieux ou parcelles en milieu rural et urbain (Officiel)
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 12 mar (AMAP) Le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière, le colonel-major Checkné Mamadou Diéffaga a révélé, lundi, à Bamako, que l’adressage numérique «Ninacad-Adresse» couvre environ 1 500 000 lieux/parcelles en milieu urbain et rural. Ce chiffre porte sur les six communes du District de Bamako, les anciennes communes de Kalaban-coro, Moribabougou, N’gabakoro-Droit et Sankarebougou, plus les communes urbaines et rurales limitrophes du Cercle de Kati et la ville de Ségou (Centre). Le colonel-major Diéffaga intervenait lors de la présentation de la plateforme «Ninacad-Adresse», à la Primature, au Comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, président de ce Comité. En présence des membres du gouvernement, l’officier a expliqué que «Ninacad-Adresse» est un code de six chiffres pour chaque parcelle ou lieu, des coordonnées géographiques, une géolocalisation couplée au système de navigation de chaque lieu. C’est aussi une application mobile gratuite et un portail web, une base de données sécurisée de gestion des informations. « Son déploiement dans les villes de Koulikoro et Sikasso est en cours », a-t-il précisé. Ce système d’adressage numérique permet à la population de disposer d’une application de géolocalisation en milieu rural et urbain, d’une base de données moderne de gestion et de connaissance de la ville. « Ninacad-Adresse a été initié pour répondre à la volonté des autorités maliennes de moderniser l’Administration à travers la digitalisation. C’est un outil de gestion et de connaissance de la ville », a expliqué le secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière. Il a ajouté que la plateforme est appelée à évoluer pour répondre aux besoins de l’Administration, des collectivités et des citoyens. « L’application permet de localiser les personnes physiques, les activités ou les entreprises dans une localité et de faire des recherches d’information. Elle permet, également, d’optimiser l’intervention des services d’urgence et de livraison », a poursuivi Checkné Mamadou Diéffaga. Selon une note d’information fournie à la presse, «Ninacad-Adresse» intervient en un moment où l’adressage physique est marqué par le caractère non complet et non exhaustif d’une part et par le caractère non numérique d’autre part. Ainsi, la nouvelle plateforme va favoriser la facilitation du repérage pour la promotion du e-commerce et des services de livraison, l’identification dans le cadre des services des impôts, l’optimisation des interventions des services de secours d’urgence. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a assuré avoir pris bonne note des suggestions pour améliorer l’application «Ninacad-Adresse» afin qu’elle puisse répondre aux attentes de l’Administration. « Cette application répond aux besoins des populations », s’est félicité, pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a salué la démarche. De son côté, le chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, a salué l’initiative avant d’exhorter l’équipe du Secrétariat permanent de la réforme domaniale et foncière « à poursuivre les échanges avec celle chargée de la digitalisation de l’Administration. » BBC/MD (AMAP)
Santé : Près d’un million de dose du tout premier vaccin contre le paludisme expédié au Mali
Bamako, 12 mars (AMAP) Près d’un million de doses de vaccin contre le paludisme expédié au Mali pour la première fois, un effort conjoint du Ministère de la Santé, de l’UNICEF, de l’OMS et de GAVI, a appris l’AMAP de source officielle Dans une avancée historique pour la santé publique et la santé des enfants au Mali, près d’un million de doses du tout premier vaccin contre le paludisme sont arrivées dans le pays, marquant une étape décisive dans la lutte contre cette maladie mortelle. Cet envoi, facilité par l’UNICEF avec le soutien financier de GAVI, vise à protéger les enfants et à réduire l’impact du paludisme, qui demeure l’une des principales causes de décès chez les nourrissons et les jeunes enfants dans la région. « Ce vaccin arrive à un point nommé et démontre une fois de plus les efforts des plus hautes autorités du Mali dans la lutte contre le paludisme, qui est une des premières causes de mortalité et de morbidité des enfants dans notre pays, » a affirmé Madame le Ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assa Badiallo TOURE. « Je tiens à remercier les partenaires notamment GAVI, l’UNICEF et l’OMS pour leurs efforts aux côtés du gouvernement malien. », a-t-elle conclu. L’introduction du vaccin contre le paludisme débutera en avril 2025, avec un déploiement initial dans 19 districts prioritaires répartis sur cinq régions : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti. Destiné aux enfants âgés de 5 à 36 mois, le vaccin sera administré en cinq doses : les trois premières à intervalles d’au moins quatre semaines, suivies de deux doses supplémentaires idéalement administrées annuellement en mai ou juin, avant la saison de transmission intense du paludisme. « L’arrivée de ce vaccin est un moment historique pour les enfants et le peuple malien, » a déclaré le Dr. Pierre Ngom, Représentant de l’UNICEF au Mali. « Nous attendions ce jour avec impatience. Le vaccin contre le paludisme est l’aboutissement de 35 ans de recherche et de développement, et il offre enfin la possibilité de protéger nos enfants contre cette maladie potentiellement mortelle. », a-t-il soutenu. L’UNICEF souligne que, bien que le vaccin représente une avancée majeure, il ne constitue pas une solution unique. Il vient compléter les mesures de prévention déjà mises en place par le Gouvernement malien, notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, la chimioprophylaxie saisonnière, le traitement préventif intermittent pendant la grossesse et la pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticide. « Les vaccins sont un outil essentiel dans notre lutte collective pour sauver des vies d’enfants, » a déclaré le Dr Kabore Patrick, Représentant de l’OMS au Mali. « Toutefois, nous devons continuer à utiliser toutes les méthodes de prévention et de traitement disponibles pour lutter efficacement contre le paludisme. » L’UNICEF est le plus grand acheteur mondial de vaccins et joue un rôle clé dans leur distribution. Dans le cadre de sa mission, l’organisation collabore avec les fournisseurs pour assurer un approvisionnement régulier en vaccins destinés aux enfants dans le besoin. Avec le déploiement massif du vaccin contre le paludisme déjà en cours en Afrique, l’UNICEF s’engage à garantir que chaque enfant vivant dans une zone endémique reçoive ce vaccin essentiel. Alors que le Mali se prépare à cette initiative révolutionnaire, l’UNICEF et l’OMS réaffirment leur engagement à soutenir le pays dans l’introduction réussie du vaccin contre le paludisme, en veillant à ce que chaque enfant, même dans les zones les plus reculées, puisse en bénéficier. Pour rappel, le paludisme constitue toujours une menace majeure pour la santé publique au Mali, qui figure parmi les 11 pays les plus touchés par la maladie. Selon l’Enquête sur les indicateurs du paludisme de 2021, la prévalence nationale était de 19 %, avec des taux alarmants dans les régions de Mopti (27 %), Sikasso (26 %), Ségou (26 %), Koulikoro (23 %) et Kayes (12 %). En 2024 seulement, le paludisme a représenté 38 % des cas de morbidité, avec plus de 3,4 millions de cas confirmés, dont 1,1 million de cas graves et près de 1 500 décès, touchant aussi bien les enfants que les adultes. Kader MAIGA (AMAP)
Environnement : Atelier de validation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Mali
Bamako 11 mar (AMAP) L’atelier de validation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action se tient, du 11 au 13 mars 2025, à Bamako avec pour objectif pour les acteurs du domaine d’échanger sur le rapport provisoire de la stratégie nationale et son plan d’action et également faire des recommandations. Selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, qui présidé l’ouverture, cette stratégie nationale dont l’atelier de validation regroupe les représentants des gouverneurs et les élus communaux des régions, « permettra de répondre aux défis croissants causés par les changements climatiques. » La stratégie nationale de sécurité climatique est le fruit d’un processus de concertation approfondie menée à travers plusieurs rencontres stratégiques et techniques. De l’atelier national de concertation de septembre 2024 à Bamako, à l’atelier de planification d’octobre 2024 à Ségou en passant par les travaux du comité Ad hoc en février 2025. « Votre participation démontre votre attachement à la protection de notre environnement et à la consolidation de la paix et de la sécurité dans un contexte où le changement climatique devient un facteur croissant d’instabilité », a déclaré le secrétaire général, en présence des partenaires techniques et financiers dont Roland Seri, représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’ambassadeur de Belgique, Patrick Deboeck, de la secrétaire exécutive de l’Autorité du Liptako Gourma (ALG), Hawa Aw et le représentant du maire de la Commune IV. Quant aux partenaires techniques et financiers (ALG, Royaume du Belgique, PNUD), ils ont tous affirmé leur engagement et soutien aux autorités maliennes pour tout projet de lutte contre le dérèglement climatique. Ils se sont réjouis « de la concertation approfondie des acteurs concernés », lors du processus de l’élaboration de la stratégie, tout en invitant les participants à évaluer avec rigueur et sérénité le rapport provisoire de validation de la stratégie nationale de sécurité climatique au Mali et son plan d’action. MD/MD (AMAP)
Kangaba : Marchés bien approvisionnés pour le Ramadan, prix stables
Kangaba, 11 mar (AMAP) Les marchés sont suffisamment approvisionnés et les prix des produits de première nécessité restent stables, à Kangaba, a environ 95 km, à l’ouest de Bamako, en ce début de Ramadan, selon les commerçants et le président de la Chambre locale de commerce, Yaya Magassouba. Les vendeurs de céréales, bouchers et détaillants, rencontrés au grand marché de la ville, confirment « la disponibilité des produits essentiels. » Yaya Magassouba assure qu’ « aucune rupture de stock ou hausse de prix n’est à craindre durant le mois saint. » Cette stabilité vise à garantir l’accès aux denrées pendant une période de forte demande. La situation est sous contrôle, selon les observations de l’AMAP sur place. Le riz gambiaka est cédé entre 25 000 à 27 000 Fcfa le sac, selon les variétés ; le riz importé coûte entre 24 000 et 26 000 Fcfa. Le maïs et le sorgho sont vendus à 15 000 Fcfa les 50 kg ; le petit mil entre 20 et 21 000 Fcfa les 50 kg, le fonio, 750 Fcfa le kg Le sucre est vendu à 650 Fcfa le kg, 28 000 Fcfa le sac de 50 kg. L’huile est vendue sur les étables à 23 000 Fcfa (qualité supérieure) ou 19 000 Fcfa le bidon de 20 litres. Le kg de farine est vendu à 500 Fcfa. Toutefois, les bouchers déplorent des marges réduites. Ils assurent que le prix élevé des animaux les oblige à vendre à perte depuis plusieurs mois, ajoutant que « la viande rouge avec os est vendue à 500 Fcfa le kg, 3 000 Fcfa sans os. » Les commerçants détaillants, eux, soulignent la stabilité des prix, un constat appuyé par le président de la Chambre de commerce. SD/OS/MD (AMAP)
Sit-in du syndicat des banques contre l’arrestation d’agents d’Ecobank-Mali
Bamako, 11 mar (AMAP) Les employés de plusieurs banques de Bamako observent, depuis lundi, un sit-in de 72 heures pour demander la libération de deux agents d’Ecobank, a constaté l’AMAP sur place. « Ces agents d’Ecobank ont été mis sous mandat de dépôt pour avoir transmis des messages swift (garanties) en toute conformité avec la réglementation bancaire et des procédures d’Ecobank», indique un communiqué rendu public, samedi dernier, par la section syndicale des Banques. En plus du sit-in, les manifestants ont décidé de « l’arrêt immédiat de tout transfert de garanties de la société Énergie du Mali (EDM-SA), des structures publiques et parapubliques jusqu’à nouvel ordre. » Lundi matin, aux environs de 8 heures, devant les locaux de plusieurs établissements bancaires de la capitale malienne, les protestataires brandissaient des pancartes : « Libérez Biram Diop et Alassane Touré», «Notre fonction mérite mieux que la prison», «Qui connaît mieux les procédures bancaires que les banquiers» sont, entre autres, slogans qu’on pouvait lire. A notre passage au siège de la Banque malienne de solidarité (BMS) à l’ACI 2000, les agents avaient occupé la voie devant leur établissement. Ils avançaient à petits pas, brandissant des pancartes et scandant : « A bas l’injustice », « Ensemble, nous sommes forts. Unis, nous vaincrons ». Selon le secrétaire général du comité syndical de la BMS, Cheick Oumar Diakité, « nos camarades ont été envoyés en prison pour avoir appliqué la loi. » M. Diakité explique que l’opération que les mis en cause « ont effectuée consiste, pour un banquier, à relayer à sa banque un message en provenance d’une autre. » « Dans ce cas, le banquier n’est ni de près ou de loin responsable du contenu de ce message’, soutient-il. « L’opération dont il s’agit n’est pas celle d’Ecobank, mais plutôt une opération qui concerne la Banque de développement du Mali (BDM) et son client qui est Ecobank-Tanzanie, représenté dans notre pays par Ecobank-Mali », poursuit-il. « L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF) s’est réunie et a trouvé que les procédures ont été appliquées conformément aux textes », informe Cheick Oumar Diakité. Tout comme les groupes Ecobank. « On ne sait pas, aujourd’hui, pourquoi ils sont en prison. Nous attendons à ce qu’ils libèrent nos camarades qui ne sont pas concernés par le contenu du message qu’on leur reproche », assure-t-il. Devant plusieurs autres banques, les manifestants affichaient la même détermination. Sous un soleil de plomb, vers 9 heures, le secrétaire général du comité syndical d’Orabank, Ogotembeloum Guindo accompagné de ses collègues, criait son mécontentement. « On réclame juste la libération de nos camarades, rien de plus », a déclaré M. Guindo. Ses collègues d’Ecobank sont dans la même dynamique. « Nous allons mener ce combat jusqu’à la libération inconditionnelle de nos camarades qui ont été injustement emprisonnés dans l’exercice de leur fonction », a insisté Mamadou Sékou Traoré, secrétaire général du Comité syndical de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Les employés de banque entendent durcir leur manifestation si leurs camarades ne sont pas libérés. Une assemblée extraordinaire, prévue jeudi prochain à la Bourse du travail, précisera la suite à donner à ce mouvement d’humeur. FC/MD (AMAP)
Environnement : La Stratégie nationale de sécurité climatique au centre d’un atelier
Bamako, 11 mars (AMAP)La cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de validation validation de la stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action a été présidée ce mardi, dans un hôtel de la place par le Secrétaire Général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP. Etaient présents, les représentants des gouverneurs et les élus communaux des régions, des partenaires techniques et financiers, précisément Roland Seri représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement, de l’ambassadeur de la république Belgique, Patrick Deboeck , de la secrétaire exécutive de Liptako Gourma Hawa Aw et le représentant du maire de la commune IV. L’objectif de l’atelier est de réunir les acteurs du domaine afin qu’ils puissent échanger sur le rapport provisoire de la stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action et également faire des recommandations. “ Votre participation démontre votre attachement pour la protection de notre environnement et à la consolidation de la paix et de la sécurité dans un contexte où le changement climatique devient un facteur croissant d’instabilité” a-t-il déclaré le Secrétaire général du ministère de l’environnement l’assainissement et du développement durable avant de remercier les partenaires techniques et financiers notamment “ l’ ALG, le royaume du Belgique et le programme des Nations Unies pour le développement” , qui ont contribué à travers leur appui financier et technique à l’élaboration de cette stratégie ambitieuse et innovatrice. Et de préciser que la stratégie nationale de sécurité climatique est le fruit d’un processus de concertation approfondie menée à travers plusieurs rencontres stratégiques et techniques. Il s’agit de l’atelier national de concertation de septembre 2024 à Bamako, l’atelier de planification d’octobre 2024 à Ségou ainsi que les travaux du comité Adoc en février 2025. Selon le Secrétaire général du ministère, cette stratégie nationale de sécurité climatique permettra de répondre au défi croissant cause par les changements climatiques. Quant aux partenaires techniques et financiers, précisément l’ALG, le royaume du Belgique et le programme des Nations Unies pour le développement ont tous affirmé leur engagement et leur soutien auprès des autorités maliennes pour tous les projets de lutte contre le dérèglement climatique. Ils se sont réjouit de la concertation approfondie des acteurs concernés, lors du processus de l’élaboration de la stratégie, tout en invitant les participants d’évaluer avec rigueur et sérénité le rapport provisoire de la validation de la stratégie nationale de sécurité climatique au Mali et son plan d’action. “En effet, la sécurité climatique représente un problème transfrontalier qui va au-delà des capacités de réponses épars des pays, donc requiert une synergie d’action efficace et efficience” ajoute, Hawa Aw, Secrétaire exécutive de Liptako Gourma. Pour clore ses propos, le Segal du ministre a invité les participants à suivre ces travaux de validation avec rigueur. “ Votre engagement dans cet atelier est essentiel. Il vous revient d’apporter vos analyses, vos expertises et vos recommandations pour assurer la pertinence et l’opérationnalisation de cette stratégie et de son plan d’action. Nous comptons sur votre rigueur et votre esprit de collaboration pour garantir que ce document reflète les réalités du terrain et réponde aux défis actuels et future” a-t-il conclu, avant de déclarer ouvert les travaux de l’atelier. MD/KM (AMAP)
Ménaka (Nord) : Le salaire de près de 150 enseignants suspendu pour « abandon de poste »
Bamako, 11 mar (AMAP) Le salaire de quelque 150 enseignants de Ménaka, dans le Nord du Mali, est suspendu à compter du 1er avril 2025 pour « abandon de poste » selon une décision, le gouverneur de la Région, le colonel-major Lanzeni Konaté. « Pour compter du 1er avril 2025, le salaire des enseignants en abandon de poste dans l’Académie d’enseignement de Ménaka (…), est suspendu jusqu’à nouvel ordre », indique la décision datée de lundi. Parmi les enseignants concernés, 141 sont de l’enseignement fondamental, 7 de l’enseignement secondaire et 3 de l’enseignement préscolaire. Dans sa décision, le gouverneur de Ménaka indique avoir invité le 22 février 2025 les enseignants en abandon de poste « à rejoindre leur établissement au plus tard le 3 mars 2025. » Le colonel-major Lanzeni Konaté a fait savoir que sa décision intervient après une rencontre tenue à la mairie de Ménaka le 27 janvier 2025 portant sur l’absentéisme des enseignants en question. Une autre réunion s’est tenue le 20 février, pour prendre des mesures face à leur comportement MD/MFD (AMAP)
Kangaba : Les marchés suffisamment approvisionnés et les prix stables
Kangaba, 11 mars (AMAP) Dans le cercle de Kangaba, en ce début du mois de ramadan, les marchés sont suffisamment approvisionnés et les prix sont restés stables, a constaté l’AMAP. Pour nous rassurer, nous avons fait un tour dans le grand marché de Kangaba où nous avons rencontré quelques vendeurs de céréales et les bouchers qui ont été, on ne peut plus clair. Le riz Gambiaka est vendu à 27 000 FCFA, 26 000 FCFA et 25 000 FCFA selon les variétés. Le prix varie entre 26 000 FCFA, 24 000 FCFA et 25 000 FCFA pour le riz importé. Le maïs et le sorgho sont vendus à 15 000 FCFA les 50 kg et le petit mil est vendu à 20 000 FCFA et 21 000 FCFA le sac de 50 kg. Dans toutes les boutiques, le sucre est vendu à 650 FCFA le kilogramme et le sac de 50 kg est cédé à 28 000 FCFA. Il y a deux qualités d’huile sur le marché. Le premier est vendu à 23 000 FCFA le bidon de 20 litres et le second est vendu à 19 000 FCFA le bidon de 20 litres. Le marché est suffisamment approvisionné en farine et en fonio. La farine est vendue à 500 FCFA le kg et le fonio est cédé à 750 FCFA le kg. Quant à la viande rouge, le kg avec os est vendu à 2 500 FCFA contre 3 000 FCFA le kg sans os. Sur ce dernier point, les bouchers affirment qu’ils vendent à perte depuis longtemps, cela, à cause des prix très élevés des animaux. Selon les commerçants détaillants, les prix sont restés stationnaires sur le marché de Kangaba. Le président de la Chambre locale de commerce monsieur Yaya Magassouba, a donné l’assurance qu’il n’y aura pas de rupture durant le mois de ramadan et les prix ne grimperont pas non plus. SD/KM (AMAP)
Fatakara (Nord) : Des populations poussées à quitter la localité par des groupes djihadistes présumés
Goundam, 11 mar (AMAP) De nombreux habitants de Fatakara, chef-lieu de la Commune du Télé, sont arrivés, ce mardi matin, vers 2 heures, par l’entrée Nord-ouest de Goundam, à 90 km, au Sud de Tombouctou (Nord), a constaté l’AMAP sur place. Selon les villageois, « des individus armés non identifiés sont entrés dans une maison ciblée où ils ont demandé au chef de famille de les suivre. Aussitôt la porte franchie, on lui a tiré dessus et laissé pour mort. » « Sa famille, avec l’aide des populations, a pu l’évacuer à Goundam, puis à Tombouctou (90 km plus au Nord) où il demeure toujours inconscient », selon les mêmes sources. Elles ajoutent, pour expliquer le motif de leur départ, que depuis bientôt deux jours, des hommes armés ont mis en demeure la population de la localité de quitter le village. « Toute personne qui n’obéira pas à cet ordre sera tout simplement tué », auraient-ils menacé. Le point d’entrée de ces populations à Goundam a été animé par un incessant bruit de motos-taxis, motos et véhicules de transports chargés de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Ce n’est qu’au petit matin que la ville de Goundam a découvert ce déferlement de la population de Fatakara vers le centre-ville et les écoles. Fatakara est le chef-lieu de la Commune du Télé distant de 25 km de Goundam et est situé au Nord-ouest de la ville sur les hauteurs du lac Télé séparant les deux entités. Un élan de solidarité s’est manifeste à Goundam dont les habitants ont apporté des produits alimentaires aux déplacés. En ce moment, les autorités administratives accompagnées de responsables d’associations ont rencontré les déplacés en vue de coordonner leurs actions et aides. AAT/MD (AMAP)
Kayes : La DRCC veille au respect des prix et la qualité des produits de consommation
Kayes, 11 mars (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence multiplie les missions pour s’assurer du respect des prix plafonds et de la disponibilité des vivres au niveau des marchés et points de vente de la région, a constaté l’AMAP. La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes intensifie, ces temps-ci, des visites de terrain dans certains centres commerciaux pour veiller sur la bonne qualité et la stabilité des produits de première nécessité. D’après la cellule de communication du gouvernorat, cette direction régionale a procédé ce jour à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre. La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Et les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations. C’est ainsi qu’à la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu dans certains points de vente et magasins de la cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, Robo Bayo, directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes et ses agents avaient saisi d’importantes quantités de produits périmés et des produits avariés dans certains points de vente de la ville de Kayes, capitale de la 1ère région administrative du Mali. Il s’agit des produits alimentaires et des médicaments d’une valeur de 455 millions de FCFA. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 Février 2025, en présence des services compétents, dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore arrivé à terme. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments ne sont pas aérées », a expliqué Robo Bayo. Qui a saisi la justice de Kayes le 21 Janvier 2025. Il ressort de notre entretien avec Robo Bayo que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015- 036 du 15 Juillet 2015 portant protection du consommateur. L’Article 38 de cette loi stipule que les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national, et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. D’après son Article 49, la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fête, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le directeur Robo Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie Populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/KM (AMAP)

