Mali : Risques d’inondations lors de la saison pluvieuse qui sera précoce (Spécialistes)

Bamako, 9 mai (AMAP) La saison pluvieuse de cette année, qui sera précoce dans presque toutes les régions du Mali, sera marquée par des cas d’éclairs, des foudres et vents très violents d’après les spécialistes appelant les populations à la  prudence et à la vigilance, lors d’une rencontre, jeudi, au Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Cette session, présidée par le conseiller technique du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Sidiki Togo, a été instruite lors de la réunion tenue, du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, à la Primature le 2 mai dernier, sous la conduite de son président, le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Il s’agit d’une invite à des réflexions visant à dégager et à proposer des mesures en vue de pouvoir anticiper les inondations en tirant les leçons de l’hivernage passé. Le chef du CECOGEC, le colonel sapeur-pompier, Issa Raoul Dabo, en présence du représentant de l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), Bakari Mangané, a fait savoir qu’ « il s’agit, pour le comité technique, de faire le bilan des inondations de 2024 en termes d’activités et de réalisations au sein des différents départements sectoriels. Mais, aussi, pour chaque département, de proposer des actions anticipatoires dans le cadre de l’hivernage 2025. » Pour le colonel sapeur-pompier Dabo, ces propositions seront soumises à la hiérarchie pour les dispositions appropriées et les décisions à prendre pour la sauvegarde de la vie de la population, des biens et de l’environnement. Pour sa part, le conseiller technique du ministre chargé de la Sécurité. a indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités du Mali « à protéger les personnes, les biens et l’environnement contre les effets délétères des catastrophes. Cela, en empêchant leur éclosion ou tout au moins en minimisant les impacts en cas de leur survenue. » Le colonel Togo a appelé les participants à tout mettre en œuvre pour mener des réflexions à travers des analyses objectives en vue de proposer à la hiérarchie, des mesures tendant à la prise de décisions éclairées. Mais aussi, pour renforcer la résilience de notre pays face aux catastrophes d’une manière générale. En outre, il a prévenu que les prévisions météo annoncent une saison des pluies 2025 tout au moins pluvieuse que celle précédente. Cela pour dire qu’il urge d’agir. «Dès lors, il nous appartient, nous techniciens de faire une rétrospective sectorielle pour capitaliser les bénéfices des activités de 2024, puis, une projection à partir d’éléments objectifs», a-t-il souligné. De son côté, le représentant de Mali-Météo, a signalé que « la saison a démarré très tôt et va continuer dans beaucoup de nos régions. » Bakari Mangané a appelé « la population à se préparer pour faire face à la nouvelle saison qui s’annonce pluvieuse pourvu qu’on arrive à anticiper pas mal d’évènements. «La saison sera précoce dans presque toutes les régions et ensuite son évolution va être normale courant les mois de juillet-août-septembre prochains», a-t-il annoncé, tout en prévenant que pendant ces périodes, le risque d’inondations sera très élevé. SS/MD (AMAP) 

Entrevue entre le Premier ministre et l’ambassadeur du Japon : La participation du Mali à l’Expo 2025 Osaka Kansai au cœur des échanges  

Bamako, 9 mai (AMAP) Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a reçu en audience, jeudi 8 mai à la Primature, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, qui a échangé avec le Pren chef du gouvernement malien sur l’exposition universelle (Expo 2025) prévue du 13 avril au 13 octobre 2025, à Osaka Kansai au Japon. À sa sortie d’audience, le diplomate japonais a confié avoir L’ambassadeur Murata a indiqué avoir discuté avec le Chef du gouvernement des contours de la participation du Mali à cette exposition au cours de laquelle sera organisée la journée du Mali le 2 août prochain. « Nous attendons également la participation éventuelle du Premier ministre à cette occasion », a-t-il annoncé. Le diplomate japonais a saisi l’occasion pour saluer le dynamisme de la coopération entre les deux pays. Une vitalité qui se traduit par plusieurs actions concrètes dont la remise de matériaux à des écoles de formation professionnelle à Bamako en début d’année. Plus récemment, l’ambassade du Japon a annoncé le financement, dans le cadre du renforcement de la résilience et du développement durable au Mali, de plusieurs projets à mettre en œuvre par certaines agences du système des Nations-unies et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans le cadre du budget supplémentaire du Japon pour l’année 2024-2025. L’ambassadeur Yukuo Murata, qui a pris fonction, en novembre 2024, après la présentation de sa lettre de créance au Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a réitéré l’engagement de son pays à soutenir les initiatives des autorités maliennes. L’Expo 2025 Osaka Kansai offre une opportunité de six mois d’échanges et de dialogues internationaux centrés sur le thème :« concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain». AT/MD (AMAP)    

Courte escale à Bougouni des ministres de l’Agriculture et de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille  

Bougouni, 8 mai (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et son homologue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille madame DIARRA Djénéba Sanogo ont effectué, ce jeudi 8 mai 2025, une escale de quelques minutes à Bougouni, alors qu’ils étaient en route pour Sikasso (Sud) dans le cadre du renforcement de capacité des femmes maraichères. Les deux ministres, qui se rendent dans la Cité du Kénédougou dans le cadre d’une visite d’échanges avec les services techniques, les organisations des femmes et les forces vives, ont été accueillis par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, les membres de son Cabinet et les forces de défense et de sécurité. Au cours de leur mission, ils vont effectuer des visites d’espaces maraîchers des femmes, des remises de dons en matériels pour le maraîchage pour booster la production agricole locale BHT/MD (AMAP)      

Nioro du Sahel : Conférence-débats de sensibilisation sur les violences faites aux femmes

Par Moussa DIAKITE  Nioro 8 mai (AMAP) Le groupe scolaire Coumba Sidibé de Nioro, en plein cœur de la ville, a abrité dimanche dernier la conférence-débat afin de sensibiliser élèves, enseignants et parents d’élèves sur la Violence basée sur le genre (VBG), la Santé reproductive (SR), les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants dans les établissements scolaires. Les Mutilations génitales féminines (MGF) sont des pratiques coutumières néfastes à la santé des filles et des femmes, particulièrement la santé de la reproduction. Ce sont des formes d’agressions sexuelles dues aux inégalités de genre et les déséquilibres de pouvoir entre hommes et femmes. Les MGF sont une forme extrême et violence, de discrimination à l’égard des filles et femmes. Elles violent plusieurs de leurs droits fondamentaux, tels que le droit à la dignité, à l’intégrité physique, à la vie entre autres.  La pratique se présente comme une forme de soumission à la torture, aux traitements inhumains, au manque de participation aux prises de décisions, et de discrimination fondée sur le sexe. Pour la coordinatrice de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) de Nioro, Mme Kadiatou Sow, les effets de ces pratiques durent toute la vie et affectent la qualité de vie des filles et femmes. Malgré des progrès réalisés, une mise à l’échelle rapide et la prévention fondée sur des données probantes, des interventions sont nécessaires pour répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. Le Projet de lutte contre les violences faites aux femmes, financé par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a pour objectifs de faire évoluer les normes sociales qui soutiennent la pratique des MGF, mariages d’enfants et autres VBG, de contribuer à l’autonomisation des adolescents/es, filles et garçons âgés de 13 à 18 ans et de faciliter leur accès aux services sociaux adaptés selon leurs besoins spécifiques en vue de leur participation active dans la prise de décision les concernant. Ce projet veillera, aussi, aux principes de « Ne pas nuire ». L’approche multisectorielle est utilisée dans ces projets de lutte contre les violences faites aux Femmes pour assurer la pérennité des acquis. Les questions de normes sociales, notamment les MGF et mariages d’enfant sont un grave problème de santé publique qui affecte l’atteinte des ODD de la santé et de l’éducation. L’occasion était bonne pour le représentant du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Nioro, Moussa Traoré, pour signaler que « l’école a un rôle primordial dans la prévention de ces deux normes sociales car, plus les parents qui soumettent les filles aux MGF et mariages d’enfants sont instruits, moins les filles sont à risques de subir ces pratiques. » La démarche a pour objectif de contribuer à impulser chez les communautés un changement de comportement positif par rapport aux VBG, la santé de la reproduction, les MGF et le mariage des enfants ; mieux outiller les participants sur les VBG avec focus sur les MGF, mariage d’enfant, autres agressions sexuelles et physiques ; inciter les élèves, les enseignants et les parents à s’engager dans la lutte contre les mariages enfants, MGF en vue d’être des ambassadeurs de bonne volonté pour la promotion des droits des filles. A la fin des travaux, les gagnants d’un jeu concours organisé pour la circonstance ont reçu des cadeaux. MD/MD (AMAP)

Migration : Intégration effective des enfants et jeunes en mobilité dans les plans de développement local

Bamako, le 8 mai (AMAP) Le Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM), bras technique du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, avec l’appui de Helvetas Mali et d’autres partenaires, a organisé, ce jeudi 8 mai à Bamako, un atelier pour valider et programmer l’intégration effective des enfants et jeunes en mobilité dans les plans de développement local (PDESC), dans un contexte marqué par la complexité croissante des dynamiques migratoires au Mali. En présidant cette rencontre réunissant les élus locaux, experts, représentants d’organisations internationales et membres de la société civile, le chef de Cabinet du ministre, Sidi Mohamed Koné, a évoqué « la nécessité de considérer la migration non plus comme un simple phénomène à réguler, mais comme une réalité humaine à accompagner. » Il a salué la mobilisation des collectivités territoriales et a insisté sur l’importance d’unir les volontés. « Cet atelier constitue, à la fois, un point d’aboutissement et un point de départ vers une nouvelle manière de concevoir le développement local, plus inclusive et sensible aux réalités migratoires…Comprendre, c’est transformer», a-t-il soutenu. Le Directeur de Helvetas Mali, Célestin Dembélé, a noté l’aboutissement d’un long plaidoyer mené avec les partenaires maliens pour inciter les collectivités à inclure les enfants et jeunes en mobilité dans leurs priorités. « On ne peut pas parler de bien-être des populations sans inclure ceux qui sont les plus vulnérables, » a-t-il rappelé, tout en soulignant que la migration peut être volontaire ou forcée, mais qu’elle représente souvent une stratégie de survie ou d’aspiration sociale. Quant au directeur du CIGEM, Aboubacrine Aguissa, il a mis en avant la force de l’union entre les différents acteurs du développement local, affirmant que seule une coopération solide permettrait de bâtir un avenir plus inclusif pour les enfants et les jeunes en mobilité. AMT/OD/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : Patisakana ! Quelle chaleur !

Par Moussa DIAKITE  Nioro, 8 mai (AMAP) Depuis plusieurs mois, les populations de la région de Nioro (Ouest), comme celles d’autres parties du pays, vivent dans une véritable canicule. Les effets de la chaleur se font sentir partout. Au-delà de midi, impossible de rester plus de deux minutes dans une chambre. Dans les familles, les marchés, les gens passent toute la journée à se désaltérer avec de l’eau fraîche ou glacée. Aujourd’hui, à Nioro, le produit le plus utilisé est la glace. Un morceau de glace peut se vendre jusqu’à 100 Fcfa dans la ville, voir 300 Fcfa ou plus à l’intérieur pour se procurer le même morceau de glace. Les activités tournent au ralenti à partir de 12 heures. Les déplacements sont limités. Les autorités scolaires, sachant que les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables aux effets de la canicule, ont été obligées de réaménager les horaires des classes, en suspendant les cours de l’après-midi. Selon le chef du centre Météo de Nioro, Abdoulaye Cissé, la température avoisine les 47 degrés. Cette température caniculaire accentue évidemment la pression sur l’eau. Malgré les nombreux forages et les multiples adductions d’eau réalisées, la corvée d’eau et de rigueur dans plusieurs localités de la Région. A Nioro-ville, les coupures d’électricité accentuent le manque d’eau, obligeant les femmes à se regrouper autour des citernes d’eau déployées, pour la circonstance, par certaines personnes de bonne volonté. Certaines femmes, auxquelles la corvée d’eau revient, sont obligées de veiller toute la nuit.  D’autres se déplacent de village en village, avec des charrettes à la recherche du plus que précieux liquide. Partout, ce sont des attroupements autour des points d’eau. Les disputes sont fréquentes. Elles peuvent même aller jusqu’à l’affrontement physique. Mme Tall Nana, âgée de 35 ans, soutient que depuis plus de quatre mois, aucune goutte d’eau ne tombe des robinets de Kabala. La bataille pour l’eau fait rage. Les points d’eau (forages et puits) sont occupés par des centaines femmes, à longueur de journée. Les animaux, également, sont au rendez-vous. Eux aussi ont chaud et soif. Ils passent leur temps à rôder autour des points d’eau. A travers les radios de proximité, des messages de sensibilisation invitent les parents à surveiller de près les enfants et à leur donner constamment à boire. La même précaution vaut pour les personnes âgées. « Donc, il faudrait faire boire constamment les enfants et les personnes âgées », conseille-t-il. Selon le médecin-chef de Nioro, Dr Safouné Diakité, « que l’on soit adulte ou enfant, il est conseillé de boire un minimum de 1,5 litre d’eau par jour. » Un autre message invite les populations à dormir dehors pendant la nuit. La vieille Cité religieuse ploie sous cette forte chaleur depuis bientôt trois ans. Etrangement, il y a des jours où le vent semble s’arrêter de souffler. L’on transpire à grosses gouttes le lever du soleil. Très souvent, des vents chauds et secs soufflent, tout en rendant la vision difficile dans la circulation. Situé en plein cœur de la zone sahélienne, Nioro ne dispose pas d’assez d’arbres pour atténuer la chaleur et offrir de l’ombre aux humains et aux animaux. Dès fois, l’eau de la jarre se boit difficilement. Il faut utiliser avec précaution l’eau de la bouilloire, même posée à l’ombre. Les murs des maisons, le sol, les pierres dégagent une chaleur insupportable, cela même après le coucher du soleil, obligeant les gens à dormir à la belle étoile. Les personnes âgées, qui sont des couche-tôt, passent toute la nuit devant leurs concessions, éventails en main. Mme Hatta Diarra, âgée de 55 ans, est commerçante au marché de Nioro depuis des années. Elle est formelle : ces dernières années sont vraiment horribles avec une telle forte chaleur. A Nioro, le vox-populis, comme dans d’autres parties du pays, a vite fait une corrélation avec une supposée forte augmentation entre le nombre de décès a ces dernières semaines. Le médecin-chef du District sanitaire de Nioro, Dr Safouné Diakité, que nous avons approché, a dit : « Nous savons qu’il fait chaud, mais difficile pour nous d’établir une relation entre les cas de décès et la canicule comme le pensent beaucoup de Niorois. » « Nous n’avons, pour le moment, enregistré aucun cas de déshydratation avancé comme en 2023, à la même période. Le seul conseil que nous donnons aux populations est de veiller sur les enfants et les personnes âgées, en leur donnant permanemment de l’eau et en les faisant dormir hors des abris où l’air ne circule pas », ajoute-t-il. Tout le monde implore Allah, le Tout-Puissant pour qu’Il nous donne de la pluie. Mais, malheureusement celle-ci n’est au rendez vous qu’à partir de mi-juillet.  Si les responsables du Projet de Ggestion des ressources naturelles et changements climatiques (PGRNCC) pensent que la chaleur exceptionnelle de ces dernières années est l’une des conséquences des changements climatiques, il serait donc souhaitable d’agir et de changer nos habitudes et comportements. si nous voulons laisser à nos descendants une terre où il fait bon vivre.   MD/MD (AMAP)

Kolondièba : Succès et ambitions pour la santé lors du Conseil de gestion du district sanitaire

Kolondièba, 10 mai (AMAP) Le District sanitaire de Kolondièba a tenu son conseil de gestion, jeudi, dans la salle Bourama Kanté, sous la présidence de la sous-préfète centrale, Traoré Maïmouna Keïta, représentant le préfet du Cercle avec la participation des collectivités territoriales, personnel de santé, partenaires, services techniques, ainsi que la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), pour améliorer les prestations de santé. Le médecin-chef, Dr Lassana Sissoko, a dressé un bilan positif en déclarant : « Grâce aux efforts des acteurs et au soutien des partenaires financiers, la prise en charge sanitaire s’est améliorée en 2024. » Parmi les progrès notables, il retient que la prévalence contraceptive est passée de 15 % en 2023 à 20 % en 2024, les indicateurs de vaccination pour la survie des enfants se sont renforcés, la chimio-prévention saisonnière du paludisme a atteint 100 % lors des quatre passages, (l’un des meilleurs taux au Mali) et la couverture de la Consultation prénatale (CPN4) a atteint 36 %, la meilleure performance de la Région sanitaire de Sikasso. Dr Sissoko a annoncé des objectifs ambitieux : « En 2026, nous renforcerons le monitoring des soins essentiels communautaires (SEC) et l’intégration des services dans les formations sanitaires. » Le chef du service local de la promotion de la femme, Amadou Dembélé, a salué l’engagement des partenaires comme USAID, Kènya Sinsinwalle, les DTC, les AEC, le développement social, la CAFO et la jeunesse qui « ont joué un rôle clé dans nos succès. » La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations de reconnaissance par le président de la FELASCOM à deux agents d’USAID, Djenèbou Téréta et Soumaïla Daou, pour leurs contributions exceptionnelles. NK/MD (AMAP)

Mali : Journée de réflexion sur l’avenir de la presse malienne

Bamako, le 8 mai (AMAP) la Maison de la presse et l’ensemble des organisations faîtières de médias ont organisé, jeudi à Bamako, « Une journée de réflexion sur l’avenir de la presse malienne », dans le cadre de la Semaine nationale de la liberté de la presse, a constaté l’AMAP. Selon les initiateurs, il s’agit d’identifier les défis et les opportunités pour le développement des médias dans le contexte malien, de redéfinir les bases d’une relation constructive entre les acteurs des médias. Le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, a indiqué qu’ « il s’agit, également, de favoriser le dialogue entre les acteurs médiatiques, autorités et société civile. » Et surtout, « de mettre en place des mécanismes solides de protection et d’autorégulation. De nombreux journalistes participent à cette journée animée non seulement par des panels d’experts, de journalistes, de représentants des autorités et de la Société civile mais, aussi, par des ateliers thématiques pour aboutir à la rédaction de recommandations pour améliorer la situation des médias au Mali et le mécanisme de suivi. Plusieurs sous-thèmes sont au programme, entre autres, l’état actuel de la liberté de la presse au Mali :  et enjeux et défis ; la sécurité des journalistes et la protection des médias : comment informer de manière sûre et professionnelle quand la liberté de la presse est menacée ; la professionnalisation de la pratique journalistique dans notre pays : réflexion sur la formation, la déontologie et la responsabilité sociale des journalistes. OD/MD (AMAP)

Fana : Inauguration des nouveaux locaux modernes de la préfecture

Fana, 8 mai (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, a inauguré, jeudi, les nouveaux locaux de la préfecture de Fana, marquant une étape clé dans la réorganisation administrative du Mali. Investissements conformes à la loi n°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des nouvelles circonscriptions administratives, ces deux bâtiments modernes de type F5 et F6, situés au quartier Banakabougou Coura, offrent des conditions de travail optimales. Dotés de commodités uniques dans la région, ils permettent au personnel de la préfecture de tourner la page des inondations qui affectaient les anciens locaux. Lors de la cérémonie, le préfet de Fana, Dahirou Tapily, a exprimé sa gratitude, « Grâce à l’engagement sans réserve de Mme la gouverneure, notre rêve est devenu réalité », a-t-il dit. Il s’est engagé à « ne ménager aucun effort pour servir les populations de Fana », dont il a la charge. La gouverneure Mme Coulibaly a, quant à elle, salué les efforts des autorités, en particulier ceux du président de la Transition, pour la concrétisation de cette réorganisation administrative dans un contexte difficile. « Ces bâtiments, équipés de toutes les commodités, garantiront des services de qualité aux populations », a-t-elle déclaré, pleine d’espoir. Le chef de village de Fana, Yaya Traoré, a également loué l’appui de la gouverneure, soulignant que ces locaux amélioreront significativement la qualité des prestations administratives. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban par la cheffe de l’exécutif régional, marquant l’ouverture officielle des nouveaux locaux. DF/OS/MD (AMAP)

Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel : Les acteurs en revue à mi-parcours

Bamako, 08 mai (AMAP) Les acteurs du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS), ont entamé, jeudi, à Bamako, la revue à mi-parcours des activités dont l’objectif est d’évaluer « les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a constaté l’AMAP Il s’agit « surtout de formuler ensemble des recommandations fortes pour maximiser l’impact du projet durant sa phase restante », a précisé le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Sécurité nationale, Dr Sidiki Traoré « L’objectif de cet atelier est d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a précisé Dr Sidiki Traoré. Le PCRSS, qui intervient dans la Zone des régions des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger), a été lancé depuis le mois de mai 2022. Durant ces trois années d’activité, le projet a fait des réalisations. Selon le secrétaire général du ministère du département de tutelle, « plus de 500 000 personnes ont bénéficié de services socio-économiques essentiels, environ 3 000 personnes vulnérables et Personnes déplacées internes (PDI) ont reçu des articles ménagers essentiels, près de 6 000 agriculteurs des équipements et intrants agricoles, plus de 21 000 personnes sont bénéficiaires de travaux de réalisation de collecteur dans la ville de Douentza (Centre) » En outre, « 4 500 personnes ont, aujourd’hui, un meilleur accès à l’eau, à la suite de la réalisation de l’adduction d’eau de Tatia Nouna, dans le cercle de Djenné (Centre), 215 emplois créés à travers le déploiement des équipes de facilitation, recrutées localement, 680 Comités de développement villageois fraction quartier (CDVFQ), dont 676 formalisés, plus de 330 plans de Développement communautaire élaborés et transmis, plus de 2 milliards déjà décaissés pour les activités des CDVFQ. » Quant au coordinateur du Programme développement durable de la Banque mondiale pour le Mali, à Farouk Mollah Banna, il a rappelé que le PCRSS est né d’une urgence, « celle d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux défis auxquels sont confrontés les populations, durement affectées par les conflits, les déplacements forcés et le manque des services de base. » Depuis trois ans, à travers une approche régionale innovante, reposant notamment sur le développement communautaire participatif, « nous avons pu poser les bases d’une relance progressive de l’espoir, en investissant dans les infrastructures locales, en soutenant les moyens de substances et en renforçant les mécanismes de gouvernance locale » Pour conclure, Dr Traoré a ajouté : « ces résultats, bien positifs, ne doivent pas occulter les défis persistants : situation sécuritaire complexe, changement de partenaire, entre autres. Mais, aujourd’hui, avec la nouvelle orientation du projet, nous avons une réelle opportunité d’accélérer et d’amplifier nos actions   Étaient présents, les représentants des Comités villageois de développement, les partenaires techniques et financiers. MMD/MD (AMAP)