Les nouvelles cartes administratives du Mali et de la Région de Koulikoro remises au gouverneur

Koulikoro, 09 juil (AMAP) Deux cent cartes du Mali et 100 de la Région de Koulikoro ont été remises au gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, par le président du Conseil régional, Abdoulaye Diakité, lors d’une cérémonie, mercredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du chef de l’Exécutif régional, a constaté l’AMAP sur place. « Cet événement marque un pas important dans la réorganisation administrative et territoriale qui vise, non seulement à rapprocher l’administration des administrés mais, également, à l’adapter à la nouvelle répartition géographique du pays », a déclaré le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Le  Mali compte désormais 19 régions et 1 district,159 cercles 466 arrondissements 819 communes et environ 12 712 villages pendant que la Région de Koulikoro a été redimensionnée et a perdu les anciens cercles de Dïoila et Nara. Elle compte, à partir de ce nouveau découpage, 8 cercles, 29 arrondissements, 61 Communes. Le gouverneur a également indiqué que « ces nouvelles données nous permettent de mieux adapter nos politiques publiques et nos actions aux réalités locales tout en rapprochant les services administratifs aux citoyens. » Le colonel Sanogo a fait savoir que c’est « aussi un outil indispensable qui sera mis à la disposition des administrations publiques, parapubliques, des services privés et des chercheurs pour faciliter leur planification et leur prise de décision. » « Ces cartes sont destinées à l’administration régionale et aux collectivités pour garantir une diffusion complète et une meilleure connaissance de notre nouvelle réorganisation territoriale. Il ne s’agit pas seulement d’un simple transfert cartographique. Ces cartes sont des instruments puissants qui favorisent la planification, la gestion des ressources et le développement de projets au bénéfice de nos concitoyens », a relevé le chef de l’Exécution régional En présence des chefs de services régionaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité, des notabilités et de la Société civile, le gouverneur a adressé ses remerciemets au Conseil régional pour ce « geste de solidarité et de patriotisme. » AD/MD (AMAP)

Ségou : les jeunes à l’école de la citoyenneté

Ségou, 13 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou (Centre), le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a présidé, vendredi r, dans la salle de conférence de la Chambre des métiers de Ségou, le lancement des activités de la 4ème cohorte du programme dénommé : « À l’école de la citoyenneté. » Cette session de 10 jours, regroupe des jeunes des Régions de Ségou et San et vise à renforcer leurs compétences sur les valeurs fondamentales de la citoyenneté. Pour la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, la citoyenneté ne se limite pas à un statut juridique. « C’est un engagement, un comportement et une conscience active au service de la communauté, du vivre-ensemble, du respect des lois, de la participation à la vie publique, et surtout, de la construction d’une société juste, équitable et solidaire », a fait savoir Mme Doucouré. Elle a ajouté que ce programme ambitionne de former une génération de citoyens responsables, conscients de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs. Selon le gouverneur de la Région de Ségou, cette initiative se présente comme une réponse audacieuse, une arme pacifique et stratégique dans le chantier immense de la refondation nationale. « Ce programme n’est pas une simple formation : c’est un creuset de renaissance citoyenne, un laboratoire de conscience collective et un espace de réarmement moral et patriotique », a dit le gouverneur Traoré. « Il est l’école où s’apprend le sens du sacrifice, où se forgent l’honneur et la dignité nationale, où se transmettent le respect des institutions, l’unité nationale et l’amour du bien commun », a souligné Souleymane Traoré. Il a exhorté les jeunes à se surpasser, à défier leurs propres limites et à faire preuve de rigueur, de courage, de discipline et de détermination. « Que cette formation de dix jours soit un déclic, un engagement à vie pour le Mali et l’Afrique », a-t-il déclaré. L’événement s’est tenu en présence, outre, du préfet du cercle, Daouda Diarra, de la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou mais, aussi, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Sofiane Attaher Maïga. AP/MD (AMAP)  

Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)      

Mali : Pluies et orages prévus dans plusieurs régions ce 12 juillet 2025 (Agence Mali-Méteo)

Bamako, 12 juillet (AMAP) – L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, annonce des orages accompagnés de pluies dans la Région de Douentza (Centre), avec une extension prévue à d’autres régions ce samedi 12 juillet 2025, a indiqué un communiqué du ministère. « Ces conditions météorologiques toucheront dès la fin d’après-midi les régions de Tombouctou, Mopti, Bandiagara, San et Koutiala », a précisé Mali-Météo. Selon le communiqué, des précipitations sont également attendues dans la nuit du 12 juillet dans le District de Bamako ainsi que dans les Régions de Nara, Nioro, Kayes (Ouest), Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro, Dioila et Kita (Ouest). L’Agence Mali-Météo appelle les populations de ces zones à prendre les précautions nécessaires face à ces conditions météorologiques. OS/MD (AMAP)  

Inspection des services de sécurité et de la Protection civile : Le siège doté d’un 3ème étage

Bamako, 11 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, a présidé, ce vendredi 11 juillet, à Bamako, la cérémonie de réception des nouveaux bureaux du 3ème étage de l’Inspection des services de sécurité et de la Protection civile, a constaté l’AMAP. Le siège de l’inspection des services de sécurité et de la Protection civile, fruit de la bonne collaboration entre le Mali et la mission européenne Eucap-Sahel, a été financé à hauteur de 180 millions de Fcfa par Eucap-Sahel au Mali. Il comporte désormais trois étages avec 7 bureaux supplémentaires avec toilettes, 2 dortoirs avec toilettes, un magasin, 2 toilettes ouvrant sur le hall, une bibliothèque et un ascenseur d’une capacité de huit personnes. Selon M. Oumar Sogoba, c’est « un bel exemple de partenariat et de confiance réciproque qui augure de lendemains porteurs d’espoirs. »« Le partenaire européen a équipé tous les bureaux en mobiliers et en matériels informatiques», a apprécié Oumar Sogoba. Le chef de mission de Eucap-Sahel au Mali, Peter Grawbow Kolding, a salué la bonne collaboration dans un climat de confiance, marqué par l’intensification des activités conjointes. De son côté, l’inspecteur des services de sécurité et de la protection civile, le contrôleur général de Brigade de police, Moussa Boubacar Mariko, a noté que c’est « un cadre, désormais idéal, permettant de mener à bien » leur mission. Il a promis « un bon usage du joyau. » OD/MD (AMAP)

Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma : l’institution désormais intégrée à l’AES

Bamako, 11 juil (AMAP) L’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) est, désormais, transformée en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES), a appris vendredi l’AMAP à Bamako, de source officielle. Le communiqué final de la 8è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue ce vendredi 11 juillet, par visio-conférence, signale que les Chefs d’Etats ont décidé « de capitaliser et de valoriser les acquis de l’ALG au bénéfice de l’AES, en matière de développement. » Le général d’Armée Assimi Goïta du Mali, président de la Transition, Président de la Confédération de l’AES, le général d´armée Aboudourahamane Tiani du Niger, par ailleurs Président en exercice de l’ALG, et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi officialisé la transformation de l’ALG en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération. « Pour ce faire, la nouvelle Agence d’exécution mettra en œuvre les projets et programmes, selon les orientations et sous la conduite du Conseil des ministres de la Confédération », précise le communiqué. Par conséquent, poursuit le texte, les Chefs d’Etat ont convenus « de donner mandat au Président en exercice de nommer un administrateur provisoire chargé d’assurer le passage de l’ALG en une Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération AES. » Ils ont, également, instruit les ministres en charge de l’ALG à effectuer un audit préalable de l’institution et à prendre toutes les dispositions en vue de mettre en œuvre sa transformation, avant le 31 décembre prochain. Il ressort du communiqué que les chefs d’Etat de l’ALG « ont passé en revue le contexte géopolitique de la sous-région ouest africaine et examiné la situation sécuritaire dans les Etats du Liptako-Gourma. » Ils se sont, également, « félicités des actions que mènent individuellement et collectivement les Etats membres dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ayant notamment permis un retour progressif de l’Administration et des personnes déplacées internes dans leurs localités. » Ils ont salué les approches de développement intégré et de proximité développées par l’ALG depuis sa création en 1970. BD/MD (AMAP)

Kangaba se prépare pour la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025

Kangaba, 10 juil (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao, a réuni, mercredi 9 juillet 2025, les maires des huit Communes du Cercle pour organiser la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, a constaté l’AMAP. « Cette rencontre vise à garantir une bonne préparation de la phase locale, qui se tiendra du 24 au 26 juillet 2025 », a déclaré le préfet Dao. Les discussions ont principalement porté sur le règlement de cette phase locale, avec la fixation des dates d’ouverture et de clôture, respectivement prévues pour le jeudi 24 juillet et le samedi 26 juillet 2025. Les troupes des huit communes s’affronteront dans cinq disciplines : l’Ensemble instrumental traditionnel, le ballet à thème, la danse traditionnelle, le chœur et le solo de chant. Placée sous le thème « la Culture, socle pour l’ancrage de la 4e République », la Biennale de Tombouctou 2025 met l’accent sur des sous-thèmes comme la culture comme levier de la refondation de l’État, le reflet du Mali multiculturel dans la 4e République et son rôle en faveur de la paix et de l’unité. Le chef de service local de l’Action culturelle, Christophe Pépé Loua, a détaillé le règlement, insistant sur l’importance de ces thématiques pour la réussite de l’événement. Le préfet a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des maires, tous expérimentés dans l’organisation de semaines locales et les a exhortés « à mobiliser leurs communes pour assurer le succès de la phase locale, condition essentielle pour une bonne performance à la phase régionale. » Les maires ont pleinement adhéré à l’initiative et se sont donné rendez-vous le 24 juillet à Kangaba. SD/OS/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : Les FAMA ont récupéré un blindé et un véhicule enlevés par les terroristes

Nioro du Sahel, 10 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en collaboration avec la population, ont récupéré et présenté, ce jeudi, un blindé et un véhicule KIA enlevés par des terroristes lors des attaques de Nioro, Gogui et Sandaré (Ouest), le 1er juillet dernier, à l’issue d’une mission de ratissage dans la Région, a constaté l’AMAP. « Ces engins, dont l’enlèvement avait suscité l’inquiétude, sont désormais de retour et opérationnels au service des FAMa », a déclaré le colonel Gilbert Diarra, chef d’état-major du Poste de contrôle technique avancé de Nioro. La mission de ratissage a permis de retrouver le blindé, embourbé à 1,5 km de la frontière mauritanienne, ainsi que le véhicule KIA, localisé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nioro. Le blindé a été tracté, réparé et ramené au camp militaire, tandis que le véhicule KIA a également été récupéré. Les deux engins ont été présentés à la population en présence des autorités militaires et d’une foule nombreuse. Au cours de l’opération, les FAMA ont également saisi plusieurs armes abandonnées par les terroristes, ainsi que des corps en état de putréfaction. Face à la propagande diffusée sur les réseaux sociaux par les groupes terroristes, qui exhibent des images d’engins enlevés pour semer la peur, le colonel Gilbert Diarra et le Lt-colonel Siaka Koumaré, commandant d’armes de Nioro, ont démenti ces publications. Ils ont réaffirmé que les deux engins sont désormais sous le contrôle des FAMa et opérationnels. Le Lt-colonel Koumaré a appelé les populations à la vigilance et à une collaboration accrue avec les FAMa pour contrer les menaces terroristes dans la Région. MD/OS/MD (AMAP)

Forum international de la diaspora : Le ministre Mossa Ag Attaher confirme les dates annoncées

Bamako, 10 juil (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a confirmé, jeudi, à Bamako, les dates du Forum international de la diaspora (FID), prévu les 17,18 et 19 de ce mois de juillet, a appris l’AMAP sur place. « Nous avons aujourd’hui, l’opportunité d’orienter les apports des Maliens établis à l’extérieur vers l’investissement productif pour l’essor économique de notre pays », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher, lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il entend faire de ce forum, une rencontre qui « impacte tout, en créant un dialogue direct entre les secteurs privés et publics, les décideurs, le gouvernement, les Partenaires techniques et financiers et les amis du Mali ». Pour qu’au sortir de ce forum, « nous ayons quelque chose sous la main pour nous aider à mieux rentabiliser cette économie qui représente cette force de la diaspora », a souhaité le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur. Mossa Ag Attaher a exprimé sa profonde gratitude à tous les partenaires qui ont décidé d’accompagner ce forum. Selon lui, leur engagement est un gage de succès et montre leur attachement à la cause de notre diaspora. Il a souhaité inviter tous ceux qui n’ont pas encore rejoint l’initiative à le faire. « Ensemble nous pouvons créer un impact encore plus grand et au prix des opportunités inégalées pour le développement de notre pays », a-t-il soutenu, tout en invitant la jeunesse malienne, qui a fait son expérience à l’étranger, à participer activement à ce forum. De leurs côtés, les partenaires présents à la conférence, ont, à tour de rôle, salué les efforts du gouvernement à travers le département en charge des Maliens établis à l’extérieur, tout en réaffirmant leur engagement à soutenir le FID. À une semaine de cet important rendez-vous, cette deuxième conférence de presse intervient après celle du 15 mai dernier, lors de laquelle, le ministre Ag Mossa a présenté le projet du FID à la presse nationale et internationale. Cet événement, qui se déroulera au CICB, est le fruit d’une collaboration avec plusieurs partenaires clés. Le thème retenu pour cette première édition est : « Enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». Il se déroulera autour de plusieurs axes de réflexions animés par les membres du gouvernement, d’éminents experts du Mali et d’ailleurs ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les différents panels et les tables rondes proposés offrent, également, une exploration complexe et multidimensionnelle des possibilités pour la diaspora de contribuer au développement national. Il est prévu tout autant des interventions en ligne pour une large participation de la diaspora. Sans oublier, des expositions, des présentations de projets d’investissement et des rencontres sont prévues tout au long de ce forum. Enfin, il est attendu de ce FID une feuille de route pour la mise en œuvre des principales recommandations qui seront formulées. SS/MD (AMAP)

A Goundam l’Armée récupère des troupeaux sur des terroristes locaux de la Région de Tombouctou (Nord)

Goundam, 10 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont récupéré, récemment, un grand troupeau de bœufs sur des terroristes, surpris dans les environs du lac Télé en train de quitter les lieux avec leur butin, a-t-on  appris de source sécuritaire. Les FAMAS informées de la présence des « djihadistes », se sont rendues sir le site et ont effectivement surpris les malfrats. Selon des témoins, après des échanges de tirs nourris entre les FAMAS ont neutralisé quatre terroristes locaux. Après des fouilles minutieuses, les militaires ont conduit les troupeaux à Goundam. Après avoir informé les autorités, l’Armée a demandé, à travers un communiqué, à toutes les victimes dépossédées de leur cheptel par les terroristes de se présenter pour identification et enlèvement des animaux volés par les terroristes. Les « djihadistes » avaient prélevé sur des populations plus de trois cents têtes de bœufs, qu’ils ont conduits vers une destination inconnue, selon certaines victimes. C’était il y a près de trois mois, quand les populations du village de Fatakara ont été chassées manu militari par les terroristes locaux qui pullulent dans la zone. Les groupes terroristes, qui sévissent dans le Cercle de Goundam, s’affichent ostensiblement dans les zones du lac Télé et dans la Commune de Douékire. Ils y commettent des exactions sur de paisibles populations des hameaux et villages profonds. Ces terroristes avaient, tout d’abord, mortellement brutalisé le secrétaire général des jeunes de la Commune du Télé, résident à Fatakara, avant de lancer un ultimatum aux habitant sommés de quitter le village avant l’aube. Vieux, jeunes, femmes et enfants ont quitté la localité avant l’aube, laissant tout derrière eux. Aujourd’hui, Fatakara n’est plus qu’un village fantôme, seuls les terroristes y règnent en maitre des lieux. Pour mieux coordonner leurs actions, ils se sont répartis entre les villages qui sont sans défense et réclament aux localités encore habitées la « Zakat ». La récupération des animaux sur ce groupe terroriste brise ainsi leur rêve et contrarie leurs plans et ambitions après la vente de ces animaux. Les populations de Fatakara estiment que l’évacuation des cinq milles âmes de leur village avait pour objectif pour les « djihadistes » de regrouper tous ces animaux en toute discrétion, à travers la « Zakat » et de se retirer sur la pointe des pieds vers une frontière quelconque. Après cette opération des FAMa, les populations de Fatakara espèrent, maintenant, que les autorités vont œuvrer pour leur retour sur leur terre natale, afin de se consacrer aux travaux champêtres en cette période hivernale.