SN : Le fondateur de DOREMI Mali, Adama Dembélé veut révolutionner l’industrie musicale grâce au numérique

Bamako, 1er août (AMAP) Ingénieur agronome de formation et développeur par passion, Adama Dembélé est le fondateur de DOREMI Mali, une plateforme numérique 100 % malienne dédiée à la promotion de la musique et des contenus audiovisuels. À travers cette start-up, le jeune entrepreneur ambitionne de lutter contre le piratage et de permettre aux artistes maliens de mieux valoriser leurs œuvres. La plateforme propose aux utilisateurs d’écouter de la musique, de regarder des clips et de suivre l’actualité des concerts. Elle offre également aux artistes un espace leur permettant de publier leurs créations, de suivre leurs performances et de générer des revenus grâce aux écoutes. « Ce n’est pas seulement un rêve ou une idée. L’application existe déjà. Je l’ai développée de A à Z », explique Adama Dembélé, qui présente DOREMI Mali comme une solution adaptée aux réalités du marché musical malien. Selon lui, le principal problème auquel répond la start-up est celui du piratage. « Au Mali, beaucoup d’artistes voient leurs musiques circuler sans pouvoir réellement en tirer des revenus. Notre objectif est de protéger notre patrimoine culturel et de permettre aux artistes de gagner de l’argent grâce à leurs créations », souligne-t-il. La plateforme repose sur un modèle économique combinant des accès gratuits avec publicité et des abonnements premium. Les artistes peuvent également y vendre leurs morceaux, leurs tickets de concert ou encore proposer d’autres contenus comme des films et des séries. Un parcours entre agriculture et technologie Le parcours d’Adama Dembélé illustre la possibilité de se reconvertir grâce au numérique. Ingénieur agronome, il découvre progressivement le développement informatique en autodidacte avant de renforcer ses compétences grâce à des formations proposées par Orange Digital Center Mali. « Moi-même, je suis ingénieur agronome de formation, mais grâce au numérique, j’ai appris à développer des applications mobiles et web », raconte-t-il. Sa passion pour la technologie remonte à son enfance. Curieux de comprendre le fonctionnement des appareils électroniques, il commence à apprendre la programmation à travers des ressources disponibles en ligne, notamment des tutoriels. Cette curiosité le conduit ensuite à développer ses premières solutions numériques. Le numérique, un levier d’opportunités pour les jeunes Pour le fondateur de DOREMI Mali, l’écosystème numérique malien connaît une évolution importante. « Avant, nous n’avions pas forcément les compétences pour créer de belles interfaces ou développer des applications modernes. Aujourd’hui, les jeunes arrivent à créer des solutions innovantes », estime-t-il. Il considère le numérique comme un secteur capable de générer de nombreux emplois pour la jeunesse malienne. Il cite son propre parcours professionnel, marqué par une expérience au sein d’une entreprise où il a participé au développement d’une application de connexion à distance. Adama Dembélé voit également un fort potentiel dans l’intelligence artificielle. Il affirme avoir travaillé avec une jeune développeuse sur une solution de détection des maladies oculaires grâce à cette technologie. Le défi du financement et de la visibilité Malgré l’existence de la plateforme, le jeune entrepreneur reconnaît que DOREMI Mali fait face à plusieurs défis, notamment l’accès au financement et le manque de visibilité. « L’application est prête, mais nous avons besoin de moyens pour faire du marketing digital et mieux faire connaître la solution », indique-t-il. La participation à des événements comme la Semaine du numérique au Mali représente, selon lui, une opportunité de rencontrer des partenaires et de présenter son innovation. Une ambition tournée vers l’agriculture Au-delà de la musique, Adama Dembélé nourrit une ambition plus large : développer des solutions numériques utiles au développement du Mali, particulièrement dans le domaine agricole. Avec un autre projet en préparation, il souhaite proposer une plateforme permettant aux agriculteurs d’accéder à des machines agricoles à distance et de bénéficier de conseils d’experts. « Mon objectif est de créer des solutions innovantes qui peuvent aider mon pays. Je sais que cela prendra du temps, mais je ne vais pas abandonner », affirme-t-il. À travers DOREMI Mali, Adama Dembélé entend démontrer que les jeunes entrepreneurs maliens peuvent concevoir localement des solutions numériques capables de répondre aux défis du pays. OS/KM (AMAP)
Bandiagara : Remise officielle des premières plaques et cartes grises des engins à deux et trois roues

Bandiagara, 1er août (AMAP) Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur, Issiaka Cissé, a présidé, le 29 juillet 2026, la cérémonie de remise officielle des premières plaques et cartes grises dans le cadre de l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues, a constaté l’AMAP. Cet événement s’est déroulé à la direction régionale des transports de Bandiagara, en présence des autorités administratives et des représentants des Forces de défense et de sécurité. Lancée le 15 juin 2026, selon l’instruction interministérielle n°2026-0001/MTI-MEF-MATD-MSPC- SG du 12 juin relative à l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, des motocyclettes et des vélomoteurs ainsi qu’aux formalités y afférentes , cette initiative représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Elle incarne un engagement collectif en faveur de la sécurité routière, de la traçabilité des engins et de la modernisation des services publics. Le Directeur Régional des Transports de Bandiagara, Issa Sidibé, a fait le bilan des activités menées depuis le début de l’opération. En un mois et 14 jours, la direction régionale a traité 88 dossiers d’immatriculation. Parmi ceux – ci, 88 Procès-Verbaux de Réception ont été établis, 88 ont été transmis à la douane, et 75 Certificats de Mise à la Consommation CMC ont été validés par la Direction régionale des douanes de Mopti. Au total, 58 engins ont été immatriculés, tandis que 7 plaques rouges (2 mototaxis et 5 tricycles) n’ont pas encore été immatriculées. Le Directeur Régional des Transports a attribué ce succès à l’effort collectif des équipes qui ont su simplifier et sécuriser les procédures, garantissant ainsi un service de qualité, rapide et fiable pour la population. Il a également salué le travail remarquable de tous les agents de l’administration, à différents niveaux, ainsi que des services techniques, qui ont œuvré sans relâche pour la production de ces documents essentiels. Dans son intervention, M. Issiaka Cissé a encouragé les usagers à faire preuve de citoyenneté en immatriculant leurs engins. « Cette immatriculation est une étape cruciale qui contribue à renforcer la sécurité sur nos routes. Chaque usager a un rôle à jouer dans la préservation de la sécurité routière », a-t-il affirmé. Il a invité tous les conducteurs à respecter le code de la route, soulignant que la sécurité routière est l’affaire de tous. En conclusion, M. Cissé, au nom du Gouverneur, a exprimé sa gratitude envers tous les acteurs impliqués dans ce processus et a appelé à une mobilisation continue pour assurer le succès de cette opération indispensable à la sécurité des usagers et à la modernisation des services publics dans la région de Bandiagara. OG/KM (AMAP)
Société : San célèbre la Journée panafricaine des Femmes

San, 1er août (AMAP) La salle de spectacle de la Maison des Jeunes a servi de cadre à la célébration de la Journée panafricaine des femmes dans la région de San. Placée sous le thème : « L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la Vision 2063 du Mali », cette journée a été présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de San, Seydou Bagayoko. La cérémonie a enregistré la présence du préfet du cercle de San, Souleymane Tembély, de la 2 ème adjointe au maire de la commune urbaine de San, Mme Fatoumata Diarra, du directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Yéli Togola, ainsi que de nombreuses autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, de représentants d’organisations féminines et d’autres invités. À travers cette célébration, les organisateurs ont mis en lumière le rôle déterminant des femmes dans le développement durable et ont insisté sur l’importance de garantir à toutes un accès équitable à l’eau potable et à des services d’assainissement de qualité, conformément aux objectifs de la Vision 2063 du Mali. NC/KM (AMAP)
Ouéléssébougou : Herbicides, avantages et inconvénients sur l’environnement et la vie humaine

Ouélessébougou, 1er août (AMAP) L’utilisation des herbicides est devenue indispensable pour la majorité des paysans et controversée pour d’autres. Les herbicides occupent une place importante dans l’agriculture de nos jours au Mali. Cependant, si ces produits chimiques apportent une grande contribution dans la production agricole, force est de reconnaître qu’ils représentent des inconvénients non seulement sur l’environnement mais aussi sur la santé humaine. Moussa Samaké, membre de la Chambre d’agriculture de Ouélessébougou s’est exprimé sur le sujet . Il a classé ces produits agricoles en deux catégories principales : les herbicides ou désherbants, des produits utilisés pour combattre la croissance les herbes indésirables qui envahissent les cultures et les espaces et les insecticides servant à détruire les insectes nuisibles. Selon M. Samaké, l’utilisation des herbicides représente plusieurs avantages pour le domaine agricole. Elle permet d’augmenter la production, de réduire le travail manuel, de renforcer la sécurité alimentaire et d’accroître les superficies à cultiver. Il a expliqué que des agriculteurs, qui ne pouvaient exploiter que 1 ou 2 hectares auparavant, sont aujourd’hui capables de cultiver 4 à 5 hectares, grâce à l’utilisation des herbicides. Ainsi, l’augmentation des sols cultivés contribue à une meilleure productivité agricole. En revanche l’agriculteur de profession a évoqué les conséquences néfastes de l’usage abusif des herbicides sur l’environnement et la santé humaine. Il a expliqué que leur utilisation excessive entraîne la dégradation des terres, la diminution progressive de la fertilité des sols et la destruction de nombreux organismes naturels essentiels pour les sols. Concernant la santé, il a souligné que le mauvais usage des herbicides peut provoquer des maladies neurologiques, des malaises respiratoires et des maladies de la peau. Il a ainsi recommandé aux utilisateurs de porter des kits de protection pour couvrir tout le corps avant tout usage de ces produits dans les champs. Par ailleurs, il a dénoncé les mauvaises conditions de commercialisation des herbicides, souvent vendus dans les mêmes endroits que les produits alimentaires. Selon lui, ces produits doivent être commercialisés dans les lieux sécurisés. Enfin, il a lancé un appel aux autorités afin de renforcer la lutte contre la vente de produits contrefaits, qui constituent un danger encore plus grand pour les producteurs, les consommateurs et l’environnement. AC/KM (AMAP)
Kolondièba : une campagne contre la mobilité des enfants lancée

Kolondièba, 31 juillet (AMAP)– Le Service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille a organisé, jeudi 30 juillet à Kolondièba, une journée de sensibilisation sur la mobilité des enfants, couplée à une remise de matériels destinés au comité local d’accueil des enfants en situation difficile. La cérémonie était présidée par le premier adjoint au maire, Moussa S. Koné, en présence du directeur régional de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bougouni, Simon Sagara, du chef du service local, Tahirou Koné, de la présidente de la CAFO, Korotoumou Sidibé Koné, ainsi que de représentants des services sociaux et de santé, des autorités coutumières, des confessions religieuses, des organisations de jeunesse, des radios de proximité et de plusieurs partenaires. À cette occasion, Moussa S. Koné a salué l’engagement de la Direction régionale, de l’UNICEF et des partenaires en faveur de la protection des enfants, réaffirmant le soutien de la mairie aux initiatives destinées à améliorer leur prise en charge. Selon Simon Sagara, cette mission vise à sensibiliser les leaders communautaires sur les risques liés à la mobilité des enfants, particulièrement dans le contexte sécuritaire actuel. Financé par l’UNICEF, le programme couvre les cercles de Kolondièba, Kadiana et Yanfolila. Les échanges ont porté sur les principales causes de la mobilité des enfants, notamment la précarité des ménages, les divorces, l’absence d’un parent et les mauvaises fréquentations, ainsi que sur les conséquences de ce phénomène. Les participants ont formulé plusieurs recommandations pour renforcer la prévention et la protection des enfants. En marge de la rencontre, cinq jeunes filles ont bénéficié d’un appui pour développer des activités génératrices de revenus (AGR). Le comité local d’accueil est chargé d’identifier les enfants en situation difficile, d’alerter les autorités compétentes, de les orienter vers des familles d’accueil et de faciliter leur réunification avec leurs parents lorsque cela est possible. À l’issue de la cérémonie, le directeur régional a remis au comité un lot de matériels de sonorisation ainsi que 50 chaises afin de renforcer ses actions de sensibilisation auprès des communautés. NMK/CMT (AMAP)
Koulikoro : Cérémonie de lancement officiel de la journée panafricaine des femmes

Koulikoro 31 juillet (AMAP) La cérémonie du lancement officiel de la Célébration de la journée panafricaine des femmes, a été présidée hier, à Koulikoro, par le ministre d’État, ministre de la réconciliation, de la paix et de la cohésion nationale, le Général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a constaté l’AMAP. C’était en présence ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et la Famille, Diarra Djènèbou Sanogo, de huit autres de ses collègues, des membres du Conseil National de Transition, du Gouverneur de la région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, ainsi que des gouverneurs des régions de Sikasso et de Tombouctou. La cérémonie a enregistré également la présence des représentants des autorités, administratives, coutumières, religieuses, des collectivités territoriales, des faîtières et organisations féminines de la région, des jeunes, des représentants de la fédération des communautés africaines, des organisations nationales et internationales de la société civile, des agences des nations unies au Mali, des participants venus de tous les cercles de la région de Koulikoro et d’ailleurs. Le thème choisi cette année par l’Union africaine s’intitule « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs, pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 » et que celui retenu par l’OPF est « Action des femmes pour un assainissement sûr, des communautés en paix et de meilleures conditions de vie » et au plan national le Mali a retenu « l’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la vision 2063 du Mali ». Selon le maire, Aliou Moussa Tamboura, le thème retenu cette année met en lumière les défis qui restent à relever, malgré les efforts consentis par les plus hautes autorités de la transition pour améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement. Pour sa part, Mme la ministre Diarra Djenebou Sanogo, a saisi l’occasion pour affirmer que le thème s’inscrit dans la dynamique de l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui considère l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement comme une priorité essentielle pour la santé, la dignité et l’autonomisation des femmes et des filles. Des kits d’assainissement et plusieurs tonnes de riz ont été remis aux femmes par Mme la ministre qui a annoncé que d’autres actions sont en cours. Enfin, le représentant du président de la transition a pour sa part, rappelé les efforts entrepris par le Général d’Armée, Assimi Goïta en faveur de la promotion et de l’autonomisation des femmes. ALD/KM (AMAP)
Sahara : Le Président Trump réitère au Roi Mohammed VI le soutien des Etats Unis à la proposition marocaine d’autonomie

Rabat, 1er août (FAAPA) Le Roi Mohammed VI a reçu un message du Président américain Donald J. Trump, à l’occasion du 27e anniversaire de la Fête du Trône, indique samedi un communiqué du Cabinet royal. Dans ce Message, le Président américain transmet ses félicitations au Souverain et au peuple marocain, soulignant que «cette année, nous célébrons 250 ans d’histoire américaine et d’amitié durable avec le Maroc – un lien forgé dans la confiance et le respect mutuel». S’agissant de la question du Sahara, le Président américain a confirmé au Souverain que « les États-Unis sont clairs : nous reconnaissons la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et nous soutenons la proposition marocaine d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste comme la seule base pour une solution juste et durable ». « Toute autre voie prolonge le statu quo et elle est inacceptable… Ce différend doit prendre fin maintenant et les États-Unis continueront à impulser des progrès en vue de cet objectif », poursuit le message. De même, le Président Trump affirme que le «Leadership Sage de Votre Majesté est un pilier de stabilité. L’engagement constant du Maroc pour œuvrer en faveur de la paix, lutter contre l’extrémisme et protéger la sécurité des Américains et des Marocains, y compris à travers son rôle crucial dans les Accords d’Abraham, reflètent un partenariat précieux pour les États-Unis. A cette fin, nous travaillerons également ensemble pour assurer la sécurité de la région du Sahel ». Concernant le partenariat économique bilatéral, le message du Président américain indique: « Votre Vision pour la croissance ouvre des perspectives de prospérité pour nos deux peuples et économies ». A cet égard, le Président Trump porte à l’attention du Roi : « J’ai chargé mes équipes d’œuvrer en faveur du développement économique et social avec le Maroc, y compris dans le territoire du sahara occidental ». «La technologie et l’innovation américaines fiables continueront de servir comme partenaires (du Maroc) pour les 250 années à venir, dans tous les secteurs stratégiques, notamment l’énergie, l’intelligence artificielle, les minerais critiques et la défense». «Ensemble nous construirons une nouvelle ère. Celle qui donne la priorité aux intérêts de nos deux peuples», conclut le message. (FAAPA)
ANAES : Dr Oumou Diakité, une experte en évaluation des structures hospitalières aux commandes

Bamako, 1er août (AMAP) Coïncidence ou hommage à la femme à l’occasion de la journée panafricaine des femmes célébrée le 31 juillet. La nomination de Dr Oumou Diakité en Conseil des ministres au poste de Directrice générale de l’Agence nationale d’évaluation et d’accréditation des établissements de santé (Anaes) à la veille de la célébration de cet événement qui vise notamment l’émancipation des femmes vient en tout cas à point nommé. Avant cette consécration, cette diplômée en sciences de la santé était la directrice adjointe de ce service qui joue un rôle clef dans la promotion d’une offre de soins de santé de qualité à travers l’évaluation et l’accréditation des établissements de santé. Cette nomination consacre le parcours d’une experte reconnue dans le domaine de l’évaluation hospitalière et du management des établissements de santé. Native de Kati dans les années 1980, cette médecin-chercheuse est titulaire d’un Doctorat en Sciences de la Santé obtenu en 2023 à l’Institut de Pédagogie Universitaire de Bamako. Son parcours universitaire l’avait également conduite à l’École latino-américaine de médecine de La Havane, à Cuba, où elle a décroché son doctorat d’État en médecine en 2007, avant de poursuivre un Master en recherche et innovation en santé, soins et qualité de vie à l’Université de Jaén, en Espagne. Dr Oumou Diakité connaît parfaitement les rouages de l’institution. Depuis juillet 2022, elle occupait les fonctions de Directrice générale adjointe de l’ANAES, après avoir exercé les mêmes responsabilités à l’ancienne Agence nationale d’Évaluation des Hôpitaux (ANEH). Elle a également dirigé la Division gestion et occupé le poste de chargée d’évaluation économique, contribuant à la mise en œuvre de nombreuses réformes du système hospitalier malien. Avant d’intégrer l’administration sanitaire, elle a exercé comme médecin généraliste et échographiste au Centre de santé de référence de Koutiala, tout en étant médecin d’appui dans la collaboration entre le CSREF et Médecins Sans Frontières France dans le domaine de la nutrition thérapeutique. Elle était aussi l’échographiste au Centre de santé de la Mission catholique de Koutiala Koko. Tout au long de sa carrière, elle s’est distinguée par une participation active à l’élaboration de référentiels, de projets de réforme hospitalière, de textes réglementaires et d’études stratégiques portant notamment sur la qualité des soins, les ressources humaines en santé, la prévention des infections, la lutte contre Ebola et la modernisation des établissements hospitaliers. Elle a également pris part à de nombreuses missions d’évaluation et de suivi dans les hôpitaux du Mali. La nouvelle Directrice générale de l’ANAES possède également une solide expérience en recherche scientifique. Ses travaux ont porté sur le cancer du col de l’utérus, les mutilations génitales féminines, l’évaluation des performances hospitalières ainsi que les politiques de qualité des soins et services de santé. Elle a participé à plusieurs congrès internationaux et suivi de nombreuses formations spécialisées en management de la qualité, en accréditation, en couverture sanitaire universelle et en santé publique. Parlant couramment le français, l’espagnol et le bambara, elle est Chevalier de l’Ordre du Mérite de la Santé depuis septembre 2022. Membre du Conseil d’administration de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité (AMANORM) et vice-présidente de l’Association des Médecins maliens formés à Cuba, Dr Oumou Diakité jouit d’une reconnaissance dans les milieux scientifique et médical. Sa nomination intervient dans un contexte marqué par les ambitions des autorités de renforcer la qualité, la sécurité des soins et l’accréditation des établissements de santé. Son expertise technique, son expérience de terrain et sa connaissance approfondie des mécanismes d’évaluation constituent des atouts majeurs pour poursuivre la modernisation du système de santé malien et améliorer les performances des structures sanitaires du pays. Mariée, Madame Daou Dr Oumou Diakité est également réputée pour ses qualités morales et son sens du devoir. Rigoureuse dans le travail, elle incarne le modèle de femmes qui savent concilier vie de famille et le travail dans l’administration tout en restant stricte sur la bonne pratique de sa religion. MMD/KM (AMAP)
Sécurité : les forces de défense et de sécurité reçoivent 20 nouveaux véhicules financés sur le budget national

Bamako, 31 juillet (AMAP) Les Forces de défense et de sécurité du Mali ont reçu, vendredi, un lot de 20 véhicules destinés à renforcer leurs capacités opérationnelles. La cérémonie de remise a été présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine. Le matériel est réparti entre la Direction générale de la Police nationale, la Protection civile, la Gendarmerie nationale, l’état-major de la Garde nationale et l’École des Forces de sécurité. Il comprend six bus, un véhicule de dépannage, huit camions-citernes d’incendie de type mixte et trois camions-citernes de type fourgon-pompe. Au nom des bénéficiaires, le directeur général de la Protection civile, le Contrôleur général Boukary Kodio, a salué un appui qui s’inscrit dans le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité. Il a assuré que ces équipements, acquis sur fonds publics, feront l’objet d’une gestion rigoureuse et d’un entretien régulier afin de garantir leur disponibilité au service des populations. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a indiqué que ces véhicules, entièrement financés sur le budget national, visent à améliorer les moyens de transport et d’intervention des forces face aux exigences sécuritaires. Selon lui, cet investissement participe à l’objectif de renforcer la présence des services de sécurité sur l’ensemble du territoire et d’améliorer leur capacité de réaction face aux menaces, aux situations d’urgence et aux crises. Le Général de division Daoud Aly Mohammedine a souligné que le gouvernement entend poursuivre les efforts de modernisation des équipements afin de doter les forces de moyens adaptés aux défis sécuritaires et de répondre aux attentes des populations en matière de protection des personnes et des biens. BT/CMT (AMAP)
Culture : La 1ère édition du festival « Balani Dokokun »prendra fin le 2 Aout prochain

Bamako, 31 Juillet (AMAP) Le Chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé a présidé, le mardi, 28 juillet 2028, la cérémonie d’ouverture officielle de la lère édition du « Festival Balani Dogokoun », à l’Esplanade du Stade du 26 Mars, de Bamako, a constaté l’AMAP. Pendant une semaine, des communautés invités feront des prestations à l’instrument Balafon. Il s’agit des communautés Bouwa, le Bélédougou, le Kénédougou et le manding. Le samedi il aura un concert géant. Le directeur de l’Association culturelle Nangnerki, initiateur du « festival Balani Dogokoun, » Kassim Bengaly a rappelé l’objectif de ce festival, qui selon lui, est la réponse d’une demande de la population malienne. « Le balafon étant un instrument nous nous sommes dit de mettre en place un évènement qui ferait la promotion de cet instrument », a fait savoir M. Bengaly. Il a expliqué que le balani est beaucoup plus utiliser par quatre grandes communautés dans notre pays, qui sont : les communautés de Kénédougou, de Bouwa, Manding et Bélédougou. « Donc, on s’est dit faire une semaine de festivité avec cet instrument c’est de réunir tout les maliens au tour de cet instrument qui est symbole culturel pour notre pays et d’union pour le vivre ensemble », a-t-il dit. Le Chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a félicité la direction du « Festival Balani Dogokoun », pour son initiative qui met à l’honneur le balafon, l’un des instruments emblématiques de notre patrimoine culturel, qui est plus qu’un instrument de musique. « Il symbole le dialogue et la paix ». Le thème de cette première édition, « Le Balafon : un instrument d’unité et de cohésion entre les communautés », est particulièrement pertinent dans le contexte actuel. Il a rappelé que la culture est un puissant levier pour renforcer le vivre-ensemble, consolider la paix et promouvoir l’unité nationale. Au-delà des spectacles, ce festival offre une foire d’exposition, un concours de danse de balafon, des panels de réflexion et un espace dédié aux enfants. Cette programmation traduit une vision ambitieuse: celle de faire de la culture un moteur d’éducation, de développement économique, de tourisme et de transmission de nos valeurs aux jeunes générations. « Le Gouvernement du Mali demeure pleinement engagé à accompagner les initiatives qui contribuent à la sauvegarde et à la valorisation de notre patrimoine culturel », a déclaré Salia Mallé. Il a estimé que « la culture constitue un pilier essentiel de notre développement, un facteur de paix et un vecteur de rayonnement pour notre pays ». Et, a formulé le vœu que cette première édition soit un véritable succès et qu’elle s’inscrive durablement parmi les grands rendez-vous culturels de notre pays et de l’Afrique. ST/KM (AMAP)

