Mali : Assimi Goïta appelle à l’union autour de la République et au soutien aux FAMa

Bamako, 22 septembre (AMAP)– Le président de la Transition, le Général de corps d’armée Assimi Goïta, a appelé mardi à «l’union sacrée autour de la République» et au soutien aux Forces armées maliennes (FAMa), à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Mali, au Génie militaire, a constaté l’AMAP. Dans son message, le Chef de l’État a appelé les Maliens à maintenir leur détermination face aux défis auxquels le pays est confronté, estimant que ceux-ci visent notamment à compromettre la cohésion sociale, le vivre-ensemble et la paix. «Le Mali n’a jamais reculé devant l’adversité, et nous allons faire face à tous ces défis et les relever», a-t-il déclaré, soulignant que cette démarche doit permettre au pays de poursuivre son objectif de souveraineté et de refondation. Assimi Goïta a également rendu hommage au Président Modibo Keïta et à ses compagnons, qu’il a présentés comme ceux qui ont «tracé le chemin de l’honneur et de la dignité» du peuple malien. Il a salué la résilience de la population et son accompagnement durant les périodes difficiles. Le Président de la Transition a évoqué les réformes engagées dans plusieurs secteurs, notamment dans le domaine économique, dont les réalisations ont, selon lui, un impact positif sur la vie des populations. Il a également cité les Assises nationales de la refondation et le Dialogue inter-Maliens parmi les initiatives visant à permettre au peuple de «décider d’être le maître de son destin». Sur le plan sécuritaire, Assimi Goïta a félicité les FAMa, les partenaires d’Africa Corps et la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour les succès obtenus dans les opérations contre les groupes armés terroristes. Il a annoncé la poursuite des opérations militaires «avec la plus grande détermination, et jusqu’à la pacification totale du Mali et de l’espace de l’AES ». Il a également rendu hommage aux victimes civiles et militaires et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Dans son message consacré au 22 septembre, le Président de la Transition a présenté l’indépendance comme «un moment de communion, de joie et surtout de recueillement». Il a appelé à poursuivre la mobilisation nationale autour des orientations de refondation et de souveraineté. «Nous avons pris un chemin de non-retour», a-t-il affirmé, appelant à la mobilisation autour de la République et au «soutien total aux FAMa» afin de permettre, selon lui, la réalisation des aspirations du peuple malien. OS/CMT (AMAP)
Mali : la 5e édition de la Semaine nationale de la réconciliation a pris fin à Bamako

Bamako, 22 sept. (AMAP) La 5e édition de la Semaine nationale de la réconciliation a pris fin samedi au Palais des sports Salamatou Maïga, avec la «Nuit de la réconciliation», présidée par le ministre d’État, ministre de la Réconciliation nationale, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, a constaté l’AMAP. Lancée le 15 septembre au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la semaine avait pour thème : «Éducation, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région». Elle visait à promouvoir la paix comme une responsabilité partagée et à renforcer la confiance entre les communautés à travers l’éducation et la culture. La cérémonie de clôture s’est déroulée en deux temps. La première partie a été consacrée à la remise des prix aux lauréats des compétitions de drones, de jeux vidéo et de courses de chevaux. La seconde a été marquée par des prestations d’artistes des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), autour de messages sur la paix, la réconciliation et le vivre-ensemble. «Nous avons commencé le 15 septembre au CICB et nous terminons ce soir. Plusieurs actions ont été menées durant cette 5e édition pour promouvoir la réconciliation nationale», a déclaré le ministre Wagué. Il a estimé que la Semaine nationale de la réconciliation doit être pérennisée, entretenue et améliorée chaque année afin de permettre aux Maliens de se retrouver autour des valeurs de paix et de cohésion nationale. Le ministre a remercié les équipes d’organisation et jugé cette 5e édition «une très belle réussite». ST/CMT (AMAP)
22 septembre à Gao : Commémoration de l’indépendance avec des résultats et des perspectives

Gao, 22 septembre (AMAP) La 7ème circonscription administrative de notre pays a célébré ce mardi, 22 septembre 2026, le 66ème anniversaire de l’accession de notre pays à son indépendance au camp Fihroun Ag Alinçar sous la présidence du gouverneur de la région de Gao, le général de division, Moussa Moriba Traoré. La cérémonie a enregistré la présence d’un invité de marque, le président de la commission défense de l’AES, l’honorable, Moussa Ag Acharatoumane, du maire de la commune urbaine de Gao, Boubacar Dacka Traoré, de plusieurs officiers et des populations. Plantant le décor, l’exécutif régional de Gao, le général de division, Moussa Moriba Traoré a rendu un vibrant hommage à tous les pères fondateurs et à l’ensemble de nos dirigeants et compatriote dont leurs sacrifices et leurs efforts ont permis à notre patrie d’accéder à son indépendance. Mais auparavant, il a fait la revue des troupes et le dépôt de gerbes sur la stèle des morts. Le gouverneur de la région de Gao a saisi l’occasion pour présenter le bilan des réalisations et fait le rappel des acquis et prioritaires de la région tout en énumérant les difficultés. Il a évoqué le fonctionnement normal des collectivités territoriales ; l’exercice de la tutelle et l’appui conseil par les représentants de l’Etat. Concernant le secteur de l’agriculture, selon lui, la campagne agricole 2026-2027, a démarré dans des conditions socio-économiques et climatiques difficiles à cause d’une pluviométrie irrégulière. Quant au domaine des infrastructures et équipements, il a souligné la finition des travaux de la salle de spectacle de Gao, la réhabilitation de nombreux services, la construction des infrastructures dans le cadre du projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel et par les partenaires techniques et financiers. Sur le plan de l’éducation, il a noté le bon déroulement des examens de fin d’année avec l’appui des partenaires techniques et financiers ; au plan sécuritaire , il a exprimé la montée en puissance des forces de défense et de sécurité en collaboration avec les forces partenaires, qui selon lui enregistrent des succès remarquables dans le cadre de la sécurisation des populations et la défense du territoire national. Malgré des résultats enregistrés, le gouverneur de la région de Gao, reconnaît que des difficultés demeurent qui sont entre autres, d’ordre sécuritaire. Auxquelles s’ajoutent des défis urgents à savoir la réhabilitation de la route Sévaré-Gao, le démarrage des travaux de construction du barrage de Taoussa et de la route Gao-Bourem et Bourem-Taoussa ainsi que la réalisation des projets et programmes en faveur des filles et des femmes et la restauration de la paix et la cohésion sociale. L’inauguration du centre d’accueil de la première région militaire de Gao par le gouverneur a été aussi au menu du 66ème anniversaire de la célébration de l’indépendance de notre patrie. C’était en présence du commandant du théâtre –est de l’opération « Dougoukoloko », Ce centre est baptisé centre d’accueil Feu lieutenant, Nama Sangaré tombé l’arme à la main le 03 décembre 2023, lors de l’attaque du poste frontalier de l’Abbé. Le centre d’accueil du secteur N° 1 de Gao , Feu Lt, Nama Sangaré est bâti sur une superficie 1200 m2 et réalisé sur l’initiative du Commandant du RM1 et construit par les maçons de la première région militaire de Gao. Il est composé d’une villa, d’un salon et de quatre chambres et des toilettes et quatre autres chambres en annexe et une chambre pour le service de garde ainsi qu’un magasin. Selon le commandant de la première région militaire de Gao, le colonel-major, Ibrahim Samassa, grâce au leadership du Feu lieutenant, Nama Sangaré le poste a pu résister car il était durant l’attaque en contact permanent avec le CO jusqu’à sa mort par une balle de l’ennemi. AT/KM (AMAP)
Après le défilé, l’ambiance se poursuit autour du Monument de l’Indépendance

Bamako, 22 septembre (AMAP)– Après le passage du cortège officiel et la fin du défilé commémoratif de la fête de l’Indépendance, l’ambiance festive s’est poursuivie aux abords du Monument de l’Indépendance, où un rassemblement spontané a réuni plusieurs jeunes et participants. Certains ont continué à chanter et à brandir des drapeaux aux couleurs nationales, tandis que d’autres ont immortalisé le moment avec leurs téléphones. Dans la foule, les vuvuzelas donnaient le ton, ajoutant leurs coups de sifflet aux cris et aux chants des participants. Cette affluence a également profité aux petits vendeurs ambulants. Les vuvuzelas, particulièrement prisés par les jeunes, étaient proposés entre 500 et 1.500 FCFA, selon les modèles. «Depuis ce matin, j’en ai déjà vendu plusieurs. Les gens veulent garder quelque chose de la fête», raconte Mamadou Traoré, 17 ans, qui circule entre les participants avec ses vuvuzelas. Sous une chaleur accablante, les sachets d’eau à 25 FCFA se vendaient également rapidement. «Avec cette chaleur, l’eau se vend vite. Je reviens régulièrement chercher un nouveau stock», explique Aïssata Coulibaly, 16 ans. À côté, les œufs bouillis trouvaient également preneurs. «Les gens restent longtemps ici et certains ont faim. Les œufs se vendent bien», observe Adama Diarra, 19 ans, installé non loin du monument. Les drapeaux maliens étaient également très présents, portés par les enfants, brandis par les jeunes ou accrochés aux vêtements. Malgré la chaleur, qui faisait ruisseler les visages et mouiller les vêtements, les participants sont restés nombreux autour du monument. À mesure que l’après-midi avançait, le rassemblement a commencé progressivement à se disperser. Les petits commerçants, eux, continuaient de proposer leurs produits aux derniers groupes présents, profitant jusqu’au bout de l’affluence générée par les célébrations du 22 septembre. OS/CMT (AMAP)
Sikasso : la fête de l’Indépendance célébrée avec ferveur

Sikasso, 22 septembre (AMAP) La 3ème région administrative du Mali n’est pas restée en marge de la célébration du 22 septembre, le 66ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, a constaté l’AMAP. Pour l’occasion, le camp Tièba Traoré de Sikasso a vibré au rythme des festivités. L’évènement a été célébré avec ferveur. La cérémonie d’ouverture était présidée par la gouverneure de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Etaient présents, le commandant de la zone de défense n°8 le colonel Sekou El Hadji Diakité, l’ensemble des membres du cabinet de la gouverneure, le préfet du cercle de Sikasso Amadou Gassambé, le 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Sikasso Abdramane Sidibé. On notait aussi la présence des forces de défense et de sécurité, les chefs des services techniques régionaux ainsi que plusieurs spectateurs venus assister à l’évènement. « Le 22 septembre 1960 demeure une date majeure de notre histoire nationale. Sous la conduite du Président Modibo Keita et des artisans de la lutte anticoloniale, le Mali proclamait son indépendance et prenait en main la destinée de son peuple. Cette indépendance fut le fruit d’une volonté politique, d’un engagement patriotique et d’une aspiration profonde à la liberté, à la dignité et à la souveraineté », a affirmé Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Selon elle, nous devons préserver les acquis de notre indépendance, consolider notre souveraineté et travailler à l’édification d’un Mali uni, stable, prospère et solidaire. Se prononçant sur le plan sécuritaire de la région, la cheffe de l’exécutif régional a laissé entendre que la situation demeure préoccupante dans certaines zones. Toutefois les missions régaliennes de l’Etat se poursuivent et les forces de défense et de sécurité demeurent mobiliser et en alerte pour assurer la protection des populations et la défense de l’intégrité du territoire. Elle a saisi l’opportunité pour saluer la bravoure, la vigilance et le professionnalisme des FAMa lors de l’attaque au drone Kamikaze contre le commissariat de de police de Kignan le 30 août 2026. Au quotidien, a-t-elle ajouté, nos forces de défense et de sécurité consentent d’importants sacrifices pour la défense de la patrie et la protection des populations. A cet effet, la gouverneure a invité les populations à demeurer vigilantes, solidaires et pleinement coopératives avec les forces de défense et de sécurité. Il s’agit notamment de la remontée des informations utiles et le respect des consignes de sécurité. « La paix, la sécurité et le développement de notre nation est l’affaire de tous. Nous devons, plus que jamais, renforcer l’unité nationale, la cohésion sociale, la solidarité et le dialogue », a-t-elle indiqué avant de poursuivre que c’est ensemble, dans le respect de nos différences et autour de ce qui nous rassemble que nous pourrons relever les défis auxquels notre pays est confronté. « L’indépendance est un héritage mais aussi une responsabilité », a-t-elle conclu. Auparavant, la gouverneure de la région ainsi que le commandant de la zone de défense n°8 le colonel Sekou El Hadji Diakité avaient procédé à la revue des troupes. Une minute de silence avait été observée à tous les soldats et civils tombés sur le champ d’honneur. La remise des lettres de félicitation et de galons à près d’une vingtaine d’officiers et de sous-officiers (tout corps confondu), les démonstrations des civils (karateka et autres) et celles des militaires, le défilé civil et militaire marqué par le passage des engins (motos, véhicules blindés) ont été les temps forts de la célébration du 22 septembre à Sikasso. MFD/KM (AMAP)
66ème anniversaire de l’Indépendance : L’adresse à la nation du président de la transition

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, En ce jour de mémoire et de devoir, je rends grâce à Allah le Tout-Puissant de nous offrir la chance, pour la 66e fois, de célébrer la marche souveraine de notre Nation. Je voudrais également exprimer notre reconnaissance au Président Modibo Keïta et à ses compagnons. Mes chers compatriotes, La célébration du 66e anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale coïncide avec l’an 5 de la Rectification de la Transition. Conformément au devoir de redevabilité qu’exige la gestion des affaires publiques, les membres du Gouvernement ont organisé des séances de restitution des actions réalisées devant les forces vives de la Nation. Mes chers compatriotes, Tout en demeurant ouvert au dialogue et à la réconciliation entre frères maliens, notre volonté ferme de défendre l’intégrité de notre territoire et l’unité nationale reste intacte. Dans ce contexte, la lutte contre l’insécurité et les groupes armés terroristes va se renforcer davantage. Le Mali adapte sa politique et son outil de défense à toutes les formes de menaces, en adoptant une stratégie qui s’appuie sur la proactivité des opérations militaires sur le terrain, les réformes institutionnelles et structurelles profondes, ainsi que la coopération avec les partenaires stratégiques régionaux et internationaux. Pour atteindre cet objectif, nous mettons constamment l’accent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires, l’acquisition d’équipements modernes, la formation du personnel et la modernisation des infrastructures. Aujourd’hui, les FAMa montrent une nouvelle image : celle d’une armée professionnelle, disposant de matériels modernes, moralement forte et socialement valorisée. L’armée malienne entend donc poursuivre ses opérations de défense du territoire et de sécurisation des personnes dans une collaboration de confiance de plus en plus renforcée avec les armées des autres pays de l’AES et les partenaires stratégiques internationaux. Nous nous nous inclinons devant la mémoire de nos vaillants soldats, tombés au champ d’honneur. Notre pensée va également à toutes les victimes du terrorisme et leurs familles ainsi qu’aux blessés, à qui je souhaite un prompt rétablissement. Leur sacrifice restera gravé dans la mémoire de Nation reconnaissance. Mes chers compatriotes, Notre outil diplomatique, aguerri à hauteur de mission, continue de faire triompher les idéaux de notre État en faisant respecter par tous les partenaires internationaux les principes constitutionnels qui guident l’action publique, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali, les choix souverains du Peuple et la défense de ses intérêts. Conformément à la vision panafricaniste des Pères Fondateurs de la Nation malienne et en tenant compte des enjeux géopolitiques actuels, le Mali poursuit son engagement dans le renforcement de la Confédération des États du Sahel. Malgré les embûches, l’AES poursuit sa marche résolue vers la réaffirmation de la souveraineté de ses États membres, dans une coopération refondée avec les organisations sous-régionales et régionales. Mes chers compatriotes, Sans aucun doute, notre pays a connu des avancées significatives dans plusieurs domaines grâce à l’engagement et à l’abnégation de tous ses enfants. Pour arriver à ces résultats, le peuple malien a dû redevenir lui-même l’architecte de son présent et de son futur. Dans cette dynamique, la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063, cette boussole stratégique par laquelle nous nous sommes fixés l’ambition d’une Nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère et la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable, ont été de véritables catalyseurs pour la création des conditions d’un développement souverainement fondé sur nos ressources internes et nos priorités, capable de s’ajuster face aux aléas extérieurs. C’est dans ce contexte macroéconomique globalement favorable que la croissance réelle du PIB, qui s’est établie à 5,6 % en 2025, devrait poursuivre sa dynamique en 2026 pour atteindre 6,3 %. Cette nouvelle politique économique se fonde en grande partie sur la mobilisation des ressources internes et leur gestion efficace. Le secteur minier y joue de plus en plus un rôle majeur, porté par les réformes engagées, qui font passer le Mali de la logique de rente minière à celle de l’investissement minier. C’est ainsi que les premières retombées des fonds miniers ont été enregistrées avec 18,435 milliards FCFA et 109,142 milliards FCFA, respectivement pour le Fonds Minier de Développement Local et le Fonds de Réalisation des Infrastructures Énergétiques, Hydrauliques et de Transport. Mes chers compatriotes, Fidèles à leur vision de la croissance partagée en vue d’une plus grande justice sociale, les autorités de la Transition travaillent inlassablement pour la réduction des inégalités, la création des emplois et le développement des services de base. Tout en stabilisant l’approvisionnement du pays en carburant, le Gouvernement a sensiblement amélioré la desserte en électricité et en eau potable, impactant positivement les activités économiques et la vie de nos concitoyens. Les efforts vont se poursuivre dans ce sens pour le bien-être social et économique des Maliens. Le Gouvernement va continuer également les efforts pour la stabilisation des prix des denrées de première nécessité. C’est tout le sens des actions réalisées dans le secteur rural, de l’amélioration des traitements des travailleurs et des soutiens accordés au secteur privé. Je voudrais ici saluer le sens patriotique de l’ensemble des acteurs de tous les secteurs en ces moments difficiles pour notre Nation. Le Malikura est un chantier réel aujourd’hui. Mis en mouvement autour des idées de la souveraineté et de la refondation, incarné dans les grandes rencontres populaires et refondatrices et traduit dans la vision Mali 2063, tous les secteurs se consolident à l’image des mines, des infrastructures routières, hospitalières et académiques. Mes chers compatriotes, En décrétant 2026-2027, Année de l’Éducation et de la Culture, j’ai voulu confirmer notre ambition commune d’avoir un peuple bien formé, totalement éveillé aux enjeux de notre époque et ancré dans ses valeurs culturelles fondamentales. Les succès académiques réalisés au niveau des différents ordres d’enseignement et la mobilisation de l’ensemble des acteurs pendant les grandes rencontres sportives et culturelles montrent à suffisance que le Malidenkura n’est plus de l’ordre du projet, mais qu’il se construit progressivement et surement. Je voudrais ici saluer l’ensemble des acteurs de l’éducation et de la culture, en
Espagne : plus de 3.000 migrants vivent encore dans les rues de Ceuta

Bamako, 22 septembre (AMAP) Plus de 3.000 migrants, dont plusieurs centaines de mineurs, vivent encore dans les rues de Ceuta, enclave espagnole située en Afrique du Nord, a indiqué lundi le ministre de la Politique territoriale, Angel Victor Torres, cité par la télévision publique espagnole TVE. M. Torres a précisé que les transferts vers les centres d’hébergement désignés dans le cadre d’un décret gouvernemental se poursuivraient dans les prochains jours. Un autre site pourrait être ouvert si nécessaire. « Nous espérons que dans quelques semaines seulement, tout le monde sera relogé et que les dossiers de retour commenceront à être traités », a déclaré le ministre. Selon lui, entre 150 et 200 migrants retournent volontairement au Maroc chaque jour. Au cours des dernières 24 heures, 160 personnes ont ainsi regagné le pays voisin. Le ministre a indiqué que seules les personnes pouvant bénéficier d’une protection internationale et les mineurs ne pouvant être réunis avec leurs familles devraient rester en Espagne. Il a ajouté que la plupart des personnes récemment arrivées du Maroc ne devraient pas remplir les conditions pour bénéficier de cette protection. Les autorités espagnoles prévoient par ailleurs de transférer les mineurs non accompagnés vers le territoire continental afin d’éviter une situation de surpeuplement à Ceuta. M. Torres a également condamné l’attaque survenue dimanche contre un élu de l’Assemblée de Ceuta, dont la voiture a été la cible de jets de pierres, qualifiant l’incident d’« inacceptable ». Les autorités de Ceuta poursuivent le transfert des migrants vivant dans les rues vers des structures d’hébergement désignées par le gouvernement. Le dispositif prévoit également le transfert des mineurs non accompagnés vers l’Espagne continentale et la poursuite des retours volontaires vers le Maroc. OS/KM(AMAP)
66ème anniversaire de l’indépendance : le président Goïta rend hommage aux pères de la Nation

Bamako, 22 septembre (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a procédé, ce mardi aux environs de 9h10, au dépôt de gerbe de fleurs au Monument de l’Indépendance, à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. Arrivé sur les lieux, le chef de l’État s’est présenté devant la fanfare pour l’exécution de l’hymne national. Il a ensuite procédé au dépôt de gerbe au pied du monument, en hommage aux pères de l’Indépendance et à tous ceux qui ont contribué à l’accession du Mali à la souveraineté. Après ce geste solennel, le président Goïta a salué les membres du gouvernement, les diplomates accrédités au Mali ainsi que les autres officiels présents à la cérémonie. Le chef de l’État s’est ensuite rendu au-devant de la foule massée autour du monument pour un bain de foule. Les populations, venues nombreuses participer à la commémoration, l’ont accueilli dans une ambiance festive, aux couleurs nationales. À l’issue de cette séquence, le cortège présidentiel a quitté les lieux en direction de la place d’armes du Génie militaire, où se tiennent les autres festivités commémoratives du 22 septembre. Rappel historique Le 22 septembre 1960 marque l’accession du Mali à l’indépendance. Ce jour-là, l’Assemblée législative de la République soudanaise a proclamé l’indépendance du pays, qui a pris le nom de République du Mali, sous la conduite de Modibo Keïta et de ses compagnons. Le Monument de l’Indépendance, situé sur le boulevard du même nom à Bamako, constitue un lieu symbolique de la mémoire nationale. Chaque année, le dépôt de gerbe y rend hommage aux pères de l’Indépendance et rappelle les sacrifices consentis pour l’accession du pays à la souveraineté. OS/KM (AMAP)
Macina : Commémoration de la fête de l’Indépendance

Macina, 22 septembre (AMAP) Macina, localité située à 140 km de la Cité des Balanzans, à l’instar des autres localités du pays commémore ce mardi, à la place du 22 septembre, le 66ème anniversaire de l’accession de notre pays à l’Indépendance, a constaté l’AMAP. Dans un contexte d’insécurité, les responsables administratifs, les forces de défense et de sécurité dans toutes leurs composantes et en collaboration avec les autorités locales, les chefs service technique ont initié une cérémonie de montée des couleurs pour magnifier cette fête d’indépendance à partir de 8 heures 30min. Ont pris part à cet évènement des faîtières de la société civile, des personnes déplacées internes des différents villages résidents à Macina. La cérémonie très significative a eu lieu dans la plus grande simplicité mais avec le respect des protocoles militaires pour une montée des couleurs. Cette montée des couleurs symbolise le respect de la nation et des valeurs qu’elle incarne. Une pensée pieuse est accordée aux victimes civiles et militaires tombées sur le champ de l’honneur à Macina, et ailleurs à travers le Mali. DG/KM (AMAP)
22 septembre : La capitale Bamako vibre aux couleurs de l’indépendance

Bamako, 22 septembre (AMAP) Une pluie fine, tombée aux environs de 5h30, a rafraîchi l’atmosphère à Bamako en ce mardi 22 septembre, jour de célébration de l’indépendance du Mali. Sous un ciel encore gris, la température agréable n’empêche pas la ferveur de monter progressivement autour du Monument de l’Indépendance et le long du boulevard du même nom. Les premières heures de la matinée sont rythmées par les préparatifs de la cérémonie de dépôt de gerbe. Les couleurs nationales sont partout visibles. Le vert, l’or et le rouge sont brandis par des citoyens venus assister à la cérémonie, tandis que les vuvuzelas donnent au boulevard une ambiance particulièrement sonore. 22 septembre, une journée mémorable Hommes, femmes, jeunes et enfants se mêlent progressivement à la foule. Certains arborent des drapeaux maliens, d’autres portent des vêtements aux couleurs nationales. Des familles, des groupes de jeunes, des travailleurs et des personnes venues de différents quartiers de la capitale convergent vers le lieu de la cérémonie. Parmi eux, des enfants, parfois perchés sur les épaules de leurs parents, tentent de mieux apercevoir le dispositif installé autour du monument. « C’est une journée spéciale pour moi. J’ai pris le drapeau du Mali et mon vuvuzela pour venir faire la fête avec les autres. Je suis content de voir autant de personnes réunies », témoigne Abdoulaye Sagara, élève. Chez les adultes également, l’événement est vécu comme un moment de rassemblement. Kassoum Théra, juriste, venu tôt sur le boulevard, dit être particulièrement attaché à cette célébration. « Le 22 septembre est un moment où nous nous retrouvons autour de notre pays. Voir les jeunes, les familles et toutes ces personnes avec les couleurs du Mali est quelque chose qui fait plaisir », souligne-t-il. Dans cette foule, quelques étrangers prennent également part à ce moment commémoratif. Appareils photos et téléphones portables en main, ils immortalisent les différentes séquences de la cérémonie et l’ambiance qui règne autour du monument. Des étrangers marqués par la fête de l’indépendance Don Bosco Zongo, Ingénieur, présent à Bamako dans le cadre de vacance, observe avec intérêt la mobilisation populaire. « Je découvre cette célébration pour la première fois. L’ambiance est très chaleureuse et on sent l’importance de cette journée pour les Maliens », confie-t-il. Un autre visiteur étranger, Joseph Nii Laye Richards, ghanéen , apprécie particulièrement la présence des différentes générations. « Ce qui m’a marqué, c’est de voir les enfants, les jeunes et les adultes participer ensemble. Les drapeaux et les vuvuzelas donnent beaucoup de vie à la cérémonie », relève-t-il. Le passage régulier des hélicoptères attire les régards Dans le ciel, le passage régulier des hélicoptères des Forces armées maliennes attire les regards. À chaque survol, les conversations s’interrompent un instant et plusieurs téléphones se lèvent pour filmer la scène. Au fur et à mesure que l’heure avance, les officiels arrivent progressivement sur le site. Le Chef d’état-major des Armées, le président du Conseil national de Transition (CNT), le Premier ministre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile ainsi que le Conseiller à la communication du président de la Transition font leur entrée. Drapeaux et vuvuzela partout et ambiance avec l’arrivée du président de la transition La présence des officiels fait monter davantage l’animation parmi les personnes massées autour du dispositif. Les drapeaux sont agités et les vuvuzelas se font entendre de plus belle. Puis arrive le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. L’ambiance monte immédiatement d’un cran. Les coups de vuvuzela se succèdent, couvrant par moments les conversations. Dans la foule, les couleurs nationales sont davantage brandies, donnant au boulevard une animation particulière. Quelques instants plus tard, les derniers préparatifs prennent fin. Les regards se tournent vers le Monument de l’Indépendance. La cérémonie de dépôt de gerbe peut commencer. OS/KM (AMAP)

