Education : Les élèves des zones rurales face aux épreuves des longues distances

Bougouni, 25 juin (AMAP) Tout au long de la Route nationale 8 (RN8), une ambiance de marché anime, ce debut du mois de juin, le village de Madina Kouroulamini, situé à une vingtaine de Km de la ville de Bougouni, a constaté l’AMAP. Des vendeuses exposent des seaux remplis de mangues. Aux environs de 13 heures, elles attendent l’arrivée des cars et d’autres voyageurs pour présenter leurs marchandises. En ce moment, Drissa Koné, jambe gauche bancale, pousse un vélo au pneu crevé en compagnie de son frère cadet Youssouf. Ces deux élèves du fondamental I, âgés respectivement de 15 à 14 ans, rentrent à Sadiè, leur village situé à environ 3 km de Madina Kouroulamini où ils viennent chaque jour étudier. Ce déplacement d’un village à un autre pour des raisons d’études touchent un nombre important d’enfants dans les zones rurales. Une véritable épreuve Drissa Koné précise que son frère et lui font, à pied, environ une heure de temps sur la route pour arriver à la maison. Depuis que son vélo est en panne, dit-il, celui de leur mère est à leur disposition pour parcourir le trajet. L’adolescent souhaite devenir médecin. Il affirme être déterminé à travailler, malgré les 4 redoublements qu’il a fait depuis son inscription à l’école. Youssouf Koné fait la 4è année où il a été 6è de sa classe. Il veut être militaire. Depuis la première année, il se rend à l’école fondamentale de Madina Kouroulamini à pied. «On quitte la maison vers 6 heures pour être à l’heure. On parcourt parfois le trajet à la course. Notre maman prépare le petit déjeuner la nuit et le matin, elle le réchauffe avant de nous servir», explique-t-il. L’adolescent témoigne que, l’un de ses frères a été cogné cette année par un motocycliste. Après son rétablissement, dit-il, la victime a repris la route de l’école. Habitant également à Sadiè, Bintou Samaké, 17 ans, fait la 9è année à Madina Kouroulamini. «On est matinal. On vient à vélo sauf s’il est en panne. On transporte les plus petits», raconte l’élève qui suivait des cours de mathématiques. Arrivés au village, pendant les périodes de composition, ses camarades prennent le déjeuner et parfois le bain chez une amie résidant à Madina. Quand elle traverse le cycle menstruel, dit-elle, son hôte lui prête ses vêtements après l’hygiène. Quant à Rokia Bagayogo, élève en 6è année, est native de Koka dans le cercle de Bougouni où elle a fait les trois premières classes du fondamental I. Admise en 4è années, ses parents l’ont inscrite à l’école fondamentale de Faradielé située à près de 5 km de chez elle. Depuis 6 heures, elle entame le trajet à vélo qui est en mauvais état. Adama Koné témoigne avoir été victime d’un accident en venant à l’école. Pour sa part, Lassine Traoré, habitant de Faradiélébougou, dit rencontrer des véhicules qui roulent à grande allure. «On est obligé d’abandonner la voie pour emprunter des pistes dans la forêt. «Des bons samaritains nous transportent quand nos vélos sont gâtés. Certains les amènent chez le réparateur», se réjouit-il. Plat avarié Le village de N’Gonzana enregistre un grand nombre d’élèves inscrits à l’école de Faradié lé. Situé à environ 20 km de la ville de Bougouni, ses habitations en banco sont plongées dans le calme. Sous un arbre en face de la RN8, Minata Samaké, une habitante, reçoit notre équipe de reportage. Celle qui a 49 ans ne cache pas sa préoccupation face à ce déplacement des enfants. Ce sentiment s’est accru depuis que des élèves de leur village ont été victimes d’un accident en partance à l’école. L’une d’entre elles ne s’est toujours pas rétablie, signale la quadragénaire. Par ailleurs, elle se réjouit de la présence d’une cantine scolaire dans l’établissement qui accueille ses enfants. «Avant la mise en disposition de ce service d’alimentation, on préparait à manger pour les tout-petits afin qu’ils apportent le plat avec eux. Dans la plupart des cas, le repas devenait avarier avant midi», raconte la cultivatrice qui souhaite au moins l’ouverture des classes de 1ère et 2è années dans son village. Madane Samaké, cultivateur à N’Gonzana, est père de 6 enfants dont 4 filles qui étudient à Faradiélé. Il avoue que les deux autres qui ont atteint l’âge de la scolarisation n’ont pas été inscrits parce qu’ils ne peuvent pas marcher une longue distance et sont plus exposés aux dangers de la route. Le sexagénaire informe que son village envisage d’acheter une moto tricycle pour transporter les élèves vers leur établissement. En outre, il remercie l’Etat qui a offert des vélos à certains de leurs enfants. L’école fondamentale de Faradielé compte 274 élèves dont 120 venus des villages voisins. Raison pour laquelle, justifie le directeur, Cheick Oumar Donogo, le ministère de l’Education nationale a doté en 2025, l’établissement d’une cantine scolaire suite à leur demande. C’est la deuxième cantine dans la Commune de Faradiélé. Le pédagogue loue les avantages de ce service. Depuis sa mise en place, explique-t-il, les élèves ne retournent plus dans leurs villages respectifs à midi pour prendre le déjeuner ou venir avec leurs plats. Il affirme que grâce à cette prise en charge alimentaire le taux de scolarisation est passé de 33 en 2025 à une cinquantaine d’élèves cette année. Le taux de réinsertion connait également une hausse. Cependant, Cheick Oumar Danogo attire l’attention sur les conséquences du déplacement des enfants vers d’autres villages pour les études. Il cite la scolarisation tardive des élèves conduisant à une inscription à l’âge de 8 voire 9 ans. L’enseignant généraliste témoigne que certains élèves peuvent parcourir 12 km pour arriver à l’école. Cette épreuve n’est pas sans danger pour les filles. Beaucoup d’entre elles, préfèrent garder le silence sur les coups encaissés. A l’école fondamentale de Madina, le directeur du fondamentale II, Adama Fodé Doumbia, se souvient d’un cas de violence qu’une de ses élèves a subie. Elle venait d’un village situé à 3 km de l’école. Selon le maitre d’anglais, au cours du trajet, elle était régulièrement harcelée par

Tominian : Mobilisation du Comité local de coordination pour la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées

Tominian, 25 juin (AMAP) La salle de réunion du CSREF de Tominian a abrité mardi, la première réunion du Comité local de coordination (CLC) de la campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide MII, édition 2026, sous la présidence du Préfet de cercle,  Kalifala Coulibaly, en présence du Sous-préfet central Abdramane Sery, de Amaoula Sacko de la Direction Nationale de la Santé et des membres dudit comité, a constaté l’AMAP. Selon le Chef de l’exécutif local, cette réunion avait pour objectif de mettre en place un cadre local de concertation et de coordination efficace pour l’orientation, la planification et le suivi des activités de la campagne. Elle visait également à présenter et valider le chronogramme des opérations ainsi que les principaux documents de référence relatifs à la logistique et à la communication, dont le lancement est prévu le 30 juin prochain. Selon le médecin chef par intérim, Dr Amara Dembélé, le district sanitaire a déjà réceptionné 211 500 moustiquaires sur les 211 506 prévues, soit un écart de seulement six unités. Parmi les activités déjà réalisées figurent la réception des moustiquaires, la participation à des ateliers de briefing, la mise à jour des smartphones destinés à la collecte des données et le démarrage du dénombrement des populations par les équipes des centres de santé communautaires. Pour le chef du service local du Développement Social et de l’Economie Solidaire, Saïdou Sagara, le dénombrement constitue une étape essentielle pour garantir une distribution équitable. La stratégie prévoit l’attribution d’une moustiquaire pour deux personnes, avec des dispositions particulières pour certaines catégories de bénéficiaires. Les participants ont également insisté sur l’importance de la mobilisation sociale et de la sensibilisation des populations. Les messages clés portent notamment sur l’utilisation correcte des moustiquaires, la gratuité de leur distribution et la nécessité de consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre. Pour rappel, le district sanitaire de Tominian couvre une superficie de 6 563 km² pour une population estimée à 357 969 habitants en 2025. ST/KM (AMAP)  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONCOURS MEDIA DROITS DE L’ENFANT AU MALI

Le Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, en partenariat avec l’UNICEF Mali, informe les professionnels des médias et le grand public que la cérémonie officielle de proclamation des résultats du Concours Médias sur les Droits de l’Enfant, initialement prévue ce mardi 16 juin, est reportée. Cette cérémonie se tiendra finalement en marge des activités de la Semaine du Numérique, qui se déroulera du 28 Juillet au 1er Août 2026. La date précise de la remise des prix sera communiquée ultérieurement et directement aux postulants. Le Ministère et l’UNICEF remercient l’ensemble des journalistes pour leur forte mobilisation en faveur des droits de l’enfant et comptent sur leur aimable compréhension. Bamako, le 18 JUIN 2026  P/LE MINISTRE, PO LE SECRETAIRE GENERAL Alkaidi Amar TOURE Chevalier de l’Ordre National

Mopti : Le défi du ravitaillement de la région en hydrocarbures au centre d’une rencontre

Mopti, 25 juin (AMAP)  Contrairement aux dispositions prises pour la régularisation du prix à la pompe, des individus malintentionnés vendent à Mopti et environs le litre d’essence à la bouteille sur le marché noir au prix de 3000  à 4000 F et le gazole à 1500 F. Après une interdiction formelle de cette vente non conforme par les autorités régionales, le comité de gestion des crises s’est réuni  le mardi 23 juin 2026 en sa session ordinaire en vu d’adopter des mesures fortes pour sécuriser et optimiser les stocks d’approvisionnement en carburant. C’était dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du général de brigade Daouda Dembélé. A la veille de cette rencontre, le lundi 22 juin, le Général de brigade Daouda Dembélé, Gouverneur de la région avait reçu en audience le bureau de la société civile de Mopti, conduit par sa présidente Mme Diallo Tata Touré venu l’exposé leurs préoccupations en lien avec les coupures d’approvisionnement, la gestion des stocks et la souffrance des populations face aux guichets des stations-services (longues files d’attente, hausse des prix, impact sur le panier de la ménagère). Les réflexions autour des questions abordées lors des échanges de la société civile et le gouverneur ont servi de boussole à la réunion ordinaire du Comité régional de gestion des crises et catastrophes. A l’issue des échanges, la session a débouché sur l’adoption de trois décisions stratégiques pour garantir l’approvisionnement continu, la gestion des stocks et la maîtrise des prix du carburant. Face aux enjeux énergétiques de la région, le premier point majeur retenu par le Comité consiste à renforcer la participation des opérateurs économiques opérant dans le domaine des hydrocarbures, pour la prise en compte de leurs préoccupations et propositions pour permettre le fonctionnement continu des services. Le second point a porté sur la diversification des  sources d’approvisionnement avec  l’approfondissement de l’exploration du circuit Bamako-Mopti pour garantir un flux constant vers la Venise malienne avec une meilleure maîtrise des coûts de transport pour stabiliser les prix. Enfin, le troisième axe prioriser par le comité est la sécurisation des convois de citernes en quantité. En clôturant la session, le chef de l’exécutif régional a insisté sur la diligence dans l’application de ces mesures, rappelant que  la disponibilité du carburant et la stabilité des prix restent un gage de stabilité sociale pour toute la région. Il a salué les FAMas pour leur patriotisme et la société civile pour son sens de responsabilité avant de réaffirmer l’engagement total des autorités régionales à stabiliser la situation.  DC/KM (AMAP)

Soudan : plus de 215 civils morts dans une prison des FSR au Darfour du Sud, selon un groupe médical

Bamako, 25 juin (AMAP) Plus de 215 civils sont morts dans une prison contrôlée par les Forces de soutien rapide (FSR) au Darfour du Sud, en raison de la propagation de maladies et d’épidémies en moins de deux mois, a indiqué mercredi le Réseau des médecins soudanais. Dans un communiqué, l’organisation médicale a précisé que ces décès ont été enregistrés à la prison de Daqris durant les mois de mai et juin. Elle a attribué ces morts à « la propagation de maladies et d’épidémies, ainsi qu’aux tortures et mauvais traitements infligés aux détenus, dans des conditions de détention qui ne respectent même pas les normes les plus élémentaires en matière de soins de santé et de dignité humaine ». Le groupe a également indiqué que 31 détenus, dont des enfants, avaient été transférés vers un hôpital de Nyala il y a plus de deux semaines, alors qu’ils ne présentaient aucun signe apparent de maladie. « Leur sort reste inconnu, suscitant de plus en plus de craintes pour leur sécurité », a alerté le Réseau des médecins soudanais. L’organisation a par ailleurs fait état de rapports selon lesquels les FSR prélèveraient du sang sur des détenus afin de soigner leurs combattants blessés. Elle a appelé à la fin immédiate des détentions arbitraires, à l’accès des organisations humanitaires et médicales aux lieux de détention ainsi qu’à la communication du sort de tous les détenus. Le Réseau des médecins soudanais a demandé à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains d’agir rapidement pour faire pression sur les dirigeants des FSR afin qu’ils protègent les civils et que les responsables d’éventuelles violations répondent de leurs actes conformément au droit international. OS/KM(AMAP)

Kangaba : Atelier de finalisation, impression et dissémination du livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et Violences basées sur le Genre

Kangaba, 25 juin (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de Finalisation, impression et dissémination du livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et Violences basées sur le Genre, a été présidée mercredi à Kangaba, per la chargée de mission au Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Fatoumata Siré Diakité, a constaté l’AMAP. Prennent part à cet atelier, le Directeur du Programme National pour l’Abandon des Violences Basées sur le Genre, Youssouf Bagayoko, les représentants de la Direction régionale de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, de la Direction régionale de la Santé, de la Direction régionale du Développement Social, de la Direction régionale de la Police et de la Gendarmerie, du Tribunal , des Légitimités Traditionnelles, des ONG, de One stop center, de la CAFO et de l’Académie. Il vise surtout à assurer la finalisation, l’impression et la dissémination efficace et systématique du livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et VBG à tous les niveaux institutionnels et communautaires du pays. Il s’agira spécifiquement d’intégrer les contributions faites lors de l’atelier de validation du livret, d’imprimer la version finale du livret, de disséminer le livret auprès des acteurs intervenant dans le domaine des VBG et d’assurer le suivi des activités et la production du rapport des activités. La chargée de mission du Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille a dans son intervention placé l’atelier dans son contexte. En effet, dans la lutte contre les VBG, l’Etat et ses partenaires ont fourni assez d’efforts, notamment la ratification des textes juridiques internationaux et régionaux. Au plan national, le gouvernement du Mali a pris des mesures politiques, juridiques, institutionnelles et stratégiques pour prévenir et répondre aux cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) en l’occurrence la Politique nationale genre, la Politique nationale pour l’abandon de la pratique de l’excision, la constitution du Mali, le Code pénal, la création du programme national pour l’abandon des Violences basées sur le genre (PNVBG), la Stratégie nationale holistique pour mettre fin au VBG. Malgré ces efforts, les VBG demeurent des obstacles majeurs au respect des droits humains, à l’égalité entre les sexes et à la cohésion sociale. Pour renforcer la réponse institutionnelle et juridique face à ce phénomène, le gouvernement a procédé à la révision du Code pénal, un cadre juridique salutaire. Toutefois, plusieurs défis persistent car la majorité des citoyens, des acteurs communautaires, et parfois même des intervenants institutionnels ne maitrisent pas suffisamment les dispositions du Code pénal en matière de VBG. C’est dans ce contexte que le PNVBG a produit un livret sur les dispositions du Code pénal relatives au genre et VBG, simplifié, adapté aux différents niveaux d’acteurs pour faciliter la vulgarisation de ces dispositions. Cet atelier de finalisation, impression et dissémination du livret est la suite logique de l’élaboration de ce livret. SD/KM (AMAP)

Santé : « À ce jour, il demeure difficile de guérir la drépanocytose qui impacte considérablement la vie des patients », dixit Mody Coulibaly, médecin traitant

Bamako, 25 juin (AMAP)La drépanocytose est une maladie génétique de l’hémoglobine, une substance contenue dans les globules rouges qui assure le transport de l’oxygène dans tout l’organisme. À ce jour, il demeure difficile de guérir cette maladie qui impacte considérablement la vie des patients. Elle peut entraîner un retard staturo-pondéral, un ictère, des ulcères de jambe ou encore des ostéonécroses aseptiques (ONA). Autant de complications qui altèrent la qualité de vie, affectent l’image de soi et peuvent, à la longue, provoquer de l’anxiété, de la dépression et un isolement social. La drépanocytose entraîne également des absences répétées à l’école pouvant conduire à l’abandon scolaire, ainsi que des absences au travail. À cela s’ajoutent les coûts de la prise en charge et les nombreuses nuits blanches pour les parents. Dans cet entretien, Mody Coulibaly, médecin traitant au Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose, aborde les signes de cette maladie, les traitements disponibles et les progrès réalisés dans sa prise en charge. « En cas de drépanocytose, l’agglomération de l’hémoglobine S conduit les globules rouges à prendre la forme d’une faucille. C’est pourquoi la drépanocytose est parfois appelée anémie falciforme ou anémie à hématies falciformes », explique le médecin traitant au Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose. Selon le spécialiste, l’anémie désigne un manque d’hémoglobine ou de globules rouges et se traduit par une fatigue excessive ainsi qu’une sensation de faiblesse. « Lorsque l’anémie est assez sévère, le malade peut avoir des difficultés à respirer (essoufflement) et une accélération des battements du cœur (tachycardie) », précise-t-il. Parmi les autres signes de la maladie figurent les crises douloureuses, également appelées crises vaso-occlusives, dues à une mauvaise irrigation sanguine de certains organes. Selon ses explications, ces crises se manifestent par des douleurs vives et brutales dans certaines parties du corps et peuvent, à la longue, entraîner la destruction de certains organes ou de certaines parties d’organes, un phénomène appelé nécrose. Ces douleurs, qui constituent les manifestations les plus fréquentes de la maladie, peuvent être soudaines, aiguës, transitoires — durant quelques heures ou quelques jours — ou encore chroniques, s’étendant sur plusieurs semaines. Poursuivant ses explications, il souligne que ces souffrances sont favorisées par la déshydratation, raison pour laquelle il est recommandé de boire abondamment de l’eau. Par ailleurs, Mody Coulibaly indique qu’elles peuvent également être déclenchées par le froid, l’altitude, le stress, les efforts physiques excessifs ou encore les infections. « Les enfants, et dans une moindre mesure les adultes, sont très sensibles aux infections bactériennes. Celles-ci peuvent se développer de manière fulgurante et doivent donc être traitées rapidement », prévient le spécialiste. Traitement Selon le médecin traitant au Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose, il est possible de soulager les douleurs pendant les crises, de prévenir les infections graves et de prendre en charge les complications de la maladie. « On ne sait pas encore guérir la drépanocytose », rappelle-t-il. Toutefois, il précise que le Centre dispose, en phase intercritique, d’un traitement mensuel comprenant l’acide folique, le zinc et un traitement antipaludique préventif. Certains patients bénéficient également de l’Hydréa. En phase critique, notamment lors des crises vaso-occlusives, les traitements utilisés comprennent les antalgiques de niveaux 1, 2 et 3 — paracétamol, tramadol, Néfopam et morphine — ainsi que la transfusion sanguine et les échanges transfusionnels. Difficultés Abordant les difficultés rencontrées dans la prise en charge, le médecin évoque notamment la disponibilité de certains médicaments, les ressources financières limitées de certains parents, qui compliquent le suivi des patients, ainsi que les défis liés à la sécurité transfusionnelle. « La population n’est pas suffisamment informée. La sensibilisation au dépistage est primordiale, car elle permet de freiner la transmission de la drépanocytose », confie Mody Coulibaly. Selon lui, plus la maladie est dépistée tôt, meilleure sera la prise en charge et plus grandes seront les chances de survie de l’enfant. Le spécialiste dénonce également les discriminations dont sont victimes les personnes atteintes de drépanocytose. « Les drépanocytaires ne doivent pas fournir d’efforts physiques intenses. Ils sont donc souvent dispensés des cours d’éducation physique et sportive. Aux yeux de l’enfant, cela peut être perçu comme une forme de discrimination. Nous avons également vu certains de nos patients perdre leur emploi lorsque leur employeur a appris leur statut », regrette-t-il. Progrès réalisés S’agissant des progrès réalisés dans le traitement de cette maladie héréditaire, Mody Coulibaly met l’accent sur l’Hydréa, la transfusion sanguine, les échanges transfusionnels ainsi que l’érythraphérèse. BBC/KM (AMAP)

Missions diplomatiques et consulaires du Mali : Cinq nouveaux chargés de communication mis en route 

Il s’agissait pour le gouvernement de formuler des conseils, des orientations et des attentes à l’endroit de ces professionnels de média Bamako, 24 juin 2026 (AMAP)– Cinq nouveaux chargés de communication nommés dans les ambassades et consulats du Mali ont été mis en route, ce mercredi 24 juin 2026 au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, par le gouvernement. C’était à la faveur de la session d’échange avec ces professionnels de média. La rencontre a été présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui avait à ses côtés ses collègues de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement le Général de brigade Issa Coulibaly, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a constaté l’AMAP. Ces cinq chargés de communication sont Agaly Ag Guissa, affecté à l’ambassade du Mali à Abidjan en Côte d’Ivoire, Habibatou Koyan Diakité en poste à l’ambassade du Mali à Bruxelles en Belgique, Mahamadou Koné affecté à l’ambassade du Mali à Addis-Abeba en Ethiopie, Ousmane Daou en fonction à l’ambassade du Mali à Dakar au Sénégal et Tiéssira Dembélé affecté à la mission permanente du Mali auprès des Nations unies à New-York. Cette rencontre a été précédée par l’organisation d’une session d’orientation et d’information à l’intention de ces chargés de communication, mardi dernier. Au cours de leurs interventions, les ministres ont formulé chacun en ce qui les concerne des conseils, des orientations et attentes à l’endroit de leurs interlocuteurs. Le ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a appelé les chargés de communication à être très «réactifs» soulignant que «l’information, quand on ne la donne pas, on vient de nous la retirer». Le Général Issa Coulibaly les a également invités à démonter les narratifs «hostiles» à notre pays. «Quand on veut trainer notre pays dans la boue, il faut être là pour le défendre», a-t-il conseillé. De son côté, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a invité les chargés de communication de représenter fidèlement la voix du Mali et de soutenir sa position «officielle». Il s’agit également de défendre l’image et les intérêts du pays au niveau de leurs juridictions respectives. Alhamdou Ag Ilyène les a invité à beaucoup plus de professionnalisme et à travailler «main dans main» avec leurs homologues de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a exhorté les nouveaux conseillers en communication dans les missions diplomatiques et consulaires du pays à «maintenir la garde». Abdoulaye Diop les a ensuite invités à garder à l’esprit qu’ils sont investis d’une mission de représentation de l’État et à ne tenir que des propos qu’ils sont en mesure d’assumer pleinement. En retour, le porte-parole des chargés de communication Mahamadou Koné a remercié les autorités pour leur nomination à ces postes. Il a assuré que les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays, constitueront leur boussole à savoir le respect de la souveraineté du pays, le libre choix des partenariats et la défense des intérêts du peuple malien. «Nous resterons toujours à l’écoute des orientations des ambassadeurs afin d’aider le Mali à aller de l’avant et à être le plus envié au monde», a déclaré Mahamadou Koné, soulignant qu’ils sont prêts à aller sur le «front». BD/CMT (AMAP)

Météo : Orages et pluies attendus dans plusieurs régions du Mali

Bamako, 24 juin (AMAP) Des orages accompagnés parfois de pluies d’intensité faible à modérée sont prévus au cours des prochaines 24 heures dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Nioro, Nara, Kita, Bougouni, Sikasso, Dioila, Koutiala, San, Gao, Ménaka et Kidal, ainsi que dans le district de Bamako, selon le bulletin de Mali-Météo. La visibilité reste affectée par la poussière en suspension (4 à 7 km) dans les régions du Nord, tandis qu’elle est bonne à assez bonne (7 à 10 km) dans le reste du pays. Les températures maximales connaîtront une légère hausse dans les régions du Sud et resteront globalement stables ailleurs par rapport à la veille. Le bulletin précise que les maximales atteindront notamment 42°C à Tombouctou, 41°C à Ménaka, 40°C à Gao et Kidal, et 39°C à Mopti et Nara, avec des vents généralement faibles à modérés. OS/KM (AMAP)

Actualité : Le Burkina Faso rejette une résolution du Parlement européen

Bamako, 24 juin (AMAP) Le gouvernement burkinabè a rejeté mardi avec fermeté la résolution adoptée le 18 juin 2026 par le Parlement européen sur la situation des libertés fondamentales et de l’espace civique au Burkina Faso. Dans ce document signé par le ministère des Affaires étrangères, les autorités burkinabè qualifient la résolution d’« ingérence inacceptable » dans les affaires intérieures d’un État souverain et dénoncent une démarche fondée sur des « desseins néocoloniaux » et des « appréciations partiales ». Le gouvernement estime que le texte ignore les efforts consentis depuis 2022 dans la lutte contre le terrorisme, la reconquête du territoire national et la consolidation de l’économie. Il rappelle également que la crise sécuritaire au Sahel trouve son origine dans les conséquences de l’intervention militaire de l’OTAN en Libye en 2011 . Tout en réaffirmant son attachement à un dialogue « franc, respectueux et mutuellement bénéfique » avec l’Union européenne, Ouagadougou considère que la résolution du Parlement européen est « nulle et de nul effet ». Le Burkina Faso affirme poursuivre sa politique de reconquête territoriale, de refondation de l’État et de défense de ses intérêts fondamentaux conformément aux aspirations du peuple burkinabè. KD/KM (AMAP)