Confédération AES : Vers l’harmonisation des procédures douanières pour un commerce fluide et sécurisé

  Bamako, le 15 mai (AMAP) Les Directeurs généraux (DG) des douanes des trois pays de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) sont en conclave à Bamako, du 13 au 16 mai 2025, pour harmoniser les procédures douanières pour un commerce fluide et sécurisé dans l’espace, a constaté l’AMAP. La réunion des DG des douanes de l’espace AES a été précédée par les travaux des experts qui se sont planchés sur les conclusions et recommandations de la précédente rencontre des responsables de l’administration douanière tenues à Niamey, au Niger, en juillet 2024. Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette séance, la rencontre de Bamako permettra d’évaluer l’état d’exécution des recommandations formulées lors des premières rencontres. Il s’agit, également, entre autres, « de statuer sur les orientations des ministres de l’Économie et des Finances de la Confédération AES lors de leur rencontre au Mali sur l’harmonisation des textes juridiques en matière de libre circulation des personnes et des biens dans notre espace communautaire; d’analyser et diagnostiquer les conclusions des travaux des experts; surtout, d’examiner les avant-projets des textes dont le Code des douanes et les règles d’origines de la Confédération, l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers, le Tarif extérieur commun (TEC) et différentiel ». « Les Directeurs généraux des douanes, les Etats et les peuples de la Confédération des Etats du Sahel comptent sur leurs administrations douanières pour une nouvelle douane des peuple, pour leur développement à l’harmonisation des procédures…», a insisté le ministre Sanou. Le Directeur général des douanes du Burkina Faso, le colonel Adama Ilboudo, a expliqué que ce sont des réflexions stratégiques qu’ils mènent sur la base d’orientations données par les trois chefs d’Etat de la Confédération AES « pour nous permettre de bâtir une Confédération sur le plan juridique et technique. Mais, surtout, pour faciliter la circulation des marchandises, des biens et des personnes dans le volet douanier. « Parce que nos douanes ont ces compétences et toute intégration commence d’abord par une facilitation des échanges », a-t-il soutenu. Le Directeur général des douanes du Niger, le colonel Amadou Maman Djimrao, a abondé dans le même sens « d’une meilleure intégration au sein de la  Confédération à travers l’harmonisation des procédures douanières. » OD/MD (AMAP)

Décrue des cours d’eau : Un constat amer

Par N’Famoro KEITA        Bamako, 15 mai (AMAP) L’an dernier, les eaux du fleuve Niger avaient débordé pour remplir les rues et les maisons de certains quartiers de Bamako et ses environs. Mais ces derniers mois, la réalité était tout autre. La tendance pourrait s’inverser avec l’hivernage qui arrive Actuellement, le niveau des cours d’eau connaît une baisse substantielle sur toute l’étendue du territoire. Face à cette situation hydrologique, le déstockage des retenues des barrages de Sélingué-amont et de Manantali-amont se poursuit. Ces informations sont données par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) à travers ses bulletins hebdomadaires. La même source informe que les hauteurs d’eau observées en mi-avril sont supérieures à celles de l’année dernière. En général, le tarissement vertigineux des cours d’eau durant ces dernières années est préoccupant et alertant. Famadi, habitant de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, affirme que l’assèchement du fleuve Niger dépasse son entendement. À l’en croire, cela fait deux décennies que les riverains n’ont pas constaté une telle baisse du niveau d’eau du fleuve qui traverse la capitale de long en large. Sitan, mère de 4 enfants, renchérit qu’elle est venue dans ce quartier en 2000 après son mariage, elle n’a jamais vu le fleuve Niger tarir de la sorte. Plusieurs personnes corroborent le constat de nos deux interlocuteurs. Naturellement, la décrue des cours d’eau n’est pas un constat étonnant pendant la saison sèche. Mais quand elle s’accélère, elle peut engendrer des défis environnementaux et alimentaires. Selon les spécialistes du climat, ce phénomène est induit par le changement climatique. Le météorologue Bakari Mangané, chargé des prévisions et alertes météorologiques à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), nous édifie sur le phénomène. Selon le spécialiste, il y a des périodes où l’écoulement est très rapide, surtout en temps de forte chaleur, où le coefficient d’infiltration est très élevé. Il ajoute que le coefficient de l’évapotranspiration provoqué par des grands vents se manifeste à la surface des cours d’eau. Le phénomène est aussi dû à l’augmentation globale mondiale de la température, ce qui favorise l’accélération de ces deux coefficients. Il y a également des pratiques néfastes qui affectent les cours d’eau, tel que le dragage. Cette activité aurifère est en train de mettre les points d’eau en péril et la faune aquatique en danger. Pour remédier à ce problème très sérieux, Bakari Mangané pense qu’il faut communiquer et sensibiliser les populations. « Les gens doivent prendre conscience de la protection de notre environnement, veiller à la bonne santé des cours d’eau, construire des mini-barrages pour capter l’eau», soutient-il. MISE EN VALEUR DES COURS D’EAU – Lors de la mission de supervision du plan de campagne agricole 2025 du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans la Région de Bougouni, les éleveurs et les pêcheurs ont beaucoup sollicité la mise en valeur des cours d’eau, en créant des points de stockages du liquide précieux à travers le pays. Selon leur explication, ceci permettra d’éviter la perte de ce potentiel généré par l’hivernage et qui s’étiole considérablement pendant la saison sèche. La stagnation des cours d’eau favorise l’agriculture, surtout les cultures maraîchères. Mais cette année, assure le directeur national adjoint de l’agriculture, les nappes souterraines ont été bien alimentées en eau suite à la bonne pluviométrie de l’hivernage passé. De ce fait, la décrue n’a pas eu d’effet négatif sur la culture de contre saison (céréales et légumes), explique Ousmane Camara. Et d’ajouter que l’abondance des eaux souterraines renforce les possibilités d’irrigation pour répondre aux besoins des cultures. Donc, la campagne de contre saison s’est déroulée dans des conditions favorables, avec une bonne disponibilité en eau qui a permis de mettre en place les cultures. Selon le bulletin de suivi des activités de contre saison à la date du 15 avril de la DNA, les céréales ont été cultivées sur 36.960 hectares, soit 64,92% des objectifs, les cultures maraîchères ont occupé 104.098 hectares, soit 107,31% des objectifs. Ce qui explique le fait que la décrue dans les zones de culture de contre saison n’a pas affecté la campagne. NK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 14 mai 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE Secrétaire général adjoint du Gouvernement : Monsieur Yamoussa DIARRA, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Beijing (République populaire de Chine) : Monsieur Bakary DIAKITE, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE Directeur général de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali : Monsieur Ibrahim Ahamadou TOURE, Economiste. Directeur général du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau des Entreprises Industrielles : Monsieur Secou TRAORE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HÔTELIÈRE ET DU TOURISME Chef de Cabinet : Monsieur Nohan SOW, Enseignant-chercheur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur privé. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique, le Gouvernement a institué, par le Décret n°05-074/P-RM du 1er mars 2005, un Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur Privé en vue de l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Aux termes de l’article 2 dudit décret, le Cadre de Concertation est composé du Conseil de Coordination du Développement du Secteur Privé et du Modérateur de la Concertation Etat/Secteur Privé avec pour mission de développer le dialogue permanent et d’instaurer un cadre de partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. L’application du décret instituant le Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur privé a révélé de nombreuses insuffisances qui ont entravé la bonne exécution de sa mission. Aussi, le Conseil Supérieur du Secteur Privé, créé par la Loi n°2011-088 du 30 décembre 2011 portant loi d’Orientation du Secteur privé, à travers son Secrétariat technique permanent, prend en charge l’essentiel des attributions du Modérateur de la Concertation Etat/Secteur privé. Cette loi met ainsi un terme aux fonctions du Modérateur et de toutes autres structures qui lui sont rattachées. En tenant compte du contexte économique, il est opportun de procéder à l’abrogation du Décret n°05-074/P-RM du 1er mars 2005 portant institution d’un Cadre de Concertation entre l’Etat et le Secteur privé. Cette abrogation permettra d’adapter les structures de Concertation Etat/Secteur privé aux réalités économiques et institutionnelles en vue de l’amélioration de la compétitivité des entreprises nationales. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres :                                     . de la réalisation de la 3ème édition de l’émission « Malikura Taasira ». Face à une guerre informationnelle livrée par certains Etats et médias à notre pays pour ses choix de souveraineté en matière de défense et de sécurité, de partenaires stratégiques, de politiques de refondation de l’Etat ainsi que pour ses options économiques, le Gouvernement a initié l’émission «Malikura Taasira», 3ème édition. L’objectif de cette émission est d’informer l’opinion publique nationale et internationale sur l’action gouvernementale dans tous les domaines de la vie publique, durant les 6 derniers mois. `. de la Présentation du projet de Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026 au Conseil National de Transition. La présentation, au Conseil National de Transition, du projet de Plan d’Action du Gouvernement 2025-2026, pour examen et adoption, constitue la phase ultime de son approbation. A cette occasion, les membres du Gouvernement, le Secrétaire Général du Gouvernement, le Commissaire à la Sécurité alimentaire, le Vérificateur Général et les Directeurs des Services centraux et rattachés, ainsi que les Présidents des Autorités Administratives Indépendantes relevant de la Primature sont invités à accompagner le Premier ministre, Chef du Gouvernement à cet évènement majeur. La présentation du projet de Plan d’Action aura lieu le 16 mai 2025 et les débats sur le document sont programmés pour le 19 mai 2025. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune rurale de Dabia, Région de Kayes. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi « Le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle… ». Le Conseil communal de la Commune rurale de Dabia, Région de Kayes se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment, l’absentéisme chronique des membres du bureau communal et leur l’implication dans la survenance de l’éboulement d’une mine d’exploitation artisanale, les défaillances constatées dans le suivi des plans d’occupation du sol, l’occupation illégale du domaine public immobilier de l’Etat et la rupture dans la fourniture des services sociaux de base aux populations. Face à ces situations de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal. A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, le Conseil communal de la Commune rurale de Dabia est dissous conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres :                                                                                                                           

Reprise des travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, près de Tenenkou (Centre)

Tenenkou, 14 mai (AMAP) Les travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, dans le cercle de Tenenkou (Centre), ont repris ce mercredi 14 mai 2025 sous la co-présidence des deuxièmes adjoint au maire des Communes de Sougoulbé et Tenenkou. Entamés en 2024, les travaux ont connu une pause liée à la crue. En prélude à l’hivernage qui s’annonce et à la crue, les autorités communales de Sougoulbé ont mis le paquet pour relancer les travaux afin de faire face aux futures inondations. Pour constater le redémarrage des travaux de construction de la digue, de nombreuses personnalités des deux communes ont effectué le déplacement sur site. Il s’agit notamment des chefs de villages de Kora, Sindé, Kona Fambé, Kona Mali, Tenenkou, des secrétaires généraux des deux communes et des représentants des organisations de la société civile. Les travaux seront supervisés par les chefs des services de la subdivision de l’Urbanisme et du Génie rural qui étaient, également, présents sur le site. Le deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sougoulbé, Amadou Boubou Sow, s’est réjoui de la reprise des travaux avant d’inviter « l’ensemble des personnalités présentes à s’investir pour que ce projet puisse être une réalité pour le bonheur des populations du Cercle de Tenenkou en général. » Il a salué singulièrement les autorités administratives, notamment le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao pour sa « disponibilité constante et ses différents appuis et conseils qui ont été d’un apport inestimable pour la réalisation de cet ambitieux projet. » Quant au deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, il s’est félicité de la reprise des travaux avant de rappeler que ce projet est tout aussi important pour la Commune urbaine de Tenenkou . Il a salué la bonne collaboration entre les deux communes avant de plaider « pour l’instauration d’un dialogue permanent afin d’échanger sur les questions majeures qui intéressent la vie de ces deux communes. » Tout en souhaitant plein succès aux travaux, les deux élus ont donné les premiers coups de pelle, lançant officiellement le redémarrage des travaux. Cette construction de la digue de ceinture de Sougoulbé , selon le secrétaire général de la Commune rurale, Guirama Tembely, a pour objectifs de sécuriser la ville de Tenenkou et les nouvelles parcelles agricoles et d’habitation en Titre foncier (TF) et de créer de nouvelles recettes pour la Commune. La nouvelle digue, une fois achevée, va permettre de disposer de plus d’une centaine d’hectares et réduire considérablement le besoin de parcelles à usage d’habitation pour les populations de la ville de Tenenkou. Avec le manque d’espace et de terres mais, aussi, en raison de la spéculation dans la Commune urbaine de Tenenkou, les prix des parcelles ont atteint des sommets, dépassant tout entendement. Aujourd’hui, avec 1 ou 2 millions de francs CFA, il est impossible d’avoir une parcelle à usage d’habitation dans la ville de Tenenkou. Il faut débourser entre 5,6 ou 7 millions dans certains cas pour en avoir. L’aménagement de cette digue de ceinture, même si elle appartient à la Commune de Sougoulbé, va surtout bénéficier à la population de Tenenkou, plus proche du nouveau site. Les travaux vont durer 1 mois et sont financés sur fonds propres du budget de la Commune rurale de Sougoulbé. AS/MD (AMAP)

Presse : L’état des lieux des textes régissant le secteur au Mali

Bamako, le 14 mai (AMAP) Une trentaine de journalistes, des représentants de la société civile, entre autres, ont participé, ce mercredi 14 mai 2025, à la Maison de la presse, à un atelier sur l’état des lieux des textes régissant le secteur de la presse, a constaté l’AMAP sur place Les participants ont, aussi discuté de l’identification des lacunes dans les textes, les incohérences mais aussi les opportunités d’amélioration « afin d’aboutir à un répertoire de référence et une feuille de route pour un plaidoyer structuré, efficace et porteur de changement ». Le représentant du gouverneur de Bamako, Mangoro Konaté, qui a présidé cette session organisée par l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), en collaboration avec Search for common Ground, s’est réjoui « de l’approche inclusive adoptée ». Une méthode qui réunit autour de la table les professionnels des médias, les juristes, les représentants de la société civile, les pouvoirs publics, les parlementaires et les partenaires techniques et financiers. « C’est en conjuguant nos expertises et nos efforts que nous pourrons faire progresser durablement les libertés fondamentales dans notre pays », a soutenu M. Konaté, ajoutant que « cette synergie est la clé de toute réforme durable et légitime. » Il a assuré que l’État malien reste et restera un acteur engagé pour le respect des droits humains dont la liberté de la presse est une composante essentielle. Le représentant de l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, JaKob Claes, a indiqué que son pays « attache une importance particulière au rôle de la société civile, acteur essentiel du développement démocratique et social. » « La Belgique s’engage à accompagner celles et ceux qui œuvrent pour un avenir fondé sur le respect des droits humains, la justice sociale et la paix durable », a promis Jakob Claes. OD/MD (AMAP)

Prévention routière : Les pays de l’AES échangent à Bamako sur une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité

Bamako, 14 mai (AMAP) Des experts de la Confédération de l’Alliance des Etats (AES) de ont commencé, mercredi, à Bamako, une rencontre sur la prévention routière dans « la dynamique de proposer une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité sur nos routes », a constaté l’AMAP. Au cours de cette rencontre participants « de chacun des pays va « présenter une communication sur le cadre institutionnel et législatif de la sécurité routière en s’appuyant sur les textes de création et d’organisation, sur la politique ou la stratégie de sécurité routière et sur les données d’accidents de la circulation routière », a déclaré Mama Djenepo, secrétaire général du ministère malien des Infrastructures et des Transports, qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du directeur général de l’ANASER, Ousmane Maiga. Il est également attendu de chaque pays, « une revue des textes qui encadrent les facteurs de risques à savoir les limites et contrôles de vitesse, la conduite en état d’ivresse, le port de casque de protection, le port de la ceinture de sécurité et l’utilisation du téléphone au volant » Il a précisé que les participants engageront, en outre, « la réflexion sur le financement de la sécurité routière qui reste un défi majeur pour une lutte efficace contre le fléau. » Il s’agit, tout aussi, « d’aboutir à une gestion efficiente de la sécurité routière dans l’espace AES par une bonne collaboration des agences de prévention, l’amélioration de l’investissement en matière de sécurité routière, la poursuite des réformes institutionnelles en sécurité routière, l’intégration par le biais du transport routier sécurisé », a ajouté M. Djenepo. « La sécurité routière est affaire de tous, selon Regma Zongo, directeur général de l’Office nationale de la sécurité routière du Burkina Faso. « Donc, il était important de se réunir pour examiner les textes qui encadrent la sécurité routière dans nos pays respectifs. De travailler à harmoniser les textes qui vont concerner l’ensemble des pays de l’AES pour ordonner et renforcer nos actions et trouver des solutions qui puissent assurer de façon optimale la sécurité sur nos routes. » « Cette rencontre sur la sécurité routière s’inscrit dans le sens de la concrétisation des engagements de la confédération AES. Nos chefs de l’État sont à pied d’œuvre pour réduire les accidents routiers », a ajouté Hamissou Ousoumane, directeur général de l’Institut national de la sécurité routière du Niger. MMD/MD (AMAP)     

Coupe du Mali de football féminin : Fin de course pour les clubs représentants la Ligue régionale de Kayes

Kayes, 14 mai (AMAP) C’est la fin de course pour les équipes féminines de la Ligue Régionale de football de Kayes. Aucune équipe de cette Ligue n’a franchi l’étape des 8èmes de finales de la Coupe du Mali de football lors des rencontres du 11 mai 2025. Une situation qui doit pousser la Ligue et les Districts à redoubler d’efforts pour avoir des clubs compétitifs et performants. Le chemin à parcourir reste long et parsemé d’embûches. L’AS-Mandé de Bamako a humilié Lanaya de Kita au Stade Lamine Konaté, en lui infligeant un score fleuve de 10 buts à 0. Les Tigresses, l’équipe féminine phare de la Cité des rails, s’est inclinée devant l’AS-Réal de Bamako (5-1) au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. L’As Entente de Sirakoro de Bamako a battu Lambersat de Bafoulabé sur le score de 8 buts à 0 au Terrain AS-Réal de Bamako. L’équipe de la Cité des rails ne pouvait pas du tout remonter le score et elle a même raté quelques occasions de buts. Elle était opposée à une sélection organisée et expérimentée. N’eut été le manque de vigilance ou la maladresse de certaines joueuses, le match allait se terminer sur un score indiscutable de 7 buts à 2. « Pendant ce match, nous avons rencontré des difficultés au niveau de l’arbitrage. Cela a beaucoup affecté nos jeunes. Maintenant, on va se battre pour assurer le maintien de notre club dans la Ligue1 du championnat national », a expliqué Sékou Sissoko, coach des Tigresses de Kayes. Les gradins du Stade Abdoulaye Makoro Sissoko étaient presque vides, les populations n’étant pas sorties en masse pour soutenir leur équipe. Mais, la troupe des supporters a joué sa partition. A travers des chants et des sons de tambours et de clairon, elle n’a cessé d’enflammer le stade tout au long de la rencontre. D’ailleurs, une joueuse de l’AS-Réal ne se privait pas d’esquisser quelques pas de danse, d, lors des arrêts de jeu. Les deux équipes ont évolué sous un temps ensoleillé. A cause de la chaleur, l’arbitre faisait observer de petites pauses pour permettre aux joueurs de boire un peu d’eau et certaines en profitaient pour rafraichir leur corps. « On s’attendait à ce résultat. Quand nous sommes venus ici dans le cadre du championnat national, on avait commis beaucoup d’erreurs, en concédant un match nul contre les mêmes locaux. Cela nous a beaucoup touchés. Puisque c’est un éliminatoire direct, nous avons fait recours à toutes nos forces pour obtenir un résultat positif dans le fair-play », a dit Omar Guindo dit Coplan, entraîneur de l’équipe de l’AS-Réal de Bamako, se réjouissant de la victoire de ses joueuses. Il a, aussi, salué l’équipe adverse qui, à travers son engagement, « nous a montré qu’elle était venue pour jouer. » « Le match nul qu’on a obtenu ici (à Kayes) leur a donné de la force », renchérit la capitaine des Noirs et Blancs de Bamako. BMS/MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mardi 13 mai 2025

PRIMATURE ————- SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ————– CM N°2024-20/SGG. REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple-Un But-Une Foi ————– COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MARDI 13 MAI 2025 Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le mardi 13 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté un projet de texte. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique en République du Mali. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral a organisé des concertations en vue de soumettre à l’appréciation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur, les propositions faites par les partis politiques et les organisations de la Société civile sur : la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du Statut du chef de file de l’opposition ; l’interdiction du nomadisme politique politique en cours de mandat A l’issue des travaux desdites concertations, les recommandations suivantes ont été formulées : –  la dissolution des partis politiques et leur réorganisation par une nouvelle législation ; –  la suppression du financement public des activités des partis politiques ; –  l’audit du financement public des partis politiques ; –  la suppression du Statut du chef de file de l’opposition politique à travers l’abrogation de la Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition ; –  la relecture de la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, à l’instar de ses pairs de l’AES ; –  le durcissement des conditions de création des partis politiques. Le projet de décret s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la recommandation relative à la dissolution des partis politiques et son extension aux autres formes d’organisations à caractère politique. Il dissout les partis politiques et les organisations à caractère politique sur toute l’étendue du territoire national. Cette mesure qui ne porte pas atteinte à la démocratie et au multipartisme, prescrit entre autres : –  l’interdiction de toute réunion des membres des partis politiques et des organisations à caractère politique dissous ; –  l’interdiction à toute personne de favoriser la réunion des membres d’un parti politique dissous, notamment en consentant l’usage d’un local dont elle dispose ou la mise à disposition de tout autre moyen à des fins politiques ; –  l’interdiction de toute activité comme fondateur, président, directeur ou administrateur des organisations dissoutes ; –  l’interdiction de toute autre activité politique ou à caractère politique de la part des organisations dissoutes. Le Secrétaire général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national |

Mali : Rencontre d’échanges et de partage entre acteurs de la Communication 

Bamako, 13 mai (AMAP) Un atelier d’échanges et de partage, organisé par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, réuni, du mardi au jeudi, à Banakoroni divers acteurs de la Communication afin de réfléchir sur les interactions entre les acteurs des médias, faire l’état des lieux des réseaux sociaux au Mali, leurs défis et perspectives, faire l’état des lieux de la règlementation et de la régulation des médias au Mali. L’atelier de trois jours, qui servira de cadre d’échanges, a ouvert sa première journée sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Il s’agit, globalement de renforcer les rapports entre les acteurs des médias pour une meilleure compréhension réciproque et une plus grande réactivité de ces acteurs face aux enjeux nationaux. Et spécifiquement, de renforcer la cohésion entre les acteurs des médias publics et les acteurs des médias privés, les animateurs des réseaux sociaux, les vidéastes et les communicateurs traditionnels. Tout comme de renforcer la collaboration entre les acteurs des médias et le département de tutelle, créer un cadre permanent d’échange entre les acteurs des médias et dissiper les incompréhensions entre acteurs des médias. Le panéliste du jour, Modibo Fofana, président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL-Mali) a fait une présentation, largement appréciée par les participants, su r « L’état des lieux des réseaux sociaux au Mali : Défis et perspectives ». Le présentateur a rappelé le contexte mondial de l’utilisation des réseaux sociaux avec des statistiques à l’appui, à l’échelle globale et nationale. Les acteurs de la communication dans leur diversité, officient dans les médias traditionnels (presse écrite du service public et privée, radios, télévisions du service public et privées, agences de communication publiques et privées). A ceux-ci se sont ajoutés, depuis quelques années, de nouveaux acteurs comme les animateurs de réseaux sociaux, les vidéastes communément appelés « vidéo-mans », les youtubeurs, les créateurs de contenu,les communicateurs traditionnels. Les productions de ces différents acteurs se nourrissent les unes des autres, Cependant des obstacles existent devant la collaboration entre, d’une part les acteurs des médias eux-mêmes, et d’autre part, entre ceux-ci et les animateurs et responsables des institutions du pays. Cet atelier est initié par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, pour minimiser l’impact de ces obstacles et favoriser un dialogue franc, une collaboration sincère entre tous les acteurs de la communication et les institutions productrices d’objets de communication. MD (AMAP)

Mali – Dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique par décret présidentiel (Officiel)

Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a promulgué par décret portant dissolution de tous les partis politiques et organisations à caractère politique sur l’ensemble du territoire malien, selon un communiqué officiel publié ce mardi, à Bamako, après un Conseil des ministres extraordinaire. « Les partis politiques et les organisations à caractère politique sont dissous sur toute l’étendue du territoire national », stipule l’article 1er du décret n°2025-05/PT-RM, pris en Conseil des ministres. La mesure entraîne l’interdiction de toute réunion, activité ou administration liée aux entités dissoutes. « Toute réunion des membres de ces organisations est formellement interdite, de même que l’utilisation de locaux ou de moyens à des fins politiques », a précisé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, par ailleurs Premier ministre, chef du gouvernement. « Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par les lois en vigueur, » selon l’article 3. Le décret précise que les personnes occupant des postes dans les institutions politiques ou administratives, désignées par des partis ou organisations dissous, peuvent continuer leurs missions. « Ces personnes ne pourront, toutefois, se prévaloir de leur ancienne affiliation politique », a souligné le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Cette décision s’appuie sur les consultations des Forces vives de la Nation tenues les 16 et 17 avril 2025 dans les régions, le district de Bamako et auprès des Maliens de l’extérieur, ainsi que sur la phase nationale des 28 et 29 avril 2025. « Elle s’inscrit dans le cadre de la Constitution, de la Charte de la Transition et de plusieurs lois, notamment la loi n°2025-005 du 13 mai 2025 abrogeant la Charte des partis politiques et le statut de l’opposition » justifie le gouvernement Le décret abroge, également, le décret n°2025-0318/PT-RM du 7 mai 2025, qui suspendait les activités des partis politiques. OS/MD (AMAP)