Budget 2024 de la mairie de la Commune III : Un taux de réalisation de 85%
Bamako, 16 mai (AMAP) Les réalisations du budget de la Maire de la Commune III du district de Bamako, au 31 décembre 2024, se sont chiffrées à 5 516 426 321 Fcfa soit un taux de 85%, a annoncé, vendredi, la maire Mme Djiré Mariam Diallo, lors de la restitution publique du compte administratif de la Commune pour l’exercice 2024, dans les locaux de la mairie. « Le budget 2024 de la Commune III du district de Bamako a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 6 941 264 397 Fcfa. Sur une prévision annuelle de recettes de fonctionnement de 6 487 831 170 Fcfa, les réalisations, au 31 décembre 2024, se sont chiffrées à 5 516 426 321 Fcfa soit un taux de 85% avec un reste à réaliser de 971 401 849 Fcfa », a déclaré l’édile. Cet exercice dont l’objectif est « d’instaurer la transparence dans la gestion des affaires publiques », était présidé par le représentant du gouverneur du District de Bamako, Mangoro Konaté , en présence d’autres invités de marque. « Les objectifs de la restitution publique sont, entre autres, de mobiliser les citoyens autour des affaires publiques locales, instaurer la transparence dans la gestion des affaires publiques, susciter l’émulation et l’esprit de l’exercice de la citoyenneté pour faciliter le paiement des impôts et taxes, renforcer la confiance mutuelle, renforcer la confiance et la gouvernance à travers la redevabilité », a précisé le Maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo. Quant au représentant du gouverneur du district de Bamako, Mangoro Konaté, il a indiqué que cet exercice est un devoir exigé pour toutes les mairies, qui démontre l’efficacité dans la transparence d’une gestion financière. « C’est un exercice qui oblige le responsable de la commune à rendre compte à ses populations de ce qu’il a fait. La restitution publique du compte d’administratif est un processus qui est crucial pour la transparence financière et la bonne gouvernance des activités. Elle consiste à rendre publique les recettes et les dépenses réalisées par la collectivité, au cours de l’année écoulée. Et c’est dans le but de rendre compte aux citoyens de la gestion », a dit M. Konaté. La première responsable de la mairie a assuré savoir que les attentes sont grandes. « Vos espoirs à la commune sont immenses. Sachez que nous avons la même mission, celle de développer la commune. Et cela ne peut se réaliser, sans compromission, que dans une fermeté courtoise qui met en avant nos valeurs socio-culturelles. Pour atteindre les objectifs, il y a déjà les taxes mais, nous comptons essentiellement sur le payement des taxes, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), gage de citoyenneté et de gouvernance », a-t-elle conclu. MMD/MD (AMAP)
Conférence inaugurale de Faso Sifinso : Un espace d’échange pour bâtir le Mali kura
Bamako, 16 mai (AMAP) Des chercheurs, historiens, enseignants, hommes de culture et étudiants ont participé, jeudi, à la conférence inaugurale de « Faso Sifinso», sur le thème : «Yérédon», c’est-à-dire les repères fondamentaux pour la jeunesse malienne, développé par le Professeur de Nko, Mamadi Keïta, et Seydou Idrissa Traoré de l’Association djoko ni maaya. Dans un amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako archicomble, les deux conférenciers ont mis l’accent sur « l’importance de la connaissance de soi et de ses racines pour bâtir une jeunesse consciente, patriote et porteuse du Mali nouveau. » Selon eux, « il s’agit de bâtir un modèle de Malien qui inspire l’amour de la patrie, la reconnaissance et le respect de nos valeurs ancestrales. » Placée sous le haut patronage du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. C’était en présence de ses collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, et de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané. Le ministre chargé de la Culture a expliqué le concept « Faso Sifinso », qui est un programme socioéducatif destiné à être déployé dans l’ensemble des établissements scolaires du pays, notamment du primaire à l’université. C’est un espace dédié aux débats, à la transmission des valeurs et à l’éducation à la citoyenneté. « Nous allons utiliser l’art pour éduquer nos enfants comme dans nos traditions. Ce programme vise aussi à recréer un lien entre les jeunes et les valeurs fondatrices du Mali », a dit le ministre Mamou Daffé. Selon lui, il s’agit d’un projet structurant, centré sur la production et la diffusion d’outils d’art social, à travers des activités culturelles régulières comme le théâtre, les contes, les conférences, les animations en club, etc. La finalité de ‘Faso Sifinso’ « est de former une jeunesse malienne patriote, enracinée dans ses traditions, consciente de son identité et de son rôle dans la construction du Mali kura. » Le programme entend répondre à l’appel du président de la Transition pour la refondation des mentalités, dans un contexte marqué par une profonde crise de repère chez les jeunes. Mamou Daffé a, aussi, attiré l’attention du public « sur la déperdition de la jeunesse malienne qui est aussi plus grave que le terroriste. » « De nos jours, il est urgent de reconstruire sur nos fondements, nos valeurs régaliennes et notre Dambé », a insisté le ministre avant d’annoncer qu’il est prévu d’organiser, chaque jeudi, des activités artistiques et culturelles dans les espaces scolaires et universitaires afin de revenir à nos valeurs. Il a soutenu que « plusieurs conférences thématiques permettront d’enrichir la réflexion sur les piliers de notre identité », avant de saluer l’engagement collectif des membres du gouvernement pour la refondation de Mali Kura. Ses collègues du gouvernement ont exprimé leur adhésion au projet et réitéré leur volonté d’accompagner l’initiative pour sa réussite. Ils ont, aussi, confirmé l’importance de ‘Faso Sifinso’ dans la refondation du Mali. Pour sa part, le directeur général de l’ENSUP, Moussa Keïffing Kanté, a souligné que les structures d’encadrement de la jeunesse, de la famille, des groupes d’âge, du village ont historiquement joué un rôle fondamental dans la transmission des valeurs africaines. Pour Seydou Idrissa Traoré, « cet espace socio-éducatif nous enseigne le Yèrèdon, connaissance de soi, pour savoir d’où nous venons et où nous allons ». À noter que l’événement est organisé par le Ministère en charge de la Culture dans le cadre de 20025, Année de la culture. GT/MD (AMAP)
Mali-Nigeria : une coopération renforcée avec la présentation des lettres de créance de l’ambassadeur Coulibaly
Abuja, 15 mai (AMAP) L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali, Son Excellence Cheick Oumar Coulibaly, a présenté, jeudi, ses lettres de créance au président de la République fédérale du Nigeria, Son Excellence Bola Ahmed Tinubu, au Palais présidentiel d’Abuja, marquant un nouvel élan dans les relations Bamako-Abuja, rapporte l’ambassade du Mali dans la capitale nigériane sur sa page Facebook. Lors de la cérémonie, le président Tinubu a salué l’arrivée du diplomate malien, déclarant : « Je vous souhaite plein succès dans votre mission. Le renforcement des relations bilatérales entre le Nigeria et le Mali est une priorité, notamment pour relever ensemble les défis sécuritaires régionaux. » « Le Nigeria est pleinement disponible pour travailler avec le Mali dans l’intérêt mutuel de nos deux peuples. », a ajouté le chef de l’Etat nigérian En réponse, l’ambassadeur Coulibaly a transmis les salutations du président de la Transition malienne. Soulignant l’engagement de Bamako, le diplomate malien a indiqué que le général d’Armée Assimi Goïta l’a chargé d’adresser ses remerciements et ses salutations fraternelles à Bola Ahmed Tinubu. Le chef de l’Etat malien « est résolu à œuvrer pour une coopération renforcée entre nos deux nations », a affirmé l’ambassadeur Coulibaly. Le diplomate a également assuré : « Je m’engage à collaborer étroitement avec votre gouvernement pour redynamiser nos relations bilatérales. » OS/MD (AMAP)
48ème anniversaire de la disparition de Modibo Kéita: Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga dépose une gerbe de fleurs sur sa tombe
Bamako, le 16 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a respecté la tradition, ce vendredi matin, en déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du premier président de la République du Mali, Modibo Kéita, au cimetière d’Hamdallaye, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le chef du gouvernement, en présence de membres de son équipe, d’autorités administratives et politiques du District de Bamako et de représentants de la famille de l’illustre disparu, a indiqué qu’il s’agit de commémorer le 48ème anniversaire du décès du Père de l’indépendance, du Mali, « ancien instituteur très intègre, panafricaniste».. Feu, le président Modibo Kèita, est décédé en 1977. Après avoir souligné que c’est une cérémonie concernant la mort « d’un digne fils de notre Nation, » le Général de division Abdoulaye Maïga a présenté, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et de tout peuple malien, « les condoléances plus émues » à la famille du défunt. « C’est également une cérémonie d’espoir du Mali à l’heure de la refondation », a-t-il estimé. « Car, a soutenu le Premier ministre, le Mali est obligé de faire un examen retrospectif, en regardant très loin, le combat du Président et de ses compagnons, le combat du panafricanisme pour la dignité du Malien et de l’Homme africain ». Il a, ainsi, salué les grandes réalisations et actes concrets de feu Modibo Kéita et ses compagnons. « Et si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à leur engagement, leur abnégation», a-t-il reconnu, pour illustrer le dur et constant combat pour la souveraineté. Le Premier ministre a noté que le chef de l’Etat l’a bien compris et s’est régulièrement inspiré de l’œuvre de son prédécesseur, le président Modio Kéita. « Pour nous, également, c’est un exemple d’endurance et de résilience», a dit le chef du gouvernement avant de salué « la résilience du peuple malien qui a toujours soutenu les autorités de la Transition depuis le début. » Il a rappelé que « cette Transition n’a d’autres buts, d’objets que la satisfaction des intérêts vitaux du peuple malien». « Et, a-t-il ajouté, c’est un combat âpre, si nous regardons l’engagement du président Modibo Kéita pour le panafricanisme, son engagement pour la guerre de libération d’Algérie, on comprend aisément que les résultats escomptés à l’échelle du continent ne sont pas encore là. » « C’est ce qui nous oblige, quelque part, à redoubler d’ardeur, d’effort afin que l’Afrique soit totalement indépendante, que notre souveraineté soit à la fois effective pour notre intérêt et celui des générations futures », a insisté le général de division Abdoulaye Maïga. OD/MD (AMAP)
Banamba: célébration de la 16ème édition du mariage collectif
Banamba 14 mai (AMAP) La 16ème édition du mariage collectif a été célébrée à l’occasion du bicentenaire, le mercredi 14 mai 2025 à Banamba dans les centres principaux et secondaires (Ouléni et Bamarobougou) de la commune rurale, a constaté l’AMAP. Plus de 150 jeunes couples ont scellé leur union, grâce à l’organisation de la mairie et au soutien matériel et financier de partenaires tels que la nouvelle Parfumerie Gandour de Côte d’Ivoire et Universelle Beauté du Mali. Cet événement, présidé par le préfet de Cercle, Siaka Kanté, s’est tenu dans une ambiance festive au sein de la mairie. Cette édition, qui marque le 200ème anniversaire de cette tradition légendaire, coïncide également avec l’année 2025, proclamée année de la culture nationale. Toutes les sensibilités locales, les invités de marque, les forces de sécurité, les médias, les visiteurs étaient tous présents à ce grand rende-vous socio culturel à caractère festif et économique. Selon nos sources concordantes, le mariage collectif de Banamba est un évènement socioculturel qui a lieu chaque année suivant le croissant lunaire sur décision des sages de la ville. La Nouvelle Parfumerie Gandour CI, dans le cadre de sa politique sociale, sponsorise la mairie de la commune rurale de Banamba pour garantir le succès de cet événement culturel majeur, ancré dans une tradition historique séculaire. Cet événement, qui célèbre l’union de plusieurs couples, a lieu depuis 16 ans, comme l’indique M. VEH SIEHI JULIEN, Agent commercial de la Nouvelle Parfumerie Gandour. Depuis 59 ans, la Nouvelle Parfumerie Gandour élabore et fabrique des produits de qualité, ce qui lui a permis de devenir une référence dans le secteur et de se positionner comme le leader de la parfumerie et de la cosmétique en Afrique, selon les dires de M. VEH SIEHI JULIEN. L’entreprise met un point d’honneur à offrir à sa clientèle des produits performants, de qualité et adaptés à tous les âges, types de peau et pouvoir d’achat. Chaque jour, elle renforce ses liens avec les consommateurs. M. VEH SIEHI JULIEN souligne que, grâce à des années de recherche et à sa collaboration avec des cosmétologues, dermatologues, esthéticiennes et instituts de beauté à l’international, la structure a su développer des produits d’excellente qualité dans le domaine des soins capillaires, corporels, de l’hygiène et du bien-être, des soins pour bébés et de la parfumerie. La Nouvelle Parfumerie Gandour a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Ivoirien de la qualité et le prix d’excellence de la meilleure entreprise éco-citoyenne, en reconnaissance de son engagement à offrir le meilleur. Ces récompenses témoignent non seulement de sa politique de qualité, mais aussi de son respect strict des normes de qualité, depuis la sélection des matières premières jusqu’à la livraison des produits finis au consommateur. L’entreprise est certifiée ISO 9001 depuis 2007, grâce à sa rigueur, d’après M. VEH SIEHI JULIEN. Les produits de la Nouvelle Parfumerie Gandour sont fabriqués en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, et commercialisés à l’échelle mondiale. L’entreprise étend ses unités de production à travers le continent, notamment au Sénégal, au Maroc, au Togo et au Cameroun, en raison de son centre de production et de recherche en cosmétologie. Cette structure développe des formules uniques et novatrices, dont la performance repose sur un savoir-faire reconnu, l’utilisation de techniques de pointe et une maîtrise parfaite de l’esthétique de la peau et de l’hygiène buccodentaire, tout en reflétant la personnalité à travers les senteurs (parfums). Tout cela est réalisé grâce à sa quête constante de satisfaction de la clientèle. Les secrets de fabrication et le plaisir d’utilisation de ses produits témoignent de la qualité infaillible de la Nouvelle Parfumerie Gandour, plébiscitée par des générations de consommateurs, comme le souligne M. VEH SIEHI JULIEN. Dans cette optique, la Nouvelle Parfumerie Gandour présente la gamme Citro Clear, à base d’extrait de citron, reconnue pour son pouvoir régénérant et nourrissant, idéale pour clarifier et unifier le teint tout en offrant une belle originalité à la peau. Elle propose également le dentifrice White Up, à base de charbon actif et de menthe fraîche, qui garantit des dents parfaitement blanches et une meilleure protection bucco-dentaire. Enfin, la gamme comprend des pures essences de parfum sans alcool Touch, où une seule touche suffit pour obtenir un parfum intense, fort, frais et de longue durée, a-t-il ajouté. Au-delà de tout propos, la Nouvelle Parfumerie Gandour a été ravie de coiffer les nouvelles mariées et d’offrir aux couples les gammes Citro Clear. De plus, elle a permis aux jeunes couples de s’équiper en leur faisant gagner, par tirage au sort, des cadeaux tels que des motos Djakarta, des lits, des coiffeuses, des armoires, des salons complets, des réfrigérateurs, des humidificateurs, des ventilateurs, des tapis pour le salon, des lampadaires solaires, des mini-chaînes, des postes de télévision, des glacières, des bouteilles de gaz, des tables à manger, ainsi que des paniers surprises pour femmes. Au total, 91 lots étaient mis en jeu pour les 150 jeunes couples nouvellement mariés, parmi lesquels 91 ont été les heureux gagnants. Les lauréats des gros lots sont le lot n°15, une moto Djakarta, a été remporté par le couple Mamadou Keïta et Ramata Diarra, et a été remis par Jules Simpara de l’Universelle Beauté, le lot n°16, un salon complet comprenant des fauteuils et une table basse, a été récupéré par le couple Batoumani Simpara et Djénéba Simpara, avec la remise effectuée par le Maire Ousmane Baye Simpara. Pour le lot n°17, une chambre complète comprenant un lit, une armoire et une coiffeuse, a été remportée par le couple Youba Diarouma et Fatoumata Diarra, et remis par le Préfet Siaka Kanté. Les deux premiers couples à faire leur entrée dans la cour de la mairie ont chacun reçu un ventilateur rechargeable solaire. De plus, la 1ère Adjointe au Maire, Coumba Kouyaté, surnommée N’Deye, a également reçu un ventilateur rechargeable solaire en reconnaissance de son engagement dans la célébration des mariages au cours des différentes éditions. Dans cette même dynamique, nos autorités locales, les responsables des services techniques présents ainsi que les agents de sécurité
Rencontre des acteurs de la communication : Les incompréhensions dans la corporation dissipées
Bamako, 16 mai (AMAP) L’atelier d’échanges et de partage des acteurs de la communication s’est terminé, jeudi, à Banankoro, sur le sentiment que des incompréhensions qui pourraient exister dans la corporation se sont dissipées et aussi de s’inscrire dans une dynamique de régulation rigoureuse du secteur, a constaté l’AMAP sur place Le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré, qui de présidence la clôture a estimé que « les fruits ont tenu la promesse des fleurs parce que les objectifs visés par le département en charge de la Communication en organisant cet atelier d’échanges et de partage entre les acteurs de la communication ont été largement atteints » Si l’on s’en tient, ne serait-ce qu’à l’opportunité qu’ont eu les animateurs du secteur de « crever l’abcès ». Un autre motif de satisfaction reste » la qualité des présentations et le niveau élevé des débats, parfois passionnés, mais sans laisser transparaitre un quelconque signe d’énervement », a dit M. Touré. Les travaux ont été sanctionnés par une trentaine de recommandations, notamment : réguler le secteur de la presse et celui des médias/réseaux sociaux, organiser une rencontre exclusivement sur la liberté de presse pour les acteurs de la communication et accélérer la dépénalisation du délit de presse (un participant qui a le sens de la dérision explique qu’il faut sanctionner le journaliste au niveau du portefeuille et non l’envoyer en prison). Eduquer et former aux médias et au numérique dès le secondaire, exiger un traitement impartial de l’information, mettre en place un mécanisme de financement public durable pour les médias et organiser les états généraux de la presse figurent aussi parmi les recommandations. La rencontre de trois jours a permis de faire un check-up des difficultés de collaboration entre acteurs des médias conventionnels et ceux des réseaux sociaux et de s’inscrire ensemble dans une dynamique de complémentarité, notamment en définissant les rôles et responsabilités de chacun. De nombreuses préoccupations ont été débattues au cours de l’atelier et souvent suivies de propositions réalistes. Au troisième et dernier jour de l’atelier, le conseiller technique au département en charge de la Communication, Gamer Dicko, a fait une intéressante communication sur « Le rôle de l’État dans la réglementation et la régulation des médias». Il a fait un survol de quelques concepts, notamment la liberté de presse et celle d’opinion, tout en expliquant qu’aucune liberté ne se donne, mais s’acquiert plutôt à la suite de combat. Le journaliste-communicant s’est étendu sur les textes qui régissent la presse. Il a fait un long développement des contenus de ces lois et décrets, portant sur le régime et délit de presse, la répression de la cybercriminalité ou relative aux services privés de communication. Dans sa communication, chaque participant a eu son content d’informations et de précisions. Le secrétaire général a salué la qualité des échanges et la forte mobilisation qui a été marquée par des contributions riches et variées. Pour Alkaïdi Touré, la participation massive des acteurs de la communication explique leur « attachement au service d’une communication efficace et efficiente. » Alkaïdi Touré a. aussi, souligné, succinctement, l’attachement du ministre de la Communication et du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à l’amélioration des conditions d’exercice des acteurs des médias. BD/MD (AMAP)
Dissolution des partis politiques : Le monde agricole informé des motivations et perspectives
Bamako, 15 mai (AMAP) Les acteurs du monde rural se sont retrouvés jeudi après-midi au Mémorial Modibo Keïta pour échanger sur le décret n°2025-0339/PT-RM portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique au cour d’une rencontre coprésidée par les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. L’objectif était d’expliquer les raisons de cette décision, ses implications politiques et juridiques, ainsi que les perspectives pour le pays. Selon le ministre Youba Ba, cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes politiques issues des Assises nationales de la refondation (ANR) et du Dialogue inter-Maliens. Il a souligné qu’elle vise à assainir l’espace politique en réduisant le nombre de partis, en revalorisant le statut de l’opposition, et en interdisant le nomadisme politique. Le ministre a rappelé que cette décision découle des consultations nationales tenues jusqu’en avril 2025, ayant recommandé, entre autres, l’abrogation de la loi de 2005 sur les partis politiques et celle de 2015 sur l’opposition, la suppression du financement public des partis, et la révision de la Charte de la transition. Il a précisé que la dissolution n’est pas une abolition du multipartisme, mais une étape vers une nouvelle législation plus adaptée. Pour sa part, Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis et répondre aux attentes du peuple malien. Il a appelé les participants à relayer la bonne information afin de bâtir un Mali uni et prospère. MS/MD (AMAP)
Mali: Le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal mis route
Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a lancé jeudi, le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal (AREN) lors d’un atelier organisé par la société Particip GmbH, en partenariat avec le ministère chargé de l’Education nationale. Le Programme AREN vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements formel et non formel dans au Mali. Il bénéficie du soutien financier et technique de la Coopération suisse. Sa mise en œuvre est assurée par Particip GmbH dans les Régions de Sikasso, Bougouni, Koutiala (Sud), Mopti, Bandiagara, Douentza (Centre), Tombouctou et Taoudénit (Nord). Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré que le Programme AREN « vise également à mettre en place un système fonctionnel de gestion des enseignants prenant en compte la situation de crise sécuritaire et sanitaire et garantissant une répartition équitable des enseignants selon les besoins des écoles. » Cette rencontre, en présence du directeur du Programme AREN, Johannes Edelmann, et du chef de la coopération suisse, Jean-Michel Limat, a permis de lancer le portail de l’enseignement normal qui correspond à une somme d’innovations techno-pédagogiques majeures. Les activités du Programme AREN porteront sur la formation initiale et continue des maîtres de l’enseignement fondamental et des animateurs de l’éducation non formelle, la gestion du personnel enseignant et la formation des formateurs. Amadou Sy Savané a assuré que ce programme est « en parfaite cohérence avec la vision des hautes autorités (de notre pays) et des engagements internationaux auxquels le Mali a souscrits.) MD/MD (AMAP)
Éduction des enfants : Le programme pluriannuel de résilience phase 2 lancé
Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministère l’Education nationale, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’Unicef) a officiellement lancé, jeudi, le Programme pluriannuel de résilience (PPR) phase2, en anglais Multi-Year Resilience Program (MYRP), en faveur de l’éducation en situation d’urgence au Mali. Ce programme vise à répondre, de manière intégrée, aux défis de l’éducation dans les zones touchées par les conflits, l’insécurité et les catastrophes naturelles. Il est financé pour environ 12 milliards de Fcfa par le Fonds des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence, dénommé Education cannot Wait (ECW). Le chargé de mission du département de l’Éducation, représentant le ministre, Banna Moussa Bakhaga, qui a présidé la cérémonie, a souligné que ce programme « intervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle affectant gravement l’accès à une éducation de qualité, sûre et inclusive pour des milliers d’enfants. » Banna Moussa Bakhaga a ajouté qu’« il repose sur trois piliers fondamentaux, notamment l’accès équitable et inclusif à une éducation de qualité pour tous les enfants et jeunes, surtout les déplacés et ceux vivant avec un handicap. » S’y ajoute l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage et le renforcement de la gouvernance et de la résilience du système éducatif. Selon lui, ce programme couvrira plus de 260 000 enfants et adolescents dans les régions les plus touchées, à savoir Mopti (Centre), Gao, Tombouctou, Ménaka et Kidal (Nord). Le représentant du ministre a fait noter que ce programme reflète un partenariat fort, basé sur la solidarité, la redevabilité mutuelle, et l’ambition commune de construire un avenir meilleur pour chaque enfant. Et d’ajouter : « il n’est pas seulement un appui à l’éducation en situation d’urgence, mais c’est un levier stratégique pour la paix, la stabilité et le développement durable. Il garantira à chaque enfant un environnement d’apprentissage sûr et protecteur. » Pour sa part, le représentant du Parlement des enfants a expliqué que l’inclusion scolaire est un mot qui peut sembler compliquer mais facile à comprendre. Pour Mama Sabé, chaque enfant, peu importe ses différences, doit avoir la chance d’apprendre et de jouer avec ses camarades et d’être pleinement accepté par eux. Il a déclaré que chaque enfant à quelque chose d’unique à offrir. « S’ils sont ensemble, ils peuvent apprendre des uns des autres et grandir ensemble. » Le représentant du parlement des enfants a affirmé que ce programme pluriannuel de résilience « est une belle opportunité pour aider à faire en sorte que toutes les écoles soient un endroit où chacun peut s’épanouir » « Grâce à ce programme nous pouvons mettre en place des activités adaptées, former les enseignants et sensibiliser tous les élèves à l’importance de l’inclusion », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que chaque enfant mérite de se sentir aimé, écouté, respecté « et l’inclusion scolaire est un pas important vers cela. » Le Représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a martelé que « cet engagement collectif marque la poursuite d’un programme et représente une promesse faite à chaque enfant de pouvoir apprendre, rêver et construire son avenir, même en temps de crise. » Pierre Ngom a ajouté que le MYRP phase 2 s’inscrit dans la vision du Programme décennal de développement et de l’éducation (Prodec 2), qui a pour objectif de garantir à 200 000 enfants, âgés de 3 à 18 ans, un accès équitable à une éducation de qualité d’ici 2027. Ngom a précisé que c’est dans ce cadre que l’Unicef se tiendra aux côtés de ses partenaires pour la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires. Il a, par ailleurs, insisté sur la formation des enseignants, la distribution de matériels éducatifs et de kits de dignité, la mobilisation communautaire pour la scolarisation des filles, le soutien financier aux ménages vulnérables, ainsi que le développement d’alternatives d’apprentissage, y compris la formation professionnelle pour les adolescents. « Et, aussi, prévenir l’abandon scolaire et assurer la continuité des apprentissages en contexte d’urgence », a-t-il dit. AS/MD (AMAP
Mali : Lancement des travaux d’urgence pour le pont de Woyowoyanko et de prévention des inondations à Bamako
Bamako, 15 mai 2025 (AMAP) Le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a lancé des travaux d’urgence pour réhabiliter l’ouvrage de Woyowoyanko, sur la RN 5, en Commune IV de Bamako, et prévenir les inondations dans la capitale, après des dégâts causés par les pluies diluviennes de 2024. Ces initiatives s’inscrivent dans la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de transports et du Désenclavement (PNTITD). Le pont de Woyowoyanko, artère vitale reliant Bamako à Sébénicoro, a subi de graves dommages lors des inondations de 2024, qui ont provoqué 79 cas de sinistres dans la capitale et affecté 88 000 ménages à l’échelle nationale. « L’année dernière, ce pont est devenu totalement inaccessible, empêchant même les secours d’intervenir », a rappelé le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, lors d’une visite sur le site. Pour répondre à l’urgence, un pont métallique provisoire de 45 mètres, de type Mabey, sera construit, tandis qu’un nouvel ouvrage hydraulique et une voie bitumée de 6 km, conformes aux normes de l’UEMOA, sont prévus à terme. Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe nationale en août 2024 et activé la composante d’intervention d’urgence (CERC) du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale à hauteur de 43 milliards de Fcfa. Ce plan inclut la réhabilitation des infrastructures et le renforcement des capacités de la Protection civile. Par ailleurs, un budget de 2,66 milliards de Fcfa, cofinancé par l’État et la Banque mondiale, est dédié au curage de 131 073 mètres de collecteurs et 235 365 mètres de caniveaux en 2025, soit une hausse de 26,9 % et 3,91 % par rapport à 2024. À Sabalibougou Courani, des travaux de curage de siphons secondaires et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons ont débuté le 29 avril 2025, pour un coût de 150 millions de Fcfa, financé par le budget national. « Ces travaux réduiront considérablement le temps d’évacuation des eaux vers le fleuve Niger », a assuré Madina Sissoko, ministre des transports et des infrastructures. La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, a souligné l’importance de l’engagement citoyen. « Les inondations sont aggravées par l’obstruction des caniveaux par les déchets solides. J’exhorte les citoyens à éviter de jeter des ordures dans les ouvrages d’évacuation »,-a-t-elle dit. Un concours inter-quartiers de salubrité, lancé le 5 avril 2025, vise à sensibiliser les populations de Bamako et Kati. Le Premier ministre a, également, annoncé des mesures structurelles, comme la construction d’une unité de transformation des déchets pour pallier l’encombrement de la décharge de Noumoubougou. « Derrière les inondations, il y a un problème de recyclage. Transformer les déchets en gaz ou en électricité offrira une solution durable », a-t-il affirmé. Les études techniques, élaborées par un comité d’experts, ont été transmises à la Banque mondiale le 6 mai 2025. Un Plan de gestion environnemental et social (PGES) est en cours d’élaboration, tandis que le recrutement de l’entreprise et du bureau de contrôle des travaux est imminent. Cependant, les emprises du projet sont obstruées par une ligne haute tension, des propriétés privées et des déchets, un recensement des propriétés par le ministère de l’Urbanisme, est en cours. « Sous le leadership du président Assimi Goïta, nous voulons faire de la saison des pluies 2025 un moment de vitalité, pas une menace », a conclu Abdoulaye Maiga, tout en recitant des prières pour les victimes des inondations de 2024. Les autorités appellent à une mobilisation collective pour garantir la résilience de Bamako face aux défis climatiques. OS/MD (AMAP)

