Le Mali commémore le 34e anniversaire de la démocratie : Assimi Goïta rend hommage aux martyrs de mars 1991

Bamako, le 26 mar (AMAP) Le général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, a présidé mercredi matin la cérémonie de commémoration du 34e anniversaire de la journée des Martyrs, un événement symbolisant l’aboutissement de la lutte héroïque du peuple malien en mars 1991 pour le changement et la démocratie. « C’est un profond devoir de m’incliner devant la mémoire de toutes les victimes de mars 1991, au-delà de la symbolique de cette tradition bien établie », a déclaré le Chef de l’Etat, après avoir déposé une gerbe de fleurs au monument des Martyrs. Selon le chef de l’État, ce lieu « incarne le souvenir des événements tragiques dans la conscience collective, tout en reflétant l’aspiration des Maliens à vivre dans un pays pacifié, réconcilié et stable sur les plans politique, économique et institutionnel. » Il a souligné l’importance de cette commémoration comme un moment de communion pour appréhender les défis actuels du Mali. « Après plus de trois décennies, notre pays fait face à des turbulences politiques et institutionnelles. Des questions cruciales se posent : qu’est-ce qui n’a pas marché ? Quel modèle de gouvernance devrions-nous adopter pour garantir la sécurité, la paix et le développement ? » a-t-il ajouté. Cette journée, ancrée dans la mémoire nationale, invite ainsi à une réflexion sur l’avenir du Mali, 34 ans après le sacrifice des martyrs de la démocratie. OD/OS/MD (AMAP)

Etienne Fakaba Sissoko sort de prison après avoir purgé sa peine

Bamako, 27 mar (AMAP) L’économiste et professeur d’université malien, Etienne Fakaba Sissoko, a été libéré ce jeudi, après avoir purgé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, a confirmé a l’AMAP, un proche. Abdoulaye Guindo, contacté par l’AMAP, a dit avoir parlé au téléphone avec M. Fakaba, confirmant ainsi la libération de ce dernier, arrêté le 25 mars 2024, et condamné en mai de la même année à deux ans de prison, dont un an avec sursis. Le professeur d’université, qui avait été condamné aussi à une amende de trois millions de francs CFA (environ 4 500 euros), a été jugé pour « atteinte au crédit de l’État », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique », à la suite de la publication de son ouvrage critiquant la communication gouvernementale pendant la Transition au Mali. Malgré les appels répétés d’organisations de défense des droits humains, telles qu’Amnesty International, demandant sa « libération immédiate et inconditionnelle » en raison de la violation de son droit à la liberté d’expression, les autorités maliennes ont maintenu sa détention. À sa sortie de la prison de Kéniéroba, située à environ 75 km de Bamako, sur la route vers la Guinée, Étienne Fakaba Sissoko a exprimé sa gratitude envers ses soutiens et a réaffirmé son engagement en faveur de la liberté d’expression et du débat académique au Mali. OS/MD (AMAP)

Plus de 1 800 migrants maliens expulsés de Mauritanie dans des conditions inhumaine (ministre)

Bamako, 27 mar (AMAP) Les migrants maliens déjà rapatriés de la Mauritanie sont, à ce jour, au nombre de plus de 1 800 dont 1 578 sur le site de Kayes (Ouest) et plus de 560 sur le site de Nioro, a révélé, mercredi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher Ag Attaher, qui intervenait lors d’un point de presse au Centre d’information gouvernemental du Mali (CIGMA), pour partager l’évolution de la situation de ses compatriotes expulsés de la Mauritanie, a assuré que le gouvernement a pris « les mesures dès le début des évènements pour la protection et l’accompagnement des ressortissants maliens. » Il a ajoute que  ces mesures « seront renforcées en vue d’apporter un soutien humanitaire à travers notamment une assistance matérielle et financière aux compatriotes en difficulté ». Le ministre a rappelé que Bamako a fait un communiqué pour s’indigner de la situation. Dans le même communiqué le gouvernement du Mali dit suivre « avec une attention particulière ces évènements (…) dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par (ses) ressortissants en Mauritanie ». Selon ce communiqué, « le gouvernement du Mali regrette les conditions d’arrestation en violation flagrante des droits humains et des droits des migrants en particulier, invite les autorités mauritaniennes à la retenue et rappelle à la cessation immédiate des violences à l’endroit des ressortissants maliens ». Le chef du département en charge des Maliens de l’extérieur avait effectué une mission dans la Région de Kayes (Ouest) accompagné de son cabinet, le président de la Commission des Maliens établis à l’extérieur du Conseil national de la Transition (CNT), Aboubacar Koné  et le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, pour exprimer  l’accompagnement du gouvernement du Mali aux expulsés. ST/MD (AMAP)

Le préfet de Ouélessébougou ouvre le dialogue pour apaiser les tensions à Faraba

Ouélessébougou, 27 mar (AMAP) Les responsables communaux, les chefs de village, les légitimités traditionnelles, les représentantes des femmes ainsi que les ressortissants de Faraba installés à Bamako, ont, participé, récemment, à une rencontre décisive initiée par le préfet du cercle, Moussa Sagara. Objectif : instaurer la paix et renforcer le vivre-ensemble dans cette commune du Cercle de Ouélessébougou. En acceptant de taire leurs frustrations persistantes, lors de cette rencontre, tenue le 28 fevrier 2025, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural. (CFADR) de Ouélessébougou,  les communautés de Faraba ont choisi d’apaiser leurs tensions autour de la gestion communale Dans son discours d’ouverture, le préfet a salué les notabilités pour leur présence et a replacé la rencontre dans son contexte. Il a rappelé qu’une première réunion, tenue le 13 février à Faraba, a permis de trouver un accord et les parties s’étaient accordé leur pardon. « Cette nouvelle assemblée, a-t-il précisé, répond à une directive des hautes autorités maliennes visant à consolider la cohésion sociale, mise à rude épreuve par les défis sécuritaires dans le Nord de notre pays et les tensions communautaires dans le Sud. M. Sagara a exhorté « les collectivités à plus de transparence dans la gestion des ressources communales et à impliquer les notabilités dans les décisions pour favoriser le développement de Faraba. » Les représentants des chefs de village, conseillers communaux, des ressortissants et des femmes ont pris la parole, salué majoritairement l’initiative et affichaé leur volonté d’œuvrer pour une paix durable. En conclusion, le préfet a souligné que « cette rencontre ne visait pas à rendre une justice, mais à instaurer un dialogue dans un climat apaisé. » Il a appelé au calme et à privilégier le développement communal. AC/OS/MD (AMAP)

Ligue 1 Pro Orange : l’USB de Bougouni renverse Binga FC par 2-1 lors de la 16e journée

Bougouni, 24 mar (AMAP) L’Union sportive de Bougouni (USB) a battu Binga FC, par 2 buts à 1, mardi, au stade Moussa Diakité dit UTA de Bougouni, en match comptant pour la 16e journée du Championnat national Ligue 1 Pro Orange 2024-2025. La rencontre s’est disputée sous les yeux du gouverneur de la Région, le général de Brigade Ousmane Wélé. Présent à tous les matchs à domicile de l’USB, depuis plusieurs mois, le général de Brigade Wélé a assisté à une première mi-temps dominée par Binga FC, qui a pris l’avantage à la pause par 1-0. Cependant, la seconde période a marqué un tournant décisif : l’USB a renversé la situation en égalisant à la 53e minute, avant de multiplier les offensives. Malgré plusieurs tentatives infructueuses de Binga FC, l’équipe locale a scellé sa victoire avec un second but inscrit à la 92e minute, provoquant l’enthousiasme des supporters. À l’issue de la rencontre, le gouverneur, accompagné du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, a rendu hommage à l’équipe. Il a félicité les joueurs pour leur détermination et les a encouragés à poursuivre leur série de victoires à domicile. Ce succès renforce la dynamique positive de l’USB durant cette saison 2024-2025. BH/OS/MD (AMAP)

Solidarité en période de Ramadan : Importants dons du gouverneur de Bougouni à la Maison d’arrêt

Bougouni, 26 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni (Sud), le général de Brigade Ousmane Wélé, a fait un geste de solidarité, en ce mois béni de Ramadan, en remettant, mardi, un important appui destiné à la Maison d’arrêt et de correction de Bougouni, a constaté l’AMAP sur place. Ce don, composé de huit humidificateurs de 40 litres, vingt-cinq matelas et une tonne de riz, a été réceptionné par le Procureur du Tribunal de Première instance de Bougouni, Mohamed Alassane Cissé, en présence de plusieurs responsables locaux. La cérémonie s’est déroulée en présence, également, des membres du cabinet du gouverneur, du Directeur régional de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, le lieutenant-colonel Abdoulaye Séméga, et du régisseur de la Maison d’arrêt, le capitaine Yaya Konaté. Selon le Procureur, « ce soutien, une première dans la région, vise à améliorer les conditions de vie des détenus, qu’il considère comme des « humains en détention corrective » et non un luxe. » « Nous remercions le gouverneur pour ce geste, qui fait suite à des échanges tenus il y a deux jours seulement », a-t-il déclaré, assurant que cet appui parviendra bien à ses destinataires. Le gouverneur a, quant à lui, souligné que ce don « vient du cœur », notamment « en cette période de forte chaleur, pour offrir un meilleur cadre de vie aux détenus. » Outre les humidificateurs et les matelas, il a décidé d’ajouter une tonne de riz, un geste qu’il a présenté comme une marque de son engagement continu envers les citoyens en phase de correction. Il a promis que son accompagnement « ne fera point défaut ». Ce soutien a été chaleureusement salué par l’ensemble des acteurs présents. Le lieutenant-colonel Abdoulaye Séméga, ému par la portée humaine de cette initiative, a promis, aux côtés du capitaine Yaya Konaté, que « ces dons seraient utilisés à bon escient au bénéfice des détenus. » BHT/OS/MD (AMAP)

Mali : nouveaux prix plafonds des produits pétroliers applicables dès le 26 mars 2025

Bamako, 26 mar (AMAP) De nouveaux prix indicatifs plafonds à la pompe des produits pétroliers, qui entreront en vigueur à partir du mercredi 26 mars 2025, à zéro heure, ont été publiés, mardi, par le secrétariat permanent de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, sous l’égide du ministère de l’Économie et des Finances, indique une source officielle. Selon un communiqué signé par Modibo Gouro Diall, Président directeur général de l’Office malien des produits petroliers (OMAP) et Secrétaire permanent de la commission, parvenu à l’AMAP, ces tarifs, basés sur les prix fournisseurs du mois de mars 2025, fixent le supercarburant sans plomb à 775 Fcfa par litre, le gasoil et le Distillat Diesel Oil (DDO) à 725 Fcfa par litre et le fuel-oil 180 à 600 Fcfa par litre. Les prix du pétrole lampant et du Jet A1 restent, quant à eux, libres. Concernant le gaz butane, le prix non subventionné du kilogramme demeure inchangé à 1 179 Fcfa. Ainsi, la bouteille de 2,75 kg est vendue à 3 245 Fcfa, et celle de 6 kg à 7 075 Fcfa. Ces nouveaux tarifs, applicables dès minuit dans la nuit du 25 au 26 mars 2025, ont été communiqués pour une large diffusion et aux opérateurs pétroliers, qui sont invités à prendre les dispositions nécessaires. OS/MD (AMAP)

34è anniversaire de la démocratie au Mali : Dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs par le général d’armée Assimi Goïta

Bamako, le 26 mar (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a respecté, ce mercredi matin, la tradition du dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs, au quartier du Fleuve, à la mémoire des victimes des évènements qui ont conduit à la, chute du régime du général Moussa Traoré, pour instaurer la démocratie au Mali, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie, qui s’est déroulée en présence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, accompagné des membres du gouvernement, a enregistré la participation des présidents des Institutions de la République dont celui du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’armée, Malick Diaw. Des membres de l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union des élèves et étudiants du Mali (AMS-UNEEM) sont sortis massivement pout témoigner leur attachement à la démocratie. Egalement, des diplomates accrédités au Mali ont assisté à l’évènement. C’est précisément à 9h00 que le général d’armée Assimi Goïta est arrivé sur les lieux pour le salut au drapeau, avant de déposer la gerbe de fleurs au monument des Martyrs. Le 26 mars demeure une date mémorable dans les annales de l’histoire du Mali, car c’est ce jour de 1991 que le général Moussa Traoré a été renversé pour instaurer la démocratie dans le pays. OD/MD (AMAP)     

Important convoi de logistiques et armement militaires arrivé au Mali

Bamako, 26 mar (AMAP) Plus d’une centaine de véhicules transportant des matériels, logistiques et armements militaires sont arrivées, mercredi, à Bamako, par la route de Sébenicoro, en direction de Kati, a constaté l’AMAP. De nombreux camions et des engins de génie civil et militaire faisaient partie du convoi. Des embarcations légères destinées à des patrouilles fluviales étaient aussi visibles dans ce convoi. Selon certaines sources, c’est la troisième fois (après le 30 janvier et le 18 mars 2025) qu’un convoi d’une telle importance (une centaine d’engins et de véhicules, d’équipements et et de matériels militaires) passe par la capitale malienne pour se rendre à Kati, sur les hauteurs de Bamako. ST/MD (AMAP)

Conférence inaugurale de Faso Baro Kènè : Koulikoro a donné le ton

Bamako, 25 mar (AMAP) La conférence inaugurale de l’Espace « Faso Baro Kènè » s’est tenue, ce mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffe qui avait à ses côtés son collègue de l’Enseignement supérieure et de la Recherche scientifique, le Pr. Bouréma Kansaye, annonce le ministère chargé de la Culture sur sa page Facebook. L’espace « Faso Baro Kènè » s’inscrit dans le cadre du projet Culture Mali 2025 initié suite à la décision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, de faire de 2025 l’année de la Culture au Mali, dans une dynamique de revitalisation culturelle des territoires (RCT), à travers l’éducation à la citoyenneté (pour inculquer à la jeunesse une culture du Mali Kura). « Faso Baro Kènè » est un espace mensuel de débat citoyen et d’échanges sur des valeurs fondamentales du Maaya (l’humanisme malien) et du Danbe (la dignité et l’honneur), dont l’un des objectifs « est de favoriser la transformation sociale et le changement de comportement durable à travers la formation d’un nouvel individu (Maliden kura) profondément ancré dans nos traditions et ouvert au monde. » Dans son allocution d’ouverture, le ministre Daffé a expliqué l’objectif de l’espace « Faso Baro Kènè » qui, selon lui, ‘contribuera à la gestion de la diversité culturelle, la compréhension mutuelle, la promotion de la paix et du vivre-ensemble et au réveil patriotique des territoires. » Le Maaya et le Danbé, sur lesquelles se fonde cet espace, sont, selon Mamou Daffé, «des valeurs cardinales dans la société  malienne et constituent la boussole qui permet d’orienter, de guider l’individu au sein de la société Placée sous le thème : « Maaya Ni Danbe pour une culture de Malikura », cette conférence inaugurale était animée par le ministre Daffé, M. Bourama Soumano, communicateur traditionnel, griot et historien et les professeurs de N’Ko Mamady Keïta et Bakoroba Diabaté. En présence du gouverneur de la Région et le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, dans une salle remplie par les populations locales, notamment des adolescents, des jeunes scolarisés, déscolarisés et non scolarisés, des étudiants, des enseignants, des acteurs socioprofessionnels, des légitimités et communicateurs traditionnels, les panélistes ont revisité l’histoire du Mali mais, aussi, des pratiques ancestrales, fondements des sociétés traditionnelles du Mali. Après Koulikoro, une autre région du pays accueillera le deuxième « Faso Baro Kènè » le mois prochain. OS/MD (AMAP)