Le Miankala célèbre sa Journée culturelle chez ses cousins sénoufo à Zégoua

Kadiolo, 27 avr (AMAP) Le premier cycle A de Zégoua a abrité ce dimanche 27 avril 2025 les festivités de la Journée culturelle du Miankala sous la présidence du préfet Bakary Dioman Diakité, a constaté l’AMAP sur place. Organisée par « Miankala ton Tchiproco de Kadiolo (MTCK) et Miankala ton wuyeco de Zégoua (MTWZ), l’objectif de cette journée était de magnifier la riche culture du Miankala et de renforcer le vivre ensemble entre les Mianka et leurs cousins Sénoufos. Les services techniques et de sécurité, légitimités traditionnelles, chefs de villages, leaders religieux, organisations de femmes et de jeunes du Cercle, ont tous répondu à l’appel. Les festivités se sont déroulées dans une liesse populaire et le cousinage à plaisanterie entre Sénoufo et Mianka, Des délégations venues de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso voisins étaient présentes à la cérémonie. La grande association Mianka le « Mamala » a enyoyé  un représentant. Après les différents discours, émaillés de plaisanteries dans le cadre du cousinage, deux chiens ont été offerts aux Mianka. Les danses traditionnelles ont agrémenté la fête jusqu’au-delà de 18 heures. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition en 2026. NIO/MD (AMAP)

Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)

Cercle de Kéniéba : Le général de brigade Moussa Soumaré en tournée d’explication sur le nouveau Code minier

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a effectué, du 22 au 25 avril 2025, une visite dans la circonscription administrative de Kéniéba, dans le Sud-Ouest du Mali, pour informer les populations sur les nouveaux lois et textes régissant le secteur des mines, a annoncé que les sites miniers clandestins seront fermés. La mort des braves femmes survenue le 15 février 2025 à la suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la Commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba, ressemble à un cauchemar. Elle plonge les populations du Cercle de Kéniéba dans le désarroi, poussant le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, à recadrer l’exploitation aurifère. Il est important d’informer les habitants du Mont Tambaoura sur cette mesure et d’autres, afin de lutter contre l’exploitation illicite de l’or. C’est ce qui explique la visite d’information et de sensibilisation qu’a effectuée le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, dans le Cercle de Kéniéba. Accompagné d’une forte délégation, Il s’agissait également pour le général de brigade Moussa Soumaré d’échanger avec les forces vives du Cercle de Kéniéba afin de recueillir leurs préoccupations. Le gouverneur et sa délégation sont arrivés dans la ville sous un temps ensoleillé. Le soleil se dirigeait vers l’Ouest et ses rayons rouges rivalisaient avec la poussière rouge provenant des mines, des placers. Cette poussière marque aussi la densité du trafic menant vers les zones aurifères et l’excès de vitesse des véhicules sur ces voies très dégradées, en plusieurs endroits. Bien que des travaux de réfection sont en cours sur l’axe Sadiola-Dialafara-Sitakaly-Kéniéba. Après avoir été accueilli par le 1er adjoint au préfet de Kéniéba, Sékou Kanta, et échangé des poignées de main avec d’autres autorités locales, le gouverneur et sa délégation ont entamé leur périple par une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles au domicile de Sékou Sissoko, chef de village de Kéniéba. « Je suis venu vous voir. Touché par la perte de 40 braves dames dans la Commune de Dabia, le président de la Transition a pris des dispositions pour que de tels drames ne se reproduisent plus. C’est pourquoi, j’ai effectué cette mission. Nous comptons sur vous pour l’application de ces dispositions », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Répondant au chef de l’exécutif régional, les chefs de quartiers de Kéniéba ont réaffirmé leur soutien à la Transition « qui se soucie du devenir des populations. » « Nous voulons accueillir  le président de la Transition à Kéniéba, en compagnie du gouverneur de la Région. Les autorités de la Transition font un bon travail », a déclaré le porte-parole des légitimités traditionnelles de Kéniéba. D’une part, ces chefs traditionnels sont pour le maintien de leur cercle dans la Région de Kayes. D’autre part, ils demandent au gouverneur de s’investir pour l’érection de cette circonscription administrative en région. ECOUTE, ECHANCES  : S’agissant de la gestion du pays, les légitimités traditionnelles souhaitent que les autorités composent avec les populations et non avec les partis politiques qui ne se soucient, selon elles, que de leurs propres intérêts. Elles ont également évoqué des problèmes de route, de véhicules, notamment pour la gendarmerie, de sécurité et d’électricité. Après le domicile du chef des quartiers de Kéniéba, le chef de l’exécutif régional et sa délégation se sont rendus au domicile de Aboubacar Baldé, Iman de la grande mosquée de Kéniéba pour une visite de courtoisie. Aboubacar Baldé, qui dirige cette grande mosquée depuis 1988, a fait des bénédictions et de prières pour le pays. Au deuxième jour de tournée, le général de brigade Moussa Soumaré a eu une série de rencontres à huis-clos à la préfecture. Il a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet et les sous-préfets. Ensuite, successivement, les services locaux, les forces de défense et de sécurité, puis les maires, leurs 1er adjoints, les délégations spéciales, ainsi que les secrétaires généraux des mairies. Le général de brigade Moussa Soumaré s’est livré au même exercice avec les légitimités traditionnelles et la société civile, y compris les femmes et les jeunes. La journée s’est achevée par le huis-clos avec les compagnies minières évoluant dans le Cercle. Celles-ci ont dénoncé l’occupation illicite de leurs zones par des orpailleurs. Lors de ces huis-clos, le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des textes relatifs aux mines, à la gestion des mairies. Il a demandé à la jeunesse de s’investir dans la restauration des terres dégradées. Pour cela, ils bénéficieront de l’appui des mines. Selon le gouverneur, les populations doivent s’approprier les nouvelles lois et dispositions régissant l’activité minière. Il a annoncé un inventaire des différents sites miniers se trouvant dans ce cercle. L’État prévoit la fermeture de tous les sites illégaux pour éviter l’effondrement des puits d’or qui occasionne des dégâts humains et matériels. A l’issue de cette concertation, le maire de la Commune rurale de Kassama, Habib dit Koura Sissoko, a qualifié la rencontre d’instructive. « Le gouverneur nous a donné des explications sur les nouveaux textes et les nouvelles mesures. Il a insisté sur la restitution des sessions et a évoqué la question du recouvrement des taxes », a dit l’édile. Dans le Cercle de Kéniéba, certaines communes connaissent des problèmes liés au développement, à la désignation des chefs de village, à la décentralisation et à l’insuffisance de personnel, notamment dans le domaine de l’enseignement. L’un des temps forts de la deuxième journée (jeudi) de cette visite a été consacrée à une conférence, suivie de débats, sur les nouveaux textes et dispositions concernant les secteurs des mines, de l’eau et de l’assainissement, de l’environnement. La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Conseil de Cercle, a enregistré une forte participation des forces vives. BMS/MD (AMAP)

Sébabougou, près de Diéma (Ouest) vidé de ses habitants par des groupes armés

Diéma, 27 avr (AMAP) La localité de Sébabougou, à mi-chemin entre Diéma (Ouest) et Bamako, sur une distance de plus de 100 km, est pris pour cible, depuis samedi matin, par des Groupes armés terroristes (GAT), qui ont assiégé le village, selon des sources locales. Contacté par l’AMAP, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma,  Abdoulaye Amadou Diarra, a confirmé qu’ « après une opération vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMA) dans les secteurs de Sébabougou et environs, les Groupes armés terroristes (GAT) ont accusé la population de cette localité d’avoir facilité  cette opération militaire. » « En conséquence, les Groupes armés terroristes ont sommé les populations de Sébabougou de quitter leurs domiciles dans un délai de 48 heures », a dit le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma. C’est ainsi que certains habitants ont commencé à fuir, depuis le 25 avril 2025. Alors que d’autres, qui pensaient que la menace n’était pas réelle, ont préféré rester. Samedi 26 avril 2025, les GAT sont arrivés nombreux dans le village, vers 9 heures, pour encercler Sébabougou, intimant l’ordre à ceux qui étaient restés d’évacuer les lieux avant 10 heures. Les habitants présents ont, cette fois-ci, pris au sérieux la menace, et ont rallié certaines localités voisines pour chercher refuge. A cause de ce départ massif, la foire hebdomadaire de Sébabougou n’a pu se tenir samedi. Le village est désormais vidé de ses habitants. « Les GAT se sont retranchés pour échapper aux FAMA, en patrouille dans la zone », a dit le commandant de Brigade de gendarmerie. OB/MD (AMAP)

Championnat régional de 2e Division de la Ligue de Sikasso : Le Tata national, en visite à Ouélessébougou vainqueur de la 4e journée

Ouélessébougou, 27 avril (AMAP) Le Tata national de Sikasso, s’est imposé, samedi 26 avril 2025, sur le score de 1 but à 0 à l’AS SOMAPP de Ouélessébougou, à domicile, au stade municipal, pour le compte de la 4e journée du championnat régional de 2e division de la Ligue de football de Sikasso Dans un match bien tendu, les deux clubs ont réussi, chacune, à maintenir leur système de jeu, jusqu’à la 43ème minutes quand le Tata national, a profité d’une faute sur le numéro 12 de l’AS SOMAPP. Les visiteurs ont pris le devant, avec ce but instruit par Nouhoum Bamba, le dossard numéro 7, à la suite d’un coup franc bien cadré. La première mi-temps s’est soldée sur ce score. Ainsi, à la 63ème minutes, les Sikassois ont obtenu un penalty sur une faute malheureuse de Siaka Coulibaly. Le numéro 10 de Sikasso n’a pas pu le transformer face au portier de l’équipe adverse qui l’arrête. Aucune tentative des locaux n’est parvenue à remettre les pendules à l’heure, même si l’enjeu était de taille pour engranger les trois points. C’était sans compter avec la détermination des visiteurs du jour. Ousmane Coulibaly, dit Ozo, entraîneur du Tata national, très ému, après avoir félicité ses joueurs pour cette victoire méritée, a affiché l’engagement de son équipe à poursuivre la course. « Après les défaites des deux derniers matchs, cette victoire d ‘aujourd’hui est une relance pour l’équipe de Tata », a-t-il dit. Quant à Fakô Diarra, encadreur de l’équipe malheureuse, il a, malgré, la défaite salué la prestation de son équipe, tout en exprimant « l’urgence de gagner les prochaines rencontres » afin de se faire une place dans le championnat. AC/MD (AMAP)

Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu

Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)

Le CNT adopte cinq projets de loi majeurs lors de sa première séance plénière d’avril 2025

Bamako, 24 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi vinq projets de loi, visant à renforcer le développement économique, agricole et linguistique du Mali, lors de sa première séance plénière de la session d’avril dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB, sous la présidence du général de corps d’Armée, Malick Diaw. Selon la Direction de la communication, de la documentation et de l’information du CNT, les membres de l’institution ont adopté, à l’unanimité, la création de la Caisse des dépôts et consignation du Mali (CDC-Mali), un outil clé pour la gestion des ressources financières, et la ratification d’un accord d’appui budgétaire avec le Fonds du Qatar pour le développement, destiné à soutenir les priorités nationales. Trois autres projets ont recueilli un large consensus avec 122 voix pour, 1 contre, et, pour l’un d’eux, 1 abstention :  La ratification d’un prêt avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour financer la Phase 2 du Programme d’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué, visant à booster la productivité agricole. Ensuite, la création du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou (Mord), pour promouvoir la sécurité alimentaire. Enfin, la détermination des conditions d’emploi des langues officielles du Mali, renforçant l’identité culturelle et la cohésion nationale. « Cette séance, marquée par une forte participation des 122 membres présents, illustre l’engagement du CNT à faire avancer les réformes essentielles pour le développement du Mali dans le cadre de la transition » indique le communiqué des services de presse du CNT. OS/MD (AMAP)

Lancement de la rencontre intercommunautaire pour la paix et la cohésion à Farimaké

Youwarou, 23 avr (AMAP) La rencontre intercommunautaire de la Commune rurale de Farimaké, (Centre), tenue mercredi le 23 avril 2025, dans la salle des conférences du Cercle de Youwarou ont donné lieu à des débats sur la crise multidimensionnelle que vit le Mali notamment dans le Centre du pays, a constaté l’AMAP. Ces débats, que le représentant du préfet, Abdramane Coulibaly, a présidés ont révélé la présence de nombreux déplacés internes et externes. Les participants ont indiqué que la population, dans cette partie du Mali, se méfie des porteurs d’uniforme, qu’ils soient Forces armées maliennes (FAMAs), terroristes, djihadistes ou bandits armés. La pauvreté touche fortement la population. La rencontre a recommandé la création d’une commission qui fera le plaidoyer auprès des autorités. Elle demandera le retour des déplacés. Elle œuvrera pour restaurer la confiance entre l’Administration et les citoyens. Ce travail favorisera le retour massif des déplacés Le maire de Youwarou, Bocari Amadou Bah, a salué les délégations des communes de Farimaké, Léré, Karéri et Youwarou. Le capitaine Amadou Diakité, chef du détachement militaire de Youwarou, a souligné que militaires et leaders communautaires partagent un même but. Ce but est de trouver une paix durable. Mohamed Aly Ag Toutta, au nom des communautés du Méma, a qualifié la journée d’historique. Il a indiqué que l’objectif commun est la paix, la cohésion sociale et le développement économique et culturel. Les cercles bénéficiaires sont Youwarou, Léré et Nampala. Il a exprimé un soutien total aux autorités de la transition. Il a salué l’engagement des FAMA pour la paix et la stabilité. Il a appelé à un dialogue franc qui doit identifier les défis comme les conflits fonciers, l’insécurité et le manque d’infrastructures. Le dialogue doit proposer des solutions avec l’appui des autorités et des techniciens. Il doit renouer la confiance entre les communautés. Il a rappelé que le Méma-Farimaké est un patrimoine commun. « Les ancêtres y ont vécu en harmonie. Il est du devoir de tous de préserver cet héritage »,a-t-il dit. Il a demandé aux autorités de renforcer la sécurité. Il a plaidé pour des mécanismes inclusifs pour désamorcer les tensions. Il a appelé à soutenir les projets communautaires pour la paix. M. Abdramane Coulibaly, représentant du préfet, a noté l’attachement des autorités aux idéaux du président de la Transition, le général Assimi Goïta. Rappelant le thème qui est la recherche de la paix, de la cohésion sociale et du développement du Méma-Farimaké, il a signalé que la zone est un lieu de pâturage important. « Elle accueille des milliers de troupeaux chaque année pendant les hautes eaux », a-t-il dit. Les autorités communales et administratives de Farimaké étaient présentes, tout comme les chefs de village et de fractions de Farimaké, Léré et Karéri. Les responsables locaux de Youwarou, notamment les chefs des services techniques, étaient présents. Les forces armées et de sécurité, les légitimités traditionnelles et les autorités coutumières y ont assisté. Les représentants des ONG, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), des conseils communaux de jeunesse, de la société civile, des syndicats, des ordres professionnels, des anciens combattants, des radios de proximité, de la presse et du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) ont egalement participé SC/OS/MD (AMAP)

Femmes chefs de famille : Elles incarnent la résilience au quotidien

Par Mariam A. TRAORE Bamako, 25 avr (AMAP) Elles s’appellent Mimi, Fifi ou Tou. Elles sont veuves, divorcées ou abandonnées. En l’absence d’un conjoint, elles portent seules le poids de leur famille. Dans un Mali confronté à une crise multidimensionnelle, sécuritaire, économique et sociale, elles se battent seules pour leur survie. Selon l’Institut national de la statistique (INSTAT), plus de 14 % des foyers maliens sont dirigés par des femmes. Derrière ce chiffre, se cache une réalité : veuvage précoce, divorces plus fréquents dans un contexte d’instabilité sociale ou encore abandon conjugal, parfois après une migration non aboutie. Dans les quartiers populaires de Bamako, comme dans les villages reculés de l’intérieur du pays, des milliers de femmes élèvent, seules, leurs enfants, les nourrissent, soignent, payent pour leur instruction et protègent leur famille avec des moyens dérisoires sinon inexistants. Loin des projecteurs, elles construisent pourtant des mécanismes de survie dignes d’admiration. Elles sont veuves, divorcées, abandonnées. Elles sont jeunes, mûres, analphabètes ou lettrées. Elles n’ont pas de statut officiel, pas de voix dans les hautes sphères, mais elles tiennent. Mieux, elles avancent. Dans un pays où les crises se succèdent et se superposent, où les ressources sont rares, où le tissu social s’effiloche, ces femmes ont décidé que leurs foyers ne s’écrouleraient pas. Pas tant qu’elles respirent. Parmi ces femmes, Mimi une veuve qui refuse la fatalité, la cinquantaine discrète, prépare des beignets chaque matin dans la cour d’une maison qu’elle partage avec deux autres familles. Elle a perdu son mari, il y a sept ans. Depuis, plus aucun revenu stable, mais quatre bouches à nourrir. Pourtant, elle n’a jamais mendié. Son secret ? Une discipline rigoureuse et un refus absolu de se poser en victime. Elle vend, elle troque, elle s’adapte. Un jour avec le sourire, un autre avec les larmes, mais toujours avec cette dignité qui ne s’achète pas. Mimi notre interlocutrice nous accueille avec un large sourire. Ces difficultés du moment ne lui ont pas enlevé son sourire contagieux. Assise autour d’une table où les beignets sont conservés dans une grande tasse, Mimi, avec espoir et soupir, indique que « chaque jour est un combat ». En effet, c’est avec ces petites ressources que notre interlocutrice prend en charge ces quatre enfants, dont le plus âgé a 15 ans et étudie au lycée cette année. REFUS DE LA MENDICITE – Notre « Mère courage », avec peu de moyens financiers, arrive à faire des grandes choses pour sa petite famille. Son défunt mari, un ouvrier, ne lui a laissé que des dettes impayées. « J’ai vite compris que, désormais, je ne dois compter que sur moi-même pour prendre en charge mes enfants. Et, depuis, je ne cesse de travailler pour cet objectif », nous lance-t-elle, la voix mélancolique. Pourtant le désespoir n’a jamais eu de prise sur cette battante. Pour mieux s’en sortir, Mimi ne manque pas de stratégie. « Je commence à 4h30 tous les jours sauf dimanche. Avec 3 500 Fcfa de bénéfice quotidien, je paie les frais d’école, le loyer et assure la popote ». Aussi, elle troque (échange de marchadises) son beignet contre de petites choses qu’elle peut prendre chez le boutiquier du coin. « Le deal est que chaque matin je lui donne 500 Fcfa de beignets. Avec ces montants cumulés, je préfère prendre de l’huile, de petits ingrédients dont il dispose pour la cuisson, du riz etc…», explique-t-elle. Très organisée et, surtout, rigoureuse avec ses finances, Mimi ne va chez le boutiquier que les jours où elle enregistre de la mévente, c’est donc, dit-elle, une sorte de petite économie pour elle. Ce bon plan lui permet de ne pas trop se soucier de ce qu’elle mettrait dans la marmite quotidiennement. Elle avoue : « je vis le jour au jour, impossible pour moi d’économiser. Mais avec ce que je gagne journalièrement, j’arrive à faire face aux dépenses de ma famille ». Mais non sans peine, car ce qu’elle redoute le plus c’est la prise en charge médicale de ces enfants. Il faut signaler peu de personnes, dans ce cas de figure, savent l’existence du Ramed (Régime d’assistance médicale destiné aux familles démunies) qui prend en charge ces cas spécifiques. Ceci reste difficile pour Mimi et, justement, c’est uniquement pour les cas de maladies que notre interlocutrice s’endette. Des dettes qu’elle se donne les moyens de rembourser pour honorer sa parole donnée. Ses astuces ? Acheter en gros pour réduire les coûts, fidéliser ses clients et, surtout, « ne rien gaspiller. » Malgré tout, Mimi garde le sourire : « Tant que mes enfants ne mendient pas, je suis riche à mes yeux ». VIVRE SEULE – Fifi est une divorcée qui se réinvente tous les jours. Elle est partie. Partie avant que les coups durs de la vie ne la brisent. Partie avant que ses enfants n’apprennent que l’amour peut faire peur. À peine trentenaire, elle a tout quitté pour recommencer dans un quartier périphérique, avec comme seuls bien une natte, une marmite et quelques foulards colorés. Aujourd’hui, elle tient un petit commerce de coiffure et de couture improvisé dans une ruelle animée. Elle n’a attendu l’aide de qui que ce soit. Elle a misé sur son ingéniosité à savoir coudre à la main, recycler, vendre à crédit. Chaque franc gagné est une victoire contre le silence qui enveloppe les femmes rejetées. Avec moins de 100 000 Fcfa de capital initial, elle a transformé un coin poussiéreux en espace coquet. Ses secrets : recycler les mèches, faire du troc avec des couturières du coin et proposer aussi des soins du visage faits maison avec des produits locaux. Aujourd’hui, Fifi emploie deux apprenties. Elle rêve d’ouvrir un vrai salon climatisé. « Être seule, n’est pas une malédiction. C’est une épreuve pour se révéler ». Comme notre première interlocutrice, elle prend en charge ses 2 enfants. « Si je devrais compter sur la pension alimentaire que mon ex-époux doit me verser je n’allais pas survivre avec mes enfants », indique-t-elle. Cet autre cas est révélateur. Tou a été

Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2025 : Le Mali lance le vaccin R21 pour enrayer la maladie

Bamako, 25 avr (AMAP) À l’approche de la 18ème Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme, prévue aujourd’hui 25 avril 2025, le Mali marque une étape historique avec l’introduction du vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans son Programme élargi de vaccination (PEV), a annoncé le conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, Hamadoun Aly Dicko, lors d’une conférence de presse, rapporte le Réseau de communication du ministère de la  Santé et Développement Social dans un communiqué. « Le paludisme s’arrête avec nous : réinvestir, réimaginer, raviver », tel est le thème de cette édition, selon M. Dicko. « Ce thème nous alerte pour éliminer le paludisme d’ici 2030 », a-t-il déclaré, saluant la mobilisation des médias pour relayer les avancées dans la lutte contre cette maladie, au cours de cette conférence de presse organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et le Centre national d’immunisation (CNI), au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Bamako. Le vaccin R21, homologué par l’OMS et déjà adopté par 19 pays, affiche une efficacité de 75 %, selon le directeur du CNI, Dr Ibrahima Diarra. « Le Mali a acquis 927 800 doses via GAVI pour vacciner 600 000 enfants de 5 à 36 mois dans 19 districts sanitaires », a-t-il précisé, soulignant la gratuité du vaccin. Ces districts incluent Bafoulabé, Dioila, Sikasso, Mopti, et d’autres zones prioritaires. La directrice du PNLP, le médecin colonel Aïssata Koné, a dressé un constat alarmant : « En 2024, le Mali a enregistré 3 789 689 cas confirmés de paludisme, dont 1 129 793 cas graves et 1 638 décès », a-t-elle révélé, notant que les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes restent les plus vulnérables. « L’introduction du vaccin R21 dans le PEV renforcera notre lutte, surtout en saison pluvieuse, période de forte recrudescence », a-t-elle ajouté. Le représentant de l’OMS au Mali, Dr Patrick Kaboré, a réaffirmé le soutien de son organisation : « Nous sommes engagés à améliorer les indicateurs de santé au Mali, particulièrement dans la lutte contre le paludisme. » Les professeurs Abdoulaye Djimdé et Nafomon Sogoba, du Malaria Research and Training (MRTC), ont salué une « avancée scientifique majeure », fruit de 38 ans de recherche sur la protéine CSP. Une minute de silence a été observée en hommage au Pr Ogobara Doumbo, figure emblématique de la recherche antipaludique. Cette initiative, couplée à la célébration de la Journée Mondiale, vise à mobiliser les communautés et à consolider les efforts pour un Mali sans paludisme d’ici 2030. OS/MD (AMAP)