Kangaba : Formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils La Famille Idéale

Kangaba, 30 juil (AMAP) Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba (Ouest), Dr Moussa Sougané, a présidé, mardi, l’ouverture d’une formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils LFI (La Famille Idéale), a constaté l’AMAP. La formation, d’une durée de quatre jours, portera sur les techniques de communication et les outils LFI, avec des modules théoriques, des simulations et des exercices pratiques. Organisée par Marie Stopes Mali, cette session a regroupé 10 relais communautaires issus de Bougouni, Kolokani, Sélingué et Kangaba. L’objectif est de renforcer les capacités des relais communautaires pour qu’ils soutiennent efficacement les Agents de mobilisation sociale (AMS) dans leurs actions. Selon Dr Sougané, cette formation permettra « aux participants de mieux appréhender les enjeux liés à la santé des adolescents et des jeunes, tout en devenant des alliés techniques et sociaux des AMS. » Elle favorisera une synergie locale efficace, basée sur la connaissance du terrain, la confiance mutuelle et un engagement commun pour améliorer la santé des jeunes. Le médecin-chef a souligné que former ces acteurs communautaires est une priorité stratégique pour accompagner les AMS, lever les obstacles persistants et atteindre les objectifs en matière de santé sexuelle et reproductive, particulièrement dans les zones difficiles d’accès. SD/OS/MD (AMAP)

Modernisation de l’état civil au Mali : Des membres du Conseil national de la Transition en atelier de sensibilisation

Bamako, 30 juil (AMAP) La Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation, du culte et de la réconciliation nationale du Conseil national de la Transition (CNT), organise, à partir de ce mercredi, un atelier de sensibilisation de deux jours, des membres de l’institution sur les enjeux de la modernisation de l’état civil au Mali, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) constaté l’AMAP. Cet atelier, en partenariat avec l’ONG Helvetas, « a pour but de faciliter l’appropriation par les membres du CNT des enjeux de l’état civil et des réformes engendrées par l’informatisation du système dans ce domaine », a précisé le président de la Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation du culte et de la réconciliation nationale, Dr Youssouf Z Coulibaly. Il s’agit d’informer les membres du CNT sur les réformes en cours et les sensibiliser sur l’importance de l’adoption des lois prioritaires en soutien à ces réformes. Et de poursuivre : « en effet, l’état civil est un sujet de préoccupation majeure des Etats africains aujourd’hui. Avec l’adoption en août 2018 de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC), le Mali s’est engagé dans une réforme profonde de son dispositif de délivrance des actes et de gestion des données d’état civil. » Selon lui, « dans ce cadre plusieurs actions ont été engagées tant sur le plan de l’amélioration de l’offre de service de l’état civil, de la sensibilisation des populations à l’importance de la déclaration et l’enregistrement des faits de gestion d’état civil (naissance, mariage, décès). » « Moderniser l’état civil, c’est reconnaître chaque citoyen, protéger ces droits et renforcer la souveraineté de la nation. Cet atelier nous permet d’approprier le processus de modernisation du système d’état civil dans notre pays », a indiqué, le 4è vice-président du CNT, Hamèye Founé Mahalmadane qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Il a rappelé que le processus de modernisation du système d’état civil, au Mali a commencé depuis plus d’une décennie et a pour but de permettre « de disposer d’un fichier central d’état civil interconnecté avec les différents centres d’état civil du pays. » « Ce qui doit permettre de sécuriser l’identité de la population et constituer une base de données exploitable par les autres structures de l’Etat », a-t-il indiqué. « L’état civil, garant des droits civiques et fondement de la planification socio-économique, doit être accessible, fiable et sécurisé pour tous les Maliens », a fait savoir, le secrétaire général du ministre de l’administration territoriale, Adama Sissouma. Cependant, M. Sissouma reconnaît que des défis persistent qui ont pour noms : taux d’enregistrements des décès alarmants, particulier dans les zones rurales et chez les personnes déplacées, digitalisation encore insuffisance malgré des avancées notables, pressante nécessité de lutter contre la fraude et de renforcer la confiance dans les documents officiels. Quant au président-pays de l’ONG Helvetas, Célestin Dembélé, il a affirmé que son organisation est toujours prête à accompagner des initiatives relatives à l’accession aux actes d’état civil. « C’est un honneur pour mon organisation de discuter avec les membres du CNT sur un sujet qui relève de la souveraineté de la République. Il s’agit de l’état civil. Or, il se trouve qu’un bon nombre de personnes, n’ont pas accès aux actes d’état civil », a-t-il dit. Il a ajouté : « D’un point de vue administratif et juridique, leur existence même est menacé, sinon, non reconnu. Donc, c’est extrêmement important de s’attarder sur ce sujet. » MMD/MD (AMAP)  

Mali : Prolongation de la campagne de planification familiale à Kangaba

Kangaba, 30 juil (AMAP) La 21e Campagne nationale pour la promotion (PF), couplée au dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, a été prolongée jusqu’au 24 août 2025, à Kangaba, avec un accent sur l’intégration des services de santé maternelle et la sensibilisation des jeunes, a appris l’AMAP sur place. Lancée le 26 juin 2025 pour 30 jours, cette édition a été prolongée jusqu’au 24 août, en raison d’un démarrage tardif et pour atteindre l’objectif de recruter 384 992 nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de PF. Lors d’une réunion, le 29 juillet 2025, dans la salle du Cercle de Kangaba, sous la présidence du préfet Abou Dao, une mission de l’Office national de la santé de la reproduction (ONSR), dirigée par Simone Dembélé, accompagnée par le Dr Ramata Fomba, a présenté les priorités de cette édition. L’accent est mis sur l’intégration des services de planification familiale post-partum, de santé maternelle, néonatale et infantile, de nutrition et de lutte contre les violences basées sur le genre (PFPP/SMNI-Nut/VBG). L’objectif est d’accroître la prévalence contraceptive et le dépistage des cancers féminins. La campagne vise à informer 7 millions de personnes sur les avantages de la PF et du dépistage, via tous les canaux de communication, et à sensibiliser 4 millions d’adolescents et jeunes maliens, notamment à travers les réseaux sociaux. Des formations seront dispensées aux directeurs techniques des centres de santé et aux responsables des maternités rurales pour optimiser la mise en œuvre. SD/OS/MD (AMAP)

Maroc : le Souverain chérifien annonce de nouveaux programmes de développement territorial basé sur l’équité spatiale (Discours)

Tétouan, 29 juil (AMAP) Le Roi Mohammed VI a annoncé, mardi, l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial basé sur l’équité spatiale., rapporte l’Agence Maghreb Arab Presse, transmis mercredi à l’Agence malienne de presse (AMAP). « Nous avons orienté le gouvernement pour l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial fondés sur la valorisation des spécificités locales, la consolidation de la régionalisation avancée et le principe de complémentarité et de solidarité entre les entités territoriales », a souligné le Souverain, dans un discours, à l’occasion du 26ème anniversaire de la Fête du Trône. Pour le Roi, il est temps d’amorcer un véritable sursaut dans la mise à niveau globale des espaces territoriaux et dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales. Il a, dans ce sens, appelé « à passer des canevas classiques du développement social à une approche en termes de développement territorial intégré », pour que « sans distinction ni exclusion, et dans quelque région que ce soit, les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens ». Ces programmes doivent pouvoir compter sur la mutualisation des efforts de tous les acteurs et sur leur articulation autour de priorités clairement définies et de projets générateurs d’impacts réels, couvrant notamment la promotion de l’emploi, à travers la valorisation des potentialités économiques régionales et l’instauration d’un climat favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement local. Il s’agit également du renforcement des services sociaux de base, plus particulièrement l’éducation et l’enseignement ainsi que les soins de santé, de manière à préserver la dignité des citoyens et à instaurer la justice spatiale. « Ces projets, poursuit le Souverain chérifien, portent aussi sur l’adoption d’un modèle de gestion proactive et durable des ressources en eau, au regard de l’aggravation du stress hydrique et du changement climatique, ainsi que le lancement des projets de mise à niveau territoriale intégrée, en totale résonance avec les mégaprojets en chantier à l’échelle du pays. » Le Roi a rappelé avoir œuvré, depuis son accession au trône, à la construction d’un Maroc avancé, uni et solidaire, aussi bien à travers la promotion du développement économique et humain global que par la ferme volonté de conforter la place du pays dans le concert des nations émergentes. « Loin d’être le fruit du hasard, les réalisations accomplies par notre pays procèdent plutôt d’une vision à long terme et elles reflètent la pertinence des choix majeurs opérés en matière de développement. Elles ont également été favorisées par le climat de sécurité et de stabilité politique et institutionnelle dont jouit le Maroc », a-t-il dit. A cet égard, le Souverain s’est dit attaché à consolider les attributs de cet essor socio-économique et à bâtir une économie compétitive, plus diversifiée et plus ouverte, dans un cadre macro-économique sain et stable. « En dépit de la succession d’années de sécheresse et de l’exacerbation des crises internationales, l’économie nationale a maintenu un taux de croissance conséquent et régulier, au cours des dernières années », a-t-il relevé, notant que le Maroc connaît un renouveau industriel sans précédent, les exportations industrielles ayant plus que doublé depuis 2014. Les orientations stratégiques que le Maroc s’est tracées ont érigé les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables, des industries agroalimentaires et du tourisme en levier essentiel de l’économie nationale émergente, tant en termes d’investissements qu’en matière de création d’emplois. Soulignant la singularité du Maroc émergent qui se démarque par la multiplicité et la diversité de ses partenaires en tant qu’associé responsable et fiable, le Souverain relève qu’à la faveur des accords de libre-échange, l’économie nationale est liée à plus de trois milliards de consommateurs à travers le monde. « Aujourd’hui, le Maroc dispose également d’infrastructures modernes, robustes et aux standards mondiaux », s’est-il réjoui. MD (AMAP)    

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 juillet 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants. Les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection et à la promotion des Droits de l’Enfant, ratifiés par notre pays, recommandent pour l’enfant en conflit avec la loi un traitement spécifique distinct de celui réservé aux adultes et l’institution d’un système complet de justice, pour les enfants, porté par des services spécialisés. Ce principe apparaît spécifiquement dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant et dans la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant qui invitent les Etats parties à promouvoir l’adoption de lois et de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces engagements internationaux, le Mali a adopté la Loi n°01- 081 du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineurs et l’Ordonnance n°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de Protection de l’Enfant dont la mise en œuvre a permis de marquer la spécificité de la protection des Droits de l’Enfant dans la pratique judiciaire. Cependant, l’évaluation du système de justice pour enfant, réalisée en 2021, a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale dans le domaine de la prise en charge des enfants en contact avec la loi et d’en assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Ils prévoient, également, l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale. Notre pays, depuis son accession à l’indépendance, est confronté à des défis sécuritaires, économiques, financiers, climatiques et de gouvernance qui ont engendré des conflits inter et intra- communautaires, des rébellions successives avec comme corollaires l’instabilité politique et institutionnelle, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. Les crises insurrectionnelles survenues, depuis 1960 ont été gérées à travers des accords notamment : l’Accord de Tamanrasset, signé à Tamanrasset le 6 janvier 1991 ; le Pacte national, signé à Bamako le 11 avril 1992 ; l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal, signé à Alger le 4 juillet 2006 ; l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix, signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 ; l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, signé à Bamako le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015. Malgré les multiples initiatives de l’Etat, des institutions régionales et internationales dans le cadre du processus de paix, l’insécurité persiste et notre pays connait depuis 2012 une profonde crise qui a impacté les fondements de la Nation et entrainé l’effritement de la cohésion sociale et du vivre- ensemble. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, tirant les enseignements des différentes rébellions, prenant en compte les acquis des accords subséquents et dans le but d’associer l’ensemble des Maliens à la recherche d’une paix durable, a décidé de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. Dans ce contexte, il a initié le Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale qui a recommandé, entre autres, la rédaction d’une Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. La présente charte sera le document de référence pour toutes les initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre- ensemble. Sa vision est : « Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un Etat refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable ». Le projet de loi, adopté, permettra de consolider l’unité nationale, de restaurer la paix, de renforcer la sécurité, de raffermir la cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Moscou : Capitaine Ahmed TOURE. – Conseiller Consulaire au Consulat général du Mali à Paris : Commandant Samba COULIBALY. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Monsieur Modibo CISSE, Inspecteur des Finances. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Riyad : Commissaire Principal Mohamed Ali OULD MOHAMED YEHIA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Commissaire Divisionnaire Souleymane GOITA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Malabo : Capitaine Fadiougou SISSOKO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 26ème Edition de la Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue du 14 au 18 juillet 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette 26ème Edition, placée sous le thème: «Renforcer la reddition des comptes pour une gouvernance publique responsable

Nioro : Lancement de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle

Nioro, le 29 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025, a été officiellement lancée à Nioro, lundi, sur l’esplanade de la salle de spectacle de l’ex-Conseil de Cercle et met en compétition les représentants de 10 des 15 Communes du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le préfet du cercle, Lamine Kouyaté, en présence du directeur régional de la Culture, des chefs de services locaux, des autorités coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants de la société civile, des élus locaux, d’anciennes figures des biennales ainsi que de nombreux acteurs culturels venus de tout le cercle. Dans son discours d’ouverture, le chef de service local de la Jeunesse, Samba Bathily, a souligné que la Biennale constitue un véritable espace d’expression et de valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, qui ont décrété 2025 « Année de la culture ». Il a également encouragé les participants à se surpasser pour que le cercle de Nioro brille lors des phases régionale et nationale. Le préfet, quant à lui, a salué l’engagement des troupes des différentes communes dans la promotion de l’art et de la culture, vecteurs d’une paix durable. « La culture est le socle de notre unité nationale. La Biennale est un moment de communion, de partage et de créativité qui transcende les différences », a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les activités. Pendant une semaine, les troupes rivaliseront de talent dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, l’orchestre moderne et la danse traditionnelle. Pour marquer leur participation à cette rencontre de brassage culturel, les différentes troupes ont défilé, mettant en lumière la richesse et la diversité du patrimoine du Sahel à travers des danses traditionnelles. Cette phase locale permettra de sélectionner les meilleures troupes qui représenteront Nioro lors de la phase régionale, prévue en septembre 2025. MD/OS/MD (AMAP)

Ouélessébougou et Gourma Rharous : Lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, préparatoire à la Biennale de Tombouctou 2025

Ouélessébougou, 29 juil (AMAP) La Maison des jeunes de Ouélessébougou a accueilli, ce mardi, le lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, première étape vers la Biennale de Tombouctou 2025, décrétée année de la Culture par le président de la Transition, le général Assami Goïta. Sous la présidence du préfet Moussa A. Sagara, l’événement a réuni autorités communales, acteurs culturels, services techniques et une foule nombreuse, témoignant d’une forte mobilisation malgré la saison hivernale. Dans son discours, le préfet Sagara a salué « l’engagement des participants », notamment lors des répétitions dans des conditions difficiles,et a souligné l’importance de cette initiative pour promouvoir les arts des trois Communes du cercle, favoriser le brassage ethnique et valoriser les jeunes talents en vue de la phase régionale en septembre. Il a rendu hommage aux pionniers de la Biennale pour leur contribution au rayonnement du patrimoine malien. La cérémonie, ouverte par les mots de bienvenue du maire Bakary Samaké et du représentant du chef de village Daba Samaké, a été marquée par des prestations envoûtantes de danses traditionnelles, dont le Sogoninkun, Gombâ, Sigui, Kônô et Nama, captivant le public. C’est plutôt lundi après-midi que les activités de la Semaine locale des arts et de la culture du cercle de Gourma Rharous ont débuté sur le « petit terrain de Diambourou », marquant le coup d’envoi des préparatifs de la Biennale de Tombouctou 2025. Malgré l’insécurité et la réduction du cercle à quatre communes, l’événement, présidé par le sous-préfet central Ousmane Coulibaly, a mobilisé une foule nombreuse, aux côtés des maires de Rharous et Banikane, des Forces armees maliennes (FAMa), des leaders traditionnels et religieux et des représentants de la Société civile. Le maire de Rharous, Mohamed Ag Houd, a souligné « l’engagement des populations pour la souveraineté culturelle », tandis que le représentant de la Commission d’organisation a salué « la résilience des participants » et des parrains, dont Mohamed Ag Houd et Abdou Chakour Touré, ainsi que des marraines Adiawiakoye Ramatou Koné et Touré Sagada Touré. Le sous-préfet a rappelé que cette semaine « pose le premier jalon de la Biennale, dont la région assume la responsabilité » et a appelé les jeunes au fair-play. Les troupes de Rharous et Banikane ont ouvert les festivités avec des performances de chant songhoy et de danse Takamba, ovationnées par le public. Les compétitions (solo de chant, théâtre, chœur, danse) débuteront mardi dans la salle de spectacles de la mairie. AC/MG/OS/MD (AMAP)

Agriculture : La distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles par l’Etat ont commencé à Bamako

Bamako, 29 juil (AMAP) La Direction régionale de l’Agriculture du district de Bamako (DRAB), a démarré, ce mardi matin, 29 juillet 2025, la distribution et la délivrance des autorisations d’achat d’intrants agricoles subventionnés par l’Etat, au profit de 4 371 bénéficiaires, a constaté l’AMAP. Selon le DRAB, Sidiki Dao, cette distribution et délivrance concerne les producteurs, qui ont rempli les critères suivants : « être un producteur, détenteur d’un code et enregistré au niveau de la Chambre d’agriculture de sa localité. » « Avec cette initiative, les agriculteurs payeront 14 000 Fcfa par sac. Cette mesure garantit aux producteurs un approvisionnement régulier en engrais de qualité, leur permettant d’améliorer significativement leurs rendements et la rentabilité de leurs exploitations agricoles », a souligné M. Dao. L’opération est menée en partenariat avec le Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-aride du Mali (PDAZAM).  Ce programmé, financé par la Banque mondiale, soutient les objectifs stratégiques du Mali en matière de sécurité alimentaire, de réduction de la pauvreté et de création d’emplois. Sidiki Dao a donné les ratios de distribution par hectare : 1 sac, de 1 à 3 hectares, 2 sacs dont 1 sac d’Urée et 1 sac NPK de 4 à 7 hectares 4 sacs dont 2 sacs NPK et 2 sacs Urée ; de 8 à 15 hectares : 6 sacs dont 3 sacs NPK et 3 sacs Urée 16 hectares et plus : 10 sacs dont 5 sacs NPK et 5 sacs Urée et DAP 2 sacs à l’hectare, uniquement pour les riziculteurs. Il a ajouté que deux fournisseurs sont mobilisés pour la livraison des intrants subventionnés par l’Etat. Il s’agit de l’Agro Tropic et Tougouna Agro industrie. ST/MD (AMAP)      

Nioro : Clôture de la session de formation des communautés sur la paix et la réconciliation dans le cadre du projet Malidenko.

Nioro, 27 juil (AMAP) La formation des superviseurs, facilitateurs, techniciens et animateurs communautaires sur l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC), dans le cadre du projet Malidenko, s’est terminée lundi, dans la salle de conférence de l’ex-Conseil de cercle, a constaté l’AMAP. Pendant 12 jours, les participants ont reçu les connaissances nécessaires pour transmettre des méthodes sur le terrain et accompagner les communautés vers un développement durable. Le projet Malidenko, initié par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, a pour objectif d’aller à la rencontre des populations locales afin qu’elles puissent exprimer leurs préoccupations et proposer des solutions adaptées pour un développement harmonieux et durable. Dans son discours de clôture des travaux, le gouverneur, le général de Brigade Aly Annaji a salué l’initiative qu’il a qualifiée d’« importante pour la refondation nationale et le développement local participatif. » Il a invité les participants à mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris afin d’obtenir des résultats concrets. Il a enfin réaffirmé l’engagement de l’administration régionale à soutenir tout le processus pour assurer la réussite du projet. La représentante du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Mme Fatima Bint Mohamed Fall, a rappelé l’importance que le Ministère de la réconciliation accorde à la mise en œuvre du projet. Elle a expliqué qu’« il ne s’agit pas seulement d’un projet de développement mais, aussi, d’un outil pour renforcer la réconciliation, favoriser le dialogue entre les communautés, promouvoir l’inclusion et la justice sociale. » Elle a également encouragé « tous les acteurs impliqués à poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre ce projet dans toute la région de Nioro et au-delà, afin de bâtir un Mali plus uni, plus juste et plus fort. » Enfin, les participants par la voix du chef d’antenne régional Aboubacar Keita, se sont dit « satisfaits et mieux outillés pour mettre en oeuvre les connaissances acquises pour le bonheur des populations de la Région. » La rencontre a réuni, également, le représentant de la Mission d’appui à la réconciliation nationale, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des participants venus de toute la Région de Nioro. MD/MD (AMAP)

Afrobasket féminin 2025 : Le Mali en quarts de final, après sa victoire sur le Cameroun 75-49 

Envoyé spécial Seibou S. KAMISSOKO Abidjan, 28 juin (AMAP) Grâce à une performance XXL de Sika Koné, auteure d’un double-double 15 points et 16 rebonds en 26 minutes disputées, le Mali a largement battu le Cameroun, 75-49, pour se qualifier pour les quarts de finale, lundi 28 juillet, au Palais des sports de Treichville. Pour cette rencontre, comptant pour la troisième et dernière journée de la phase de poule, le pivot Sika Koné a été épaulé par les ailières Aminata B. Sangaré (10 points), Kadidia Maïga (13) et l’intenable Djènèba N’Diaye (9 points). En quarts de finale, prévus jeudi prochain, les Aigles Dames affronteront le vainqueur du match Mozambique-Guinée, au Palais des sports de Treichville. Pour en venir à l’explication de cette rencontre, les protégées du technicien Oumarou Sidiyaya Maïga n’ont pas donné de temps d’observation à leurs adversaires. Premières a débloquer le tableau d’affichage, elles ont fait la course en tête pour s’imposer 18-9, au premier quart temps. Au deuxième quart temps, les Maliennes, avec une bonne disposition tactique, que ce soit défensivement qu’offensivement, quadrillent bien le parquet en réalisant des paniers. À 2 minutes avant la pause, les Aigles Dames dominaient 33-15. La capitaine Djènèba N’Diaye et ses partenaires sont allés à la pause avec une avance de 15 points soit 35-20. Au retour des vestiaires, confiantes, les Aigles Dames montrent le même dynamisme, en gardant la possession du ballon pour boucler le troisième quart temps 51-34. Au quart temps de la vérité, la sélection nationale malienne, bien huilée et sans pression ,continue à produire du beau spectacle sur les rythmes des « Djémbés » de l’Union nationale des supporters des Aigles du Mali, présents en grand nombre dans le Palais des sports de Treichville. Au coup de sifflet final, le score était de 75-49, soit 26 points. SK/MD (AMAP)