Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 juin 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 juin 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes enclenchées au sein des Forces Armées et de Sécurité, pour faire face aux défis sécuritaires, plusieurs Unités des Forces spéciales ont été créées, notamment : –  le Bataillon Autonome des Forces Spéciales et des Centres d’Aguerrissement ; –  les Forces Anti-terroristes ; –  la Force Spéciale Air ; –  le Groupement de Reconnaissance et d’Intervention. L’emploi de ces différentes Unités des Forces spéciales en opérations a mis en exergue certaines insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent le Commandement des Opérations Spéciales qui sera articulé autour d’un organe de Commandement et d’un Centre de Planification et de Conduite des Opérations spéciales en vue d’une meilleure exécution des opérations militaires menées par les Forces spéciales. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Commandement des Opérations Spéciales. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de la Station de Traitement des Boues de Vidange de Tienfala et l’aménagement des voies d’accès. Ce marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement CCB SAS/TOUJA SAS pour un montant de 3 milliards 997 millions 914 mille 222 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 10 mois hors saison des pluies. La réalisation de ces travaux s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2  « Amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène » du Projet de résilience urbaine de Bamako. Le projet de décret, adopté, permettra la réalisation d’une Station de traitement des boues de vidange à Tienfala avec une capacité de 140 871 m3 par an et 2 194 066 kg de matières sèches par an. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret portant affectation au Ministère de la Défense et des anciens Combattants, de parcelles de terrain dans les Cercles de Mopti, Diéma, Kita, Bougouni, Koutiala et San. Les parcelles de terrain, objet des Titres fonciers : –  n°15079 du Cercle de Mopti, d’une superficie de 10 hectares 00 are 05 centiares, sise à Nantaka, Commune rurale de Socoura, Région de Mopti ; –  n°841 du Cercle de Diéma, d’une superficie de 500 hectares 00 are 00 centiare, sise à Diéma, Commune rurale et Cercle de Diéma, Région de Nioro ; –  n°4527 et n°5245 du Cercle de Kita, respectivement d’une superficie de 50 hectares 61 ares 26 centiares et 449 hectares 39 ares 33 centiares, sise à Doumba, Commune rurale de Benkadi, Région de Kita ; –  n°1483 du Cercle de Bougouni, d’une superficie de 747 hectares 42 ares 49 centiares, sise à Bougouni, Commune urbaine, Cercle et Région de Bougouni ; –  n°7809 du Cercle de Koutiala, d’une superficie de 675 hectares 29 ares 33 centiares, sise à Koutiala, Commune urbaine, Cercle et Région de Koutiala ; –  n°3580 du Cercle de San, d’une superficie de 500 hectares 00 are 01 centiare, sise à Bougoudara, Commune urbaine, Cercle et Région de San. Ces affectations sont destinées à satisfaire les besoins de réalisation d’infrastructures au profit des Forces Armées. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des ministres, en sa Session du 28 mai 2025, a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029. Cette stratégie vise à stabiliser et sécuriser, à l’horizon 2034, le cheptel malien sur des espaces aménagés avec une production optimale. Elle est bâtie autour des 4 axes stratégiques suivants : –  l’aménagement et la gestion des ressources pastorales ; –  la promotion des cultures fourragères ; –  l’amélioration de la contribution du bétail à la création de richesses et d’emplois ; –  le renforcement des mécanismes de suivi et des mesures d’accompagnement. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de ladite stratégie et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions prévues dans son Plan d’actions couvrant la période 2025-2029. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2026-2028. Conformément aux dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances, le projet de loi de finances de l’année est élaboré par référence à un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle est soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement, au plus tard à la fin du 2ème trimestre de l’année. Il permet au Gouvernement d’informer le Parlement sur les perspectives d’évolution des finances publiques et de partager, avec lui, les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2026-2028 s’appuie sur « Mali kura ɲɛtaasira ka ben 2063 ma » et les orientations stratégiques définies dans la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement

Démarrage du Système de gestion de l’information sur la protection de l’enfant (CPIMS+)

Bamako, 18 juin (AMAP) Le Système de gestion de l’information sur la protection de l’enfant (CPIMS+) a été officiellement lancé ce mercredi à Bamako, lors d’une cérémonie au cours de laquelle 50 tablettes ont été remises pour digitaliser la gestion des cas de protection des enfants. Cette plateforme « va considérablement améliorer le traitement des dossiers de gestion des cas de protection des enfants en situation difficile », s’ est réjoui Madani Tall, secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en présence de représentants de l’UNICEF et de Terre des Hommes-Lausanne. Le CPIMS+, basé sur la plateforme web Primero, remplace un système papier obsolète, permettant une gestion plus efficace, sécurisée et coordonnée des données. Initié en 2019, ce projet a franchi des étapes clés : la validation des outils de gestion des cas le 21 avril 2021 et la signature d’un protocole d’accord entre le ministère et l’UNICEF le 29 avril 2025. « Protéger et promouvoir les droits de l’enfant nécessite des outils modernes comme le CPIMS+, qui garantit une meilleure coordination et une réponse adaptée aux besoins des enfants vulnérables », a souligné Alassane Ouedraogo, représentant par intérim de l’UNICEF au Mali. L’UNICEF a fourni un soutien matériel significatif, incluant 15 ordinateurs de bureau, 10 ordinateurs portables, 10 imprimantes multifonctions et 50 tablettes. Cet appui s’accompagne d’un renforcement des capacités des gestionnaires de cas et des administrateurs décentralisés pour assurer une utilisation optimale du système. Madani Tall a rappelé l’engagement du gouvernement malien, sous l’égide du président de la Transition, le Général Assimi Goïta, et du Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, à promouvoir les droits et le bien-être des enfants. Il a également insisté sur l’application stricte de la décision ministérielle du 28 avril 2021, qui impose l’utilisation des outils harmonisés de gestion des cas dans toutes les structures concernées. « J’invite tous les acteurs à s’approprier le CPIMS+ pour disposer de données fiables sur la situation des enfants à travers le pays », a conclu Madani Tall, avant de déclarer officiellement lancés le CPIMS+ et la plateforme de protection des enfants au Mali. Ce système permettra d’améliorer la prise en charge des enfants victimes de violence, d’abus, d’exploitation ou en conflit avec la loi, tout en respectant les normes de confidentialité. OS/MD (AMAP)

Sikasso : la mendicité des enfants, entre tradition, pauvreté et exploitation

Par Aïssata DEMBELE Stagiaire Amap-Sikasso Sikasso, 19 juin (AMAP) À Sikasso (Sud), comme dans de nombreuses régions du Mali, la mendicité est une pratique ancrée, souvent perçue comme un moyen rapide de subvenir à ses besoins. Cette tradition, particulièrement répandue parmi les enfants talibés âgés de 6 à 12 ans et les personnes en situation de handicap, soulève des questions complexes mêlant religion, pauvreté et exploitation. Chaque jour, dans les rues de la cité verte du Kénédougou, des enfants pieds nus, vêtus de haillons, tendent la main aux passants devant les mosquées, les restaurants, les marchés ou le long des routes. « Dalagarib ! Dalagarib ! », s’écrie Yaya Bamba, 6 ans, dès 7 heures du matin devant une porte du quartier Bougoula-ville. Originaire de Loulouni, à une cinquantaine de kilomètres de Sikasso, Yaya a été confié à un maître coranique pour apprendre le Coran. « Si je ne ramène ni argent ni nourriture, on me punit. Je veux apprendre, pas mendier », confie-t-il, la voix empreinte de tristesse. Boubacar, venu de Mopti, partage une histoire similaire. Confié à un maître coranique, il est souvent contraint de mendier pour rapporter de quoi subsister. « Parfois, je passe la journée sans rien. J’aimerais retourner chez moi, mais je ne peux pas sans l’autorisation de mon maître », explique-t-il. Karim, 38 ans, marié et père de trois garçons, illustre une autre facette du phénomène. Pour lui, la mendicité est devenue un métier. « J’emmène parfois mes enfants, car les gens donnent plus facilement. Ce n’est pas bien, mais c’est pour survivre », admet-il. Aïssata Diallo, mère abandonnée par son mari, envoie son fils Kalifa, 10 ans, mendier au grand marché. « Je sais que ce n’est pas une vie pour lui, mais je n’ai pas d’autre choix », confesse-t-elle, désemparée. Le maître coranique Amadou Diallo, qui encadre plus de 40 enfants depuis vingt ans, reconnaît la nécessité d’un changement. « Autrefois, mendier enseignait l’humilité. Aujourd’hui, certains maîtres exploitent les enfants comme une source de revenus. Nous devons les protéger », insiste-t-il, appelant le gouvernement à sanctionner les abus. L’imam Oumar Sissoko, de la mosquée du quartier Médine, rappelle que l’islam valorise le travail et non la mendicité forcée. « Exploiter des enfants va à l’encontre des enseignements du Prophète », affirme-t-il, plaidant pour une éducation axée sur la responsabilité. Ousmane Keita, chef de la division promotion de l’enfant et de la famille à Sikasso, souligne que la mendicité des talibés reste un défi majeur malgré les campagnes de sensibilisation. « Certains maîtres coraniques considèrent cette pratique comme une loi divine », déplore-t-il. Il note que, par le passé, la mendicité répondait à des besoins alimentaires, mais qu’elle est aujourd’hui devenue une profession pour certains. En 2024, sa direction a accompagné une dizaine d’enfants talibés vers leurs localités d’origine, comme Kadiana, Bougouni, Ségou ou la Côte d’Ivoire. Entre 2011 et 2012, des débats réunissant imams, maîtres coraniques et chefs de quartier avaient permis des avancées, mais ces initiatives se sont essoufflées. La mendicité des enfants à Sikasso est un fléau qui interpelle toute la société. Les parents doivent assumer leurs responsabilités, les maîtres coraniques cesser l’exploitation, et les autorités intensifier leurs efforts pour protéger ces enfants vulnérables et freiner un phénomène qui alimente l’insécurité. AD/MFD/OS/MD (AMAP)  

Forum Job Cluster : les ONG au cœur de la création d’emplois inclusifs au Mali

Bamako, 19 juin (AMAP) Le Forum des ONG du Job Cluster, prévu du 19 au 20 juin, a été lancé ce jeudi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous le thème : « Le rôle des ONG dans la création d’emplois globaux au Mali : Forum ONG et création d’emplois, défis, opportunités et partenariats pour un développement inclusif », a constaté l’AMAP. Dans son discours d’ouverture, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, qui a présidéela cérémonie   a indiqué que ce forum se veut un espace stratégique de concertation, de reconnaissance et de synergie, afin de renforcer les convergences entre les initiatives des ONG, les politiques publiques de l’emploi et les dynamiques entrepreneuriales du secteur privé. Selon elle, l’objectif est de mieux faire connaître les mécanismes de formation et les emplois créés par les ONG, mais aussi de consolider et structurer leur contribution à travers l’instauration d’un cadre de dialogue permanent associant les institutions publiques, les ONG, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les opérateurs économiques. Toujours selon Mme Oumou Sall Seck, le Forum Job Cluster constitue une avancée majeure dans l’ambition collective de bâtir un Mali solidaire, prospère et inclusif. Il s’inscrit pleinement dans une vision gouvernementale ambitieuse, où l’emploi devient un socle fondamental de la reconstruction nationale. Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Adama Cissouma, a précisé que ces deux journées seront marquées par des conférences, des panels de discussion et des échanges de bonnes pratiques. Il a souligné que le forum vise à mettre en lumière la contribution des ONG à la création d’emplois au Mali, leur impact sur la création d’opportunités économiques, l’amélioration des compétences humaines et l’accès à un emploi décent. Il a rappelé que « l’emploi, notamment celui des jeunes et des femmes, constitue l’un des défis majeurs de notre époque. » « Il est, à ce titre, au cœur de l’Axe 3 du Programme d’Action du Gouvernement, qui vise la satisfaction des besoins fondamentaux des populations ». À ses yeux, ce forum « représente une opportunité essentielle pour encourager l’innovation, fédérer les initiatives, et catalyser les énergies en faveur d’un avenir où chaque Malien pourra vivre dignement de son travail. » Enfin, il a insisté sur l’importance de l’approche partenariale portée par Job Cluster qui appelle à repenser les mécanismes d’intervention, à valoriser les savoir-faire locaux et à harmoniser les actions pour un impact collectif renforcé. L’activité a également enregistré la présence de la directrice du Forum, Fanta Sadibou Koné. AC/MD (AMAP)  

Quinzaine de l’Environnement à Kayes : Démarrage du curage des caniveaux

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 18 juin (AMAP) « Le plastique, autrefois considéré comme une innovation, est aujourd’hui devenu l’un des plus grands fléaux de notre époque. Les sachets et autres déchets plastiques jonchent nos rues, bouchent nos caniveaux, polluent nos cours d’eau, détruisent nos terres agricoles et menacent notre santé ». Ces propos prononcés le 18 juin 2025 par le gouverneur de la Région de Kayes (Ouest), le général de brigade Moussa Soumaré, lors de la cérémonie de clôture de la Quinzaine de l’Environnement, sont révélateurs de la dégradation et du recul de de la salubrité et  de l’hygiène publique dont souffre la Cité des rails. Cette année, la Quinzaine de l’Environnement a été organisée autour de deux thèmes d’une pertinence et d’une urgence indiscutables dans la Région de Kayes. Cette activité s’articulait autour de deux sujets : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale » pour la Journée mondiale de l’Environnement (6 Juin) et « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 Juin). Cette partie de l’Ouest du Mali, malgré son éloignement des grands centres industriels, n’est pas épargnée par les problèmes environnementaux. « Nos marchés, nos villages, nos quartiers en sont envahis. Il est donc temps d’agir, collectivement et avec détermination. » Pour cela, le général de brigade Moussa Soumaré invite les habitants à adopter des comportements responsables, sensibiliser, éduquer, trier, recycler et réduire notre consommation. D’après lui, autorités et populations doivent également conjuguer leurs efforts, tout comme cela nécessité l’encouragement de l’innovation locale dans la transformation des déchets plastiques, et la promotion des alternatives durables comme les emballages biodégradables et les paniers artisanaux. Par ailleurs, autorités et populations de la Région de Kayes se voient toutes interpellées par le deuxième thème au regard des effets du changement climatique (progression de la désertification, accentuation de l’érosion et appauvrissement des terres agricoles. Des terres qui regorgent, pourtant, d’immenses potentiels agricole destiné à l’alimentation et économique pour la création des emplois ruraux et écologique régénérer nos écosystèmes. Les activités de la quinzaine ont surtout porté sur la diffusion de messages de sensibilisation par les médias, notamment sur les conséquencesde l’utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage ; l’éducation environnementale en milieu scolaire. Le programme de la présente quinzaine prévoyait également la distribution des matériels d’assainissement (brouettes, pelles, poubelles) aux quartiers de Kayes et aux services régionaux. Lors de la cérémonie, le chef de l’exécutif régional a, aussi, procédé au lancement officiel des travaux de curage des caniveaux dans la ville de Kayes, en prévision de l’hivernage qui est souvent marqué par des inondations. Le gouvernorat a, aussi offert, des équipements aux Comités de développement des quartiers (CDQ) pour les encourager dans leurs efforts d’assainissement de leur environnement. S’agissant de la protection de l’environnement, les populations, notamment les femmes et les jeunes, sont invitées à multiplier les initiatives locales de reboisement, de compostage, de gestion des déchets et à soutenir les effortsde revalorisation des terres dégradées. « L’environnement est notre bien commun et sa préservation est une responsabilité collective et intergénérationnelle », a conclu le général de brigade Moussa Soumaré qui, lors d’une rencontre du Comité régional de veille sur la prévention et la gestion des inondations et des catastrophes, a envisagé de lancer les activités d’assainissement. Selon lui, cette activité doit être permanente pendant toute l’année. « Nous nous engageons à soutenir cette initiative du Gouverneur. Nous sommes les premiers bénéficiaires et les premières victimes. Il est bien d’assainir et il est aussi bien de ne pas salir », a-t-il dit, en faisant allusion aux tas d’ordures qui parsèment plusieurs rues de la cité des rails. En recevant ces équipements, Souleymane Bamba, président du CDQ, a exprimé toute sa satisfaction et a assuré que les Comités de Développement des Quartiers seronten première en matière d’assainissement. On a l’impression que cette question se limite aux seules activités de curage des caniveaux et au balayage des rues. Les agents de la mairie mettent souvent du temps sans ramasser les ordures et des déchets provenant de ces caniveaux et certains collecteurs ne sont pas réparés, depuis belle lurette. En attendant l’évacuation de ces déchets, c’est le vent qui fait son travail, c’est-à-dire l’éparpiller selon sa direction. Quand il y a une tornade, la cour de certaines concessions, voir l’intérieure des chambres, est souvent envahie par de vague de poussière sablonneuse et de déchets plastiques jetés à tort et à travers dans les carrés et même sur les principales artères de la ville. Du haut de leur toiture, certaines personnes ne se gênent point de déverser des tas d’ordure dans la cour voisine, surtout si la concession n’est pas achevée ou habitée. BMS/MD (AMAP)  

Mopti : Atelier régional de plaidoyer et de dissémination du guide des comités consultatifs de sécurité

Mopti, 19 juin (AMAP)Un atelier régional de plaidoyer, de capitalisation et de dissémination du guide de fonctionnement et d’animation des comités consultatifs de sécurité (CCS) au niveau régional et communal s’est déroulée mercredi à Mopti, sous la présidence du Gouverneur de région, le Colonel Daouda Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, des élus, des forces de sécurité, des légitimités traditionnelles et organisations de la société civile des cercles de Mopti, Djenné, Konna et Korientze et d’une équipe du commissariat à la réforme du secteur de la sécurité conduite par le Colonel Major Abdoulaye Tamboura. Initiée par le commissariat à la réforme du secteur de la sécurité en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), cette session avait pour objectif de renforcer les capacités des membres des comités consultatifs de Mopti sur les rôles et responsabilités dans la coproduction de la sécurité afin d’optimiser l’opérationnalisation des dit comités pour la promotion des droits de l’homme et de la stabilité dans la région de Mopti. L’atelier visait spécifiquement de  recueillir les points des actions menées auprès des CCS en favorisant les échanges d’expériences et les bonnes pratiques en matière de dialogue sécuritaire communautaire. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention du chef de la mission nationale, le colonel -major Abdoulaye Tamboura et le discours du gouverneur le général de brigade Daouda Dembélé. M. Tamboura dans ses propos liminaire a rappelé que le Mali s’est engagé depuis 2013 dans le processus de réforme du secteur de la sécurité avec comme objectif global la quête de la sécurité humaine dans le respect des droits de l’homme , des principes d’une bonne gouvernance. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement de la transition sur les orientations du chef de l’état,  a adopté une stratégie nationale assortie d’un plan d’actions triennale qui constitue la base juridique et technique du processus de réforme au Mali dont les comités consultatifs sont les maillons essentiels du cadre institutionnel de renforcement du secteur de la sécurité. Selon lui, ils sont chargés d’évaluer la situation sécuritaire, d’émettre des avis et recommandations à l’endroit de l’exécutif local et des acteurs de la société civile, de contribuer aux échanges d’informations, de sensibilisation à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations en matière de sécurité. Il a exhorté les participants à plus d’assiduité afin d’une meilleur appropriation des rôles et responsabilités qui sont les leurs. Dans son discours d’ouverture le Général de Brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la région a souligné que le paysage sécuritaire du Mali en général et de la région de Mopti en particulier est dominé par une présence des groupes armés terroristes, des conflits communautaires, du banditisme urbain et périurbain. Une situation d’insécurité qui constitue une menace réelle à la paix, à la cohésion sociale, à la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la stabilité et au développement économique du pays. Il a remercié le commissariat à la réforme du secteur de la sécurité pour l’initiative de cette activité de sensibilisation et au PNUD pour son accompagnement à la réussite de l’atelier. Pendant la journée, les participants ont eu droit à une présentation des décrets 2019-041/PM-RM du 29 janvier 2019 Portant création, organisation et modalités de fonctionnement des comités consultatifs de sécurité ; le N 2024-0327/PT-RM du 4 juin 2024 fixant le cadre institutionnel de la réforme du secteur de la sécurité Modifié. Ils ont échangé avec les experts sur les points des actions du CCS avec un focus sur les modalités pratiques de dynamisation des comités. La présentation du guide de fonctionnement et d’animation des CCS et la remise d’exemplaires du guide aux premiers responsables des comités au niveau régional et communal ont aussi été des temps forts de la rencontre.  DC/KM (AMAP)

Bandiagara : Rôles et responsabilités de chaque acteur de l’éducation en matière de cantine scolaire

Bandiagara, 18 juin (AMAP) La première réunion d’échanges sur les rôles et responsabilités des acteurs de l’éducation en matière de cantine scolaire a été présidée mardi, à Bandiagara, par le Gouverneur de Région, le Colonel-Major Olivier Diassana, a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où l’alimentation scolaire est reconnue comme une stratégie essentielle pour assurer l’accès et le maintien des élèves à l’école, tout en contribuant à leur hygiène et à leur bonne santé nutritionnelle. En 2024, environ 700 000 élèves, dont près de 47 % de filles, ont bénéficié de cantines scolaires dans 2 656 établissements à travers le pays. Dans la région de Bandiagara, l’Académie d’Enseignement, avec le soutien technique et financier du Programme Alimentaire Mondial (PAM), a mis en place des cantines scolaires dans 14 communes des Centres d’Animation Pédagogique (CAP) de Bandiagara, Bankass, Kendié et Sangha. Au premier trimestre de 2025, 22 243 élèves, dont 11 642 filles, répartis dans 68 écoles, ont bénéficié de cette assistance alimentaire. Cette rencontre visait à renforcer les capacités des acteurs éducatifs en clarifiant leurs rôles et responsabilités dans la gestion des cantines scolaires. Elle a également permis de partager les expériences des CAP à travers des rapports d’activités, d’analyser les défis rencontrés et de formuler des propositions d’amélioration lors de travaux de groupe. Le 2e adjoint au Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Moussa Tambely, a exprimé sa gratitude envers l’Académie et ses partenaires pour l’organisation de cette rencontre qui contribuera à améliorer la qualité de l’alimentation des élèves. Le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Bandiagara, Brehima Sanogo, a rappelé la situation des cantines scolaires dans sa circonscription et salué l’accompagnement de l’administration. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de région a souligné l’importance des cantines scolaires, notamment dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et alimentaires. Il a invité les différents acteurs à une mobilisation collective pour relever ces défis et assurer une éducation de qualité pour tous les enfants de la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération entre le Gouvernement, représenté par les Académies d’Enseignement, et le PAM. Cet accord vise à soutenir les efforts du PAM pour assurer la coordination globale et l’orientation stratégique au niveau régional, ainsi qu’à assurer le suivi des activités d’alimentation scolaire dans les écoles bénéficiant de son appui à travers les Centres d’Animation Pédagogiques. La rencontre a également permis aux participants de suivre des présentations sur le cadre institutionnel des cantines scolaires et les activités du paquet intégré des cantines du PAM. Les échanges ont été riches et ont permis d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer la gestion et la durabilité des cantines scolaires dans la région de Bandiagara.  OG/KM (AMAP)

Le Mali présente ses actions devant la 16e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption

Bamako, 18 juin (AMAP) Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Diarrah, a détaillé lundi, à Vienne, en Autriche, les mesures prises par le gouvernement malien pour promouvoir une gouvernance transparente et responsable, a appris l’AMAP de source officielle. « La lutte contre la corruption et l’impunité fait partie des préoccupations majeures de notre pays, car elle constitue la principale cause qui fragilise la confiance des citoyens dans les institutions de l’État », a déclaré Dr Diarrah, intervenant devant la 16e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption dans la capitale autrichienne, Il a ajouté : « C’est à juste titre que le gouvernement a placé la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière au cœur des mesures pour une gouvernance vertueuse dans notre pays. » Le Mali a mis place plusieurs institutions dédiées et de nouvelles structures pour renforcer la lutte et concrétiser cet engagement. « Le Pôle national économique et financier, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, ainsi que la Cellule de communication du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ont été créés », a précisé le secrétaire général. Ces structures visent à renforcer l’efficacité des enquêtes et des sanctions contre les actes de corruption. Dr Diarrah a, également, mis en avant des innovations dans les nouveaux codes pénal et de procédure pénale. Concernant le Code de procédure pénale, il a cité : « la suppression des privilèges et immunités qui constituaient un terreau favorable pour l’impunité de certains agents publics ; l’imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics lorsqu’elles sont de nature criminelle ; la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour aboutir à la célérité dans le traitement des affaires criminelles et pour contribuer à désengorger les maisons d’arrêt ; » Il y a, aussi, l’introduction des saisies pénales spéciales qui permettent des saisis en vue de sa confiscation notamment le patrimoine d’une personne mise en cause dans le cadre de la lutte contre la délinquance économique et financière ; et ce, depuis l’enquête préliminaire ; la protection des dénonciateurs, des témoins, des experts et des victimes ; l’introduction de la surveillance électronique comme alternative à la détention dans certains cas ; l’introduction du juge de l’application des peines dont la mise en œuvre se fera progressivement en fonction du niveau de l’effectif des magistrats ; l’institution du collège des libertés et de la détention. Quant au nouveau Code pénal, il introduit des infractions spécifiques telles que « le blanchiment du produit de la corruption, les abus de fonction, le conflit d’intérêt, l’acceptation ou l’offre de cadeaux indus, le recel du produit de la corruption, le népotisme, le favoritisme et la prise illégale d’intérêt », a-t-il énuméré. En termes d’actions concrètes, le gouvernement du Mali a instauré des outils innovants. « La première ligne verte gratuite, 36111, ‘Binkani Kunafoni’, a enregistré plus de 450 appels en 2024, permettant de mettre fin à certains abus », a expliqué Dr Diarrah. Il a également mentionné « l’affichage des frais de justice aux portillons des juridictions pour plus de transparence, la digitalisation des paiements pour le casier judiciaire et le certificat de nationalité, ainsi que le lancement imminent d’un logiciel de gestion des dossiers judiciaires. » Enfin, des initiatives préventives ont été mises en œuvre, notamment l’institution, par le Décret n°2010-624/P-RM du 26 novembre 2010, d’une Semaine nationale de lutte contre la corruption. Cette semaine a « pour objet d’informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière en République du Mali et de contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens. » Les organes de contrôle et d’inspection coexistent et agissent avec les autres structures impliquées dans la lutte contre la corruption comme l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le Bureau du Vérificateur général (VBG), l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public, la Section des Comptes de la Cour suprême qui vient d’être érigée en Cour des Comptes avec l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023, sont aussi de l’ordre de la prévention dans la lutte contre la corruption. MMD/MD (AMAP)

Bandiagara : Rencontre de mise à jour du Plan de Gestion du site des Falaises de Bandiagara

Bandiagara, 18 juin (AMAP) Une rencontre de mise à jour du Plan de Gestion du site des Falaises da Bandiagara s’est déroulée mardi à Bandiagara, sous la présidence du Gouverneur de la Région, le Colonel Major Olivier Diassana, a constaté l’AMAP. C’était en présence des élus locaux, des responsables des services techniques des secteurs de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme et des acteurs du secteur, dans le but de définir l’avenir de ce site exceptionnel. Le site des Falaises de Bandiagara, d’une superficie de plusieurs milliers de km2, constitue le cœur battant du Pays Dogon. Il est reconnu pour sa richesse historique, culturelle et spirituelle, offrant un paysage à couper le souffle. Le 2ᵉ adjoint au maire de la commune urbaine de Bandiagara Moussa Tembely a, dans son intervention, salué l’initiative de la Mission Culturelle de Bandiagara, tout en rappelant l’importance de l’actualisation des données liées au patrimoine riche des falaises. L’expert en patrimoine culturel, Lansana Cissé, a situé l’activité dans son contexte, mettant en évidence son importance tant pour la communauté locale que pour la nation. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de région a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de cette rencontre. Il a également salué l’UNESCO, le Centre du Patrimoine Mondial et leurs partenaires pour leurs efforts inlassables contribuant à la conservation et à la mise en valeur universelle exceptionnelle du site, grâce à laquelle il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Il a invité les acteurs à participer activement afin qu’un plan de gestion digne de ce nom puisse être élaboré. Cette rencontre a également été l’occasion pour les participants de suivre et de participer activement, sous la conduite de Lansana Cissé, aux communications relatives au rapport de mise à jour du plan de gestion et à l’évaluation du plan de gestion 2018-2022. OG/KM (AMAP)  

San : Clôture de la 26 è Édition de la Quinzaine de l’Environnement

San, 18 juin (AMAP) La clôture de la 26ème édition de la quinzaine de l’environnement a été présidée mardi, à la Maison des Jeunes de San, par le Secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Gouverneur de la région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré,  des cadres du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales de San . L’évènement a été marqué par la plantation symbolique d’arbres dans la cour de l’école Santoro Extension , du discours de clôture du secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, du mot de bienvenue du représentant du maire de la commune urbaine de San, et  du sketch de la troupe théâtrale  Clinzan sur les deux thèmes de cette année à savoir: la lutte contre la pollution plastique et la restauration des terres. Dans son discours de clôture, le Secrétaire général du ministère de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable, a déclaré que le choix de San pour abriter les travaux de cette 26 è édition de la quinzaine de l’environnement n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de décentraliser les grandes initiatives environnementales, de valoriser les territoires et les savoir-faire locaux, de mettre en lumière les solutions endogènes , les innovations communautaires et les dynamiques locales au service du développement durable. LeSsecrétaire général a, enfin  félicité toutes les équipes nationales, régionales et locales, qui ont œuvré, souvent dans l’ombre, à la réussite de cette édition. Il a adressé ses encouragements à la société civile, aux jeunes, aux femmes, aux communicateurs, aux artistes et aux innovateurs. NC/KM (AMAP)