La coopération militaire et l’AES : sujets cruciaux au menu

Envoyés spéciaux  Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) Les présidents Goïta et Poutine ont rendez-vous pour l’histoire des relations diplomatiques entre nos deux pays, dans le sillage de la coopération exemplaire tissée entre la République du Mali et la défunte Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Les deux chefs d’Etats, qui se retrouvent dans quelques heures au Kremlin, seront face à face pour la 2e fois, après une première rencontre à Saint-Pétersbourg, en juillet 2023. Au regard de l’intensité imprimée aux relations diplomatiques, dans un contexte géopolitique mondial tendu, la confiance mutuelle désormais établie offrira une opportunité d’ouvrir des perspectives favorables. Au niveau ministériel, nos deux chefs de la diplomatie se vouent une estime profonde et professionnelle. La dernière visite officielle du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, remonte à avril dernier où lui et son homologue russe, Serguei Lavrov, se sont souvenus certainement de la visite de ce dernier au Mali, les 06 et 07 février 2023. Des visites qui ont permis de s’accorder sur les étapes de renforcement du dialogue politique et des relations de coopération multisectorielles. La visite du très emblématique Lavrov a d’ailleurs balisé la participation du président de la Transition au Sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg, en juillet 2023, et qui a abouti à des engagements ambitieux à mettre en œuvre. En avril dernier, Abdoulaye Diop a salué la coopération maliano-russe qui “se déroule bien sur le terrain”, tout en remerciant Moscou “pour son soutien constant”. Entre 2022 et ce jour historique du 23 juin 2025, les visites diplomatiques entre la Russie et la Mali se sont multipliées et ont permis de tracer de nouvelles perspectives de coopération.  La participation de la délégation malienne à la 1ère Conférence ministérielle du Forum de Partenariat Russie-Afrique (novembre 2024) a beaucoup œuvré dans ce sens. Plus récemment, la visite d’Alexandre Novak, vice-premier ministre de la Russie en novembre 2024 à Bamako a abouti à d’importants engagements et une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants. La visite officielle du président de la Transition, dont la séquence principale se joue ce lundi au Kremlin, devrait permettre la consolidation du partenariat stratégique Mali-Russie à travers l’organisation de sommets bilatéraux réguliers et la réactivation des mécanismes de consultations diplomatiques, l’opérationnalisation de la commission intergouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique entre nos deux pays. Le séjour du vice-ministre de la Défense de la Fédération de Russie, en mars 2024 à Bamako, a permis de consolider la coopération sécuritaire, notamment en matière de formation militaire, d’équipement et de renseignement. L’entente sincère entre nos deux Etats et la solidité des relations bilatérales fortifient, sans conteste, le soutien réciproque dans les instances internationales. AU MENU, SECURITE ET AES – En matière de Défense et de Sécurité, la fourniture d’équipements, notamment les vecteurs aériens et la formation du personnel reste la clé de voute de la coopération entre Moscou et Bamako. Ce qui rappelle l’exemplarité des relations bilatérales Mali-URSS entre 1960 et 1990. « Nos militaires coopèrent de manière active avec les militaires du Mali, notamment en les formant ». Ce volet de la coopération est garanti aujourd’hui par un cadre législatif et réglementaire. On rappelle que le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, le jeudi 4 juillet 2024, le projet de loi ratifiant l’Accord de coopération militaire et technique entre le Mali et la Fédération de Russie. Le texte a été validé par le gouvernement en Conseil des ministres en avril 2024. Il vise à intensifier les efforts de lutte contre le terrorisme et à améliorer l’efficacité des Forces armées maliennes (FAMa). Le texte prévoit l’intervention des instructeurs russes pour former les soldats et les officiers de police. De plus, des équipements militaires seront fournis pour renforcer la capacité de défense du Mali. Son entrée en vigueur, en janvier dernier, a vite démontré la viabilité de cette forme de coopération, palpable par les populations. Celles-ci assistent, très souvent, à l’arrivée de convois d’équipements militaires acquis auprès du partenaire russe, à l’image de ceux aperçus en janvier et mars derniers et ce début de juin, ainsi qu’à la montée en puissance de nos forces de défense et de sécurité qui engrangent des victoires probantes sur l’ennemi. Le ministre de la Défense et des anciens Combattants, qui avait défendu le projet de loi, s’est félicité des nombreuses opportunités que cet accord offre au Mali, notamment le transfert de compétences avec l’envoi de stagiaires en Russie pour des études d’ingénieur. Cela, pour ouvrir une véritable ère d’industrialisation du secteur de la Défense et de la Sécurité. « Sous peu, nous allons commencer à produire les munitions ici au Mali et faire l’assemblage de certains véhicules, notamment les blindés », a-t-il expliqué aux membres du CNT. Au plan institutionnel, la visite du vice-ministre de la Défense de la Fédération de Russie, en mars 2024 à Bamako, a permis de dégager de nouvelles opportunités de coopération, notamment en matière de formation militaire, d’équipement et de renseignement. De même, la prise de fonction de l’Attaché de Défense à l’Ambassade de Russie à Bamako est une avancée importante dans le partenariat militaire. Au ministère chargé de la Défense, l’on ne tarit pas d’éloges sur l’exemplarité de la coopération militaire et technique avec la Fédération de Russie, à commencer par le ministre Sadio Camara qui confiait aux membres du CNT : « Aujourd’hui, nous sommes fiers de nous-mêmes parce que nous n’avons plus cette pression de nous dire avec qui coopérer ou pas… C’est en toute liberté que nous choisirons nos partenaires en suivant la vision du Chef de l’État sur le respect des trois principes qui guident l’action publique au Mali. » Cet état d’esprit et la vision qui le nourrit prédominent au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) présidée par le général d’Armée Assimi Goita, dont la visite officielle fait suite à celle, dans le même pays en mai dernier, du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, à l’occasion de la commémoration de la journée de la Grande victoire.

Visite officielle du Président de la Transition en Russie : «verrouiller» la coopération économique maliano-russe

Envoyés spéciaux  Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) La visite du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita en Russie, du 21 au 26 juin, aura un fort accent économique. Lors de la première rencontre entre nos deux chefs d’Etat, à la faveur du sommet Russie-Afrique tenu en juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, les deux pays ont signé un Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements. Pour savoir le niveau de réchauffement de la coopération maliano-russe, l’on peut regarder à une échelle de base, du côté de la société civile et des chercheurs du Mali, à travers la tenue simultanée, en mars dernier, de la première édition du Forum économique international Mali-Russie au Centre international de Conférences de Bamako (CICB) et au Centre de commerce international de Moscou, à l’initiative de l’Association malienne perspective sahélienne, en collaboration avec l’Agence de presse African Initiative et la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Les participants ont discuté, à ces assises, des interactions présentes et futures entre les entrepreneurs maliens et russes dans des secteurs prioritaires comme l’alimentation, l’énergie, la sécurité, la médecine et de la formation des ressources humaines. Les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Russie et du Centre russe d’exportation y ont parlé de l’aide apportée aux exportateurs nationaux pour aborder les marchés africains. Les discussions de ce forum Mali-Russie ont été également alimentées de part et d’autre par les enseignements des multiples rencontres, visites et discussions entre Maliens et Russes au haut niveau depuis 2022, avec les premières missions ministérielles maliennes en Russie. Ce sont plusieurs délégations multisectorielles pour la plupart conduites par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, qui ont permis de conclure plusieurs mémorandums d’Entente et des Protocoles d’Accords dans divers domaines stratégiques pour le Mali. En novembre 2023, le ministre Sanou et plusieurs de ses collègues du Gouvernement ont pu trouver des points d’accords dans les domaines de la production d’énergie, mettant l’accent sur les sources d’énergies renouvelables comme les champs solaires, les centrales éoliennes. Auparavant, lors de la Semaine russe de l’énergie, tenue du 11 au 13 octobre 2023, la ministre de l’Energie et de l’Eau avait annoncé que le Mali et la Russie ont paraphé un accord historique dans le domaine du nucléaire civil, à travers un mémorandum entre Rosatom (la société publique russe de l’énergie atomique) et le Mali, relatif à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Le mémorandum russo-malien met l’accent sur l’enjeu stratégique du développement de l’infrastructure nucléaire pour le Mali. Des discussions poussées sur le plan des hydrocarbures, des céréales et des intrants agricoles ont vu la Russie se hisser à des niveaux de fourniture élevés :  60 000 tonnes d’hydrocarbures et 25 000 tonnes de blé, 35 000 tonnes d’engrais d’une valeur de 100 millions de dollars (environ 60 milliards de Fcfa), selon le ministère de l’Economie et des Finances du Mali. PROJETS MINIERS CONJOINTS – Lors d’une mission gouvernementale malienne, en mai 2023, les deux parties ont convenu, en ce qui concerne le transport ferroviaire, la fourniture de 03 locomotives neuves et la réparation de 02 autres à travers la fourniture de pièces de rechange. C’était par accord conclu avec la société russe Trading House STM qui appartient à Sinatra Transport Machine. Dans l’autre sens, Bamako a également connu un ballet de diplomates de haut niveau et d’entrepreneurs russes. Comme souligné plus haut, à la faveur des échanges entre les deux chefs d’Etat à Saint-Pétersbourg, sur proposition de la Russie, il a été décidé la mise en place de la Commission inter-gouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique entre le Mali et la Russie. Elle devrait permettre de consolider le cadre de coopération économique et commerciale et favoriser les liens entre les entreprises maliennes et russes. La première session du Groupe de travail sur la coopération économique, commerciale, et d’investissement entre la République du Mali et la Fédération de Russie, tenue les 16 et 17 avril 2025 à Bamako, a permis de s’accorder davantage sur les projets structurants, notamment l’accord sur l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, des partenariats industriels (KAMAZ, UAZ), des projets miniers conjoints, et un appui à la numérisation de l’administration malienne. La visite du vice-Premier ministre de la Russie, Alexandre Novak, en novembre 2024 à Bamako, s’est soldée par d’importants engagements et une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Un mois auparavant, le président de la Transition avait reçu une délégation russe dans la capitale malienne. Les sujets discutés ont porté, entre autres, sur la construction d’une raffinerie d’or, l’approvisionnement en produits pétroliers et la création d’une usine de transformation du coton. A l’issue de l’audience, Irek Salikhov, président du Conseil d’administration du groupe pétrolier russe Yadran Oil, a indiqué que des accords ont déjà été passés sur les grandes lignes de la coopération bilatérale, que la rencontre avait permis d’aborder les aspects techniques en vue de finaliser les accords. Et que sa délégation repartait « très satisfaite » de cette audience avec le président de la Transition. Sur la suite donnée aux discussions lors de cette audience, il faut noter que la promesse de la raffinerie a été tenue, avec la pose de la première pierre par le Chef de l’Etat, le 16 juin dernier à Sénou, en partenariat avec la Société Yadran. Comme l’a affirmé le président Goïta, le Mali et la Russie ont « verrouillé» leur partenariat sur le plan de la Défense et de la Sécurité, reste à passer à la vitesse Grand V dans le domaine économique. La rencontre entre les deux Chefs d’Etat, ce lundi, au Kremlin devrait, si ce n’est de verrouiller, permettre de « bétonner » la coopération économique déjà stratégique entre deux Etats engagés à construire ensemble un monde multipolaire de paix et de développement solidaire. AS/MD (AMAP)    

Visite officielle en Russie : Le président de la Transition Assimi Goïta est arrivé ce matin à Moscou

Envoyés spéciaux  Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) Le président de la Transition Assimi Goïta, qui est arrivé ce dimanche matin dans la capitale russe, a été accueilli avec tous les honneurs militaires et protocolaires, à l’Aéroport Vnoukova II de Moscou, par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhail Bogdanov, le vice-directeur du Protocole d’Etat du ministère russe des Affaires étrangères, Andrey Milyaev, et le vice-ministre de la Défense de la Fédération de Russie, le Général Junus-Bek Evkourov, a constaté l’AMAP. La délégation présidentielle comprend dix ministres à la tête de départements aussi stratégiques que ceux en charge de la Défense, la Coopération internationale, l’Economie et les Finances, les Transports, l’Enseignement supérieur, l’Energie, les Mines, le Commerce et l’Industrie, la Communication, la Réconciliation nationale ainsi que des directeurs centraux et les experts du ministère des Affaires étrangères. Le Général d’armée Assimi Goïta dont l’avion a atterri à 10h10 locales à l’aéroport international de Moscou, en ce premier jour d’une visite officielle de 5 jours en Fédération de Russie, est arrivé à son hôtel où il a eu droit à un accueil chaleureux de l’ambassadeur du Mali, le général Seydou Kamissoko. Le diplomate malien était entouré de ses collègues, du président du Conseil de base des Maliens de Russie, d’étudiants maliens et des membres de la direction de l’hôtel. Ce lundi 23 juin 2025, il aura un tête-à-tête avec son homologue russe Vladimir Poutine. Une rencontre élargie aux deux délégations est prévue à la suite, de même que la signature de plusieurs accords de coopération. Avant la partie protocolaire intense au Kremlin, le président de la transition procèdera au dépôt d’une gerbe de fleur au jardin Alexandre. Ce haut lieu mémoriel accueille la tombe du soldat inconnu et le feu éternel. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie ainsi que la diversification des partenariats. Elle fait suite à une invitation du président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. La visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du Chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. AS/MD (AMAP)    

Bandiagara : La 2e édition du Festival Sigui a fait vibrer la ville

Par Oumar Guindo Bandiagara, 22 juin (AMAP) Au coeur du pays Dogon, Bandiagara (Centre), du 20 au 22 juin 2025, la ville a vibré au rythme de la culture et de la paix, à l’occasion de la 2e édition du Festival Sigui, rendez-vous culturel majeur initié par un fils du terroir, Dr Ousmane Goro, ‘Petit Goro’, a constaté l’AMAP sur place. Placé sous le thème : « Gestion pacifique des conflits et lutte contre la désinformation », l’édition 2025 s’inscrit pleinement dans la dynamique de résilience et de cohésion sociale qui anime la Région de Bandiagara, durement éprouvée, ces dernières années, par une crise sécuritaire sans précédent. Dans un contexte où le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a décrété 2025 « Année de la Culture », cette initiative résonne comme un acte fort de résistance culturelle et de promotion de la paix. Elle est placée sous le parrainage du gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, et le marrainage de Mme Guindo Yaigueré Tembely, ‘Fifi’, présidente du Conseil régional de la Société civile de Bandiagara et directrice de l’ONG Yagtu. La cérémonie s’est déroulée en présence de toutes les couches socio-professionnelles, ainsi que des festivaliers massivement mobilisé, venus de toute la Région et de Bamako auxquels le représentant de la famille fondatrice, Hamadoun Tembely, a souhaité la chaleureuse bienvenue. Le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a exprimé sa gratitude à l’initiateur du Festival, tout en saluant une oeuvre qui participe à l’épanouissement de la ville. Le président de l’Association Moron Bemo, Dr Ousmane Goro, et le celui de la Commission d’organisation, Baba Napo, ont, tour à tour, adressé des remerciements aux autorités, partenaires et populations pour « leur engagement et soutien. » Le Directeur régional de la culture, Souleymane Coulibaly, a, quant à lui, souligné « l’importance de la valorisation des cultures locales, pierre angulaire du développement et de la réconciliation. » Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Olivier Diassana a salué la qualité de l’organisation et la pertinence du thème retenu. Il a exhorté les populations « à s’unir autour des valeurs de paix, de solidarité et de préservation du patrimoine culturel. » Durant trois jours, Bandiagara a vibré au rythme des prestations artistiques mettant en lumière la richesse du patrimoine Dogon et Peulh, à travers danses, chants traditionnels et expositions de masques rituels. Des activités de sensibilisation ont également mis en exergue des problématiques telles que la désinformation, la violence en milieu jeune et la promotion du vivre-ensemble. Le Festival Sigui se veut un espace de dialogue interculturel, un creuset de tolérance mais, surtout, un symbole d’espoir pour toute une région qui, en dépit des épreuves, continue de croire en ses valeurs et en son avenir. OG/MD (AMAP)

Le général d’Armée Assimi Goïta est arrivé à 10h30 locales à l’aéroport international de Moscou

Envoyés spéciaux  Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) L’avion du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a atterri à 10h30 locales à l’aéroport international de Moscou, en Fédération de Russie, où le chef de l’Etat malien entame, ce dimanche 22 juin 2025, une visite officielle de cinq jours, a constaté l’AMAP sur place. Lundi 23 juin 2025, il aura un tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Une rencontre élargie aux deux délégations est prévue à la suite, de même que la signature de plusieurs accords de coopération. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie ainsi que la diversification des partenariats. Elle fait suite à une invitation du président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. La visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du Chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. AS/MD (AMAP)  

Premiers Jeux de l’AES :  C’est parti !

Bamako, 21 juin (AMAP) C’est parti pour les 1ers Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (JAES) dont la cérémonie d’ouverture s’est déroulée, ce samedi 21 juin 2025, au Palais des Sports Salamatou Maïga. L’événement était présidé par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba et aussi ses homologues des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi du Burkina Faso, Roland Somda, de la Jeunesse, de la Culture, des Arts, des Sports du Niger, Sidi Mohamed Almouhmoud. On notait également la présence des ambassadeurs, Abdoulrazak Issoufou Alfaga du Niger, champion du monde 2017 de taekwondo dans la catégorie des +87kg et notre compatriote Daba Modibo Keïta, double champion du monde des lourds de taekwondo 2007 et 2009. L’événement a été marqué par l’exécution de l’Hymne de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le défilé des Fédérations nationales sportives et des délégations du Burkina Faso, du Niger et du Mali. Ont suivi la projection de la vidéo de présentation des JAES, de présentation des ambassadeurs des Jeux Cheick Ahmed Al-Hassan Sanou dit Iron Biby du Burkina Faso, Abdoulrazak Issoufou Alfaga du Niger et Daba Modibo Keïta du Mali. Il y a eu, aussi, la vidéo sur le parcours de la Flamme, au Niger, au Burkina Faso au Mali. L’entrée de la Flamme dans la main de Daba Modibo Keïta a été l’un des temps forts de l’événement. L’un des ambassadeurs des Jeux et double champion du Mali a fait le tour de la salle avec la Flamme avant d’aller allumer la vasque. La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la prestation de serment par un officiel du Burkina Faso, un entraîneur du Niger et deux athlètes du Mali, la prestation des basketteuses de Bamako, le spectacle de marionnettes et la prestation artistique de Sidiki Diabaté. Placés sous la présidence du président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, président en exercice de la Confédération des États du Sahel, les JAES, regroupent les athlètes, du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ils s’affronteront, pendant une semaine, dans 9 disciplines sportives : le football (U17), la lutte traditionnelle, le bras de fer sportif, l’athlétisme, le tir à l’arc, le judo, le karaté, le kung-fu wushu et le taekwondo. Les compétitions seront disputées au stade du 26 Mars, au stade Mamadou Konate et au Palais des sports Salamatou Maïga. LD/MD (AMAP)

Goundam : Des prières et bénédictions pour le pays, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali

Goundam, 20 jun (AMAP)  Les fidèles musulmans de Goundam ont accompli, vendredi, des prières et bénédictions que le Haut conseil islamique du Mali, a souhaitées à l’endroit des autorités, des Forces armées maliennes (FAMa) et du pays, a constaté l’AMAP sur place. La grande Mosquée de Goundam a enregistré des centaines de fidèles, pour la prière du Vendredi saint, avec la présence très remarquée du préfet de Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, les chefs de services locaux, aussi bien que les légitimités traditionnelles. Après la prière, proprement dite, dirigée par le grand Imam de la Mosquée, Cheick Amadou Almamy Cissé, il a été demandé aux fidèles de prêcher la paix, l’entente, partout dans leurs foyers, quartiers, ainsi que dans les villes et villages, et de prier pour une pacification du Mali. Et, surtout, de formuler beaucoup de bénédictions pour le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, les autorités du pays, les FAMa qui sans répit sont aux fronts pour sécuriser le pays, les populations et leurs biens. La prière a pris fin avec les trois fatihas au cours desquelles des douas ont été dits par l’ensemble des fidèles. Ils ont échangé cordialement des poignées de mains, en signe de pardon, mettant ainsi fin à la cérémonie. AAT/MD (AMAP)  

Kéniéba : Les orpailleurs créent une Société coopérative simplifiée pour moderniser le secteur

Kéniéba, 21 juin 2025 (AMAP) Les orpailleurs du Cercle de Kéniéba (Ouest) ont créé, jeudi, une Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, dans le cadre de la modernisation de leur secteur, a constaté l’AMAP sur place. La rencontre de mise en place de la coopérative, qui s’est tenue au Carrefour des jeunes de Kéniéba, sous la présidence de Assaleh Ag Rhissa représentant du préfet, rentre dans le cadre de l’information et de la sensibilisation des orpailleurs membres de la Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta. Cela « à travers la prise de décisions courageuses et novatrices pour la préservation de notre environnement et l’exploitation aurifère » qui a connu des accidents ayant défrayé la chronique. La Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, à sa tête, Aliou Dembelé, et une forte équipe, vise à aider ses membres à accéder aux sites d’orpaillage ; approvisionner les membres en équipement d’orpaillage; les aider à améliorer les conditions de production, de transformation et d’écoulement de leurs produits; améliorer la situation socio-économique des membres; promouvoir l’esprit coopératif; défendre les intérêts des membres et lutter contre la pauvreté par l’entre-aide, entre autres. Pour l’occasion, le chef service du Développement social et de l’économie solidaire, Benjamin Coulibaly, a, dans intervention, donné une définition claire d’une Société coopérative, en mettant en exergue son importance, ses différents types et leurs procédures de mise en place. Les participants ont débattu du thème de « L’importance des Coopératives dans l’organisation des orpailleurs et le développement des orpaillages » Prenant successivement la parole, le président du Conseil local de la Société civile de Kéniéba, Mamadou N’fa Kouyaté, et le représentant du préfet, Assaleh Ag Rhissa, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des braves soldats maliens tombés sur le champ d’honneur, ont remercié les initiateurs de cette Société coopérative simplifiée qui « vient à point nommé, à un moment où les hautes autorités, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, ont pris les taureaux par les cornes » Des questions-réponses enrichissantes ont mis fin à cette journée. MFS/MD (AMAP)  

Kayes : Le ministre Boubacar Diané lance la construction d’une station de pompage à Soutoucoulé

Kayes, 21 juin (AMAP) Les travaux de construction du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Kayes ont démarré, ce samedi, 21 juin 2025, sur le site de la future station de pompage de Soutoucoulé, sous la présidence du ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané, a constaté l’AMAP sur place Ce projet structurant prévoit la construction d’une station de traitement d’une capacité de 16 millions de litres par jour afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya Les populations de la Commune urbaine de Kayes et des Communes voisines (Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya), sorties nombreuses, ont manifesté leur satisfaction. Des troupes musicales, des jeunes et des femmes se sont mobilisées pour exprimer leur joie et leur gratitude au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et au gouvernement pour ce grand chantier qui va atténuer leurs souffrances. D’un coût global d’environ 54,6 millions d’euro soit 36 milliards de Fcfa, conçu par le ministère de l’Energie et de l’Eau, à travers la SOMAPEP, en partenariat avec l’ANGESEM, ce projet est financé par l’Allemagne, via la KFW, et le Royaume du Danermark. Il sera exécuté en deux volets : une composante Eau exécutée par la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) et une composante Assainissement exécutée par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM). L’objectif spécifique du Projet est le renforcement de l’alimentation en eau potable et l’assainissement qui profitera à 253 210 habitants en 2025 et de 350 707 habitants en 2035). Ces bénéficiaires vivent dans 13 quartiers des 4 communes : Kayes, Khouloum (Salliabougou, Soutoucoulé), Bangassi (Diakalel) et Liberté Dembaya (Kamankolé, Paparah, Diyalla banlieue et Goundiourou/Dougouba). La composante Eau, englobe 3 phases, dont la première concerne la construction d’une nouvelle station de traitement sur la rive droite du fleuve Sénégal, d’une capacité de 16 millions de litres par jour. Il y a aussi la réalisation d’environ 180 km de réseaux et 40 bornes fontaines automatiques. Tout comme la construction d’un château d’eau d’une capacité de 1600 mètres-cubes (m3) d’eau et d’un réservoir d’autant de capacité ; une campagne de 10 000 branchements sociaux ; le renforcement des capacités de la SOMAPEP-SA et de la SOMAGEP-SA. Durant la prochaine étape, il s’agira pour les initiateurs du projet de l’extension de la nouvelle station pour atteindre une capacité finale de 25 millions de litres par jour, à l’horizon 2035 ; et la réhabilitation de la station de traitement existante pour porter sa capacité à 20 millions de litres par jour. En ce qui concerne la Phase 2 du Projet, les travaux porteront sur la construction d’une Station de traitement des boues de vidange (STBV) d’une capacité de 300 m3/jour ; la réalisation de 1700 ouvrages d’assainissement domestiques dans la ville de Kayes et ses environs ; le renforcement des capacités de l’ANGESEM, des vidangeurs, des artisans maçons, parmi tant d’autres. Sur ce même site et pour les horizons ultérieurs, la Phase 3 du Projet prévoit de doubler la capacité de la station pour une production d’eau potable d’environ 50 000 m3/h. Ce projet structurant permettra d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Commune urbaine de Kayes et les trois communes voisines. « J’exhorte les autorités régionales et communales à tout mettre en œuvre pour faciliter les travaux du projet pour le bonheur des populations kayésiennes », a déclaré le ministre de l’Energie et de l’Eau. Boubcar Diané a aussi insisté sur le suivi régulier du projet et le respect de l’échéance afin d’éviter les avenants pour gérer d’éventuels blocages. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la Coopération allemande. Car, cela fait exactement 52 ans que la première usine des eaux de la ville de Kayes a été construite (1973) dans le cadre du jumelage entre la ville de Kayes et la ville allemande de Magdebourg », a souligné Paul Borokamm, en insistant sur la sécurisation des chantiers et l’augmentation de la contribution de l’Etat pour les futures réalisations. Le maire de la Commune de Khouloum, Assa Madi Diallo, a exprimé toute sa satisfaction par rapport au choix porté sur sa commune. « Les populations auront régulièrement de l’eau pendant toutes les saisons », a-t-il déclaré. De son côté, le chef du village de Soutoucoulé, Madi Diallo, a d’abord qualifié le Projet AEPA de « don de Dieu » avant d’exprimer les préoccupations de ses populations en termes : « Nous avons soif, nous avons des problèmes de route et nous vivons dans l’obscurité. Le village de Soutoucoulé existe, depuis plus de 400 ans. Nous souhaiterions que ce chantier contribue à la promotion de l’emploi local. » BMS/MD (AMAP)  

1ers Jeux de l’AES : le tournoi de football donne le ton

Bamako, 21 juin (AMAP) Le coup d’envoi des 1ers Jeux de l’Alliance des États du Sahel  (AES) a été donné aujourd’hui, samedi, avec le tournoi de football qui a vu le Mali s’imposer au Niger sur le score sans appel de 3-0, dans cette compétition réservée à la catégorie cadette, a constaté l’AMAP. Les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale U17 du Mali) ont largement dominé les débats. L’attaquant Zoumana Ballo a été l’un des joueurs en vue du match, en réussissant un doublé aux 23è et 26è minutes. En deuxième période, l’ailier Seydou Dembélé marque le troisième but du Mali (77è min). Les Aiglonnets, vice-champions d’Afrique, ont confirmé leur statut et réalisent une belle opération. En conférence de presse d’après match, l’ailier Ibrahim Diakité a salué la performance de l’équipe et insisté sur l’importance du premier match. « C’est le premier match d’un tournoi, d’une compétition, il fallait tout faire pour bien commencer. Nous jouons chez nous, nous jouons devant notre public. Il fallait gagner ce match avec la manière », a déclaré l’ailier des Aiglonnets. Et d’annoncer l’objectif du Mali : remporter les Jeux. Pour son sélectionneur Adama Djéfla Diallo, cela a été un beau match,  « les joueurs ont pris du plaisir à jouer ce premier match. » Le technicien malien se projette vers le prochain match contre le Burkina Faso, le 25 juin, au stade Mamadou Konaté. Adama Djéfla Diallo a également salué « la bonne initiative des Jeux ». « Les Jeux rapprochent davantage les pays, parce que c’est la même famille et les Jeux nous rapprochent », a ajouté le sélectionneur malien. Celui du Niger, Mahamadou B. Hassane, a insisté sur la Confédération. « Je ne veux pas parler du Mali, du Burkina Faso ou du Niger, mais plutôt dire que, quelle que soit l’issue, c’est l’AES qui gagne. Par rapport au match, je veux d’abord dire bravo à l’équipe malienne qui nous a gagné par 3-0 », a réagi le technicien. Pour lui, le Mali dispose d’une bonne équipe qui joue bien, qui manie bien le ballon. «Sur le plan technique, ce que nous avons observé, c’est que dans le match, nous avons commis quelques erreurs qui nous ont été fatales. Ces erreurs viennent du fait que nous avons manqué de fraîcheur physique », a ajouté le technicien qui promet de tirer tous les enseignements négatifs pour pouvoir les améliorer. Lors de la prochaine journée, le Burkina Faso entrera en lice contre le Niger, le 23 juin, au stade Mamadou Konaté alors que la troisième journée mettra aux prises le Burkina Faso et le Mali, le 25 juin, au stade Mamadou Konaté. Les deux premiers de la phase initiale s’affronteront en finale, le 27 juin, toujors au stade Mamadou Konaté. LD/MD (AMAP)